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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Soyons tout de même clair : il s'agit d'une théorie du complot Je suis surpris que tu la défende @herciv car elle me semble très fragile. Les dirigeants européens ressemblent davantage à des poulets qui courent dans le poulailler dans toutes les directions en caquetant qu'aux organisateurs moindrement compétents d'un quelconque complot S'agissant de l'avis des Français sur ces différentes considérations, projets voire éventuellement complots, il n'a toujours pas bougé. 78% sont contre envoyer des soldats français pour combattre en Ukraine. Ce que Emmanuel Macron sait très bien "Malgré le désengagement américain en Ukraine, les Français, à une très large majorité, ne souhaitent pas que l’armée française s’implique sur le terrain, selon un sondage Odoxa réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale. Par ailleurs, ils sont 72% à redouter le déclenchement d’une nouvelle guerre en Europe dans les années à venir" Quant aux autres pays européens, je n'ai pas regardé les sondages, mais j'imagine facilement qu'ils ne sont pas très différents
  2. En effet, ça ne date pas d'hier... En 1990, "Donald Trump wearing a gold hard hat given to him by construction workers at the Trump Palace" Et en 2014, Trump se rappelait affectueusement le compliment reçu de son paternel "Tout ce qu'il touche se transforme en or !"
  3. Trump signale sa frustration et décide de mettre en pause ses efforts de paix en Ukraine. Il indique qu'il décidera dans deux semaines "de qui c'est la faute", ce qui sera une "décision très importante", parce qu'il ira "soit d'un côté soit de l'autre" « Je ne suis satisfait d'aucun aspect de cette guerre. Rien. Je ne suis pas satisfait du tout », a déclaré Trump aux journalistes dans le Bureau ovale vendredi. Il a ajouté qu'il prendrait une décision importante concernant l'avenir du conflit dans « deux semaines », une expression qu'il utilise souvent non pas pour préciser un délai précis, mais pour indiquer qu'il souhaite reporter sa décision pendant un certain temps. Après cette période, a-t-il déclaré, « nous saurons quelle direction je vais prendre, car je vais choisir l'une ou l'autre option ». (...) Malgré toute cette pompe diplomatique, toutefois, peu de progrès ont été observés, Moscou résistant à toute proposition visant à mettre fin à ses attaques contre l'Ukraine ou à accepter quoi que ce soit de moins que ses objectifs maximaux pour la guerre. Des analystes extérieurs ont suggéré que la Maison Blanche avait mal compris les objectifs de Poutine et avait peut-être été influencée par des vœux pieux. (...) Si aucune réunion n'a lieu, « je verrai à qui incombe la responsabilité », a déclaré M. Trump, répétant à plusieurs reprises qu'il y avait deux acteurs impliqués lorsqu'on l'a interrogé sur les attaques soutenues de la Russie contre l'Ukraine cette semaine. Il a laissé ouverte la possibilité d'imposer des sanctions économiques à la Russie ou de laisser l'Ukraine se débrouiller seule. « Ce sera une décision très importante », a déclaré Trump. « Et il s'agit de savoir s'il faut imposer des sanctions massives ou des droits de douane massifs, ou les deux, ou si nous ne faisons rien et disons : « C'est votre combat » ? », a déclaré Trump. (...) « Nous verrons bien ce qui se passera. Je pense que dans les deux prochaines semaines, nous saurons comment les choses vont évoluer. Et j'espère que je serai très satisfait. » (...) Trump a exprimé sa frustration face au fait que le conflit ukrainien s'avère plus difficile à résoudre que d'autres conflits. Cette semaine, il a commencé à s'attribuer le mérite d'avoir résolu sept conflits mondiaux, contre six la semaine dernière. Vendredi, il a porté ce nombre à dix, en ajoutant trois « pré-guerres » non identifiées. « Je pensais que ce conflit serait au milieu du lot en termes de difficulté », a-t-il déploré. Ce n'est certes pas la première fois que Trump reporte une décision à "deux semaines". Peut-être est-ce qu'il ne faut pas accorder trop d'importance à cette nouvelle itération ? D'un autre côté, il me semble que c'est la première fois que Trump formule explicitement les deux options entre lesquelles il dit qu'il choisira vers le 6-7 septembre. D'une part "sanctions massives". D'autre part, et c'est nouveau qu'il le dise clairement : abandon de l'Ukraine "Nous ne faisons rien et disons c'est votre combat" Trump en tout cas, en rappelant qu'il a résolu six conflits mondiaux, non sept, attendez j'en oubliais c'est dix, il semble répondre comme par avance aux critiques de son abandon de l'Ukraine... si du moins c'est la décision qu'il s'apprête à prendre Ca pose d'ailleurs une question plutôt brûlante je dirais. Si le 7 septembre (ou deux semaines plus tard, hein) Trump arrête le soutien à l'Ukraine en termes de renseignement, de communication (Starlink), de MCO et pièces détachées... Les Européens font quoi ? J'ai peur de deviner la réponse :
  4. Oui c'est juste. C'est une condition absolument minimale - l'occupation entière du pays était acceptée par les Japonais ! - mais il y en avait bien une. En ce sens, la capitulation japonaise de 1945 n'était pas tout à fait aussi complète que celle de l'Allemagne ou de l'Italie
  5. La place du moral et de la volonté collective étant à l'évidence primordiale dans toute grande épreuve, comme une guerre à grande échelle, voici une réalité à bien garder à l'esprit Parmi les Français, le degré d'attachement à la France de préférence à toute autre communauté non seulement est prépondérant, mais croissant Le degré d'attachement à l'UE de préférence à toute autre communauté non seulement est le plus bas, mais décroissant ==>Il ne peut pas y avoir d' "Europe de la défense" La seule possibilité de coopération est une coordination entre la défense de la France par les Français, celle de l'Allemagne par les Allemands, Grande-Bretagne, Pologne etc. de façon à rendre plus efficace l'ensemble par effet de synergie
  6. Dans la série Avant / Après, voici l'intérieur du Bureau Ovale. On pourrait parler aussi du jeu des 7 différences, sauf que... y en a beaucoup plus !
  7. Le tout est de savoir s'il reviendra effectivement... S'il a deux sous de bon sens, Netanyahou ne laissera pas cet homme échapper à la justice américaine, et le renverra aux Etats-Unis pieds et poings liés s'il le faut. Enfin je ne connais pas les conventions d'extradition entre Israël et les Etats-Unis, j'ose espérer que ça existe
  8. En un sens en effet, Chuikov qui dit à Krebs "Берлин должен безоговорочно капитулировать" (Berlin doit se rendre sans condition), c'est bien une négociation. Puisqu'ils se parlent ! De même entre les Américains et les Japonais qui venaient de se prendre deux bombes atomiques sur la tronche... Je pense que si la guerre Russie-Ukraine se termine bientôt, disons dans quelques mois ou peu d'années, ce sera par une "négociation" de ce genre (enfin pas la version atomique) Je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Avec Kiev dans le rôle de Berlin ... Ou encore une "négociation" comme à Appomatox en 1865 Ou bien l'équivalent dans le wagon de Rethondes en 1918 Ou encore comme dans le même wagon en 1940, les rôles étant inversés D'autres exemples pourraient être le troisième partage de la Pologne en 1795, où il y a bien eu négociation pour le coup... mais entre Russie, Autriche et Prusse pour se partager le gâteau "Pologne". Les Polonais, étant dans le rôle du gâteau, n'avaient évidemment pas voix au chapitre - a-t-on déjà vu un gâteau négocier la manière dont on va le manger ? ==>La réalité historique, n'en déplaise à Vance, c'est que beaucoup des guerres à enjeu le plus important ne se terminent pas par une négociation Et la guerre d'Ukraine est une guerre de ce genre Si l'Ukraine parvient à préserver son indépendance, ce ne sera qu'après avoir découragé la Russie, lorsque la classe dirigeante à Moscou sera convaincue que la guerre est ingagnable. Difficile à envisager avant la prochaine décennie, et après le remplacement de Poutine - au mieux à partir de 2030 la fin de son mandat actuel. Pour cela, pas d'autre voie ni moyen que pour l'Ukraine de résister militairement et de tenir le front encore 5 à 10 ans
  9. Le vice-président américain JD Vance rappelle lors d'un entretien avec une journaliste que toutes les guerres se terminent par une négociation Si vous revenez à la Seconde Guerre mondiale, si vous revenez à tous les conflits majeurs de l’histoire de l’humanité, ils se terminent tous par une sorte de négociation Il a bien sûr parfaitement raison. Même si certes une négociation ça peut être un peu "chaud"... genre 13 kt et 22 kt par exemple On peut aussi rappeler la scéne de "La Chute" où le général allemand Krebs rencontre le général soviétique Chuikov peu après le suicide de Hitler pour lui proposer "des négociations de paix"... La réponse est bien sûr d'exiger la capitulation inconditionnelle (il y a des sous-titres en anglais)
  10. Oui, une comparaison qui ne me plaît guère, d'ailleurs. Wunderwaffen, tout ça... Elle a de quoi donner un petit sourire à Poutine, évidemment Les deux limites potentielles que je vois (a priori) sont - Absence de guidage terminal, d'où une ECP sujette à caution. Certes une charge de 1 tonne ça tape sec, mais si l'ECP est de l'ordre de la centaine de mètres voire pire, seules les grosses cibles industrielles seront accessibles. Il est vrai que c'est précisément l'objet de ce genre de missile que d'attaquer la BITD russe - Plus ennuyeux, absence de suivi de terrain, donc survivabilité plus limitée que par exemple un Scalp-EG. A 300 mètres d'altitude, par exemple, l'horizon radar est à 60 km. Il faudrait aussi voir quelle est la vitesse de croisière, est-ce bien du haut subsonique L'utilité opérationnelle réelle de cette arme dépendra de l'équilibre entre d'un côté prix de revient plus bas et production plus importante qu'un missile de croisière classique, de l'autre survivabilité et létalité plus réduite (1 tonne à 100 mètres c'est moins dangereux qu'une demi tonne à 3 mètres)
  11. Oui ! Franchement, à lire quelques uns des derniers posts, je peux imaginer tel ou tel membre de la Modération débloquer la sécurité de la 12,7 mm ...
  12. Nous sommes d'accord oui. Et reconnais que tu as commis là un très bel argument de l'épouvantail Ce procédé rhétorique consistant à attribuer à l'adversaire une affirmation déformée jusqu'à l'absurde, pour mieux le contrer Oui, mais en l'état la situation reste défavorable pour nous : - Il existe plusieurs cibles militaires ou de la BITD française que nous ne savons pas aujourd'hui protéger contre des Kinjal. Je pense aux usines Dassault, à celles de KNDS à Bourges, à la base navale de Toulon... Même avec un petit nombre de Kinjal (dizaines) la Russie pourrait nous faire très mal - Nous n'avons pas les moyens de faire aussi mal à la Russie. Nos Scalp-EG ne portent qu'à 550 km au maximum et j'ai du mal à imaginer des Rafale pénétrer loin au-dessus de la Russie (sauf mission nucléaire où on se fiche un peu des pertes, mais ce n'est pas le sujet) Or les principales usines de la BITD russe se trouvent dans l'Oural, à > 2000 km La défense de la future limite entre l'Empire russe et les pays européens libres devra se faire sans beaucoup d'aide américaine. Vance a été très clair à ce sujet, et il n'y a pas de raison d'imaginer que les Démocrates voudraient autre chose. Il faudra donc une contribution plus forte de la France, tout comme des autres pays ==> La contribution la plus efficace de la France serait de se rendre capable de frapper durement la BITD russe, tout en se protégeant des contre-coups russes sur la France Il y faudra une épée, et un bouclier - Le bouclier à court terme ce sont des batteries Aster 30 B1NT, qui entrent en service l'année prochaine, mais il devraient être en nombre suffisant. Plutôt une vingtaine que les 12 aujourd'hui prévues. Plus des défenses à plus courte portée contre missiles de croisière et drones. Et l'amélioration constante de ces moyens, car la Russie aussi progressera - L'épée c'est d'une part des Scalp en grand nombre (milliers) pour les cibles peu profondes en territoire russe, d'autre part et peut-être surtout des missiles aérobalistiques longue portée (2500 km pour atteindre l'Oural depuis la Mer noire), descendants du démonstrateur V-Max. Très certainement des centaines, voire plus. Et quand même deux ou trois escadrons de Rafale supplémentaires Nous n'y sommes pas. En l'état, nous n'avons pas les moyens d'exercer une pression forte sur Moscou pour l'inciter à ne pas attaquer nos alliés (Baltes, Finlande, Pologne, Roumanie)
  13. Meloni ne pourra faire participer son pays à cette garantie, c'est à dire engager l'Italie à faire la guerre à la Russie si ce pays agresse l'Ukraine, que si l'Italie est protégée d'un chantage nucléaire russe. Et pas par les armes nucléaires américaines, comme déjà expliqué Sauf à ce que Rome crée une dissuasion nucléaire crédible en un tournemain - c'est foncièrement irréaliste - la seule option restante est une protection nucléaire française Les Rafales stationnés en Italie, avec un stock d'ASMP-AR en Italie sous contrôle d'une unité militaire française spécialisée dans un bunker dédié ? Je le croirai quand je le verrai Encore une fois : la réalité, pas les illusions Ce que tu imagines n'est pas physiquement impossible. Cela pourrait être réalisé en quelques petites années si la volonté, et les actions déterminées à l'échelle et en urgence, était là Comme elles n'y sont pas, ce que tu imagines sera au mieux réalisé en quelques décennies. Si les autres États européens changent d'orientation - car ils sont partis dans une toute autre direction ! Ou bien ça ne le sera pas
  14. L'UE est une organisation internationale, la question de sa crédibilité militaire ne se pose pas Les pays membres de l'UE ne peuvent envisager d'intervenir en Ukraine qu'à condition d'être protégés du chantage nucléaire que la Russie ne manquerait pas d'agiter. Et pas par des armes nucléaires américaines prépositionnées ! Car Washington ne manquerait pas de faire valoir son refus absolu de participer à la guerre d'un pays européen contre la Russie, même indirectement. Refus qui n'est pas celui de Trump, Biden avait la même position, c'est un consensus outre-Atlantique Il n'y a donc qu'un seul pays de l'UE qui pourrait l'envisager. Plus leurs cousins britanniques. Rien que Paris et Londres Si la France était aussi puissante militairement à son échelle qu'Israël l'est à la sienne - 8% du PIB pour la défense depuis toujours, deux ans de service pour les filles, trois pour les garçons - nous pourrions tout à fait l'envisager. La Russie ne serait pas la première puissance militaire européenne, ce serait la France. Le chef de l'État ne serait d'ailleurs alors pas Emmanuel Macron, mais Jean-Christophe Bonaparte, alias Napoléon VIII Mais nous n'avons pas choisi d'être cette France là Quoi qu'on en pense, cette réalité s'impose. La France n'est pas en mesure de "garantir" la sécurité de l'Ukraine, les autres États de l'UE encore moins. Et le Royaume-Uni n'est pas en meilleure forme que nous Le sujet de l'Ukraine, plus généralement de la sécurité européenne, est extrêmement grave ==>Avant tout, se garder des illusions. Ne pas faire semblant. On peut dire n'importe quoi sur pas mal de sujets sans conséquence vraiment grave, mais pas sur celui-là (je ne parle d'aucun de nous gens ordinaires qui postons ici, mais bien de nos dirigeants qui sont très souvent dans le n'importe quoi... et non, pas Trump seulement)
  15. C'est vrai. Mais en fait, personne ne "demande" rien à la Suède, dans le sens où personne n'est en mesure de lui imposer quoi que ce soit. La Suède est libre de définir ses propres positions - et ça vaut pour tous les autres pays de l'OTAN En revanche, si l'on n'est pas prêt à faire la guerre à la Russie pour le compte de l'Ukraine - ce qui peut tout à fait se défendre - il vaudrait mieux le dire ouvertement. Ne serait ce que par respect envers les Ukrainiens, qui ont suffisamment de malheurs sans qu'on n'y ajoute des hypocrisies et des mensonges La question de "garanties de sécurité" pour l'Ukraine est exactement celle là : êtes vous prêts à faire la guerre à la Russie si elle attaque l'Ukraine ? J'ajouterais que si un pays de l'OTAN répond "Oui", la question suivante vient tout naturellement "Mais alors, pourquoi est-ce que vous ne la faîtes pas maintenant ?" Et la réponse à cette deuxième question me semble évidente : parce que vous mentez ==>Je ne pense pas qu'un seul pays de l'OTAN soit vraiment prêt à cela. Les dirigeants qui prétendent le contraire, de Trump à Macron, mentent
  16. Une dizaine de pays de la "coalition des volontaires" sont prêts à participer à des opérations militaires en soutien de l'Ukraine, au titre de "garanties de sécurité" Kiev peut se réjouir ! Ou bien... Est-ce plus ambigu ? Voici le premier ministre suédois qui expose ses propositions "La Suède est prête à contribuer aux garanties de sécurité pour l'Ukraine « Nous voulons nous impliquer, mais cela doit se faire de manière sûre et fiable, et nous devons savoir exactement à quoi nous nous engageons », a déclaré le premier ministre suédois, Ulf Kristersson. Selon lui, la Suède pourrait aider l'Ukraine en lui fournissant une surveillance aérienne et des ressources navales." En effet, s'il est question de peser militairement, il faut encore s'assurer de ne courir aucun risque, "de manière sûre" De ce point de vue, des moyens navals en Méditerranée (Ankara laisserait il passer dans la Mer Noire ?), c'est pas mal. Une surveillance aérienne aussi... enfin, pas de trop près Tout ça pour dire que Washington n'est pas la seule capitale à se payer la tête des Ukrainiens avec de prétendues "garanties de sécurité". Loin de moi d'être un mauvais patriote, mais je n'exclus pas que même Paris...
  17. Vladimir? Toujours le mot pour rire Guerre en Ukraine : lors de son appel avec Trump, Poutine a proposé de rencontrer Zelensky à Moscou Il a déjà préparé un assortiment de thés... Ce genre de trollage, comme le sigle "СССР" sur le t-shirt de Lavrov, montre bien soit dit en passant le sérieux de la démarche de "paix" de Moscou Poutine vit sa meilleure vie, en fait. Et en profite pour se payer la tête de Trump au passage
  18. Selon Trump, les garanties de sécurité pour l'Ukraine seront fournies "par les divers Etats européens", avec une "coordination" par les États-Unis En échange de cette "coordination", l'Ukraine s'engagerait à acheter 100 milliards de dollars d'armes américaines "avec des fonds européens", selon le Financial Times D'accord personnellement avec Dimitri Minic Le président français fait part de son optimisme très mesuré. A raison "Je suis loin de crier victoire" "«Je suis loin de crier victoire», dit-il aussi, dans une tonalité bien différente du triomphalisme et de l’optimisme affiché par Donald Trump au fil de ses rendez-vous (...) «J’ai les plus grands doutes sur la volonté de paix de Vladimir Poutine», tempère Emmanuel Macron. «Aussi longtemps qu’il pense qu’il pourra gagner [quelque chose] avec la guerre, il la fera» (...) Mais au-delà de l’annonce, le niveau d’implication américain restait encore à définir, comme en a convenu le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte… La formule de garanties «sur le modèle de l’article 5» de l’Otan a laissé Emmanuel Macron dubitatif, laissant entrevoir des divergences entre Européens. L’idée est notamment portée par l’Italie. «Le sujet n’est pas juridique mais militaire», a-t-il dit (...) Tout reste à préciser alors que la plupart des armées européennes sont incapables d’envisager un déploiement militaire sans soutien américain"
  19. Désolé pour mon dernier post, je n'avais pas vu celui-ci Juste une question concernant les discussions sur la guerre d'Ukraine au plan général, du point de vue de la Modération - Faut il s'en abstenir totalement ? - Ou les mettre dans le fil sur les combats ? - Ou le fil général sur la guerre d'Ukraine sera t il rouvert ?
  20. C'est le moment de rappeler Dalida ==>Ce ne sont pas les paroles qui comptent, mais les actes Tous les pays européens excluent d'intervenir militairement en Ukraine pendant la guerre. Quant aux sanctions économiques elles n'ont qu'un effet limité, l'UE en est au 18ème train de sanctions, on peut toujours continuer ça ne fait pas de mal, mais même au 46ème train on n'aura pas fait grand chose. Les seuls actes possibles sont donc les fabrications et les dons de matériels militaires Quelque matériel militaire qu'on examine (à la seule exception des canons Caesar, évidemment insuffisants à eux seuls) les fabrications européennes sont lamentablement insuffisantes, même après trois ans. Les chaînes de production sont lentes, les nouveaux matériels sont au mieux en phase prototype. Les dons aussi, par conséquent Ce qui est fait pour les augmenter est à la fois tardif et faible. Même les plans actuellement existants, trois ans après le début de la guerre, sont très insuffisants. Et il faudra des années pour les réaliser Sachant que l'Amérique est en train de se dégager, la survie de l'indépendance ukrainienne n'est pensable qu'à deux conditions, toutes deux impératives 1. Commandes massives immédiates par les Etats européens producteurs d'armes à leurs industries, avec budget ouvert plus R&D forcenée sur tous les nouveaux domaines militaires (drones, protection contre drones etc.) 2. Que les Ukrainiens réussissent l'exploit de tenir le front encore les plusieurs années qui seront nécessaires pour que les commandes massives du point 1 soient exécutées, ceci avec seulement le peu d'aide militaire que les Européens leur donnent actuellement, qu'ils n'augmenteront qu'au fur et à mesure de l'extension de leurs capacités, voir toujours le point 1. Ce n'est que lorsque le matériel militaire européen sera massif que la fenêtre temporelle de vulnérabilité de l'Ukraine pourra être refermée Seule la première condition dépend de nous Français, et par extension des autres principales puissances militaires européennes. Je suis partisan de la réaliser. Maintenant - Dans le meilleur des cas, les Ukrainiens réussiront l'exploit que serait le point 2, et ils conserveront un pays indépendant, et l'idéologie impérialiste du plus puissant pays européen sera arrêtée plus tôt - Dans le pire des cas, si les Ukrainiens échouent, avoir réalisé la condition 1 nous permettra du moins d'arrêter l'empire russe aux frontières de l'Ukraine et de dissuader la poursuite de son extension dans les pays Baltes voire plus loin
  21. C'est un Italien, deux Français (ou disons un Français et un Franco-Allemand) et un Britannique qui disputent de la sécurité et du devenir de l'Europe Et oui, ce n'est pas n'importe qui ! Eh bien, ils finissent par tomber d'accord Napoléon : Regardez l'Europe aujourd'hui. Ils ne peuvent même pas défendre une frontière. Churchill : Défendre ? Ils ne le veulent même pas. Au premier coup de feu, ils se cachent derrière le manteau de Washington. César : Une nation qui ne peut pas garder ses portes n'est pas une nation. Charlemagne : Des portes ? Ils ont à peine des murs. Et à qui la faute ? Vous, les empereurs, vous aimiez les démolir. Napoléon : Ne me blâmez pas. J'ai construit l'ordre à partir du chaos. Churchill : L'ordre ? Vous avez laissé la moitié de l'Europe en ruines. Napoléon : Et pourtant, je leur ai donné des codes et des institutions qu'ils copient encore ! Que leur avez-vous donné, Winston ? Des discours ? Churchill : Des discours qui les ont sauvés alors que vous étiez déjà poussière. César : Les enfants, s'il vous plaît ! Rome a enseigné au monde que les empires tombent lorsque le peuple se ramollit. L'Europe est molle. Charlemagne : Non, Rome est tombée quand elle a perdu la foi. Sans la Croix, l'Europe n'est qu'un marché. Napoléon : La foi n'arrête pas l'artillerie. Ce sont les armes qui l'arrêtent. Charlemagne : Les armes sans foi ne servent à personne. Churchill : Les armes, la foi, les discours... rien de tout cela n'a d'importance si Berlin ferme toutes ses centrales nucléaires. César : Rome au moins n'a jamais supplié ses ennemis de lui fournir de la chaleur en hiver. Napoléon : Et Bruxelles prétend que l'unité, c'est les tarifs et les subventions. Un bureau de douane qui s'autoproclame empire. Charlemagne : Mieux que votre type d'empire - l'ego d'un homme écrit dans le sang. Napoléon : L'ego ? Mon ego a construit des nations. Votre « foi » a brûlé les hérétiques. César : Ha ! Et vous avez tous les deux perdu vos empires Churchill : Et l'Europe se perdra aussi, si elle continue à croire que les slogans sont des boucliers. Napoléon : Les traités n'ont jamais arrêté mon canon. Churchill : Ni un panzer. César : Ni une horde de barbares. Charlemagne : Ni le vent du désert. Napoléon : Alors qu'est-ce qui l'arrêtera ? Churchill : Le leadership. César : La discipline. Charlemagne : La foi. Napoléon : Les armées. Churchill : Et l'Europe d'aujourd'hui n'a rien de tout cela. César : Alors ne nous disputons plus Source :
  22. Après "Covfefe", Trump enrichit encore son vocabulaire
  23. Oui, le problème c'est si les Russes peuvent recommencer ce genre d'opération, à la faveur de l'affaiblissement des effectifs ukrainiens sur le front Kiev a su rétablir la situation une fois. Il réussirait dans cette hypothèse peut-être encore une fois, ou deux. Voire plusieurs Mais si l'armée ukrainienne continue de s'affaiblir, ce genre d'occasion pour la Russie se multipliera. Et l'Ukraine ne réussira pas "au bord du gouffre" indéfiniment J'ai l'impression d'assister au spectacle d'un homme qui s'accroche désespérément avec les mains, les doigts, les ongles pour ne pas tomber dans un abîme. Mais le sol se dérobe en permanence sous lui La volonté de vivre, l'énergie, la détermination, tout est là. Tout est admirable, s'il faut dire le mot Mais sauf à ce que quelque chose de fondamental ne change, et rapidement, à un moment l'irréversible arrivera Pendant ce temps, Washington a du moins le mérite d'agir, même si c'est pour se dégager, même si c'est en se débattant dans des illusions Quant aux pays européens, nous sommes aussi forts en paroles que faibles en actions L'impression pénible d'assister au début d'une agonie
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