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Tout ce qui a été posté par Patrick
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Le dernier post est un article traduit d'El Pais qui donne un point de vue espagnol qui n'épargne pas DCNS. Il est recevable dans la mesure où le système de combat des Shortfin Barracuda est Lockheed Martin lui aussi, et donc que si ce point posait un réel problème à DCNS, elle n'aurait pas cherché à incorporer des systèmes de combat US à ses plates-formes. Le récit pourrait alors évoluer vers "les méchants français qui font rien qu'à vouloir imposer un système de combat français à l'Espagne alors qu'ils se contentent de vendre une coque à l'Australie". La réalité c'est je pense qu'on s'est surtout retrouvés devant un cas classique de "if you can't beat them join them" où DCNS a fini par se dire qu'il valait mieux faire des coques et laisser les US mettre leurs armements dedans plutôt que de ne rien avoir, et où les US se sont dits qu'ils allaient attendre longtemps pour trouver un sous-marin conventionnel apte à recevoir leurs Tomahawks pour l'export. Même si les allemands ont pu pousser en ce sens, mais sans rien prouver et avec du risque supplémentaire vu leurs errements sur les F-125... Le tout saupoudré d'un superbe "shit show" provoqué par l'incompétence de Navantia sur le S80, véritable F-35 des mers, c'est je pense ce qui a scellé l'alliance DCNS-LM sur les Shortfin Barracuda. Et idem avec Raytheon sur certains navires de surface, quand ils se sont rendus compte qu'en mettant des armements US sur nos navires, ils se vendaient mieux. Et qu'il était ensuite possible de dégager les marges de manoeuvre budgétaires pour vendre les systèmes français à d'autres clients export. D'ailleurs Dassault serait bien inspiré d'en faire de même dans l'aviation pour retirer un argument aux éternels trolls de tous poils... Mais bon je dis ça je dis rien. *** Voilà. Fin du HS.
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Chine
Patrick a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
À ton avis? L'oncle Xi a purgé le PCC. Maintenant il sert la soupe aux copains. Ce type se prend pas pour un nouveau Mao, mais pour un nouvel empereur. Il est un pur produit du système dont il a été lui-même purgé pour y revenir, modelé à l'image d'un idéal. Normal qu'il s'imagine investi d'une sorte de mission ou dieu sait quoi... Tout ça va mal terminer. -
Alors déjà un F-35B ravitaillant sur un V-22, je veux voir ça rien que pour rire un bon coup dès qu'il y aura un peu de vent. Ensuite, ça: Ce n'est pas la norme, c'est l'exception. Le Rafale n'est pas un F-18. Avec ses bidons de 2000L le Rafale M va bien plus loin que le F-18 SH. Par conséquent la mission de ravitaillement n'est pas obligatoire, elle est contextuelle. Et pas plus ridicule qu'une mission PO au dessus des pingouins, ou dieu sait quoi d'autre. ...Et quels appareils obsolètes pourraient être utilisés pour cette tâche depuis le CdG? ...Sauf que comme mentionné plus haut les qualités du Rafale M lui permettent de voler plus longtemps et plus loin qu'un F-18SH, surtout en mission de strike, avec des bidons supplémentaires. Donc le pourcentage d'avions que les US doivent dédier à une tâche ne nous concerne pas. D'autre part la soute à armements du CdG c'est 600 tonnes. Sur un Nimitz, c'est 4800. On est pas du même univers, eux et nous. Le Rafale n'est pas un F-18. Bis repetita. Dans un monde idéal une plate-forme reconfigurable à l'envi, apte à faire du transport, du PATMAR, du ravitaillement, du SAR, voire de l'ELINT et des missions AWACS ou même du strike, avec des modules missions, le tout basé sur une cellule de Falcon durcie et navalisée CATOBAR, ce serait effectivement tip top moumoute biloute, malheureusement la réalité est passée par là entretemps, et c'est peut-être un peu trop ambitieux pour être réaliste, même si ça aurait de la gueule.
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Mais dans un tel cas on ne pourrait reprocher à l'Allemagne de le vouloir, ce foutu F-35! Même si en Espagne ce seraient des B et en Allemagne des A. Et là par contre, avec des F-35A dans la Luftwaffe, le NGF serait en danger. Le problème principal soulevé par les ventes de F-35B en Europe, en fait, c'est l'inadaptation de l'aéronavale européenne à de vrais avions navals, ce qui a ouvert la porte au F-35B, qui par sa communalité PRÉSUMÉE avec le F-35A (et on sait désormais qu'il n'en est rien) a donné un argument supplémentaire aux achats des deux avions. C'est ce "tuilage" des arguments, méthode commerciale très efficace pour placer des produits de la même gamme, qui a servi à LM à placer ses pions. Les aéronavales européennes sont désormais toutes passées au ski-jump, sur des plates-formes à peine plus impressionnantes qu'un BPC//PHA à pont renforcé, parce que nos voisins ne veulent pas dépenser l'argent dans de vrais CATOBAR... Et parce que l'offre d'avions adaptés modernes est fortement limitée!!! F-35C perclus de problèmes, F-18 Super Hornet toujours autant américain, et... Rafale M. Et pas question pour nos voisins d'acheter français, ce serait avouer qu'ils ont chié dans la colle avec l'Eurofighter depuis le début, et perdre encore de la crédibilité comme partenaires industriels des américains sur le F-35. Imaginez la scène: "on saborde l'Eurofighter qu'on a fait parce que ce qu'on a fait nous-même ça nous plaît pas, mais on veut que vous respectiez notre savoir-faire industriel que nous mettons à votre disposition sur le F-35". Heu... Comment dire? On peut aussi noter que le F-35B fait des émules bien plus loin qu'en Europe! Japon, Corée du Sud... Même si là encore les capacités d'emport et de mise en oeuvre par les plates-formes dédiées (ou aménagées) risquent de friser le ridicule, il est vu comme la seule planche de salut de ces forces-là. Et c'est ce paradigme qui a justifié les exports de F-35B en premier lieu. Et sert aussi à justifier des navires existants ou planifiés, taillés à l'origine pour le Harrier, mais dont le coût s'avère pourtant marginal par rapport à celui d'une flotte de F-35B ou même d'avions CATOBAR, ce qui aurait dû rendre l'idée de fabriquer des PA CATOBAR acceptable au regard des enjeux: à savoir disposer d'une aéronavale pertinente. Malheureusement, le manque de vision, l'absence de planification, voire la jobardise caractérisée de décideurs roulés dans la farine, a empêché l'émergence de Or, comme il n'y a de toutes façons pas de budget dans ces pays-là, les arbitrages ont mené à cette situation déplorable où le F-35B est le seul avion naval envisageable! Reste la possibilité de servir les F-35B comme des avions terrestres, sauf qu'on sait aussi que voir des B opérer du sol sur terrains sommaires et pistes courtes (ce qui devrait être son argument principal) est une grosse blague, vu que la soufflante et le réacteur crachent le feu des enfer et font fondre l'asphalte voire pulvérisent le ciment et le béton! ... Je PRIE donc pour que l'idée d'un PA "européen" ne regerme pas dans la tête de certains décideurs, afin, penseraient-ils, de donner de l'ampleur au NGF NAVAL conçu comme petit frère du NGF armée de l'air avec un très haut taux de communalité, comme le Rafale, en permettant à plus de pays de les opérer depuis le bord de ce PA européen. Les crédits ne sont pas là, et ce serait réduire les capacités françaises en la matière. Et souvenons-nous que ce fut pourtant une idée débile de ce genre qui germa dans la tête d'un quelconque gratte-papier au moment de la compétition en Belgique, avec la proposition d'acheter des Rafale M pour les opérer à bord du CdG... L'Europe n'a jamais autant été divisée ni soumise à des influences extérieures. On ne bâtit pas les outils d'une coopération militaire commune dans ces conditions. Donc exit NGF naval pour les éventuels pays partenaires en Europe dotés d'une aéronavale, il leur faudrait leur propre PA CATOBAR, et là tout de suite, ce ne serait CLAIREMENT pas le même tarif qu'un Cavour, Garibaldi, Prince des Asturies, ou même qu'un Queen Elizabeth/Prince of Wales. Mais je ne me fais pas trop de soucis sur le fait que les armées françaises sauront se faire entendre du gouvernement à ce propos et qu'on ne s'engagera pas dans un tel mic-mac. En bref: L'appareil principal des aéronavales européennes sera le F-35B, ou rien du tout. C'est très clair. Or, l'Espagne a une aéronavale, est présente sur le NGF, et va donc très probablement se diriger vers le F-35B. Dans ce contexte, comment on empêche les allemands de prendre des F-35A? Parce que pour la plupart des gens, décideurs compris, c'est le même avion.
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Oui certes mais ça n'explique pas le fait que l'avion prenne du lacet à droite au moment du tir. J'ai une autre hypothèse sinon: que ce phénomène soit causé par les différences d'écoulements entre les deux dérives du F-35, provoquées au moment du tir à l'ouverture de la trappe, avec la dérive de gauche, qui génère un écoulement turbulent. Or un écoulement turbulent génère logiquement moins de portance qu'un écoulement laminaire, comme celui dont bénéficie la dérive de droite. Auquel cas on assisterait à une sorte de lacet inverse ne concernant que les dérives? C'est pas les pneus Dunlop qui sont concernés par ça plutôt que les Michelin? Bon enfin on parle du F-35 sur le fil A-10...
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L'auteur part du principe que le Tempest va être un succès. Rappel du contexte: Allemagne qui vient voir la France pour faire un avion (et je le répéterai autant de fois que nécessaire). Brexit et budget lourdement impacté en GB. Italie sur le fil du rasoir essayant de défendre son bout de gras et se faisant rappeler à l'ordre par les USA. F-35 qui marche pas. Allemagne ou personne ne sait ce qu'il veut. Eurofighter dont tout le monde est dégoûté raison pour laquelle à la fois la GB ET l'Allemagne ont voulu un partenariat avec la France. Trump qui tord le bras à tout le monde. Remontée en puissance russe. MIC US qui vend à tous les nouveaux pays de l'UE sans vergogne. "LeS gArS lE TEmPeSt Va ToTaLeMeNt ÊtRe Un SuPeR aViOn C'eSt PaS dU tOuT dE lA hYpE gRaTuItE à PeU dE fRaIs!!!" Allez, à trois on rigole. 1, 2, 3. Souvenons-nous des mots de Marcel Dassault aux journaleux qui lui disaient "votre avion est pas européen" quand il présentait le Rafale: "ce sera un avion mondial". La seule chose qu'il faut faire entrer dans la tête des gens, c'est que le Rafale en a dans le ventre. D'où une option que notre cher bloggeur ne mentionne pas: Faire une version modernisée du Rafale pour préparer à terme l'arrivée d'un véritable avion de nouvelle génération correspondant à NOTRE calendrier, NOS besoins, et NOTRE budget. Le Rafale est déjà entré dans les moeurs et est presque devenu un outil politique. Il est modulaire, capable, versatile. La même chose en furtif avec des baies conformes, des moteurs un peu plus puissants, et en un peu plus gros, et roule ma poule, on aura un nouveau best-seller à peu de frais, qui fera un très bon standard F5, permettant de dégager de la marge financière (puisque apparemment être "FURE-TIFFE" confère une aura magique d'engin extra-terrestre à un avion) pour préparer l'avenir sereinement.
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...Avant régénération/extension de potentiel. Le Mirage 2000 c'était 5000h au départ. Puis 7000h Avec les régénérations la limite est passée à 9000h pour certains avions prolongés. 80% de potentiel en plus. Je ne sais pas si les 2000D sont concernés. http://www.opex360.com/2013/06/25/les-mirage-2000-5-seront-renoves/ Même en ne tablant que sur la moitié de ça pour le Rafale, ça nous amène à 7500+(750*4)=10500h. Et 13500h si on fait aussi bien qu'avec le M2000. Tout de suite si on reste à 275h par an par avion, ce n'est plus la même grille temporelle. Je ne crois pas à un retrait à 30-35 ans, même des cellules de Rafale les plus anciennes. Je table sur plus de 45 ans. Ce qui serait ric-rac avec l'année 2050 à laquelle Dassault projette de commencer le retrait, de celle de 2060+ pour le soutien comme présenté en Suisse, et de 2070 dont on a entendu parler pour l'Inde.
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@FATac Quand tu vois que les Damoclès sont rebalancés sur les Mirage 2000D en lieu et place des Atlis, parce que les Talios arrivent sur Rafale, je dirais qu'en France on est les spécialistes de déshabiller Pierre pour habiller Paul, donc ça ne me choque pas outre-mesure. Tous les théâtres ne sont pas super chauds-chauds non plus, et il y a des liaisons de données et les SITAC partagées pour lisser les disparités dans les capacités de détection. Cas d'école: le couple PESA/AESA dans des patrouilles de Rafale.
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Étrange. À part une interaction aéro bizarre au moment du tir avec l'extrados de l'aile et la trappe (un phénomène de cavitation?) je ne vois pas trop ce qui peut expliquer un truc pareil. Ou alors un effet de couple induit par le caractère rotatif du canon (4 tubes) puisqu'il tourne sens horloge et que c'est le tube du haut qui tire? Mais ce serait un peu gros quand même non?
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Étrange. Je ne vois pas ce qui peut causer ça à part une modification de l'aéro sur l'extrados de l'aile gauche au moment du tir. Un phénomène de cavitation peut-être.
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[Remplacement des PA PAMAS et MAC50]
Patrick a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Je suis d'accord mais dans ce cas ça veut dire que H&K a juste très bien joué son coup commercialement avec le 4.6x30 qui, comme tu le mentionnes après, n'est pas si folichon que ça: Illustration pour le cas du MP7 et de sa dotation dans des unités conventionnelles faisant de la sécurité: il y en a partout en GB dans la police armée tout à fait classique (pas d'unités spéciales), en complément des MP5. -
??? Que veux-tu dire par "tire à droite"? J'ai loupé quelque chose ou bien? Le canon est à gauche de la cellule au-dessus de l'entrée d'air/apex sur le F-35A. Et sur le B et le C, c'est un pod.
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Parce que c'est un armement russo-indien à l'origine.
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[Remplacement des PA PAMAS et MAC50]
Patrick a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Vrai. Mais pour une raison X ou Y, bien peu d'unités aiment le 5.7x28. J'ai jamais compris pourquoi mais le manque de punch est souvent mis en avant, malgré une capacité anti-gilets appréciable et des pruneaux bien plus rapides que du 9mm. C'est d'autant plus surprenant que le 4.6x30, lui, a réussi à trouver sa place dans différentes unités militaires et de police, comme en Grande Bretagne par exemple, avec le MP7. Je ne serais pas aussi catégorique. https://en.wikipedia.org/wiki/FN_Five-seven#Users Il y a quelques rares services de police qui en ont, même si la majorités sont des unités spéciales et militaires. -
Comme ça? Ah ça fait plaisir de pouvoir ressortir le "heavily sweating meme". Pas grave certains peuvent réexpliquer (et sans doute bien mieux que moi). Poke@ @herciv @Ponto Combo @bubzy @Picdelamirand-oil @DEFA550... J'en oublie!
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[Remplacement des PA PAMAS et MAC50]
Patrick a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Ça c'est magique. C'était de ce genre là? Et là on en revient à la question de l'entraînement, même si Jeff Cooper n'avait peut-être pas encore fait des émules à l'étranger à l'époque... Dans mes souvenirs cette commande a surtout sauvé Sig Sauer de la faillite. C'était le marché du siècle, 300.000 armes, tout le monde était dessus. Donc plus un cadeau à l'Allemagne qu'un échange de bons procédés. Il s'est un peu passé la même chose pour le HK416, et ça n'a pas emêché H&K de frôler la mise au chômage technique de pas mal de monde à Oberndorf au moment du contrat de l'AIF. Depuis le contrat M27 des Marines a mis du beurre dans les épinards. Et la question que je me pose, c'est de savoir si vous serez bien représenté par les moniteurs et instructeurs de tir choisissant une ame spécifique à l'issue de tests techniques, et qui, bien que très compétents, excellents tireurs, etc, n'auront pas forcément su décider laquelle est la plus adaptée à la moyenne des policiers, bien qu'elle soit tout à fait adaptée à leur ressenti à eux. Je serais ravi que ce soit un CZ P-07 qui soit choisi, car il est possible de lui adjoindre soit une sécurité bloquant le percuteur, soit un decocker, au choix. Le changement est probablement de niveau armurier, mais n'est pas si difficile, et permettrait d'adapter la même arme à des tireurs ayant différents besoins au sein des forces. Je ne sais pas si c'est une bonne idée en soi, mais ça ouvrirait certaines perspectives. -
La France et ses programmes UAV/UCAV
Patrick a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Et ben si on en est déjà là... Grosse ambiance dis-donc! Je note que Parly prend quand même la question à coeur, et avec beaucoup de sérieux. C'est bien. -
[Remplacement des PA PAMAS et MAC50]
Patrick a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Tiens deux vidéos en anglais sur le fonctionnement du 1911 et du Glock, c'est très didactique et ça explique tout. J'en posterai d'autres sur le reste des termes par la suite quand j'aurai trouvé de bonnes vidéos explicatives. *** edits: Sur les notions de "press checks" pouvant causer un "slam fire". Un press check sert à vérifier de visu si une balle est chambrée. Solution: on tire légèrement la culasse en arrière pour regarder si on observe l'étui en laiton. Si oui, c'est bien qu'il y a une cartouche en chambre. Pourquoi cette vérification? Parce que si on veut s'assurer que l'arme est en sécurité. En effet, s'il y a une sécurité on a juste à l'engager, cartouche chambrée ou pas, on ne pourra pas tirer. Mais s'il n'y a pas de sécurité, on peut avoir envie de vérifier de visu la présence d'une cartouche, afin d'avoir la certitude que l'arme est "hot". C'est donc le comportement inverse en termes de philosophie. Sauf que les press checks c'est quand même un petit peu con pour plusieurs raisons, que je n'ai pas le temps de développer. Reste qu'avec un Glock, sans decocker (assurant un départ en double action) ou sécurité manuelle, on aura psychologiquement plus envie de vérifier en permanence si l'arme est apte au tir. Il y a certes un indicateur de cartouche chambrée sur le côté de l'arme (ce qui devrait rendre le press check inutile) mais comme le dit Christophe38: ...une opération n'interdit pas l'autre. Juste pour être sûr. Sur le Sig 2022 comme sur d'autres PA, l'indicateur de cartouche chambrée, c'est une pièce mécanique (un simple plongeur) qui se retrouve protubérante sur le sommet de la glissière de culasse à l'arrière de la fenêtre d'éjection. Mais ce genre de systèmes ne sont pas forcément toujours fiables (étui cabossé à l'endroit du plongeur = plongeur qui ne protubère pas, ULTRA-RARRISSIME, mais on ne sait jamais, le design du 2022 empêche ce problème). Donc pour s'assurer de la présence de la munition en chambre, on peu avoir à effectuer un "press check". Une fois encore, sur un Sig 2022, comme sur d'autres designs "hammer fired" dont les premiers Browning, genre 1911 ou High Power/GP35, une des manières de désarmer le chien ("decock") une arme avec une cartouche chambrée, est de bloquer la course du marteau avec ses doigts, de presser la détente, et de relâcher doucement le marteau vers l'avant, avant de relâcher la queue de détente elle aussi vers l'avant. Mais si pendant cette opération on échappe le marteau alors que la détente est pressée, il y a risque de départ de coup. Voir cette vidéo de Larry Vickers pour comprendre comment on fait un press check proprement: https://youtu.be/FqRlZuHmtQ4?t=28 ...Mais ça ne nous intéresse pas dans le cas dont je parlais qui était celui du remplacement du PA par un striker fired. Alors quel rapport avec un pistolet "striker fired" comme le Glock, donc sans chien externe/marteau? Et bien il est arrivé que certains VIEUX modèles de Glock, dans des conditions particulière de saleté, causent un "slam fire", lire ces quelques témoignages une fois passés les premiers commentaires de fanboys: https://thefiringline.com/forums/showthread.php?t=137743 Comment ça se passe? Et bien si le percuteur se retrouve coincé en avant, par exemple à cause d'une lubrification trop importante mêlée à des suies qui la rendent très collante, la glissière de culasse se change en une sorte "d'open bolt", que l'on voir sur un pistolet mitrailleur tirant culasse ouverte, un peu à la manière de la Sten et autres vieux PM, où le percuteur est fixe, solidaire de la culasse. En gros tant que la détente est pressée, et donc inapte à venir bloquer le mouvement de la culasse, celle-ci rabattue vers l'avant va venir percuter l'amorce quoiqu'il advienne. Sur une arme semi-automatique, ce phénomène s'appelle un "slam fire". La queue de détente ne remplit pas son rôle de sécurité parce qu'elle est pressée ou qu'il y a défaut mécanique, le percuteur vient frapper l'amorce d'une cartouche chambrée, l'arme tire sans raison apparente, parfois même en rafales. Depuis les Glock gen 2, modifiés en ce sens d'usine, mais ça concerne aussi les Glock gen 1 modifiés par le constructeur suite à des rappels, ce problème de "slam fire" n'existe virtuellement plus. Cependant Glock commercialise aussi le G18, qui est un pistolet mitrailleur capable de tir en rafales libres, et fonctionne un peu de la même manière que ce cas particulier dont je parle ici. Ce qui démontre que le mécanisme de l'arme, y-compris son percuteur "safe action", peut-être altéré en ce sens. Usure? Mauvaise manipulation? Lubrification trop importante? Nettoyage mal effectué? Le risque existe donc bel et bien. Même s'il est TRÈS hautement improbable. Reste que c'est un risque qu'il faut apprendre à gérer. ...Sauf que dans les forces il n'y a pas que des flèches, et "nothing is fool-proof". Raison pour laquelle je pense que reposer sur des press checks pour vérifier si une cartouche est chambrée, si on part du principe que l'indicateur de cartouche chambrée n'est pas fiable à 100%, ben ça reste potentiellement dangereux. Et c'est quelque chose dont on aurait pas à se soucier si on pouvait se reposer sur un decocker qui par définition interdit un fonctionne en simple action, car il désarme le chien, donc demande un poids de départ de coup deux fois plus important qu'avec un départ en simple action, ce qui limite le risque. *** Pour le reste: Voilà j'ai retrouvé la vidéo de Yankee Marshall qui explique la différence entre "safety", "decocker", et "safety decocker". La partie intéressante, qui plus est montrant un pistolet Sig très proche du Sig 2022, explique bien le fonctionnement du decocker. À partir de 2:42. Mais le reste est utile à regarder aussi (en x2). Donc oui, pour info, le Sig 2022 de la police nationale possède un decocker mais pas de réelle sûreté à engager bloquant la queue de détente. Donc pas très éloigné du Glock doctrinalement, mais suffisamment quand même pour changer quelques habitudes et réflexes acquis. Je ne sais pas si j'étais très clair dans mon message initial... D'où ma question à @christophe 38 page précédente: pourquoi n'être pas passés directement au Glock? À laquelle il a répondu qu'il y avait d'autres questions à prendre en compte dans un marché d'acquisition, et je suis d'accord. Notons une fois encore que le Sig 2022 dispose aussi d'un indicateur de cartouche chambrée, une petite barre métallique à l'arrière de la fenêtre d'éjection sur le sommet de l'arme comme mentionné plus haut. Ce qui me choquait donc par rapport aux remarques de Christophe 38, c'est que doctrinalement ça n'avait pas beaucoup de sens de ne pas passer directement à un "striker fired" type Glock (ou autres à la rigueur, Walther P99 "Anti Stress", qui est un striker fired, donc sans marteau, avec fonctionnement DA/SA et decocker en plus https://en.wikipedia.org/wiki/Walther_P99#P99AS_(Anti_Stress)) si on voulait une arme de défense utilisable tout le temps sans avoir à manipuler une quelconque sûreté. ...À moins que la police et la gendarmerie aient voulu une arme dotée d'un chien/marteau et d'un decocker, permettant d'avoir un premier départ de coup plus lourd que les suivants pour être sûr de ce qu'on fait quand on commence à tirer. Cette autre excellente vidéo de test du Sig 2022 en français, donne certains éléments de réponse: départ franc proche du MR73, l'ancien revolver de certaines unités de la police et de la gendarmerie, toujours en service au GIGN. Je ne sais trop qu'en penser... À partir de 6:04. Voilà aussi une excellente vidéo montrant la différence entre safety decocker sur un Beretta PX4 F, et decocker sur un Sig là aussi très proche du 2022. Une sûreté agissant aussi comme un decocker, une fois "on", relevée, bloque la détente même en position chien armé, puis une fois off, désarme ("decock") le marteau, obligeant à un départ en double action plutôt qu'en simple action. Donc détente dure devant à la fois faire reculer le marteau, et le rabattre. Les tirs consécutifs sont en simple action, par contre, la glissière de culasse réarmant le chien au moment de l'éjection des étuis au moment du tir. Une fois à nouveau relevée, la sûreté recommence à bloquer le percuteur, ou la queue de détente, ça varie. Ici c'est le percuteur sur ce modèle de Beretta. C'est très sûr pour les manipulations de déchargement puisque ça superpose différentes sécurités. Mais l'arme dispose aussi de plusieurs fonctions comme une position "hammer half-cocked" qui permet un départ avec une pression entre la DA (double action) et la SA (simple action), qui sur le papier permet d'avoir un départ de coup plus sûr (pas aussi léger que la SA) sans avoir à appuyer comme un bourrin et donc perdre en précision. Utilité débattable mais pas forcément idiote. Mais apprendre tout ça réclame de l'entraînement et en conditions opérationnelles, ce n'est pas forcément idéal non plus, bien que ce soit ce que je trouve préférable pour des questions de stockage et de "vie de tous les jours", puisque ça garantit qu'il faille faire des manips' supplémentaires avant de pouvoir faire feu avec l'arme. À condition qu'il soit possible de porter l'arme en condition 2, cartouche chambrée, marteau/chien "decocked", et sûreté désengagée, pour avoir donc un départ en double action. *** Bref il y a des choix doctrinaux à faire. Et des mesures de précaution à rechercher pour éviter les accidents. L'une d'entre-elles est de ne permettre que le premier départ de coup en double action car celui-ci demande une forte pression sur la queue de détente. C'est la raison de la présence d'un decocker sur le Sig 2022, mais de l'absence de sûreté bloquant la détente, ce qui permet de riposter tout le temps tant qu'une cartouche est chambrée. Cependant, comme l'expliquait là encore @christophe 38, les coups suivants sont en simple action, la détente a changé de place (elle est plus en arrière), et son départ est bien plus léger. La sensation de tir n'est pas la même. Sur un DAO, on a pas ce problème, tous les départs de coups sont longs et durs. Mais il y a peu d'armes qui correspondent à cela. Elles ont par contre un gros avantage: en cas de "light strike", percuteur qui ne percute pas correctement l'amorce d'une munition pourtant capable d'être tirée, on peut rappuyer sur la queue de détente sans avoir besoin d'éjecter la munition en question et quand même être capable de re-percuter la munition qui n'est pas partie. Mais il y a des solutions amont pour éviter ce genre de désagréments qui ne sont pas supposés arriver. Par exemple ne pas tirer avec des munitions de merde, et inspecter et maintenir les armes correctement... Avec un Glock c'est pareil qu'avec un vrai DAO, les coups ont le même poids de départ, mais la pression sur la queue de détente est plus légère qu'avec un vrai DAO, à mi-chemin entre DA et SA, et c'est la raison pour laquelle ce pistolet est qualifié par son constructeur de "safe action" (l'ATF américain le considère comme un DAO mais ce n'est qu'à moitié vrai). Monsieur Gaston Glock a en effet mis au point un système breveté qui garantit que le percuteur est à la fois à moitié armé (un peu comme quand un marteau est "half-cocked" comme j'en parle plus haut) mais aussi en position de sécurité, et assez verrouillé par d'autres moyens pour rendre l'arme "drop safe" (résistante à la chute) donc incapable de venir frapper l'amorce de la cartouche par lui-même en cas de choc. Résultat, la détente du Sig 2022 a un départ de coup de 4.54 kilos en double action (premier tir), 2.00 kilos en simple action (tirs suivants). Un percuteur pas armé quand le chien est ramené vers l'avant donc une arme sûre bien qu'elle reste capable de tirer tout le temps vu qu'il n'y a pas de sécurité manuelle. Un Glock 17 c'est 2.2 kilos tout le temps. Pas de decocker, et un percuteur à moitié armé mais assez verrouillé pour qu'aucune autre action qu'une pression sur la queue de détente ne vienne provoquer le tir. Mais bon pour expliquer les spécificités de la mécanique Glock, là ça devient vraiment trop compliqué, je laisse donc ça à quelqu'un d'autre. Donc en clair, s'il reste exact que la présence d'une sécurité sur une arme de défense est une mauvaise chose, mais je pars personnellement du principe qu'un policier lambda tirant très peu, il est préférable de disposer d'un mécanisme interdisant l'emploi de l'arme au débotté par n'importe qui. Et là je pense très fort aux deux femmes gendarmes tuées par un forcené apès qu'il ait désarmé l'une d'entre elles, il y a des années. https://www.ladepeche.fr/article/2012/06/19/1381538-femmes-gendarmes-tuees-dans-le-var-un-colosse-que-l-alcool-rend-fou.html De plus l'absence de sécurité, soit un simple decocker, soit une vraie sûreté à la détente, demande des manipulations "de confort" comme le "press check" qui viennent valider le fait que l'arme est dangereuse. Avec une sécurité ou un decocker, voire un mix des deux, on a au moins la certitude que l'arme n'est PAS dangereuse. *** DONC la question finale c'est: "le policier est-il armé car il doit se servir de son arme?" ou "le policier peut-il avoir à se servir d'une arme et être par conséquent armé?" Si la réponse est la première alors il faut une arme utilisable sans manipulations en tout temps (Glock, Sig, etc...) Si c'est la seconde alors il faut de la sécurité additionnelle (P-07, Beretta PX-4, etc...) Voilà pourquoi je plaide pour la seconde option pour les policiers lambda (municipaux, PJ...) et pour la première pour les groupes d'intervention et unités plus "musclées" (BAC, RAID, BRI...) J'ai mal aux doigts. -
énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Patrick a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
Non il y a une réelle perte de compétences. C'est ça d'avoir sabordé l'industrie. On est obligés de réapprendre à la dure à mener de grands projets, sans même avoir pu nous faire la main sur de plus petites installations. -
Guerre civile en Syrie
Patrick a répondu à un(e) sujet de maminowski dans Politique etrangère / Relations internationales
J'en connais un qui se dirige lentement mais sûrement vers une situation à l'irakienne époqu Saddam. Ça tombe bien ça fait un bail qu'on avait pas de super-méchant à se mettre sous la dent. En tout cas il est plus qu'urgent que les B61 quittent Incirlik. -
[Remplacement des PA PAMAS et MAC50]
Patrick a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Ok merci pour le retour. Mais là au vu de l'évolution doctrinale, c'est le choix du Sig 2022 que je ne comprends plus. Pourquoi ne pas avoir opté directement pour un pistolet Striker Fired si le changement de doctrine s'y accordait mieux? Choix politique? (le marché du siècle pour 300.000 PA a sauvé Sig Sauer de la faillite à l'époque). J'ai surtout souvenance d'histoires à faire froid dans le dos impliquant des armes sans sûreté manuelle. Mais si tu penses que ça convient pour le policier lambda après une formation adéquate, pourquoi pas. -
[Remplacement des PA PAMAS et MAC50]
Patrick a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
Pour les milis un Glock peut se justifier d'un point de vue ouverture du feu en zone de guerre en situation de combat en localité. Mais pour tout le reste je ne pense pas. Je renvois au mythe de la guerre d'algérie: "plus de morts par accidents d'armes que par les coups de l'ennemi". Certes c'est un mythe, mais ça illustre le besoin de sécurité. Pour la police on a vu plein d'images ou des policiers braquent leur arme sur un interpellé au moment d'une arrestation. Avec parfois des séquences frisant le Benny Hill. Je préfèrerais qu'ils puissent le faire sans potentiellement tirer en cas de mauvaise manipulation. Les militaires Sentinelle avec Famas, tu en as déjà vu comme tout le monde je pense, non? Je pense donc que tu as vu qu'ils ont un témoin de chambre vide installé devant la culasse de leur Famas, du fait du placement merdique de la sécurité de leur arme qui rend sa manipulation au combat passablement chiante. En clair pour se servir de son Famas un militaire pris à partie doit d'abord manoeuvrer le levier d'armement (ça prend du temps) pour éjecter le témoin de chambre vide et chambrer une cartouche. C'est l'équivalent du "condition 3" des armes de poing: chargeur plein, pas de munition chambrée. Il y a déjà eu des cas de tentative de subtilisation de son fusil à un/une militaire, à ce propos. Et heureusement cette sécurité à toujours empêché les gugusses "déséquilibrés" et daechiens enragés de faire feu à la 5.56 au milieu d'une foule... Donc justifier dans ce contexte d'avoir un Glock, je pige pas. Le seul à disposer d'un PA dans une patrouille sentinelle, c'est le chef de patrouille, justement. Apparemment si, vu les 50 cartouches administratives par an dans la police et les âneries qu'on peut observer de temps à autres... Il n'y a pas que ça dans le port d'une arme. L'ouverture du feu, c'est l'exception. De plus aller "dans le speed" dans la riposte, ça n'existe pas. Pendant l'ouverture du feu les 4 règles s'appliquent toujours, notamment celle qui spécifie qu'il faut faire attention à ce qu'il y a derrière sa cible. On improvise donc pas l'ouverture du feu façon tir de riposte à la hanche. Cette mise en situation d'être en mesure de riposter prend donc aussi du temps, bien plus qu'un simple mouvement du pouce pour remonter de 5mm un levier situé sur le côté de la carcasse de l'arme. D'autre part je peux te citer un cas dans lequel une sécurité est très utile: la perte de l'arme après subtilisation (ça arrive et là aussi il y a des images). Dans le cas d'un striker fired sans sûreté manuelle, le gugusse se retrouve DIRECTEMENT avec une arme prête au tir. La seule sécurité dans un tel cas c'est un holster à rétention avec une pédale à enfoncer d'un doigt au moment de l'extraction de l'arme de son étui, et éventuellement la présence d'une dragonne. Sauf que ça n'empêche pas le cas de survenir. Les règles d'engagement ne sont pas les mêmes en France non plus par rapport aux USA où un contrevenant peut avoir droit à un déluge de feu qui en France vaudrait un aller direct pour la taule au flic trigger happy qui s'y aventurerait. Un striker fired sans sûreté manuelle c'est la porte ouverte à toutes les bavures où le stress peut faire faire des bêtises. C'est aussi l'impossibilité sans manipulations LOURDES (retrait du chargeur, direction de l'arme vers une zone sûre, extraction de la munition en chambre et réintroduction du chargeur) de transporter l'arme en "condition 2" (ici 3 techniquement puisque impossible avec un striker fired) avec sûreté à la détente engagée si possible (http://concealednation.org/2015/08/firearm-condition-readiness-condition-0-condition-1-condition-2-condition-3-condition-4-what-do-they-all-mean/) où elle n'est pas directement dangereuse mais reste en mesure de faire feu avec des manipulations minimes (rabattre le chien vers l'arrière, basculer ou pas la sécurité). Moins d'une seconde de manipulation d'une seule main. On parle d'entraînement, c'est bien, mais il est bien plus simple de créer une mémoire musculaire type "je désengage la sécurité, je suis prêt au tir", que déconstruire les réflexes du type "danger peur stress moi appuyer sur la détente". Ou alors il faut créer une police de la paperasse et une police de l'intervention comme en Angleterre. Police armée d'un côté, constables de l'autre. Or dans le contexte sécuritaire actuel ou on manque de personnels, ça ne passe pas parce que "lol y a pas d'argent mdr". En bref, tant qu'on augmentera pas le niveau d'entrainement je ne suis pas favorable à un pistolet qui tire sans qu'on ait rien d'autre à faire que presser la détente. Et ça n'en prend pas le chemin. De plus, c'est de l'argent facile à économiser, et dieu sait ce que l'avenir nous réserve en termes budgétaires... Donc si demain le policier ne peut plus s'entraîner décemment avec son arme de service, je préfère qu'il ait une arme de poing "hammer fired" dotée d'une sûreté et idéalement d'un decocker, plutôt qu'un striker fired type Glock. Il pourra toujours apprendre à se servir mécaniquement de son arme, et n'aura pas besoin d'un entraînement psychologique à la résistance au stress pour apprendre à contrôler son index en toutes circonstances. De plus, une sécurité sur une arme de son côté, on ne peut pas décider facilement de la faire enlever d'un pistolet (ce serait une décision ubuesque au possible)... Elle est présente sur l'arme et là pour rester. Un budget pour l'entraînement de la police, ça peut sauter d'un simple trait de plume. On ne peut pas se permettre de faire ces manipulations sur le terrain ou en condition de stress. De plus, on revient sur ce que je disais plus haut: s'il faut apprendre au tout-venant à faire des press checks (et ce sans enrayer l'arme ou causer un "slam fire") on est pas sortis de l'auberge. Pas de chien à rabattre sur un Glock justement... Le principe "safe action" est juste la garantie que le percuteur n'est qu'à moitié armé tant que la détente n'est pas pressée. Avec un decocker et une simple sûreté manuelle, pas besoin de passer au puits balistique chaque fois qu'on a besoin de mettre son arme en sûreté, ce qui peut arriver sur le terrain, ou lors du retour à la maison avec le petit dernier qui vient manipuler le flingue de papa. Et ne me dis pas que ça, ce n'est pas une hantise de flic... En quoi rabattre un levier de sûreté manuelle est une perte de temps? Si elle est ambidextre ça peut même se faire d'une main, n'importe laquelle. De plus dans un tel cas en condition 2 la munition est déjà chambrée, c'est le percuteur qui n'est pas armé. C'est aussi une assurance que l'arme ne soit pas directement utilisable, ce qui peut être appréciable dans bien des cas. Voir plus haut. Dans un monde parfait on ne sort, voire ne met la main sur son arme, que pour tirer avec dans une situation de légitime défense avec risque létal pour le policier. Dans la réalité, je ne t'apprends évidemment rien, il y a plein de situations (une fois de plus observées dans nombre de photos, vidéos, comptes-rendus de faits divers variés) où un individu dangereux est maîtrisé sous la simple MENACE d'une arme, pas forcément non-létale ou sub-létale. Ne me dis pas qu'au gré de ta carrière tu ne t'es jamais retrouvé arme à feu au poing sans pour autant avoir l'intention de l'employer. Ou alors tu es un modèle de probité professionnelle et de gestion de crise, et tu mérites la légion d'honneur. Mais une fois que l'individu ne présente plus de danger immédiat mais qu'on a encore besoin de le tenir en respect pour achever l'interpellation (menottage après mise au sol...) pouvoir ramener une sûreté manuelle en position "on" permet sûrement de s'éviter un tir accidentel qui fait un peu désordre (et oui, là encore, c'est arrivé, notamment aux USA, vidéos à l'appui, et juridiquement ça s'assimile à une exécution sommaire en bonne et due forme). Donc avec un SAO striker fired sans sûreté, on RAJOUTE du stress au policier en l'empêchant de s'assurer qu'une manipulation PHYSIQUE mette son arme en sécurité, et en l'obligeant à passer sans cesse d'une posture pacifique ("mon arme ne menace personne") à une posture hyper-aggressive ("mon arme va tirer"). On laisse donc la porte ouverte à toutes les mauvaises manipulations, on a une détente légère qui part à la première pression (attention aux sursauts en cas de surprise) on laisse la possibilité pour un individu ayant subtilisé une arme de l'employer sans délais ni manipulations, on crée un besoin d'entraînement supplémentaire pour des personnels qui ne sont pas habitués à être engagés dans des situations de stress... Et ça n'arrive pas qu'aux autres, ça arrive même aux meilleurs. Alors pour une antenne RAID ou GIGN? Pas de problème! Qu'ils aient tous les Glock 17, 19, 26, 34 (et je sais pas quels autres numéros du loto) qu'ils veulent, si ça leur chante! Pour le flic lambda qui n'a pas accès au même niveau d'entraînement? Ça ne me plait pas. Mais ce n'est que mon simple avis de parfait nobody. -
C'est de l'humour très très limite visant un pays dont certains dignitaires rêvent de rayer Israël de la carte.
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Non. HK usine ses canons dans des barreaux d'acier forgés par Aubert & Duval dans presque toutes ses armes, et ce depuis les années 70. L'acier en question a été développé conjointement par les deux entreprises et est réputé "le meilleur du monde" (tatatsaaan). Mais ne le répétons pas trop, les fanboys seraient effondrés de savoir que la "superior german technology" repose en fait en grande partie sur un métal produit par des grenouilles capitulardes mangeuses de fromages. Fin du hors-sujet.