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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Mode OSS117 bis ON Non, parce que dans la log, il faut porter des trucs lourds Mode OSS117 bis OFF
  2. Tancrède

    Nanas au combat

    1/ Ce ne sont que des avis, qui se présentent dans des articles de presse: y'en a des milliers qui décrètent tout et leur contraire. Je dis pas qu'il n'y ait pas du vrai dedans, mais à prendre avec des pincettes 2/ L'article parle uniquement d'un métier spécifique: les unités de renseignement. C'est pas "les femmes de Tsahal", c'est les femmes dans les unités de renseignement de Tsahal (3 bataillons, en fait, et les bataillons israéliens sont petits: le reste des unités de rens ne sont pour l'essentiel pas des unités de terrain). Tout de suite beaucoup moins de monde et un métier très spécifique. Un effectif TRES réduit et plus du tout représentatif étant donné les problèmes de la conscription en Israël (on parle du très haut du panier des appelés, là: en l'occurrence en plus avec les femmes pour qui c'est pas obligatoire, les plus motivées et volontaires) et la taille très réduite, au final (au regard de l'effectif dispo), des unités concernées 3/ Conditions propres à Tsahal: une armée sédentaire, une armée de conscription (donc parler de "professionel et entraîné" comme dans l'article est tout de suite à relativiser plus qu'un peu) et une armée opérant dans un contexte plus contre-insurrectionnel. Une unité de renseignement d'une armée expéditionnaire, devant aller chercher ses objectifs loin, en accompagnant des unités de combat déployées ou non, fait tout de suite plus de part au "physique" comme condition première pour pouvoir exercer le métier (porter plus de charge tout en restant pleinement dispo pour la mission, le faire pendant longtemps....). C'est con, mais le physique est ce qui permet d'opérer: plus tu peux faire abstraction de la charge portée, de la distance à parcourir, du rythme à soutenir, du "coût" physique de l'attente comme de l'action, plus tu gardes moyens et attention pour le "métier" principal. Ces facteurs de stress s'encaissent plus avec un physique plus fort, c'est aussi bête que ça: il n'influe en rien, par lui-même, sur le savoir-faire, l'attention ou la capacité à exécuter ce métier, mais les conditions d'exercice de ce métier posent le physique comme pré-requis absolu, comme base qui permet de continuer à le faire avec le maximum de fraîcheur, de capacité d'attention.... Toutes choses qui sont exponentiellement bouffées par le stress et la fatigue qui s'accumulent vite dès lors qu'on sort de conditions plus "calmes" (mais aussi ) et d'un environnement "de proximité" (= connu, quand on opère toujours dans le même coin: il est ainsi plus "maîtrisé"). Je ne pense pas que pour les FS, les pays les utilisant souvent et en beaucoup d'endroits soient prêts à faire entrer le politiquement correct au point d'abaisser les critères: même le politique sera concerné, à ce niveau (c'est encore le domaine, notamment pour les libérations d'otage, où le politique est directement et médiatiquement "mouillé" quasiment en live).
  3. C'est ça les organisations nationales, ça fait des plans pour tous les "what if" qui peuvent venir à l'esprit, et dans tous les registres, et il faut y ajouter le facteur inévitable à toute administration en interne: produire du papier pour justifier son existence et son budget, se faire valoir, simplement faire une simulation pour voir comment il serait possible de réagir face à l'imprévu total.... La question serait plus, avec ce genre de trucs, de savoir qui l'a commandité, pourquoi, à quoi ça servait, à qui ça servait.... Doit y avoir des scénaris d'invasion de l'Europe occidentale quelque part au Pentagone ou à Langley, avec moult détails sur quoi faire de la famille royale britannique (et un sous chapitre entier pour éviter le viol de Kate Middleton par un soldat beurré, ou la sodomie du prince Harry par un autre). La situation aux USA n'a rien de particulièrement tendu qui justifie ce genre de productions: on prévoit, on contingente, on évalue, c'est le rôle de tout service stratégique.
  4. On peut éviter les sources pourries et plus qu'orientées mélangeant la rumeur et les phrases gratuites et partisanes à des documents tirés hors de leur contexte: mensonges politiques et propagande sont fait de cette farine douteuse, et il n'y a pas une seule source crédible dans ces délires, et la plupart font du copié collé d'un "document" d'origine. Vraiment atterrant. Le complotisme débridé de la blogosphère conservatrice et des divers courants de tarés et bigots aux USA est vraiment délirant. Surtout que comme beaucoup de généraux américains, il s'est senti pousser des couilles dans ses dernières années de service très médiatisé (ils travaillent ce genre de trucs) pour aller bien au-delà de ce qu'un général peut dire et faire, et prendre clairement des positions politiques, juste histoire de signifier qu'il était un "vrai de vrai" et surtout de préparer sa reconversion, une maladie fréquente chez les hauts gradés ricains. Vu la pléthore de candidats étoilés qui sortent des rangs, faut bien se démarquer médiatiquement, histoire de mieux négocier les droits de ses mémoires, d'avoir plus de bargaining chips pour telle ou telle place dans un think tank bien politisé et/ou des circuits de conférences universitaires, et évidemment pour aller en politique. mais on voit les "journalistes" qui se ruent pour interpréter avec peu ou pas de fondements les "vraies raisons" de son départ: conspiration, atteintes à la constitution et à l'honneur.... Pas un média sérieux ne donne dans ce registre. Glenn Beck, Ann Coulter et Rush Limbaugh sont pas loin, avec l'armée secrète de Black Panthers d'Obama, ses hordes de feminazis, les camps de concentration/reconversion de la FEMA et autres débilités du genre. Pour la note, c'est sur ce genre de public que les attardés sans contact avec le monde réel comme Ron Paul font leur beurre.
  5. Tancrède

    Nanas au combat

    Ca c'est la condition absolue: des critères de bon niveau et absolument appliqués, sans double standard formel ou informel.
  6. Je comprends pas: je croyais que les bigots et autres psychorigides aimaient pas les travelos .... Quel monde!
  7. l'AK-630 pour la Royale, ce serait encore mieux :lol:.
  8. Le problème est qu'on est là dans du state building, ce qui est un truc insoluble dans la situation présente: - les fanas de "l'intervention armée pour faire panpan sur les terroristes et on se barre" rejoignent les politiques reculant devant l'investissement qu'est la politique extérieure (moins parce que c'est de la dépense que parce que ça les forcerait à savoir ce qu'est la politique étrangère et pourquoi on intervient ou pas dans un merdier, ce qui veut dire des raisonnements réalistes et realpolitik, une doctrine réelle et une armée en conséquence), et les bien pensants médiatiques pour qui faire autre chose qu'amener des sacs de riz ou réclamer des interventions à corps et à cri (mais surtout pas le faire parce que ça implique des armes et les armes c'est pas bien). De fait, les idéologues du "on intervient militairement, on fait le vrai boulot et on se barre vite" sont les alliés objectifs des bien pensants précisément parce qu'ils refusent de comprendre pourquoi on intervient, ce qui fait qu'une intervention est réellement justifiée ou pas, et ce qu'on vise à obtenir (et comment le faire). Parce que si c'est pour aller au Mali taper sur les groupes armées pendant quelques semaines/mois et se barrer, franchement, je vois pas l'intérêt de la dépense, à part servir d'idiots utiles aux pays qui gueulent et ne font rien (USA compris). On intervient pour en tirer quelque chose ou on n'intervient pas. Certes, l'éradication du plus fort de la vague islamiste actuelle a sa propre valeur, mais vu la situation du Mali, c'est juste pisser sur l'incendie de l'heure présente (même pas du jour) et s'attendre à devoir faire rebelotte rapidement, même si évidemment c'est pas grave parce qu'au moins, c'est bon pour la stature du président du moment, ça fait sérieux, et çsa satisfait certains egos à qui il en faut peu. - la seule façon de résoudre la situation malienne est justement qu'il y ait un Etat malien (genre un vrai), et ça ça inclue tout ce que les fanas de "l'honneur de la France", le "rang de la France", le "devoir" et autres conneries immatérielles quand on les prend au sens étroit, n'aiment pas: plus que de l'étalage de hardware, ça veut dire rester longtemps, avec du Khaki, du bleu, du col blanc et du fric, une manière de mener conflit contrainte par tout un tas de règles qui empêchent de seulement bourriner (ou pire encore, de croire qu'il y le bourrinage d'un côté et le gentil "win hearts and minds" de l'autre, bien séparés en petites cases distinctes et qui ne s'influencent pas l'un l'autre), parce que ces règles visent précisément à appliquer telle façon d'agir (intégrant pleins de domaines autres que la destruction militaire EN MËME TEMPS, et avec les mêmes acteurs, essentiellement militaires) pour obtenir tel effet précis. Ca s'appelle faire la guerre, ce qui est différent de simplement combattre. Et arrive la question: pourquoi n'y a t-il pas d'Etat malien? Et même le pousse café qui vient avec: comment on en refait un? Et là, ça devient très compliqué.
  9. Ca ou un grand concours de "c'est à bâbord...."/"c'est à tribord...." :lol:.
  10. http://odieuxconnard.wordpress.com/2013/01/23/foulard-de-la-guerre/ :lol: :lol: :lol:
  11. Tancrède

    Nanas au combat

    La question est moins là en particulier. Sur le fait des grossesses, 2 angles: - il faut voir combien de temps en moyenne cela indispose les soldates à l'année et en général dans l'armée: si les femmes sont pleinement intégrées (et toujours en mettant de côté le critère des standards), la conséquence logique est de se dire que structurellement, il y a des indisponibilités qui leur sont propres (notamment une plus grande tendance aux blessures de fatigue/stress, une plus grande fragilité des os en moyenne, desproblèmes hormonaux, surtout avec un régime sportif d'unité de combat, sans doute des procédés différents pour traiter le PTSD....), tout comme un degré nettement plus élevés de problèmes de disponibilités et de discipline sont liés au comportement masculin (alcoolisme, bagarres, problème avec l'autorité, drogues....). Mais à l'arrivée, une fois ces facteurs justement pris en compte (selon la "catégorie" de personnels visés), il convient de voir si le nombre de jours global d'indisponibilités est plus élevé ou non. Il est clair que dans les unités purement faites pour le combat, l'indisponibilité occasionnée par une grossesse peut avoir un impact proportionnellement plus grand sur la disponibilité d'une unité étant donné que, contrairement à un job sédentaire/de bureau (ou une autre affectation moins exigente physiquement), le temps d'indisponibilité est plus grand. Mais là encore, c'est sur des moyennes globales (spécifiques aux unités de combat) qu'il faut observer, et le faire de façon équitable (pour ne pas faire un 2 poids 2 mesures avec les mecs indispos pour cause de problèmes récurrents de discipline, de drogue, d'alcool....). Un autre facteur d'observation que le nombre de jours d'indisponibilité à l'année serait aussi le coût induit et/ou la disponibilité de l'unité concernée: si, pour maintenir la dispo, il faut accroître le volant de remplaçants dispo de façon significative, alors oui, on peut en déduire que la politique n'est pas bonne. - il convient aussi de voir si, comme cela a déjà été observé, cela ne devient pas une tactique répétée pour éviter certains déploiements, et si oui, si ce fait atteint une échelle nuisible. Encore une fois, si jamais dans ce cas, cela atteignait une proportion préoccupante et un certain systématisme, la logique individuelle devrait s'effacer au profit de la logique collective, à savoir qu'un tel comportement occasionnant en moyenne une baisse de disponibilité d'unités de combat, il faudrait se poser la question de revenir à une certaine ségrégation pour tel ou tel type d'occupation ou unité, soit créer une injustice (du point de vue individuel) en frappant la totalité de la catégorie visée (les femmes) en raison du comportement d'une proportion donnée, sans doute minoritaire (à voir dans quelle proportion). De même, un autre problème posé par ce fait: si l'on veut l'éviter, ou à tout le moins le limiter, faut-il rendre la contraception (surveillée) obligatoire, à savoir que ne pas prendre la pilule (dans un cadre organisé et surveillé) constitue désormais une faute professionnelle (une entorse au code militaire?) passible de sanctions dures? Est-ce déjà le cas? Dans une société aussi politisée sur ce sujet que les USA, ce point peut être méchamment controversé. Parce que là, il est vraiment question de renoncer à des libertés individuelles (fonder une famille) et d'enfreindre des principes (dans le cas de gens opposés à la contraception, ce qui représente une population importante aux USA) le temps d'un contrat de travail de plusieurs années (8 en tout, à voir comment cette obligation se transcrirait pour lenombre variable d'années de réserve incluses dans ces 8 ans). Là encore, la loi du collectif s'impose potentiellement de façon drastique sur le droit individuel, ce qui est un débat qu'on refuse souvent de trancher dans bien des aspects de ce débat, parce que ça passe mal politiquement. Et ce point s'élargit plus aux relations sexuelles entre soldats, du coup: sans aller jusqu'à l'ensemble du sujet sur la cohabitation hommes-femmes dans le contexte TRES particulier d'unités de combat, on parle ici d'un environnement hyper stressant, empreint de violence, et d'un autre genre de stress permanent et de pressions spécifiques dans le contexte de la vie en caserne (l'entraînement est stressant, les pressions des logiques de groupes aussi, et les durées sont longues dans un environnement assez fermé et plein de codes formels et informels). Le stress a un impact (conscient, mais surtout inconscient) direct sur le comportement sexuel et le niveau d'agressivité, ce qui veut dire que j'ai toujours un peu de mal à juger facilement les problèmes liés au comportement de soldats vis-à-vis des femmes dans un tel environnement. Si ça va jusqu'au viol, ou à un harcèlement soutenu dans le temps, ça devient évidemment impardonnable parce que l'acte est commis. Mais je me pose la question de savoir jusqu'à quel point on peut dire que le coupable est pleinement responsable (du moins pour certains profils) dès lors qu'il a été placé dans une telle position. Pour schématiser, le fonctionnement psychologique veut que plus on est dans un environnement stressant, plus on est dans une posture mentale dominée par la peur (c'est essentiellement ça, l'accroissement du "niveau de stress" permanent, et la première raison pour laquelle les soldats en opérations longues perdent du poids et des muscles et doivent être "remis en forme" au retour d'une OPEX), et on est en fait plus "animal", soit dans les faits, moins en mesure de contrôler ses impulsions et instincts dans tous les domaines. Ce qu'un homme fait dans un contexte de guerre (ou tout autre situation de stress très élevée), ou plus exactement juste après (quand ça "s'évacue"), il ne le ferait le plus souvent jamais dans la vie courante et ses variations de niveaux de stress nettement moindres. En somme, on atteint là une limite de la pertinence des critères juridiques sur lesquels on juge le libre arbitre; non qu'il faille pardonner aux violeurs et à ceux qui deviennent, même momentanément, très violents, mais je trouve qu'il est par ailleurs vache de juger des gens placés dans de telles situations sur les mêmes critères, et ce alors même qu'on peut les placer dans des situations où rester maître de soi dans tous les aspects possibles devient très difficile, voire impossible. L'entraînement militaire représente déjà un investissement énorme (en temps, efforts et fric) pour apprendre au combattants comment garder le contrôle pour ce qui regarde le combat strictement dit. Et l'histoire militaire montre que les débordements des soldats ne sont pas que le fait de psychopathes, simplement souvent de gens normaux placés dans des situations trop anormales pour que ce soit gérable. Ajouter des femmes en unités de combat (qui seront très minoritaires), c'est prendre le risque de voir un taux important d'incidents de ce type exister et persister quel que soit le niveau d'éducation, les bonnes volontés et intentions. Et même au-delà de la question du viol, c'est prendre le risque de voir, plus généralement, beaucoup de "fraternisations" :-X entre soldats, et une logique perturbatrice des relations internes aux unités, s'installer. Bref, foutre des jeunes gens des 2 sexes, pas forcément super éduqués en majorité en plus (et fréquemment issus de milieux moins favorisés et plus violents), dans un environnement à haut niveau de stress et de promiscuité PERMANENTS (vu que c'est pas des jobs 9h-18h avec retour à la maison après), c'est un peu chercher la merde, parce qu'il y a des différences biologiques incompressibles (contrairement au fait de la race, plus "culturel"), et donc des comportements, qui ne sont pas réductibles par l'éducation/le changement de mentalité (induit ou non) passé un certain niveau de stress moyen.
  12. Et comment, et surtout à quel prix, tu négocies avec les syndicats pour leur complicité? Ca rend direct l'opération pas rentable. Tu désignes les volontaires comment :-[? On est censés être en démocratie, et là c'est quand même exiger beaucoup.
  13. Tancrède

    Nanas au combat

    Pourquoi? Si les critères de recrutement et entraînement sont respectés, y'a pas de raison (autre que le regard éventuel de l'observateur extérieur). Ca y'a pas vraiment de chances :lol:. Mais la question est que le pas est franchi, c'est à dire que quels que soient les avis, ça va être la réalité avec laquelle les services vont devoir composer, donc la question est de savoir ce qui risque d'arriver, comment ça va se dépatouiller, si la somme de problèmes attendus est équivalente, inférieure ou supérieure à la somme de bénéfices attendus.... Pour la note, la directive est si totale que les forces spéciales aussi vont devoir ouvrir les portes (au moins de leurs concours d'entrée). Et là j'essaie aussi de voir qui milite pour, qui en profite.... Notamment une différence pointée depuis longtemps dans ce militantisme (à voir jusqu'à quel point c'est vrai/pertinent), à savoir qu'il a surtout été le fait de groupes et politiciens féministes, avec le concours de femmes officiers et, en général, de femmes militaires dans les profils CSP+ / haut niveau de qualification; soit essentiellement celles qui ont les moyens de faire une bonne carrière. Et ce plus aux dépends des catégories sociales moins favorisées et des femmes militaires à profil de qualification moyens à bas. Bref, de ce point de vue, les CSP+ qui se mettent en avant en embarquant tout le monde dans un train qui ne profite réellement qu'à elles, pour leur carrière. Ce qui renvoie à un débat plus large dans les armées: l'argumentation en général est de plus en plus devenue, sur ce problème (et par extension sur d'autres), une mise en accusation des armées qui devraient procurer à tous les moyens de s'épanouir, d'offrir des opportunités de carrière, et ne pas refuser celles et ceux qui veulent servir leur pays, la rengaine massue bien pensante qui écrase tout et coupe court aux critiques. C'est pas que (sous réserve évidemment des standards d'admission) il n'y ait pas au moins une part de légitimité dans la revendication, mais c'est l'angle "moral" qui me choque de plus en plus dans l'argumentaire moyen, tant il présuppose un individualisme forcené: l'armée serait là pour fournir des carrières et de l'épanouissement pro/perso, en admettant la condition de qualification du candidat et point barre, et dès lors qu'elle ne le fait pas, c'est forcément de la discrimination et une politique rétrograde. Ca me choque en ce que l'armée n'offre ses carrières que parce qu'elle en a besoin, et qu'il est de bonne politique de favoriser de bonnes conditions de travail et un contexte motivant, mais le fond est que l'armée a des obligations différentes et prioritaires à remplir, et que si remplir ces obligations implique de discriminer d'une manière ou d'une autre, elle doit le faire puisque la mission prime tout. C'est quasiment la seule institution dans une démocratie où la loi du collectif doit primer catégoriquement celle de l'individu, mais apparemment, si on regarde les divers débats sur l'intégration des femmes (mais ça peut aussi être sur d'autres questions), cette façon de voir ne pourrait pas une seconde passer dans une discussion: seule l'égalité des opportunités de carrière, l'équité.... Ont droit de cité. Soit des logiques purement prises sous l'angle de l'individu. Dans cette question des femmes, j'aimerais voir les réalités de ce changement, à commencer par ce qui va se passer côté critères de recrutement et problèmes de cohabitation dans la durée; pour illustrer ce que j'entends par un angle autre qu'individuel, je trouverais normal qu'on établisse un suivi de ces choses. Si des critères rigoureusement identiques étaient établis (et aucun favoritisme informel favorisant les double standards n'existait plus), il faudrait encore voir ce que ça donne dans la cohabitation à l'année au sein de petites unités essentielles de combat (compagnie et plus bas). Et si, au final, la somme de problèmes particuliers aux femmes, mais plus encore, celle occasionnée par la cohabitation des 2 sexes, était envisagée objectivement, était supérieure au bénéfice (si cette somme pouvait être évaluée correctement), que ce soient des indisponibilités, des altercations récurrentes, des problèmes de rapports entre les sexes.... Si cela arrivait, une logique "collective" imposerait un traitement qui, du point de vue individuel mentionné plus haut, serait une pure injustice, à savoir rétablir une ségrégation/limitation de fait et/ou de droit, et ce en faveur de la majorité (par rapport au critère retenu, en l'occurrence le sexe), parce que la seule chose qui prime est d'avoir à l'arrivée l'outil le plus efficace au moindre coût, pas de favoriser la justice et l'équité entre individus, ou les opportunités de carrière même à des individus largement méritants. C'est injuste, mais c'est passer par pertes et profits.
  14. Tancrède

    Nanas au combat

    Suite à la décision d'hier du gouvernement américain sur l'ouverture totale des spécialités militaires combattantes aux femmes (qui était dans les tuyaux depuis un moment, l'année dernière en fait, avec une demande faite aux différents services de mettre leur politique en conformité avec cet objectif), la question va cesser d'être de principe pour entrer dans le domaine bien plus délicat et plus nauséabond des détails. Je pense avant tout à la question des standards physiques, aujourd'hui encore différents selon le sexe (et souvent l'objet, en plus des critères formels, d'une politique de plus grande tolérance pour les candidates): l'une des conséquences d'une homogénéisation réelle des standards pourrait être, de façon contradictoire, de réduire le nombre de femmes à passer ces épreuves. Cela s'inscrit-il dans la politique post-guerre des USA de se débarrasser des conséquences d'une politique de recrutement dont les standards ont baissé dans les années écoulées (comme virer les obèses, faire la chasse aux membres de gangs....)? L'autre problème invisible-mais-visible-quand-même sera plus lent à voir: celui de la cohabitation à l'année dans des unités de combat, notamment lié aux questions de violences sexuelles, qui sont récemment aussi revenues sur le devant de la scène (avec 1 femme sur 3 dans les forces armées américaines qui dit avoir subi une forme ou une autre de telle violence -du harcèlement au viol- et rencontré une loi du silence à cet égard): y'a t-il une "normalisation" possible selon vous? Jusqu'où la compatibilité peut-elle aller?
  15. Le seul que je connais, y mange plein de saucisson (et de charcuterie en général, en fait); je respecte l'interprétation réelle des origines des interdits alimentaires, mais y'a quand même une petite voix trouillarde qui me dit qu'un juif qui bouffe si allègrement du cochon (ça me fait pareil si je vois un curé bouffer comme un chancre le vendredi ou pendant le carême :lol:), quelque part, il a une ligne brouillée avec le patron, donc la crédibilité en prend un coup :-[. Je suis donc pas encore totalement athée :-X.
  16. Tu es libre de le croire, ça rend pas la chose vraie.
  17. Je sais juste pas ce qu'on peut tirer des "imprimantes" (faudra vraiment un autre nom un de ces quatre) 3D, surtout dans un contexte militaire, cependant je sais qu'une technologie nouvelle, surtout dans les communications (ici, on parle de communiquer de la matière :lol:), a des applications parfois étonnantes, bien au-delà de ce à quoi on peut réfléchir en regardant ce pourquoi elle est faite à la base, ou dans l'immédiat, quand on regarde comment et quoi intégrer autour d'elle, et qu'on la "travaille" un peu pour en tirer des innovations et extensions diverses. En l'occurrence, je regardais ce que ça pouvait impliquer pour la logistique militaire, voire plus largement l'organisation d'un théâtre d'opérations, ou encore la capacité d'autonomie du dit théâtre dans certains registres. Par exemple, via cette technologie (pour la bouffe), un corps expéditionnaire peut-il devenir un "producteur" ou "transformateur" plus autonome par rapport à sa métropole? Si tout ce qu'il réclame, ce sont de telles "cartouches" alimentaires, couplées à des apports facilement trouvables sur place (de l'eau comme tu le mentionnes), la quantité des appros transportés depuis une métropole peut drastiquement changer, et l'intensité des flux avec elle. Si les installations nécessaires à terme pour la "transformation" de cette "proto bouffe" ne sont pas gigantesques, on peut parler, au niveau d'un théâtre, de bases (voire d'implantations de l'équivalent d'une FOB?), gagnant en autonomie de ce côté parce qu'elles peuvent stocker plus de ces "cartouches", les gérer et avoir une production propre et continue (il faut juste un espace, à ce moment) adaptée à leurs besoins, et nécessitent nettement moins de convois. Je sais pas à quel point je délire ou extrapole, mais c'est dans ce sens que j'essaie de voir ce que la chose peut ou pas donner. Le fait est que la viande de culture (déjà commercialisée) ne nécessite déjà pas d'installations très lourdes, juste un espace un peu préservé pour pouvoir croître par elle-même, avec des apports nutritionnels facilement "packageables" et de l'eau, soit quelque chose qui peut à terme aller vers des petites "unités de production" mobiles, surtout si la technologie "d'impression" de viande évoquée plus haut mature comme son patron semble le penser. Quoiqu'il en soit, en ce qui concerne la production de viandes, c'est ça qui sera dispo dans un avenir proche étant donné le plafond qu'on atteint déjà pour la production industrielle traditionnelle (et les soldats auront toujours besoin de protéines en grandes quantités).
  18. Alerte trolling, syndrôme "général de canapé", tendance "je connais la vraie vie". Avoir une photo de Ron Paul en avatar, ça discrédite déjà beaucoup question sérieux: pour le reste, il suffit de lire tes posts. Tu devrais apprendre, en ayant été voir à quoi ressemble une guerre ou pas, que pour les gens sur le terrain, la "guerre de basse intensité", c'est un concept très, très abstrait, avec des différences qu'on note plutôt au moment de rédiger ses mémoires, pas quand ça se déroule. Je n'y ai pas été personnellement donc j'évite de juger ceux pour qui c'est une réalité, mais une chose dont je suis sûr, c'est que prendre à témoin les "poilus de 14" et faire voter les morts pour croire qu'on étaye son propos, c'est un procédé méprisable quel qu'en soit l'objet. Même ceux qui ont été aux côtés de certains de ces morts évitent généralement de le faire, ou alors avec beaucoup de pincettes. Tu viens une fois de plus de te discréditer; un de ces quatre, faudra que tu t'en aperçoives.
  19. Ouais, mais d'après ce que j'ai compris, ça ça compte pas pour les religieux d'alors, vu la façon "à part" de considérer les Samaritains (racisme analogue à ce qui aidera les religieux à discréditer les Hasmonéens plus tard, il me semble: ils étaient pas vraiment considérés "de la maison"). Commentaire de Bill Maher la semaine dernière, suivant la prise d'otage en Algérie: "and on that, a comment from FoxNews: Obama did it again :lol:".
  20. J'en viens à me demander si c'est pas au moins en partie le fait d'obtenir l'arme nucléaire (plus de fait un niveau de garantie américaine quasi absolu), et de ce fait d'écarter la menace étatique (et donc la menace réellement existentielle sur Israël), qui a permis à la scène politique israélienne, jusqu'aux niveaux les plus sérieux, de devenir à ce point déconnectée de certaines réalités et de certains impératifs: acquérir trop de confort à certains égards permet de se concentrer sur ce qui était jugé avant supeflu, et au-delà, de se mettre carrément à débloquer sur l'imaginaire :-[. Et ça c'est du terrau pour les bigots. Faut pas oublier un truc avec les documents historiques: ils sont écrits par quelqu'un :lol:. Et si des rois sont qualifiés de "bons" ou de "mauvais" par les sources disponibles, surtout s'il y en a peu (voire une seule -ou à tout le moins une absolument dominante- comme c'est plus le cas ici), la question n'est pas "en quoi ont-ils été bons ou mauvais", mais "qui décrète qu'ils sont bons ou mauvais et pourquoi". Donc le fait qu'il y ait eu 4 rois "bons" ne renvoie pas à l'étude de ces rois, mais à qui émet ce jugement (ce que souligne ta remarque sur les "critères religieux", j'imagine), tout comme le fait de dire que tout a foutu le camp quand ces religieux n'ont pas été écouté ne renvoie pas à ce qui est arrivé ou non, mais au fait de savoir qui a écrit que tout a foutu le camp dans ces occurrences,; parce que c'est pas toujours vrai (voire pas souvent du tout), ce peut être très exagéré et/ou passer sous silence des merdages ayant eu lieu quand ces gars là avaient été écoutés.... L'histoire des religions est remplie de ces procédés, et comme les politiques d'aujourd'hui, avec les religieux (et infiniment plus dans l'antiquité), quand quelque chose merde, c'est toujours la faute de quelqu'un, et surtout de quelqu'un d'autre, soit quelqu'un à qui ont veut faire bouffer une "leçon" (le peuple généralement, et la leçon se ramène toujours à "fais ce que je dis"), soit quelqu'un qu'on n'aime pas et qu'on veut torpiller (au hasard, les méchants rois qui écoutent pas ce que leur beuglent les religieux). Si je regarde les Hasmonéens par exemple, à part le fait qu'en interne ça devait vraiment être une famille terriblement dysfonctionnelle (et que vivre avec eux devait rendre taré), je trouve pas qu'ils aient été de mauvais dirigeants dans l'absolu (sur les critères de l'époque): mais ils se chopent le putain de mauvais rôle dans les seuls récits historiques disponibles, qui sont surtout religieux (ça se tempère plus que largement quand on passe dans les sources romaines quand on sait les lire). Mais quoi qu'il en soit, ces jugements dans les écrits ne reflètent que la fonction politique des religieux (et donc leurs prises de position et actions), leur côté de l'histoire seulement, qu'ils agrémentent de postulats religieux pour essentiellement dire "on a raison les autres ont tort"; là est l'essence de l'absence de séparation entre religion et politique, surtout dans l'antiquité. Et outre le fait de juger et présenter dans le récit, ces factions étaient des acteurs politiques de grands poids qui pouvaient aussi faire merder la politique de leurs adversaires, et créer les catastrophes qu'ils décrivent après comme résultant des mauvais choix de leurs adversaires, des choix devenant donc nécessairement "punis par dieu" :-[. Et là, quand on voit des bigots arriver à peser réellement lourd dans la décision politique israélienne actuelle, on se rappelle qu'on peut toujours concocter des trucs dans les vieux pots. Et le talmud, au final, c'est pas contredire ça à l'infini :lol:? Croire en dieu et suivre la volonté de dieu, ouais.... C'est pareil chez tous les calotins.... En on brode beaucoup et on demande d'obéir à "ceux qui savent" pour éviter de poser la question qui gratte: qui connaît la volonté de dieu et au nom de quoi "ceux qui savent" pensent pouvoir la connaître? Où est leur ligne directe avec le patron et quel opérateur reconnu décrète qu'ils en ont une (sans même poser évidemment la question de savoir s'il y a un patron ou non :-[)? Il me semble que la raison d'être de la tradition talmudique inclue aussi justement de travailler cet aspect, et que ça entre aussi dans le fait d'être juif, que de contester ce type de postulats sur "l'obéissance à la volonté de dieu".
  21. Les Qataris ont des Leclercs ? Depuis quand? Pour ce qui est des forces armées quataries, depuis que j'ai entendu ce qu'une connaissance (qui est dans la planification des opérations de l'ALAT) disait sur l'attitude des forces aériennes occidentales quand les avions qataris étaient en l'air devant la Lybie (essentiellement, pas être dans le même coin qu'eux), j'ai de sérieux doute quand à ce qu'apporterait une implication militaire du Qatar, au-delà du symbole.
  22. Pas dit le contraire, juste que la comparaison établie l'était avec une époque où religion, philosophie, droit et politique étaient une seule et même chose dans la caboche des gens, sans séparation ou barrière mentale, ou même idée qu'il pouvait y avoir une séparation ou un besoin de séparation/distanciation entre les 2: la religion concernait la politique et la politique concernait la religion, entre autre par les fonctions du religieux dans les sociétés antiques (polythéistes ou monothéistes). Aujourd'hui, suivant les pays, la religion peut encore avoir une influence dans le cas de pays relativement séculiers (cad la plupart), en tant que groupe politique et acteur social (voire économique), mais il y a des barrières bien plus profondément établies (ne serait-ce que la diversité de religions ou le droit de n'en avoir aucune), même chez la plupart des religieux. Le Sanhédrin (pour faire court, je sais que c'est plus qu'un raccourci) de l'époque hasmonéenne a quand même bien peu à voir, en terme d'acteur politique (c'était un acteur incontournable, comme un grand féodal sans qui l'équilibre politique ne peut pas exister), avec le grand rabbinat d'Israël :lol:.
  23. Tu parles d'une époque où religion et philosophie étaient une seule et même chose, et où cette chose était sans séparation conceptuelle aucune avec la politique et le droit: vaut mieux éviter ce genre de références, non :lol:?
  24. Au moins on n'est plus dans le fantasme de l'alimentation du futur à base de pilules (ou de viande de vieux reconditionnée façon soleil vert): les pilules, ça fait tellement SF des années 70-80, c'est has been :lol:. Enfin du "has been that won' be", du "will not have been" .
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