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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. En revanche, Theon Greyjoy a vraiment une tête à claque.... En même temps, dans le bouquin, il est aussi à baffer :lol:!
  2. Pas si évident: au niveau international, ça gueulerait, mais sans forcément de suite. C'est au niveau intérieur que ça pourrait poser problème et donc ferait reculer un gouvernement. Le vrai trip est la campagne de com pour emballer ce genre de produit: un conflit qui s'éternise fait nettement plus de victimes de tous ordres qu'un conflit réglé salement ou par une manoeuvre peu discrète (pour peu évidemment que l'intervention, quelle qu'en soit la forme, ait les moyens d'arrêter réellement le conflit, au moins dans l'essentiel du pays).
  3. Merde! J'avais oublié le tournoi.... Même s'ils l'ont réduit à 2 joutes! Assez crade, la mort du petit page.... Comme dans le bouquin! Ben, il a montré qu'il avait pas été content de voir son duel interrompu :lol:! Mais Boromir qui sort d'une série sans un grand combatet 25 flèches dans la peau, quelque part, il manque quelque chose :lol:!
  4. Question sans doute naïve: qu'en serait-il si le CNT décidait, en l'état des choses, d'engager des mercenaires contractors :P étrangers en unités constituées, petites ou grandes? Même s'il n'a pas de moyens et même si la manoeuvre ne serait que d'apparence pour une combinaison diplomatique, "louer" des unités comme la Légion a déjà été prêtée au Vietnam pourrait-il se faire? Le Qatar pourrait déjà servir de prête nom pour avancer les sommes nécessaires, au moins pour la façade, et il y a suffisamment de boîtes de contractors capables d'acheminer des personnels pour donner le couvert à ce qui serait dans les faits une intervention au sol, soit avec des vrais contractors, soit avec des sous-unités (gabarit section ou compagnie) régulières "légalement camouflées". Le statut actuel du CNT lui autorise t-il cela en droit international? Ou alors y'a toujours le coup des "volontaires étrangers": entre les brigades internationales, les volontaires chinois, les "conseillers militaires" de tous pays (français et anglais ici et là, américains partout, chinois au Soudan) les "afghans" des années 90.... C'est pas comme si ça s'était jamais fait.
  5. Tu es très "verre à moitié vide" ;): si c'est une bouse qui marche, ça veut dire que plein de producteurs et studios voudront faire des films de SF et fantasy, domaines qui d'ordinaire les font fuir eu égard aux coûts forcément prohibitifs, à leur frilosité et aux risques inhérents à ces publications à auditoire de niche. Sinon, la série HBO A Game of Thrones a donné ses premières scènes de baston en attendant les batailles: 2 duels et une embuscade à ce jour, plus quelques demi-accrochages difficiles à qualifier de combats.... Pas mal du tout: du combat pas chorégraphié (enfin il doit évidemment l'être) qui se veut réaliste (pas trop quand même sinon ça ressemblerait à rien à l'écran). Ca tape méchant, ça saigne crade, ça fait du coup simple et dégueulasse, pas de grands mouvements façon arts martiaux hong-kongais :lol:, c'est sobre et ça passe très bien même si justement le fait de coller autant que possible au réalisme donne parfois un aspect "petit bras". Mais le jugement par combat dans le château du Val D'Arryn entre un spadassin "léger" et vicieux et un chevalier trop confiant encombré par son armure vaut le détour. En attendant les grandes batailles. A comparer avec Camelot, aussi orienté "adulte", où la baston est pas mal mais déjà un cran plus chorégraphiée/télégénique pour que certains persos aient du "style".
  6. La spécialisation est sans doute passée par là.... Mais pour répondre à ta question en suspens, il semble que l'escrime pure, d'estoc, c'est-à-dire au gladius, ait disparue totalement au profit de l'escrime de taille à la spatha (épée longue dont le bout est rarement très pointu -les romains gardant un poignard s'il faut aller étriper pour achever), épée d'origine celto-germanique qui sera le modèle de l'épée médiévale. Ceci dit, il est irréaliste de penser qu'il ait pu y avoir réellement de "double spécialisation" gladius-spatha: il s'agit de 2 escrimes complexes et radicalement différentes (jusque dans la musculature qu'elles impliquent); des cas individuels, sans doute, mais à l'échelle d'unité, c'est peu probable, sinon impossible. Il s'agit d'un savoir-faire non seulement individuel, mais en plus collectif, qu'il faut savoir pratiquer en formation et de façon coordonnée, aussi bien pour d'éventuels "duels" sur le champ de bataille qu'en unités constituées où le mur de bouclier à tenir rigoureusement implique des espacements stricts et une tenue du front sans faille, ainsi que la recherche d'effets collectifs. Et ce alors même qu'il faut savoir aussi manier la pique (hasta) avec des contraintes similaires, et pouvoir lancer les dards plombés (plumbatae) et/ou petits javelots, toutes armes qui équipent l'essentiel de l'infanterie lourde et "médiane". Ca fait déjà beaucoup. La spatha était déjà présente dans la cavalerie romaine depuis longtemps (il y en avait en complément des lances, même si le gladius, dont la longueur a beaucoup varié, était là aussi) puisque taper du haut d'un cheval implique d'avoir de l'allonge, mais aussi du poids en tête d'arme, donc une arme équilibrée pour la taille. Donc les Romains en avaient avant cette "barbarisation" (le gladius lui-même venant des "barbares" d'Ibérie, quoique ce ne soit pas prouvé). L'introduction dans l'infanterie s'est sans doute faite via les contingents celtes et germaniques et les unités d'auxiliaires, mais la généralisation correspond selon certains auteurs à la baisse de qualité du recrutement, ce qui est contradictoire avec 2 faits: - les barbares qui la manient sont souvent considérés comme des recrues individuellement de qualité (bien qu'il puisse leur manquer la mentalité citoyenne/éduquée/soudée/"nationaliste" et la prédisposition culturelle à la discipline) - il est difficile de voir en quoi une escrime spatha+bouclier rond est moins complexe que celle gladius+bouclier en tuile, ni en quoi il s'agirait moins d'une forme de combat qui exige le courage exhalté par les tenants du gladius Le temps d'apprentissage, le niveau d'expertise requis, donc les coûts.... Ne doivent pas beaucoup varier, mais c'est en revanche révélateur d'une armée romaine qui va moins au contact et a une tactique fondamentalement plus défensive, ou plutôt moins offensive (le duo pila gladius implique une posture tactique résolument très agressive), ce que l'adoption de la lance d'arrêt (hasta) dans les formations d'infanterie semble confirmer: - baisse de qualité du recrutement donc recentrage sur le combat "à distance" avec la pique? - difficultés de recrutement et coût d'une armée professionnelle dans un empire ayant près de deux fois moins de moyens après la crise du IIIème siècle? Donc des soldats proportionnellement plus "précieux" et moins perdables? Ce qui amène la posture plus encline à la défensive, au comptage serré des ressources, au fait d'éviter les pertes plus que de chercher la victoire tactique absolue à tous les coups - baisse du différentiel de qualité/efficacité entre "barbares" et romains, qui renforce la logique décrite précédemment? Pour le côté concret, le combat au gladius nécessite certainement d'aller un cran plus près de l'adversaire que la spatha, d'abord parce que l'arme est plus courte en moyenne d'une bonne vingtaine de centimètres (quoique la taille du gladius ait varié pour aller jusqu'à 70cm), mais surtout parce que le but avec est d'aller chercher la tripe dans le ventre du gars d'en face là où la spatha implique de trancher d'un grand slash, et/ou d'obtenir un effet contondant potentiellement incapacitant. Dans les 2 cas, le bouclier est à la fois une protection mobile utilisée dans des mouvements complexes coordonnés avec l'action de l'arme, mais aussi une arme en soi, par son impact de face et de la tranche, généralement renforcé par des pièces de métal (l'umbo, une bosse de métal au centre, parfois en pointe, et les bords aiguisés et cerclés de métal).
  7. 45 000 tonnes de loukoums (ou cornes de gazelles =)) semblent donner une indigestion à Bercy et aux décideurs militaires actuels qui n'ont plus beaucoup d'estomac :lol:! En plus, les loukoums, c'est comme les projets de PA: y'en a plein, à tous les goûts, ça reste pas frais longtemps et le savoir-faire se perd vite.
  8. Vous êtres vraiment des complotistes pitoyables :lol: ;)! Personne n'a encore émis l'hypothèse de chars Leclercs et Challengers envoyés en pièces détachées à bord des navires amphibies pour y être remontés :lol:? Ou même transportés par Fedex en Egypte ou Tunisie pour ce faire?
  9. Bof, au final c'est pas plus mal: Emerich a pas assez de neurones pour gérer toutes les infos contenues dans Fondation :lol:.... C'est justement peut-être le seul qui pourra arriver à en tirer un film qui tienne dans un format acceptable sans que tout le monde s'endorme.... Un massacre bien sûr, mais regardable en fin de journée pour qui veut juste en prendre plein les mirettes :P. Du coup, dans le même registre, faudrait mettre Michael Bay sur le cycle WoT :lol:, depuis le temps que l'adaptation à l'écran attend son heure.... Le cycle doit avoir vendu pas loin de 50 millions d'exemplaires, soit ce qu'avait vendu Tolkien (pour 3 livres contre 11 il est vrai) avant l'adaptation ciné du LotR.
  10. Bouef: le style Gemmel m'emmerde très vite; bien trop "utilitaire" et enlevant toute saveur et originalité aux mondes, personnages, "systèmes" (magie, cadre de vie, fonctionnement politique/social....) et environnements dans lesquels ses histoires évoluent. Le Lion de Macédoine m'avait amusé un moment, Druss m'a fait chier royalement. Alors d'accord, le style Jordan est un peu lourd et longuet, mais le cycle WoT est salement dépaysant.... C'est d'ailleurs amusant que le plagiaire en chef de Jordan, à savoir le sieur Terry Goodkind n'ait absolument rien d'équivalent à sa source (imagination, connaissances, logiques, mentalité adulte, refus de la facilité, refus de foutre un propos et une opinion politique lourdingue, pluralité des angles de vue....) mais qu'il ait la seule qualité qui lui manque, à savoir un talent de conteur. Et dans la gamme du style lourd pour des cycles qui accrochent quand même, faut mentionner des mecs comme Asimov, Tolkien et Herbert.... Soit avec Jordan, les 4 cycles fantasy/SF qui ont le plus vendu dans l'histoire de l'édition :lol:. Evidemment, adapter ces mastodontes en ciné/télé n'est pas une sinécure....
  11. Il y a beaucoup de "projets" possibles, et il n'est même pas sûr qu'ils sachent vraiment de quoi l'ensemble de leurs "unités" sont capables ou non, sans compter évidemment les moyens logistiques et réserves qu'ils ont. Beaucoup de décideurs côté rebelles ne sont pas d'accord entre eux, et beaucoup ne sont absolument pas des chefs militaires, sans compter qu'il semble quand même, de tous côtés, y avoir beaucoup de "têtes de ponts" :lol: aux commandes de ce bastringue :-[.... Je sais, je sors....
  12. Petit remontage suite aux délires sans doute très perso :-[ :-X.... Une question ponctuelle sur ces petites réalités du champ de bataille, parfois porteuses de vastes conséquences.... Escrime de taille ou escrime d'estoc? Malgré la "place" qu'occupe le piquier dans l'histoire de l'infanterie et du combat terrestre, de la Grèce au XVIIIème siècle, il ne faut pas oublier en fait son "binôme" portant une arme de combat rapproché, qui sert en fait surtout d'arme d'attaque. La lance ou pique peut servir aussi à l'attaque, mais à l'échelon de grandes unités, par effet de masse et de coordination, là où ceux qui opèrent avec des épées/glaives/coutelas ou des armes d'hast opèrent généralement en plus petits paquets, plus souples, ponctuels et brutaux, l'armée romaine étant presque une exception qui opérait en vastes lignes et formations d'épéistes jouant, au moins pour un temps, du duo javelot-glaive. Dans le combat rapproché, cependant, la pique est obligatoirement employée aux côtés de formations d'épéistes (ou d'armes d'hast au Moyen Age) qui assurent sa protection, au minimum (sur les flancs, entre les formations ou juste derrière en cas de brêche), mais servent aussi et surtout à l'assaut en plusieurs points le long de la ligne, et sur les flancs pour des manoeuvres rapides. Des phalanges macédoniennes (les hypaspistes, entre autres, accompagnent les phalangistes) aux Tercios (rodeleros, puis mousquetaires et "enfants perdus" ont ce rôle) en passant par les carrés suisses (épéistes et hallebardiers dans les carrés, en commandos d'assaut, ou sur les flancs) ou l'armée romaine (une formation de légionnaires puis piquiers est accompagnées d'épéistes légers en plus des autres auxilliaires), ce duo a toujours existé sous une forme ou une autre. Mais ces épéistes ont eu une évolution nettement plus diverses que celle des formations de piquiers, notamment dans le choix de l'arme et donc de l'escrime qui va avec, ce qui impacte la formation (temps, complexité....), l'organisation (taille des unités, encadrement, fonctionnement, paie....), le dispositif de bataille (espaces surtout....), l'ordre de marche, la culture (pro, conscrit, aristocratie....) et en fait pas mal d'aspects qui de toute façon portent à conséquence dans les capacités d'une armée et donc la tactique comme la stratégie, à un degré ou un autre. Le Romain a longtemps été un escrimeur d'estoc avant d'être un escrimeur de taille, mais toujours dans une pratique alliant arme et bouclier dans des enchaînements combinés, ce qui donnera naissance à l'escrime médiévale.... Un changement qui a du être une décision énorme pour l'empire romain (coûts, culture, organisation, tactique, stratégie). Selon vous, comment mesurer l'impact, l'efficacité, la rationalité (à l'échelle de la planification militaire) de changements de ce type?
  13. Ils sont chers les Greyhounds? Et dans ce cas précis, ce sont des pilotes ricains qui les utiliseront (vu qu'il paraît qu'ils n'étaient pas chauds pour se poser sur le petit PA français)?
  14. Le pire, c'est que vu le prix de l'appareillage, ça doit même pas tant que ça être une histoire de fric, ou pas si directement).... Questions de petite "politique" dans les décisions collégiales et les compromis foireux, question de design, normes des ports quand à l'évacuation des chiottes (qui implique notamment une vraie fosse septique sur un navire et non plus l'évacuation à la mer, donc un accroissement de taille ou une réduction de l'espace dispo à bord.... Tous les plaisanciers ont eu cette nouveauté à "digérer" :-[ :lol:).... Ca doit beaucoup plus être des trucs dans ce mauvais goût là.
  15. Et dans la réalité, les gendarmes qui les utilisent partent en moyenne pour 2-3 jours.... J'invente rien, c'est eux qui me l'ont dit (et c'était y'a moins de 2 semaines, donc info encore fraîche, ce qui n'était pas le cas de tout le monde ce soir là :lol:).... Et y z'étaient même pas encore beurrés à ce stade :lol:.
  16. Surtout Gally que ta signature est fausse ;) :lol:: y'a qu'à demander aux flics la réalité de la politique "sécuritaire" de la droite :lol:.... Entre la politique du chiffre axée sur des ratios douteux, les biais qu'elle implique et la contraction des moyens dans les faits, ta signature n'a vraiment pas lieu d'être :lol:! Il faut d'ailleurs que ce soient des flics new yorkais qui chopent les violeurs (potentiels) français..... Déjà passé la porte....
  17. Yep! Ce truc qui donnait, au moins sur le territoire français et une certaine distance des terrains conquis, une réactivité de niveau stratégique sans pareille à la France. D'autres pays ont commencé à en avoir, mais pas à la même échelle à ce moment là.
  18. Pourquoi vouloir caser des préjugés et des clichés tout faits sur une autre époque ou un pays? Ca fausse tout raisonnement et fait commettre des erreurs. Les "mandarins" français, c'est quoi? Dans un système comme celui de Napoléon, déjà, si c'est remonté jusqu'à lui, c'est précisément qu'il s'agit d'un système très centralisé. Par ailleurs, l'Empire est soumis à une double logique de ressources TRES limitées par rapport aux Anglais (qui ont dépensé sur la période 5 fois plus que la France pour la guerre), et de besoin immédiat pour la guerre aux frontières, donc d'applications pratiques directement employables ("achats sur étagères" en somme). La priorisation des dépenses est donc terriblement orientée sur l'immédiatement utile (il suffit de voir le sort réservé à l'aérostation de combat, pourtant employée de façon prometteuse à Fleurus; mais la faible mobilité/rapidité du système l'a mise au rencart), et surtout l'immédiatement utile à grande échelle. Ce pré-sous-marin aurait-il eu un potentiel de combat quelconque, surtout au regard de ce que son temps de développement aurait nécessité et mobilisé comme ressources? Plus que douteux, en tout cas certainement pas de quoi changer la donne même localement. En revanche, les "mandarins" français à ce moment ont mis en place le système de communication optique le plus avancé du monde (les sémaphores), donnant une rapidité de réaction sans équivalent à la France; ils ont aussi lancé la première politique de mise en conserve des aliments pour les campagnes militaires (conserves sous verre), optimisant la logistique (chaque chariot transporte plus de rations que ses homologues étrangers, et elles se conservent plus longtemps: l'autonomie des armées est accrue).... Et ces 2 là viennent entre d'autres innovations de plus grande portée qu'un "sous-marin" qui est encore de faible potentiel tactique. Au niveau technique, il y a peu ou pas d'armements dont l'introduction aurait pu avoir une portée stratégique à cette époque: les roquettes anglaises ont montré leur inutilité, et en fait, les seules armes qui auraient du être plus développées étaient les obusiers. Napoléon en voulait plus (il aurait évoqué un ratio d'un obusier pour un canon, mais ce ratio ne dépassera jamais 1 pour 3-4), mais la production ne pouvait pas encore suivre les besoins, et la technologie des fusées à retardement était encore trop rudimentaire, nécessitant des officiers plus qualifiés (donc plus chers et longs à former, plus rares), pour les obusiers comme pour les mortiers. Les technologies de combat dont l'introduction et/ou la massification auraient eu une portée stratégique (et dont le non choix aurait donc été une erreur stratégique de Napoléon), y'en a pas à cette époque, du moins aucune qui puisse trouver un niveau de production autre qu'anecdotique. Les conserves et les communications furent de très loin des options stratégiques plus importantes, et elles ont été prises (pas assez pour les conserves, mais les ressources existantes contraignaient). La formation des troupes et officiers, la production de munitions et équipements, l'élevage de chevaux (problème terrible à partir de la campagne de Prusse).... Sont des problèmes matériels d'une réelle ampleur stratégique. Les Brits ne sont pas plus innovateurs; ils avaient plus de liquidités dispo, ce qui permet d'avoir plus d'options et une priorisation un peu moins contrainte.
  19. L'une des raison pour lesquelles il faut se pencher sur ce genre d'approche, dans l'hypothèse d'une "vision de long terme", est quand même que si on part du principe qu'il y a un "empire", ou un "système" qui établit une relative stabilité sur une surface donnée de la planète, alors il faut l'approcher de cette façon. Et dès lors qu'on réfléchit en ces termes, il faut comparer avec les constantes historiques: - les empires qui définissent un "bien" à défendre et un "mal" à combattre sont en fait surtout, malgré leurs propres ignominies et mesquineries, des zones de stabilité qui restent dans les mémoires comme des "âges d'or" où la prospérité était possible aussi loin que pouvait s'étendre leur pouvoir de contrôle/pacification/maintien de l'ordre - ils sont toujours plus menacés en interne par leurs propres fragilités que par l'extérieur, sauf en cas d'empire concurrent assez proche pour être à "distance militaire" - et leur premier problème est celui de la maîtrise de leurs coûts de maintien, de l'alourdissement de leur structure "impériale", souvent détournée de façon croissante par leur système politique, son fonctionnement, ses déviances, ses guéguerres internes, ses "lobbies" et féodalités diverses La première cause de fragilité des empires est celle du management. Ce qui fait leur force, c'est leur système de communication, donc les grands axes commerciaux et tout ce qu'ils permettent en terme de contrôle, d'optimisation de la circulation des richesses, d'opportunités de développement, de garanties de stabilité et donc d'anticipations économiques qui, même en temps de crise, restent fondamentalement optimistes (au moins confiance en ce que de toute façon, il y a un lendemain à la crise), d'espace de droit minimum garanti, d'organisation/répartition/division du travail dans la zone de contrôle.... Et ce système coûte toujours de plus en plus cher au fil du temps, avant tout par le fait de l'appareil impérial lui-même et pour des raisons internes: on fait encore des routes (terme générique ;)) mais elles coûtent plus cher en relatif dans le budget, de même que les forces nécessaires à leur sécurisation et à celles des frontières. Résultat, la paix a un coût croissant nettement plus vite que les moyens, et ce avant tout pour de mauvaises raisons. Les empires, sous l'effet d'une entropie son maîtrisée, dépensent autant ou plus pour se maintenir, mais pour une efficacité qui se déteriore de plus en plus vite en quantité (surface couverte) et en qualité (largeur des "mailles" du filet qui s'accoissent, moindre niveau de contrôle sur la zone ciblée); ils se font ronger de l'intérieur comme sur leurs frontières par des forces d'abord mineures qui grandissent sur les faiblesses croissantes de ce contrôle et peuvent finir par devenir des menaces "classiques/symétriques", au moins au plan local, mais à un stade où l'empire lui a perdu beaucoup de moyens d'action. Il serait donc important d'examiner ce qui garantit vraiment la paix et la stabilité dans "l'empire" actuel sous protectorat/primat américain, et quelle structure est mieux à même de le faire au moindre coût ET avec la plus grande efficacité. Les forces armées telles qu'elles ont aujourd'hui en occident, répondent-elles, tant que la garantie nucléaire existe, à un spectre réel de menaces sur ce qui compte le plus? Sans doute en partie, mais en partie seulement. Dites-moi si je pars dans des délires métaphysiques.... Parce que dans ce cas, il faut que j'aille prendre mes pilules :-X :-[.
  20. Question: est-il vraisemblable qu'il y ait intensification de la "présence au sol qui ne se dit pas" pour la désignation de cibles? Capacité accrue de taper du véhicule via des hélicos sans faire trop de dégâts à côté, d'accord, mais va toujours falloir discriminer entre les pick-ups+gars en chèches rebelles et ceux de Khadaf.... Et le faire plus vite vu la réactivité que les hélicos permettent.
  21. Petite anecdote: lors d'un petit séjour à l'île de Ré jusqu'à la semaine dernière, j'ai eu écho, suite à un pot avec la gendarmerie maritime, d'un étrange détail.... Ils étaient vraiment en rogne quand au design de leurs nouvelles unités de patrouille, lesquelles sont, dès les plans, dépourvues de chiottes :lol: :-X.... Ce qui est un peu étrange étant donné que 99% de leurs missions se font sur plusieurs jours passés en mer, pas des petites sorties ponctuelles. Evidemment, dans le grand schéma des choses ordonné depuis Mordor Bercy, ça doit pas changer quoique ce soit, et au final, ils se démerderont :-X :-[.... Mais quand même, pour un besoin aussi routinier et évident sur des unités de plus de 12m, le refus d'inclure ces commodités de base a quelque chose de dérangeant. Raison de coûts (quoique des gogues, ça n'a rien de Hi Tech tant que c'est pas sur la station spatiale internationale)? Caprice de designer? Volonté de raccourcir les missions et le temps à la mer? Dysfonctionnement technocratique?
  22. Mode geek on Si on avait été foutus de faire des hover-tanks et des blindés anti-G, le droit international ferait pas chier sa race :-[ Mode geek off.... Mode "sprinter hors d'ici" on.
  23. Sans remettre la passion en doute pour ceux qui l'ont, ne s'agit-il pas simplement: - d'une relativisation toute naturelle pour qui se documente en profondeur sur un sujet? - d'une réaction à la posture devenue très idéologique de la dite toute puissance de "l'airpower" depuis Douhet et LeMay? L'absence de nuance, le caractère trop affirmatif, les hypothèses de travail très étriquées et peu en phase avec la réalité des situations opérationnelles, et l'étude biaisée et/ou superficielle des précédents historiques peuvent énerver
  24. Tancrède

    La fin des porte-avions ?

    C'est marrant cet angle pour aborder le sujet (attention, pas critique: je suis plutôt dans ton sillage ;)); par extension, ça reviendrait à se demander si le PA doit dégager parce qu'il a des vulnérabilités ou qu'il est très vulnérable.... Ce qui est rarement arrivé à des systèmes d'armes majeurs dans l'histoire: ils disparaissent bien plus parce que leurs armements dominants n'offrent plus assez d'avantages que parce qu'ils sont devenus plus "fragiles" relativement à une nouvelle menace. Pour caricaturer, faut-il dégager le fantassin parce qu'il est mortel ;) :lol:? Le cuirassé n'a pas disparu parce que l'aviation le rendait plus vulnérable, mais plus parce qu'il représentait un coût important à tous égards juste pour pouvoir balancer des pelots de calibre obscène qui ne frappaient pas à plus de 40 bornes avec une précision très relative et sans changer de trajectoire. Face à des nuées de bombardiers embarqués, construire un géant des mers juste pour ses 8 ou 9 canons devenait absurde. Cette artillerie a retrouvé ponctuellement une pertinence à l'occasion d'opérations contre la terre, comme appui-feu, mais on n'a pas rebâti des cuirassés pour ça (ce qui aurait été absurde), juste réutilisé ceux qui étaient encore là. Le besoin d'artillerie low cost (=obus) de bombardement côtier est toujours là, mais pas au prix d'un bâtiment gigantesque qui invalide de fait la pertinence cette allocation de ressource. Pour le PA, la gamme de "l'offre" militaire qu'il propose est encore aujourd'hui insurpassable dans sa versatilité et son importance, et la vulnérabilité, sans doute accrue, se compense encore par l'escorte qui va avec. Mais partir du principe qu'un système d'arme, dans l'hypothèse d'une guerre, ne doit pas être considéré comme éventuellement sacrifiable, est un mauvais point de départ pour la réflexion.... Ou un vice du temps où tout système d'arme qu'on veut dégager pour alléger les dépenses est décrété obsolète et/ou trop vulnérable.
  25. Tancrède

    La fin des porte-avions ?

    Et les antennes flottantes, qui va aller les mouiller sur zone de combat ? Larguées par avion? Ca suppose de pouvoir avoir la capacité d'envoyer ces bouzins loin et avec une bonne marge de sécurité, soit un système d'arme en soi complet avec son soutien et son organisation pour ce faire: c'est pas bricolé au dernier moment avec le premier avion de transport qui passe escorté par un chasseur qui se trouvait là. Et si c'est un navire qui doit mouiller ces trucs, il lui faut aussi une "bulle" AA et ASM pour aller s'avancer dans une zone dangereuse. Dans les 2 cas, ça coûte aussi pour ces missions spécifiques. Cette "architecture réseau" suppose quand même que dans le réseau, il y ait des navires chers (notamment pour leurs capteurs) et en nombre suffisant pour supporter les pertes sans que le réseau en pâtisse trop. Mais surtout, les "réseaux" sont sans doute une des grandes armes de l'avenir pour la guerre navale, et donc aussi la cible par excellence sur laquelle les effort adverses se focaliseront: concevoir des navires qui ne fonctionnent QUE via cette martingale magique en fera des éléments potentiellement très vulnérables. Le PA, qui a un peu le défaut d'avoir tous les oeufs dans le même panier, en a aussi les avantages: y'en a plein à lancer à partir d'une seule plate forme bien défendue.
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