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Tout ce qui a été posté par Wallaby
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Quand Denis Meadows dit, en 2012 : "nous sommes à 150% de la capacité porteuse mondiale", il parle d'empreinte écologique. Qu'est-ce que l'empreinte écologique ? https://www.edfenr.com/lexique/empreinte-ecologique/ [L' l'empreinte écologique] mesure la superficie de terres nécessaire pour qu’un individu ou une population puisse subvenir à ses besoins. Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag). Un hectare global est un hectare ayant la capacité de production de ressources et d’absorption de déchets correspondant à la moyenne mondiale. Pour calculer l’empreinte écologique, il faut soustraire les ressources utilisées par un individu (les activités humaines) par les ressources produites par la planète sur un an (la biocapacité). L’empreinte écologique permet de mieux appréhender le fait que l’humanité consomme plus de ressources que les stocks disponibles sur la planète. La biocapacité disponible par personne en 2006 était ainsi de 1,8 hag, alors que l’empreinte écologique d’un homme moyen était au même moment de 2,6 hag. Le dépassement était donc de 40 % à ce moment-là. Aujourd’hui, en moyenne, un Français a besoin de 5 hectares pour subvenir à ses besoins, soit l'équivalent de 10 terrains de foot. Un américain en utilise le double : 10 hectares. Le jour du dépassement correspond au jour où l’intégralité des ressources naturelles renouvelables de la Terre pour l’année ont été consommées. Cela signifie que la population vit à crédit à partir de ce jour. En 2020, on estime que le jour du dépassement était le 22 août. Cette date tombe chaque année de plus en plus tôt dans le calendrier.- 2 244 réponses
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
C'est un article qui se termine sur la "croyance au père Noël" (comme dirait Barrau) du "développement durable" avec l'idée qu'il suffirait de faire une bonne pub pour le développement durable, pour le bio, par opposition à la mauvaise pub pour le mauvais développement non durable. Mais ça ne marche pas. Le développement durable est un oxymore, en tout cas selon Denis Meadows : https://www.smithsonianmag.com/science-nature/is-it-too-late-for-sustainable-development-125411410/ (15 mars 2012) Pour autant que je puisse en juger, les personnes qui utilisent ce terme [de “développement durable”] veulent dire, essentiellement, qu'il s'agit d'une phase de développement où ils peuvent conserver ce qu'ils ont mais où tous les pauvres peuvent rattraper leur retard. Ou bien, ils peuvent continuer à faire ce qu'ils font, mais grâce à la magie de la technologie, ils vont causer moins de dommages à l'environnement et utiliser moins de ressources. Quelle que soit la façon dont vous utilisez le terme, ce n'est qu'un fantasme. Ni l'un ni l'autre n'est possible de nos jours. C'était probablement possible dans les années 70, mais plus maintenant. Nous sommes à 150 % de la capacité porteuse mondiale. Si on est à 150%, il faut d'abord redescendre à 100%, et ensuite on pourra rester durablement à 100%. Mais on ne peut pas rester durablement à 150%. La notion de "capacité porteuse" peut être illustrée avec le cas des rennes de l'île d'Alaska de Saint-Matthews :- 2 244 réponses
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Océanie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
16 mars 2017. Agriculture biologique à Maré, îles Loyauté, Nouvelle Calédonie- 234 réponses
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ZEE française La France d'Outre-mer et son voisinage
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
14 décembre 2022. Mü Estelle Nepwe-Eru, titulaire d'un diplôme universitaire en droit coutumier kanak [1], propose une introduction à la coutume avec l'exemple de la procédure de divorce entre deux personnes de statut civil coutumier kanak. [1] https://unc.nc/wp-content/uploads/2020/10/Brochure-Droit-coutumier-kanak_planches-1.pdf -
ZEE française La France d'Outre-mer et son voisinage
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour mémoire : https://books.openedition.org/editionsmsh/2788 (2000) De l’idée de cantonnement à la constitution des réserves - La définition de la propriété indigène. Renonçant au cantonnement, l’Algérie coloniale impose la propriété privée aux populations arabes, tandis que la Nouvelle-Calédonie coloniale élabore une notion de propriété collective qui est censée correspondre aux normes des sociétés kanak. Ralliant l’opinion de ses collaborateurs, [le gouverneur] Guillain renonce finalement à son article 2 et légitime ainsi une interprétation erronée des hiérarchies kanak. Le chef est alors confirmé dans son rôle éminent et devient l’unique élément individualisé, représentant le groupe indifférencié. Il est désormais acquis que la société mélanésienne est, par essence, collectiviste, fonctionnant sur le mode d’un « communisme primitif ». Ce travail de relecture du monde mélanésien, qui s’amorce en 1862, conduit à la notion de « tribu » (...) Celle-ci est définitivement fixée par l’arrêté du 22 janvier 1868 qui prévoit de réserver à chaque « tribu » une portion de son ancien territoire, portion incommutable et inaliénable. Refusant d’appliquer en Nouvelle-Calédonie le sénatus-consulte de 1863 [qui privatise le sol algérien], Guillain maintient, contre l’avis de son ministère de tutelle, le principe de la propriété collective kanak permettant l’organisation des réserves. source : 17 mai 2024 à 15:07 https://www.lemonde.fr/politique/live/2024/05/21/en-direct-nouvelle-caledonie-le-point-sur-la-situation-en-fin-de-journee_6233400_823448.html -
ZEE française La France d'Outre-mer et son voisinage
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Plutôt qu'avec l'URSS, le parallèle n'est-il pas à faire avec le système de propriété mis en œuvre par le colonisateur français dans les "tribus" en Nouvelle Calédonie et qui subsiste aujourd'hui sous l'appellation de "terre coutumière" ? (Et je rappelle qu'en métropole, subsistent également des "biens sectionnaux" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_de_section qui viennent tout droit des communaux du Moyen-Âge : https://www.universalis.fr/encyclopedie/communaux/ ) https://metropolitiques.eu/Terres-coutumieres-et-communs.html (6 avril 2020) La loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie (1999) définit les terres coutumières comme inaliénables, insaisissables, incommutables et incessibles (les « 4i ») et reconnaît la gestion coutumière de leurs usages. Le foncier coutumier ne peut être vendu, démembré ou hypothéqué. Malgré cela, des expériences d’aménagement foncier ont pris forme depuis les années 2000, articulant règles coutumières traditionnelles et outils contemporains d’aménagement issus du droit français. L’organisation clanique est encadrée d’instances coutumières qui répartissent les droits d’administrations et d’usages en s’appuyant sur des principes relevant du sacré, du non-marchand, de l’oralité, du consensus et de la transmission. En 2018, les terres coutumières (figure 1) s’étendent sur près d’un tiers du territoire néocalédonien et appartiennent exclusivement aux populations autochtones, soit 40 % de la population (ISEE 2014). La réforme foncière a par la suite permis la redistribution de 167 000 hectares de terres domaniales ou privées aux Kanak, permettant de faire passer la part de terres coutumières sur le territoire à 27 % contre 16 % de propriétés privées et 56 % de domaine public. Des municipalités ont donc créé de nouveaux types de documents d’urbanisme, non opposables, tels que la « cartographie des risques », développée en réponse à la catastrophe de Houaïlou de 2016 ou les « Modalités d’application des règles provinciales d’occupation et d’utilisation des sols » (Marpous). Ceux-ci constituent des supports de négociation entre les acteurs coutumiers et de droit commun public et privé pour définir le dessin et le financement de projets de lotissements. D’autres communautés kanak ont, quant à elles, négocié la mise à disposition temporaire de foncier ou la permission d’aménagement dans une zone d’influence pour financer la réalisation de leurs propres lotissements tribaux. C’est le cas du clan Waka à Dumbéa (figure 3). Dans ces deux types de situation, le foncier coutumier semble préserver sa fonction de bien commun, géré collectivement par la communauté, et visant directement les besoins de la communauté (ici, le logement). Sans remettre en cause la règle des « 4i » [inaliénables, insaisissables, incommutables et incessibles], une part des terres coutumières de la communauté devient une ressource économique. Pour cela, les pouvoirs publics s’impliquent pour garantir les accords et les communautés kanak s’organisent en Groupement de droit particulier local (GDPL). Cette structure juridique souple permet à la communauté d’être représentée par une personne morale, de négocier avec les acteurs de l’aménagement et d’utiliser des outils de droit commun tout en retranscrivant la gouvernance coutumière. En effet, la structure traditionnelle de la société kanak permet la représentation de toutes les familles par un système de chefferies de clans, tribus et districts, construisant le chemin coutumier. Ce dernier est le garant de la construction et du maintien du consensus : les GDPL les retranscrivent. Ainsi structurées, des chefferies profitent alors de la proximité de leurs terres avec des espaces urbains dynamiques pour proposer l’aménagement de zones artisanales ou d’activité. C’est le cas de la tribu de la Conception au Mont-Dore, dont les clans se sont organisés en un GDPL nommé Yanna. 4,5 hectares ont été aménagés pour accueillir notamment une station-service et des commerces. C’est également le cas des clans de la tribu de Baco, dans la zone VKP. 36,6 hectares ont été aménagés pour construire un centre commercial, une station-service, des bureaux, des ateliers. D’autres projets sont dédiés au tourisme, comme dans le district du Wetr sur l’île de Lifou. La Grande Chefferie du Wetr, regroupant 17 tribus, s’est organisée en GDPL pour préparer l’aménagement d’un village mélanésien (figure 5), d’un ponton et de bureaux sur 5 hectares. Enfin, des bailleurs sociaux publics, tels que la Société immobilière de Nouvelle-Calédonie, et privés, tels que le Fonds social de l’habitat, ont passé des accords afin de construire sur terrains coutumiers des logements sociaux non spécifiquement destinés aux populations kanak. Ces projets ont pu être réalisés via des délégations temporaires de droit d’usage allant jusqu’à 30 ans. Cette évolution a amené les communautés kanak à s’organiser, à trouver un consensus dans une répartition de leurs terres en intégrant des éléments exogènes et à trouver les passerelles pour concilier la gestion d’un bien commun et le développement économique. Il a notamment fallu décider de la distribution des bénéfices au sein du groupe, soit par un système de répartition par familles, soit par des investissements dans des équipements utiles à tous. Les accords faits entre les communautés kanak et les investisseurs peuvent à tout moment être remis en question, les « 4i » garantissent toujours la souveraineté de l’organisation coutumière sur l’usage de la terre. source : https://jybe.fr/en/nouvelle-caledonie/ -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Je laisse de côté le problème de la publicité. L'être humain est un primate social, comparable au chimpanzé ou au gorille - et moins à l'orang-outan qui est solitaire - et ce qui compte le plus pour ce type d'espèce, le désir principal, c'est d'être inclus dans le groupe, dans la tribu. Ils sont prêts à sacrifier aux rituels et comportements prescrits par le groupe si ça leur permet d'être inclus.- 2 244 réponses
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Pologne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Je m'aperçois que j'avais oublié de fact-checker cette histoire. Voilà donc les précisions qui s'imposent : https://pl.wikipedia.org/wiki/Widelec#W_Polsce Selon certaines sources, Henri de Valois (par ailleurs fils de Catherine de Médicis), en fuyant Cracovie en 1574, aurait également emporté un jeu de fourchettes, qu'il aurait vu pour la première fois en Pologne[23] et qui étaient censées être plus largement inconnues en France[21][24][25][a]. C'est pourquoi certaines sources attribuent à Valois la diffusion de l'habitude de manger avec des couverts en France. https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_III_(roi_de_France)#Roi_de_Pologne_et_grand-duc_de_Lituanie Le 21 février, le jeune prince de 23 ans est sacré roi dans la cathédrale Saint-Stanislas10, mais refuse d'épouser Anna Jagellon, sœur de Sigismond II Auguste, une femme quinquagénaire qu'il juge « laide »11. Il apprend par une lettre le 14 juin 1574 la mort de son frère Charles, et songe alors à quitter la Pologne. Un roi de Pologne ne jouit pas d'autant de pouvoir qu'un roi de France et Henri regrette la cour de France réputée dans toute l'Europe pour ses fêtes. Sans la permission de la diète de Pologne, il s'échappe en catimini dans la nuit du 18 juin 1574 du palais royal du Wawel. Henri arrive à Vienne en Autriche, le 23 juin où il rencontre l'empereur Maximilien II. La capitale autrichienne l'accueille avec faste et il y dépense près de 150 000 écus. Il atteint ensuite l'Italie et s'y arrête plus longuement. La magnificence avec laquelle la république de Venise le reçoit à son tour émerveille le jeune souverain18. Il passe ensuite à Padoue, Ferrare et Mantoue. En août, il est à Monza où il rencontre Charles Borromée qui l'impressionne vivement. À Turin, il retrouve sa tante Marguerite de France, puis le duc de Savoie vient le chercher pour l'emmener à Chambéry. Il traverse donc les Alpes à bord d'une litière vitrée. Il rapporte certaines modes, notamment - selon la légende - celle de la fourchette. Donc dans cette version, c'est plutôt d'Italie qu'il rapporte la fourchette, ce qui est vraisemblable vu qu'elle était déjà répandue dans ce pays. -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Est-ce que le problème c'est la pub ou le contenu de la pub ? Autrefois l'imagerie à destination du grand public ne mettait pas en avant la consommation, mais le sacrifice. Le Christ en croix, principalement. Si on faisait de la pub pour les prolos maliens, tout le monde aurait envie de devenir un prolo malien, et non un Barrau arborant une montre Oméga.- 2 244 réponses
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
On ne leur demande pas de vivre comme des Maliens, on leur demande de vivre comme des prolos canadiens de 1976.- 2 244 réponses
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a un léger biais dans le choix de la couleur qui renvoie aux chemises brunes nazies. Admettons qu'il y ait un doute pour les pays baltes. Peut-on soupçonner les populistes polonais [*] ou tchèques d'avoir une quelconque connivence avec le nazisme ? [*] Addendum : Qui réclament à l'Allemagne des réparations pour le nazisme : http://www.air-defense.net/forum/topic/19693-pologne/page/12/#comment-1073386 -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Si les montres que porte Barrau sont mécaniques, elles sont probablement plus durables et recyclables/réparables que des téléphones portables, et moins consommatrices d'énergie. Le problème c'est de savoir s'il a aussi un téléphone portable, et s'il additionne l'énergie verte à l'énergie fossile au lieu de substituer l'une à l'autre. Dans l'article suivant qui l'attaque sur ses montres, je relève la phrase suivante : https://atlantico.fr/article/decryptage/non-on-ne-peut-pas-etre-decroissant-et-porter-une-montre-de-luxe-et-pas-des-raisons-de-com-environnement-aurelien-barrau-decision-choix-ecologie-ismael-lb (30 août 2022) Autre exemple, tiré d'un papier un petit peu vieux (2011) [1] : on envisage pas moins que de ramener le PIB/hab du Canada à son niveau de 1976. Cela implique de le ramener à 15 000$ /an. (43 000 aujourd'hui). C'est -276%. Et cela parait infirmer la conclusion : J'en viens donc à la conclusion évidente : il n'y a AUCUN MONDE DECROISSANT, dans lequel l'industrie du luxe prospère ni même existe. Puisque la maison Omega fondée en 1848 très certainement vendait des montres au Canada en 1976. [1] Il s'agit de Peter Victor. Voir ici : http://www.air-defense.net/forum/topic/19441-effondrement-écologique-et-civilisationnel-en-ce-siècle/page/58/#comment-1423167- 2 244 réponses
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Les spationautes français
Wallaby a répondu à un(e) sujet de zone 51 dans Engins spatiaux, Espace...
Thomas Pesquet décrit l'apesanteur et ses effets lors du retour sur terre : https://www.la-croix.com/planete/Thomas-Pesquet-Notre-planete-oasis-milieu-desert-2023-11-26-1201292269 L’impesanteur produit la sensation que le poids tout d’un coup se vide du corps, comme l’eau au fond d’un lavabo. Et on se met alors à flotter tel un ballon de baudruche. Au début, on a l’impression d’être soulevé. Mais en réalité, on n’est pas soulevé : on n’est juste plus tiré vers le bas par la force de gravité. La plupart des astronautes trouvent cette sensation très agréable. On est comme libéré des contraintes du corps humain. Il faut s’habituer à une nouvelle manière de bouger, mais ça vient assez naturellement. C’est d’une facilité absolument déroutante, parce qu’il suffit de petites poussées pour se déplacer un peu partout, attraper un objet au vol, se rétablir par un looping… L’impesanteur complique le quotidien, car tous les objets doivent être attachés par des velcros : la fourchette, la brosse à dents, le rasoir… mais on s’y habitue très vite. Mon grand plaisir, c’était au réveil. Dans la Station, on dort attachés au mur dans un duvet, chacun dans une toute petite cabine. Au réveil, le cerveau ne marche pas encore très bien, et le corps est tellement habitué à la vie sur Terre qu’on oublie l’impesanteur pendant le sommeil. Alors le matin, en sortant de ma cabine, j’avais d’un coup cette sensation de voler, paf ! je prenais un petit coup d’adrénaline en me disant : « Mais oui, c’est vrai ! Je suis dans la Station spatiale ! Super ! » Après plus de six mois de légèreté, le retour sur Terre doit faire un drôle d’effet… T. P. : Oh là là, cauchemardesque ! J’avais l’impression d’être un énorme éléphant. On ne s’en rend pas compte, mais lever la main requiert un effort musculaire. Dans l’espace, ce n’est plus le cas. La main peut se tenir en hauteur sans le moindre effort. Après mon atterrissage, j’ai tout de suite parlé au téléphone à ma compagne, puis à Emmanuel Macron. Et le téléphone me semblait peser une tonne ! J’avais aussi l’impression que le poids de ma tête allait m’entraîner vers le sol. Les muscles de mon cou n’avaient pas travaillé depuis 200 jours ! Heureusement, on se réhabitue très vite à la vie sur Terre. Un moment de frayeur : Je me suis fait particulièrement peur lors d’une sortie où j’étais accroché par les pieds sur un bras robotique de 17 mètres – environ la hauteur d’un immeuble haussmannien. C’est un peu vertigineux ! Pour s’accrocher, on a juste l’avant du pied coincé sous une petite barre en fer, et on vient clipper le talon dans une fente métallique. Au sommet de ce bras robotique, juste attaché par les pieds à 400 kilomètres d’altitude, je devais transporter des panneaux solaires qui font 350 kg et 3 mètres de long – c’est gros comme deux frigos, à peu près. Et là, tout en haut du bras robotique, juste avant de prendre mon frigo, j’ai un pied qui se décroche ! En fait, je tirais pour vérifier que j’étais bien accroché mais à force de tester, schlak ! le pied est sorti… J’ai heureusement pu le rattacher. Mais si ça m’était arrivé quelques instants plus tard, avec le frigo dans les bras, je ne sais pas ce que j’aurais fait… Si je lâche le frigo, il part, un débris spatial de 350 kg ! Et si je le retiens, avec l’inertie et juste un pied accroché, ça va me vriller le genou. À ce moment-là, je n’étais pas particulièrement serein… -
turquie La Turquie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Est-ce qu'on pourrait utiliser comme synonymes de "accumuler" et "mettre en synergie" les mots "atteindre une masse critique" et "exploser" ? Il y a des ingrédients, des réactifs qui se rapprochent peu à peu les uns des autres, et tout d'un coup ça fait "boum". Et maintenant la planète est à ramasser à la petite cuiller. -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce raisonnement marche aussi dans l'autre sens. Lorsqu'un grand homme réussit de grandes choses, on a tendance à oublier que c'est grâce aux Français. Par exemple ce n'est que récemment que j'ai réalisé que la bombe atomique française était au moins autant le bébé de la IVe république que de de Gaulle. De Gaulle n'a réussi un certain nombre de choses que parce que derrière lui il y avait la France et les Français. Des Français organisés, sachant travailler en équipe, sachant jouer collectif. -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.ft.com/content/a680e7a2-2799-4fc9-ace9-b01770b260df (AI can pick stocks better than you can, 13 juin 2024) L'article intitulé "Financial Statement Analysis with Large Language Models" (Analyse des états financiers à l'aide de grands modèles linguistiques) met ChatGPT au travail sur des états financiers. Grâce à une instruction assez légère, le LLM a transformé ces états en prévisions de bénéfices plus précises que celles des analystes. Ces prévisions ont servi de base à des portefeuilles modèles qui, lors de tests rétrospectifs, ont généré des rendements excédentaires considérables. "Nous fournissons des preuves que les grands modèles de langage ont des capacités semblables à celles de l'homme dans le domaine financier", concluent les auteurs. "Nos résultats indiquent que les LLM peuvent démocratiser le traitement de l'information financière". Le résultat [de cette étude] ne me semble pas surprenant dans l'ensemble. Au fil des ans, de nombreux éléments ont montré que les modèles informatiques antérieurs ou même de simples régressions linéaires pouvaient être plus performants que l'analyste moyen. L'explication la plus évidente est que les modèles ou les régressions trouvent ou suivent simplement des règles. Ils ne sont donc pas en proie aux biais qui ne sont qu'encouragés ou confirmés par les informations plus riches auxquelles les êtres humains ont accès (rapports d'entreprise, discours des dirigeants, etc.). Ce qui est peut-être un peu plus surprenant, c'est qu'un LLM prêt à l'emploi a été capable de surpasser les humains de manière assez significative avec des invites assez basiques (le modèle a également surpassé la régression statistique de base et a été à peu près aussi performant que les programmes spécialisés de "réseaux neuronaux" formés spécifiquement pour prévoir les bénéfices). -
Je te rassure, des débat entre Trump et Biden sont prévus. Et surprise, tu ne vas pas devoir attendre trop longtemps car ils ont lieu bien plus tôt que d'ordinaire : https://www.nytimes.com/2024/05/15/us/politics/trump-biden-debates-explained.html Les deux candidats se sont mis d'accord sur la date du 27 juin pour le premier débat, que CNN organisera dans ses studios d'Atlanta. Les deux rivaux se sont également engagés à participer à un débat le 10 septembre, organisé par ABC News. Le calendrier accéléré des débats constitue un écart important par rapport au cycle moderne de la politique américaine, selon lequel les débats présidentiels ont généralement lieu après le Labor Day [1er lundi de septembre], à l'issue des conventions des deux grands partis. CNN a déclaré que son débat, en juin, se déroulerait sans public. Cela répond à l'une des demandes de l'équipe de M. Biden, qui souhaite éviter la présence d'un public qui pourrait applaudir, huer et faire dérailler la conversation. L'équipe du président a insisté pour que le débat soit limité à M. Biden et M. Trump : elle veut exclure Robert F. Kennedy Jr.
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https://www.thefp.com/p/theyre-voting-for-trump-to-save-democracy (3 juin 2024) Pendant ce temps, alors que les analystes des médias se réjouissaient du verdict [le 31 mai, de culpabilité de Trump dans l'affaire Stormy Daniels], le correspondant en chef d'ABC à la Maison Blanche le qualifiant de "cadeau politique aux démocrates", les recherches pour "faire un don à Trump" ont grimpé en flèche sur Google. Les internautes ont été si nombreux à se précipiter sur la page de collecte de fonds de M. Trump que le site s'est temporairement bloqué. Le lendemain matin, sa campagne a annoncé que près de 35 millions de dollars avaient afflué dans la nuit, dont près de 30 % semblaient provenir de nouveaux donateurs. À la fin de la journée de vendredi, la campagne a déclaré que le total avait grimpé à près de 53 millions de dollars. Qui sont ces supporteurs soudains ? Nous avons voulu le savoir. Sept personnes nous racontent ici comment elles sont passées de "Never Trump" à "Trump Now". Maguire, 38 ans, est associé à Los Angeles chez Sequoia, l'une des sociétés de capital-risque les plus connues du pays. Il a précédemment travaillé chez Google, qu'il a quitté en 2019 parce qu'il estimait que l'entreprise était devenue trop "woke". Ce père de deux enfants, marié, affirme n'avoir jamais voté pour un candidat républicain à la présidence. En 2016, il a fait un don à la campagne d'Hillary Clinton. Mais moins d'une heure après la nouvelle de jeudi, Maguire a posté sur X qu'il avait fait un don de 300 000 dollars à Trump - un candidat dont il dit qu'il lui a déjà fait ressentir une "peur mortelle". Dans un essai de 3 500 mots, il a énuméré les raisons pour lesquelles il soutenait l'ex-président, notamment le retrait "incompétent" de l'Afghanistan par l'administration Biden, mais la principale raison qui "m'a fait bouillir le sang", a-t-il écrit, était "la politique de deux poids, deux mesures et la guerre juridique à laquelle Trump a été confronté". Le tweet est rapidement devenu viral et a suscité une réponse d'Elon Musk, qui a écrit dans les réponses : "Je pense que vous avez raison." "En 2016, je pensais qu'il était probable que Trump soit à la fois possédé par la Russie et qu'il soit très corrompu et antidémocratique. Cela m'a fait mourir de peur. Mais après avoir vu ses actions en tant que président, cette influence étrangère n'a jamais semblé se matérialiser. Je pense qu'il a été l'un des présidents les plus forts en matière de politique étrangère que nous ayons jamais eus. "On nous a dit que Donald Trump serait la fin de la démocratie, mais il s'avère que les tactiques de guerre juridique ont été intensifiées par les démocrates et non par les républicains. C'est donc sur cette toile de fond que je pense que le Parti républicain est moins dangereux pour la démocratie que le Parti démocrate à l'heure actuelle." Kate Nitti, 40 ans, est consultante en marketing, mariée et mère de deux enfants, et vit actuellement dans le New Jersey. Démocrate de toujours, elle dit avoir voté uniquement pour les représentants de son parti pendant plus de vingt ans, lorsqu'elle vivait encore à Brooklyn. Mais en 2021, elle a voté pour la première fois pour un républicain - Curtis Sliwa, le candidat du GOP à la mairie de New York - afin de protester contre les "abus de pouvoir" des démocrates lors de la crise de Covid, avec les fermetures d'écoles et les obligations de vaccins et de masques pour les enfants. "Je ne suis pas une fan de Trump. Cela dit, j'ai un énorme problème avec le fait de contourner la loi ou d'utiliser l'autorité des procureurs au nom du 'sauvetage de la démocratie', ce qui a été le message des démocrates au cours des quatre dernières années." "Je me considère toujours comme une libérale", a-t-elle ajouté. "C'est juste que je ne pense pas que les démocrates de Biden reflètent ce que cela signifiait auparavant". M. MacGuire, 48 ans, consultant en voyages à Houston, au Texas, "ne supportait pas Trump", à tel point qu'il est passé du statut de républicain à celui d'indépendant en 2016. Cette année-là, il a voté pour Hillary Clinton, qu'il a choisie parce qu'il pensait qu'elle apporterait "continuité et compétence" au pays et parce qu'elle était "le moindre des deux maux". En 2020, M. MacGuire n'a pas voté du tout parce qu'il se sentait "désillusionné". "J'avais l'impression que Biden n'avait pas les compétences mentales et l'endurance physique nécessaires pour être président, et que Trump manquait d'humilité et de clarté", a-t-il déclaré. Mais la condamnation de M. Trump a été un signal d'alarme, a déclaré M. MacGuire, marié et père de deux enfants. "Ce qui s'est passé est à tous les niveaux de la corruption, de la tromperie et de la volonté d'utiliser tous les moyens nécessaires pour rester au pouvoir. Cela m'a galvanisé pour dire que ça suffit. Je suis tout à fait d'accord avec les gens de MAGA [make America great again], parce que cela doit cesser". Barter, 40 ans, professeur de guitare et ingénieur du son à Oakland, en Californie, est un démocrate de toujours, ayant fait campagne pour Hillary Clinton en 2016 et voté pour Biden la dernière fois. Mais il a commencé à remettre en question son allégeance au Parti démocrate lorsqu'il a déclaré que les "politiques hyper-progressistes" encouragées par la procureure de gauche Pamela Price - y compris la suppression du financement des forces de police de la ville - ont en fait conduit à une vague de criminalité à Oakland. Selon lui, le "Trump Derangement Syndrome" a rendu les gens aveugles aux menaces au sein de leur propre camp. Les cinq dernières années l'ont également amené à remettre en question le discours des médias sur diverses questions. "J'avais l'habitude de faire confiance aux médias, mais aujourd'hui, j'ai l'impression qu'ils se sont éloignés de la vérité. J'ai l'impression que tout est inventé", a-t-il déclaré à The Free Press. M. Barter, qui est fiancé, a ajouté que M. Trump ne l'effrayait pas. "L'idée que cet homme est la chose la plus effrayante, alors qu'en réalité, j'ai vu beaucoup d'autres choses dont il faut se préoccuper", a-t-il déclaré. "Le récit (narrative) est tout simplement usé jusqu'à la corde".
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turquie La Turquie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce qui rend compliquée la tâche d'expliquer l'avance prise par l'Occident sur l'Extrême-Orient, c'est que l'Extrême-Orient aussi a su faire des invention dans le domaine des machines, comme par exemple l'imprimerie à caractères métalliques mobiles, en Corée, 78 ans avant Gutenberg : http://www.air-defense.net/forum/topic/21365-corée-du-sud/page/7/#comment-1639258 https://www.bnf.fr/fr/le-jikji-un-tresor-de-limprimerie Le Jikji est le plus ancien livre au monde, connu à ce jour, imprimé au moyen de caractères métalliques mobiles. Son impression en 1377 à Cheongju, dans l’actuelle République de Corée, est antérieure de 78 ans à celle de la Bible de Gutenberg. Rédigé par le moine Päk un et ses disciples, Seokcan et Daldam, il contient les éléments essentiels du bouddhisme zen, issus de divers ouvrages tels que le Gyeongdeok jeondeungnok et le Seonmun yeomsong. Il évoque des thèmes permettant à chacun d’accéder à l’essence même du zen et a été utilisé dans un contexte d’enseignement aux étudiants de cette doctrine. Il est encore aujourd’hui considéré comme un texte majeur par l’ordre bouddhique sud-coréen de Jogye. https://essentiels.bnf.fr/fr/livres-et-ecritures/histoire-des-livres-extra-occidentaux/1209dcef-c5f0-4b53-9323-7660ba2c4034-livre-en-extreme-orient/article/0c55ee57-9c56-4628-9ddd-d122ef150208-imprimerie-en-coree L’imprimerie en Corée du 8e au 19e siècle Dès le début du 15e siècle (1403) fut institué un « bureau des fontes de caractères » Chujaso (héritier du Sŏjŏgwŏn de 1392) qui ne cessa de créer de nouvelles fontes, 34 au total. Chacune était désignée par la combinaison des deux caractères cycliques datant l’année de leur création : par exemple, kye-mi en 1403, kab-in en 1434, chŏng-yu en 1777 d’environ 200 000 types dont 44 000 petits, et ce jusqu’à la fin de la dynastie (1910). En raison du coût des matières premières (métaux, papier), de la difficulté à mobiliser une main-d’œuvre qualifiée pour la fonte des alliages et des gravures, seul l’État était en capacité d’encadrer cette production et de réaliser de gros tirages de centaines d’exemplaires. L’invention au 15e siècle d’un nouveau système d’écriture, alphabétique et facile à apprendre, le ŏnmun (han’gŭl), adapté à la notation de la langue coréenne, ne changea pas radicalement la donne. Certes, elle simplifia la gravure ou la fabrication des types et stimula la pratique des copies pour un lectorat élargi mais les copies bon marché demeuraient manuscrites. Le principal problème n’était pas tant la rapidité d’impression que la production du papier (en fibres de mûrier) qui était limitée, donc coûteuse et propre à consolider la position étatique. Dès lors, on comprend que les publications officielles véhiculant l’idéologie dominante (textes canoniques et normatifs, historiques, prières pour les défunts de la dynastie) occupèrent une place prépondérante jusqu’au 18e s. La diffusion de l’idéologie néoconfucianiste et sa conception englobante du monde et de la société fut donc largement redevable à la production imprimée xylographique chinoise depuis les Song. C'est quand même ballot. Ils sont au départ désavantagés par le fait d'avoir une écriture à idéogrammes. Pas grave, ils inventent un alphabet, le hangul, invention absolument géniale en terme de simplification donc d'augmentation de la productivité, mais ils ne s'aperçoivent pas du potentiel du truc et le laissent vivoter sans s'investir à fond. Probablement parce qu'ils restaient sous la domination culturelle de la Chine et qu'un texte écrit sans ses précieux caractères chinois perdait de sa magie symbolique. Le parallèle avec l'Europe, ce serait la traduction de la Bible en allemand par Luther. Il a manqué à la Corée un Luther qui initie un mouvement de rupture avec la Chine équivalent à la rupture luthérienne d'avec Rome. Et puis il y a cette histoire de coût du papier. Encore fallait-il avoir des choses à écrire, des idées, des textes. Probablement la grande et peuplée Chine produisait plus d'idées originales, plus de textes originaux que la petite Corée. -
turquie La Turquie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Tu as raison, donc il faut que je corrige ce que je disais, de la façon suivante : c'est la machine thermique, la machine à vapeur et le moteur à explosion couplés aux sources de chaleur que sont le charbon et le pétrole qui ont donné à l'Occident du XIXe siècle un avantage sur la Chine. Ces machines pouvaient faire mieux que l'énergie humaine ou animale ou que le vent dans de très nombreux domaines. En particulier, les premières machines à vapeur servaient pour pomper l'eau au fond des mines, rendant l'exploitation du charbon possible à une échelle inédite. Il y a eu des changements d'échelle dans toutes sortes de domaines. -
turquie La Turquie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
La clé du "progrès", c'est la consommation d'énergie. La Chine (je connais moins l'Inde) a été la première puissance mondiale à l'époque où les principales sources d'énergies étaient le vent des bateaux à voile et des moulins, le bois de chauffage, l'énergie animale et le travail humain (ces deux derniers consommant des produits agricoles qui puisent ultimement dans l'énergie solaire qui fait pousser les plantes). Ce qui a permis à l'Europe, moins peuplée, de damer le pion à la Chine, ç'a été l'utilisation des énergies fossiles (charbon puis pétrole). La population est un facteur soit comme énergie brute (travail humain, y compris autrefois, l'esclavage) soit en tant qu'opérateur qui commande une machine (y compris l'animal qui obéit aux ordres d'un humain). Le problème c'est qu'on arrive à la fin d'un cycle où plus de consommation d'énergie n'équivaut plus à un supplément de bonheur ou "progrès", puisque la consommation d'énergie, et la transformation de la matière aux niveaux où ils sont arrivés, induisent une pollution qui finit par dépasser les limites planétaires d'absorption et de recyclage de cette pollution, ce qui à terme va réduire l'habitabilité de la Terre pour les humains. De façon générale, l'humanité est dans la situation des rennes de l'île d'Alaska de Saint-Matthews, à savoir un dépassement des ressources, où l'on vit en mangeant le capital (l'habitabilité) au lieu de dépenser uniquement les intérêts. Donc le capital (l'habitabilité) se réduit comme une peau de chagrin : -
https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/12/en-californie-comment-les-peuples-du-saumon-ont-obtenu-que-le-klamath-leur-fleuve-sacre-soit-restaure_6239028_3210.html Les tribus indigènes indiennes du bassin du Klamath, fleuve de l’ouest des Etats-Unis, ont gagné une bataille qui a duré plus de vingt ans. Les quatre barrages hydroélectriques qui menaçaient leur survie et celle du saumon coho vont être démantelés. Un événement salué par les écologistes de tout le pays. C’est le plus important démantèlement de barrages jamais entrepris aux Etats-Unis ; une entreprise sans précédent de restauration d’une rivière. C’est aussi l’épilogue d’une guerre qui dure depuis plus de vingt ans dans le bassin de la Klamath, entre ranchers, propriétaires terriens, professionnels du tourisme, et « peuples du saumon », les tribus indigènes dont le sort n’a cessé de décliner en même temps que celui de la rivière. https://www.theguardian.com/environment/2024/mar/05/salmon-klamath-river-dam-removal-project La semaine dernière, le département californien de la pêche et de la faune (CDFW) a relâché 830 000 saumons quinnat d'automne élevés en écloserie, pour découvrir quelques jours plus tard qu'ils étaient en train de mourir en aval du barrage Iron Gate de 173 pieds, dont la démolition est prévue prochainement. Un tunnel à la base du barrage avait été ouvert pour permettre au fleuve de le traverser librement pour la première fois depuis un siècle, une étape avant que la structure ne puisse être entièrement retirée. De nombreux jeunes poissons, qui ne mesuraient que 1 à 2 pouces de long, semblent être morts en traversant ce tunnel, car la pression de l'eau à l'intérieur était trop forte pour eux. L'écloserie de Fall Creek, qui a été construite dans le cadre d'un accord de compensation avec PacifiCorp, l'ancien propriétaire des barrages, devrait rester opérationnelle pendant environ huit ans, mais cela pourrait ne pas suffire pour restaurer complètement les populations de saumons sur l'ensemble du fleuve et de ses affluents, a déclaré M. Orcutt. En outre, les deux barrages les plus en amont de la Klamath, celui de la rivière Link et celui de Keno dans l'Oregon, ne seront pas supprimés. "Ces barrages constituent toujours des obstacles majeurs au passage du saumon quinnat", a déclaré M. Orcutt. Les barrages sont équipés d'échelles à poissons pour permettre aux saumons de passer, mais les scientifiques étudient encore l'efficacité de ces infrastructures". source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Klamath_(fleuve) https://en.wikipedia.org/wiki/Klamath_River#Salmon_and_proposed_dam_removal Historiquement, la Klamath était autrefois le "troisième système fluvial à saumon le plus productif des États-Unis", après la Columbia et la Sacramento[111] L'eutrophisation et l'augmentation de la température de l'eau induites par la construction de barrages ont créé des conditions aggravantes pour les saumons migrateurs, en particulier les années de sécheresse[121][122][123]. [L'irrigation le long de la partie supérieure de la Klamath et des rivières Shasta et Scott, ainsi que la dérivation presque totale de la partie supérieure de la rivière Trinity[112], ont toutes réduit le débit total de la rivière permettant aux jeunes saumons de migrer au printemps et aux saumons adultes de migrer à l'automne[124]. Dans les années 1960, un projet a été proposé pour détourner la totalité de la rivière Klamath vers la Californie centrale et la Californie du Sud, un projet connu sous le nom de Klamath Diversion, mais ce projet a été rejeté. Il aurait limité les saumons aux 12 derniers miles (19 km) de l'ensemble de la rivière[125]. En 2002, une importante mortalité piscicole a touché la rivière et les tribus qui en dépendent. Plus de 34 000 saumons sont morts à eux seuls, en raison du faible débit d'eau et d'une mauvaise gestion. En 2005, PacifiCorp a demandé au gouvernement fédéral de renouveler l'autorisation d'exploitation de ses quatre barrages hydroélectriques sur la Klamath pour une durée maximale de 50 ans. Les écologistes se sont opposés à cette demande, arguant que les barrages devaient être supprimés pour rouvrir le cours supérieur de la Klamath aux saumons. L'accord de restauration du bassin de Klamath a été signé le 18 février 2010[127]. Deux années de négociations à huis clos entre les agriculteurs, les tribus indigènes, les pêcheurs, les groupes de protection de la nature et les agences gouvernementales ont abouti à un plan visant à trouver un accord détaillé sur l'utilisation de l'eau de la Klamath. Ce plan prévoyait également la suppression de quatre barrages hydroélectriques - le barrage Iron Gate et les barrages Copco 1 et 2 (en Californie), ainsi que le barrage John C. Boyle (dans l'Oregon) - actuellement en service sur 483 km de la rivière Klamath, à partir de 2020, ainsi que des projets de restauration. Le 17 novembre 2020, un protocole d'accord a été signé par les États de Californie et d'Oregon, la tribu Yurok, la tribu Karuk, PacifiCorp et la Klamath River Renewal Corporation. Il décrit la manière dont les parties mettront en œuvre l'accord de règlement hydroélectrique Klamath modifié (KHSA) tel qu'il a été négocié et signé en 2016.
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Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
(suite) La dévolution couvre actuellement 41 % de la population de l'Angleterre, 49 % de sa production économique et 14 % de sa superficie. Si les neuf nouveaux accords sont mis en œuvre comme prévu, ces chiffres passeront respectivement à 57 %, 60 % et 42 %, ce qui signifie que la majorité de la population anglaise sera couverte par un accord de décentralisation. Les pouvoirs dévolus varient en fonction des différents accords de dévolution, les pouvoirs les plus étendus n'étant offerts qu'aux localités qui adoptent la direction d'un maire. Chaque accord de dévolution est négocié séparément entre les ministres et les dirigeants locaux, mais le gouvernement a publié un cadre de dévolution à quatre niveaux avec les différents ensembles de pouvoirs proposés pour chaque niveau. Les accords de niveau 1 n'offrent qu'un « rôle stratégique limité dans la fourniture de services ». Aucun accord de niveau 1 n'a encore été conclu. Les accords de niveau 2 peuvent être conclus avec des conseils de comté ou des autorités combinées qui ne sont pas dirigés par un maire directement élu. Ils permettent de contrôler le budget de l'éducation des adultes, les fonctions du LEP (Local Enterprise Partnership) et le fonds de prospérité partagée du Royaume-Uni. Les accords de niveau 3 offrent des pouvoirs plus étendus et requièrent l'adoption d'un maire - soit en tant que dirigeant directement élu d'un conseil de comté, soit en tant que président d'une autorité combinée. En plus des pouvoirs de niveau 2, ils offrent des pouvoirs élargis en matière de transports, de routes locales, de régénération urbaine et de fonds d'investissement sur 30 ans que les autorités combinées peuvent allouer de manière flexible pour soutenir la croissance économique. La plupart des CMA existantes détiennent l'ensemble des pouvoirs de niveau 3, tout comme les nouveaux accords de maires qui entreront en vigueur en 2024 et 2025. Les maires des métropoles peuvent également créer des sociétés de développement, dotées de pouvoirs en matière de planification et de développement, et peuvent imposer un prélèvement sur la taxe d'habitation pour financer des projets spécifiques. Dans certains cas, lorsque les frontières sont alignées, les maires métropolitains ont également assumé le rôle de commissaire de police et de crime. Les accords de niveau 4 seront proposés aux institutions de niveau 3 existantes, à condition qu'elles remplissent les critères de capacité, de gouvernance et de culture institutionnelle. Ils offrent des pouvoirs supplémentaires en matière de compétences, de carrières et de transports, ainsi qu'un rôle dans la planification énergétique locale. Ils offriront également un financement flexible du « pot consolidé » dans deux domaines, la croissance locale et la "place", ainsi que le logement et la régénération. https://committees.parliament.uk/work/603/the-evolution-of-devolution-english-devolution/news/ Travaux de la commission d'enquête parlementaire -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.bbc.com/news/uk-politics-63851922 (5 décembre 2022) Les travaillistes promettent le plus grand transfert de pouvoirs jamais réalisé Le parti travailliste a publié lundi un rapport rédigé par l'ancien premier ministre Gordon Brown, qui présente des projets de changements constitutionnels radicaux, notamment l'abolition de la Chambre des Lords. Sir Keir a déclaré à BBC Breakfast que la seconde chambre non élue était « indéfendable » et a ajouté qu'un gouvernement travailliste l'abolirait et la remplacerait par un organe élu « doté d'une mission forte », sans toutefois fournir de calendrier précis. Le rapport, intitulé « A New Britain », présente 40 recommandations, dont des propositions visant à confier de nouveaux pouvoirs économiques aux maires anglais [au sens strict, par opposition aux écossais, irlandais et gallois], aux autorités locales et aux gouvernements décentralisés. Pour l'instant, le parti travailliste n'approuve pas tout. C'est une direction à prendre, dit Sir Keir, mais il veut maintenant discuter des détails et du calendrier. Le rapport affirme que « la surconcentration persistante du pouvoir à Westminster et à Whitehall compromet notre capacité à assurer la croissance et la prospérité de l'ensemble du pays », créant ainsi un « cercle vicieux ». L'une des recommandations les plus frappantes est la proposition de supprimer les Lords, mais d'autres recommandations sont également formulées : transférer 50 000 emplois de Whitehall à l'extérieur de Londres Interdire la grande majorité des seconds emplois pour les députés et éliminer l'argent étranger de la politique britannique. Mettre en place un nouveau commissaire à la lutte contre la corruption « pour éradiquer les comportements criminels dans la vie politique britannique là où ils se produisent ». Donner aux autorités locales de nouveaux pouvoirs fiscaux pour lever des fonds créer une obligation légale selon laquelle les décisions doivent être prises le plus près possible de la communauté locale Inclure le Parlement écossais dans les accords internationaux impliquant des régions écossaises Créer des centaines de pôles régionaux d'innovation Créer de nouveaux maires directement élus en Écosse Plus de précisions ici sur l'état actuel du mille-feuille : https://www.instituteforgovernment.org.uk/explainer/english-devolution (6 mars 2023) Après 1997, les gouvernements travaillistes ont transféré des pouvoirs à l'Écosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord, mais l'Angleterre est restée largement à l'écart de ce processus. L'exception est le Grand Londres, où un maire de Londres et une assemblée londonienne ont été créés en 2000. Le projet d'assemblées élues dans d'autres régions anglaises a été abandonné après l'échec d'un référendum dans le Nord-Est en 2004. Au lieu de cela, les régions anglaises ont bénéficié d'une forme limitée de décentralisation administrative par le biais d'« agences de développement régional » et de « bureaux gouvernementaux pour les régions ». Cet échelon régional a toutefois été démantelé par le gouvernement de coalition après 2010. Le gouvernement a lancé un nouveau processus de décentralisation en Angleterre en 2014, en négociant des accords sur mesure avec des groupes d'autorités locales qui ont formé de nouvelles autorités combinées présidées par des maires métropolitains - une autorité combinée maire (MCA). Neuf accords de ce type ont été mis en œuvre entre 2015 et 2019, principalement dans des régions urbaines. En outre, un accord de dévolution non- maire plus limité a été conclu en Cornouailles en 2015. Le gouvernement est en train de transférer des pouvoirs à d'autres régions d'Angleterre, y compris les zones rurales, et d'approfondir les pouvoirs de certaines régions déjà décentralisées, à commencer par le Grand Manchester et les Midlands de l'Ouest. Pour ajouter à la complexité, le gouvernement a également légiféré pour créer une nouvelle forme d'autorité combinée, une autorité combinée de comté (CCA), conçue pour les régions ayant deux niveaux de gouvernement local. Les CCA sont constituées par accord entre les conseils de niveau supérieur uniquement, contrairement aux MCA qui doivent inclure les conseils de district. Certains accords de décentralisation ont également été conclus avec des conseils de comté individuels. L'Angleterre compte actuellement 10 régions dotées d'un transfert de compétences avec maire : Grand Londres, West Midlands, Grand Manchester, Liverpool City Region, West Yorkshire, South Yorkshire, Cambridgeshire et Peterborough, Tees Valley, West of England et North of Tyne. La dévolution des pouvoirs aux maires sera étendue à trois nouvelles régions en 2024 - York et North Yorkshire, East Midlands et une plus grande partie du North East - puis à quatre autres localités en 2025 : Suffolk, Norfolk, Greater Lincolnshire, et Hull et East Yorkshire. En outre, de nouveaux accords de décentralisation non-municipaux entreront en vigueur en 2025 dans le Lancashire et en Cornouailles. -
Guerre de l'information et propagande
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Bat dans Divers non-conventionnel
https://consilienceproject.org/how-to-mislead-the-facts/ (30 janvier 2022) Comment induire en erreur avec des faits Des faits vérifiés peuvent être utilisés pour étayer des conclusions erronées. La vérification des faits a été popularisée comme le processus ultime de certification de la vérité dans les médias. Bien que la vérification des faits soit nécessaire, elle ne suffit souvent pas à donner une image complète de la situation. Dans le contexte actuel d'escalade de la guerre culturelle et d'information, les faits eux-mêmes sont devenus des armes. Ni la propagande ni la communication de mauvaise foi n'exigent que l'on dise des faussetés. Il est souvent plus efficace de tromper et de désinformer en utilisant stratégiquement des faits vérifiés. La capacité à critiquer et à corriger l'utilisation abusive des faits dans la culture publique est une composante essentielle du mode de vie démocratique. Malheureusement, aujourd'hui, les institutions et les individus de tous les secteurs de la société ont l'habitude de présenter des faits stratégiquement choisis et décontextualisés, dans un cadrage émotionnel ou éthique prédéterminé. Cette façon d'utiliser les faits est un outil efficace pour amener certaines personnes à des conclusions auparavant peu attrayantes. Elle fournit également des munitions rhétoriques à ceux qui sont déjà prédisposés à tirer ces conclusions. Bien qu'elle passe honnêtement l'examen des fact-checkers, une telle approche est néanmoins loin d'être entièrement véridique. Malgré des efforts souvent sincères, le développement récent du fact-checking n'améliore pas la situation de manière évidente. Certains affirment que l'intensification du fact-checking ne fait qu'empirer les choses. Comment cela est-il possible ? La réponse est que le fact-checking - la vérification d'affirmations spécifiques - ne fait rien pour remédier aux trois principales façons dont les faits peuvent être utilisés pour induire en erreur (voir l'encadré ci-dessous). Parce que le fact-checking offre une vérification officielle, il permet une utilisation plus facile des faits pour induire en erreur et désinformer. Cela semble contre-intuitif. Mais plus un fait est accepté, plus son effet est important lorsqu'il est intégré à une campagne trompeuse. Le but de cet article n'est pas de dire que le fact-checking est mauvais, mais qu'il est nécessaire mais partiel. En l'état, il est inadéquat pour répondre à la guerre de l'information, mais cela ne signifie pas qu'il faille l'abandonner. Notre tâche consiste à créer de nouveaux processus pour déterminer ce qui constitue une « vérité » partagée, socialement significative et mutuellement comprise. De toute évidence, il ne suffit pas de s'assurer que chaque fait est vérifié. Il est possible d'élargir nos approches pour traiter les faits dans le discours public de manière à inclure plus de complexité, de nuance et de prise de perspective. Pour commencer, il faudrait que les sites de vérification des faits et les discussions s'inspirent des modèles proposés ci-dessus, au lieu d'être limités à la seule « vérification ». Tant que de telles mesures ne seront pas prises pour améliorer la culture publique, il restera aussi facile d'induire en erreur avec des faits que de manipuler par la tromperie - peut-être même plus facile. [Un certain] type de culture cynique et post-vérité est contraire aux modes de vie démocratiques. Mais la solution n'est pas de créer des « comités de vérité » centralisés. Ceux-ci serviraient de légitimateurs officiels de la censure, devenant les autorités ultimes de la réalité sociale partagée. Les sociétés ouvertes se définissent, en partie, par la libre circulation de faits fiables dans la culture publique. Elles se distinguent ainsi des sociétés qui acheminent l'information par des canaux étroits et soumettent le jugement individuel aux diktats des autorités. La responsabilité de l'intégrité des discours publics sur les faits devrait être répartie dans l'ensemble de la société civile. Le mouvement en faveur du fact-checking ne doit pas chercher à consolider le pouvoir, mais à le distribuer. https://consilienceproject.org/the-end-of-propaganda/ (17 octobre 2021) À la fin des années 1930, la phrase « De toute façon, tout cela n'est que de la propagande » ( “It’s all propaganda, anyway”) est devenue une sorte de mantra national pour les Américains [1]. Les campagnes de propagande pour la Première Guerre mondiale étaient sans précédent par leur ampleur, leur complexité et leur efficacité. Après la fin de la guerre, lorsque les soldats sont rentrés chez eux, de nombreux citoyens se sont rendu compte qu'ils avaient été victimes d'une propagande coercitive et trompeuse de la part de leur propre gouvernement démocratique. En réaction, les intellectuels et les hommes politiques de tous bords ont commencé à critiquer ouvertement la propagande nationale. Cette démarche aboutit à la création de l'Institute for Propaganda Analysis (IPA) [2], qui fut au cœur d'un mouvement national visant à trouver des solutions analytiques et éducatives au problème de la propagande[4]. Entre 1937 et 1942, l'IPA a été au cœur d'un mouvement national visant à trouver des solutions analytiques et éducatives au problème de la propagande[4]. Basé à New York, avec une portée nationale, son travail a bénéficié du soutien d'universitaires, d'hommes politiques et de philanthropes de premier plan. Leurs publications sont largement lues et distribuées. Elles visaient à fournir du matériel pédagogique pour permettre aux citoyens de détecter et de critiquer la propagande. L'IPA a également servi de plateforme de discussion publique sur les dangers et les tromperies de la propagande dans la publicité, le gouvernement et les médias. [1] Michael Sproule, Propaganda and Democracy: The American Experience of Mass Persuasion (Cambridge University Press, 1997). [2] https://en.wikipedia.org/wiki/Institute_for_Propaganda_Analysis Pour l'IPA, le nazisme, le communisme, le mouvement conservateur anticommuniste, la politique étrangère de l'Angleterre et les dictatures d'Amérique latine étaient tous antidémocratiques. En qualifiant ces groupes de tels, l'IPA promeut une société démocratique basée sur la liberté d'expression et la participation des citoyens au gouvernement, et tente également d'atteindre des objectifs concrets tels que la prévention de la montée du nazisme en Amérique. Les causeries radiophoniques du père Coughlin ont été sélectionnées par l'IPA pour être analysées car elles représentaient « un emprunt assez typique des méthodes de propagande antidémocratique étrangères par un propagandiste américain ».- 801 réponses
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(et 3 en plus)
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