-
Compteur de contenus
74 760 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
435
Tout ce qui a été posté par g4lly
-
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
g4lly a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
En fait ils ont probablement raison ... le souci c'est qu'ils n'ont pas décider d'ouvrir leur raisonnement à une vision plus large de ce qui déclenche l'action ou la réaction. En gros ils refusent de voir l'aspect organique d'un systeme, et n'acceptent de voir qu'une version simpliste et confortable. Celle d'un systeme "raisonnable" et "tempéré" qui fonctionnerait bêtement selon des théories types théorie des jeux par exemple. C'est assez fascinant comme limitation cognitive, et comme imposition d’hypothèse si forte qu'elles interdise de raisonner librement ... ou comme refus de voir que les systèmes on aussi des réflexes primitif, des compulsion, des émotions qui les dépasse etc. C'est d'autant plus dommage que c'est validé par quantité de travaux de neuroscience au niveau de l'individu - donc c'est valable pour le chef d'autant plus dans un régime assez autoritaire -, que pour un systeme. En gros un systeme d'individu n'est qu'un individu en un peu plus complexe, mais est soumis aux pulsion de chacun qui peuvent selon l'autorité de chacun se réduire à des pulsions très primaire quasi individuel, ou agglomérat de pulsion commune. Ici on a refusé d'évaluer le coté essentiel du refus de reculer "russe". Et on a envisager la Russie comme un entreprise qui optimiserait les profits de ses actionnaires. On a oublié qu'un peuple, un nation peut décider de se "suicider" par dignité ... ou par obstination ... par refus de voir le réel ... ou simple par compulsion. De la même manière une nation qui ne peut plus sublimer le stress auquel elle est soumise, peut tout simplement décharger - pour se protéger des effet largement délétère du stress - en se défoulant sur son voisin. Les USA sont assez coutumiers du fait donc ça devrait rentrer dans la compréhension collective du comportement des nations normalement, mais visiblement ce n'est pas le cas, à croire que les USA on un statut "spécial" dans la psyché de certains. Tout ça pour dire que la violence n'est pas nécessairement un calcul d'épicier ... c'est avant tout un mécanisme de défense du systeme contre un dommage interne à des élément de son essence. -
A priori un lancement fait passer le volant d'inertie de 6400 à 5200 rpm ... hors l'énergie est proportionnel au carré de la vitesse de rotation - rad / s - ... donc ca chute très vite, je ne vois pas comment on peut faire plusieurs lancement avec une seule charge de volant d'inertie. D'autant que le rendement du systeme n'est pas fou fou ... c'est autour de 50%.
-
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
g4lly a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
La liaison de donnée bidirectionnel sur les drones longue portée était quand meme particulierement dangereuse pour les ukrainiens. Les russes avaient adapté de solution de drone interepteur sur cette base par exemple mettant en danger toutes les solutions aérienne d'interceptio de drone et leur opérateur ... C'était une petite menace. Meme chose pour le guidage terminale "piloté" le téléopérateur pouvait envoyer des drones au loin sur des itinéraires programmer et ne gérer que l'attaque finale en télépilotage, pour une grande précision et un forte polyvalence. Ca avait conduit à des bombardement stratégique particulierement précis. Une parade pourrait etre un réseau meshé de drone relai, mais ce n'est pas si simple à mettre en oeuvre. -
En fait il y a deux contraintes. Emagasiner suffisament d'énergie pour lancer un avion. C'est l'énergie de la batterie en Ah sous une tension donnée, ou des farads. Les farads c'est des "Ampere * heures / tension de sortie ..." Déstocker suffisamment vite pour envoyer toutes cette énergie dans le lanceur pendant que l'avion y circule à la vitesse prévu ... ici c'est la puissance de sortie, le nombre d'ampere fois la tension de sortie. Des dispositif de stockage qui savent débiter - ou accumuler - beaucoup de puissance il n'y en a pas beaucoup ... en gros c'est du condensateur ou volant cinétique ... ici on a choisi le volant cinétique, mais c'est un peu plus long à charger. autour de 100MJ en 45 secondes pour la charge - énergie utile - pour une décharge - d'autant - en 2 à 3 secondes. Pour les catapulte à vapeur le facteur limitant était le même, la production de vapeur, même si le systeme était vraiment bien fichu avec un réservoir de chaleur latente - eau sous deux état à la même température et pression - on ne pouvait pas lancer plein pot beaucoup plus souvent, le réservoir de chaleur latente baissant en capacité à chaque tir, il fallait du temps pour le réalimenter en eau suffisamment chaude - puisque la vapeur était perdue -. Il me semble qu'on ne descendait pas beaucoup en dessous d'un lancement par minute. En gros l'EMALS fait normalement aussi bien mais est calibré pour pouvoir envoyer encore plus d'énergie, donc envoyer des avions encore plus lourd, ou envoyer les meme plus vite.
-
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
g4lly a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est repris par les milblogger russe. Pour le moment ça semble des raids très localisé, faut voir si ca se consolide ou pas. En gros uatre axes parallèle au sud-est de Pokrovske ... direction sud. Dans le meme temps les Ukrainien sont en train de re-perdre Kupiansk. Les russes ont enfin pris les position au alentour de la ville rives orientales, ce qui permet la prise de la partie orientale de la ville, et donc de retenter le centre ville, mais plutot depuis le sud-est. Un autre souci c'est la consolidation coté Zaporizhzhia ... Ce n'est pas très actif, mais ca va amener Zapo à portée de tout un tas de truc, artillerie, drones etc. -
Le parebrise n'est pas "droit" - je suppose que tu voulais dire trop vertical - ... C'est pour faciliter l'accès à la mécanique tout en maximisant le volume au niveau de la tête conduction et tireur. Ca participe au combo, accessibilité, volume, compacité. C'est un fonctionnalité en fait. Pour l'angle "droit" devant le capot tu parles de quoi ? De l'angle que fait le plan du capot et le plan de la calandre ? C'est comme ca sur la plupart des véhicule non ? Ça permet d'optimiser l'encombrement, par rapport à l'habitabilité ...
-
Israël et voisinage.
g4lly a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/08/israel-annonce-des-mesures-pour-etendre-son-controle-sur-la-cisjordanie_6665929_3210.html Israël annonce des mesures pour étendre son contrôle sur la Cisjordanie Parmi les décisions, les réglementations datant de l’époque où la Jordanie administrait la Cisjordanie, avant 1967, et qui interdisaient aux juifs d’acheter des terres doivent être supprimées. La présidence palestinienne à Ramallah a condamné ces décisions. Le cabinet de sécurité israélien a approuvé une série de règles devant permettre de renforcer le contrôle sur la Cisjordanie occupée, notamment sur des zones administrées par l’Autorité palestinienne, selon un communiqué publié dimanche 8 février. Ces décisions doivent « modifier fondamentalement la réalité juridique et civile » en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, font part les ministères des finances et de la défense israéliens dans un communiqué conjoint. D’après le texte, les réglementations datant de l’époque où la Jordanie administrait la Cisjordanie, avant 1967, et qui interdisaient aux juifs d’acheter des terres doivent être supprimées. Les mesures doivent aussi permettre aux autorités israéliennes d’administrer certains sites religieux, même lorsqu’ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. Cela concerne notamment le caveau des Patriarches ou mosquée d’Ibrahim, lieu saint pour les trois monothéismes à Hébron, et la tombe de Rachel à Bethléem. A Hébron, où des colons israéliens vivent sous protection militaire au sein de la ville, la procédure de construction doit aussi être simplifiée. Jusqu’ici, leurs permis de construire devaient être approuvés par la municipalité palestinienne et les autorités israéliennes, mais désormais seules ces dernières devraient pouvoir statuer. En 2025, un pic de croissance des colonies en Cisjordanie Le cabinet de sécurité, en appliquant le contrôle d’Israël dans les zones A et B qui dépendent, selon les accords d’Oslo, de l’Autorité palestinienne, veut lutter contre « les infractions liées à l’eau, les atteintes aux sites archéologiques et les nuisances environnementales polluant l’ensemble de la région ». « Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la terre d’Israël et enterrons l’idée d’un Etat palestinien », a salué Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite, lui-même colon et partisan d’une annexion de la Cisjordanie, également chargé des affaires civiles au ministère de la défense. Israel Katz, ministre de la défense, a lui affirmé que « la Judée-Samarie est le cœur du pays et [que] son renforcement constitue un intérêt sécuritaire, national et sioniste de premier ordre », utilisant le nom biblique de la Cisjordanie employé par les autorités israéliennes. La présidence palestinienne à Ramallah a condamné ces décisions, affirmant qu’elles visaient à « approfondir les tentatives d’annexion de la Cisjordanie occupée ». Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500 000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international. « Le gouvernement israélien a déclaré aujourd’hui, de facto, que la Terre d’Israël appartient au peuple juif », a salué le Conseil de Yesha, une organisation qui représente la majorité des colons de Cisjordanie. La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un pic depuis le début du suivi de l’Organisation des Nations unies en 2017, selon un rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
g4lly a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Il me semble qu'il produisent à peine 50% de ce qu'ils consomment, et ce n'est pas nouveau ça date ... ... ce n'est pas très original d'ailleurs pour un petit pays assez peuplé, ou l'agriculture n'est pas spécialement valorisée.- 2 417 réponses
-
- effondrement
- ecologie
-
(et 1 en plus)
Étiqueté avec :
-
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
g4lly a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Le UK n'a jamais été capable de nourrir sa population sans importation de toute façon ?!- 2 417 réponses
-
- effondrement
- ecologie
-
(et 1 en plus)
Étiqueté avec :
-
https://www.loutan.net/olivier/archives/2022/08/28/vehicule-blinde-ural-43206-6x6-armee-russe/
-
En fait c'est bien pire que ça ... c'est plus un probleme de politesse. Refuser de parler de manière syntaxiquement correcte - on ne te reprochera pas de ne pas disposer de tout le vocabulaire, mais de faire du franglais mot à mot c'est déjà un probleme vis à vis des idiomatisme typique - la langue étrangère la plus parlée par chez nous, langue qui s'impose dans tous les échange, scientifique, géopolitique etc. etc. c'est vraiment signifiant. C'est vraiment vu comme une forme de mépris et de paresse.
-
Le monsieur à fait des études supérieur, prépa, puis École Navale ... Rien que ça ça devrait être sanctionné par un niveau en langue étrangère correct à l'oral. Parce qu'en vrai vis à vis des autres pays on passe pour des singes au sens propre ... quand nos "élites" n'arrivent pas à tenir une conversation potable en anglais "international" c'est une forme d'étalage de notre paresse, et de notre mépris. Du moins c'est vu comme cela. Après que tu te complaise la dedans pourquoi pas ... mais pour la France c'est particulièrement néfaste.
-
[Union Européenne] nos projets, son futur
g4lly a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/09/le-haut-commissariat-au-plan-propose-un-droit-de-douane-europeen-global-de-30-face-au-rouleau-compresseur-chinois_6665956_3234.html Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan propose un droit de douane européen global de 30 % face au « rouleau compresseur chinois » Dans un rapport publié lundi, l’organisme rattaché à Matignon estime que les mesures ciblées décidées par l’Union européenne sont insuffisantes pour lutter contre la concurrence industrielle de la Chine. Il y a d’abord cet « acteur-clé européen du secteur aéronautique », dont l’identité n’est pas précisée, qui prévient que « le rattrapage chinois [dans son domaine industriel] suit une trajectoire comparable à celle observée dans l’automobile ». Puis cet autre, officiant dans le nucléaire cette fois, qui explique que « les acteurs chinois sont en mesure de construire jusqu’à quatre fois plus rapidement et à des coûts jusqu’à quatre fois inférieurs, à qualité et niveau de sécurité du travail comparables ». Ces deux alertes parmi d’autres figurent dans le rapport publié lundi 9 février par le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan, organisme public rattaché à Matignon, et témoignent de la puissance du « rouleau compresseur » chinois lancé contre l’industrie européenne. Ce document, que Le Monde a pu consulter, met en garde, deux ans après le rapport Draghi publié en septembre 2024, sur l’avenir de la compétitivité européenne et sur la « menace systémique » que représente la stratégie de Pékin pour l’économie de l’Union européenne (UE). « En Europe, on est focalisés ces derniers temps sur les Etats-Unis et on parle beaucoup moins de la Chine. Mais la menace chinoise est là, elle ne doit pas être banalisée et appelle à une prise de conscience nouvelle », explique le haut-commissaire, Clément Beaune. Le bastion industriel allemand menacé La Chine ne concurrence plus seulement les industries traditionnelles à forte main-d’œuvre (textile, biens de consommation bas de gamme, etc.) comme cela a été le cas dans les dernières décennies : la deuxième puissance économique mondiale s’impose désormais dans les secteurs d’innovation et les productions à haute valeur ajoutée comme l’intelligence artificielle, la transition énergétique ou la défense. « Tous les secteurs industriels soulignent un rattrapage voire un dépassement technologique rapide, y compris dans des domaines historiquement dominés par l’Europe (chimie, machines-outils, robotique, nucléaire) », écrit le rapporteur Thomas Grjebine, économiste au Centre français d’étude et de recherche en économie internationale. L’ensemble des économies européennes sont concernées, tant à l’export que sur leurs marchés domestiques. A commencer par le bastion industriel allemand, « le plus exposé à la déferlante chinoise » avec « un tiers de ses exportations et même deux tiers de sa production intérieure directement menacés », précise le rapport. « Notre travail s’adresse surtout aux partenaires européens de la France, à commencer par l’Allemagne qui peut parfois penser que c’est juste un mauvais moment à passer ou une nouvelle crise sectorielle. En réalité, il faut un vrai changement de modèle car nous devons faire face à une menace quasi existentielle », prévient Clément Beaune. Au total, c’est près de la moitié (55 %) de la production manufacturière de l’UE qui se trouve « exposée à une concurrence chinoise difficilement soutenable à moyen terme », selon le rapport. Les écarts de coûts de production entre la Chine et l’Europe sont « en moyenne compris entre 30 % et 40 %, et pouvant dépasser 60 % dans certains segments », précise le texte. Impossible dès lors de rivaliser. Devant une telle situation, « les industriels sont formels : ni la montée en gamme ni les gains de productivité ni les ajustements organisationnels ne peuvent compenser durablement de tels écarts ». Deux options pour « changer de logiciel » Pour protéger son industrie, l’UE a mis en place, ces derniers mois, des mesures antidumping dans l’automobile et les batteries électriques, ou des quotas d’importation dans l’acier et l’aluminium. D’autres plans sont en préparation dans la chimie ou l’accès aux minerais stratégiques. Pour le Haut-Commissariat, ces réponses sont un bon début, mais elles sont insuffisantes car trop sectorielles, « en silos » et « sans articulation d’ensemble ». Même la politique de « préférence européenne », que plusieurs pays dont la France tentent d’imposer dans l’UE, ne répond qu’en partie aux enjeux. « Elle est insuffisante dans la mesure où c’est un instrument de politique industrielle ciblé et sectoriel. Elle doit être complétée par un dispositif plus large car la concurrence chinoise constitue une menace systémique susceptible d’affecter l’ensemble du tissu industriel », explique Thomas Grjebine. Le rapport propose deux « options » pour « changer de logiciel ». La première consiste à mettre en place « l’équivalent d’un droit de douane généralisé de l’ordre de 30 % vis-à-vis de la Chine ». Mais il faut pour cela que l’UE infléchisse sa doctrine libre-échangiste « traditionnellement attachée à une interprétation restrictive du droit commercial international ». La seconde est monétaire et propose de déprécier l’euro « de 20 % à 30 % » par rapport au yuan, afin de « restaurer la compétitivité-prix de l’industrie européenne ». Une option que les auteurs eux-mêmes reconnaissent complexe à mettre en place tant elle soulèverait des réticences des différentes banques centrales mondiales et des États membres de l’UE très divisés sur le sujet. -
Ça s'appelle de la paresse ... si Duolingo est une appli à éviter - comme la plupart des "Applis" d'ailleurs -.
-
Le Burkina Faso
g4lly a répondu à un(e) sujet de Coriace dans Politique etrangère / Relations internationales
Probablement parce que la crainte d'un "empire" islamiste au coeur de l'Afrique est plus forte que la rancoeur envers ceux qui ont rejeté leurs anciens colonisateurs. A chaque fois l'idée c'est de porterla guerre chez l'autre préventivement plutôt que de la laisser risquer de s'étendre plus que ça chez soi. Je ne sais pas a quel point c'est un bon calcul. -
Le Burkina Faso
g4lly a répondu à un(e) sujet de Coriace dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui mais bon tu comprends c'est le régime bamboula qui nous a mis dehors et maintenant c'est le régime uncle Ben's qui.nois demande de l'aide ... -
Note qu'on pourrait faire du tir NLOS en tir direct avec les fleches ... il "suffit" d'un désignation/visée déporté comme un vulgaire mat drone téthérisé. C'est pas plus con de visé depuis un droen à 100m au dessus ... que depuis le viseur tireur ... Ok ca pourrait etre moins précis. Mais imaginons que le drone arrive optiquement à définir une ligne char->élémentRemarquableSurLabarriere->Cible ... il suffirait alors que le viseur tireur aligne l'élément sur la barrière - correspondance d'image toute bête - pour qu'il vise la cible. On peut meme imaginer que ce élément soit produit par le drone, via un point laser à aligner et qui défilerait sur la barriere comme la cible défile derriere. Comme barriere typique. Un petit bois Un grosse haie Un petit pâté de maison Un petite levé de terre Un mur ... On aurait alors un avantage tactique dramatique ... pouvoir tirer des flèches depuis une position masquée, ou contre un ennemi masqué.
-
Israël et voisinage.
g4lly a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Israel mene une guerre chimique au Liban ... en contaminant les terres au glyphosate pour interdire le retour des populations. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/07/le-liban-denonce-une-attaque-israelienne-au-glyphosate-dans-le-sud-du-pays_6665788_3210.html Le Liban dénonce une attaque israélienne au glyphosate dans le sud du pays Selon Beyrouth, du glyphosate à haute concentration a été largué par l’armée israélienne près de la ligne de démarcation entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu. L’épandage de cet herbicide, menaçant la fertilité des sols, pourrait empêcher le retour de la population dans cette zone. Les analyses réalisées par Beyrouth sont formelles : l’armée israélienne a largué par avion du glyphosate à très haute concentration en territoire libanais, près de la ligne de démarcation entre l’Etat hébreu et le pays du Cèdre, dimanche 1er février. Le Liban dénonce une attaque environnementale et prépare une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Les autorités s’inquiètent d’une nouvelle pollution des sols du Liban sud, une région qui reste sous le feu israélien, en violation de l’accord de cessez-le-feu annoncé à la fin de l’année 2024. L’opération n’a rien eu d’un accident. L’armée israélienne avait informé en amont la force des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul) de son intention de pulvériser une « substance chimique non toxique » dans des zones proches de la frontière. Les contingents de la force internationale ont dû s’abriter et interrompre leurs activités pendant plus de neuf heures sur une vaste bande de leur terrain d’action. Des prélèvements ont ensuite été réalisés par l’armée libanaise et la Finul dans les zones touchées, et examinés par un laboratoire privé et un autre relevant du Conseil national de la recherche scientifique au Liban (CNRS-Liban). Les résultats, rendus publics mercredi 4 février, indiquent que certains échantillons recelaient une concentration de glyphosate, herbicide puissant, « entre 20 et 30 fois supérieure aux niveaux habituellement admis », selon un communiqué conjoint du ministère de l’environnement et de celui de l’agriculture. Les deux institutions s’alarment des risques pour la fertilité des sols et la production agricole. « Crime environnemental et sanitaire » Il ne s’agit que d’un début d’analyse. L’étendue de la superficie contaminée n’est pas encore connue, et des équipes doivent se rendre sur le terrain prochainement pour déterminer jusqu’où et à quel degré le largage aérien a fait des dégâts. Mais le taux élevé de glyphosate concerne au moins deux villages frontaliers, Ras Naqoura et Aïta El-Chaab, distants d’une vingtaine de kilomètres. « Selon des habitants, la couverture verte a déjà jauni sous le coup du glyphosate », explique au Monde Tamara El-Zein, ministre de l’environnement. Le président, Joseph Aoun, a dénoncé, mercredi, une « violation flagrante de la souveraineté libanaise » et un « crime environnemental et sanitaire ». Le Liban a déjà porté plainte à plusieurs reprises contre Israël auprès des Nations unies pour avoir mené des attaques au phosphore blanc contre son territoire, depuis octobre 2023. A cette date, en signe de solidarité avec le Hamas à Gaza, le Hezbollah avait commencé à tirer des roquettes sur l’Etat hébreu. Ce conflit de basse intensité avait dégénéré en une guerre totale le 23 septembre 2024, à l’initiative d’Israël. Un cessez-le-feu a ensuite été décrété, le 27 novembre 2024, mais l’Etat hébreu a poursuivi les hostilités. La pulvérisation de glyphosate de dimanche est « une violation des lois internationales » et « vise à supprimer la couverture végétale sous des prétextes sécuritaires, et, vu la concentration en glyphosate, à interdire aux habitants du Sud de cultiver leurs terres pendant au moins les six prochains mois », accuse la ministre Tamara El-Zein. La zone frontalière est déjà sinistrée, en raison de la destruction massive des villages et de mesures d’intimidations quotidiennes (drones, bombes assourdissantes, tirs…). Le ministère de l’environnement et le CNRS-Liban s’apprêtent à publier un rapport qui met en lumière les atteintes aux sols et à l’écosystème engendrées par les frappes israéliennes au Liban. Outre les effets du recours au phosphore blanc, celui-ci souligne la saturation de sols par des métaux lourds causée par les bombardements. Le média en ligne Mégaphone évoque un « écocide » et estime que l’Etat hébreu cherche à déplacer les agriculteurs et à créer des « zones stériles » près de la frontière pour mieux les surveiller. « Contraire à la résolution 1701 » L’épandage en territoire libanais de dimanche n’est pas le premier : au début de l’année 2025, des avions de l’armée israélienne avaient « largué des substances dans les mêmes zones [que celles atteintes le 1er février] », selon Kandice Ardiel, porte-parole de la Finul. Les militaires israéliens avaient alors indiqué aux casques bleus qu’il s’agissait d’un « défoliant ». La Finul a condamné le largage comme « inacceptable et contraire à la résolution 1701 », texte onusien qui avait mis fin au précédent conflit de 2006 entre Israël et le Hezbollah. Elle s’est notamment alarmée de l’impact de cette mesure « sur le retour à long terme des civils et sur leurs moyens de subsistance ». La reprise d’une vie normale reste impossible pour les habitants du Liban sud, où Israël continue sa guerre, en disant viser le Hezbollah. Selon le Haut-Commissariat des droits de l’homme des Nations unies, au moins 130 civils ont été tués au Liban depuis le prétendu cessez-le-feu. L’ONG Norwegian Refugee Council a dénoncé, jeudi, une « augmentation » des attaques aériennes israéliennes, qui « créent une atmosphère de peur et d’incertitude pour les civils ». -
[SpaceX] Programme Starship et autres innovations
g4lly a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Engins spatiaux, Espace...
En vrai les USA craignent que la Chine contrôle la Lune de manière plus ambitieuse que prévu... Il y a déjà des constellations de satellites GNSS et communication prévu en orbite lunaire par exemple. Ainsi que probablement des satellites de surveillance même si c'est plus discret sur ce point. On ne sait pas trop si la Chine sur vend son projet ou pas ... Mais ça inquiète les USA de se pointer avec du retard pour là colonisation.- 4 295 réponses
-
- 1
-
-
Israël et voisinage.
g4lly a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Israel mene une guerre chimique au Liban ... en contaminant les terres au glyphosate pour interdire le retour des populations. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/07/le-liban-denonce-une-attaque-israelienne-au-glyphosate-dans-le-sud-du-pays_6665788_3210.html Le Liban dénonce une attaque israélienne au glyphosate dans le sud du pays Selon Beyrouth, du glyphosate à haute concentration a été largué par l’armée israélienne près de la ligne de démarcation entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu. L’épandage de cet herbicide, menaçant la fertilité des sols, pourrait empêcher le retour de la population dans cette zone. Les analyses réalisées par Beyrouth sont formelles : l’armée israélienne a largué par avion du glyphosate à très haute concentration en territoire libanais, près de la ligne de démarcation entre l’Etat hébreu et le pays du Cèdre, dimanche 1er février. Le Liban dénonce une attaque environnementale et prépare une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Les autorités s’inquiètent d’une nouvelle pollution des sols du Liban sud, une région qui reste sous le feu israélien, en violation de l’accord de cessez-le-feu annoncé à la fin de l’année 2024. L’opération n’a rien eu d’un accident. L’armée israélienne avait informé en amont la force des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul) de son intention de pulvériser une « substance chimique non toxique » dans des zones proches de la frontière. Les contingents de la force internationale ont dû s’abriter et interrompre leurs activités pendant plus de neuf heures sur une vaste bande de leur terrain d’action. Des prélèvements ont ensuite été réalisés par l’armée libanaise et la Finul dans les zones touchées, et examinés par un laboratoire privé et un autre relevant du Conseil national de la recherche scientifique au Liban (CNRS-Liban). Les résultats, rendus publics mercredi 4 février, indiquent que certains échantillons recelaient une concentration de glyphosate, herbicide puissant, « entre 20 et 30 fois supérieure aux niveaux habituellement admis », selon un communiqué conjoint du ministère de l’environnement et de celui de l’agriculture. Les deux institutions s’alarment des risques pour la fertilité des sols et la production agricole. « Crime environnemental et sanitaire » Il ne s’agit que d’un début d’analyse. L’étendue de la superficie contaminée n’est pas encore connue, et des équipes doivent se rendre sur le terrain prochainement pour déterminer jusqu’où et à quel degré le largage aérien a fait des dégâts. Mais le taux élevé de glyphosate concerne au moins deux villages frontaliers, Ras Naqoura et Aïta El-Chaab, distants d’une vingtaine de kilomètres. « Selon des habitants, la couverture verte a déjà jauni sous le coup du glyphosate », explique au Monde Tamara El-Zein, ministre de l’environnement. Le président, Joseph Aoun, a dénoncé, mercredi, une « violation flagrante de la souveraineté libanaise » et un « crime environnemental et sanitaire ». Le Liban a déjà porté plainte à plusieurs reprises contre Israël auprès des Nations unies pour avoir mené des attaques au phosphore blanc contre son territoire, depuis octobre 2023. A cette date, en signe de solidarité avec le Hamas à Gaza, le Hezbollah avait commencé à tirer des roquettes sur l’Etat hébreu. Ce conflit de basse intensité avait dégénéré en une guerre totale le 23 septembre 2024, à l’initiative d’Israël. Un cessez-le-feu a ensuite été décrété, le 27 novembre 2024, mais l’Etat hébreu a poursuivi les hostilités. La pulvérisation de glyphosate de dimanche est « une violation des lois internationales » et « vise à supprimer la couverture végétale sous des prétextes sécuritaires, et, vu la concentration en glyphosate, à interdire aux habitants du Sud de cultiver leurs terres pendant au moins les six prochains mois », accuse la ministre Tamara El-Zein. La zone frontalière est déjà sinistrée, en raison de la destruction massive des villages et de mesures d’intimidations quotidiennes (drones, bombes assourdissantes, tirs…). Le ministère de l’environnement et le CNRS-Liban s’apprêtent à publier un rapport qui met en lumière les atteintes aux sols et à l’écosystème engendrées par les frappes israéliennes au Liban. Outre les effets du recours au phosphore blanc, celui-ci souligne la saturation de sols par des métaux lourds causée par les bombardements. Le média en ligne Mégaphone évoque un « écocide » et estime que l’Etat hébreu cherche à déplacer les agriculteurs et à créer des « zones stériles » près de la frontière pour mieux les surveiller. « Contraire à la résolution 1701 » L’épandage en territoire libanais de dimanche n’est pas le premier : au début de l’année 2025, des avions de l’armée israélienne avaient « largué des substances dans les mêmes zones [que celles atteintes le 1er février] », selon Kandice Ardiel, porte-parole de la Finul. Les militaires israéliens avaient alors indiqué aux casques bleus qu’il s’agissait d’un « défoliant ». La Finul a condamné le largage comme « inacceptable et contraire à la résolution 1701 », texte onusien qui avait mis fin au précédent conflit de 2006 entre Israël et le Hezbollah. Elle s’est notamment alarmée de l’impact de cette mesure « sur le retour à long terme des civils et sur leurs moyens de subsistance ». La reprise d’une vie normale reste impossible pour les habitants du Liban sud, où Israël continue sa guerre, en disant viser le Hezbollah. Selon le Haut-Commissariat des droits de l’homme des Nations unies, au moins 130 civils ont été tués au Liban depuis le prétendu cessez-le-feu. L’ONG Norwegian Refugee Council a dénoncé, jeudi, une « augmentation » des attaques aériennes israéliennes, qui « créent une atmosphère de peur et d’incertitude pour les civils ». -
Israël et voisinage.
g4lly a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Israel mene une guerre chimique au Liban ... en contaminant les terres au glyphosate pour interdire le retour des populations. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/07/le-liban-denonce-une-attaque-israelienne-au-glyphosate-dans-le-sud-du-pays_6665788_3210.html Le Liban dénonce une attaque israélienne au glyphosate dans le sud du pays Selon Beyrouth, du glyphosate à haute concentration a été largué par l’armée israélienne près de la ligne de démarcation entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu. L’épandage de cet herbicide, menaçant la fertilité des sols, pourrait empêcher le retour de la population dans cette zone. Les analyses réalisées par Beyrouth sont formelles : l’armée israélienne a largué par avion du glyphosate à très haute concentration en territoire libanais, près de la ligne de démarcation entre l’Etat hébreu et le pays du Cèdre, dimanche 1er février. Le Liban dénonce une attaque environnementale et prépare une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Les autorités s’inquiètent d’une nouvelle pollution des sols du Liban sud, une région qui reste sous le feu israélien, en violation de l’accord de cessez-le-feu annoncé à la fin de l’année 2024. L’opération n’a rien eu d’un accident. L’armée israélienne avait informé en amont la force des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul) de son intention de pulvériser une « substance chimique non toxique » dans des zones proches de la frontière. Les contingents de la force internationale ont dû s’abriter et interrompre leurs activités pendant plus de neuf heures sur une vaste bande de leur terrain d’action. Des prélèvements ont ensuite été réalisés par l’armée libanaise et la Finul dans les zones touchées, et examinés par un laboratoire privé et un autre relevant du Conseil national de la recherche scientifique au Liban (CNRS-Liban). Les résultats, rendus publics mercredi 4 février, indiquent que certains échantillons recelaient une concentration de glyphosate, herbicide puissant, « entre 20 et 30 fois supérieure aux niveaux habituellement admis », selon un communiqué conjoint du ministère de l’environnement et de celui de l’agriculture. Les deux institutions s’alarment des risques pour la fertilité des sols et la production agricole. « Crime environnemental et sanitaire » Il ne s’agit que d’un début d’analyse. L’étendue de la superficie contaminée n’est pas encore connue, et des équipes doivent se rendre sur le terrain prochainement pour déterminer jusqu’où et à quel degré le largage aérien a fait des dégâts. Mais le taux élevé de glyphosate concerne au moins deux villages frontaliers, Ras Naqoura et Aïta El-Chaab, distants d’une vingtaine de kilomètres. « Selon des habitants, la couverture verte a déjà jauni sous le coup du glyphosate », explique au Monde Tamara El-Zein, ministre de l’environnement. Le président, Joseph Aoun, a dénoncé, mercredi, une « violation flagrante de la souveraineté libanaise » et un « crime environnemental et sanitaire ». Le Liban a déjà porté plainte à plusieurs reprises contre Israël auprès des Nations unies pour avoir mené des attaques au phosphore blanc contre son territoire, depuis octobre 2023. A cette date, en signe de solidarité avec le Hamas à Gaza, le Hezbollah avait commencé à tirer des roquettes sur l’Etat hébreu. Ce conflit de basse intensité avait dégénéré en une guerre totale le 23 septembre 2024, à l’initiative d’Israël. Un cessez-le-feu a ensuite été décrété, le 27 novembre 2024, mais l’Etat hébreu a poursuivi les hostilités. La pulvérisation de glyphosate de dimanche est « une violation des lois internationales » et « vise à supprimer la couverture végétale sous des prétextes sécuritaires, et, vu la concentration en glyphosate, à interdire aux habitants du Sud de cultiver leurs terres pendant au moins les six prochains mois », accuse la ministre Tamara El-Zein. La zone frontalière est déjà sinistrée, en raison de la destruction massive des villages et de mesures d’intimidations quotidiennes (drones, bombes assourdissantes, tirs…). Le ministère de l’environnement et le CNRS-Liban s’apprêtent à publier un rapport qui met en lumière les atteintes aux sols et à l’écosystème engendrées par les frappes israéliennes au Liban. Outre les effets du recours au phosphore blanc, celui-ci souligne la saturation de sols par des métaux lourds causée par les bombardements. Le média en ligne Mégaphone évoque un « écocide » et estime que l’Etat hébreu cherche à déplacer les agriculteurs et à créer des « zones stériles » près de la frontière pour mieux les surveiller. « Contraire à la résolution 1701 » L’épandage en territoire libanais de dimanche n’est pas le premier : au début de l’année 2025, des avions de l’armée israélienne avaient « largué des substances dans les mêmes zones [que celles atteintes le 1er février] », selon Kandice Ardiel, porte-parole de la Finul. Les militaires israéliens avaient alors indiqué aux casques bleus qu’il s’agissait d’un « défoliant ». La Finul a condamné le largage comme « inacceptable et contraire à la résolution 1701 », texte onusien qui avait mis fin au précédent conflit de 2006 entre Israël et le Hezbollah. Elle s’est notamment alarmée de l’impact de cette mesure « sur le retour à long terme des civils et sur leurs moyens de subsistance ». La reprise d’une vie normale reste impossible pour les habitants du Liban sud, où Israël continue sa guerre, en disant viser le Hezbollah. Selon le Haut-Commissariat des droits de l’homme des Nations unies, au moins 130 civils ont été tués au Liban depuis le prétendu cessez-le-feu. L’ONG Norwegian Refugee Council a dénoncé, jeudi, une « augmentation » des attaques aériennes israéliennes, qui « créent une atmosphère de peur et d’incertitude pour les civils ». -
Israël et voisinage.
g4lly a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Israel mene une guerre chimique au Liban ... en contaminant les terres au glyphosate pour interdire le retour des populations. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/07/le-liban-denonce-une-attaque-israelienne-au-glyphosate-dans-le-sud-du-pays_6665788_3210.html Le Liban dénonce une attaque israélienne au glyphosate dans le sud du pays Selon Beyrouth, du glyphosate à haute concentration a été largué par l’armée israélienne près de la ligne de démarcation entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu. L’épandage de cet herbicide, menaçant la fertilité des sols, pourrait empêcher le retour de la population dans cette zone. Les analyses réalisées par Beyrouth sont formelles : l’armée israélienne a largué par avion du glyphosate à très haute concentration en territoire libanais, près de la ligne de démarcation entre l’Etat hébreu et le pays du Cèdre, dimanche 1er février. Le Liban dénonce une attaque environnementale et prépare une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Les autorités s’inquiètent d’une nouvelle pollution des sols du Liban sud, une région qui reste sous le feu israélien, en violation de l’accord de cessez-le-feu annoncé à la fin de l’année 2024. L’opération n’a rien eu d’un accident. L’armée israélienne avait informé en amont la force des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul) de son intention de pulvériser une « substance chimique non toxique » dans des zones proches de la frontière. Les contingents de la force internationale ont dû s’abriter et interrompre leurs activités pendant plus de neuf heures sur une vaste bande de leur terrain d’action. Des prélèvements ont ensuite été réalisés par l’armée libanaise et la Finul dans les zones touchées, et examinés par un laboratoire privé et un autre relevant du Conseil national de la recherche scientifique au Liban (CNRS-Liban). Les résultats, rendus publics mercredi 4 février, indiquent que certains échantillons recelaient une concentration de glyphosate, herbicide puissant, « entre 20 et 30 fois supérieure aux niveaux habituellement admis », selon un communiqué conjoint du ministère de l’environnement et de celui de l’agriculture. Les deux institutions s’alarment des risques pour la fertilité des sols et la production agricole. « Crime environnemental et sanitaire » Il ne s’agit que d’un début d’analyse. L’étendue de la superficie contaminée n’est pas encore connue, et des équipes doivent se rendre sur le terrain prochainement pour déterminer jusqu’où et à quel degré le largage aérien a fait des dégâts. Mais le taux élevé de glyphosate concerne au moins deux villages frontaliers, Ras Naqoura et Aïta El-Chaab, distants d’une vingtaine de kilomètres. « Selon des habitants, la couverture verte a déjà jauni sous le coup du glyphosate », explique au Monde Tamara El-Zein, ministre de l’environnement. Le président, Joseph Aoun, a dénoncé, mercredi, une « violation flagrante de la souveraineté libanaise » et un « crime environnemental et sanitaire ». Le Liban a déjà porté plainte à plusieurs reprises contre Israël auprès des Nations unies pour avoir mené des attaques au phosphore blanc contre son territoire, depuis octobre 2023. A cette date, en signe de solidarité avec le Hamas à Gaza, le Hezbollah avait commencé à tirer des roquettes sur l’Etat hébreu. Ce conflit de basse intensité avait dégénéré en une guerre totale le 23 septembre 2024, à l’initiative d’Israël. Un cessez-le-feu a ensuite été décrété, le 27 novembre 2024, mais l’Etat hébreu a poursuivi les hostilités. La pulvérisation de glyphosate de dimanche est « une violation des lois internationales » et « vise à supprimer la couverture végétale sous des prétextes sécuritaires, et, vu la concentration en glyphosate, à interdire aux habitants du Sud de cultiver leurs terres pendant au moins les six prochains mois », accuse la ministre Tamara El-Zein. La zone frontalière est déjà sinistrée, en raison de la destruction massive des villages et de mesures d’intimidations quotidiennes (drones, bombes assourdissantes, tirs…). Le ministère de l’environnement et le CNRS-Liban s’apprêtent à publier un rapport qui met en lumière les atteintes aux sols et à l’écosystème engendrées par les frappes israéliennes au Liban. Outre les effets du recours au phosphore blanc, celui-ci souligne la saturation de sols par des métaux lourds causée par les bombardements. Le média en ligne Mégaphone évoque un « écocide » et estime que l’Etat hébreu cherche à déplacer les agriculteurs et à créer des « zones stériles » près de la frontière pour mieux les surveiller. « Contraire à la résolution 1701 » L’épandage en territoire libanais de dimanche n’est pas le premier : au début de l’année 2025, des avions de l’armée israélienne avaient « largué des substances dans les mêmes zones [que celles atteintes le 1er février] », selon Kandice Ardiel, porte-parole de la Finul. Les militaires israéliens avaient alors indiqué aux casques bleus qu’il s’agissait d’un « défoliant ». La Finul a condamné le largage comme « inacceptable et contraire à la résolution 1701 », texte onusien qui avait mis fin au précédent conflit de 2006 entre Israël et le Hezbollah. Elle s’est notamment alarmée de l’impact de cette mesure « sur le retour à long terme des civils et sur leurs moyens de subsistance ». La reprise d’une vie normale reste impossible pour les habitants du Liban sud, où Israël continue sa guerre, en disant viser le Hezbollah. Selon le Haut-Commissariat des droits de l’homme des Nations unies, au moins 130 civils ont été tués au Liban depuis le prétendu cessez-le-feu. L’ONG Norwegian Refugee Council a dénoncé, jeudi, une « augmentation » des attaques aériennes israéliennes, qui « créent une atmosphère de peur et d’incertitude pour les civils ». -
Israël et voisinage.
g4lly a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Israel mene une guerre chimique au Liban ... en contaminant les terres au glyphosate pour interdire le retour des populations. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/07/le-liban-denonce-une-attaque-israelienne-au-glyphosate-dans-le-sud-du-pays_6665788_3210.html Le Liban dénonce une attaque israélienne au glyphosate dans le sud du pays Selon Beyrouth, du glyphosate à haute concentration a été largué par l’armée israélienne près de la ligne de démarcation entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu. L’épandage de cet herbicide, menaçant la fertilité des sols, pourrait empêcher le retour de la population dans cette zone. Les analyses réalisées par Beyrouth sont formelles : l’armée israélienne a largué par avion du glyphosate à très haute concentration en territoire libanais, près de la ligne de démarcation entre l’Etat hébreu et le pays du Cèdre, dimanche 1er février. Le Liban dénonce une attaque environnementale et prépare une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Les autorités s’inquiètent d’une nouvelle pollution des sols du Liban sud, une région qui reste sous le feu israélien, en violation de l’accord de cessez-le-feu annoncé à la fin de l’année 2024. L’opération n’a rien eu d’un accident. L’armée israélienne avait informé en amont la force des Nations unies déployée dans le sud du Liban (Finul) de son intention de pulvériser une « substance chimique non toxique » dans des zones proches de la frontière. Les contingents de la force internationale ont dû s’abriter et interrompre leurs activités pendant plus de neuf heures sur une vaste bande de leur terrain d’action. Des prélèvements ont ensuite été réalisés par l’armée libanaise et la Finul dans les zones touchées, et examinés par un laboratoire privé et un autre relevant du Conseil national de la recherche scientifique au Liban (CNRS-Liban). Les résultats, rendus publics mercredi 4 février, indiquent que certains échantillons recelaient une concentration de glyphosate, herbicide puissant, « entre 20 et 30 fois supérieure aux niveaux habituellement admis », selon un communiqué conjoint du ministère de l’environnement et de celui de l’agriculture. Les deux institutions s’alarment des risques pour la fertilité des sols et la production agricole. « Crime environnemental et sanitaire » Il ne s’agit que d’un début d’analyse. L’étendue de la superficie contaminée n’est pas encore connue, et des équipes doivent se rendre sur le terrain prochainement pour déterminer jusqu’où et à quel degré le largage aérien a fait des dégâts. Mais le taux élevé de glyphosate concerne au moins deux villages frontaliers, Ras Naqoura et Aïta El-Chaab, distants d’une vingtaine de kilomètres. « Selon des habitants, la couverture verte a déjà jauni sous le coup du glyphosate », explique au Monde Tamara El-Zein, ministre de l’environnement. Le président, Joseph Aoun, a dénoncé, mercredi, une « violation flagrante de la souveraineté libanaise » et un « crime environnemental et sanitaire ». Le Liban a déjà porté plainte à plusieurs reprises contre Israël auprès des Nations unies pour avoir mené des attaques au phosphore blanc contre son territoire, depuis octobre 2023. A cette date, en signe de solidarité avec le Hamas à Gaza, le Hezbollah avait commencé à tirer des roquettes sur l’Etat hébreu. Ce conflit de basse intensité avait dégénéré en une guerre totale le 23 septembre 2024, à l’initiative d’Israël. Un cessez-le-feu a ensuite été décrété, le 27 novembre 2024, mais l’Etat hébreu a poursuivi les hostilités. La pulvérisation de glyphosate de dimanche est « une violation des lois internationales » et « vise à supprimer la couverture végétale sous des prétextes sécuritaires, et, vu la concentration en glyphosate, à interdire aux habitants du Sud de cultiver leurs terres pendant au moins les six prochains mois », accuse la ministre Tamara El-Zein. La zone frontalière est déjà sinistrée, en raison de la destruction massive des villages et de mesures d’intimidations quotidiennes (drones, bombes assourdissantes, tirs…). Le ministère de l’environnement et le CNRS-Liban s’apprêtent à publier un rapport qui met en lumière les atteintes aux sols et à l’écosystème engendrées par les frappes israéliennes au Liban. Outre les effets du recours au phosphore blanc, celui-ci souligne la saturation de sols par des métaux lourds causée par les bombardements. Le média en ligne Mégaphone évoque un « écocide » et estime que l’Etat hébreu cherche à déplacer les agriculteurs et à créer des « zones stériles » près de la frontière pour mieux les surveiller. « Contraire à la résolution 1701 » L’épandage en territoire libanais de dimanche n’est pas le premier : au début de l’année 2025, des avions de l’armée israélienne avaient « largué des substances dans les mêmes zones [que celles atteintes le 1er février] », selon Kandice Ardiel, porte-parole de la Finul. Les militaires israéliens avaient alors indiqué aux casques bleus qu’il s’agissait d’un « défoliant ». La Finul a condamné le largage comme « inacceptable et contraire à la résolution 1701 », texte onusien qui avait mis fin au précédent conflit de 2006 entre Israël et le Hezbollah. Elle s’est notamment alarmée de l’impact de cette mesure « sur le retour à long terme des civils et sur leurs moyens de subsistance ». La reprise d’une vie normale reste impossible pour les habitants du Liban sud, où Israël continue sa guerre, en disant viser le Hezbollah. Selon le Haut-Commissariat des droits de l’homme des Nations unies, au moins 130 civils ont été tués au Liban depuis le prétendu cessez-le-feu. L’ONG Norwegian Refugee Council a dénoncé, jeudi, une « augmentation » des attaques aériennes israéliennes, qui « créent une atmosphère de peur et d’incertitude pour les civils ».