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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Oh putain le snafu! A votre avis: - le gouvernement français l'a ouverte trop tôt pour doucement "contraindre" des British avec encore 2-3 hésitations? - le gouvernement français -ou juste Longuet qui veut avoir l'air cador- a fait un cafouillage complet? - les Brits ont dit ça juste en petite rétorsion pour quelqu'un qui l'ouvre trop avant eux? - les Brits n'ont vraiment pas l'intention d'aller apacher la tronche à Khadaff sauf si quelque chose change, et Longuet se prend un truc hostile dans la face? Les paris sont ouverts.... Le passif de ce gouvernement plaide quand même pour une cote basse sur un cafouillage complet côté français.... -
La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
APRES les 100 jours ;)? Il n'avait d'autre choix que d'embarquer pour Ste Hélène :lol:. Pendant, les options étaient restreintes, attaquer avant que les coalisés se concentrent était sa seule option viable. Mais entre le 18 brumaire et les 100 jours, il a eu quelques occasions de décider d'autres choses :P.... Et il a clairement foiré alors qu'il a eu de vraies opportunités. Autre grande erreur stratégique, souvent méconnue et qui eut pu changer immensément les choses, avant même que Bonaparte ne devienne Napoléon: transporter ses canons et munitions par voie de terre et non par voie d'eau le long de la côte palestinienne jusqu'à St Jean d'Acre, ce que tout le monde lui conseillait. Cela aurait pris un peu plus de temps, mais là, la ville tombait en un rien de temps, et qui sait ce qui aurait pu advenir? -
La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Derrière le Rhin, était-ce possible dans l'état où était la France quand Napoléon l'a trouvée? Le système de "la guerre alimente la guerre" était déjà en place, et l'économie française dépendait, pour maintenir aussi l'armée comme elle était, des terrains conquis au-delà du Rhin, et évidemment, ces positions supposent que certains sont mécontents du fait. Un retrait négocié eut du s'accompagner de gages, de têtes de ponts, mais surtout d'une diminution de l'armée, donc de la crédibilité du pays face à une Europe, Autriche comprise, pas encore si prête à accepter durablement la France révolutionnaire dans le paysage, surtout tant que le soutien anglais (pays résolument hostile) reste en filigrane. La paix d'Amiens a montré ses limites, et le choix de Napoléon à ce stade n'est pas forcément mauvais. En l'occurrence, c'est le rôle de l'Autriche (sans doute trop abaissée) qui a causé la guerre de la 4ème coalition. Les vraies ouvertures se situent plus entre 1805 et 1809, puis en 1812-1813, dates auxquelles Napoléon a vraiment foiré ses occasions et où Talleyrand aurait pu établir un autre "système" européen avec Metternich et Alexandre Ier. -
Questions auxquelles il faut ajouter: - quels pays adversaires potentiels des USA sont susceptibles de développer des SNA à l'avenir? - quels pays avec sous-marinade salement dangereuse les USA peuvent-ils affronter sans que l'arme nucléaire entre dans l'équation?
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Il était temps! Il faut absolument évacuer ce chef d'Etat légitime et ses proches, menacés qu'ils sont par ces hordes de bouseux irrespectueux de l'autorité -encore une fois légitime :-[ :lol:! Mais que fait Europe Assistance? -
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Le BPC va éperonner sauvagement les navires et embarcations khadaffistes que le Tigre aura spoté à distance de sécurité et arrosé juste hors de leur portée de tir: le blitzkrieg version navigation côtière :lol:. Ca va coûter cher en peinture, mais putain ça va défouler! -
Pédagogie militaire: formation ou répétition?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
A des rudiments, sans doute: faut pas pousser trop loin, c'est inutile et ça ferait beaucoup de casse dans les guibolles et ailleurs :lol:. Mais coordonner les individus par ce biais dans des environnements complexes, ce serait pas mal.... Après tout, le Parkour est né entre autres des retours d'expérience de l'Indo et du combat en jungle. Y restera la Garde Républicaine, les GM et CRS (à habiller en kaki si besoin est ;)), quelques unités drillées à ça sur leur temps libre, et les colonnes de véhicules :lol:! D'ailleurs, selon les armes aussi, les choses doivent varier: quel besoin franchement de faire perdre du temps de formation à des cavaliers ou des artilleurs, passé la période initiale avant toute intégration en unités? Qu'il y ait une base unique d'adaptation à la vie militaire, ça doit être travaillé, et ça se fait désormais au niveau des brigades interarmes qui doivent l'être autant que possible. De même, si l'unité de l'avenir c'est le GTIA avec des compagnies ou des sections interarmes comme "pions" de manoeuvre, la coordination doit se travailler aussi à ce niveau, et la discipline découler de cette nécessité. Pour la société plus individualiste, sans ennemi aux frontières ou "héréditaire", avec des conditions de vie "modernes": c'est un fait, et apparemment durable, donc il vaut mieux s'y adapter et en tirer parti d'un côté et optimiser la transition civil-militaire de l'autre, mais uniquement sur ce qui ne peut souffrir de compromis (ça passe par une meilleure pédagogie même si je déteste ce mot), domaines qu'il faut identifier et circonscrire strictement (par exemple, habituer à vivre à la dure sur des périodes de temps données, y'a plusieurs moyens d'approcher la chose, de même que le fait de se voir donner des ordres sans explication à donner: commence par balancer des gars là-dedans direct avec un sous-off abruti, et t'en fais décaniller un grand nombre dont une partie serait restée s'ils avaient eu une explication, une transition et un peu de pourquoi et comment.... Chose observée par exemple avec des équipages pour des régates). -
Pédagogie militaire: formation ou répétition?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Ca c'est clair, et au niveau individuel, le drill est indispensable pour la gestion du stress et l'acquisition d'une mémoire musculaire pour un nombre aussi vaste que possible de gestes qui doivent être automatiques et aussi efficients que possible, entre autre afin de dégager l'esprit au maximum, surtout pour des soldats pros et expéditionnaires qui doivent être confrontés à un vaste nombre de situations potentielles très différentes dans des environnements variés et à qui est demandé de réfléchir un minimum et de garder l'esprit clair pour discriminer autant que possible l'opposition et l'environnement, et ce avec des systèmes d'armes, des modes d'action et dans des organisations offrant beaucoup de souplesse et de variété. Ca implique de recruter mieux, mais aussi de pas traiter le troufion en corniaud à abrutir systématiquement (sinon un glandu deviendra juste un glandu vert avec une arme): le drill doit être assorti aussi d'une autre approche (c'est l'un ET l'autre, pas l'un ou l'autre). Et à mon avis, la phase de transition qui suit le recrutement et avant l'intégration pour l'entraînement en unité doit être complètement revue et corrigée à l'aune de nouveaux critères. Le drill, la répétition, c'est du nécessaire pour choper les gestes au niveau individuel, et pour établir les dynamiques instinctives au niveau des petits groupes et jusqu'à la section. La "marche au pas" de l'infanterie actuelle, ça devrait même être ça: des exercices de mouvements coordonnés de groupes de combat (ça et la vie en commun quotidiennement). Pour le niveau section à compagnie, de la formation serrée ne devrait rester que la course groupée pour aligner/familiariser/intégrer le rythme de progression standard. -
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Répondu sur le fil historique "pédagogie militaire" ;). -
meunon, rien de nouveau: ça s'appelle le travail en commission, avec différents agendas qui se confrontent et ne s'accordent pas.... Et comme Churchill l'a dit un jour, un chameau, c'est un cheval créé par une commission. Donc il convient, en l'honneur du grand homme, de rebaptiser "Camel I" le "Lightning II".
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Forcément: dès lors que les Chinois commencent à avoir une recherche réellement nationale, ils vont commencer à s'intéresser à ces histoires de droit de la propriété industrielle et intellectuelle :lol:!
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Pédagogie militaire: formation ou répétition?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Mon point est qu'il ne faut pas raisonner du tout au tout, mais EN L'ETAT des choses, de l'armée et de la guerre actuelle, et de la société actuelle. Qu'il faille conserver des formes plus ou moins "ancestrales", c'est un fait, et que la vie militaire soit radicalement différente de la vie civile en est un autre. Mais dans quelle mesure? Quelles choses sont à conserver et quelles autres à dégager? Quelles choses dégagées doivent être purement dégagées et quelles autres doivent être réinventées comme nouvelles approches, nouvelles formes militaires? Quelle temporalité doit être accordée pour opérer la transition civil-militaire sans dégoûter la recrue, quelle approche doit être revue pour ce faire? Une armée pro doit recruter, et recruter des aussi bons que possible, donc elle doit s'adapter à son bassin de recrutement dans la mesure du possible, et accompagner la transition pour les garder, pas espérer le faire en les dressant comme les bidasses d'une autre époque (majoritairement paysans et très patriotes, habitués à de plus rudes conditions de vie) qui arrivaient par millions et pour lesquels il n'y avait pas le temps ou les ressources de faire une formation plus à la carte, ni de crainte de les voir partir, ni de leur faire comprendre la nécessité de la tâche (quand il s'agissait surtout de la défense aux frontières), ni surtout d'obligations d'en faire autre chose que de la main d'oeuvre semi-qualifiée pour un nombre très limité de tâches. Mais ce sont ces formes là qui sont perpétuées, avec une adaptation limitée et surtout juste un laxisme accru là où il ne faut pas comme variable d'ajustement (critères de facto en baisse, discipline théorique....). De même, les pros d'aujourd'hui ne se gardent pas avec l'espérance du pillage qui a été l'une des premières motivations du troupier engagé volontaire (plus ou moins) depuis que le monde est monde et jusqu'aux guerres napoléoniennes (et encore aujourd'hui dans de nombreuses parties du monde où l'Etat est moins affirmé). la question est quand même "d'approprier" la formation à l'époque, à la recrue et à la guerre d'une époque donnée, et ce pour réduire le décalage société-armée autant que faire se peut, avant tout pour des raisons d'efficacité, ce qui est quand même le but premier d'une armée. Les troupes légères au XVIIIème siècle tout comme celles de la période napoléonienne, étaient faites de recrues nettement plus individualistes (en plus d'être physiquement plus petits) et ayant une aptitude à l'autonomie: elles étaient drillées pour la discipline, mais pas autant que la ligne, loin de là, précisément parce qu'elles étaient différentes et d'ailleurs recrutées et employées pour cette raison. Capables d'opérer de manière déstructurée, en petits groupes, leur aptitude à se reformer et combattre en ordre de bataillon était réduite (sauf pour les compagnies de "légers" appartenant aux bataillons de ligne). 1 analogie pour qui voit le rapport: quand on apprend un peu à faire les choses correctement, on s'aperçoit que se faire des abdos en béton prend peu de temps: pas plus de 3-4 exercices différents (et TRES SIMPLES) dans une séance, 3-4 séances par semaine, et pas plus de 5 séries (maxi 40 reps en fin de progression) pour chaque. Loin des séances interminables de centaines d'abdos dans des exercices tarabiscotés qui seront mal enseignés et mal exécutés et casseront le dos plus qu'ils ne feront progresser qui que ce soit. mais les profs d'arts martiaux comme les sergents instructeurs vous diront que ça a toujours été fait comme ça et que les abdos sont durs.... A ceci près qu'un résultat équivalent ou meilleur peut être obtenu en déployant nettement moins de temps et d'effort, avec moins de dommages et moins de gens qui lâchent. Dans ces sessions collectives de répétitions débiles en grand nombre, chaque sujet en moyenne ne fera pas plus de 10% des mouvements correctement. Le reste est une perte de temps et un dommage pour le dos (d'ailleurs, outre ce que pourront vous dire les médecins du sport ou les experts du domaine, les études du service de santé des forces armées US montrent les dommages temporaires et durables causés par le "mal-entraînement" et le surentraînement sur les soldats, causant des indisponibilités et des problèmes physiques, sans même évoquer le simple fait du gaspillage de temps d'entraînement pour une efficacité douteuse). Oh, je ne suis pas insensible à la problématique, mais je pose en fait juste la question de savoir si, en l'état des modes de combat et de cohésion requis aujourd'hui tout comme en l'état des mentalités du temps, il n'y aurait pas des exercices nettement plus appropriés (certains peut-être à inventer) pour créer la dite cohésion/coordination: le temps de formation est contraint, donc il faut prioriser les exercices et optimiser au mieux la gestion du temps dispo pour obtenir le meilleur effet possible. La marche au pas et les gestes répétés pour agir comme un sont surtout liés à des modes de combat en vastes formations qui n'existent plus: ne faut-il pas s'efforcer d'avoir des exercices visant à obtenir la cohésion, la connaissance mutuelle et la coordination en fonction des réalités du combat actuel? -
Si, le FAMAS.... Ils ont pas voulu pomper le FAMAS :lol:....
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Non, de sociétés plus organisées quand même :lol:. Mais le fond de l'histoire est quand même que le pas cadencé sert avant tout à créer la cohésion pour des dispositifs de bataille devant combattre en mêlée ou autour de la mêlée, et à coordonner leur mouvement pour obtenir un effet collectif, toutes choses dont la nécessité a disparu avec les armes à feu dans un premier temps (mais pas complètement), les explosifs de grande puissance en projectiles dans un deuxième, et surtout la radio dans un troisième. Discipline et cohésion pour le combat tel qu'il se pratique aujourd'hui sont-ils encore obtenables par cet exercice de marcher au pas? Possible pour la course (aligner sur un niveau de performance physique standard, réguler le rythme de progression des sous-unités d'infanterie), mais vraiment pour certains points uniquement: le reste est une perte de temps et d'énergie, et un conservatisme déconnecté des réalités. Encore plus en situation d'urgence comme pour les rebelles libyens. -
Pédagogie militaire: formation ou répétition?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Oui, ça fait partie des constantes, et en définitive, elles peuvent parler à beaucoup de monde encore, mais la question est plutôt de savoir comment en venir là, soit en fait la période de "transition"et la façon dont le métier et l'univers militaire sont enseignés (mais aussi, il faut le dire, l'état de la "condition" militaire: conditions de vie, travail....) et intégrés dans les recrues. La société actuelle est individualiste et "hédoniste", la mentalité collective est nettement plus faible qu'avant, les conditions de vie et les priorités ne sont pas les mêmes, l'urgence perçue et la nécessité de défense n'est pas la même, la guerre telle qu'elle est faite a changé, de même que la perception des "ennemis".... Le décalage à tous égards est nettement plus grand qu'à d'autres époques. Mais ce n'est pas la première fois dans l'Histoire: c'est arrivé à Rome, mais aussi à la fin du Moyen Age quand il a fallu recréer des armées réellement "militaires" (par opposition à la mentalité féodale extrêmement individualiste pour laquelle la discipline, le professionalisme.... Etaient des choses contre-nature), et d'une certaine façon aussi quand la conscription universelle a commencé à se profiler (l'obligation militaire, surtout pour tous, a été une brutalité sur la mentalité, et ce malgré un niveau de nationalisme élevé). Et le fait de conserver beaucoup d'aspects, de conceptions et de méthodes pas forcément opérationnellement justifiées, ou simplement de ne pas accorder temps et méthode pour y accoutumer des recrues nettement plus décalées d'avec la réalité militaire, cette façon de faire donc peut réduire aussi bien le bassin de recrutement et l'attrait pour l'armée qu'elle peut s'avérer contre-productive pour l'efficacité obtenue. En tout cas c'est la question que je pose. Sur le sujet de la Libye était évoqué le cas du pas militaire; hors certains besoins de standards de forme physique qui peuvent justifier la pratique de la course en formation pour le niveau section/compagnie, la chose n'a plus réellement d'utilité ni même forcément d'effet prouvé sur la cohésion qui peut s'obtenir autrement. Seuls les policiers et gendarmes anti-émeutes ont réellement un besoin opérationnel de la chose, étant donné que leur activité implique entre autres le fait de pouvoir profiter des effets collectifs de formation de type phalange, en statique comme en mouvement. Ce sont les seuls à avoir encore une adéquation entre formation au pas et utilité opérationnelle de la poussé collective issue des traditions de l'infanterie de ligne. -
Beuf, question de goût; perso, ces 2 mots dans la même phrase me posent problème :lol:.
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Un sujet délicat qui porte en fait sur les "méthodes d'enseignement" de l'institution militaire aux troupes de combat. C'est un élément qui a ses constantes et ses adaptations au gré des lieux et des époques, mais il est possible de constater plus souvent qu'ailleurs un décalage avec la réalité de la société représentée. Evidemment, l'institution a une part de décalage justifié (caractère unique de ce métier/de cette activité, nécessités du collectif sur l'individu....) mais aussi une part injustifiée, plus ou moins importante, qui correspond à la qualité aléatoire des "transmetteurs" (officiers et sous-offs, instructeurs comme cadres), à un conservatisme justifié mais parfois exagéré (syndrôme du fait "de vénérer les cendres plus que d'honorer la flamme"), à une répétition jusqu'à l'absurde des méthodes de jadis (dans leur forme plus que dans leur fond et leur adaptation au terrain, aux formes nouvelles de combat, de sociabilité/relations entre humains, culture du temps....). Le tout ayant, et c'est l'objet du topic, un double impact sur l'efficacité de l'armée: - un enseignement plus ou moins inadapté dans pas mal d'aspect et de dimensions, donc du temps perdu et un rapport coût-efficacité qui peut varier - une "culture" trop décalée par rapport à sa population, ce qui entraîne à certains moments un dégoût plus ou moins vaste de la chose militaire, et surtout une faible "adhésion" à l'institution, donc un impact sur le recrutement, en qualité et en quantité Les Romains donnaient 2 sens au mot "discipline": il s'agissait à la fois de la discipline comme règle de fonctionnement et son corpus de comportements exigés, mais aussi des "disciplines" qui forment l'art militaire, et auxquelles tous les légionnaires avaient une initiation, pour ce que les Romains pensaient qu'un soldat ne se bat bien et n'a de moral solide que s'il sait et comprend ce qu'il fait et pourquoi il le fait, et en quoi son action individuelle s'inscrit et se justifie dans un dispositif plus vaste et une tactique/stratégie. En bref, le légionnaire était certes drillé, mais pas que drillé. Pensez-vous que la façon d'entraîner et de motiver la troupe actuellement soit si adaptée à une société qui a changé? La question n'est pas que l'armée doivent renoncer à ce qu'elle est, mais plutôt qu'il faut voir la chose comme le fait, surtout avec une armée professionnelle, de ne pas essayer d'attraper les mouches avec du vinaigre. Recruter, motiver, entraîner, bien former et garder le soldat suppose quand même un mélange de conservatisme et d'adaptation conjoncturelle qui varie réellement et fasse au mieux. Combien de bonnes recrues potentiellement motivées ont été dégoutées par le traitement de l'armée et surtout par des malentendus, simplement à cause d'un sous-off trop tradi ou obtus, d'un truc mal expliqué et apparemment sans but, simplement parce que la différence entre la société, surtout telle qu'elle a évolué depuis 45, et l'armée a peut-être été trop importante à gérer en trop peu de temps et abordée avec une mauvaise méthode? Le décalage était-il si grand il y a 40, 50 ou 100 ans?
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C'est oublier quelques détails quand même: - la Russie a été en contact avec le Japon avant la période communiste, notamment dans ses implantations extrême-orientales et "l'espace colonial" japonais en Chine du Nord.... Ils ne se sont pas faits que la guerre :lol: - cette zone qui couvre la côte est de l'empire russe, la Mandchourie, la frontière coréenne.... Fut entre la fin du XIXème siècle et la 2ème GM une zone très cosmopolite, surtout ce qui sera le Mandchoukouo dans les années 20-30, une plate-forme internationale terriblement diverse et développée où se rencontraient beaucoup de monde - les échanges entre experts et "maîtres" n'ont jamais été, dans ce domaine comme dans pas mal de disciplines sportives et intellectuelles, totalement arrêtés - encore une fois, on parle pas de secrets militaires ultra-confidentiels mais de méthodes de combat applicables pour des soldats principalement issus de la conscription Pour la genèse de l'ensemble mal délimité que constitue le systema/sambo/sambo militaire, il faut quand même y voir certes un apport extrême oriental (qui commence à être à la mode en occident à partir de la 2ème moitié du XIXème), mais aussi un travail à partir de la diversité de formes de combat existant depuis longtemps dans l'immensité de l'empire russe (lutte mongole....), ainsi que le travail "scientifique" mené par les Russes dans l'étude de la dynamique du corps humain (le rôle des instituts sportifs, civils et militaires, n'est pas à mésestimer à mon sens).
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Le pire, quelque part, étant que Lockheed n'aura sans doute même pas à subir d'énormes conséquences d'un semi-échec du programme ou de réductions importantes de commandes: un autre bail out comme pour les banques, mais qui passera nettement plus inaperçu. Et des pays comme l'Italie ou l'Espagne se retrouveront-ils avec des Porte Aéronefs qui ne pourront de fait être que des Porte Hélicoptères?
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Ouais (et je peux relativiser sans vexer: le passage mentionné est de moi :lol:), à noter quand même que la marche au pas est avant tout la marque de l'infanterie de ligne, soit un truc qui a existé depuis des siècles.... Et disparu en 14 avec les grands dispositifs humains de bataille concentrés en un endroit (la radio a "virtualisé" ce qui nécessitait jadis le pas cadencé et les espacements rigoureux pour "comprendre" et manier une armée en bataille); y'a quand même d'autres moyens de donner de la cohésion et de l'esprit de corps à des sous-unités élémentaires :lol:. Et en 1870, s'il faut parler qualité des troupes et valeur militaire de l'infanterie, la française était devant la prussienne (bien meilleure arme, forte proportion de pros, encadrement de base expérimenté, active de 7 ans contre 2 aux Prussiens).... Après, y'a le nombre, le commandement et l'organisation :-[. -
Oui, en 14 il est possible de se demander jusqu'à quel point la masse peut être relativisée par la relative lenteur des mouvements (au regard de la portée des armes) et la faiblesse de la coordination (au regard des "masses" humaines à manier, mais aussi des temps de déplacement de tous les matériels et appros, et de mise en batterie des canons): l'attaquant a un désavantage à cet égard, au moins dans les premières heures d'un accrochage (à moins évidemment d'avoir pu créer la surprise et/ou une concentration telle qu'elle dépasse de beaucoup la capacité de défense). Mais la "rapidité" comme la "lenteur" doivent aussi se définir selon le niveau concerné: une armée peut-être "stratégiquement rapide" (vitesse de marche/déplacement, tempérée surtout par son intendance, vitesse de concentration au moins dans une zone donnée) et "tactiquement lente" (ou en tout cas pas significativement plus rapide que ses homologues).... L'armée prussienne dans les années 1860-1870 est stratégiquement ultra-rapide dans sa zone de frontière, capable de se mobiliser et de se porter aux points sensibles des frontières prussiennes dans un temps 2 fois plus réduit que celui de ses adversaires, soit pour la défense, soit pour engager une guerre avant les autres. L'armée de Louis XIV avait été organisée précisément pour pouvoir concentrer à chaque frontière sensible, quasi immédiatement après la déclaration de guerre, un échelon ayant une masse critique suffisante pour porter des coups significatifs, prendre des gages, des têtes de ponts.... Et s'assurer que le combat serait livré en territoire ennemi. Mais ces armées, une fois déployées, ne se déplaçaient pas plus vite que les autres: les pieds et les sabots étaient les mêmes qu'en face :lol:. Même le meilleur encadrement prussien/allemand (2 fois plus de sous-offs et officiers à effectif équivalent) n'assurait pas une coordination nettement plus importante. Pour ce qui est du niveau tactique, à savoir essentiellement la campagne et la bataille, donc ce qui dépend de l'armée elle-même et non de l'organisation militaire d'un Etat en général, jusqu'à quel point le "petit nerveux et très rôdé" (hors un différentiel technologique important) peut l'emporter face à la masse? Qu'il choisisse de mener campagne en vue de livrer un combat décisif au bout, ou qu'il refuse l'engagement frontal massif au profit de multiples combats? Il me semble que c'est en fait la question qui a donné naissance à l'art militaire: comment utiliser au mieux des ressources contraintes en minimisant ses pertes, et que précisément, pensée, organisation, entraînement.... Sont nés de la contrainte des "petits" d'avoir à affronter plus grand qu'eux, et/ou du fait d'avoir besoin de minimiser les pertes pour que le vainqueur ne soit pas rendu impuissant à l'issue d'un conflit, même victorieux. Les Romains ont réellement développé l'optimisation et l'organisation des réserves, au niveau tactique surtout, et il faut souligner leur façon d'organiser la rotation des combattants pendant la bataille elle-même afin de toujours avoir en première ligne du soldat frais pendant que les autres se reposent ou se tiennent prêts. Même dans les batailles où les Romains ne sont pas en grande infériorité numérique, il n'y a qu'un quart d'entre eux qui combat à un moment donné, voire moins, mais ce quart est toujours frais et donc combat mieux tout en gardant meilleur moral (lequel craque plus facilement chez quelqu'un d'épuisé); les autres le font aussi, mais en proportion moindre, et de manière nettement moins organisée et rôdée. Chez eux, toutes les formations militaires et la disposition d'une armée en bataille dépend de cela, de même que le calcul des mouvements de campagne, les étapes.... Après vient la question de l'entraînement, de la sélection, de la motivation, de l'esprit de corps, de l'équipement des unités comme des individus, de la coordination et du répertoire tactique, du commandement à bas échelon et du taux d'encadrement, plus évidemment les communications. Et là intervient effectivement la question de savoir combien d'hommes dans un espace donné peuvent être commandés et coordonnés efficacement selon l'époque. Plus le niveau d'entraînement et d'expérience est grand, plus le taux d'encadrement est élevé, plus ce nombre peut croître, mais pas dans une proportion infinie. Et le plafond restera toujours celui de l'organisation militaire au niveau tactique, du niveau de confiance et de compétence des chefs de "corps" (quels qu'ils soient) autonomes, ceux directement sous le grand patron opérationnel, et celui du système de communications: avant la radio, pour le niveau tactique, signaux visuels et messagers sont les seuls moyens (la musique ne marche qu'à plus petit niveau, les ordres à la voix ne marchent que pour les sous-unités).
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est ça ta première référence, Akhi :O??!!! Honte sur ta tête! Et Apocalypse Now enfin?! C'est quoi tes priorités, merde ;) :lol:?!!! -
Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Honte! J'ai oublié Pratchett :O :-X! Vite, des orties fraîches pour me flageller! Evidemment, lui aussi rejoint d'ailleurs le podium des ventes titanesques. -
Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Une vraie performance d'acteur ;) :lol:! Quoiqu'avec sa tête à claque (lui aussi, tiens), on se demande si le réalisateur a pas fait la scène pour de vrai :O :lol:! Désolé :-[ :-X.... Et même "à claquessss" dans le cas évoqué :lol:! 1/ Il "raisonne" :O? Première nouvelle! 2/ Enfant capricieux qui veut que tout le monde obéisse parce que c'est comme ça.... Encore la faute à une mère permissive incapable d'éduquer le seul moutard qu'elle a été capable de chier.... C'est bien les Lannister, ça: se croient importants au point de tout faire sauf l'essentiel, et compensent par le fric, la flatterie.... Où va Westeros, bordel :lol:? Attention, ce commentaire ne vaut pas pour Lannister père: un salaud complet, mais un vrai putain de cador :lol:! Avec Robbin Hobbs et quelques autres (Glen Cook, Jacqueline Carrey, Brandon Sanderson....), GRR Martin fait partie de cette dernière vague de la fantasy, ceux qui écrivent des romans adultes/matures (ça veut pas dire "cul", attention, jeunes pervers) dans un univers fantasy/fictif, ce qui consacre en fait le genre comme désormais une galaxie en soit où peuvent s'inscrire tous types et niveaux de récits, comme la SF en son temps (avec Herbert comme tête de file), et non plus seulement un répertoire pour jeunes, geeks et/ou une simple continuation du genre éternel de l'épopée/conte de fées.... Pour certains, comme Herbert en SF, la fantasy est sans doute le genre où naîtront quelques chefs d'oeuvre de la littérature à venir, à un titre ou à un autre, qui dépasseront largement le lectorat du genre et pour qui les "codes" et apparences du genre ne seront qu'un prétexte à un récit plus fort et profond (Dune a été considéré ainsi sous maints aspects, de même que les oeuvres de Philippe K Dick et pas mal d'autres, avec Orwell comme saint patron). -
Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ouais, lui aussi.... Vous croyez que le casting mentionnait "recherche têtes à claques et tronches de résidus de fond de capote" pour ces 2 là?