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Picdelamirand-oil

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Tout ce qui a été posté par Picdelamirand-oil

  1. Ça c'est des raisonnement d'Anglo-saxon: Le PIB de la Russie au taux officiel de change est de $ 1578 Milliards mais il est de $ 4016 Milliards en parité de pouvoir d'achat. Si pour l'Inde qui ne produit pas ses armes il faut considérer le taux de change officiel pour évaluer sa capacité militaire, pour la Russie qui produit ses armes c'est le taux de change en parité de pouvoir d'achat qui compte. D'ailleurs on se rend bien compte que cette capacité est plutôt comparable à deux fois la France (et même 4 fois si on tient compte du pourcentage de 4,24% du PIB consacré au militaire) et non pas à moins que l'Espagne.
  2. Il a parfaitement raison, les documents que les différents partenaires ont signés ne prévoient pas que les US puissent virer un coopérant.
  3. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Ce que fait Dassault est en temps normal, ce qui est fait en Inde est en temps Indien. En temps Indien, Dassault est en avance, on ne va pas le pénaliser pour ça!
  4. Picdelamirand-oil

    L'Inde

    Ça met la pression sur personne, le temps Indien @herciv le temps indien...
  5. Ben non, elle est en état de décrépitude avancée, et ça ne va pas s'améliorer avec le F-35, donc elle ne nous intéresse plus.
  6. Oui quand elle a remis Hollande sur le droit chemin alors que celui-ci marchait en dérivant...
  7. 1989, mais si tu avais raison je ne vois pas pourquoi on aurait développé la bombe à neutrons.
  8. Ecoute, moi j'ai fait un plan de frappe nucléaire pour la réception du système de préparation de plan de PREMIS 2000 N et je peux te dire que l'utilisation d'ASMP pour poutrer des colonnes de chars ça existe.
  9. Donc *politiquement* ça doit être encore plus compliqué de dépenser encore plus pour faire à deux ou trois le remplaçant des Rafale et Typhoon. Parce que se débrouiller bien afin que les investissements ne soient pas 2 fois plus élevés que pour un programme national, c'était déjà dans les objectifs du Typhoon, et si ça a raté c'est parce que dans un programme international tu as intérêt à revendiquer les tâches où tu n'est pas tout à fait compétant afin de renforcer ton industrie, et ça les Allemands savent très bien le faire. De toute façon les Allemands en ayant arrêté les centrales nucléaires ne les tiendront pas non plus, et quand ils seront au niveau de vertu de la France (dans un siècle?) on pourra recommencer à progresser.
  10. Je voudrais revenir sur ce point: On ne peut pas conclure sur ce que rapporte chaque euro dépensé pour le Rafale en regardant ce que gagne Dassault/Thales/etc parce que le bénéfice est sur une assiette bien plus étendue que cela, il faudrait y inclure les boulangers et bouchers qui ont vu leur chiffre d'affaire augmenter par rapport à la situation qu'ils auraient connu si le programme n'avait pas eu lieu, et ce n'est qu'un exemple, je te parle pas de Darty et autres enseignes. D'une manière générale le périmètre des bénéfices est largement supérieur au périmètre de la dépense, et c'est pourquoi seul l'état peut tenir des raisonnements de ce genre, sinon pour le privé ce n'est jamais rentable de faire ce genre de dépense en comptant uniquement sur ce phénomène pour se rembourser, d'ailleurs les taxes que cela génère ne vont pas à Dassault mais à l'état. Ensuite pour faire un investissement et compter sur les ventes pour se rembourser, il faut être sur un marché à peu près concurrentiel. Pour les avions militaire ce n'est pas le cas, la vente est bien trop politisée pour qu'on puisse prendre le risque d'avoir cette démarche. Les américains sur le F-35 ont essayé de se rapprocher de cette situation en captant la grande majorité du "Marché" mais même comme cela le prix de vente à l'export n'est pas le même que le prix de vente aux US. Reste le raisonnement "on partage les investissements" pour un cas purement Franco-Allemand on diviserait par 2 c'est rentable à condition que le prix du programme ne soit pas multiplié par plus que 2. Or l'exemple du Typhoon a montré que c'est loin d'être une évidence, puisque si la France avait participé à ce programme au lieu de développer le Rafale, sa participation lui aurait coûté plus cher que le prix qu'elle a payé pour les Rafale. Autant on ne peut rien dire sur le coût total du programme NGF ou FCAS, autant le rapport des coûts entre un programme purement national et un programme en coopération n'a pas vraiment de raisons de changer (sauf à très long terme).
  11. COMMENT L’IRAN A DÉCIDÉ D’ABATTRE UN DRONE DES ETATS-UNIS ET ÉVITÉ DE JUSTESSE LA GUERRE EN ÉPARGNANT UN AUTRE DE LEURS APPAREILS Posted on 24/06/2019 by Elijah J Magnier https://ejmagnier.com/2019/06/24/comment-liran-a-decide-dabattre-un-drone-des-etats-unis-et-evite-de-justesse-la-guerre-en-epargnant-un-autre-de-leurs-appareils/
  12. Picdelamirand-oil

    MICA IR et Meteor

    Mais la traduction ça apporte quelque chose quand même? Mais si tu ne veux pas je ne le ferais plus.
  13. Air Tanker a acheté des Tankers, c'est à dire a fait un investissement pour un produit qui n'a pas de marché, en contre partie d'une exclusivité. Alors peut-être que l'état a des moyens de ne pas respecter sa parole mais ce serait de la malhonnêteté.
  14. Picdelamirand-oil

    [Rafale]

    En 2032 j'espère bien que ce seront des F5/MLU.
  15. Picdelamirand-oil

    MICA IR et Meteor

    Traduit avec www.DeepL.com/Translator A partir de 2026, l'Armée de l'Air et l'Aéronavale disposent d'un nouvel atout pour le combat aérien. La désignation du nouveau missile, Mica NG (pour New Generation), suggère une simple amélioration. Cependant, l'apparence extérieure de l'arme, qui sera identique à celle du missile actuellement utilisé, est trompeuse. Parce que c'est bien un nouveau missile que l'industrie française, menée par MBDA, est en train de développer. Patrice Claveau, conseiller militaire chez MBDA France, résume la situation : "Extérieurement, rien ne change. A l'intérieur tout change." L'objectif du programme Mica NG est de doter les Rafales et Mirage 2000 français d'un missile air-air adapté aux dernières menaces et offrant des performances accrues, tout en assurant une intégration minimale. travail. D'où l'idée de garder les dimensions, le poids, le centre de gravité et d'inertie du système Mica actuel. Les transformations auront lieu à l'intérieur du missile. Ces modifications viseront à garantir l'efficacité du missile contre des cibles dont les signatures infrarouges et électromagnétiques sont réduites, tout en augmentant la connectivité, la portée et les capacités cinématiques du système. Des capteurs internes seront ajoutés pour permettre de surveiller l'état de l'arme pendant toute sa durée de vie. Ces nouvelles caractéristiques sont rendues possibles par l'augmentation de la capacité des ordinateurs qui permet de réduire le volume des composants électroniques et de permettre au missile de transporter un plus grand volume de propergol. Développé dans les années 1990, le Mica a été initialement conçu pour remplacer le Magic 2 et le Super 530D dans les forces françaises. Le premier est un missile à guidage infrarouge de courte portée, tandis que le second est un missile semi-actif de moyenne portée. missile guidé par radar nécessitant l'illumination de la cible par le radar de l'avion qui tire pendant toute la durée du vol du missile. Le Mica, qui peut être équipé d'un autodirecteur infrarouge ou électromagnétique, peut engager des cibles à courte et moyenne portée. Les études préliminaires pour le développement d'un successeur du mica ont débuté en 2008. Les premiers critères de conception ont été déterminés en 2011, suivis par des programmes d'études en amont à partir de 2012 pour évaluer la maturité de certaines technologies sélectionnées. NOUVEL AUTODIRECTEUR. Le Mica NG conservera deux modes d'autodirecteur, comme le Mica. Comme pour les missiles actuellement utilisés, certaines armes seront équipées d'un autodirecteur électromagnétique (EM) et d'autres d'un guidage infrarouge (IR). L'infrarouge est particulièrement efficace à courte distance, mais il peut aussi être utilisé contre des cibles plus éloignées. Le guidage EM est préférable pour les frappes à longue portée. L'autodirecteur Mica NG EM utilisera un radar actif à balayage électronique (AESA) développé par Thales. Ce type de radar augmente à la fois les capacités de détection du missile et le rend plus résistant aux contre-mesures. L'autodirecteur IR du Mica NG utilisera un capteur matriciel développé par Safran et MBDA offrant une plus grande sensibilité que les systèmes actuels. La matrice reste verrouillée sur sa cible, tandis que les systèmes actuels continuent de balayer et peuvent temporairement perdre le contact avec la cible. Le nouveau autodirecteur IR devrait donc aussi être plus résistant aux contre-mesures. Les pilotes peuvent voir les images prises par l'autodirecteur IR du Mica, qui peut donc être utilisé comme capteur optique. C'est pourquoi un missile guidé par infrarouge est souvent transporté, même pour des missions air-sol sans menace air-air. Avec le radar AESA et le capteur matriciel IR, le Mica NG aura moins de pièces mobiles que le Mica. Cela devrait augmenter la durée de vie du missile et réduire les coûts de maintenance, estime MBDA. La surveillance de l'état du missile sera l'un des principaux objectifs du programme. Le Mica NG sera équipé de HUMS (Health and Usage Monitoring Systems), des composants qui fournissent des informations sur l'état des différents systèmes qui composent l'arme. Ils permettront de suivre de manière réaliste le vieillissement des missiles. DOUBLE PULSE. Grâce aux progrès de l'électronique, le volume des deux types d'autodirecteur peut être réduit, laissant plus d'espace pour le moteur de fusée de missile fourni par Roxel. Le Mica NG sera équipé d'un moteur fusée à double impulsion. Le missile sera équipé de deux ensembles de propergol distincts. Le premier est utilisé pour le lancement et l'accélération initiale. La seconde peut être déclenchée lors d'un stade ultérieur pour donner plus d'énergie au missile. Cette seconde impulsion pourrait permettre au missile de contrer les manœuvres d'évitement de la cible. Selon MBDA, la zone de non-échappée du missile sera donc augmentée par rapport au Mica actuel. La portée globale du missile devrait également être augmentée de 30 %. La portée d'un missile peut varier en fonction de nombreux facteurs tels que la vitesse du porteur et l'altitude de lancement. Mais une portée d'environ 70 km est généralement donnée pour le Mica actuel. Le Mica NG conservera le même système de contrôle du vecteur poussée que son prédécesseur. Ce système permet au missile d'effectuer des virages très serrés. Cette caractéristique permet au missile d'engager les cibles à des angles hors trou supérieurs à 90 degrés. En 2007, un test a même démontré la capacité d'engager une cible derrière l'avion de lancement, grâce à une désignation fournie par un autre avion via une liaison de données. Le Mica NG sera également équipé d'une liaison de données "bidirectionnelle" permettant au missile de communiquer après le lancement avec la plate-forme de lancement et avec d'autres avions. Il ne faut pas oublier que le MICA NG doit encore être en service au moment de la mise en service du futur système franco-allemand de combat aérien. Ce système de systèmes repose sur un réseau de capteurs, de plates-formes et d'armes. Le Mica NG doit donc être conçu pour s'intégrer dans cette future architecture. 5 000 COMMANDES. Depuis 1997, plus de 5 000 missiles Mica ont été vendus dans le monde. Taiwan a été le premier client à commander des missiles pour ses Mirage 2000-5. En France, le Mica équipe le Rafale et le Mirage 2000-5 et sera bientôt intégré au Mirage 2000D. Tous ces avions pourront transporter le Mica NG. Parallèlement à la commande du nouveau missile, la DGA a également commandé une mise à niveau pyrotechnique des 300 Micas actuellement en service. Cela prolongera la durée de vie de ces armes. A partir de 2019, le Rafale pourra également porter le missile air-air longue portée Meteor. Un Rafale en configuration air-air pourra transporter quatre Micas (généralement une combinaison de variantes IR et EM) et deux Meteor. Le mica est également disponible à l'exportation comme système de défense aérienne terrestre ou navale. Le missile est le même, mais il est tiré d'un conteneur de lancement vertical. MBDA espère que les clients actuels de Mica opteront également pour le Mica NG. ■ Emmanuel Huberdeau
  16. Picdelamirand-oil

    [Rafale]

    Je remarque ce passage: Dans le document mis en lien par @Castor dans Mica IR et Meteor https://issuu.com/aircosmosinternational/docs/airandcosmosinternational_6/28 En allant à la page 24 après s'être mis en full screen dans le paragraphe innovation un peu après la moitié du texte du paragraphe de la page. J'espère que ce n'est pas une erreur!
  17. Picdelamirand-oil

    Eurofighter

    C'est le fruit d'une coopération entre Anglais et Allemand : rien que le fait qu'il vole est déjà pas mal.
  18. Picdelamirand-oil

    Eurofighter

    Pour l'instant il n'y a que IPA5 et IPA8 qui sont équipé d'AESA pour test et intégration. De plus si les avions doivent être au minimum à TRL7 les 4 principaux équipements (comprenant le radar) doivent être à TRL9, en conséquence de quoi aucun de ces deux avions n'est allé en Suisse.
  19. Picdelamirand-oil

    Le F-35

    Dans ce cas on devrait accorder le prix Nobel de la paix à L.M.
  20. The inside story of MCAS: How Boeing’s 737 MAX system gained power and lost safeguards https://www.seattletimes.com/seattle-news/times-watchdog/the-inside-story-of-mcas-how-boeings-737-max-system-gained-power-and-lost-safeguards/
  21. Le nuage de combat au cœur du futur système aérien de combat 19/06/2019 Par Pierre Tran Traduit avec www.DeepL.com/Translator Paris - Une cérémonie de signature ministérielle lors de l'ouverture du salon aéronautique de Paris, le 17 juin, a marqué l'adhésion de l'Espagne au projet de futur système de combat aérien entre la France et l'Allemagne, les partenaires industriels ayant proposé une étude pour les démonstrateurs d'un nouvel avion de combat furtif, de drones et d'un réseau évolué de systèmes. Le président Emmanuel Macron, en costume et cravate bleu foncé, s'est tenu juste derrière les ministres français, allemand et espagnol lors de la signature du pacte des trois nations, point culminant de l'ouverture officielle du salon aéronautique de Paris à l'aéroport du Bourget. Le journal officiel de Macron montrait que le chef de l'Etat était l'hôte au bureau présidentiel des Elysées pour un dîner avec de hauts responsables de l'industrie, à la veille de l'émission, qui vise à présenter l'industrie aéronautique et spatiale mondiale. Airbus et Dassault Aviation ont soumis une proposition conjointe d'études pour la première phase de démonstration, prévoyant de signer un contrat avec les bureaux d'achat français et allemand au quatrième trimestre 2019, ont indiqué les deux sociétés dans un communiqué. "Nous avons soumis ce matin une proposition aux acheteurs français et allemands... pour l'étude d'un démonstrateur de technologie", a déclaré Eric Trappier, directeur général de Dassault, lors d'une conférence de presse avec Dirk Hoke, directeur général de Airbus Defence & Space. Le briefing s'est tenu en plein air à côté d'une maquette grandeur nature du futur chasseur. L'étude de la première phase de démonstration, d'une valeur d'environ 100 millions d'euros (112 millions de dollars) et d'une durée de 18 mois, a déclaré M. Trappier, qui a refusé de donner un chiffre pour le budget total du programme FCAS. Les négociations peuvent commencer sur l'étude, avec l'objectif de piloter un avion de démonstration en 2026. L'étude de démonstration examinera la meilleure façon de concevoir et de construire le chasseur de nouvelle génération, les drones appelés porte-avions télécommandés, et un système de systèmes. Ces aéronefs habités et non habités seront interconnectés, éléments clés d'un réseau cybersécurisé appelé nuage de combat. L'avion sera également relié aux commandants au sol. La photo en vedette : Emmanuel Macron, président de la République, Florence Parly, ministre des armÈes francaises, Ursula von der Leyen, ministre de la dÈfense de l'AllemAgne, Mararita Robles, ministre de la dÈfense espagnole, Eric Trappier, Président du GIFAS, PDG de Dassault Aviation, signature d'un accord cadre pour la construction d'un système complet d'avions de combat et de drones, revelation de la maquette en taille reelle du SCAF, futur avion de combat europeen 53ème Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace Les partenaires industriels présentent le FCAS comme un moyen de préserver la souveraineté et l'autonomie de l'Europe, ce qui nécessite le soutien du gouvernement et le partage des risques avec l'industrie. Airbus et Dassault souhaitent que le projet de démonstrateur démarre rapidement et espèrent que la France et l'Allemagne s'entendront sur des règles communes d'exportation pour permettre les ventes à l'étranger. La France et l'Allemagne ont accueilli l'Espagne dans le projet FCAS, les trois ministres de la défense ayant signé un accord-cadre. Cette cérémonie de signature, ensoleillée, a eu lieu juste à côté d'une maquette grandeur nature du chasseur, qui venait d'être dévoilée devant les ministres et Macron, et d'une foule patiente de spectateurs et de journalistes. "Cette signature marque dans le marbre une étape clé dans la construction de la défense européenne, alliant excellence technologique, volonté politique et coopération industrielle ", a déclaré dans un communiqué le ministère français des forces armées. Florence Parly, Ursula von der Leyen et Margarita Robles ont respectivement signé pour la France, l'Allemagne et l'Espagne. Le modèle devait montrer à quoi pourrait ressembler le chasseur, en fonction du démonstrateur, qui explorera la furtivité, la manœuvrabilité et d'autres facteurs clés. "Ce n'est pas la forme définitive, mais elle ressemblera à quelque chose comme ça ", dit Trappier. Des modèles de deux armes conceptuelles ont été exposés à côté de l'avion de chasse, l'une d'Airbus et l'autre de MBDA. "Le ministre vient de reconfirmer il y a cinq minutes qu'un manifestant devrait voler en 2026," Hoke a dit. "C'est le but des études." La première partie du projet de démonstrateur se déroulera de 2019 à mi-2021 et étudiera quatre domaines : le chasseur de nouvelle génération, le moteur, le système des systèmes, et les porteurs distants - ou drones. Il y aura également une étude sur les simulateurs pour l'élaboration de scénarios opérationnels. Des accords d'association ont été conclus avec des sociétés telles que Thales, société d'électronique, et MBDA, fabricant de missiles, qui a travaillé sur des concepts de drones. Le motoriste français Safran et son partenaire allemand MTU ont signé pour la construction d'un nouveau moteur qui équipera à terme le futur avion de combat européen. Le démonstrateur volera d'abord avec un moteur déjà en service, qui pourrait être une version du M88 ou similaire, a dit M. Trappier. Le chasseur démonstrateur sera " très différent d'un Eurofighter et d'un Rafale ", a-t-il dit, ajoutant que les plans du chasseur pour voler " dans des zones interdites, conçues avec discrétion et manœuvrabilité ". Hoke a dit : "Il est important que nous commencions (sur) différents modules aussi, ce que nous appelons le nuage de combat pour définir le système de connectivité et aussi le niveau de communication". En plus des fonctions furtives permettant d'échapper aux systèmes de défense aérienne, l'avion de combat s'appuiera sur des porte-avions télécommandés qui voleront en avant, cherchant à brouiller les défenses, détecter et relayer les informations aux pilotes et aux commandants au sol, a expliqué M. Trappier. Le chasseur sera plus grand et plus furtif que le Rafale ou l'Eurofighter, avec une couverture radar de 360°, une travée d'armes interne et la " capacité de faire partie du nuage de combat ", a-t-il ajouté. Il y aura à bord une intelligence artificielle pour traiter des données importantes, informer et présenter des options au pilote. "La furtivité est l'un des concepts clés, pas le seul, mais l'un des plus importants, a-t-il dit. Il y aura des versions monoplace et biplace, cette dernière pour la complexité des missions, en particulier les missions d'attaque, plutôt que pour la seule formation. La version française de l'avion de combat pourra transporter un missile à pointe nucléaire, le successeur de l'actuel ASMP/A, et opérer également à partir d'un porte-avions. On s'attendait à ce que l'avion de chasse soit vendu à d'autres pays européens une fois qu'il aurait volé, car il serait " préférable d'avoir cet avion que les avions qui volent actuellement ", a dit M. Trappier. La France lancerait l'avion vers l'Égypte et le Qatar à un moment donné. Ces deux pays ont commandé le Rafale, ainsi que l'Inde. "L'exportation est un élément fondamental de la détermination des deux entreprises et des deux nations à accroître leur production ", a-t-il dit. "Nous n'avons pas un marché intérieur aussi grand que les Etats-Unis, même s'il y a plusieurs pays en Europe." Hoke, interrogé au sujet de l'appel lancé par le ministre allemand en faveur d'un ensemble européen de règles d'exportation, a déclaré : "Nous sommes favorables à un accord sur les premières règles franco-allemandes. Si cela sert de modèle pour l'Europe, c'est très bien. "Il est important d'avoir les règles dès le début, dit-il. "Nous devons accélérer les choses, mais si nous convenons de règles d'ici le milieu des années 20, cela pourrait être résolu. Si nous n'obtenons pas d'accord bilatéral, il y aura des problèmes pour entrer dans la phase de démonstration. Nous avons besoin de clarté dans les exportations." Trappier a déclaré : "Nous essaierons d'être exempts d'ITAR, de ne pas être dépendants d'un pays tiers. Nous avons besoin d'une certaine autonomie." Il s'agissait d'une référence à la réglementation américaine sur le trafic international d'armes, qui exige l'autorisation de Washington pour la vente de matériel à des pays étrangers. "C'est aussi une question de souveraineté, a dit M. Hoke. L'Europe a le droit de savoir quel système elle utilise, où elle l'utilise." L'absence de règles communes en matière d'exportation s'applique également au KNDS, l'entreprise commune entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann, qui construira un nouveau char, baptisé système de combat terrestre principal, qui remplacera le Leclerc et le Leopard 2. A la question de savoir si la Grande-Bretagne pourrait un jour rejoindre le FCAS, M. Trappier a déclaré : "Il est un peu trop tôt pour le dire. Peut-être un jour. Je ne sais pas, ce n'est pas encore décidé. Il faut vraiment qu'on commence à travailler." La priorité était de faire voler le manifestant en 2026, a-t-il ajouté. Hoke a dit : "Cela dépend bien sûr largement de la façon dont Brexit se développe. Il serait donc prématuré d'en discuter à ce stade." Le Royaume-Uni poursuit son programme Tempest pour un futur chasseur, dans lequel la Suède montre un vif intérêt en remplacement de son modèle Gripens précédent, a déclaré Sash Tusa, analyste chez Agency Partners, un bureau de recherche financière. Le gouvernement britannique investit 2 milliards de livres sterling dans le projet de chasseur, et l'industrie investit environ 1,5 milliard de livres sterling, a-t-il dit. Ce financement public pourrait être obtenu en réduisant la commande de l'avion d'attaque interarmées F-35 de 136 à 48 unités, ce qui permettrait d'économiser quelque 8 milliards de livres sterling. "La Tempest est une alternative pour maintenir la souveraineté nationale du Royaume-Uni en matière d'avions de combat ", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il était raisonnable de soutenir deux avions de combat européens. Pour Richard Aboulafia, analyste au groupe Teal, la perspective de deux nouveaux chasseurs européens rappelait le début des années 1980, avec le Tornado et le Mirage, tandis que le F-16 venait des Etats-Unis. À l'époque, il n'y avait aucune pression de la part de Brexit. Aujourd'hui, il y a l'arrivée du F-35, deux nouveaux chasseurs européens prévus et " une pression du temps comprimée ", a-t-il dit. Les 20 années de développement du FCAS suscitent quelques inquiétudes, car il s'agit en fait de cinq années de coûts supplémentaires par rapport à Tempest, ce qui alourdit le fardeau budgétaire, a dit M. Tusa. Les 20 années de développement du FCAS suscitent quelques inquiétudes, car il s'agit en fait de 20 années de coûts, ce qui alourdit le fardeau budgétaire, a dit M. Tusa. M. Trappier a déclaré que les partenaires industriels ont proposé des paquets technologiques, avec des responsabilités clairement définies pour montrer ce qui est possible. "Nous serons ambitieux, nous éliminerons les risques. Les manifestants seront un moyen de réduire les risques ", a-t-il dit. "Il y aura une étude de faisabilité. En théorie, cela prendra plus de temps, mais en fin de compte, ce sera plus rapide, moins coûteux parce qu'il y a moins de risques, plus facile à réparer qu'à lancer une production en série complète et à résoudre les problèmes ", a-t-il dit. L'industrie a demandé plus d'espace et de flexibilité, ce que les gouvernements lui ont accordé. "L'industrie assumera une partie du risque ", a-t-il ajouté. Airbus et Dassault ont signé en janvier, en tant que maîtres d'œuvre conjoints, une étude conceptuelle conjointe de deux ans d'une valeur de 65 millions d'euros pour FCAS. En France, Thales, Safran et MBDA ont signé l'étude, tandis qu'en Allemagne, Hensoldt, ESG, Diehl Aero, MBDA et Rohde & Schwarz et MTU ont signé. Note de la rédaction : Ce n'est pas souvent qu'on est au lancement d'un concept, mais je l'ai fait en ce qui concerne le nuage de combat. Lors d'une visite en 2014 avec le chef du Commandement du combat aérien de l'époque, le général Otage et le lieutenant-général (retraité) Deptula ont lancé un concept dans notre discussion : le nuage de combat. Pour le commandant de l'ACC, c'était sa façon de discuter de l'impact des avions de cinquième génération sur l'USAF et de l'avenir de l'intégration des 4e et 5e générations. Aujourd'hui, le lancement du FCAS s'articule autour de ce concept, l'accent étant mis sur la connectivité, comme l'a souligné ce récent communiqué de presse d'Airbus. Airbus teste son réseau pour le ciel sur un avion MRTT 13 juin 2019 - Airbus a réalisé avec succès une démonstration en vol d'un scénario d'espace de combat aéroporté connecté, centré sur un avion MRTT. Ce test a été réalisé dans le cadre du développement du programme Network for the Sky (NFTS) d'Airbus. Cette initiative fait suite à la démonstration au Canada, en août dernier, de communications mobiles sécurisées utilisant un ballon stratosphérique pour simuler un HAPS (High Altitude Pseudo Satellite), comme le drone Zephyr (UAV) d'Airbus (Unmanned Aerial Vehicle). Le NFTS combine diverses technologies - communications par satellite et au sol, liaisons tactiques air-sol, sol-air et air-air, communications mobiles 5G et connexions laser - dans un réseau résilient, unifié, sécurisé, hautement interopérable et maillé. Les aéronefs, les drones et les hélicoptères utilisent actuellement des réseaux dont la largeur de bande et l'interopérabilité sont limitées et souvent peu résilients. Le NFTS leur permettra de faire partie intégrante des réseaux militaires à grande vitesse. "Cette démonstration unique est une étape importante dans la réalisation de notre vision d'une connectivité sécurisée, qui permettra à l'avenir d'utiliser le nuage de combat aérien et d'améliorer l'exécution en temps réel des missions militaires ", a déclaré Evert Dudok, responsable des communications, du renseignement et de la sécurité chez Airbus Défense et Espace. Le scénario de démonstration simule l'établissement de liaisons de communication multi-Mbit/s à large bande entre des agents des forces terrestres, un avion de chasse, un MRTT et un centre des opérations aériennes combinées (CAOC) au sol. Les agents et l'avion de chasse à réaction ont dû envoyer des vidéos en temps réel pour améliorer leur connaissance de la situation en temps réel et recevoir des instructions du CAOC en retour. L'agent basé à Getafe (Espagne) était équipé d'une radio portative standard pour les forces de l'OTAN (ROVER). L'avion de chasse a été déployé pour obtenir des images de la zone d'intérêt et servir de nœud de communication entre l'agent et le MRTT volant à 30 000 pieds dans un rayon de 150 km dans un espace aérien sécurisé. Les communications ont donc été relayées entre l'avion de chasse et le MRTT, via une liaison de données LOS (ligne de visée) à large bande. Le MRTT a ensuite acheminé la vidéo ainsi que ses propres communications via une liaison satellite à large bande vers un téléport spatial près de Washington, D.C. Le flux de communications a ensuite été renvoyé en Europe via une liaison terrestre vers le CAOC. Ce scénario complexe démontre le fonctionnement en temps réel de communications sécurisées de bout en bout sur différents réseaux et technologies : liaison tactique sol-air, liaison air-air large bande entre deux avions, relais air-satellite et réseaux terrestres. Ce type de configuration, appelé " réseau hybride ", représente l'avenir des communications militaires et répond aux besoins des forces armées de pouvoir utiliser une large gamme de réseaux tout en permettant une gestion dynamique et transparente de ceux-ci. Les solutions développées par Airbus permettent ainsi d'établir des communications IP (Internet Protocol) sécurisées, de reconfigurer les liaisons en temps réel et d'affecter la bande passante disponible aux liaisons de données en fonction des priorités opérationnelles. Pour cette démonstration, un avion MRTT a été équipé de Janus, la nouvelle antenne satellite tri-bande (Ku-Ka-MilKa) d'Airbus, ainsi que de la dernière version du modem satellite Proteus, très résistant aux interférences et brouillages, et du système ALIMS (Airbus aircraft links integration management system). Cet exercice ouvre la voie au développement de la capacité de base de la connectivité SMART MRTT, qui permettra au MRTT d'agir comme un noeud de communication haut de gamme. Network for the Sky (NFTS) jette les bases de l'espace de combat aéroporté connecté, avec l'objectif d'offrir une capacité opérationnelle complète d'ici 2020. Le programme NFTS s'inscrit dans le cadre du projet Airbus Future Air Power d'Airbus et s'inscrit pleinement dans le développement du système européen FCAS (European Future Combat Air System). Lors d'une visite à l'ACC en 2014 à la base aérienne de Langley, le concept des nuages de combat a été au centre de la discussion. Dans un article publié le 23 février 2014, j'ai discuté de la visite et j'ai fait un suivi avec le lieutenant-général Deptula au sujet de sa réflexion sur ce concept. Aucun combat de plates-formes seul. La technologie joue de plus en plus un rôle de forçage pour une intégration beaucoup plus grande entre les éléments de combat dans l'élaboration des capacités de combat de base. L'activation numérique des principales plates-formes de combat - défense antimissile, défense aérienne de combat, systèmes sans pilote, connectivité des forces terrestres par liaison de données - fournit une fonction de forçage pour la prochaine phase de l'évolution des systèmes du XXIe siècle. Pour que le potentiel technologique soit exploité, il est nécessaire de modifier les approches en matière d'organisation, d'approvisionnement et de concepts d'opération (CONOP). La décennie à venir verra une pression technologique importante sur les approches traditionnelles et, en même temps, ouvrira la voie à d'importantes innovations en matière d'organisation, d'approvisionnement et de CONOP. Une façon de comprendre la dynamique du changement est d'examiner l'émergence et l'évolution de ce que l'on pourrait appeler le nuage de combat aérien ou aérospatial. Dans ce domaine, divers moyens aérospatiaux peuvent travailler plus efficacement ensemble pour façonner les capacités de combat dans, à travers et à travers tous les domaines. Il s'agit d'habiliter les concepts d'opérations terrestres, aériennes et maritimes, ciblés et interarmées. Les plates-formes clés sont des avions de cinquième génération qui peuvent accélérer le changement en créant le nuage de combat aérospatial. Lors d'une entrevue avec le Commandant du Commandement du Combat aérien, le Général Otage, l'interaction entre les avions de cinquième génération (en tant que flottes) et l'opportunité de changer les concepts d'opérations a été soulignée. L'image centrale que le général a mise sur la table de la transition est la capacité de façonner un "nuage de combat" en tant qu'élément clé de l'espace de combat dans lequel les divers aéronefs déployés interagissent pour façonner la domination aérienne et atteindre les objectifs conjoints des forces. Ce nuage de combat serait rendu possible par les avions de cinquième génération et comprendrait le déploiement de F-22, un nombre important de F-35 et la possibilité de se relier aux anciens avions. Cette capacité définirait ensuite l'approche de tout système ajouté par la suite, comme le RSI ou l'avion de combat à long rayon d'action. Selon Otage : l'avion de cinquième génération va permettre le nuage de combat aérien et me permettre d'utiliser différemment mes biens hérités. Bon nombre de mes chasseurs de quatrième génération peuvent être utilisés pour étendre le réseau de systèmes reliés entre eux et fournir des renforts contre les incendies, et je peux me concentrer sur les ressources de cinquième génération en tant que nœuds centraux qui façonnent les capacités communes distribuées. Et lorsqu'il s'agit de l'évolution des systèmes de la "prochaine" génération, le facteur de forme pourrait rester assez similaire à mesure que nous faisons évoluer les capacités au sein des avions ou la façon dont les systèmes volants peuvent interagir et fonctionner ensemble. Plutôt que de penser aux avions de 6e génération en termes de facteur de forme, nous pouvons exploiter le nouveau nuage de combat aérien et en tirer parti à l'avenir. Pour explorer plus à fond le concept et les éléments constitutifs d'une capacité de combat aérospatiale dans les nuages, j'ai discuté avec l'un des innovateurs qui ont mis au point un tel concept, le Lt Général (retraité) Dave Deptula. Deptula est doyen du Mitchell Institute for Airpower Studies de l'Air Force Association. L'Institut commence à examiner les efforts interservices pour façonner cette nouvelle approche de la puissance aérienne au cours de la prochaine décennie. Dans cette entrevue, Deptula discute de certains des éléments clés de l'approche. Deptula : Une façon d'y penser est de passer de l'ère industrielle de la guerre à l'ère de l'information. La technologie a un rôle à jouer, l'organisation a un rôle à jouer et les concepts opérationnels ont un rôle encore plus important à jouer dans l'évolution de la capacité de combat dans les nuages. L'armée américaine est maintenant à un point où la vitesse de l'information, les progrès de la furtivité et de la précision des frappes, les capteurs de la prochaine génération et d'autres technologies lui permettront d'aller au-delà d'une guerre d'armement combinée d'opérations terrestres, aériennes et maritimes séparées. Ce changement ne sera pas facile, car de nombreux militaires américains ont été inculqués à l'approche des armes combinées et, dans certains cas, continuent d'adhérer à la croyance anachronique selon laquelle la puissance aérienne ne devrait être utilisée que comme une arme de soutien des opérations terrestres et maritimes. Au lieu de s'en tenir à des approches opérationnelles linéaires de l'ère industrielle qui amènent les forces à mener des guerres d'usure, le DoD pourrait créer un nouveau concept opérationnel interarmées pour la guerre à effets combinés qui intègre les fonctions d'EIS, de frappe de précision, de manœuvre et de soutien pour obtenir les effets souhaités dans tous les domaines opérationnels. Ce concept commun devrait expliquer comment l'armée américaine pourrait relier les systèmes aérospatiaux de l'ère de l'information aux systèmes d'armes maritimes et terrestres de manière à améliorer leur efficacité combinée et à compenser les vulnérabilités de chacun. Un complexe d'EIS, de frappe, de manœuvre et de maintien en puissance pourrait être décrit comme un " nuage de combat " qui utilise les technologies de l'ère de l'information pour mener des opérations hautement interconnectées et réparties. Le concept du nuage de combat est quelque peu analogue à celui du " cloud computing ", qui consiste à utiliser un réseau (p. ex. Internet) pour partager rapidement de l'information dans un système de systèmes hautement distribués. Cependant, au lieu de combiner la puissance de calcul de plusieurs serveurs, un nuage de combat tirerait parti des réseaux C4ISR pour échanger rapidement des données à travers une architecture de capteurs et de tireurs de tous domaines afin d'accroître leur efficacité et de réaliser des économies d'échelle. S'il est activé par une connectivité sécurisée et à l'épreuve des brouillages et des intrusions, un nuage de combat peut être capable d'utiliser moins de systèmes de combat modernes pour atteindre des niveaux d'efficacité plus élevés dans des zones d'influence plus vastes que les concepts opérationnels traditionnels. Par exemple, au lieu de s'appuyer sur des approches traditionnelles selon lesquelles les chasseurs de masse, les bombardiers et les avions d'appui à l'attaque d'objectifs particuliers, un nuage de combat pourrait intégrer des capacités complémentaires dans un " système d'armes " unique et combiné pour mener des opérations désagrégées et réparties sur une zone opérationnelle fluide. Un nuage de combat distribué dans tous les domaines qui est difficile à attaquer efficacement et qui, s'il est attaqué, est presque auto-guérissant, compliquerait également la planification de l'ennemi et l'obligerait à consacrer plus de ressources à sa défense. Question : Lorsque nous avons rencontré le général Otage, il a souligné l'importance des avions de cinquième génération pour la prochaine phase de la puissance aérienne, du point de vue de la puissance aérienne, et comment pourriez-vous souligner leur impact ? Deptula : Bien que les F-22 et les F-35 soient des "F" ou des combattants, ils ne sont pas des "combattants" classiques comme nous les appelions à l'ère industrielle. Ce sont des nœuds de capteurs volants qui ont aussi la capacité d'utiliser des armes, soit air-air ou air-sol. Ils ont la capacité de pénétrer et d'opérer dans l'espace aérien contesté et refusé et, dans de nombreux cas, nous les apprécierons probablement davantage pour leur capacité d'opérer dans l'espace aérien contesté, de recueillir des informations et de les transmettre aux autres éléments de combat qui peuvent ensuite utiliser ces informations pour élaborer leurs réponses opérationnelles. Ces systèmes nous amènent à une époque où nous pouvons créer un complexe de combat cohérent, non seulement pour les opérations aériennes, mais aussi pour les domaines maritimes et terrestres. Question : La technologie facilite cette capacité, mais la restructuration organisationnelle est cruciale. Pourriez-vous nous en dire plus ? Deptula : Les services ne sont actuellement pas alignés pour former un nuage de combat aérospatial commun. L'alignement pour atteindre cette capacité est crucial à ce stade de l'évolution de la puissance aérienne. Nous devons réaligner nos approches de recherche et de développement sur le nuage, plutôt que de continuer à suivre les approches ségréguées et cloisonnées qui ont caractérisé l'organisation militaire depuis l'époque de Clausewitz. Nous devons penser au-delà d'une approche traditionnelle très étroite, " fondée sur les exigences ", et nous concentrer sur l'alignement des contributions à un complexe de manœuvre de grève ou à un " nuage de combat " de la RSI. Nous devons également mettre un terme à la séparation des capacités cinétiques et non cinétiques alors que nous repensons l'avenir de la mise au point d'armes grâce au nuage de combat aérospatial. Question : Évidemment, ce dont vous parlez, c'est de repenser à la fois les perspectives conjointes et celles de la coalition. Et cela peut englober des changements importants dans la façon dont nous envisageons l'effet de levier des actifs achetés en tant que coalition. Quel est votre point de vue sur les possibilités de coalition ? Deptula : Par exemple, si nous adoptons une approche de consortium pour la stratégie de sécurité, nous devrions envisager l'application intégrée des capacités des pays partenaires. Nous serons peut-être en mesure d'obtenir des résultats beaucoup plus performants que ce que nous obtiendrions autrement en poursuivant l'acquisition de systèmes d'armes traditionnels. Question : Cela nous amènera également à réfléchir à différents concepts d'opérations pour atteindre les objectifs de la mission. Que pensez-vous de ce défi ? Deptula : Nous n'avons pas seulement besoin de nouvelles constructions conceptuelles ; nous devons adopter des constructions organisationnelles véritablement conjointes qui actualiseront l'architecture des nuages de combat. Il doit y avoir une convergence des capacités qui se traduira par la conception, le développement et l'actualisation d'un nuage de combat par les différentes composantes du service. De même, nous devons anticiper les menaces au-delà de celles que posent les armes combinées, car nos adversaires utilisent tous les moyens à leur disposition. Une liste restreinte comprendrait les cyberattaques, l'approvisionnement en foules et le commandement et le contrôle en ligne distribués. Les effets souhaités devraient déterminer nos méthodes d'engagement, et l'application de la force n'est qu'une option parmi toute une série d'autres. En fait, une approche fondée sur les effets est un tremplin pour mieux relier les instruments de pouvoir militaires, économiques, d'information et diplomatiques afin de mener une stratégie de sécurité en profondeur. Si nous nous concentrons sur la guerre à effets combinés - la fin de la stratégie, plutôt que la force contre la force - les moyens traditionnels d'y parvenir, ce que nous avons pris l'habitude d'appeler la guerre à effets combinés - nous pouvons envisager des moyens plus efficaces pour atteindre le même objectif plus rapidement que par le passé, avec moins de ressources et, surtout, avec moins de pertes. Ce concept commun devrait expliquer comment l'armée américaine pourrait relier les systèmes aérospatiaux de l'ère de l'information aux systèmes d'armes maritimes et terrestres de manière à améliorer leur efficacité combinée et à compenser les vulnérabilités de chacun. Un complexe d'EIS, de frappe, de manœuvre et de maintien en puissance pourrait être décrit comme un " nuage de combat " qui utilise les technologies de l'ère de l'information pour mener des opérations hautement interconnectées et réparties. Le concept du nuage de combat est quelque peu analogue à celui du " cloud computing ", qui consiste à utiliser un réseau (p. ex. Internet) pour partager rapidement de l'information dans un système de systèmes hautement distribués. Cependant, au lieu de combiner la puissance de calcul de plusieurs serveurs, un nuage de combat tirerait parti des réseaux C4ISR pour échanger rapidement des données à travers une architecture de capteurs et de tireurs de tous domaines afin d'accroître leur efficacité et de réaliser des économies d'échelle. S'il est activé par une connectivité sécurisée et à l'épreuve des brouillages et des intrusions, un nuage de combat peut être capable d'utiliser moins de systèmes de combat modernes pour atteindre des niveaux d'efficacité plus élevés dans des zones d'influence plus vastes que les concepts opérationnels traditionnels. Par exemple, au lieu de s'appuyer sur des approches traditionnelles selon lesquelles les chasseurs de masse, les bombardiers et les avions d'appui à l'attaque d'objectifs particuliers, un nuage de combat pourrait intégrer des capacités complémentaires dans un " système d'armes " unique et combiné pour mener des opérations désagrégées et réparties sur une zone opérationnelle fluide. Un nuage de combat distribué dans tous les domaines qui est difficile à attaquer efficacement et qui, s'il est attaqué, est presque auto-guérissant, compliquerait également la planification de l'ennemi et l'obligerait à consacrer plus de ressources à sa défense. Le "nuage de combat aérien" nécessite de traiter et d'équiper chaque plate-forme comme un capteur ainsi qu'un "tireur" (défini comme une capacité à obtenir un effet souhaité). Il nécessitera un paradigme de commandement et de contrôle (C2) qui permet une liaison automatique comme le fait aujourd'hui la technologie des téléphones cellulaires (le passage d'une zone cellulaire à une autre est transparent), et le transfert de données de façon transparente, et sans interaction humaine à l'intérieur et/ou entre les nœuds des nuages de combat aérien, et il doit être fiable, sécurisé et anti-obscur. Nous devons réaliser et exploiter les avantages de l'aérospatiale moderne et de la technologie de l'information pour élaborer de nouveaux concepts d'exploitation rentables. Cependant, l'un de nos défis est que les gens ont encore tendance à considérer le coût en termes de coût unitaire individuel, par opposition au coût par effet désiré qui reflète mieux la valeur réelle - et c'est là que nous devons déplacer la discussion et l'espace de décision. Nous devons réaliser et exploiter les avantages de l'aérospatiale moderne et de la technologie de l'information pour élaborer de nouveaux concepts d'exploitation rentables. Cependant, l'un de nos défis est que les gens ont encore tendance à considérer le coût en termes de coût unitaire individuel, par opposition au coût par effet désiré qui reflète mieux la valeur réelle - et c'est là que nous devons déplacer la discussion et l'espace de décision. Nous devons penser au-delà des contraintes que la culture militaire traditionnelle impose aux nouvelles technologies. Par exemple, les avions de 5e génération comme le F-35 sont appelés " chasseurs ", mais technologiquement, ce ne sont pas seulement des " chasseurs " - ils sont des F-, A-, B-, B-, E-, EA, RC, AWACS-35s. Ils pilotent des " attaqueurs de capteurs " qui nous permettront de mener une guerre de l'ère de l'information à l'intérieur d'un espace de combat contesté quand nous le désirons - si nous exploitons pleinement leurs capacités " non traditionnelles " jusqu'à ce que ces capacités soient acceptées comme les nouvelles " traditionnelles ". Cela nécessitera des capacités de réseau à la fine pointe de la technologie et des approches différentes pour résoudre nos problèmes de largeur de bande de données. Par exemple, pour résoudre l'explosion de la croissance des données provenant de nouveaux capteurs, au lieu de construire de plus gros tuyaux pour transmettre toutes les données recueillies, nous devrions traiter les données à bord et ne transmettre que ce qui présente un intérêt pour les utilisateurs. Cette approche inverse la façon dont nous traitons aujourd'hui le renseignement, la surveillance et la reconnaissance - et elle a le potentiel de le faire plus rapidement, mieux et à moindre coût. Pour tirer pleinement parti de ces capacités, il faudra une nouvelle façon de concevoir notre force. Nous devons également comprendre que l'innovation peut s'appliquer aussi bien à l'organisation qu'à la technologie. Nous devons penser en dehors des constructions organisationnelles que l'histoire a gravées dans notre psychisme collectif. Les opérations réseau-centrées, interdépendantes et fonctionnellement intégrées sont les clés du succès militaire futur. La puissance aérienne nous permet de le faire. Elle peut être entrelacée avec tous les éléments du pouvoir - diplomatiques, informationnels, militaires, économiques et sociaux - et y contribuer. Mais elle exige une perspective plus large que celle qui s'applique traditionnellement à la puissance aérienne dans le passé - au-delà d'un bras de soutien dans l'équation des armes combinées. Nous devons chercher à intégrer les forces aérospatiales à chacun de ces éléments d'une manière interdépendante. Nous devons relier les capacités de l'aérospatiale et de l'ère de l'information aux moyens maritimes et terrestres pour créer un complexe de défense omniprésent qui s'auto-forme et, s'il est attaqué, s'auto-guérit. Ce genre de complexe serait si difficile à perturber qu'il aurait un effet dissuasif conventionnel qui se stabiliserait dans n'importe quelle région où il serait déployé. L'idée centrale est la synergie interdomaines. Le vice complémentaire ne fait qu'ajouter à l'emploi des capacités dans différents domaines, de sorte que chacun améliore l'efficacité des autres et compense les vulnérabilités de l'autre. Cette approche des effets combinés consiste à intégrer les capacités aérospatiales actuelles et futures dans un cadre opérationnel agile guidé par la compréhension humaine. C'est une construction intellectuelle avec une infrastructure technologique.
  22. L’IRAN ET TRUMP AU BORD DU PRÉCIPICE https://ejmagnier.com/2019/06/21/liran-et-trump-au-bord-du-precipice/
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