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FATac

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Tout ce qui a été posté par FATac

  1. C'est un peu HS, mais voici de quoi nourrir la réflexion au sujet du pan politique de la discussion : - J'adore discuter de politique. J'ai des amis proches, de tous bords, avec lesquels nous avons des discussions passionnées et passionnantes sur ces sujets. Nous avons "grandi" dans ces discussions car elles nous ont parfois ouvert les yeux et il a fallu, d'un côté comme de l'autre, que nous admettions les mérites de chacun. Il y a des points positifs comme des points négatifs. - Je m'abstiens généralement de toute prise de position politique sur Internet (forum AD ou tout autre endroit) car il n'y a pas de discussion possible. Un sujet politique, dans un espace réseau public et ouvert est une grenade dégoupillée, dans un pot de confiture, posé en équilibre sur la porte d'entrée. Personne n'y sera sincère, personne n'acceptera de considérer la position ou l'opinion de l'autre. Cela tournera inévitablement à la guerre de tranchée, où les arguments seront envoyés comme des salves d'artilleries, sans trop faire gaffe où ça tombe, ni quels en sont les effets, puisqu'il y aura une autre salve du même calibre qui partira si toute résistance n'est pas anéantie. - L'anonymat relatif, la distance introduite par l'effet "salon/écran/clavier", l'impression de pouvoir briller d'un bon mot, et l'impunité apparente sur les mauvais mots participent à la construction d'une ambiance peu propice à un débat sincère sur un forum. L'obligation de modération (présence de modérateurs pour le respect des lois, voire pour une politique éditoriale) est parfois vécue par certains contradicteurs comme une censure inacceptable alors qu'elle est indispensable à la bonne santé de nos discussions, et notamment quand elles s'enveniment à cause des points évoqués ci-dessus. - Il doit être possible d'avoir une discussion sur des sujets "borderline", comme la politique industrielle et la politique de défense, sans pour autant verser dans la politique politicienne. Cela exige un énorme effort de modération de la part de chacun. Certains, ici, en sont capables et l'ont déjà montré. D'autres nous ont démontré le contraire avec éclat, ce qui rend toute nouvelle tentative vaine - à moins de vouloir contraindre les modérateurs à démuseler les Topols. - Enfin, pour discuter politique, il faut aussi être capable de lire et décrypter les postures. Un discours d'opposition (quelle qu'elle soit), est toujours outrancier, exagéré. C'est normal, c'est le rôle de l'opposition que de claquer des contre-arguments à la face du gouvernement, avec une mauvaise foi plus ou moins étendue. De manière systématique, les oppositions qui arrivent au pouvoir deviennent bien plus modérées dans leurs propos et dans leurs actions. Le pouvoir est une affaire de compromis quand l'opposition est une affaire de confrontation. Etes vous réellement capables de faire la différence entre la politique d'un MinDef de gauche et celle d'un MinDef de droite. Dans les deux cas, nous avons eu des gens brillants mais aussi quelques personnes dont les compétences se sont construites sur l'exercice de la responsabilité. Idéologiquement, doctrinalement, je n'ai pas vu des différences flagrantes. Cela devrait aussi militer en faveur d'un apaisement de ce type de débat dans notre communauté. Donc globalement, la discussion politique offre plus d'inconvénients que de réels avantages dans notre espace d'expression. A ce titre, je préfère l'éviter : soit en amont si tout le monde s'en tient à l'écart, soit en aval en m'en tenant moi même à l'écart (ce qui est, globalement, ma posture actuelle). Fin du HS, pour moi.
  2. Et ces discussions ont déjà été chiantes à mourir ... Leur existence ne devrait pas inciter à recommencer ... enfin, c'est mon avis. Si on essaye de dépolitiser cette discussion, on peut voir la situation sous un autre angle : Dassault est un champion de l'aéronautique et de la défense qui se trouve, actuellement, sans concurrence en France sur le segment (hyper-pointu, relativement fermé, et aux commandes trop rares) des avions de combat et systèmes dérivés. Pour un gouvernement avec un minimum de sagesse, cette situation devrait être inconfortable, l'absence de concurrence étant, par nature, susceptible d'engendrer toutes sortes de dérives (outillages ou accessoires annexes mais indispensables hors de prix, par exemple). Il y a donc tous les risques de se retrouver otage d'un groupe unique échappant à tout contrôle sauf celui de ses actionnaires directs et de se voir rançonner. Ce n'est pas confortable. A contrario, amener un peu d'émulation en ramenant un groupe extra ou supra-national dans les discussions, les marchés et les projets, si cela peut constituer une perspective de perte de souveraineté, n'est finalement pas pire qu'une absence totale de concurrence. C'est même le dernier outil qu'il reste - à moins d'ouvrir les prochains marchés d'équipement à LM, Boeing ou Sukhoï (ce que la fierté de nos politiques gaulois nous interdit). Parler d'EADS pour une mise en concurrence avec Dassault sur les marchés domestiques est donc quasiment le moins pire des leviers pour lever la pression subie par le (un) gouvernement sur ses achat. Les USA ne sont pas loin de la même situation à la suite de la concentration poussée des entreprises aéronautiques. Déjà, il est permis de se poser la question de la réelle concurrence entre le duopole LM/Boeing, et les errements de l'aventure F-35 (surtout l'inflation de ses coûts de développement et de construction) doivent interpeller un peu. C'est comme ça que je vois les choses, et la couleur du Premier Ministre ou de celui de la Défense n'y change rien.
  3. FATac

    Air quiz

    C'est du Mig-35, mais je suis très surpris de découvrir que le cockpit n'est pas vert-tendre à la Russe ...
  4. FATac

    Eurofighter

    J'y travaille (je l'avais annoncé : http://www.air-defense.net/forum/index.php?topic=8418.msg621265#msg621265) Mais c'est dense, et mon long trajet n'a pas suffit. Je n'ai pas encore fini les 45 pages (denses), et je dois rassembler mes notes éparses pour faire un truc synthétique, et pas un simple plagiat/pompage/citation.
  5. FATac

    Gripen

    Si on devait se lancer dans des comparaisons (toujours délicates), je dirais qu'il y a le même type de différence entre Gripen et Gripen NG qu'entre F/A-18 A/B/C/D et F/A-18 E/F (quoique, non, c'est trop différent) ou entre les F-16 initiaux et les derniers block 50/52/60/62. Peut être que l'on peut rapprocher ça des F-102 Delta Dagger et F-106 Delta Dart. La motorisation est revue (moteur, entrées d'air), la structure est transformée (train, tronçon central de fuselage), les systèmes sont améliorés (radar, missiles), mais l'esprit de l'appareil est le même et il reste une certaine communalité, si ce n'est de pièces, au moins de conception. Les différences entre Mirage III et Mirage 2000 sont beaucoup plus importantes, malgré une allure générale similaire, ce sont deux appareils totalement différents (comme peuvent l'être F-5 et F-20, voire X-29). On passe d'un appareil mécanique (ou électro/hydro/mécanique) à un appareil électrique, dont les pilotage est assisté par un ordinateur, propulsé par un VRAI moteur, d'un design assez différent (regardez depuis 4 ou 5h, légèrement au dessus ... le fuselage du 2000 tient plus de celui du F1 que du III sous cet angle), etc.
  6. Rien à voir au départ. Le problème du navire Costa Croisières dans l'Océan Indien était une panne totale d'électricité liée à un départ de feu dans la salle des machines, si je me souviens bien. Au final, après plusieurs péripéties, les générateurs de secours n'ont pas pu être pleinement mis en service et les seuls systèmes alimentés électriquement ont été les systèmes de sécurité : communications, feux de position et système anti-incendie. Tout le reste était en carafe : cuisines et chambres froides, éclairage et climatisation, eau courante (sanitaire et technique). Impossible, donc, de tirer la chasse, de prendre une douche, de se laver les mains, de manger chaud ou simplement de consommer des produits périssables. Le tout sur un flotteur à la dérive sous les tropiques, avec plusieurs centaines de passagers dont certains à la santé défaillante (personnes âgées). Rien à voir, donc, avec la société Evac.
  7. FATac

    Les abris anti-atomique.

    Hiroshima est, effectivement, une explosion aérienne (600 m, si ma mémoire est bonne). Ces explosions "activent" une quantité de matière bien moindre que les explosions au sol, c'est vrai aussi. La décroissance des retombées n'est pas assurée, par contre. Il est vrai que la radio-activité diminue rapidement, localement, mais les retombées peuvent survenir de quelques minutes à plusieurs semaines après l'explosion, à proximité immédiate de celle-ci, comme à l'autre bout de la planète. Enfin, dire qu'il n'y a eu AUCUNE victime des retombées est, dans le meilleur des cas, une preuve d'un optimisme forcené que bien peu de Japonais prendront avec bienveillance. Parmi les trois causes d'irradiation liées à l'explosion, il y a eu des situations et des victimes variées : le flash de neutrons et de rayons gamma - il ne s'agit pas de retombées, mais d'un effet instantané de l'explosion - a tué largement, à brève ou à moyenne échéance (de quelques jours jusqu'à 4 à 6 mois plus tard). l'activation des matériaux - il ne s'agit pas, non plus de retombées, mais c'est ce qui peut rendre les lieux impraticables dans les temps qui suivent l'explosion - est un phénomène dont la décroissance est relativement rapide. 10 à 15 jours après l'explosion, ses effets deviennent difficile à isoler du reste des rayonnements. Il n'est pas possible de dresser un bilan de cette cause d'irradiation, car elle touche principalement la zone ou se sont concentrées les destructions liées au souffle et à la chaleur. Disons que c'était une manière de tuer les victimes une troisième fois. les retombées radioactives, qui ne furent pas nulles comme on l'entend parfois. Je rappelle que ces retombées sont constituées à partir des éléments "imbrulés" de la bombe (il y a une pollution au plutonium ou à l'uranium, mesurable selon les cas), à partir des radionucléides produits lors de la fission du combustible, et à partir des matériaux activés par le flash neutronique qui, même s'ils étaient au sol et que l'explosion en était loin, ont brûlé, sont partis en suies dans l'élévation du nuage par convection. Cela retombe soit par gravité (et absence de convection, quelques jours à quelques semaines plus tard, loin) soit par précipitation si le nuage atteint des zones froides et/ou humides, ce qui s'est passé à Hiroshima dans les heures qui ont suivi l'explosion. Par contre, à Hiroshima, il est quasiment impossible d'isoler les effets de cette troisième cause. En effet, l'activité des retombées diminue aussi très rapidement (se divise par 1000 en 24 h, s'estompe en quelques jours). Du coup, les victimes potentiellement les plus irradiées de cette manière sont les gens qui étaient sur place, déjà largement brûlés, brisés, irradiés par le flash ou par les matériaux activés. Pouvait on vraiment leur faire plus de mal ? Et lorsque les secours sont arrivés, l'essentiel de l'activité des retombées était passé, et peu de secouristes furent vraiment affectés par ces rayonnements, en tout cas très loin des symptômes d'irradiation aigue vécus par les survivants du bombardement les plus proches de l'hypocentre.
  8. FATac

    Eurofighter

    Le dernier Air International a une partie thématique de 45 pages sur l'Eurofighter, axée sur 1 an de service dans la RAF. Je l'ai en mains. Je jette un oeil approfondi dessus ce week-end, (j'ai 11 h de train à meubler) et je vous en livre les éléments intéressants en début de semaine prochaine.
  9. Il me semble que cela a déjà été débattu maintes fois, mais en fait ce sont les politiques les principaux fossoyeurs des armées allemandes : incertitude, voire errements sur les objectifs, application stricte du programme racial nazi qui a conduit à l'aliénation des populations occupées, etc. Est-ce que, en recevant un accueil favorable des populations ukrainiennes, entre autres, et en se posant davantage en libérateur de l'oppression soviétique, plutôt qu'en conquérant du lebensraum, est-ce cela n'aurait pas permis un développement plus "serein" de l'offensive, en limitant les risques sur les flancs et les arrières - avec une collaboration poussée de supplétifs locaux anti-communistes. Du petit bout de ma lorgnette, c'est ce que je me dis. Une "occupation pacifiée" aurait peut être permis de pousser davantage l'offensive, à un coût humain et matériel moindre, et aurait peut-être évité le piège du siège de la ville, ainsi qu'une vulnérabilité accrue du futur front du Caucase. Mais je suis loin d'ếtre expert.
  10. Non, non, Kiri. Tout est marqué dans le document. Celui-ci est rédigé en deux langues, Français et Arabe, toutes deux officielles en Algérie, et qui font toutes deux foi pour le contrat. Par contre, la clause de confidentialité est, à l'évidence, percée. Le document en lui même n'est pas "Confidentiel Défense", mais le contrat précise que les deux parties s'interdisent toute communication et publicité sur le contrat et son contenu.
  11. :lol: J'hésite entre placage au niveau des gencives ou tacle sur la nuque. :lol:
  12. FATac

    Manhattan n'a jamais existé

    Juste une question, en passant ... les USA n'ayant pas Manhattan, pas d'Hiroshima ni de Nagasaki, effrayés par les prévisions de perte de Downfall (Coronet et Olympic), ne risqueraient ils pas de passer outre le tabou chimique qui avait prévalu jusque là ? Ayant un pied sur Okinawa, donc à une portée relativement restreinte, ne risquerait on pas de voir des raids diurnes ou nocturnes d'avions libérant des agents biocides, dans le meilleur des cas (pour affamer le Japon), et toxiques dans le pire des cas (pour éradiquer la menace). A plus courte portée que les Marianes, les charges à disperser en sont d'autant plus importantes. De la même manière, si le tabou chimique est brisée en Asie avec une inhumanité assumée, cette menace ne pourrait-elle pas contenir les visées expansionnistes des communistes (européens ET chinois) ? En fait, je me posais juste la question pour savoir si le bombardement nucléaire, pour inhumain qu'il fût, n'avait pas permis d'éviter une escalade du conflit vers des solutions plus inhumaines encore.
  13. Au fait, est-ce qu'un transfert de présence entre deux TCD ou entre BPC et TCD se fait aussi facilement qu'entre deux BPC ? J'ai en souvenir le transfert entre Mistral et Tonnerre, au large de la Libye, que j'ai trouvé impressionnant, tant il a permis la continuité des opérations autour du changement de plate-forme.
  14. FATac

    [Rafale]

    Tiens, d'ailleurs, comment c'est géré par le couple FADEC/CDVE ? Est-ce que la manette des gaz est unifiée et que si on ne crante pas "à fond", une seule PC est déclenchée avec un trim automatique des CDVE pour compenser la poussée dissymétrique ?
  15. FATac

    Marine indienne

    Selon Air International, les "clés" seront officiellement remises à l'Inde le 4 décembre 2012, au cours d'une cérémonie qui se tiendra au chantier SevMash de Severodvinsk, ou les travaux sont en cours depuis ces cinq dernières années.
  16. FATac

    [Rafale]

    C'est cool, ça ! Ca va me permettre de protéger mon QG terroriste en mettant des transpondeurs TCAS tout autour ... :lol:
  17. FATac

    Gripen

    Gripen NG, donc consommation accrue sur le F-414, mais il n'y a qu'un seul moteur pour consommer et l'emport interne de carburant est largement supérieur aussi (d'ou la prise d'épaisseur substantielle au niveau de l'emplanture des ailes)
  18. FATac

    [Rafale]

    Bah non, quand même ... Un drone, tu peux le réutiliser, contrairement au missile de croisière. ;) Quand à l'autonomie dont je parlais, c'est celle de pilotage pour l'exécution de la mission sans nécessiter un opérateur humain en permanence comme c'est le cas avec les Reapers et autres Predator. Globalement, on dit la même chose, hein, si, si ...
  19. FATac

    [Rafale]

    Si je me souviens bien, c'est un des objectifs du nEUROn : l'autonomie (l'absence de pilotage humain).
  20. J'ai une question complémentaire concernant la citation/traduction d'éléments de presse étrangère. Ayant, récemment, obtenu un accès à des titres de presse spécialisée anglo-saxone, je me suis permis de compiler et traduire des informations éparses dans des articles parsemés tout au long de ces revues, en vue de les poster ici-même. Je me suis fixé des limites : - Dans la mesure du possible, interprétation (reformulation) plutôt que traduction systématique. Je reprends les faits, et je rédige leur présentation. - Je ne poste que si cela se trouve dans au moins deux titres, ou bien un titre et un site internet quelconque (presse, industrie, ...). Je me posais la question du délai (ne poster que lorsque le numéro suivant est sorti) - J'essaye, autant que possible, de rester neutre dans le rapport (je mettrais mes commentaires dans un autre message, ou bien en les différenciant typographiquement). En procédant ainsi, j'espère donner de la valeur ajoutée aux informations que l'on trouve dans notre communauté et rester, si ce n'est dans un cadre légal, au moins dans les limites d'un certain "fair-use" vis à vis du travail des journalistes de ces titres. Qu'en pensez-vous ?
  21. Le site BAE Systems de Warton a commencé l'assemblage du second lot de 48 Eurofighters pour la RSAF. Selon le contrat initial, ces appareils devaient être construit au complexe d'Alsalam, à Riyadh, mais des changements au programme ont conduit à la production de ces appareils au Royaume Uni. En parallèle, l'Arabie Saoudite cherche à acquérir au plus vite une capacité swing-rôle pour les premiers Typhoon reçus. La RSAF est prête à mettre en oeuvre ces capacités avant tous les autres partenaires du programme s'il le faut, de manière à permettre aux appareils de mener des missions de frappe de précision tout en continuant d'assurer la défense aérienne. Les pilotes Saoudiens ont commencé l'entrainement A/S avec des BGL fin 2011. Les objectifs étaient marqués en buddy-lasing par des Tornado IDS equipés du pod Damocles de Thales. Le noeud du problème est dans le choix des partenaires européens d'utiliser, sur le Typhoon, la nacelle de désignation Litening III et des bombes Paveway IV dual-mode (laser-GPS). Cela fait partie du "Phase One Enhancement". Les avions Saoudiens doivent utiliser des systèmes différents, la nacelle Litening III ayant été développée en Israël et la vente de PW IV n'a pas été approuvée par les USA. Du coup, il est probable que les Saoudiens se tournent vers la nacelle Damocles déjà en service de façon satisfaisante dans leurs forces, couplée avec l'AASM Hammer. L'intégration serait réalisée au moyen de logiciels déjà développés pour les nations européennes partenaires (le code issu du P1E), et serait mise en service avant même d'avoir été validés pour un usage par les forces européennes (par une sorte d'UOR - Urgent Operational Requirement). (Sources : Air Force Monthly, Combat Aircraft et Air International, compilées et traduites par mes soins)
  22. FATac

    Eurofighter

    Pas de polémique, des nouvelles, des vraies (même si pas tout à fait neuves). Le 9 avril dernier, le Tifòn C16-51 a pris l'air depuis Getafe, en Espagne. Il s'agit du 30e Tifòn de l'Ejército del Aire. Il est probable que cet appareil soit affecté à l'Ala 15 d'Albacete. Cette unité doit recevoir 4 à 8 Eurofighters d'ici fin mai, sans qu'il soit précisé si ces appareils seront affectés en propre, avec marquage et codes spécifiques, ou s'ils seront empruntés à l'Ala 11 de Moròn. Dans le même temps, la cellule de tests de fatigue de l'Eurofighter a atteint les 12000 heures de tests, sur son banc du site BAE Systems de Brough. Cette étape valide les appareils en service pour une durée de vie de 4000 heures de vol. Les tests se poursuivent avec pour objectif d'atteindre les 18000 heures de tests dans les trois ans qui viennent, certifiant ainsi le Typhoon pour 6000 heures de vol. De plus, le contrat de support de la flotte des Typhoon de la RAF a été signé le 30 mars, pour un montant de 446 millions de £. Ce contrat court sur 5 ans et rassemble et unifie un grand nombre de contrats signés séparément auparavant. Cela couvrira la maintenance, les mises à jour de parc pour en assurer l'homogénéité, et des infrastructures de tests et d'évaluation dédiées aux prochaines améliorations des capacités Air-Air et Air-Sol Par ailleurs, le détachement 1435 de Mount Pleasant, aux Falklands, est toujours constitué de 4 appareils. Il s'agit des premiers Typhoons Tranche 2 Block 8 produits. Ils disposent des tous derniers développement logiciels pour les missions Air-Air. Ils n'ont aucune capacité Air-Sol. Enfin, une récente visite de David Cameron à Tokyo a relancé les contacts afin de remettre l'Eurofighter dans la course au F-X. La possibilité de remplacer les F-4 par ce fameux F-X s'estompe si le F-35 est retenu, alors qu'un choix du Typhoon permettrait de tenir les délais. Les deux premiers ministres signeront un memorandum dans ce sens lors de leur prochaine entrevue. (Sources : Air Force Monthly, Combat Aircraft et Air International, compilées et traduites par mes soins)
  23. [H.S. quasi politique] Non, ce n'était pas une histoire de fou, c'était un projet tout à fait légitime, relevant d'une position libérale assez pure, sans être pour autant extrême. En gros, s'agissant des moyens alloués à/utilisés par la fonction publique (et la chose militaire relève de la fonction publique), deux dogmes s'affrontent, en éliminant toute position intermédiaire au fil du temps : le "tout libéral" qui vise à externaliser tous les services annexes, au prétexte que ce n'est pas le coeur de compétence ni la mission première. Ainsi, cette externalisation permet de ne pas entretenir des moyens et des compétences coûteuses, de dégager du personnel disponible pour les missions principales et de se recentrer avec une meilleure efficacité sur le coeur de métier. Cela fait donc des composantes de l'État un client "comme les autres" de fournisseurs externes de services. Lorsque ces fournisseurs n'existent pas encore, ils sont créés par la mise en vente, en régie ou en concession des services et des infrastructures détenues par l'État à ce propos. C'est un modèle cohérent, ça peut se défendre. le "tout public" qui vise à rassembler dans les services public tous les services et toutes les compétences pour un fonctionnement complet et autonome, pour un coût d'exploitation théoriquement supérieur à l'autre solution. Ainsi, chaque service de l'État détient les compétences nécessaires à tout le support de l'ensemble de ses missions. Si ce support n'est pas complet ou est trop coûteux à mettre en place, il est alors organisé de manière inter-services (avec les inconvénients éventuels de cultures différentes), mais reste sous tutelle gouvernementale afin d'assurer autonomie et indépendance. C'est aussi un modèle cohérent. Entre les deux modèles extrêmes, il n'est pas, actuellement, possible de savoir lequel est pertinent dans la mesure où ils n'ont jamais été exploité ou employé à fond. Certaines tendances gouvernementales ou hiérarchiques ont poussé au premier, et d'autres tendances gouvernementales et syndicales poussent au second, donnant finalement une situation batarde où les avantages de chaque modèle ne se révèlent pas, et où les inconvénients, par contre, s'expriment assez facilement, biaisant la perception que l'on a de chacun. On a donc des courants qui poussent de manière de plus en plus forte aux extrêmes, et une situation sur le terrain qui fait un peu "marée haute/marée basse" selon la couleur politique des locataires de nos palais et selon la pression de l'environnement économique et de politique extérieure.
  24. Faut pas focaliser sur l'aspect "Mi-28" = "Chasseur". Tout l'article est bourré de fautes de traduction, de tournures idiomatiques mal reprises ("les informations en ma disposition" au lieu de "à ma disposition" ou "en ma possession", par exemple). C'est donc un mauvais article sur la forme, et ça jette le discrédit sur le fond, même si celui-ci pouvait avoir une part de vérité.
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