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Tout ce qui a été posté par Wallaby
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Il parait plausible que ce soit le raisonnement de Poutine : Comme le dit Rob Lee : Et comme le dit Poutine lui-même dans son allocution du 24 février dernier : https://mid.ru/en/foreign_policy/news/1800154/ Dans le même temps, la technologie, y compris dans le secteur de la défense, évolue rapidement. Un jour, il y a un leader, et demain un autre, mais une présence militaire dans les territoires limitrophes de la Russie, si nous la laissons faire, restera pendant des décennies, voire pour toujours, créant une menace toujours plus grande et totalement inacceptable pour la Russie. Aujourd'hui encore, avec l'expansion de l'OTAN vers l'est, la situation de la Russie se dégrade et devient plus dangereuse d'année en année. De plus, ces derniers jours, les dirigeants de l'OTAN ont déclaré sans ambages qu'ils devaient accélérer et intensifier les efforts pour rapprocher l'infrastructure de l'alliance des frontières de la Russie. En d'autres termes, ils ont durci leur position. Nous ne pouvons pas rester inactifs et observer passivement ces développements. Ce serait absolument irresponsable de notre part. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Peut-être que les experts militaires du forum me corrigeront, mais quand on regarde une carte de l'Europe, la ligne la plus courte entre la mer Baltique et la mer Noire, qui a priori semble être la frontière "naturelle" la plus facile à défendre pour la Russie, est celle qui rejoint Kaliningrad à Odessa. Du coup, ce serait dommage de laisser un saillant à l'Est du Dniepr qui allongerait cette ligne. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui mais a contrario, dans le temps futur il y avait aussi la perspective d'une intégration réussie de l'Ukraine dans l'OTAN, c'est à dire une armée ukrainienne pleinement modernisée, au top de la forme dans x années. Donc dans x années qu'est-il préférable du point de vue de Moscou : d'avoir à se battre contre une armée OTAN au top niveau ou contre des cocktails Molotov ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.bfmtv.com/international/guerre-en-ukraine-bolsonaro-dit-que-le-bresil-restera-dans-la-neutralite_AD-202202280028.html Le Brésil "va continuer dans la neutralité" et ne va pas "prendre parti" à propos de l'invasion russe de l'Ukraine, a déclaré dimanche son président Jair Bolsonaro. "Nous n'allons pas prendre parti, nous allons continuer dans la neutralité et aider selon nos possibilités à la recherche d'une solution. Nous voulons la paix, mais nous ne voulons pas nous attirer des conséquences ici", a dit le chef d'Etat d'extrême droite, rappelant aussi que le Brésil "dépend beaucoup" des fertilisants russes. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je me pose les mêmes questions. Et si la pause du convoi militaire russe devant Kiev reflétait le fait que Poutine hésite ? Le Plan A d'un effondrement instantané de l'Ukraine ayant échoué, il se retrouve sans plan B, la possibilité s'offrant à lui de raser Kiev comme Grozny, mais n'ayant pas l'argent pour la reconstruire ensuite, ni d'argument convainquant à présenter à l'opinion publique russe, ni de perspective de rester dans l'histoire autre chose que comme le président qui a rasé Kiev - le berceau de la russitude - de la carte, sans pouvoir la reconstruire. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Nixon doit plutôt être consterné de voir que tous ses efforts pour séparer la Chine de la Russie ont été annihilés par ses successeurs à la Maison Blanche. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Le problème quand on assiste à un tel unanimisme c'est que cela inclut les députés européens de tous les partis des chefs d'États et de gouvernements. Donc on voit mal comment les présidents et premiers ministres appartenant à ces partis pourraient s'en dissocier. Est-ce qu'Olaf Scholz peut dire qu'il est contre, après que tous les députés SPD du parlement européen se soient prononcés pour ? Est-ce que Mark Rutte peut dire qu'il est contre, après que tous les députés européens du VVD se soient prononcés pour ? -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.spiegel.de/politik/deutschland/bundeswehr-spd-linke-lehnen-militaerplaene-von-olaf-scholz-ab-a-8b764324-a5a6-443e-ae1f-faaaf10c0ced (2 mars 2022) "Nous rejetons le fonds spécial pour le réarmement de 100 milliards d'euros proposé dimanche par le chancelier Scholz et les dépenses d'armement permanentes de plus de deux pour cent du produit intérieur brut", peut-on lire dans une déclaration prévue pour mercredi par le groupe de gauche du SPD "Forum Demokratische Linke" (DL21) et d'autres organisations au sein et en dehors du parti. Le groupe de gauche DL21 a certes perdu de son influence au sein du SPD au cours des dernières années, mais il se remet en place après un remaniement personnel. Actuellement, environ 25 députés du Bundestag font partie de son noyau dur. On ne sait toutefois pas combien d'entre eux soutiendront la déclaration, qui ne devrait pas être signée par des personnes individuelles. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
As-tu lu la suite de mon message expliquant qu'ils ne partiront pas ? S'ils ne partent pas, je ne vois pas comment ils pourraient arriver, même trop tard. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne vois pas ce qui interdit à la Grèce de se soucier à titre humanitaire et droit de l'hommiste d'une minorité quelle qu'elle soit, quelle que soit sa nationalité ou citoyenneté. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.understandingwar.org/backgrounder/russian-offensive-campaign-assessment-march-1 Les communiqués indiquant que la longueur du convoi est passée de 17 à 40 miles sont probablement inexacts. Un porte-parole de Maxar Technologies a précisé à l'ISW que Maxar a obtenu de nouvelles images montrant une plus grande partie du convoi, et non un convoi plus long. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Non on n'a pas de précisions, car lesdites précisions sont "secret défense". https://www.tagblatt.ch/international/militaerhilfe-eu-verspricht-ukraine-kampfjets-liefern-polen-slowakei-und-bulgarien-jetzt-ihre-mig-29-aus-sowjetischer-produktion-ld.2257049 (28 février 2022) La Commission européenne n'a pas voulu rendre publics lundi les détails d'une éventuelle livraison d'avions de combat et de l'aide militaire. On ne sait pas non plus si elle organisera pour Kiev des drones de combat turcs de type Bayraktar TB2, que l'armée ukrainienne possède également déjà et qui se sont révélés extrêmement efficaces au combat. "C'est la guerre. Je ne donnerai pas d'informations qui pourraient être utiles à l'autre partie", a déclaré le représentant des affaires étrangères Josep Borrell. Les Russes ont en outre clairement fait savoir qu'ils considéraient l'aide de l'UE comme un acte hostile et qu'ils attaqueraient tout acteur ou toute entité qui y participerait. https://www.newsweek.com/eu-ukraine-fighter-jet-promise-falling-apart-russia-advances-slovakia-poland-bulgaria-1683588 (1er mars 2022) La promesse de l'Union européenne d'armer l'Ukraine d'avions de combat pour l'aider à lutter contre l'invasion russe semblait s'écrouler mardi matin, les trois pays présentés comme contributeurs ayant démenti leur participation. La Pologne, la Bulgarie et la Slovaquie étaient apparemment prêtes à transférer à l'Ukraine des avions de combat MiG-29 et Su-24 de fabrication russe afin de renforcer la défense du pays, les avions de combat de Kiev étant constamment dégradés par les chasseurs et les armes anti-aériennes russes. Les trois pays seraient au cœur de l'effort de l'UE, annoncé lundi par le chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell, car ils seraient les seuls membres du bloc à disposer d'avions de fabrication russe prêts à voler. Les avions donnés aux Ukrainiens doivent être de fabrication russe afin que les pilotes ukrainiens puissent les piloter sans formation supplémentaire longue et coûteuse. Mais il semble que M. Borrell ait été trop prompt à promettre de nouveaux avions. Un porte-parole du ministère slovaque des Affaires étrangères a déclaré à Newsweek mardi matin : "La Slovaquie ne fournira pas d'avions de chasse à l'Ukraine." La Bulgarie a également rejeté le plan. Le Premier ministre Kiril Petkov a déclaré lundi que son pays ne disposait pas d'un nombre suffisant d'avions en état de marche ou de pièces détachées, et qu'il n'avait actuellement pas assez de chasseurs pour assurer seul la surveillance de son propre espace aérien. Le président polonais Andrej Duda a déclaré après une conférence de presse avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg : "Nous n'envoyons pas d'avions à réaction en Ukraine car cela ouvrirait une ingérence militaire dans le conflit ukrainien. Nous ne nous joignons pas à ce conflit. L'OTAN n'est pas partie à ce conflit." -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Comme cela a été le cas pour la Turquie. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20220227IPR24205/invasion-russe-en-ukraine-les-deputes-veulent-une-reponse-plus-ferme À la suite de l’invasion russe en Ukraine, les députés préconisent des sanctions plus sévères contre la Russie et de nouveaux efforts pour accorder à l’Ukraine le statut de candidat à l’UE. Le texte a été approuvé par 637 voix pour, 13 contre et 26 abstentions. La résolution demande aux institutions européennes de faire en sorte d’accorder à l’Ukraine le statut de candidat à l’UE. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
1er mars 2022 3:53 Jean-Pierre Chevènement : Beaucoup de gens s'expriment sans esprit de responsabilité, sous l'empire de l'émotion. Et naturellement, sous l'empire de l'émotion on peut dessiner des fresques avantageuses : l'adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne, le processus qui doit être suivi prend des années. Ça ne peut pas se faire comme ça. J'ajoute que si l'on veut parfaire la désindustrialisation de la France, il faut en effet faire adhérer des pays à très bas coût de main d’œuvre. C'est comme ça qu'on a déjà procédé à un élargissement, qui a eu ses conséquences, il faut bien le voir. Cela mérite discussion. Tout cela mérite d'être pesé. Je pense que trop de gens s'expriment au nom d'une autorité qu'ils n'ont pas sur des domaines infiniment complexes, et où l'on gagnerait à faire preuve d'un minimum de retenue. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
https://jamestown.org/program/why-the-ukrainian-defense-system-fails-to-reform-why-us-support-is-less-than-optimal-and-what-can-we-do-better/ (16 juin 2021) Résumé exécutif Après sept ans de guerre, le système de défense ukrainien ne s'est pas réformé. Les raisons en sont extraordinairement complexes et entremêlées. Elles vont du manque de direction politique à l'incapacité ou à la réticence des officiers à remettre en question un système marqué par des lois, des règles et des règlements obsolètes ou préjudiciables, car leur violation est synonyme de punition et d'échec professionnel, en passant par la sélection continue d'officiers supérieurs qui sont des "commandants rouges" de la vieille école, c'est-à-dire opposés à l'OTAN et désireux de maintenir l'héritage soviétique. L'aide "Gold Standard" de plus de 2 milliards de dollars apportée par les États-Unis à l'Ukraine depuis le début de la guerre russe n'a eu aucun retour sur investissement notable, et encore moins quantifiable. En effet, les réformes impulsées par les États-Unis ne réussiront pas si le style et les méthodes de soutien ne sont pas modifiés. Une telle refonte de l'assistance militaire américaine devra inclure une plus grande conditionnalité de l'aide, la prise en charge du programme par un seul commandant militaire entièrement concentré sur les réformes et les dépenses, et une plus grande importance accordée à la sélection et à la formation des personnes envoyées pour aider après une étude beaucoup plus approfondie des problèmes et des défis existants. Introduction Il est remarquable et invraisemblable qu'après sept ans de guerre, ni l'armée ukrainienne ni l'industrie de la défense n'aient subi de réformes substantielles ou durables. Historiquement, au cours des deux guerres mondiales du début du 20e siècle, la peur de perdre a créé de puissantes motivations dans tous les camps pour adopter des changements et des innovations dans tous les aspects de la défense. Ces guerres ont conduit à la création de nouvelles forces, comme le Special Air Service, à des innovations comme le char d'assaut, les fusées à longue portée et les drones, et, bien sûr, à la bombe nucléaire. Mais plus de sept ans après avoir perdu la Crimée et les combats ayant embrasé l'est du Donbas, l'Ukraine n'a pratiquement pas fait plus de changements que ceux qui se seraient produits naturellement par l'évolution au fil du temps ou en réaction aux attaques russes. De plus, même ces développements progressifs n'ont absolument pas réussi à créer une réponse militaire raisonnable. Cela semble inexplicable, mais c'est tout à fait vrai. L'étude suivante décrit comment et pourquoi cela s'est produit, ainsi que les raisons pour lesquelles cela continue à ce jour. L'étude et l'analyse se composent de trois parties principales. Tout d'abord, la section sur le contexte couvre la guerre et plante le décor de l'énorme soutien extérieur et des efforts de réforme qui ont suivi. Ensuite, le document décrit les raisons pour lesquelles peu de réformes ont effectivement eu lieu, malgré la volonté, la grande énergie et les ressources des États-Unis et des alliés de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) pour apporter leur aide. En Ukraine, il n'y a eu que peu ou pas d'orientation politique ou de soutien au changement, malgré la rhétorique contraire. L'ossature et la chair du système militaire restent résolument soviétiques, tant dans l'approche que dans les méthodes, étayées par un solide héritage de lois, règles et règlements soviétiques. Le secret est omniprésent. Le système, que l'on peut qualifier de défaillant, est fortement maintenu par des officiers et des personnels peu enclins au changement et prompts à punir. Le système de passation des marchés publics reste résolument dysfonctionnel, même si des modifications positives de la loi étaient censées favoriser la concurrence et la transparence. Deuxièmement, le document examine pourquoi le système de soutien américain "Gold Standard" ne fonctionne pas comme souhaité. En particulier en Ukraine, il faut expliquer pourquoi il ne crée pas les effets souhaités. Cette étude met donc en évidence des facteurs tels qu'une compréhension insuffisante de la culture et de l'organisation ainsi que des dysfonctionnements découlant d'un manque de conditionnalité de l'aide. Troisièmement, cette étude suggère comment faire progresser le soutien américain, notamment en recommandant d'affecter au processus un commandant militaire unique qui se concentrera sur la réforme et les dépenses, ainsi qu'en mettant davantage l'accent sur la sélection et la formation du personnel. Tout au long de ce document, il est important de garder à l'esprit que l'armée ukrainienne, de la direction politique au soldat de base, fonctionne comme l'un des derniers vestiges du système communiste et soviétique. Les pathologies sont profondes. Elle n'est pas représentative du vaste ensemble de la société ukrainienne, mais doit plutôt être considérée comme une anomalie historique dans un pays qui se modernise lentement. Arrière plan L'Ukraine possède l'un des systèmes de défense et de sécurité post-communistes les plus complexes qui subsistent dans les anciens espaces de l'Union soviétique, du Pacte de Varsovie et de la Yougoslavie. Si la guerre et le soutien des alliés ont permis aux soldats ukrainiens de la ligne de front de s'améliorer considérablement, le système de défense lui-même est clairement et publiquement brisé au niveau organisationnel - peut-être au-delà de toute réparation, selon de nombreux militants soutenant la défense. Avant 2014, les forces de défense ukrainiennes étaient encouragées à être "amies" avec leurs alliés russes, tandis que les forces armées elles-mêmes étaient systématiquement détruites et émasculées par les politiciens, dont l'ancien président Viktor Ianoukovitch. Cela s'est produit par le simple fait de supprimer toute partie du système susceptible de dissuader ou de combattre la Russie. De vastes pans d'équipements militaires opérationnels ont été vendus ou stockés, et les unités les plus importantes ont été supprimées. La fermeture du quartier général du commandement des opérations conjointes, qui avait été créé et développé pendant plusieurs années avec l'aide et la formation des États-Unis, est un exemple typique de ces actes. Il n'a toujours pas été recréé, malgré la guerre. Ainsi, en sept ans de guerre, les forces de défense ne sont toujours pas réformées et, dans de nombreux cas, leur gestion est dysfonctionnelle. Pas plus tard qu'en avril, des plaintes publiques ont été déposées au sujet de la mauvaise nourriture de l'armée,[10] au point même d'avoir une réunion publique spéciale de la commission parlementaire de la défense exigée par la députée Solomiia Bobrovska. Elle avait inspecté la nourriture de la marine et avait constaté qu'elle manquait cruellement et qu'il s'agissait d'un monopole d'approvisionnement.[11] Les trop-perçus massifs pour les projets de logement de la défense et de nombreuses autres expositions publiques, telles que les carrières mal gérées, se poursuivent aujourd'hui.[12] Le soutien médical dans l'armée reste dysfonctionnel, notamment en ce qui concerne le COVID-19. L'approvisionnement est tout simplement défaillant, tant au sein du ministère de la Défense que dans les relations avec les entreprises de défense. La corruption et l'inefficacité sont au cœur de tout cela[13]. Le désordre entourant les nouvelles armes et les nouveaux équipements est légion. Aucun de ces problèmes n'est nouveau. Ils se répètent régulièrement, mais malgré les déclarations fracassantes du ministère de la Défense et parfois les licenciements de personnel, rien ne semble changer. Le mantra habituel est que tout va bien, que nous avons achevé la mise à niveau de milliers de normes de l'OTAN et que la réforme se déroule bien. Dans l'armée, le système est encore rempli de "commandants rouges" à tous les niveaux, qui punissent ceux qui ont des opinions favorables à l'OTAN[14]. Il n'est donc guère surprenant que 65 % des soldats partent après leur premier contrat. Et bien que l'armée soit publiquement déclarée forte de 250 000 hommes, la force de combat réellement entraînée est plutôt de 130 000 hommes, et probablement moins. De nombreux soldats non combattants se trouvent dans les grandes structures de formation et d'administration héritées de l'ère soviétique, aux côtés de civils et de conscrits qui ne sont pas déployés à la guerre. La chose la plus difficile à accepter pour les observateurs extérieurs est qu'une grande partie de ce qu'ils lisent et entendent est une illusion créée par le gouvernement et les états-majors de la défense, destinée à convaincre leurs propres compatriotes, les alliés de l'OTAN et probablement même la Russie que la réforme est en cours et que les forces sont puissantes et fortes. Bien sûr, certains changements sont en cours - il doit y en avoir après plus d'une demi-décennie de guerre. Les troupes de première ligne se sont améliorées de façon incommensurable. Les forces d'opérations spéciales (SOF) sont considérablement meilleures. Une partie de ces progrès est due à la guerre et au passage naturel du temps, mais une grande partie est due à l'énergie et aux énormes ressources fournies par les États-Unis et les alliés de l'OTAN. Et pourtant, cela n'a pas apporté à l'Ukraine les avantages opérationnels auxquels on aurait pu s'attendre compte tenu du niveau de l'effort américain. Mais dans le même temps, les organisations de volontaires tentent d'éviter le désastre organisationnel créé par des décisions politiques et militaires qui dégradent gravement l'efficacité opérationnelle[15]. Par exemple, la dernière doctrine navale destinée à remplacer celle de 2035, soutenue par les États-Unis, est "néfaste et impraticable car elle ne repose que sur des ambitions et ne tient pas compte des ressources réelles de l'État qui peuvent être affectées à la marine"[16]. La promotion aux postes supérieurs est dominée par la loyauté envers les chefs militaires et politiques (personnelle, financière et matérielle) ou par les pots-de-vin. Les concepts de formation de base ont peu changé depuis l'époque soviétique ; et ce que l'Occident appelle la "formation collective", dans laquelle l'exercice de la doctrine, le leadership et la prise de décision dominent, n'existe que lorsque les unités se déploient dans le cadre d'exercices de l'OTAN. Le système n'en reconnaît toujours pas la nécessité ou la valeur, probablement parce qu'il n'a aucun fondement dans la pensée soviétique et qu'il va à l'encontre de la culture centralisée dominante. Une grande partie des preuves de cette affirmation a été recueillie par Come Back Alive,[17] la plus grande ONG soutenant financièrement les forces militaires ukrainiennes. Les membres de l'équipe sont principalement d'anciens militaires qui se trouvent chaque semaine sur la ligne de front. Ils fournissent un soutien important aux troupes de première ligne, notamment des viseurs d'armes, des drones et une formation qui n'est pas assurée par les forces armées elles-mêmes. Ils ont également réalisé récemment une enquête sur l'armée, en essayant de déterminer pourquoi les soldats volontaires (sous contrat) partent en si grand nombre. D'autres preuves proviennent d'officiers supérieurs à la retraite, de militants et de volontaires qui travaillent avec des unités, de militaires d'active et de réserve dans le système, et d'un large éventail de responsables et de militaires américains qui ont été engagés ou ont servi en Ukraine. Avant de discuter des causes possibles de l'échec de la réforme, il faut comprendre comment cet échec se manifeste. Parmi les centaines de cas de ce type, deux sont particulièrement saillants : l'échec des achats du ministère de la Défense et l'échec de la réforme de l'artillerie. La première cause des pénuries opérationnelles non seulement au sein du système lui-même, mais aussi en laissant l'industrie de la défense avec du travail mais sans financement[18]. La seconde défaillance de l'état-major général a laissé une partie clé du système dépassée et totalement non modernisée. Les deux, combinés, ont fait en sorte que les unités d'artillerie ukrainiennes manquent totalement de munitions et que les troupes de première ligne courent un risque élevé d'échec opérationnel. Le mirage du contrôle civil Le Bureau de la réforme a néanmoins réussi à enregistrer quelques succès, et sa présence aux réunions du ministère de la Défense et des comités militaires a commencé à forcer une plus grande attention à la modernisation et à la bonne marche des choses. Cependant, le ministre de la défense de l'époque, Septan Poltorak, a visiblement utilisé le Bureau comme un exercice de relations publiques pour la réélection du président Porochenko et la campagne d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, plutôt que pour créer un véritable changement. L'Ukraine a brièvement expérimenté la nomination d'un ministre de la défense civil, Andriy Zagorodnyuk (29 août 2019 - 4 mars 2020), mais ses tentatives pour endiguer la corruption ont rapidement entraîné son remplacement. Lorsque le ministre de la défense suivant, le général Andriy Taran, est arrivé, il a immédiatement fermé le Bureau de la réforme, pourtant fortement soutenu par la communauté internationale. Il a également supprimé le Conseil civil, qui supervisait et conseillait le ministre, et a illégalement licencié le principal conseiller en matière de réforme, le capitaine Andrii Ryzhenko, l'architecte, avec le soutien des États-Unis, de la réforme navale de l'Ukraine de l'après-Maidan. Tout cela s'est passé sans aucun commentaire du bureau présidentiel ou du cabinet. Enfin, le contrôle civil est gravement faussé par les oligarques. Ils manipulent la nomination des hauts postes au sein du gouvernement. L'actuel commandant en chef, Khomchak, est réputé associé au milliardaire Ihor Kolomoysky[38]. Les oligarques souhaitent gérer les affaires de manière non transparente, ce qui leur permet de continuer à voler l'argent du budget du ministère de la défense. Ils ne veulent pas de changements à l'égard de l'OTAN, et cela peut être jugé par la façon dont ils détournent les achats des besoins opérationnels réels vers des articles coûteux dans lesquels les oligarques ont des intérêts financiers. Éducation et formation Une partie du personnel militaire étudie et se forme désormais aux normes de l'OTAN avec l'aide des États-Unis et de leurs alliés. Toutefois, cela se produit presque exclusivement au niveau tactique. Aux niveaux stratégique et opérationnel, l'éducation et la formation sont encore principalement soviétiques, y compris l'enseignement de l'art opérationnel soviétique. Pour devenir professeur de défense à l'Université de défense nationale (NDU) d'Ukraine, il faut consacrer quatre années à l'écart de l'armée traditionnelle pour obtenir un doctorat en sciences militaires, un domaine qui n'existe pas à l'Ouest. Toute la formation doctorale des futurs conférenciers de la NDU provient de la vieille école. La pratique occidentale normale, selon laquelle un officier enseigne directement après les opérations, alors que les leçons sont encore fraîches dans l'esprit, n'existe pas en Ukraine. Ainsi, le cycle soviétique de l'éducation à la NDU se poursuit sans interruption. Après l'école d'officiers de base, il n'existe pas de cours opérationnels efficaces, car ils sont dispensés en classe à la NDU. Il y a donc un manque total de connaissances sur le travail de terrain vital aux niveaux de commandement de la compagnie, du bataillon et de la brigade. Il n'y a pas non plus de formation adéquate du personnel. Certaines des connaissances qui pourraient aider les commandants de brigade sont enseignées dans le cadre d'un cours de deux ans à la NDU, mais bizarrement pas avant d'avoir terminé leur commandement. Il existe également une différence fondamentale sur le plan conceptuel entre le processus de commandement de mission enseigné par les États-Unis et les alliés et le processus de réflexion sur les ordres des officiers ukrainiens. Mais les Ukrainiens pensent que c'est la même chose, et les alliés pensent que les Ukrainiens comprennent la pensée occidentale. En raison des facteurs culturels, les deux parties ne pourraient pas avoir plus tort. Industrie de la défense, recherche et développement, et soutien aux achats La meilleure illustration de l'industrie de la défense contrôlée par le gouvernement est qu'après sept ans de guerre, l'usine de chars est en faillite. La deuxième meilleure illustration est qu'il a fallu autant d'années pour créer la première usine nationale de munitions, qui, en fait, est encore loin de produire des munitions d'artillerie utilisables. La société ombrelle publique de l'industrie de la défense, Ukroboronprom, est en cours de réforme et est désormais officiellement rentable. Mais si le gouvernement soutient cette évolution, il ne fait rien pour les fabricants de défense indépendants qui produisent des équipements de classe mondiale tels que des véhicules blindés modernes à propulsion hybride, des drones d'attaque, des radars anti-sniper, des systèmes de commande et de contrôle et des avancées technologiques pour les viseurs d'armes directs et indirects. Pour des raisons qui leur sont propres, le ministère de la défense et l'état-major général évitent pratiquement toutes ces avancées. Il est important de noter que ces entreprises ne sont pas corrompues. Les institutions militaires officielles ukrainiennes de recherche et de développement sont toujours dirigées par des "leaders" soviétiques qui ne connaissent ni l'OTAN ni l'anglais. Ils sont sûrs de leur position non pas parce qu'ils sont créatifs, mais parce que, premièrement, ils préparent des thèses de doctorat pour les hauts fonctionnaires du ministère de la défense et de l'état-major général (qui ne rédigent pas les leurs). Et deuxièmement, ils forment un groupement incestueux avec l'état-major et l'industrie de la défense pour établir et manipuler injustement les exigences techniques des nouveaux équipements et armements[39]. Cela permet également de s'assurer qu'ils se concentrent sur ce qu'ils savent déjà et ne soutiennent pas les avancées possibles qui pourraient venir de l'extérieur. -
Ukraine 3
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.russiamatters.org/analysis/nato-or-bust-why-do-ukraines-leaders-dismiss-neutrality-security-strategy (9 février 2022) Un sondage mené du 28 novembre au 10 décembre 2021 par le Centre de surveillance sociale a montré que, lorsqu'elles sont confrontées au choix entre l'adhésion à l'OTAN et le non-alignement, 45,6 % des personnes interrogées privilégient le statut de "non-aligné" contre 40,8 % l'adhésion à une alliance militaire telle que l'OTAN. En l'absence d'un débat public sur les mérites de la neutralité, ces résultats suggèrent que le statut de neutralité de l'Ukraine pourrait devenir le choix majoritaire tout aussi facilement que l'adhésion à l'OTAN, malgré la quasi-unanimité des experts et des décideurs politiques en faveur de cette dernière. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas très "opérations militaires" comme sujet. Mais sinon, de manière moins visible, moins spectaculaire, il y a toujours des milliers de mètres cubes de gaz qui continuent de passer dans les tuyaux depuis la Russie vers l'Europe occidentale. Si ton logement est raccordé au gaz, comme la Russie représente 20% des importations françaises, tu peux imaginer qu'un jour sur 5 tu te chauffes ou tu cuisines au gaz russe. Si tu es allemand c'est 50 %. Si tu es polonais, c'est 80% : 4 jours sur 5. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
"Paroles paroles" comme dit Dalida. Dans les faits, sa présidence n'a pas été à l'image de son discours de campagne. Il a été contré par ce que je raconte quelques messages plus haut à propos de la formule Steinmeier [1] et n'a pas pu avancer dans le sens d'une réconciliation. Il a essayé, mais il a échoué. [1] http://www.air-defense.net/forum/topic/26674-guerre-russie-ukraine-2022-répercussions-géopolitiques-et-économiques/?do=findComment&comment=1496546 -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
En gardant en tête que : - Zelensky était conspué en Occident : un méchant "anti-système" populiste à la solde de l'oligarque Kolomoisky. Le candidat soutenu par les Occidentaux étant Porochenko. - Dans son programme électoral, Zelensky a appelé à un apaisement des tensions avec la Russie et avec les séparatistes, ainsi qu'à des propositions conciliantes vis-à-vis des revendications linguistiques des russophones, alors que Porochenko représentait au contraire l'accroissement des tensions avec la Russie et le clivage entre ukrainophones et russophones. - des adversaires de Zelensky voyaient en lui un "complice de l'occupation culturelle" prorusse. En court : En un peu plus long : - Et la même chose en encore plus long : -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est juste que Bruno Le Maire est quelque chose comme le N°3 du gouvernement français et que Medvedev doit avoir à peu près le même rang dans le gouvernement russe. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
La proposition la plus avancée pour concilier les deux parties et avancer la mise en application de l'accord a été la "formule Steinmeier" du nom du ministre des affaires étrangères allemand d'alors, devenu aujourd'hui président de l'Allemagne : - -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est un peu ce que l'Union Européenne a fait en Grèce durant la crise financière. C'est ce que les Américains ont fait en Russie durant la période Clinton-Yeltsine, si j'en crois le documentaire de Madeleine Leroyer "Hold Up à Moscou" diffusé sur Arte dernièrement. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour la énième fois, ni l'Autriche ni la Finlande n'étaient des "États fantoches" de l'Union Soviétique. -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://web.de/magazine/politik/russland-krieg-ukraine/bundeswehr-aufruestung-habeck-baerbock-scholz-100-milliarden-plan-ueberrascht-36650002 (1er mars 2022) Face à l'attaque russe contre l'Ukraine, l'Allemagne veut réarmer massivement la Bundeswehr. Elle devrait recevoir 100 milliards d'euros pour des investissements et des projets d'armement via un fonds spécial, comme l'a annoncé dimanche le chancelier Olaf Scholz - prenant ainsi par surprise, selon les médias, le vice-chancelier Robert Habeck et la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock. Les deux ministres n'auraient pas été mis au courant du montant de l'investissement.