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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. L'accord a bien été finalisé. May est maintenant engagée dans une Blitzkrieg pour tenter d'imposer l'accord à son Cabinet - espérant le moins possible de démissions - dans les 24 heures, avant une campagne plus longue pour tenter de le faire avaliser par le Parlement en décembre. C'est pas gagné d'avance... Voir par exemple ce bon point de situation en accès libre sur le site du Guardian. Je continue à penser que c'est le No Deal qui l'emportera. Je m'attends à ce que l'accord de May soit fusillé au Parlement. Mais on ne peut tout à fait exclure que May arrive à gagner son pari.
  2. Tu penses à quoi ? Une leçon d'Histoire en direct, donnée à la presse américaine par le jeune Emmanuel M. - dont ce n'est certes pas la fonction première, m'enfin un président de la République c'est comme un couteau suisse ça doit avoir plusieurs usages ? Sur le modèle de : - Première Guerre mondiale, la France fut le principal artisan de la victoire, ses principaux alliés étant premièrement le Royaume-Uni et son Empire, deuxièmement l'Italie, pendant que la contribution militaire américaine était trois choses : précieuse, très appréciée... et petite - Deuxième Guerre mondiale, la France a une dette réelle envers les Etats-Unis qui contribuèrent puissamment à sa libération, aux côtés du Royaume-Uni et de son Empire, et bien entendu du principal contributeur à la victoire la Russie soviétique qui s'occupait de 80% de la Wehrmacht, sans laquelle les débarquements anglo-américain de Normandie et franco-américain de Provence auraient eu autant de chance de succès qu'un flocon de neige en enfer. Or, la France ne souhaite pas confier sa défense au Royaume-Uni ni à la Russie - et aux Etats-Unis non plus - Guerre d'indépendance américaine, les Etats-Unis ne seraient pas devenus indépendants sans l'aide militaire de la France notamment la victoire française à Yorktown. Or, les Américains de l'époque n'ont pas confié leur défense à la France, ils ont voulu être pleinement indépendants, et ils ont eu raison. La France a la même position - Epoque actuelle, la France assure sa défense indépendamment grâce à sa force de dissuasion pleinement autonome, sans aucune base américaine sur son territoire, ce depuis un demi-siècle Hmmm, voilà qui ne serait pas diplomatique... délicieusement pas diplomatique, d'ailleurs
  3. Voici la version française d'un ex-Marines, modèle de solidité masculine. Enfin modèle dans l'absolu je ne sais pas. Mais par rapport au draft-dodger (réformé de complaisance) Donald Trump, certainement. Je note soit dit en passant que François Hollande, initialement réformé, a obtenu de repasser la visite médicale pour être finalement déclaré apte et faire son service militaire. Bref, il s'est comporté comme un digne citoyen ordinaire à cette époque où le service militaire masculin était obligatoire. Ça ne change pas mon opinion de la performance de Hollande en tant que président de la République. Mais il faut reconnaître ce qui est. C'est pas faux... Tiens, pour se faire plaisir, ce petit trolling de l'Armée de Terre à destination de ... oh bah j'ai aucune idée de qui au juste ! Remarqué notamment par la presse britannique. Même si la précision fut apportée ensuite "Désolé pour ceux qui ont cru l'interpréter, mais aucune allusion n'était à percevoir derrière cette activité habituelle des militaires de l'@armeedeterre qui, ce matin, s'est déroulée sous la pluie !" - C'est ça oui, j'te crois !
  4. Faut d'orthographe. Il n'y a que trois "*" et non quatre. A moins que tu n'écrives ça à l'américaine "chyeah" ?
  5. Ça ! On peut dire - pour rester polis - qu'il est plus dans la réaction que dans la réflexion... Je comprends le gazouillis d'une manière différente (*) En somme, sire Donald de la Tromperie souhaite convaincre les Français : 1. Que les Allemands les menacent, comme autrefois 2. Qu'ils sont incapables de faire face tout seuls 3. Que l'Amérique peut les aider, moyennant finance Ce qui pose le problème de la réflexion, comme dit Philippe... Parce qu'enfin c'est une chose de mentir, mais il convient quand même de se demander d'abord quelles sont les chances de succès du mensonge ! ===> Quelles sont les chances de convaincre les Français de ces trois mensonges ? (*) Y a les exégètes de la Bible, c'est une discipline qui existe... Sommes-nous en train de fonder la discipline de l'exégèse trumpienne ? Cher confrère, rédigeons ensemble une communication que nous pourrons défendre au prochain symposium de notre discipline ! Je dirais que Macron aurait du s'exprimer plus clairement - mais il a clarifié ensuite. Et Trump aurait mieux fait de se la fermer, oui. Quand il continue à l'ouvrir, il s'enfonce. Exactement. Ce gazouillis trumpien est à coup sûr la réaction au message de Macron à CNN comme quoi Mais... c'est exactement ce que veut Trump ! Il veut des sous, en l'occurrence des commandes pour l'industrie américaine, que ce soit en échange d'armes correctes, ou de catastrophes ambulantes comme les missiles Patriot ou encore pire l'avion de combat F-35. Macron se révèle un adversaire des projets d'extorsion de fonds commerciaux de Trump, qui se rebiffe.
  6. Ben ça revient pour un pays à aller tout seul au coin Pour le bonnet d'âne en revanche, c'est pas obligé. Hmmmoui pas mal. Tu peux m'envoyer ton adresse mail en MP, je pourrais avoir une proposition de poste pour toi ? Du moins si les pays chauds ne te font pas peur, on a besoin de représentants commerciaux performants...
  7. Le tableau se complique, ou s'enrichit. Voilà que Poutine profite d'être à Paris pour se mettre à troller Trump appuyer le projet esquissé par Macron : Selon Der Spiegel, c'est fondamentalement Poutine qui se paye la tête de Trump Il y a de ça, oui, mais pas seulement. C'est en réalité parfaitement logique du point de vue des intérêts russes comme de la doctrine des relations internationales défendue par la Russie : 1. L'Europe occidentale et centrale c'est 50% du commerce extérieur russe, les Etats-Unis 5%. Les sanctions économiques et d'une manière générale tous les obstacles à la coopération entre les deux parties du continent européen s'imposent d'autant plus facilement qu'un pays qui n'y a aucun intérêt fait forte pression en ce sens. Il y a tout lieu de penser que si les Européens de l'ouest et du centre marchaient sur leurs deux jambes, ils s'occuperaient davantage de leurs propres intérêts, donc coopéreraient davantage avec la Russie... ce qui ne pourrait qu'être bon pour Moscou 2. La Russie défend officiellement - et aussi dans les faits - la doctrine de la multipolarité nécessaire et naturelle du monde, favorisant équilibre et coopération quand l'unipolarité favoriserait au contraire déséquilibres et affrontements. Cette doctrine est parfaitement compatible avec le projet que les Européens se défendent eux-mêmes plutôt que de rester dans la dépendance envers un protecteur extérieur, qui se trouverait de plus être précisément le pôle aspirant à l'unicité Poutine ne se prive pas de rappeler au passage que ce projet n'est "pas nouveau" puisque déjà Jacques Chirac lui en avait parlé et que l'idée était encore plus ancienne. Manière sans doute d'esquisser délicatement un doute que ce genre de projet aboutisse avant la semaine des quatre jeudis à terme proche.
  8. ... sauf que, lui, c'est pas drôle
  9. Pour le deuxième terme, je dirais une humiliation infligée à la mémoire des vétérans américains. Il est vrai que le Donald, qui s'est fait réformer au moment de la guerre du Vietnam arguant d'une excroissance osseuse au pied apparue pour l'occasion et dont on n'entendit jamais plus parler ensuite, n'est pas précisément un soldat dans l'âme... Il est "fana mili" uniquement quand il s'agit de regarder les défilés ou de se rengorger des galonnés qui l'entourent. En américain, on appelle ça un chickenhawk je crois. Un faucon-poule-mouillée.
  10. Trump fait ses besoins où il veut, il n'a pas de limite sur ce point, nous sommes bien d'accord. Cela dit, il faut quand même avouer que Macron a perdu une bonne occasion de se taire ce jour où il a appelé à "une vraie armée européenne" pour "nous protéger à l'égard de la Chine, de la Russie et même des États-Unis". Déjà, le concept même d'armée fédérale européenne est ubuesque - mais ça a déjà été discuté ailleurs, je n'y reviens pas. Surtout, à supposer même que ce projet d'armée fédérale ait un sens, comment Macron a t il pu ne pas voir qu'à proposer de se protéger contre les Etats-Unis, il allait faire fuir encore plus loin les autres Européens (*) ? (à noter que le jeune Laurent W, ci-devant chef des Républicains, ne remonte pas le niveau. Ça commence plutôt bien, "l'armée européenne est un fantasme"... mais il embraye immédiatement en proposant que les autres Européens paient les Français et les Allemands pour les protéger ! Deux questions s'imposent : haschisch ou cocaïne ? D'autre part, Macron et Wauquiez ont ils le même fournisseur ?) Je n'aime pas que le président de la République française se fasse rembarrer et renvoyer dans ses buts par le président des Etats-Unis d'Amérique. Mais c'est malheureusement inévitable quand on sort une énormité de ce genre. (*) Entendons-nous. Je ne suis pas tout à fait naïf. Il est assez évident que les cibles principales des M-51 de la force de dissuasion ne se trouvent pas aux Etats-Unis. Il est tout aussi évident que quelque part dans un dossier, on a du aussi préparer le plan de frappe "au cas où" - dans la série "on ne sait jamais". Oui, mais ça c'est nous, parce qu'on a une dissuasion nucléaire indépendante - il n'y a que deux pays dans ce cas en Europe et l'autre est dirigée par Poutine - les autres Européens ne pensent pas comme nous parce qu'ils ne sont pas dans la même situation... c'est quand même dommage que le président de la République ne le comprenne pas ! Bon, à regarder les réactions au tweet de Trump contre la déclaration de Macron, il y a quand même plus d'une personne qui comprend la déclaration de Macron comme dirigée contre Trump plutôt que contre les Etats-Unis... c'est toujours ça de pris. J'aime bien la réaction de celui qui a pensé à son Président et lui a préparé un plan pour quand il sera à Paris
  11. Gageons que si ledit proxénète s'était découvert une dimension nationale jusqu'à se trouver moindrement sur le chemin de Trump, le Donald se serait découvert une vocation de Père-La-Morale. Vous dites ? Il n'aurait pas osé ? Voyons, voyons, hommes de peu de foi... il faut toujours faire confiance à Trump C'est dit comme un joli trait d'humour ... mais le plus triste c'est que c'est strictement exact
  12. Il a raison, ce n'est pas un geste anti-français mais un geste pro-américain. Le gouvernement belge n'est pas déloyal envers les autres pays européens, il est loyal envers les Etats-Unis, qui sont son protecteur. Il est au demeurant normal, lorsqu'on a un protecteur, de lui manifester sa loyauté. Il est vrai que pour acheter le F-35... il en faut, de la loyauté ! La dette publique française est soumise à hauteur de 97% à la Lex Monetae, ce qui signifie que ses détenteurs n'ont aucune protection légale au cas où la France sortirait de l'euro : les obligations d'Etat correspondantes seraient alors libellées en nouveaux francs. Et le nouveau franc serait sous le contrôle plein et entier de la Banque de France, de même que la livre ou le yen sont sous le contrôle de leur Etat. Pas de problème pour l'Etat français. Autre version : la France étant d'une toute autre dimension que la Grèce à l'intérieur de la zone euro ne peut en aucun cas être écrasée par la BCE comme la Grèce l'a été - en partie parce qu'il lui serait aisé de sortir du système ce qui le ferait s'écrouler. C'est déjà probablement vrai pour l'Italie, à plus forte raison pour la France. Le reste est affaire de "négociation" avec la BCE, en pratique d'alignement de cette dernière sur les besoins de l'économie française. Et si l'Allemagne désire sortir de l'euro, elle est bienvenue. Dans un scénario comme dans l'autre, le deuxième européiste "pas totalement demeuré", à plus forte raison le premier souverainiste, une crise financière n'aurait certes rien d'agréable, elle ne mènerait pour autant en aucun cas à la faillite de l'Etat.
  13. Dans le Canard Enchaîné du 7 novembre, ce billet de Jean-Luc Porquet
  14. Exactement. Ce qui est en un sens surprenant, c'est la grande normalité de tout cela. Un personnage aussi clivant et inhabituel que Trump, un parti démocrate si énervé avec une aile extrémiste remontée... et voilà, ni vague bleue ni muraille rouge, une vaguelette bleue comme si c'étaient des midterms ordinaires. La division du peuple américain s'installe dans la durée. Non point. Le seul candidat valable, c'est Jimmy Carter
  15. Oui, les psyops américaines ne sont plus ce qu'elles étaient ...
  16. Je suis bien d'accord sur la notion de Juste Milieu et ça me rappelle d'ailleurs cet extrait d'un sketch des Inconnus Sinon, pour revenir sur le sujet des Criailleries, voici un vrai gazouillis du vrai Trump - c'est dans le titre de la chaîne Twitter vous voyez - et c'est un gazouillis intéressant ô combien. Je veux dire, d'aucuns auraient pu avoir des doutes : Trump est-il capable de se dépasser lui-même ? Peut-il être encore plus Trump ? Voici qui fera taire tous les doutes, oui, il peut le faire !
  17. D'autant qu'il ne s'agit pas de "traîtrise", il s'agit de loyauté. La motivation de la décision belge n'est pas la volonté de refuser un avion de combat européen, elle consiste avant tout dans la volonté de choisir un avion de combat fourni par la puissance qui protège la Belgique. Expression de loyauté donc - loyauté évidemment d'autant plus remarquable quand l'avion en question est le F-35 ! Je dirais que cette loyauté a deux composantes principales : - Se mettre dans les bonnes grâces des Etats-Unis, dans l'espoir que leur volonté de garantir l'existence de la Belgique en cas de "coup dur" et scénario catastrophe en sera renforcée - de la politique pure donc - Assurer que la Belgique pourra conserver des armes nucléaires américaines "sous double clé", en pratique des B-61 que les Etats-Unis refusent d'adapter à un avion non américain. Or, en cas de scénario catastrophe justement, des armes nucléaires sous double clé contribuent à la dissuasion Ce choix a donc sa rationalité. Et je ne crois pas que la France soit en mesure de le reprocher aux Belges. Si nous offrions à Bruxelles des ASMP-A sous double clé à mettre sous Rafale, ou si la Belgique disposait d'une dissuasion nucléaire, le choix du F-35 serait entièrement contestable. Mais comme ce n'est pas le cas, il est possible d'argumenter que les inconvénients bien réels du F-35 - ne marche pas encore correctement et peut-être ne marchera vraiment bien jamais, prix démesuré et d'ailleurs indéfini notamment pour le MCO - ne sont que le prix à payer pour ce qui intéresse véritablement la Belgique : la protection nucléaire américaine. Oh, un ballon de foot ! Je rappelle soit dit en passant qu'à la fin de la Coupe c'est la France qui gagne Merci à Mbappé et quelques autres... Macron = Français = Grand Méchant F-35 = Américain = Nos bons maîtres Nos alliés auxquels nous n'avons rien à refuser C'est pourtant simple, non ? L'idéal c'est une chose, se cogner la tête contre le mur à répétition en espérant le défoncer quand on est arrivé au fond d'une impasse en est une autre. On peut préférer changer de chemin. C'est ce que j'espère ardemment. Cela reste le plus probable, mais cela dépendra aussi des conditions dans lesquelles l'UE, et notamment l'euro, se terminera. En cas d'explosion incontrôlée plutôt que de démantèlement un peu réfléchi et coordonné de la monnaie unique, les pertes financières pourraient être énormes pour plusieurs pays, dont les dirigeants pourraient être fortement tentés de se défausser de leurs responsabilités dans la promotion et le soutien encore et toujours à l'euro en prétendant que c'est le voisin qui est coupable, plutôt que tous ceux qui ont créé et maintenu le système à parts égales. D'où un danger de création de nouvelles Dolchstoßlegende, ce qui pourrait avoir de graves conséquences à long terme, ou en tout cas des limites claires à de futures coopérations. C'est un scénario catastrophe certes, mais qui n'est pas tout à fait improbable. L'Allemagne a tenté par deux fois d'atteindre par la guerre à l'hégémonie sur le continent européen. Pour que la paix générale sur le continent soit maintenue - je dis bien "générale", sans exclure des affrontements localisés voire ex-Yougoslavie années 1990 ou Ukraine années 2010 - il faut et il suffit : 1. Que l'Allemagne ne recommence pas - c'est aussi bien assuré qu'on peut le rêver 2. Qu'aucun autre Etat ne s'y essaie - c'est assuré depuis la fin de la Guerre froide et la fin de l'occupation de l'Europe centrale par l'Union soviétique Rien de tout cela ne dépend de l'Union européenne. Son éventuelle fin n'y changerait rien.
  18. Pointer l'hypocrisie des autres est nécessaire, et l'argument de l'intérêt économique a du sens. Mais ce n'est pas le seul. Il y en a deux autres au moins : la morale, et la stabilité : - La guerre saoudienne au Yémen n'est pas une simple guerre «sale» du type US en Irak ou URSS en Afghanistan. Il n'y a pas seulement des crimes de guerre. Organiser la famine contre l'ensemble d'une population civile, il s'agit d'un crime contre l'humanité. Je veux bien qu'on parle d'intérêt économique, je suis le premier à approuver en temps ordinaire... mais est-ce qu'un crime contre l'humanité est un moment ordinaire ? La plupart d'entre nous respectons une certaine morale dans notre vie privée. Il est bien entendu que la question se pose différemment pour les États... mais est-il acceptable qu'ils n'en respectent absolument aucune ? - La stabilité doit être l'un des premiers soucis de toute politique étrangère responsable. C'est d'ailleurs en son nom que l'on accepte assez souvent des États des entorses à la morale ordinaire, ou qu'on les pratique. Est-ce qu'un régime qui se livre à des crimes contre l'humanité pour éviter de reconnaître qu'il a perdu une guerre travaille pour la stabilité ? Les États-Unis ne l'ont pas fait en Irak. Ni l'Union soviétique en Afghanistan. Pour moi, donner la priorité aux ventes d'armes à l'Arabie saoudite aujourd'hui, c'est un réalisme de pacotille, même du strict point de vue financier. On risque de perdre beaucoup plus à terme que les quelques ventes qu'on perdait à court terme, parce que le niveau de violence augmentera au Moyen-Orient, et nous n'aurons pas le luxe de nous en désintéresser En revanche, si un dirigeant français prononce publiquement le mot qui fâche : crime contre l'humanité, documenté largement par l'ONU, par exemple à la tribune du Conseil de sécurité, il apportera une aide puissante aux Américains (de gauche et de droite) qui essaient de changer la politique de leur pays. Ce n'est pas la suspension des ventes d'armes françaises qui peut arrêter les crimes de Riyad. En revanche, l'aide technique américaine est strictement indispensable aux Saoudiens pour continuer leur guerre. Les Américains qui veulent utiliser ce levier sont aujourd'hui minoritaires, en partie parce que le sujet est négligé dans les médias. Or, faire un grand splash et forcer l'attention des États-Unis, c'est à la portée de la France.
  19. Allez, en plein dans le HS certes... mais ça fait plaisir parfois de retourner aux classiques
  20. La France. Il suffit de lire l'article La différence avec les autres groupes d'âge, c'est que la réponse la plus fréquente chez les jeunes est «je ne sais pas». A interpréter au choix comme l'effet d'être un peu perdu, ou comme l'expression d'une modestie qui sied bien aux plus jeunes L'autre différence, c'est que les États-Unis ne sont pas loin derrière la France, du point de vue des jeunes. Il y a peut-être là un effet linguistique : quand on n'apprend qu'une seule langue étrangère, qui se trouve avoir le statut impérial de l'anglais aujourd'hui, il y a forcément des conséquences sur l'imaginaire...
  21. Waouh ! Ça c'est de la sanction ! Mohammed Ben Salman en tremble dans son qamis...
  22. - Les milliardaires je n'en sais rien, je ne les connais pas... même pas leurs noms et tu ne m'aides pas - L'objectif de la vie politique de Nigel Farage était de sortir son pays de l'UE. Cet objectif atteint, il est retourné à la vie civile - Boris Johnson reste ce qu'il est depuis longtemps : l'un des chefs de courant et leaders d'opinion du parti conservateur Je ne crois pas que prendre sa retraite de sa vie politique, une fois que l'objectif de cette vie politique a été atteint, soit une raison suffisante pour "foutre au pilori" qui que ce soit. Tous les responsables politiques ne s'accrochent pas à leurs postes comme des huîtres. Certains cherchent à atteindre un objectif qu'ils croient servir le bien de leur pays, une fois celui-ci atteint ils ne s'accrochent pas longtemps au poste. C'est le cas notamment de personnes de conviction qui n'ont par ailleurs pas la vocation d'un politicien professionnel. Ça, c'était le mot de la fin.
  23. Alexis

    Le successeur du CdG

    Le raisonnement est un peu semblable à "Les seuls fabricants d'armes nucléaires sont Etats-Unis et URSS donc on en achètera aux Etats-Unis" Ce raisonnement est juste attention... à la seule condition d'admettre cette prémisse comme quoi nous ne les fabriquerons pas nous-mêmes Bien évidemment, apprendre à fabriquer des catapultes serait incomparablement plus simple et moins cher qu'apprendre à fabriquer des armes nucléaires. Reste seulement à savoir si l'intérêt est suffisant pour compenser les frais limités. S'agissant du cœur du groupe aéronaval français, s'agissant d'éviter une dépendance non envers un pays de taille comparable à la France mais envers une superpuissance Etats-Unis ou Chine - qui de par sa taille même peut facilement être encline à abuser de ses leviers d'influence - je suis convaincu que oui. Ils auront les deux. De même que les Etats-Unis auront les deux. Il n'existe à ce jour aucune catapulte EMALS opérationnelle dans aucune armée du monde.
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