Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Polybe

Members
  • Compteur de contenus

    5 106
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    31

Tout ce qui a été posté par Polybe

  1. Non, pas tellement. Il ne faut pas négliger : - copier les trucs stylés des guntubers/influenceurs ex-FS post-GWOT ; - faire comme les grands garçons du COS ; - qu'est-ce que l'on trouve chez ses fournisseurs ; - un éventuel besoin ; - la personnalisation pour être bien dans ses baskets. Pour les chargeurs, les Magpuls sont plus fiables (et plus léger...), et en particulier plus solide. Dans le cas de la jungle, j'imagine que métal + humidité, c'est pas idéal. Les Eotechs, vu le prix et vu que tous le monde semble avoir le même, je ne serai vraiment pas étonné que ce soit une dotation. Après est-elle de niveau armée, régimentaire, compagnie, section, ça...
  2. Probable, même si des achats au niveau de l'unité sont possibles. Cela s'est vu pour les chargeurs Magpul. On peut aussi imaginer l'émission d'un besoin particulier (pour les CRAJ par exemple, qui ont un mandat assez particulier), et donc la récupération/l'achat de moyens pour y répondre.
  3. J'ai posté une explication de leur stratégie de com'. Ils font toujours comme ça, et le but c'est d'endofer la communauté internationale.
  4. Boarf à 4050 tonnes près on va pas chipoter. "Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?"
  5. Je laisse cette analyse ici : Pas de complot, que du très connu et classique. Voilà voilà... Personnellement je suis beaucoup plus en phase avec l'intervenant maroccain.
  6. Aaaaah ok, merci ! En gros le gars veut nous vendre des cailloux. Bon plus sérieusement, ils ont l'air vraiment aux abois question pognon pour sortir un truc comme ça... Cela me rappel cet extrait que j'ai posté plus haut : "Le double discours de Niamey [...] Après chaque révélation, Niamey dément publiquement tout accord formel tout en reconnaissant implicitement des discussions avancées. Cette ambiguïté sert trois objectifs : flexibilité diplomatique (rassurer l'Occident en niant, dissimuler ses intentions comme le théorise Mr Harbulot), protection juridique (l’absence de document officiel complique l’action judiciaire), tests de réaction (chaque fuite agit comme ballon d'essai, en utilisant un processus similaire à la fenêtre d'Overton). Cette tendance large est visible dans plusieurs États fragilisés. Le Mali a utilisé ce mécanisme pour marginaliser Barrick Gold au profit de la Russie, la Guinée a mobilisé le même narratif pour réviser ses contrats de bauxite au détriment de Rio Tinto et au bénéfice de la Chine. Le Niger reprend cette stratégie et l'adapte au secteur nucléaire, faisant du discours de souveraineté - bien que louable dans le fond, l’alibi d'une prédation orchestrée par puissances extérieures. [...]"
  7. Vouloir et pouvoir sont deux choses différentes. On arrive pas du jour au lendemain à infiltrer et manipuler un groupe comme ça. Qui lui-même n'est pas aux ordres. Bref, c'est il me semble ridicule, et je cherche un précédent, à savoir un groupe djihadiste qui fait une OP au cachet pour un pays occidental. Je ne suis pas en train de nier les collusions Services/groupes terro'. Je dis que faire monter une OP comme ça au débotté, c'est déjà autre chose. Et comme je l'ai souligné : - y d'autres moyens de pressions et de neutralisations pour parer à la prolifération, qui ont d'ailleurs probablement été joués (avec succès) ; - qu'est ce qu'apporterait cette attaque à la donne "yellowcake" ? Rien, sinon un potentiel d'emmerdes pratiques et diplomatiques. Oui, et en Syrie tu ne vois pas une différence entre AQ et EI ? Y a effectivement un des deux avec lequel il est connu que l'Occident a eu des rapports, l'autre pas. Et ça se transpose assez bien au Sahel, y a des exemples. Reste encore et toujours un intérêt à le faire. Je cherche encore. J'avais annoncé ici même les limites de l'approche nigérienne, en traçant en creux ce changement de discours. Il n'y a que ceux qui croient au miracle russe (et qui n'étudie pas le précédent centrafricain...) pour croire qu'il en irait autrement. Le coup de pression, les coups de pressions ont eu lieu, avec succès, encore une fois largement ilustrés ici. Pourquoi risquer que des djihadistes puissent mettre la main sur de la matière que l'on ne veut justement pas voir se diluer ? Parce qu'une attaque terro', c'est pas un groupe de FS qui cible précisemment, que l'on contrôle à l'ouverture d'angle près etc. ^^ Je n'ai pas compris ta dernière phrase : Parce que la France n'a pas le monopole de la question, et les panafricanistes se gardent bien de couvrir le sujet naturellement Je conclus que l'on cherche du complot capillotracté là où l'objectif et l'explication au plus simple c'est que l'aviation était bien la cible !
  8. Bonne question. En Guyane, le treillis jungle est perçu, et pour l'instant il n'existe qu'en CE (l'ensemble faisant très bien l'affaire). Sur leurs réseaux sociaux, ni le 9ème RIMa ni le 3ème REI ne semblent avoir reçus du BME.
  9. Sur la relation Iran-Niger : https://www.ege.fr/infoguerre/laccord-iran-niger-comme-precedent-dun-modele-de-predation-revelateur-dun-nouvel-ordre-geo-economique-dans-les-etats-fragilises Je précise que je ne suis pas très à l'aise avec cette notion d'Iran au Niger, car elle me rappelle un peu trop certains montages fumeux des US pour justifier l'invasion de l'Irak en 2003. "L’accord Iran - Niger comme précédent d’un modèle de prédation révélateur d’un nouvel ordre géo-économique dans les États fragilisés Le 26 juillet 2023, le coup d'État au Niger ouvre une brèche géopolitique majeure. Privée en quelques mois de ses appuis occidentaux, la junte réoriente son alignement stratégique vers l’Iran, la Russie et la Chine. Dans un contexte de fragilité extrême - crise économique, vide sécuritaire, isolement diplomatique - émerge alors un accord inédit : 300 tonnes de yellowcake nigérien échangées contre soutien militaire, reconnaissance politique et financement iranien. Ce troc “sécurité contre ressources” n’est pas une transaction bilatérale, mais un mécanisme de prédation économique révélateur d’une reconfiguration profonde des équilibres géo-économiques. Le Niger devient ainsi le laboratoire sahélien d’une stratégie iranienne éprouvée au Levant : capturer un État fragilisé par intégration institutionnelle progressive, mêlant sécurité, économie et contrôle du narratif. Ce précédent ouvre parallèlement une brèche dangereuse dans le régime de non-prolifération, esquissant l’émergence d’un “marché gris nucléaire” où la matière fissile devient instrument de puissance pour des États cherchant à contourner les sanctions. Dès lors, une question centrale s’impose : comment l’accord Iran–Niger, fondé sur un troc asymétrique sécurité-ressources, s’impose-t-il comme un modèle de prédation transposable dans d’autres États fragilisés, tout en révélant la remise en cause des équilibres géo-économiques régionaux et internationaux ? Le Niger post coup d’état, un terrain de jeu stratégique propice à la prédation Le renversement de 2023 marque la bascule du rapport de force et l’ouverture d’une fenêtre géopolitique. Le 26 juillet 2023, le président Mohamed Bazoum est renversé par la garde présidentielle conduite par le général Abdourahamane Tiani. Ce putsch, huitième renversement de régime au Sahel en trois ans, bouleverse immédiatement les équilibres politiques et sécuritaires du Niger. Justifiant ce coup par devoir républicain et urgence de répondre aux aspirations démocratiques du peuple déçu par un gouvernement issu des urnes[i], l’installation du pouvoir kaki provoque surtout un basculement durable des rapports de force avec les partenaires occidentaux. Dès septembre 2023, la junte met fin aux principaux accords militaires. Elle dénonce d’abord la coopération de défense avec la France, puis, le 16 mars 2024, elle abroge l’accord militaire de 2012 signé avec les États-Unis. Qualifiant ce dernier de “déséquilibré” et “imposé unilatéralement”, Niamey exigera le retrait des 1 100 militaires américains présents sur son sol. Ce départ entérine la fermeture de la base 201 d’Agadez, infrastructure stratégique pour les opérations de surveillance dans la bande sahélo-saharienne. Cette double rupture supprime les deux principaux appuis de l’assistance sécuritaire occidentale au Niger, et ouvre une vacance que d’autres puissances concurrentes pourraient exploiter. La perspective d'accéder à un pays riche en uranium, en quête de nouveaux relais stratégiques, constitue une véritable aubaine pour l’Iran, la Russie et la Chine. L’approche iranienne : architecture d’une stratégie hybride “sécurité contre ressources” L’intérêt de Téhéran pour l’uranium nigérien ne date pas de 2023. Dès 2013, Mahmoud Ahmadinejad se rend à Niamey pour proposer une coopération économique dans un contexte où le gouvernement nigérien cherchait à réduire sa dépendance envers Areva (devenu Orano). À l’époque, Niamey nie toute discussion [au sujet de] ou transfert d’uranium vers l’Iran, mais l’épisode révèle : que l’Iran cherche depuis longtemps un accès direct à une ressource stratégique qu’il ne peut sécuriser pleinement sur son territoire ; le Niger reste ouvert à la diversification de ses partenariats. Ce socle ancien facilite la reprise des contacts une décennie plus tard. Chronologie de l'offensive iranienne La stratégie iranienne repose sur une pénétration progressive, multi-niveaux et encadrée pour éviter toute rupture brutale qui provoquerait une réaction internationale immédiate. Alors que la France condamne immédiatement la junte, l'Iran consolide sa présence diplomatique par cinq visites officielles[ii] de haut niveau : ambassadeur (septembre), ministre des Affaires étrangères (octobre), vice-président (janvier). Affirmant son appui “inconditionnel” à la junte, Téhéran ne se contente plus de soutenir mais se propose comme modèle opérationnel alternatif et disponible pour un régime sous embargo. Chaque trois à six mois, un nouveau jalon bilatéral consolide la relation. Au bout d’un an, il n’est plus question de contacts exploratoires, le Niger apparaît officiellement comme un partenaire aligné. Entre avril et mai 2024, les services américains[iii] identifient des négociations confidentielles autour de 300 tonnes de yellowcake (concentré d’uranium), valorisées à 56 millions de dollars. Cette transaction, révélatrice par sa rapidité, expose l’Iran comme unique débouché crédible pour un Niger privé des circuits occidentaux. Le yellowcake, jadis inséré dans une chaîne de valeur internationale structurée, se transforme en monnaie d’échange bilatérale. Le délai - à peine dix mois après le putsch - montre que Téhéran a parfaitement saisi l’opportunité créée par l’embargo. En parallèle[iv], l’Iran déploie son ancrage culturel par l’intermédiaire de l’Organisation de la culture et des relations islamiques, instrument historique de diffusion idéologique. Au Niger, cette structure alimente les narratifs anti-impérialistes de la junte et tisse des réseaux locaux durables. Le volet sécuritaire[v] parachève l’ensemble. En mai 2025, le général Ahmad Rezaei Radan signe un mémorandum de coopération instaurant un comité conjoint d’experts chargé de la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale et le contrôle des frontières. Nous assistons à une intégration institutionnelle similaire aux modèles éprouvés en Syrie, en Irak ou au Yémen. Les conseillers iraniens s’insèrent au cœur des structures sécuritaires, fournissent technologies, renseignement et formation, tout en minimisant l’exposition internationale de Téhéran. En moins de dix-huit mois, l’Iran passe ainsi de partenaire diplomatique opportun à acteur structurel du dispositif de sécurité nigérien. La comparaison temporelle avec les puissances occidentales est éclairante Entre août 2023 et fin 2024, ni la CEDEAO, ni la France ne sont parvenus à définir une réponse cohérente au renversement de Bazoum. La France n’annonce l’adaptation de sa doctrine sahélienne qu’en janvier 2025 (suivi du RNS de juillet 2025), soit vingt mois après le putsch. Ce décalage temporel critique permet à l'Iran d’occuper la vacance aujourd’hui laissée par les occidentaux. En activant ces quatre niveaux simultanément, Téhéran met en place une dépendance multidimensionnelle. Le Niger ne peut rompre avec l’Iran sans perdre un marché d’exportation vital, un soutien sécuritaire remplaçant celui des États-Unis, une source de reconnaissance extérieure et un narratif idéologique qui légitime la junte auprès de sa base populaire. L’ensemble forme un verrou stratégique qui excède largement une coopération classique : il s’agit d’une captation progressive d’un État fragilisé, non par la force, mais par la maîtrise du temps, du récit et des institutions. Les motivations stratégiques de Téhéran Sa principale contrainte vient de son programme nucléaire. Avec plus de 400 kg cumulés d’uranium enrichi à 60% (selon l'Agence Internationale de l’Energie Atomique - AIEA), l’Iran s’approche du seuil militaire (90%), mais cette avancée repose sur un flux continu d’uranium naturel. Or ses réserves domestiques, bien que volumineuses, sont trop pauvres en teneur pour soutenir un enrichissement soutenu. Sous sanctions, extraire des milliers de tonnes de minerai pauvre pour quelques kilos exploitables n’est plus viable. L’uranium nigérien - à la fois plus riche et disponible en volumes élevés - a donc une valeur critique. Les 300 tonnes de yellowcake négociées assureraient plusieurs années de continuité, suffisamment pour prolonger la montée en capacité de Téhéran. Le deuxième impératif est géopolitique. Pour l'Iran, le Moyen-Orient est saturé : rivalité avec l’Arabie saoudite, pression israélienne, présence militaire américaine hostile. L’Iran y atteint progressivement ses limites d’expansion. Le Niger, situé au croisement du Mali, du Burkina Faso et du Nigeria, offre une tête de pont idéale en Afrique. Sa centralité permet à l’Iran de se projeter sur un nouveau terrain, précédé par son allié historique russe. Ensemble, Moscou et Téhéran peuvent créer une zone d’influence coordonnée, allant du Sahel central jusqu’aux couloirs maritimes du golfe de Guinée. Depuis 2018, l’Iran évolue dans un environnement de sanctions extrêmes : gel des avoirs, embargo sur les exportations pétrolières, isolement bancaire quasi-total. Téhéran a donc besoin de zones grises juridiques pour signer des accords informels, c’est-à-dire des États fragilisés et hors radar des mécanismes de conformité occidentaux. Le Niger, isolé, devient un sas extraterritorial. Téhéran peut y pratiquer le troc stratégique : drones, formation militaire et renseignement contre yellowcake. Le Niger devient alors une interface clandestine permettant à Téhéran de respirer économiquement malgré le régime de sanctions. Depuis vingt ans, l’Iran applique un modèle reproductible dans les États fragilisés : soutien sécuritaire immédiat, insertion de conseillers, implantation économique, présence culturelle et contrôle informationnel. Ce schéma - appliqué au Liban, en Syrie via les milices chiites, en Irak via les Unités de mobilisation populaire, au Yémen - reposerait sur l’idée que seuls les États en crise accepteraient une intégration sécuritaire profonde, sans conditionnalité politique. Téhéran transpose donc son modèle, mais l’adapte avec non pas de proxy idéologique, mais un accord “gagnant-gagnant” entre forces d’un Sud global. Le Niger devient ainsi le premier laboratoire sahélien du modèle iranien d’expansion sous embargo. Le rôle “facilitateur” de la Russie dans l’opération L’accord Niger-Iran ne s’est pas noué en vase clos. La Russie agit en architecte discret, facilitant l’entrée iranienne tout en consolidant sa propre position au Sahel. Depuis quarante ans, Moscou et Téhéran maîtrisent l’art des coopérations parallèles, des “passe-passe” fonctionnels. L’arrivée d’Africa Corps en avril 2024 sécurise le régime, créant les conditions politiques favorables à la signature, en mai 2025, du protocole sécuritaire et uranium avec l’Iran. La Russie joue le rôle de validateur stratégique, dont la présence militaire offre à la junte la garantie qu’aucun renversement ne viendra perturber les accords sensibles sur les ressources. Bien qu’aucune réunion tripartite formelle ne soit documentée, la synchronisation des séquences diplomatiques et l’enchaînement qui suit témoignent d'un parfait alignement entre leurs intérêts stratégiques respectifs. L’absence de rivalité apparente entre Moscou et Téhéran en est un autre indicateur. À cette coordination opérationnelle s’ajoute une cohérence narrative. Russie et Iran alimentent les mêmes discours souverainistes et anti-occidentaux, attaquant la CEDEAO, dénonçant les “ingérences”, et exaltant la “libération du Sahel”. Ainsi, La Russie verrouille l’avenir énergétique et sécuritaire à travers Rosatom et Africa Corps ; l’Iran capte la rente minérale, fournit les technologies militaires et installe son modèle d’intégration institutionnelle. Cette co-hégémonie reste toutefois fragile. Si les volumes d’uranium nigérien ne suffisent pas à répondre aux ambitions cumulées de Moscou et Téhéran, une compétition larvée pourrait émerger. La Russie investit massivement dans l’expansion de son nucléaire civil ; l’Iran, lui, dépend structurellement de l’uranium nigérien pour soutenir son enrichissement. Le Niger échange ainsi autonomie contre stabilité immédiate, mais au prix d’une dépendance totale envers ses nouveaux parrains. Ce modèle, désormais éprouvé au Sahel, combine influence sécuritaire et économique, et s’impose comme une stratégie reproductible dans d’autres États fragiles de la région. Le deal “sécurité contre uranium” : anatomie d’une prédation L'opération s'inscrit dans une logique de prédation économique. Cette dynamique illustre l'idée que l'affrontement économique est souvent associé à une opportunité d'action pour le fort afin d'accroître sa puissance par rapport au faible. Le prix affiché - environ 187 USD/kg - respecte les standards internationaux, mais il occulte un avantage colossal pour Téhéran. Sur les circuits parallèles nécessaires au contournement des sanctions, l’uranium coûte entre 350 et 450 USD/kg. En l’acquérant au prix spot via le Niger, l’Iran économise 50 à 80 millions de dollars, soit une décote considérable à obtenir autrement. Ce n’est pas un rabais commercial, c’est un gain stratégique rendu possible par la vulnérabilité nigérienne. Les 300 tonnes ne représentent pas seulement une marchandise mais constituent un actif nucléaire. Converties, elles fourniraient assez d’uranium métal pour alimenter plusieurs dizaines de têtes nucléaires potentielles. Cette valeur optionnelle transforme un simple troc en transfert d’avantage militaire, disproportionné par rapport au prix payé. Cette approche de recherche de raccourcis visant à assimiler rapidement des moyens d'accroissement de puissance rappelle les stratégies de rattrapage technologique observées par la Chine, qui a cherché à combler son retard en captant le savoir-faire occidental[vi]. Dans ce contexte, l'Iran utilise l'économie pour obtenir un avantage de puissance par d'autres moyens. La situation évoque également le processus analysé par Pierre Fayard concernant la pérennisation du rapport de force économique entre dominant et dominé[vii]. Au-delà du prix, le “package” sécuritaire scelle une dépendance durable. Les drones livrés exigeraient des pièces détachées, des mises à jour logicielles et des communications chiffrées exclusivement iraniennes : sans maintenance, le parc devient inutilisable en moins d’un an. Les instructeurs de l’IRGC s’insèreront dans les chaînes de formation et capteront les flux de renseignement, créant des canaux parallèles aux anciennes structures occidentales. Politiquement, le soutien iranien devient vital pour la junte isolée : toute rupture réintroduirait un risque d’effondrement diplomatique et sécuritaire immédiat. L’éviction “méthodique” d’Orano comme revers stratégique L’éviction d’Orano résulte d’un étouffement graduel : entre mars 2024 et juin 2025, Niamey retire le permis d’Imouraren, prend le contrôle opérationnel de Somaïr malgré les 63,4 % d’Orano, puis nationalise l’entreprise au nom de la souveraineté. Le CIRDI (Banque mondiale) reconnaît la violation des contrats, mais la junte ignore la sentence. À l’été 2025, les actifs sont immédiatement réalloués : 300 tonnes pour l’Iran, négociations avec Rosatom, intérêt chinois pour Imouraren. En quinze mois, Orano passe d’acteur historique à opérateur évincé sans recours effectif, illustrant un lawfare inversé où la souveraineté territoriale et les alliances priment désormais sur les arbitrages internationaux. Cet évènement illustre parfaitement l'adage rappelé par Olivier de Maison Rouge (citant Maurice Barrès) : “Où manque la force, le droit disparaît ; où apparaît la force, le droit commence de rayonner”[viii]. L'éviction d'Orano repose sur une construction discursive sophistiquée transformant la gestion de l'uranium en enjeu identitaire. Ce narratif, puissant et mobilisateur, fonctionne comme arme de guerre économique car il justifie les ruptures contractuelles, neutralise les critiques internationales et légitime de nouveaux partenariats (Nicolas Moinet). Derrière ce discours, les véritables bénéficiaires ne sont ni l'État nigérien ni sa population, mais les puissances étrangères comblant le vide. L’accusation de la France d'avoir “pillé les ressources nigériennes” depuis 60 ans via Orano ignore les redevances, taxes, et emploi de plus de 2 500 Nigériens (si l’on compte le personnel de Somaïr, Cominak avant fermeture, Imouraren et les sous-traitants). Le grief concernant le refus d'Orano de transformer localement l'uranium masque une impossibilité technique : le Niger ne dispose ni des moyens ni de la demande intérieure pour autant investir dans une usine de conversion ou d’enrichissement. Dernièrement, le rejet de se plier aux mesures de la CIRDI dite “outil colonial” montre une vision du droit international comme instrument de domination occidentale - alors que le pays y a adhéré de son plein gré. Désormais, l'uranium sera toujours exporté brut vers des partenaires n’exigeant ni transparence, ni bonne gouvernance. La junte affirme vouloir transformer localement l'uranium pour capturer la valeur ajoutée et mieux bâtir la filière nucléaire nationale. Mais cette promesse se heurte à des écueils techniques et économiques sur le terrain et aux besoins contraires de ses parrains (yellowcake brut pour Iran, enrichissement exclusif en Russie). Le double discours de Niamey Après chaque révélation, Niamey dément publiquement tout accord formel tout en reconnaissant implicitement des discussions avancées. Cette ambiguïté sert trois objectifs : flexibilité diplomatique (rassurer l'Occident en niant, dissimuler ses intentions comme le théorise Mr Harbulot), protection juridique (l’absence de document officiel complique l’action judiciaire), tests de réaction (chaque fuite agit comme ballon d'essai, en utilisant un processus similaire à la fenêtre d'Overton). Cette tendance large est visible dans plusieurs États fragilisés. Le Mali a utilisé ce mécanisme pour marginaliser Barrick Gold au profit de la Russie, la Guinée a mobilisé le même narratif pour réviser ses contrats de bauxite au détriment de Rio Tinto et au bénéfice de la Chine. Le Niger reprend cette stratégie et l'adapte au secteur nucléaire, faisant du discours de souveraineté - bien que louable dans le fond, l’alibi d'une prédation orchestrée par puissances extérieures. Les risques majeurs d’un marché gris nucléaire en expansion L'uranium nigérien confère à l'Iran la pièce maîtresse qui complète son arsenal nucléaire - passant d'une capacité théorique à une force de dissuasion militaire opérationnelle. Ce basculement reconfigure immédiatement l'équilibre stratégique du Moyen-Orient. Les répercussions seraient directes. L'Arabie saoudite activerait immédiatement l'option nucléaire pakistanaise, formalisant une dépendance stratégique jusqu'alors informelle. La Turquie envisagerait une nucléarisation propre, menaçant l'équilibre régional. L'Égypte exigerait une parité nucléaire, déstabilisant toute la zone. Israël, percevant une menace existentielle, pourrait initier des frappes préventives sur les installations iraniennes. On assiste donc à un possible scénario de déstabilisation générale au Moyen-Orient où chaque acteur se nucléariserait pour rétablir l'équilibre. L'uranium nigérien ne modifie donc pas seulement la compétition sahélienne, il amorce une course nucléaire régionale aux conséquences potentiellement catastrophiques. Menace terroriste régionale Un voyage des mines d’Arlit aux ports du Golfe de Guinée, traversant le Burkina Faso, constitue un point critique de vulnérabilité extrême. Près de 40% du Burkina Faso est contrôlé par des groupes djihadistes affiliés à AQMI et l'État islamique au Grand Sahara - organisations disposant d'armes lourdes, d'expertise en embuscades et de capacités de frappe confirmées contre des convois militaires. Un convoi d'uranium traversant cette zone représenterait une cible d'une valeur stratégique inédite. Même une capture partielle fournirait aux terroristes la matière pour fabriquer des “bombes sales” - dispositifs dispersant la matière radioactive pour contaminer des zones urbaines et les rendre inhabitables pendant des années. L'impact économique et social dépasserait largement les seuls dégâts radiologiques : panique massive, abandon urbain, coûts de nettoyage colossaux. À Lomé (Togo), les États-Unis et l'UE exerceraient une pression pour bloquer ou inspecter la cargaison. En mer, Israël et les États-Unis pourraient intercepter le navire - comme ils l'ont déjà fait avec d'autres cargaisons stratégiques à destination de l'Iran. En cas de capture terroriste, l'AIEA activerait ses protocoles d'urgence, le Conseil de sécurité convoquerait une résolution d'urgence, et il y aurait intervention militaire internationale pour récupérer la matière. Le Sahel deviendrait théâtre d'une "guerre nucléaire de basse intensité" mêlant opérations spéciales, surveillance satellite, frappes et menaces radiologiques transfrontalières. Exploitation de la faille du système de l’AIEA L’Iran exploite avec une précision remarquable la faille temporelle du système de non-prolifération. La transparence dépend de la bonne foi des États, les vérifications prennent des mois, et toute résolution du Conseil de sécurité peut être neutralisée par Moscou ou Pékin. Dans cet intervalle, l’uranium peut quitter le territoire, être livré voire converti avant même que les organes de contrôle ne réagissent. L’AIEA, conçue pour un environnement de coopération volontaire, se retrouve impuissante face à un État soutenu par des parrains géopolitiques capables de bloquer toute sanction. Le précédent nigérien est potentiellement explosif : il démontre comment contourner le régime du TNP (Traité sur la Non-Prolifération) sans subir de conséquences immédiates, en combinant opacité, lenteur procédurale et protection diplomatique. Si l’uranium nigérien atteint l’Iran sans réaction internationale, une brèche serait ouverte vers un “marché gris nucléaire”, où des États tiers deviendraient des relais discrets de contournement, redéfinissant les rapports de force de la gouvernance atomique mondiale. L’accord Iran-Niger montre comment un troc asymétrique “sécurité-ressources” peut devenir un mécanisme de capture progressive d’un État fragilisé. Le Niger échange une part de sa souveraineté de facto contre une survie politique immédiate. À court terme, Téhéran remporte une victoire tactique décisive : accès sécurisé à l’uranium, implantation africaine durable, contournement des sanctions sans coût militaire. À moyen terme, le Mali, le Burkina Faso et d’autres États sahéliens pourraient répliquer ce schéma avec Moscou et Pékin, installant une prédation multidimensionnelle standardisée où sécurité, ressources et reconnaissance s’échangent en dehors de toute conditionnalité. À long terme, ce précédent fragilise le régime de non-prolifération : comme le note Hannah Hollander, les opérations de zone grise “sont souvent intentionnellement dissimulées, ce qui rend difficile l'attribution de la responsabilité, et elles sont généralement juste en dessous du seuil justifiant une réponse militaire”. Le Niger et ses voisins deviennent alors des zones grises de puissance, servant de relais à des architectures géopolitiques qui ne reconnaissent plus les frontières ni les cadres normatifs. Amélie Ségla ( MBA Stratégie et Intelligence Économique SIE29 de l’Ecole de Guerre Economique)" Cet article me semble souffrir de sérieuses limites. Outre que ça repose sur un narratif a priori US (j'ai dit ce qu'il en a été par le passé...), certaines affirmations sur la pénétration iranienne au sein du gouvernement nigérien me semble relever plus de la déduction que de la preuve sourcé. En revanche cela pourrait expliquer certaines choses autour du Yellowcake "nigérien" et de la posture de la France vis-à-vis du dossier iranien. Une théorie donc, certes intéressante, mais une théorie seulement. L'article cite ses sources, bon... Au passage je ne sais pas trop quoi penser de cette histoire de protocole d'urgence de l'AIEA. Cela parle à quelqu'un ? Bref, cette vision - qui comme je le souligne me semble reposer sur une vision en partie US et française des choses - peut pas mal expliquer le fait que les US manient carotte et baton au Niger, et que de très fortes pressions se sont exercées sur les voisins du Niger pour ne pas laisser passer le convoi.
  10. Ben je vois mal le Niger, l'Etat nigérien, l'exprimer comme ça, surtout publiquement. Le remettre à sa place est une chose, même si là ça me surprend aussi. Comme je le suggerais, de nos jours je ne vois pas en quoi ça serait plus en sécurité à Arlit qu'à Niamey, sans compter le déplacement retour du convoi. Arlit était sur parce que beaucoup de troupes s'y trouvait, mais aussi parce que le business profitait aux touaregs et que du pognon (pas que du Niger...) était mis dans les FDS. D'ailleurs, ça me fait penser que depuis Arlit, on peut aussi enlever la cargaison par avion (ce qui n'a pas été fait). Je pense donc que le choix de l'aéroport de Niamey tenait aux conditions de sécurité après que la frontière soit demeuré fermée (et non à un enlèvement par avion). Probablement par pressions diplomatiques exercés sur les pays traversés (France, Communauté Internationale, USA...). Niamey était donc surement vu comme le point le plus sur possible. Ensuite comme tu le soulignes, parmis les candidats interessés, qui a intérêt à s'attirer des complications internationales ? Pas tant que ça, et ceux-là ont des adversaires puissants. L'Iran par exemple, je vois mal les US et Israël laisser faire. Les US, il y a deux choses : - la non-prolifération (Iran), un sujet du moment ; - la non-prolifération (AQ + EI), un sujet de longue date. Les US se sont aussi fait bousculer par les soubresauts du Niger. Par la fermeture de leur base d'Agadez entre autre. Y a la question des sites de la CIA aussi (Louis Saillans en évoque un, Dirkou etc.) ? J'ignore si tout ça est toujours en activité, mais ça me surprendrait. Là on dirait que les US essayent justement de revenir. Ils faisaient leurs trucs, à part des français avec parfois des intérêts communs. L'approche à la Sabre plus qu'à la Barkhane je dirai. Je pense que c'est ça qu'ils veulent réactiver. Plus, ère DT oblige, du business (et ça les Nigériens en rêvent).
  11. Petit post qui part d'une assertion de @Wallaby : En cherchant un peu, je n'ai trouvé aucun début de soupçon de collusion. Même pas chez les détracteurs de la France. C'est dire... Avec les mots-clés TOTAL WAGNER COLLUSION MOZAMBIQUE, j'obtiens en réponse automatique par IA : "Aperçu IA TotalEnergies and the Wagner Group operated in Mozambique's Cabo Delgado province at different times to address the same insurgency, but there is no evidence of direct collusion between the French energy giant and the Kremlin-linked mercenary group. While both entities were involved in the region to protect or secure assets, their roles, timelines, and relationships with the Mozambican government differed significantly: Wagner Group (2019): Russian mercenaries linked to the Wagner Group arrived in September 2019 to provide support to the Mozambique army, but quickly withdrew after suffering significant losses, failing to stabilize the region. TotalEnergies (2020-Present): TotalEnergies operated a multi-billion dollar liquified natural gas (LNG) project. Following attacks, they withdrew in 2021, but their infrastructure was secured by local government forces, not Wagner. Controversy & War Crimes Allegations: A November 2025 complaint by a human rights group alleges that TotalEnergies is complicit in war crimes committed by Mozambican government security forces, specifically regarding a "container massacre" in 2021 where civilians were tortured and killed near their site. TotalEnergies’ Position: TotalEnergies denies responsibility for the actions of government troops and asserts they did not support or contract with mercenaries like the Dyck Advisory Group (a South African company used after Wagner) or the Wagner Group itself. Summary of Involvement Wagner: Engaged in failed military combat (2019). Total: Engaged in infrastructure development, with allegations of facilitating government forces that committed abuses. The accusations against TotalEnergies focus on their reliance on and support for the Mozambican national armed forces, not on a partnership with the Russian Wagner Group." Donc, l'assertion de Wallaby est fallacieuse et à plus d'un titre : - pas de lien entre Total et Wagner ; - pas de recours au mercenariat par Total (et de mémoire, y avait d'autres choses d'envisagés en effet) ; - une accusation assez flou qui semble reposer sur la proximité géographique (donc sur rien). Je pense qu'il y a plus, au hasard un officier-sécurité au courant qui laisse faire (hypothèse), mais ça concerne surtout les Forces régulières combattants pour la protection de Total (qui subventionne peut-être) ; - un échec total (vous l'avez ?) de Wagner qui se prend immédiatement une turbo-branlé sur place, et n'a pas le temps d'appliquer sa "méthode centrafricaine". Je vais le dire autrement, mais pour asujétir un Etat et faire des massacres réguliers, ça prend plus de temps. Reste la question de pourquoi une telle assertion a été posté sur le forum ? Si je déroule la logique, au Mozambique Wagner a combattu noblement, contrairement aux forces gouvernementales. Je pense que ça dit quelque chose que de balancer un truc pareil...
  12. https://greydynamics.com/erik-prince-in-haiti-blurring-state-and-private-security-interests/ Je n'ai hélas pas accès à tous l'article. Les Haïtiens ne savent plus à quel saint se vouer, ils essayent tout, et tous s'essayent chez eux : "Erik Prince in Haiti: Blurring State and Private Security Interests Executive Summary The Haitian government’s partnership with American mercenary and former Blackwater CEO Erik Prince,* beginning in March 2025, has the hallmarks of a desperate bid to tackle the worsening gang violence situation. Vectus Global, Prince’s new private security firm, is expected to bring personnel and equipment that will likely restore order, but at a significant cost to state sovereignty and control. Despite this, the move is welcomed by both government officials and members of the public and drone strikes against gang members are highly likely to continue with support from Vectus. This alliance also presents a political challenge for Washington’s relationship with Port-Au-Prince. The U.S. Government denies affiliation with Vectus Global, and we have not seen reporting that ties the White House to the contract in Haiti, but we cannot rule out Prince’s activities having at least the tacit approval of U.S. President Donald Trump, even as his administration has cut aid to the island nation. [...]" On parle de 200 mercenaires, initialement d'une part pour former les FdO, d'autre part pour un programme lié aux respects des lois, frontières etc. Et surtout, ça m'a fait tiquer, la coordination de frappe par drones ! Erik Prince est un grand donateur de DT, et ce dernier a déjà laissé entendre que plutôt qu'envoyer des GI's, le privé c'est bien. https://globalinitiative.net/analysis/haiti-military-companies-organized-crime-gangs/ "[...] According to press reports, Prince’s company would receive a performance-based commission, with payments equivalent to 20% of customs revenue increases in the first three years and 15% thereafter. This would be in addition to a fixed fee of 3% on import volumes, irrespective of performance. While details remain unclear, the arrangement suggests a transfer of critical sovereign functions – security and revenue collection – into long-term private outsourcing. [...]"
  13. Bah j'avoue m'être posé la question du poids des terres à dépolluer, mais là pour le coup ça fait probablement trop peu. Ensuite, on peut vraiment être aussi précis en poids extrait/raffiné ? Plus que Tiani, je pense à un stagiaire qui a un peu fumé. C'est lui qui sort ce chiffre ? Oui c'est bien pour ça que cette histoire de guerre ne me fait que moyennement sourire. On est pas à l'abris d'une connerie. ...et c'était dans un message qui faisait de la France un possible commenditaire de l'EIGS. Bref.
  14. Après attention, y a peut-être des choses de marqué pour encaisser les chèques, pas forcément pour être mise en oeuvre.
  15. Sur la présence de paramilitaires US en RCA : https://www.ap.org/news-highlights/spotlights/2024/the-us-russia-battle-for-influence-in-africa-plays-out-in-central-african-republic/ "The US-Russia battle for influence in Africa plays out in Central African Republic BANGUI, Central African Republic (AP) — Hours after Russian mercenary leader Yevgeny Prigozhin rebelled against his country’s top military leaders, his private army’s biggest client in Africa panicked, turning for help to his foe in the West. Officials from Central African Republic, where some 1,500 of Prigozhin’s shadowy Wagner Group mercenaries were stationed, wrote a letter that day, requesting to “rapidly” arrange a meeting with a private U.S. security firm to discuss collaboration. Dated June 23, 2023, the day Prigozhin launched the armed rebellion, the letter sparked a series of private meetings, culminating in a deal with the central African nation and Bancroft Global Development. That sparked backlash from Russian mercenaries, according to a dozen diplomats, locals, and analysts. The tensions in Central African Republic are a window into a larger battle playing out across the continent as Moscow and Washington vie for influence. The Russian mercenaries — using success in staving off rebels in this impoverished nation as a model for expansion — have long been accused by locals and rights groups of stripping natural resources such as minerals and timber and are linked to the torture and death of civilians. In the wake of Prigozhin’s rebellion and suspicious death in a plane crash, the Russians are recalibrating their Africa operations. The United States, which has been largely disengaged from the region for years, is attempting to maintain a presence and stymie Russian gains as it pushes African countries to distance themselves from the mercenaries. U.S. officials blame Russia for anti-American sentiment in the region and say they’re trying to shift the narrative. “If the U.S. can’t regain a foothold, it could give Russia greater economic and political leverage,” said Samuel Ramani of the Royal United Services Institute, a defense and security think tank. “If Russia loses Central African Republic, its flagship model on the continent, there could be a domino effect in other countries.” Russia’s influence In recent years, Russia has emerged as the security partner of choice for a growing number of governments in the region, displacing traditional allies such as France and the U.S. Moscow aggressively expanded its military cooperation by using mercenaries like Wagner, who have operated in at least half a dozen countries since around 2017. They’re tasked with protecting African leaders and in some cases helping fight rebels and extremists. They’re also plagued by their human rights record. Two years ago in Mali, Wagner and the army were accused of executing about 300 men — some suspected of being Islamist extremists, but most civilians — in what Human Rights Watch called the worst single atrocity reported in the country’s decade-long armed conflict. And in Central African Republic, mercenaries train the army on torture tactics, including how to cut hands, remove nails, throw fuel and burn people alive, according to watchdog The Sentry. A soldier who spoke on condition of anonymity for fear of reprisal confirmed torture tactics and told The Associated Press he saw mercenaries put a fellow soldier into a sweltering container as punishment. He said people could stay locked in containers for three weeks, with many dying inside. Central African Republic was one of the first places the mercenaries entered. The country has been in conflict since 2013, when predominantly Muslim rebels seized power and forced the president from office. Six of the 14 armed groups that signed a 2019 peace deal later left the agreement. Locals and the government credited Wagner with fighting back rebels who tried to overtake Bangui, the capital, in 2021. The Russians soon expanded to Burkina Faso and Niger, and have ambitions for further growth. Russia is refurbishing a military base some 50 miles (80 kilometers) from Bangui. Alexander Bikantov, Russia’s ambassador to Central African Republic, said the base will improve the country’s security. Fidele Gouandjika, adviser to President Faustin-Archange Touadera, said the base aims to have 10,000 fighters by 2030 to engage with more African nations. Some countries see Russia’s influence as a threat to their own, but conflict analysts say weakening it will be challenging if they won’t offer a similar force to pursue armed groups. Wagner is steeped in Central African Republic’s security system, and experts say that will likely prevent Touadera from easily diversifying security partners. Touadera’s office didn’t reply to written requests for comment for this story. His adviser to the country’s spy agency declined to be interviewed. Pressure from the United States The U.S. had been pushing Central African Republic to find an alternative to Wagner for years. A December 2022 private meeting sought ways to improve security without the mercenaries but yielded little tangible progress, according to a U.S. official who is familiar with the talks and spoke on condition of anonymity due to the privacy of ongoing discussions. “We never really got past the confidence-building steps,” he said. “Steps on how XYZ would replace Wagner were abstract, and the door remains open.” The more assertive U.S. approach came as it faced new setbacks and tried to rework agreements in the region. Its troops left Chad and Niger, where they were no longer welcome. Still, the State Department said in a statement early this year that it wasn’t involved in the decision to establish Bancroft Global Development’s presence in Central African Republic. But Washington could deny such contracts if it wanted, said Sean McFate, a former contractor in Africa and author of “The New Rules of War.” The U.S. has used private military companies to reduce American “boots on the ground” in Africa, McFate said, and companies like Bancroft have to play by Washington’s rules if they want future government work. In response to AP questions, the U.S. official who spoke on condition of anonymity said it uses private contractors in Africa to help countries operate more effectively, with U.S. government oversight to ensure accountability. The official said the State Department has overseen Bancroft’s work in Somalia but not Central African Republic or elsewhere. Bancroft’s background Washington-based Bancroft is a nonprofit working in nine countries — five of them in Africa. Its longest-standing presence is in Somalia, where it’s operated for more than 15 years, in part training troops to fight the militant group al-Shabab. Bancroft’s involvement in Central African Republic has been shrouded in secrecy since signs emerged of its presence last fall. During an AP visit months later, rumors swirled about Bancroft’s activities, fueling speculation the U.S was bringing its own Wagner to oust Russia. But according to Bancroft founder Michael Stock, the group entered at Bangui’s behest. “Touadera felt his Russian partners were underperforming and distracted, focused too much on other lines of effort ranging from breweries to cultural centers, rather than confronting the rebels,” Stock told AP in his first interview since Bancroft began operating there. Touadera thought diversifying partners would prompt Russia to get in line and give the Americans what they wanted, Stock said. Stock received the letter from the presidency within a day of Prigozhin’s mutiny, and the two signed a deal in September, he said. Fewer than 30 Bancroft personnel work there, Stock said, helping Central African Republic with intelligence systems, interagency cooperation and law enforcement. Bancroft has invested some $1.4 million there, Stock said. Much of Bancroft’s overall funding has come from U.S. and United Nations grants. From 2018 to 2020, it received more than $43 million from the U.S., according to audits required as part of tax forms. Amal Ali, former U.S. intelligence analyst, is among critics who say that despite its yearslong presence in Somalia, Bancroft hasn’t contributed to any real eradication of terrorism. Stock dismissed such comments as uninformed and said the Somali and U.S. governments “agree Bancroft has done a great deal to damaging illegal armed groups and developing the capacity of the government to perform its national defense functions professionally.” Backlash on the ground Rights groups say a lack of transparency about Bancroft’s operations has fostered an atmosphere of distrust in a country already rampant with armed actors. Wagner, a U.N. peacekeeping mission and Rwandan troops are all on the ground to try to quell violence. “Operating in a vague and nontransparent way in the Central African Republic only leads to suspicion,” said Lewis Mudge, of Human Rights Watch. Stock defended Bancroft’s work and policies. “It is perfectly normal for a government not to publicize how it is defending the people and the state,” he told AP. Last fall, as reports of possible collaboration with Bancroft emerged, Stock said he positioned a staff member at a hotel in Bangui to wait for Russia’s reaction. “We expected Russia to freak out, so for our lone staff member in Bangui we chose a Russian speaker, who was tasked to do nothing but sit in the hotel garden reading a book all day, waiting for Russians to show whether they wanted to be cooperative, hostile, or ignore us,” Stock said. Stock said that weeks later, in January, the employee was detained and questioned for hours by Russian forces and released only when Touadera stepped in. Officials in both Central African Republic and Russia didn’t respond to requests for comment on any such incident. Bikantov, Russia’s ambassador to Central African Republic, has said Bancroft’s presence had no effect on cooperation with Russia’s military. In the following months, aggression toward Americans and U.S. entities continued. Several American citizens were detained and had their passports confiscated, a diplomat who dealt with their cases said on condition of anonymity because he wasn’t allowed to speak to reporters. Rare anti-American protests erupted outside the U.S. embassy in Bangui, and local youths formed the Committee to Investigate U.S. Activities to monitor Bancroft’s movements. Gouandjika, the presidential adviser, said the government has no problem with Americans and those denied entry lacked proper paperwork. Unclear future As the U.S. and Russia jockey for power, African governments say they want to make their own choices. Central African Republic officials approached Bancroft, which shows that these governments haven’t become Russian puppets, said Jack Margolin, an expert on private military companies. But, he added, Russia’s reaction to Bancroft could hurt Moscow’s standing with other nations. After Prigozhin’s death, Russia moved quickly to take control of Wagner’s assets, and the defense ministry told countries where Wagner operated that it would take over. The country and its military intelligence arm have taken a more direct role in Africa operations, deploying more official detachments from its army. Russia is trying to rebrand the mercenaries, creating Africa Corps, a parallel group that could absorb Wagner, said John Lechner, a Wagner expert. In Central African Republic, it’s still unclear how much sway the Russian state has with the mercenaries, who are beloved by many and embedded in society, brewing beer and visiting markets. Still, they largely keep to themselves, walking through streets with faces covered and driving in unmarked cars. For many, Prigozhin was a national hero. Standing at a downtown monument of Russian soldiers, people lay flowers at its feet paying respects, a year after his death. For most people here, there’s little interest in squabbles among foreign nations. “There are problems between the Americans and Russians, but that doesn’t matter to us,” said Jean Louis Yet, who works at Bangui’s market. “We are here working, trying our best to make a living. “All we want is security.” ___ AP reporters James Pollard in New York; Michael Biesecker in Washington; Dasha Litvinova in Tallinn, Estonia; and Jean Fernand Koena in Central African Republic contributed to this report." Alors je peux me tromper, je connais mal le sujet. Mais ça pourrait bien être le signe que le gouvernement centrafricain a désormais peur des Russes, et cherche à contrebalancer la menace...
  16. Du coup puisque ça interesse, je vais illustrer de quoi on parle. Vous m'excuserez de ne pas tomber dans du Brandolini, je ne parlerai pas du Mozambique et de l'Irak. Mais si certains veulent s'y amuser sur le fil idoine, j'ai de la munition sous le coude. https://en.wikipedia.org/wiki/Wagner_Group_activities_in_the_Central_African_Republic Extraits : "Corporate activities Wagner has participated in mining and logging operations, providing security for convoys, providing customs services, and even producing local vodka and beer.[86] According to a 2022 joint investigation and report from European Investigative Collaborations (EIC), the French organization All Eyes on Wagner, and the UK-based Dossier Center, Wagner Group has been controlling the Diamville diamond trading company in Central African Republic since 2019.[87] Wagner also controls the company Midas Ressources[88][89] which extracts gold from the Ndassima mine.[90] The illegal timber trade, already a large-scale problem in the Central African Republic well before Wagner's arrival,[91] has been linked since 2021 to a "tripartite agreement" between government officials, Wagner mercenaries, and a Russian company from Saint Petersburg named Bois Rouge. Wagner has reportedly branched out into the timber industry and started logging a forest in Lobaye. In the process, Wagner fighters invaded and "emptied" entire villages to carry out their logging activities at virtually no cost, creating a potential revenue of up to $890 million on international markets.[92][93]" Si Erik Prince procure des services identiques, avec ce mélange des genres, ne pas hésiter à l'indiquer sur les fils idoines. Ici on ne parle pas de la fourniture de services de sécurité, mais bien d'exploitation. Or Wagner est-ce purement privé ? On peut faire semblant de le croire, mais si on s'intèresse à comment fonctionne la relation Etat russe (VP donc...) et privé (Wagner, proche des SR russes), on comprend vite qu'il s'agit là d'un relai vital au pouvoir russe (voir à l'OMS). Là encore, je serai curieux de voir l'illustration que ça ne fait aucune différence avec l'Etat US. "Deaths of journalists On 30 July 2018, three Russian journalists (Kirill Radchenko, Alexander Rastorguyev [ru] and Orkhan Dzhemal [ru]) belonging to the Russian online news organisation Investigation Control Centre (TsUR), which is linked to Mikhail Khodorkovsky, were ambushed and killed by unknown assailants in the Central African Republic, three days after they had arrived in the country to investigate local Wagner activities. The ambush took place 23 kilometers from Sibut when armed men emerged from the bush and opened fire on their vehicle. The journalists' driver survived the attack,[94] but was afterward kept incommunicado by the authorities. In its response to the killings, Russia's foreign ministry noted that the dead journalists had been traveling without official accreditation.[95] BBC News and AFP said the circumstances of their deaths were unclear.[96][97] According to the Interfax news agency, robbery could have been a motive. An expensive camera kit and more than 8,000 dollars disappeared from the scene,[96] although three canisters of gasoline, which is considered a valuable commodity in the CAR, were left in the vehicle.[98] A local official and their driver stated that the attackers were wearing turbans and speaking Arabic.[96][99] Russian and CAR state media initially reported that the authorities suspected Seleka rebels to be behind the killings.[17] According to local residents, interviewed by Khodorkovsky's investigators, around 10 people had camped out nearby before the ambush, waiting there for several hours. Shortly before the attack, they saw another car with "three armed white men ... and two Central Africans" pass by.[98] Per an initial report in The New York Times, there was no indication that the killings were connected with the journalists' investigation of the Wagner Group's activities in the Central African Republic,[100] but a follow-up article cited a Human Rights Watch researcher who commented that "Many things don't add up" in regards to the mysterious killings. It reaffirmed there was nothing to contradict the official version that the killings were a random act by thieves, but noted speculation within Russia that blamed the Wagner Group, while also adding a theory by a little known African news media outlet that France, which previously ruled the CAR when it was a colony, was behind the killings as a warning to Moscow to stay clear of its area of influence.[95] Moscow-based defence analyst Pavel Felgenhauer thought it was unlikely they were killed by Wagner's PMCs,[101] while the Security Service of Ukraine claimed that it had evidence about the PMCs involvement.[102] During their investigation, the journalists tried to enter the PMCs' camp, but they were told that they needed accreditation from the country's Defense Ministry.[100] The accreditation was previously only given to an AFP journalist who was still not allowed to take any photographs or interview anyone. The killings took place one day after the journalists visited the Wagner Group encampment at Berengo.[99] According to Bellingcat's Christo Grozev, after the journalists arrived in the CAR, the Wagner Group's Col. Konstantin Pikalov issued a letter describing how they should be followed and spied on.[citation needed] According to the Dozhd television station, the Russian private military company Patriot was involved in the killings.[103] In January 2019, it was revealed that, according to evidence gathered by Khodorkovsky's Dossier Center (Russian: Центра «Досье»), a major in the Central African Gendarmerie was involved in the ambush. The major was in regular communication with the journalists' driver on the day of their murders and he had frequent communications with a Wagner PMC who was a specialist trainer in counter-surveillance and recruitment in Central Africa. The police officer was also said to have attended a camp run by Russian military trainers on the border with Sudan, and maintained regular contact with Russian PMCs after his training.[104] The investigation into the murders by the Dossier Center was suspended two months later due to lack of participation by government agencies and organizations.[105] As of 2023, the murders remain unsolved.[106]" Donc on ne sait pas, mais je laisse chacun juge du faisceau d'indices...
  17. Le sophisme initial est effectivement une comparaison inutile, hors-sujet (pas en RCA...). Par contre la même personne n'a pas l'air très aux faits de la présence de paramilitaires US en RCA...
  18. C'est sur que les US ont traitement de ce genre de débordements comparables aux Russes. Leur pays n'en parlera pas du tout...et trop de débordements n'aboutira jamais à un procès... De même qu'il est avéré que les SMPs US se livrent à des vendettas personnels qui vont jusqu'à buter leurs propres nationaux si ça dérange... N'hésitez pas à me corriger. A ce stade je te dirai peut importe, l'antagonisme déclenché a éloigné le sujet, le but est atteint. Pour les Français, attention. Déjà si on se place sous le prisme de nos détracteurs africains, l'armée française, la Légion...même combat. Ensuite des français sont dans des SMP, US comme Russes (et oui, surtout chez Wagner/RCA, des ex-légos). Enfin, des sociétés de sécurité françaises privées, en Afrique, y en a. Or ici cet amalgame est bien utile. Et même utilisé, cf. la remarque de Wallaby sur la collusion France > Total > Wagner > Russie. On passera sur le 'pourquoi' si c'était si simple, les Russes ne le mettraient pas en avant avec plaisir.
  19. Non non, ne t'inquiète pas le concerné se reconnaitra sans aucun souci. Par contre ta réaction a bien été déclenché par celui que je vise, qui comme d'habitude a allumé un beau contre-feu.
  20. Alors déjà en faisant ça, tu valides tous les narratifs panafricanistes, AES, nigériens et donc globalement anti-france. C'est sur que l'EIGS n'a jamais tué de Français... Ensuite tu prêtes une capacité de nos Services assez phénoménales. Parce qu'il est bien connu que l'on manipule facilement ce genre de mouvement, n'est-ce pas ? Mais surtout, tu trouves une explication...inutile ! C'est assez fréquent, c'est un gros coup, ça nous arrange, donc c'est nous. Question conne : qu'est-ce qu'on y gagne ? Parce qu'en admettant que tu favorises un pareil coup, rien, absolument rien ne garantit : - que tu en sois pas découvert ; - que tes proxies prennent leur degré d'initiative...je ne sais pas, en récuperant de quoi faire une bombe sale et en te la faisant péter sur tes intérêts à toi (ou pire, à un allié, genre les US...) ; - que ça pénalise ton industrie, genre payer des dommages et intérêts ; - que ça ternisse ton image (ça reste un minerai exploité par une entreprise française) et la filière (c'est sur qu'en France c'est pas un sujet). 95 000 tonnes, un article écrit avec le cul ?
  21. Sinon on peut faire semblant de croire que les Russes ne sont en RCA que pour faire de géopolituque et de l'influence régionale. Narratif bien commode, il va dans le sens des panafricanistes, puisque la Russie ne fait donc que ce qu'ils veulent. Par contre, s'ils se faisaient piller leurs ressources là... Mais encore une fois, il est interessant que mon dernier point face réagir.
  22. Je ne sais pas. Mais tu es fort pour sourcer quand ça t'arrange, donc j'imagine que si c'était le cas, tu l'illustrerais sans la moindre difficultée. Ceci dit je crois me souvenir assez bien que Total n'était pas bien faire de ces actions là-bas... Mais non, écoute notre camarade, tout ce vaut. Les preuves ? Je le redis : quelle SMP a fait buter des journalistes, preuves à l'appui ? Construire une distillerie ? Financer des films (notez que ça pourrait bien être le cas pour les US, je ne serai pas étonné) ? Eriger une statue ? Les SMP US se financent-elles directement sur les mines ? Peutt-être bien, ça reste à illustrer. Ai-je dis que les US étaient mieux ? Non, mais le sophisme arrange bien certains narratifs (toujours poussé par les...le même). ...et le sophisme prend bien visiblement... Tout le monde tue, donc ne parlons pas des Russes en RCA, c'est ça ? Mieux, allons jusqu'au bout, et ne critiquons que les français, toujours ? 'soupir'
  23. Bah c'est à dire que l'UE actuelle, et surtout allemande, pour les français... Oh c'est simple : VP il aime les sociétés tradtionnelles et les hétéros', cherche pas plus loin...
  24. Heu le poids je crois qu'ils ont fumé là...on a toujours parlé d'environ 1000 tonnes. Ce qui est crédible. Il est ridicule et complotiste au possible d'affirmer que la France donne des ordres à l'EIGS. Au Bénin on a aidé un pays ami qui nous l'a demandé. Et on l'a fait en souplesse. Comme quoi y a pas besoin de chercher des complots partout, on assume très bien ce que l'on fait... Par contre ce mouvement retour vers Arlit, je soupçonne que quelqu'un (les US vu le timing) en gentiment suggéré d'arrêter les conneries et revenir dans le rang. Pas sur qu'Arlit soit cependant toujours la forteresse que ça a été. Parce que devinez qui payait pour sécuriser le coin...
  25. Non, très differement. Déjà parce qu'à ma connaissance les SMP US ne se sont pas encore compromises dans l'enlèvement, le meurtre et l'intimidation de journalistes, de la population, des pôlitiques, en contraignant les escl...les travailleurs. Si c'est le cas, ça reste à démontrer. Pour Wagner, on sait. Pas plus que je n'ai vu d'industrie cinématographique, de statues, ou d'usine d'alcool "Erik Prince". Qui, sauf erreur de ma part, n'assure pas la protection du pouvoir politique. Sur ce dernier point, c'est d'ailleurs interessant de constater les évolutions en RCA... Pour le reste, je parle assez largement du cas de la RDC et des SMP (US...et des proxies Chinois, qui font face aux intérêts US !). Donc tu peux t'épargner ce genre de commentaires. Mais c'est marrant de voir que ça suscite cette réaction chez toi...
×
×
  • Créer...