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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Et le problème qui vient immédiatement comme prolongement est qu'il ne peut pas y avoir 2 territoires viables sur ce timbre poste en sable.... Déjà un c'est douteux. -
DSK arrêté à New York pour agression sexuelle.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Perry dans Politique etrangère / Relations internationales
Jouer la différence interculturelle :lol:? Aux USA, tenir la porte à une femme est déjà vu comme du harcèlement sexuel :P! Mais ça, c'est à supposer qu'il ne s'agisse pas d'un "honey trap", une petite manipulation bien professionnelle, tactique très usitée bien avant que les agences de "renseignement" privées mettent ce genre de prestation sur le marché ouvert. Ou alors il a pas pu se retenir, mais on imagine mal un DSK en prédateur sexuel avec son mètre soixante les bras levés et le fait que la dernière fois qu'il a du faire du sport remonte à une vie antérieure. Le délit de fuite est certes puant, mais il s'explique de bien des façons différentes, notamment le fait d'avoir sniffé un piège. -
DSK arrêté à New York pour agression sexuelle.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Perry dans Politique etrangère / Relations internationales
Divorce? Et quoi encore?! C'est Anne Sinclair qui a le fric: elle veut le garder :lol:. -
DSK arrêté à New York pour agression sexuelle.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Perry dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est Anne Sinclair qui va être furieuse: ele voulat tellement être 1ère dame, la milliardaire qui a avalé tellement de couleuvres dans son ménage et fait avaler tant d'autres dans sa profession :P. Mais la carrière de DSK est-elle si terminée que ça? N'importe quel politicien américain vous le dira: un politique se remet de n'importe quoi à Washington (OK, c'est NY en l'occurrence, mais bon....), SAUF s'il est surpris avec une petite fille ou un grand garçon :lol:. -
Désolé de ne pouvoir traiter sérieusement ce sujet hautement stratégique, quoiqu'un ancien exposé sur la réalité profonde et les enjeux stratégiques cachés de la Guerre de l'Anneau existe sur le site du Grand HS d'AD.net.... Juste pour mentionner que se fier à la mafia qu'est la famille royale du Rohan semble une erreur stratégique, et qu'en conséquence, l'emploi de cavaliers venant de là est un risque de sécurité autant qu'un problème tactique potentiel :lol:. Mais je suis en train de dresser des plans de bataille corrects et une organisation militaire réaliste pour les campagnes de D'Hara contre l'Ordre Impérial, parce que vraiment, Terry Goodkind craint dans bien des domaines, mais dans peu autant que le militaire :lol:.
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L'Airpower, perspective historique
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Tu veux dire celles qui sont couvertes par l'arme nucléaire ;)? Arme nucléare = bien plus fort que l'aviation :lol:. Ou bien USA vs Corée du Nord, c'est considéré comme du "fort au fort et sans nucléaire" parce que la Corée du nord est un Etat "développé" avec ue configuration de guerre "symétrique"? Mais même en configuration symétrique classique, les avantages sur lesquels se jouent les avancées technologiques sont marginaux; ils peuvent effectivement faire la différence entre 2 forces aériennes développées, mais: - chacun coûte des sommes astronomiques qui posent à chaque fois la question de l'allocation optimale des ressources au regard des possibilités d'emplois effectives et des conflits probables, donc des intérets REELS des Etats - les probas de conflits, donc de besoins réels des Etats, doivent rester au centre des décisions d'armement - si le coût de ces avancées se chiffrent en centaines de millions ou milliards pour un nombre réduit d'avions, alors que les progrès des systèmes de défense AA, au moins pour la courte et moyenne portée, se chiffrent en dizaines ou centaines de millions, la dialectique épée-bouclier est mal posée et la course est perdue d'avance - il vient toujours un stade où cette concentration de moyens sur un seul vecteur vampirise les autres: ce seuil passé, tu perds de vue l'efficacité globale d'une armée qui ne peut réellement exploiter l'avantage que la capacité sectorielle correctement développée peut créer par lui-même (ce qui est déjà discutable). Toute tactique, toute efficacité opérationnelle est le produit dune synergie de systèmes d'armes et de spécialités dont la pertinence repose sur la cohérence globale et l'adaptation au conflit/type d'adversaire. Si une arme concentre une telle part des investissement, le reste est retardé et l'efficacité douteuse: pas de capacité stratégique/politique, concentration sur un type de conflit (en l'occurrence peu voire pas probable), impuissance politique. Et quel que soit le contexte, les ressources sont comptées, donc pas de parade en disant "y'a qu'à dépenser plus pour le reste aussi". -
Les effectifs de la garde impériale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de aigle dans Histoire militaire
Le but de la Jeune Garde était différent: elle a été créée pour servir "d'écoles à sergents" et former des troupes qui n'y feraient qu'un passage temporaire avant d'être retournés à la Ligne (ou à la Légère); une sorte de corps de stagiaires, quoi. Des unités solides où viennent les meilleurs candidats de la conscription avec une proportion correcte de vétérans pour qu'il s'agisse d'unités solides où l'expérience est bonne et formatrice. Mais Napoléon ne voulait pas vampiriser l'armée au profit de la Garde. -
Le parallèle "Prusse 1806", "France 1940"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Les méfaits de ces absurdités de "temps long", visions superficielles et idéologiques, mal documentées et biaisées des historiens du XIXème qui ont martelé ces conneries qui perdurent encore aujourd'hui et commencent seulement à s'effriter. La France vaincue en 1713???? Ca sort d'où cette connerie? Les paix De Ryswick et Rastatt sont des paix de compromis qui ne mettent personne réellement sur le carreau: tous les belligérants sont épuisés et mettent les pouces, et personne n'a tout ce qu'il veut, mais c'est une paix de compromis. La France n'a connu quasiment aucun ravage de territoire et ne perd que peu de terrain (mais garde de ce côté l'essentiel acquis par Louis XIV: une frontière nord est continue et cohérente avec son dispositif défensif bâti défendant le "couloir des invasions"), et elle place un Bourbon sur le trône d'Espagne, ce pays lui-même ne perdant rien d'important (avec l'histoire de la renonciation à la succession qui ne veut pas dire grand chose).... Ce qui était quand même le but de guerre premier et qui libère pour la première fois en 2 siècles toute nécessité de défenses militaires sur la frontière sud. Témoin de ce que la FFrance ne perd rien de majeur; même dans le domaine colonial, elle n'a que peu à céder alors qu'elle y accorde peu d'importance eu égard à la faliblesse des populations émigrées et à la mise en valeur limitée de ces possessions: les îles à sucre restent et c'est l'essentiel, mais même la Nouvelle France est gardée alors qe Louis XIV l'aurait cédée facilement pour garder autre chose.... Mais ça n'a même pas eu à se faire. En 1748, petit rappel, la Prusse a changé de camp en cours de route.... Et son bilan militaire est assez mitigé passé les premiers mois de la guerre. Celui de la France n'a pas à rougir à ce moment, et le pays se porte TRES bien; c'est déjà l'Etat qui a un problème de finance qui gangrène le XVIIIme siècle français. La Guerre de 7 ans est une défaite, mais qui entraîne un renouveau militaire sans précédent depuis les grandes réformes de Louvois; en 1789, l'armée française est déjà la meilleure d'Europe (tous les éléments de la période napoléonienne sont là), sa flotte est renouvelée et qualitativement la meilleure, et surtout, la France n'a rien d'une "puissance déclinante", c'rest meme le contraire. La France est alors le pays le plus dynamique d'Europe sur tous les plans, y compris économique et industriel, et c'est bien pour ça que l'Angleterre, qui se fout bien du régime politique qui s'y trouve, sera l'ennemi acharné de la période. Seul l'Etat a un problème de gestion. La reconstruction prussienne, pour la note, ne se fait pas de façon autonome, mais sur financement anglais. Sans l'argent et les fournitures militaires anglaises, ça n'aurait pas cassé des briques vu le faible nveau de production prussien. Ensuite, il n'y a pas une Prusse en constante ascension depuis le XVIIIème: il y a une période faste sous Frédéric le Grand, et encore assez brève (tout son règne n'a pas été si terrible, ni même son palmarès militaire tant il a voulu avaler de trop grands morceaux). Le coup de bol de la Prusse, c'est en fait 11815: l'Angleterre en fait un Etat nettement plus grand pour avoir une sentinelle anti-française et structurer l'espace germanique en contrebalançant l'Autriche. Mais même au XIXème, il n'y a pas une espèce de "destin" prussien d'ascension, y compris sur le stric plan militaire: le pays se prend une claque magistrale et humiliante face au petit Danemark dans la Première Guerre des Duchés, et pas par une qualité extrême des Danois, mais par un dispositif défensif au point. Rebelotte peu après avec la reculade d'Olmütz face à une Autriche qui a compris la première l'intérêt du rail pour opérer une concentration rapide sur un front. La Prusse tirera les leçons de ses échecs répétés et ce n'est que dans la décennie 1860 que l'outil militaire prussien peut commencer à ressembler à quelque chose sous l'égide d'un grand EM qui a mis beaucoup de temps à trouver une formule pertinente. -
Précision complémentaire: "chevalier" est DEVENU un titre de noblesse. Avant, c'était une sorte de distinction car la chevalerie était un ordre (même si sans organisation centralisée) à dimension religieuse/mystique, judiciaire (le chevalier avait des prérogatives en terme de rendu de justice en temps de paix), morale, militaire et sociale. C'est par la féodalisation des sociétés à partir du XIIème siècle que le fait à commencer à se fermer et qu'il est devenu un bête titre de noblesse, au même moment d'ailleurs où il n'y a plus réellement "LA" chevalerie en général, mais des ordres de chevalerie, le plus souvent des distinctions honorifiques assorties de sortes de "clubs" sociaux dont certains ont pu être à un moment des ordres particuliers de moines soldats avant de devenir ce type d'organismes (St Michel, St Louis, Calatrava, la Toison d'Or, la Jarretière, l'Etoile....). Pour ce qui est des armées françaises, il faut voir plusieurs époques: au moment de la création de l'armée permanente sous Charles VII, la seule cavalerie permanente est celle des compagnies d'ordonnance, soit ce qui deviendra au XVIème siècle la gendarmerie de France. Il s'agit de cavaliers lourds, essentiellement nobles quoique nombre de bourgeois et paysans aisés, souvent notables, ayant ou non une charge anoblissante (noblesse "de clocher" et noblesse "de robe", avant la grande période de pleine vénalité des charges), peuvent s'y retrouver après s'être payés équipement et entraînement, souvent dans le cadre de stratégie d'ascension sociale d'une famille ambitieuse. Mais dès le début des guerres d'Italie, il ya besoin d'autres types de cavalerie: comme les hobelars du Moyen Age (cavaliers légers lanciers et roturiers), il faut des légers, mais aussi une cavalerie de choc moins lourdement armée et plus manoeuvrière. Ce seront les cavaliers légers mercenaires balkaniques (apelés estradiots parce qu'ils "battaient l'estrade"), grecs croates et albanais essentiellement (d'où sera institué le régiment "Royal Cravate" par déformation française de "croate"), et les premières unités de chevau-légers, souvent issus de l'allègement de certaines compagnies d'ordonnance et de l'appel à des aristocrates désargentés (trop pour se payer l'équipement lourd) mais formés, ainsi qu'à des experts en armes à feu (alors nouvelles) pour pratiquer le tir à la caracole et la "charge en chevau-léger". Aux XVIIème-XVIIIème siècles, le mouvement est de toute façon double: massification des effectifs et professionalisation. les cavaliers de base et sous-offs sont pour l'essentiel assez rapidement des roturiers, y compris dans les unités lourdes qui de toute façon ne sont plus cuirassées (sauf quelques-unes qui gardent juste le plastron). Le coprs des officiers est essentiellement noble mais fait une grande part à des hommes nouveaux sous Louis XIV avant de connaître un nouveau repli nobiliaire au XVIIIème. Cependant, les hommes du rang et plus encore les sous-offs sont en général issus, ou du moins comptent une forte proportion, de gens venant du milieu équestre très dévéloppé dans les sociétés d'ancien régime (relais de postes, haras, élevages civils et militaires.... fournissent de vastes populations grandissant autour de chevaux).
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Le parallèle "Prusse 1806", "France 1940"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Ca justement, ça a été sérieusement remis en question: non seulement l'armée allemande laissait des quantités de plus en plus importantes de matériel lourd, mais surtout elle perdait ses lignes ferroviaires, sans masses de camions pour compenser, avec un recul du front loin des lignes radiales installées au fur et à mesure de la guerre. Le front allemand ne pouvait plus réellement se supporter, et surtout transporter son artillerie en un point ou un autre de la ligne. Par ailleurs, il faut rappeler aussi l'état des approvisionnements qui ne suivent plus, et plus encore la qualité moyenne de plus en plus déplorable des divisions, avant tout par la saignée opérée par les offensives du début de l'année et ensuite par l'attrition des offensives alliées qui ont bouffé l'essentiel des meilleurs éléments, concentrés dans les divisions et autres unités d'assaut. Les rapports sont aussi assez éloquents sur le moral en chute libre, la discipline dure à maintenir dans de nombreuses unités (et qui ne s'y maintient d'ailleurs pas toujours, nombre d'officiers ne négociant une tenue des rangs qu'à la condition du recul. Et plus encore, il faut mentionner le refus de monter au front d'une masse sans cesse croissante de recrues, de récupérés et de soldats sortant de l'hosto, qui se concentrent dans les grandes gares du pays, soutenus par la population dans leur refus, situation que l'EM préfère nier plutôt que qualifier la chose de désertion ou de mutinerie. Les chiffres concernant ce mouvement évoquent des centaines de milliers de cas, et montent jusqu'au million. Le mythe du "coup de poignard dans le dos" par la population avec une armée qui "aurait tenu" a bon dos, et reste ce qu'il est: un mythe. Il y a peu de chances que l'Allemagne ait été en état de poursuivre quoi que ce soit. -
Le parallèle "Prusse 1806", "France 1940"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
L'armée française de 44-45 était négligeable parce qu'elle ne comptait pas stratégiquement: chaque soldat français pourrait bien avoir un kill/wound/take prisonner ratio 3 fois supérieur à la moyenne alliée, ça ne change rien au fait qu'elle était stratégiquement inutile parce que remplaçable par les ricains. Et elle était entièrement dépendante du soutien matériel et économique allié, soit un organe de supplétifs sous tutelle, aussi efficaces aient-ils été sur le plan qualitatif ou non. Elle ne pesait donc pas dans la balance stratégique, sinon pour asseoir la légitimité de la cause alliée comme toutes les troupes issues de pays occupés. La France n'était pas un acteur au sens plein de sa libération, malgré l'importance de ses troupes de volontaires et la petite marge de manoeuvre que De Gaulle avait réussi à grapiller via Churchill qui n'a fait d'efforts en ce sens que parce que cela servait les intérêts d'une puissance anglaise elle-même complètement dépassée par les US, et perdant de la marge de manoeuvre rapidement. Qu'importe que les troupes françaises aient fait un peu mieux sur leur part de front que ce que des troupes US auraient fait à leur place: des troupes ricaines l'auraient quand même fait, et ces troupes, les USA auraient pu les envoyer si le besoin avait été là..... Et à l'arrivée, dans les négociations de paix, c'est bien cette réalité seule qui compte: la France ne compte pas, l'Angleterre compte peu, les USA et la Russie imposent tout. Et ce malgré le fait qu'un embryon de France ait commencé à se remettre en place et à relancer un peu de sa machine, et que son armée atteigne le million d'hommes. Faut quand même pas croire que quand il s'agit du vrai business, y'a qui que ce soit qui accorde des "points" pour tel ou tel fait d'armes, aussi magistral fut-il. Rien à voir avec la situation prussienne de 1806-1815. -
Non, à la guerre, le but est d'obtenir un résultat politique conforme aux intérêts de la nation: ce PEUT être de vaincre un ennemi étatique au sens le plus prosaïque du terme (guerre classique d'Etat à Etat, franche et déclarée), auquel cas la puissance de feu parle, mais ce n'est qu'une des modulations parmi d'autres (aujourd'hui pas le cas de figure le plus probable), et ce surtout quand il s'agit de définir QUI est l'ennemi, et par conséquent comment cet ennemi se vainc t-il. Le drame est peut-être qu'il y a des programmes navals qui s'étalent sur des décennies alors que la donne internationale change plus vite que ça, d'où la principale absence de cohérence entre fins (aussi limitée soient-elles par veulerie, désintérêt et mentalité de colonisés) et moyens. Au final, les FREMMs ne répondent réellement qu'à un seul besoin opérationnel, celui d'escorte, pas celui d'outil politique (ni seules, ni à plusieurs): escorte pour le PA, protection pour les abords de l'Ile Longue, escorte d'un groupe amphibie et "présence" un cran plus haut que des patrouilleurs. :O :O :O!!!! 4h 30????!!!!! J'en avais plus que ça en 1ère ES il y a une quinzaine d'années :O!! Des Polytechniciens et centraliens qui vont encore vers les sciences/l'ingénierie deviennent une rareté: "l'ingénieur financier" :P :lol: est la voie principale.
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Que veux-tu attendre de gens qui refusent l'impôt, ne veulent quasiment pas d'Etat, mais refusent aussi que soit supprimé le moindre service ou prestation publics?
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Le parallèle "Prusse 1806", "France 1940"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Mais moins de 200 000 en formations "utiles" (divisions aptes au combat organisé), qui plus est entièrement dépendantes de la logistique US, comparé aux millions d'Américains qui n'ont pas un réel besoin de ce million d'hommes, et encore moins de ces 200 000 endivisionnés dans des organisations copiées des US: même les Anglais sont quasiment superflus à ce stade, ou en tout cas seulement complémentaires, et de toute façon leur effort de guerre est entièrement tributaire de l'économie US. C'est pas parce qu'1 million sonne énorme que ça l'est dans le mix des choses: les ricains peuvent plus que largement s'en passer, les Russes en ont rien à foutre, et ça ne pèse pas dans le cours des événements parce que les ricains pourraient fournir d'autres unités en remplacement. Etre de la chair à canon (et faire le taf comme il faut) pour evoyer un tout petit peu moins de boys ne vous vaut pas une vraie place à la table de négo. -
Historiquement, en plus, les Républicains sont les fédéralistes et les démocrates les anti-washington. Les courants ont évolué, mais certains fonds restent. Vouloir un Etat cantonné au régalien, faisant peu de lois mais les faisant fortes et respectées, c'est l'axiome républicain-conservateur (un petit Etat et une grande armée, c'est un peu leur principe).
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Le parallèle "Prusse 1806", "France 1940"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
La Prusse en 1806-1815 est la plus petite des puissances (réelles) en lice, et la moins importante par ses moyens militaires et économiques propres: elle a une armée qu'elle rebâtit à efforts accélérés parce ce que c'est tout ce qu'elle peut aligner (pas de base, de territoires sanctuarisés, de populations importantes, de moyens financiers....) et c'est pourquoi elle la suremploie et sur-sollicite sa population, pour obtenir des positions par sa situation sur l'échelle opérationnelle. Elle a un autre multiplicateur de force politique: la rente de situation que lui procure le jeu des puissances au sein de la coalition, et les refus obtus et répétés de Napoléon de consentir à définir un équilibre européen avec l'Autriche et la Russie (mais pas un équilibre purement français comme Napoléon pense pouvoir l'imposer) qui y sont pourtant plus prêtes qu'avec l'Angleterre (jusqu'en 1813, Metternich fera des appels du pied à Napoléon). Cette rente de situation, La Prusse en profite en se faisant le point d'appui de l'Angleterre qui ne file la plus grande partie de son aide à la Russie et à l'Autriche que parce qu'elle ne peut faire autrement. la Prusse est donc sa sauvegarde contre les visées russes avant tout, sa sentinelle contre la France, et son contrepoids à l'Autriche qui s'affirme d'autre part comme le leader naturel du nouveau nationalisme pan-allemand. Donc même financée en majorité par l'Angleterre (le coup de 1806 a frappé fort les capacités économiques prussiennes qui n'étaient déjà pas massives), la Prusse a une marge de manoeuvre conséquente, par la faiblesse terrestre même d'une Angleterre qui ne s'engage pas des masses au sol. Dès 1815, au Congrès de Vienne (en fait dès 1814 une première fois), l'Angleterre prend ses distances par rapport à la Prusse, aussi gourmande que la Russie, et se repose plus sur l'Autriche qui entend établir un équilibre continental et conservateur réel et a fait son lit avec Londres puisque Napoléon est hors du coup (et s'est entêté jusqu'au bout) et la France affaiblie, mais quand même alignée. L'Angleterre insiste pour placer la Prusse sur le Rhin (comme garde-fou contre la France), mais la bloque partout ailleurs, sans pouvoir pour autant l'empêcher complètement de s'affirmer, par la puissance effective qu'elle a pu se tailler. La France en 45 ne peut rien faire pour avoir un rôle comparable (d'ailleurs pas plus que l'Angleterre épuisée). -
C'est la conscience d'appartenance: si un de tes proches filoute un peu, tu condamnes dans l'absolu.... Mais il reste un de tes proches ;).
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Le parallèle "Prusse 1806", "France 1940"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
On parle en terme de peser dans la balance diplomatique, bref, de qui décide, de qui pèse, de qui peut prendre part à la décision et à la façon dont est faite la paix, soit peser dans le processus politique. Le coup de la Pointe du Hoc n'a pas donné au Canada une voix au chapitre. Les faits d'armes ne pèsent rien du tout: tu crois qu'à la table de négo, y'a le Français qui dit "eh, y'a eu Bir Hakeim, alors file-moi la Sarre, toi, et toi le Soviet, tu fais pas chier la Pologne, et toi l'Amerloque, tu te comportes pas comme en pays conquis" ;). Alors non, en termes diplomatiques et politiques, soit ce qui pèse dans la balance, ça pèse rien du tout. Les Brits ont fait un effort titanesque et ont aussi des faits d'armes, et ils n'ont quasiment rien pu dire ou obtenir: est-ce du English bashing que de dire qu'El Alamein ne pèse rien? Ca a joué dans le cours des événements, ça ne donne pas du poids politique pour autant. Une seule bataille compte, la dernière, une seule chose compte, être encore en position de force et avoir de la réserve après elle. Le reste est pour les mémoires. A côté de ça, la France de cette époque n'a pas de base industrielle, agricole ou territoriale (c'est tout le problème), des effectifs faibles qui ne recommencent à atteindre un volume réel qu'à la toute fin (et l'essentiel d'entre eux n'est pas capable de combattre en grandes unités stratégiquement pertinentes), et une position de dépendance totale. Rien pour peser réellement décisivement sur le cours des événements (ou alors les US pourraient aussi le faire quand c'est le cas, sans divertir leurs moyens d'ailleurs), ou être en position de le faire quand vient l'heure de la négo. La Prusse de 1813-1815 est proportinnellement à la guerre d'alors nettement plus décisive en terme de poids relatif, et encore plus via son importance pour jouer le pion décisif entre Russie et Autriche pour l'Angleterre, ou être la première à pouvoir agir contre la France. -
Tout surcroît significatif de puissance serait de fait au service des ricains bien plus qu'il ne servirait une "autonomie" de la France. Et vouloir utiliser ce surcroît de puissance pour agir seul dans une situation où les ricains préfèrent laisser pisser, c'est risquer des rétorsions et emmerdements que le pays n'a pas les moyens de supporter: remember 1956 (et pas la menace nucléaire soviétique). La baisse de puissance relative, voire absolue des USA changera peut-être ça, mais c'est pas pour tout de suite. Un signe qui ne trompe jamais: suffit de voir ce que font les Brits à cet égard: le jour où ils commencent à agir ouvertement sans l'aval des ricains, au risque de les froisser voire de franchement les emmerder, tu sais que tu peux faire ça aussi, et donc recommencer à faire des frégates avec tout plein de VLS pour taper très fort :lol:. Personne sniffe le vent comme eux.
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Obama va faire une annonce à la nation: Oussama est mort.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de schweizerluftwaffe dans Politique etrangère / Relations internationales
Personne n'a posé la vraie question.... A quand le film? -
Le parallèle "Prusse 1806", "France 1940"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
N'ayant presque aucune capacité combative en tant que divisions: au niveau de la petite tactique, c'était déjà plus capable. Mais pour le parallèle avec la Prusse de 1806, faut quand même revenir à l'idée générale: pas du tout la même situation ou les mêmes conditions, donc pas du tout le même redressement. Les raisons internes sont faciles à rappeler, pour les raisons externes, faut aussi dire: - qu'il n'y avait pas en face un adversaire occupant réellement la Prusse - qu'il n'y avait côté coalitions aucun pays dominant l'ensemble comme les USA dominaient le côté allié pendant la 2ème GM. Autriche et Russie formaient les poids lourds militaires, l'Angleterre était le poids lourd numéraire et l'élément non touchable par son statut insulaire. La Prusse servait de "kingmaker" au sein de la coalition: pas assez petite pour être écartée de la table des négociations et instrumentalisée, pas assez lourde pour imposer ses intérêts et décisions, sauf précisément par l'intérêt qu'elle avait pour l'Angleterre afin de tempérer les 2 autres. -
Ils sont plus larges et recrutent dans bien d'autres catégories de cons :lol:!
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Nan! Le patriotisme fait que s'ils sont prêts à critiquer le ministère de la défense et ses dépenses, ils ne critiqueront jamais l'armée et ses matos :lol:.... Avec cependant une nuance: ils sont pour le rapatriement de toutes les troupes outre-mer pour "défendre" le pays et ont l'air de penser que les USA auraient la même puissance économique sans leur empire :P.
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Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout cela soulève la question de savoir le degré de "réalité" et de sérieux mis derrière les accords: soit c'est un compromis bancal qui n'est qu'apparence, soit le nationalisme palestinien a atteint un degré suffisant pour permettre d'unir ces 2 danseurs si mal assortis, que le Fatah ait été renvoyé vers le Hamas par l'attitude israélienne ou que le Hamas en mal de soutien et de perspectives (face à la stagnation de la situation et au "printemps arabe") ait connu une évolution interne plus "institutionnelle". Faudra voir ce que donnera leur "force professionnelle": elle sera révélatrice de beaucoup de choses suivant la forme qu'elle prendra: turf commun, unité théorique avec "morceaux" répondant à leur mouvement d'origine, ou encore autre chose? -
Techniquement, quelle est la "réponse" prévue par le système au risque présenté par la "centralisation" de son articulation section par section autour du lieutenant/chef de section et du chef de groupe? Si l'intéressé se fait buter pendant un accrochage, comment ça se passe, comment le système se reconfigure en quelque sorte? Dans des environnements complexes avec des snipers (donc qui cherchent la cible "à valeur ajoutée") notamment, ça a son importance.