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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Euh, un soldat d'une armée d'invasion prend ses risques quand il accepte de participer à cette invasion, et il est évidemment légitime pour les envahis de tenter de le tuer. Cela dit... "l'air d'un abruti" ? Faut-il juger les gens sur leur visage ? Je me demande si l'émotion n'a pas pris trop de place dans ton commentaire.
  2. La comparaison est en effet intéressante comme repère. Pas parce que tous les éléments de la situation seraient identiques - et je l'ai clairement indiqué dans le post que j'avais écrit sur le sujet il y a en effet une dizaine de jours. Pas mal d'éléments rendent l'invasion russe de l'Ukraine plus ambitieuse et difficile que celle de l'Irak par l'Amérique, d'autres la rendent plus facile (la taille des forces armées du pays notamment) L'intérêt de la comparaison, c'est qu'il s'agit sauf erreur du dernier exemple en date de Blitzkrieg par une force militaire supérieure tentant de prendre le contrôle rapidement d'un pays entier de taille un peu conséquente... il n'y a même pas vingt ans. Donc c'est le "dernier point de référence connu" pour ce type d'opération. L'invasion de la France en 1940 peut aussi être citée, mais les armées alors avaient une toute autre dimension en effectifs, et les technologies ont beaucoup plus changé que 2003... puisque ça fait plus de quatre-vingts ans. Je maintiens que ce genre de point de référence est utile. Encore une fois, comme déjà dit il y a une décade, à utiliser comme un repère, en gardant à l'esprit les différences, pas dans une version naïve "ça doit être la même chose". Entendu ainsi, ce genre de point de référence donne aussi un "ordre de grandeur" du temps nécessaire à ce type d'opération - lorsqu'elle est couronnée de succès, bien entendu. Quatre semaines dans le cas irakien (et six semaines dans le cas français, même si encore une fois cet exemple me semble encore plus distant) J'en tire personnellement la "règle de coin de table" que l'opération russe sera un succès du point de vue opérationnel (je n'ai pas dit politique ni économique c'est évidemment un tout autre sujet) si elle parvient à ses objectifs en quelques semaines. Quatre, six, huit, je ne sais pas, mais des semaines. ==>Si les Russes y sont encore après quelques mois, ce sera un échec sur le plan opérationnel. ==>Et imaginer qu'ils puissent réussir en quelques jours était irréaliste, sauf à croire que les Ukrainiens ne se battraient pas. Je l'écrivais déjà le 11 janvier, en réaction à des évaluations des SR français publiées dans la presse comme quoi l'invasion de l'Ukraine pourrait réussir "en moins d’une semaine" - ce qui me semblait très douteux.
  3. Dmitri Alperovitch est l'une des personnes que j'ai découvertes à l'occasion de cette crise en effet. Et merci pour le compliment... quoique je ne suis pas sûr que ça doive me réjouir ? "Ah non le gars il dit son bon lot de conneries comme tout le monde hein... sauf quand il est pessimiste là il est fiable" Tiens pendant que j'y pense, as-tu lu mon post sur la libération d'un authentique démon au Japon il y a quelques jours ?
  4. Oui, mais qu'est-ce qui permet d'évaluer le temps nécessaire à 1 mois plutôt qu'autre chose ? C'est simple. Tu prends une bouteille de vodka, et tu la fais boire au prisonnier au goulot. Si après il n'arrive plus à marcher droit, c'est qu'il n'est ni russe ni ukrainien Les autres méthodes ne fonctionnent pas à coup sûr, à preuve le cas du général russe Abraham Hannibal au XVIIIème siècle Les Russes noirs, c'est sans doute comme les patrons de gauche et les poissons volants, "ce n'est pas la majorité du genre" Mais ça existe bel et bien !
  5. Alexandre Gabuev ne fournit aucune source pour ses déclarations. Et l'article qu'il fournit en référence de son affirmation "Au lieu d'un processus inter-agences rigoureux, toute la planification de la guerre a été réduite à une opération clandestine développée par une poignée de personnes en uniforme et par le président lui-même" a été écrit par lui-même... avant le début de la guerre Il s'agit ici d'un simple avis d'un analyste, certes basé à Moscou mais qui ne semble pas avoir d'autre source que ça, ou alors qui n'en parle absolument pas. C'est ce que je crains. Le pouvoir russe a essayé initialement de gagner la guerre - c'est-à-dire de prendre le contrôle de l'Ukraine et/ou la forcer à accepter ses conditions - en gardant un bras dans le dos, et avec un gant sur la main qui restait libre. Moins par souci humanitaire que pour raison politique - puisque les Ukrainiens sont supposés être des Russes qui s'ignorent. La guerre est maintenant de plus en plus dans les zones urbaines, et il n'est pas certain du tout que le gouvernement ukrainien choisisse d'accepter les conditions russes, l'entretien Lavrov / Kuleba hier en Turquie n'a rien donné. Si l'Ukraine ne cède pas aux exigences de Poutine, il n'a le choix qu'entre accepter une retraite humiliante (à peine dissimulée par quelque formule type feuille de vigne) et continuer la guerre, et il a déjà dit clairement son choix, notamment à Macron. Lequel se dit d'ailleurs logiquement "pessimiste" pour les jours qui viennent. Or, continuer la guerre, cela veut dire faire le nécessaire pour la gagner. Et de quelque manière qu'on évalue les pertes russes jusqu'ici et la combinaison de succès et limites de leurs opérations à ce jour - il y a des avis divergents sur le forum - il est certain que la Russie a besoin d'intensifier les opérations s'il s'agit de gagner suffisamment vite et surtout avec des pertes pas trop lourdes. Ce qui signifie un grand risque que les Russes élèvent le niveau de violence pour faire tomber les villes. Artillerie lourde et/ou attaques aériennes et/ou attaque des infrastructures civiles. Tout cela avec peu ou pas d'attention aux pertes civiles C'est ce qui semble avoir commencé au moins à Kharkiv et surtout à Marioupol. La population commence à manquer de nourriture et d'eau. Ca ne semble pas encore être au pire de ce qui s'est vu à Grozny, Fallujah ou Alep, mais c'est la direction que ça prend. La stratégie peut être de faire tomber d'abord une ou deux villes en priorité (ces deux-là ?) afin de dégager des forces pour compléter l'encerclement d'autres villes (Mykoaïv, Kiev ?). Et la stratégie pour faire tomber une ville assez rapidement a des risques d'être extrêmement violente Oui, sauf à faire tomber les villes les unes après les autres, en dégageant au fur et à mesure davantage de ressources pour les autres fronts. D'ailleurs les Américains ont eu besoin de 12 000 soldats à Falloujah fin 2004 (population 300 000), ce qui est à la fois beaucoup, et tout à fait accessible pour les forces russes qui doivent compter 150 000 hommes hors forces locales RPD/RPL, même si certes cet effort ne pourrait sans doute pas être organisé sur cinq villes à la fois. Kiev est un beaucoup plus gros morceau naturellement, mais Moscou pourrait prévoir de le garder pour la fin. Un mois ? Pourquoi ce délai ? Pourquoi pas plutôt une semaine, trois mois ou cinq ans ? (c'est une vraie question, pas de la rhétorique) Je crois que le ratio est plutôt de 3 blessés pour 1 tué, c'est celui qui était observé pendant la seconde guerre mondiale, et d'une part il s'agit bien maintenant de combats de haute intensité, d'autre part les services médicaux de l'armée russe ne semblent pas très au point (faiblesse classique de cette armée). Il me semble d'ailleurs que l'évaluation Oryx est de 2 000 tués et 6 000 blessés chez les Russes, ceci en deux semaines. Il reste bien sûr qu'une force de 150 000 soldats ne peut pas supporter ce rythme de pertes pendant des mois. Et des combats urbains d'ampleur pourraient être très consommateurs en personnel... si du moins ils étaient menés avec un souci même minimal de limiter les pertes civiles. Mais l'alternative pour Poutine n'est ni de renoncer à son projet, ni de renoncer à conquérir les villes ce qui reviendrait au même. L'alternative je pense est plutôt de faire de Mariupol, Kharkiv et autres lieux autant de nouvelles Grozny et Fallujah. J'ai bien peur que Macron ait raison d'être "pessimiste"
  6. - L'UE n'a aucune compétence pour la défense et ne doit pas en avoir. On défend son pays, éventuellement en alliance / coalition, pas un machin supranational. L'UE quant à elle est un organisme de gouvernement financier, économique et de normalisation, très loin de ce qui fait une défense. - Mais construire un truc qui ressemble de très près à ce qui est l'OTAN ne sera pas accepté par personne. L'objection "mais ça existe déjà, pourquoi doubler la structure ?" est valide, elle sera répétée et demeure bloquante. - Se baser sur l'OTAN ? Impossible, car l'OTAN est précisément ce qui incite la plupart des pays européens (OK, en dehors de la France et à la rigueur de la Grande-Bretagne si on veut être gentil) à se reposer sur ce qui est la raison d'être de l'OTAN c'est-à-dire la protection des Etats-Unis sur ses membres européens. Se reposer sur l'OTAN veut précisément dire garder et renforcer cette dépendance, pourtant dangereuse et illusoire. Y a t il une solution ? Oui La seule solution élégante qui permet de s'organiser en une alliance efficace de nations (pas du supranational qui ne s'y prête pas), sans faire un doublon avec une structure existante (personne ne voudra), et sans rester dans le confort de l'illusion que la cavalerie américaine arrivera ("America will save the day" et autres souvenirs du siècle dernier)... est dans les mains de Washington et de personne d'autre. ==>Les Etats-Unis doivent tout simplement sortir de l'OTAN Ce qui reviendra pour eux à dire la vérité, tout simplement. Je ne vois pas comment une "défense européenne" pourrait émerger dans quelque autre circonstance que ce soit. Les illusions sont trop puissantes, trop profondément ancrées, et la plupart de nos voisins les ont tellement intégrées qu'ils ne s'en aperçoivent même pas, c'est comme l'air qu'ils respirent. Seul Washington a le pouvoir de les briser. Il s'agira tout naturellement d'une solide alliance à 28 pays = les 30 de l'OTAN, moins Etats-Unis et Canada. Pas de difficulté spécifique. Reprise de l'existant, quitte à le faire évoluer naturellement en fonction des besoins et des rétex. Pas besoin de référendum. La France est déjà membre de l'Alliance atlantique.
  7. Cette séquence peut être une simple blague, mais je me demande s'il pourrait y avoir un message caché dans un sens pro-russe. Car le fait est qu'une personne inattentive pourra manquer le chasseur TIE justement. Parce qu'il est très bien fondu dans le décor général. Ce qui est mettre en avant le fait qu'il est très facile de créer des scènes imaginaires qui apparaissent crédibles. ==>Si ça avait été un T-80 avec un soldat russe à côté plutôt qu'un TIE avec stormtrooper, quelqu'un aurait-il détecté la supercherie ? Ca ne signifie évidemment pas qu'une partie des enregistrements vidéo de la guerre en Ukraine sont maquillés. Mais ça insinue sans avoir l'air d'y toucher l'idée que ce pourrait être le cas. Il y a pas mal d'Israéliens d'origine russe, ou d'ailleurs d'origine ukrainienne. Est-ce un Israélien d'origine russe qui est à l'origine de cette blague ? Je reste pour ma part beaucoup plus prudent à ce stade. Trois facteurs à prendre en compte : - "Vis à vis du reste du monde c'est un monstre"... Non. Vis-à-vis du monde occidental, oui, mais le Monde est beaucoup plus grand que ça. S'agissant des gouvernements de Chine certes, mais aussi Inde, pays arabes, pays sud-américains, Afrique, Asie du Sud-Est, la plupart ont condamné l'invasion russe en Ukraine en paroles. Mais très peu participent aux sanctions économiques. Ce qui signifie que leur condamnation est de même ordre que celles qu'on peut entendre chez nous contre la guerre saoudienne au Yémen : on condamne parce que quand même hein, ou alors parce qu'il faut bien dire un truc, et puis c'est marre. Y a des sujets plus importants enfin - même si on ne le dit pas ouvertement certes. Quant aux peuples indien, africains, arabes, etc. pas d'information solide à ce stade. Cela dit, il faut bien garder à l'esprit que ce qui nous choque particulièrement parce que ça arrive à 2 000 km de Paris chez des Européens comme nous n'a pas de raison de choquer un Asiatique ou un Sud-Américain davantage que les autres guerres des vingt dernières années dans plusieurs régions du monde. - "une armée bien moins redoutable que prévue"... Il faut comparer ce qui est comparable. Certains responsables américains imaginaient que Kiev serait pris en trois jours, ils avaient tort, et ils pensent que les responsables russes ont fait la même erreur qu'eux. Cela dit et quoi qu'il en soit, la progression de l'armée russe depuis deux semaines se compare plutôt avantageusement à celle de l'armée allemande à l'ouest en 1940 ou celle de l'armée américaine en Irak en 2003, tandis que les Ukrainiens n'arrivent clairement pas à résister en terrain ouvert, ne peuvent plus se rabattre que sur le combat urbain, ne parviennent pas à manoeuvrer à échelle un peu sérieuse (pas de combat de revers ou de flanc), et n'ont plus ni aviation de combat ni artillerie sérieuse (sinon la colonne de blindés sur X km à l'ouest de Kiev aurait déjà été la cible de fameux cartons). L'ouverture du président Zelensky à la négociation est d'ailleurs le signe qu'il est conscient du rapport de force. - "vis à vis de la Russie il a provoqué une guerre meurtrière et des sanctions économiques lourde"... Sera t il tenu pour responsable ? Ne pas oublier que les armes de destruction financière massive utilisées par UE et Etats-Unis contre la Russie ont et auront de multiples contrecoups non seulement en Russie, mais sur l'économie de l'UE et du monde entier, y compris récession mondiale très probable, impacts majeurs sur les chaînes logistiques et l'inflation, risque très élevé de crise alimentaire frappant des millions de gens, risque potentiel de nouvelle crise financière. En dehors des effets directs de ces contrecoups, comment seront-ils interprétés en Russie ? Ce qui parait sûr, c'est que la propagande d'Etat aura beau jeu de dire "Voyez, ces Occidentaux préparent des mesures contre nous, et tout ce qu'ils arrivent à faire c'est à déclencher une crise économique mondiale, chez eux aussi, et faisant souffrir beaucoup de gens en Afrique et ailleurs. C'est eux qui ont choisi de faire cela, notre opération militaire ne les y obligeait en rien. Et si chez nous c'est dur, regardez comment c'est aileurs !" A l'évidence, cette guerre sera mauvaise pour la Russie. Quant à savoir quel sera l'impact sur la position internationale de Moscou - dans un monde qui va entrer en turbulences fortes du fait de l'utilisation d'ADM financières - ou sur le regard porté par la population sur son gouvernement... il est trop tôt pour le dire. Même si l'on pense qu'au final la position intérieure de Poutine sera abîmée par cette guerre - c'est mon cas - il n'est raisonnable de l'espérer qu'à long terme. Combien a t il fallu de temps pour que les Américains redescendent de leur phase agressive exacerbée et illusionnée initiée en 2002 ?
  8. Au sujet de ce bombardement, les autorités ukrainiennes locales indiquent "Les forces d’occupation russes ont largué plusieurs bombes sur l’hôpital pour enfants. Les destructions sont colossales, a déclaré la municipalité dans un message posté sur internet, une information invérifiable dans l’immédiat. « Il y a 17 blessés confirmés parmi le personnel hospitalier », a-t-il indiqué Pavlo Kirilenko, un responsable régional à la télévision ukrainienne, précisant qu «’il n’y avait aucun enfant » parmi les blessés et « aucun mort », selon un premier bilan Donc 17 blessés, tous adultes, et pas de mort. ==>Ce qui signifie que les enfants et les futures mamans avaient déjà été évacuées. Les blessés, suivant les autorités locales, appartiennent au personnel hospitalier.
  9. Euh, tu t'avances un peu là. Oui, Tamamo-no-mae (voir mon message précédent) est effectivement un démon, oui il est sorti lundi de la pierre où il était enfermé depuis presque un millénaire... mais on n'a aucune information fiable sur ses yeux
  10. Bon, après le petit exercice "Optimiste invétéré" d'il y a quelques posts, voici la version Réaliste Pessimiste Et il y a du nouveau. Finalement, ce n'est pas Godzilla, c'est Tamamo-no-mae Une pierre japonaise censée renfermer un démon depuis près de 1000 ans s’est brisée en deux Au Japon, Sessho-seki, pierre célèbre pour être habitée par un très mauvais esprit, s’est ouverte en deux. Coup du sort ou détérioration naturelle ? Les spéculations vont bon train. (...) D’après la légende, qui remonte au 12e siècle, cette fameuse roche serait habitée par l’esprit d’un renard à neuf queues, nommé Tamamo-no-mae. Un démon qui, il y a bien longtemps, aurait pris forme humaine – celle d’une belle femme – afin de prendre part à un complot et ainsi tuer l’empereur Toba qui régna sur le Japon de 1107 à 1123, mais fut tué par le guerrier Miura-Nosuke. (...) Mais voilà que Sessho-seki se retrouve coupée en deux, plongeant une partie des habitants (et des internautes) croyant en sa légende dans un profond désarroi. Car, pour beaucoup, la séparation de cette pierre en deux morceaux serait le symbole de la libération de l’esprit maléfique de Tamamo-no-mae. "J’ai l’impression d’avoir vu quelque chose qui ne devrait pas être vu", a déclaré un internaute sur Twitter, dans un message liké près de 180 K fois. (...) d’autres encore, préfèrent en rire : "Une pierre mortelle japonaise qui, selon la rumeur, contiendrait un démon renard à 9 queues a été brisée. Je suppose que le démon va regarder autour de lui en 2022 et vouloir retourner dans la roche pour un autre millénaire" (...) En dépit des nombreuses superstitions régnant autour de cette "pierre mortelle", des responsables gouvernementaux locaux et nationaux auraient d’ores et déjà entamé des discussions pour définir ce qu’il adviendra de cette roche symbolique. Et nombreux seraient ceux qui souhaiteraient la voir restaurée dans sa forme originelle. Reste à savoir si l’esprit de Tamamo-no-mae y sera, lui aussi, le bienvenu ! On en rigolera autant qu'on veut. N'empêche. N'empêche que de même que de nombreuses personnes ont compris l'aurore boréale exceptionnelle du 25-26 janvier 1938, illuminant le ciel de rouge, comme le signe d'une grande guerre prochaine, avec beaucoup de sang versé, correspondant à un "message" émis par les enfants affirmant avoir vu la Vierge à Fatima en 1917... de même, si (c'est un si) les conséquences de la guerre russe en Ukraine et de la guerre économique radicale occidentale contre la Russie sont aussi graves qu'il est permis de le craindre (voire pire compte tenu des déstabilisations induites), la libération de l'esprit de Tamamo-no-mae sera interprétée rétrospectivement comme un signe de ce qui allait advenir. (Oui, tout ceci peut être interprété dans un sens rationaliste, si c'est ce que l'on souhaite. Il suffit de se demander comment aurait été interprété le "message" de Fatima ou l'aurore boréale de 1938 s'il n'y avait pas eu la seconde guerre mondiale... et de conclure à un simple biais de confirmation. De même, si la paix est signée prochainement et que crise économique mondiale, crise alimentaire et contrecoups sont évités, on oubliera bien vite l'histoire de la pierre japonaise tout à coup brisée) ...En attendant, si vous apercevez une belle jeune femme qui se transforme en renard à neuf queues, prenez garde !
  11. Ca aurait été nettement préférable en effet. C'est d'ailleurs ce qui était prévu dans les accords de Minsk II de 2015. Mais la Russie a maintenant reconnu officiellement les entités séparatistes du Donbass la RPD et la RPL. Difficile d'imaginer qu'elle revienne sur cette reconnaissance sauf en cas de défaite écrasante sur le terrain. Or le rapport de forces est exactement dans l'autre sens, en défaveur de l'Ukraine. Donc... Il y a des options où l'Ukraine insiste pour que le Donbass soit réintégré. Mais ce sont des options de poursuite de la guerre, et le petit exercice auquel je m'essayais était plutôt d'imaginer les conditions d'un accord de paix à brève échéance.
  12. Si je coiffe la casquette "Optimiste invétéré", un accord "où chacun a quelque chose" pourrait ressembler à : 1. L'Ukraine modifie sa constitution et signe un engagement international de neutralité y compris interdiction de stationnement de matériels ou soldats étrangers sur son territoire 2. L'Ukraine reconnaît la séparation de la Crimée 3. Des référendums sont organisés dans les oblasts de Luhansk et Donetsk, sous surveillance de l'OSCE, pour décider leur maintien dans l'Ukraine ou leur indépendance comme RPL et RPD, le résultat étant accepté d'avance par l'Ukraine 4. Les troupes russes se retirent de tout le territoire ukrainien, c'est-à-dire celui de 2014 moins la Crimée et probablement les deux oblasts du Donbass, en fonction du résultat du référendum 5. UE, Etats-Unis, Japon, Corée du Sud et al lèvent l'ensemble de leurs sanctions économiques prises depuis 2014 contre la Russie, avant tout naturellement les sanctions radicales "guerre économique à outrance" de fin février La Russie a gagné... parce que l'Ukraine n'entrera pas dans l'OTAN, elle aura un statut neutre, le rattachement de la Crimée est reconnu, RPD et RPL seront probablement indépendantes donc très tournées vers Moscou, les pertes de l'armée ukrainienne ne sont pas loin de valoir démilitarisation au moins pour longtemps, enfin les sanctions économiques sont levées et l'effondrement économique évité. L'Ukraine a gagné... parce que l'indépendance est préservée, les envahisseurs se retirent, les réfugiés peuvent rentrer chez eux, la Crimée était déjà perdue de toute façon, les dépenses et morts de la guerre dans le Donbass prennent fin même si la partie restante a été perdue. Le Tiers-Monde a gagné... parce que la crise alimentaire massive prévue cette année voire la suivante n'aura pas lieu. Des centaines de milliers voire des millions d'hommes ne mourront pas. L'Occident a gagné... parce que la récession économique de cette année sera probablement évitée, l'inflation n'accélérera pas trop, la crise financière pourra probablement être évitée au moins pour quelque temps encore. Bon... reste à convaincre tout le monde ...
  13. Voici une source en français qui reprend cet entretien de Zelensky avec ABC News Lors de cette interview traduite à distance, de l’ukrainien à l’anglais, le dirigeant ukrainien a été interrogé sur les exigences de la Russie pour mettre fin à la guerre. A savoir, selon le journaliste d’ABC, l’abandon par l’Ukraine de son souhait d’intégrer l’Otan ; la reconnaissance de la Crimée comme une partie intégrante de la Russie et la reconnaissance de l’indépendance des deux républiques autoproclamées du Donbass, Donetsk et Lougansk. «Etes-vous prêt à accepter ces trois conditions ? Quel est votre message pour Poutine en ce moment ?» a demandé au dirigeant ukrainien le journaliste David Muir, après avoir énuméré ces exigences. «D’abord, je suis prêt pour un dialogue», a répondu Zelensky, avant d’ajouter : «Nous ne sommes pas prêts pour la capitulation, car ce n’est pas moi. Il s’agit des gens qui m’ont élu.» Concernant les territoires du Donbass sous contrôle des pro-russes depuis 2014, des «pseudo-républiques», Volodymyr Zelensky a assuré pouvoir «discuter et trouver un compromis» avec la Russie «sur la manière dont ces territoires vont vivre». «Ce qui est important pour moi, c’est de savoir comment vont vivre les habitants de ces territoires qui veulent faire partie de l’Ukraine», a-t-il assuré lors de l’entretien. Une position qu’il affirme également à propos de la Crimée. A propos d’une éventuelle reconnaissance, Zelensky dénonce un «ultimatum» posé par la Russie. «Nous ne sommes pas prêts pour les ultimatums», a déclaré le dirigeant ukrainien. Avant de poursuivre : «Ce qu’il faut faire, c’est que le président Poutine commence à parler, entame le dialogue, au lieu de vivre dans une bulle informationnelle sans oxygène. Je pense que c’est là qu’il est. Il est dans cette bulle. Il reçoit ces informations, et on ne sait pas si elles sont réalistes.» (...) Concernant l’Otan, un point d’achoppement entre Moscou et l’Occident, le président ukrainien a affirmé à ABC s’être «refroidi» sur l’éventualité d’une adhésion de son pays à l’organisation, «après avoir compris que l’Otan n’est pas prête à accepter l’Ukraine». Selon lui, «l’Alliance a peur de la controverse et de la confrontation avec la Russie». «Je n’ai jamais voulu être un pays qui mendie quelque chose à genoux, a-t-il ajouté. Et nous ne serons pas ce pays et je ne veux pas être ce président.» Il semble que ça commence à bouger. Je ne lis pas dans ces propos une acceptation de trois des quatre conditions russes (la quatrième dont il n'est pas question ici étant la "démilitarisation", et c'est à supposer encore que le président russe ait vraiment cessé de parler de la "dénazification") Néanmoins, en réduisant la question de la Crimée, la RPD et la RPL à ceux de leurs habitants qui "veulent faire partie de l'Ukraine", Zelensky fait déjà un très grand pas en direction des exigences de Poutine. Et affirmer avoir compris (seulement récemment ?) que l'OTAN ne veut pas de l'Ukraine ressemble à une manœuvre préliminaire pour rejeter la responsabilité de l'acceptation de cette condition sur les Occidentaux. A noter toutefois qu'il est difficile politiquement pour Zelensky de bouger. Tandis que Poutine est en position de force, et peut se permettre de rester sur la position qu'il a exposée à Macron "J'atteindrai mes objectifs soit par la négociation soit par la guerre" A voir comment ces pourparlers peuvent évoluer. Zelensky en tout cas semble avoir une appréciation réaliste du rapport de force.
  14. C'est la silhouette du tank qu'il faut regarder C'est-à-dire qu'une personne un minimum compétente, ou pour être plus charitable disposant d'un peu de temps (ça peut être le facteur principal c'est vrai) aurait préféré utiliser l'image d'un matériel russe.
  15. Il se confirme que la Russie utilise vraiment beaucoup de matériels anciens "reconditionnés" et remis en état. Les Russes ont ainsi perdu 149 Tiger II Ausf B, comme le prouve cette image d'une chaîne de télévision française.
  16. J'en doute fortement. Lors du déploiement des forces russes aux frontières de l'Ukraine avec la Biélorussie, les soldats avaient été prévenus que les exercices dureraient jusqu'au 20 février... mais qu'ils seraient quand même absents "plusieurs mois", et certaines des familles au moins le savaient (je n'ai pas le lien sous la main) Ca, c'est la version qu'avait le "troufion de base". Aux niveaux supérieurs de la hiérarchie, ils en savaient certainement davantage, suffisamment certainement pour planifier l'invasion. Il est possible d'imaginer qu'on leur avait dit que l'opération n'était pas certaine, et que la version "maximale" d'une absence de plusieurs mois n'avait été donnée aux hommes de troupe qu'à titre conservatoire. Mais enfin en constatant que leur pays faisait des propositions de traité "urgentes", et que si en face on n'en voulait pas il y aurait mesures "militaro-techniques", ils pouvaient sans doute additionner deux et deux... J'ai initié le présent fil le 20 décembre en expliquant pourquoi une guerre russe contre l'Ukraine était très probable, et je suis juste un Français vivant à plus de 2 000 km. J'imagine très mal que les officiers supérieurs russes, sans parler des officiers généraux, aient pu être surpris le pantalon sur les chevilles le 23 février Merci, très utile pour fixer les ordres de grandeur en effet. Autre comparaison "ordre de grandeur", la seconde bataille de Falloujah fin 2004 lorsque l'armée américaine reprend la ville que les insurgés irakiens avaient libérée, c'est : - Six semaines de combat - Environ 12 000 soldats américains et britanniques - Jusqu'à 4 à 6 000 morts dans la population, suivant les sources Les États-Unis ont également déployé des armes incendiaires, notamment du phosphore blanc. "D'habitude, nous gardons les gants", a déclaré le capitaine Erik Krivda, mais "pour cette opération, nous avons enlevé les gants". À la fin des opérations, la ville n'était plus que ruines. Le commissaire aux compensations de Fallouja a déclaré que 36 000 des 50 000 maisons de la ville avaient été détruites. - Ceci pour une ville de 300 000 habitants... Cette comparaison n'est pas rassurante pour l'armée russe, qui pour faire simple en terrain ouvert l'emporte sans difficulté voire écrase l'armée ukrainienne, mais en ville c'est tout autre chose. Surtout, ce n'est pas rassurant du tout quant aux potentielles pertes civiles ukrainiennes dans des villes dont certaines sont encore beaucoup plus peuplées que Falloujah Le pouvoir russe a davantage intérêt à limiter les pertes civiles en Ukraine que n'en avait le pouvoir américain en Irak, c'est clair. Mais ils cherchent sans doute aussi à aller vite, et les images de Kharkiv et autres lieux semblent montrer des bombardements indiscriminés.
  17. Que veux tu, on ne peut pas réussir à tous les coups En plus, j'ai cru constater que depuis 10 / 15 jours, les plaisanteries à base d'armes nucléaires, notamment russes, font rire beaucoup moins les gens qu'avant. J'ai pas trop compris pourquoi, en revanche ? Exactement. Pour dire les choses autrement, lorsque le président Poutine dit ou suggère que le gouvernement ukrainien est "nazi", il ment à 99%. Quant au 1%, je ne m'étendrais pas trop dessus, et je réserverais les larmes pour d'autres.
  18. Vi. Anglaises, les têtes. Conçues, construites, maintenues en totale indépendance. Si Ne surtout pas prêter attention aux informations comme quoi la tête nucléaire "britannique" actuelle, la Holbrooke, supposée "conçue en Grande-Bretagne" est en fait une copie suffisamment proche de la W76 américaine pour que la maintenance de la Holbrooke soit inclue dans le calendrier de celle de la W76 ! Aujourd'hui, un document du ministère américain de l'Énergie - déclassifié après huit ans de traitement - établit un lien direct entre les conceptions des ogives des missiles Trident américains et britanniques. Le document montre que le "système Trident britannique", comme on appelle la modification de l'ogive britannique, est suffisamment similaire à l'ogive américaine W76 pour faire partie intégrante du calendrier d'ingénierie, de conception et d'évaluation du W76 (voir la figure ci-dessous). Plus précisément, le document montre qu'entre 1999 et 2001, les travaux sur cinq des 13 "besoins de la W76" concernaient le "système Trident du Royaume-Uni". Ces activités comprenaient des modèles de vibration et de chocs ponctuels, des modèles d'impulsion, des tests d'impulsion et de chocs ponctuels, des tests de vibration, ainsi que des "modèles TSR [réponse thermostructurale] et de souffle" Mais j'arrête là le H.S.
  19. Je ne comprends ABSOLUMENT pas d'où vient cette idée que je pourrais faire des farces avec le Gorafi (tiens il manque un émoji "main sur le cœur") Mais non Pas cette fois-ci. La suite est en préparation... Dans Donald 2, il revient.
  20. Ca ne fait pas encore partie des opérations militaires, mais ça pourrait bientôt... En effet, Donald Trump a une solution pour détourner la Russie d'attaquer l'Ukraine. Et il faut reconnaître que c'est... créatif. Il paraît que tout le monde est d'accord maintenant aux Etats-Unis, que l'opposition à la guerre russe en Ukraine unit Démocrates et Républicains. En toute logique, on peut donc s'attendre à ce que Biden reprenne l'idée de Trump ...
  21. C'est pas un point Godwin, ou alors c'est la version non pas brune mais Blanc / Rouge
  22. Ce qui est mensonger dans cette déclaration russe n'est pas de rappeler la vulnérabilité des réseaux électriques étrangers, par exemple français, qui est réelle. Le mensonge est de prétendre que cela permettrait à la Russie de gagner une guerre, par exemple contre la France. La conséquence évidente d'une telle attaque russe contre nous serait l'effondrement du réseau électrique russe... sous les coups des missiles français. Moscou n'est pas seul à avoir des missiles de croisière. Nous ne nous sentons pas "invulnérables". Nous nous savons vulnérables. Et d'abord tout simplement à un missile nucléaire ! Si les Russes, ou tout ou autre peuple, désire un jour en profiter, il est le bienvenu. Nous mourrons ensemble, voilà tout
  23. Juste, on peut effectivement adopter la même rhétorique pour les mesures adoptées par UE et EU contre la Russie que pour celles adoptées par la Russie contre l'Ukraine. Les deux peuvent être appelées "opération spéciale". On commence l'une avec de belles intentions de lutter contre le nazisme (ce qui certes est par ailleurs un mensonge évident) ==>Mais ça tourne rapidement - entre autres - au bombardement indiscriminé de zones habitées par des civils. Et morts et réfugiés se multiplient. On ne fait pas d'omelette sans casser d'œuf, vous voyez. Et pis de toute façon c'est la faute des Etats-Unis ! On commence l'autre avec de belles intentions de lutter contre l'invasion russe de l'Ukraine (qui certes, à la différence du prétexte de la première opération, existe bel et bien dans le monde réel) ==>Mais ça tourne rapidement - entre autres - à la disette pour des millions d'hommes, si pas à la famine, et très possiblement à l'instabilité politique majeure, si pas à la violence. Et personne n'en est mort... encore. Quand ça arrivera, pas d'omelette sans casser d'œuf, vous voyez. Et pis de toute façon ce sera la faute de la Russie ! Pas clair à ce jour laquelle des deux opérations spéciales sera la plus meurtrière.
  24. - Engie : « Sans gaz russe, nous entrerions dans un scénario de l'extrême » Dans une interview aux « Echos », Catherine MacGregor, directrice générale d'Engie, explique comment l'énergéticien français se prépare à l'éventualité d'une coupure totale des importations de gaz russe. Selon elle, le « choc de prix sans précédent » qui en résulterait nécessiterait l'intervention des pouvoirs publics pour « plafonner les prix » et « limiter la demande » Scénario de l'extrême, entendre "limiter la demande". C'est-à-dire une forme de rationnement. Ca, c'est un point de vue français, avec moins de rôle pour le gaz dans notre économie et seulement un quart de nos importations de gaz venant de Russie, à comparer avec un rôle plus important et plus de la moitié du gaz venant de Russie s'agissant de l'Allemagne. Pour l'économie allemande, ça risque fort d'être pire. - Quant au pétrole, le prix a fait un pic à plus de 140 $ le baril avant de redescendre à 126. C'est la réaction à la menace d'une interdiction des importations de pétrole russe, discutée aux Etats-Unis et en Europe ==>La phase d'impact mondial de la guerre économique radicale décidée il y a une semaine contre la Russie est en train de commencer
  25. Selon RT version russe (lien bloqué en France), la Russie ouvre des couloirs humanitaires aujourd'hui à partir de 10h heure locale pour les villes de Kiev, Marioupol, Kharkov et Soumy, ceci "sur la base de la situation humanitaire catastrophique, ainsi qu'à la demande personnelle du président français Emmanuel Macron au président Vladimir Poutine" Pas de clarté pour l'instant sur le sérieux de cette annonce ni ses chances de succès.
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