Rivelo Posté(e) hier à 19:53 Share Posté(e) hier à 19:53 1 hour ago, olivier lsb said: Au demeurant, le WSJ vient de publier un long article détaillant ce qui crève les yeux un peu plus chaque jour: les états-unis veulent reprendre le business au plus vite, la CIA est totalement court-circuitée, seuls les affairistes les mieux introduits à la Maison Blanche, peuvent espérer leur part. Ceci entraine les entreprises à soutenir la financièrement ou politiquement la galaxie MAGA. La dernière citation m'a fait lever un sourcil : Quote According to the WSJ, "In the days after [the Alaska peace talks in August 2025], a European intelligence agency distributed a hard-copy report in a manila envelope to some of the continent’s most senior national security officials, who were shocked by the contents." On ne sait toujours pas qui a intercepté et leaké la conversation de Witkoff. Peut-être là-aussi un bon samaritain européen ? OSS 117 ou James Bond ?? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ksimodo Posté(e) hier à 19:57 Share Posté(e) hier à 19:57 il y a 13 minutes, herciv a dit : Tu oublis la structure qui se met en place pour les Brics. une structure qui se met en place, ça s'appelle au mieux une Licorne ( 99 % meurent sous qq années ). A date, il y en 3 qui sont pas des licornes hypothétiques. C'est totalement HS sur le sujet, de fait. Et je suis à peu prés certain que Moscou ( ou un autre membre BRICS ) n'y versera pas 200 Mds d'un coup d'un seul avant qq années. Avant de spéculer sur l'avenir, il y a le présent immédiat. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) hier à 19:57 Share Posté(e) hier à 19:57 il y a 56 minutes, ksimodo a dit : Concurrence féroce ? Tu n'as pas tout suivi !!!!!! J'ai déjà dit, je répète pour toi. On n'est pas dans la banque d'affaire, façon quasi vulgaire façon Rothschild ou d'autres. Il existe 3 structure dans le MONDE à ce niveau. Euroclear en Belgique, une au Lux, et une aux USA. SIX Swiss Exchange, Clearstream Banking SA ... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
olivier lsb Posté(e) hier à 20:20 Share Posté(e) hier à 20:20 (modifié) Il y a 2 heures, Rivelo a dit : La dernière citation m'a fait lever un sourcil : On ne sait toujours pas qui a intercepté et leaké la conversation de Witkoff. Peut-être là-aussi un bon samaritain européen ? OSS 117 ou James Bond ?? Si tu enlèves les "petites" agences, celles dont les autorités politiques sont très proches des US, celles qui sont cornaquées par la communauté du renseignement américain, ça diminue sacrément la liste des usual suspect. Pour l'anecdote, les notes jaune pâle ("report in a manila envelope"), c'est la couleur des rapports de la direction du renseignement de la DGSE à destination de l'Elysée, le bleu étant la couleur attribuée à la DGSI. Une signature implicite dans l'article ? Modifié il y a 21 heures par olivier lsb 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
olivier lsb Posté(e) hier à 20:29 Share Posté(e) hier à 20:29 (modifié) Il y a 3 heures, Akhilleus a dit : Le "pauvre" Entre russes et américains ... rien que ça Un gars quelconque donc, dépassé par l'ampleur de la tache et qui pour se faire sécréter des endorphines aurait tapé près de 100 millions dans la caisse (d'aides européennes soit dit en passant) Quand à faire passer les US pour des empécheurs de tourner en rond, la mémoire est courte et l'Alzheimer précoce, ces mêmes américains s'étant plaints plus d'une foi (lire au moins quelques dizaines de fois) de l'absence de transparence ukrainienne sur - le devenir de certains équipements/armes -le devenir/circuit/bénéficiaire final de certaines aides financières -la non remontée d'info (ou alors caviardées/arrangées) que ce soit au niveau politique, tactique ou opérationnel -la non remontée de datas stratégiques d'évaluation des capacités combatives de l'Ukraine et j'en passe Il n'est ni inculpé ni poursuivi, donc t'inventes tout en mettant bout à bout des mots clés. Quitte à dénoncer la corruption en Ukraine, qui fait le ménage et apure le système, autant être précis et factuel puisqu'il existe un parquet anticorruption qui fait son job: t'aurais pu faire l'effort de citer Ernogatom et Timour Minditch, actuellement en fuite. Modifié il y a 21 heures par olivier lsb 1 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
pascal Posté(e) il y a 23 heures Share Posté(e) il y a 23 heures On évite de monter dans les tours On quitte le secteur bancaire Merci Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akhilleus Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures Il y a 1 heure, olivier lsb a dit : Il n'est ni inculpé ni poursuivi, donc t'inventes tout en mettant bout à bout des mots clés. Quitte à dénoncer la corruption en Ukraine, qui fait ménage et apure le système, autant être précis et factuel puisqu'il existe un parquet anticorruption qui fait son job: t'aurais pu au moins faire l'effort de citer Ernogatom et Timour Minditch, actuellement en fuite. Ni inculpé (ca va prendre du temps si ca arrive un jour dans un système disons peut opérationnel au niveau judiciaire) ni poursuivi (pas encore en tout cas) pour l'instant Et ce ne sera peut etre jamais le cas vu ce qu'est le système judiciaire ukrainien (déjà qu'en France, pour un politique de haut vol c'est toute les morts de pape avec tape sur les doigts et retour au sérail après une séance yaourt aux fraises) Il est par contre fortement soupçonné d'être lié à plusieurs affaires de corruption Pas un peu, pas de loin, fortement soupçonné (avec visiblement des charges notamment des enregistrements) Et pour info son domicile et divers de ses bureaux ont été perquisitionnés Alors inutile de le faire passer pour un lapereau de 6 semaines. Il en est peut etre un (avec la même proba que je sois danseuse étoile), il n'est peut etre pas impliqué dans cette enveloppe detournée (marché de l'energie) mais il y'a pas mal de faisceaux convergents qui laissent à penser que c'est le cas Quant au parquet anticorruption c'est effectivement une bonne chose (la mauvaise chose c'est que la présidence, Z et Y ayant essayé de creuver la structure il y'a quelques mois, on se demande bien pourquoi, surtout si les deux étaient blancs comme des perdrix des neiges) Va falloir que tu le digères une bonne fois pour toute : l'Ukraine est un pays corrompu jusqu'à la moelle, de bas (le flic) en haut (la présidence ou les aéropages qui tournent autour).... habitude soviétique qui n'a pas disparu. La structure du parquet NABU est très bien, ca met un coup de pied dans la fourmilière. On va attendre de voir ce qu'il y'a encore à sortir (parceque ce n'est pas le seul truc à écluser, le secteur de la santé en est un, y'a pas deux mois, une haute responsable régionale a sauté, ca a moins fait les titres que Yermak mais c'est assez symptomatique) 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ksimodo Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures il y a une heure, pascal a dit : On quitte le secteur bancaire Quand le topic est géopo et économique, c'est pas évident de zapper les "banques" sur le second point, ou alors faut changer le titre du topic. Et puis d'ailleurs on ne parle pas vraiment de banque. Ni celle de Madame Michu, ni la banque d'affaire du notable du coin ni encore celle de la multinationale du pays. On parle d'un dépositaire international de titres. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Alexis Posté(e) il y a 11 heures C’est un message populaire. Share Posté(e) il y a 11 heures Il y a 10 heures, Akhilleus a dit : Va falloir que tu le digères une bonne fois pour toute : l'Ukraine est un pays corrompu jusqu'à la moelle, de bas (le flic) en haut (la présidence ou les aéropages qui tournent autour).... habitude soviétique qui n'a pas disparu. La structure du parquet NABU est très bien, ca met un coup de pied dans la fourmilière. On va attendre de voir ce qu'il y'a encore à sortir (parceque ce n'est pas le seul truc à écluser, le secteur de la santé en est un, y'a pas deux mois, une haute responsable régionale a sauté, ca a moins fait les titres que Yermak mais c'est assez symptomatique) Ce n'est pas une surprise je dirais. Et oui il faut bien accepter les faits Cela dit, comparé au sujet de la guerre d'Ukraine, comparé à l'enjeu du maintien de l'indépendance ou de la soumission à un conquérant d'un pays entier, la corruption endémique en Ukraine est objectivement un petit sujet, du moins un sujet très secondaire Tous les pays ont leurs problèmes, parfois bien installés. Nous avons les nôtres, comme tout le monde. L'Ukraine a les siens, comme tout le monde, y compris dans leur cas l'étendue de la corruption. Si la France était envahie, nos autres problèmes - sur lesquels nous devons travailler en temps de paix évidemment ! - passeraient au second si ce n'est au quinzième plan Les Ukrainiens peuvent traiter leurs corrompus comme ils le souhaitent. S'ils décidaient de passer en mode 1793 et d'installer une guillotine sur la place Maïdan à Kiev, je n'y verrais personnellement rien à redire (si la corruption faisait partie des principaux problèmes de la France, et si nous étions envahis, je serais prêt à actionner la guillotine moi-même !) En tout cas c'est leur affaire interne L'important pour eux (évidemment) et pour nous aussi Français (indirectement) c'est qu'ils parviennent à éviter l'effondrement militaire qui les menace. Ce qui nécessite(rait) un soutien militaire beaucoup plus important de notre part, de la part des principaux pays européens producteurs d'armes Le sujet de la corruption en Ukraine est très secondaire par rapport à celui-là 1 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
jean-françois Posté(e) il y a 11 heures Share Posté(e) il y a 11 heures sauf quand la corruption touche à la guerre, justement. Entre les possibles détournements de fond étrangers, les détournements d'armes pour revente ailleurs, les personnes qui se font payer pour signer des exemptions pour ne pas aller sur le front, etc ...., ça a un impact potentiellement non négligeable, même si difficile à quantifier exactement 1 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures https://www.foreignaffairs.com/united-states/victory-ukraines-only-true-path-peace (11 janvier 2024) Anders Fogh Rasmussen et Andriy Yermak La victoire est la seule voie véritable vers la paix pour l'Ukraine : l'adhésion à l'UE et à l'OTAN est le seul moyen d'assurer une sécurité durable Pour l'Ukraine, le 14 décembre a été marqué par deux événements contrastés. À Bruxelles, les dirigeants de l'Union européenne ont pris la décision historique d'ouvrir des négociations avec l'Ukraine en vue de son adhésion à l'organisation. Pour des millions d'Ukrainiens, ce fut un moment d'espoir pour un avenir meilleur après des années de guerre et de difficultés. Le message était clair : l'Ukraine a sa place au cœur de l'Europe. Cette vision de l'avenir de l'Ukraine ne pouvait être plus différente de celle décrite par le président russe Vladimir Poutine à Moscou le même jour. Répondant à des questions présélectionnées par des journalistes et des citoyens triés sur le volet, Poutine a insisté lors d'une conférence de presse télévisée sur le fait que les objectifs politiques et militaires de la Russie n'avaient pas changé depuis le début de la guerre. Il a clairement indiqué que la Russie n'avait aucun intérêt pour la paix, mais uniquement pour l'asservissement de l'Ukraine. La mise en scène orchestrée par Poutine a révélé la réalité de la Russie moderne : un régime fondé non pas sur la légitimité démocratique, mais sur des mensonges et un nationalisme militariste, et un gouvernement qui s'appuie sur des conflits extérieurs pour détourner l'attention de ses échecs internes. Alors que Poutine poursuit une guerre longue, le président ukrainien Volodymyr Zelensky œuvre pour une paix durable. Les conséquences de l'invasion russe ayant été mondiales, allant de la flambée des coûts énergétiques à des pénuries alimentaires, les responsables ukrainiens ont collaboré avec leurs homologues de plus de 80 pays afin de mettre en œuvre la « formule de paix » de l'Ukraine, un plan en 10 points proposé pour la première fois par Zelensky en novembre 2022. Le 14 janvier, les conseillers à la sécurité nationale des dirigeants de ces pays se réuniront pour la quatrième fois à Davos, en Suisse, afin de continuer à élaborer un cadre pour une paix durable et globale. Nous pensons que tous les pays civilisés du monde devraient soutenir cette initiative. Tant que Poutine sera au pouvoir, la Russie continuera de menacer non seulement l'Ukraine, mais aussi la sécurité de toute l'Europe. Il est donc essentiel que le monde démocratique veille à ce qu'une Ukraine libre et indépendante prévale. Pour ce faire, il doit mettre en place l'architecture de sécurité nécessaire pour dissuader une Russie militariste et impérialiste. Si Poutine voit l'Occident s'engager fermement envers l'Ukraine, par le biais d'une aide militaire, de l'adhésion à l'UE et de l'adhésion à l'OTAN, il comprendra enfin qu'il ne peut pas survivre à Kiev. Ce n'est qu'alors qu'une paix durable sera possible. Pour parvenir à une paix durable, l'Ukraine doit vaincre la Russie sur le champ de bataille et restaurer son intégrité territoriale, à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues. Depuis deux ans, les forces armées ukrainiennes résistent héroïquement à l'invasion barbare de la Russie. Grâce aux armes fournies par l'Occident, elles ont réussi à reprendre plus de 50 % des territoires conquis par la Russie depuis février 2022. Par ailleurs, la fourniture de systèmes modernes de défense aérienne a réduit l'efficacité des vagues brutales d'attaques de drones et de missiles russes contre les villes ukrainiennes. L'Ukraine sera éternellement reconnaissante du soutien que le monde démocratique lui a apporté pendant les heures les plus sombres de son histoire. Despite these successes, Russia will not end its war of aggression anytime soon. Its generals will continue to show complete disregard for the lives of their own forces, sending tens of thousands to die in a war of Putin’s choice. Russian and North Korean missiles and Iranian-made drones will continue to target Ukrainian civilians and critical infrastructure. Si le soutien militaire à l'Ukraine venait à faiblir, les conséquences seraient désastreuses pour l'Europe et le reste du monde. Si Poutine parvient à atteindre l'un de ses objectifs en Ukraine, il ne s'arrêtera pas là. La Russie menacera davantage de ses voisins, de la Moldavie aux États baltes, et déstabilisera le monde entier. D'autres puissances régionales et mondiales prendront note de son succès et utiliseront des tactiques similaires pour atteindre leurs objectifs. Une défaite de l'Ukraine marquerait le début de l'effondrement du système international. Le doute de soi en Occident conduira à des décisions contre-productives. L'histoire montre que l'apaisement des dictateurs ne mène pas à la paix, mais engendre seulement de futurs conflits. C'est pourquoi il est essentiel que les alliés de l'Ukraine renforcent leur soutien en 2024 et montrent que « aussi longtemps qu'il le faudra » signifie également « quoi qu'il en coûte ». Cette philosophie était à l'origine du Pacte de sécurité de Kiev que nous avons co-rédigé en 2022. Ce plan définissait les principes clés d'une série de garanties de sécurité à long terme dont l'Ukraine a besoin de la part de ses alliés pour gagner la guerre et prévenir toute nouvelle agression russe. Le pacte a servi de base à la déclaration commune de soutien à l'Ukraine adoptée par les pays du G7 en marge du sommet de l'OTAN en Lituanie en juillet dernier. À ce jour, 32 pays ont signé cette déclaration commune et mènent des consultations sur des accords bilatéraux avec l'Ukraine. Ces accords bilatéraux garantiront que les forces ukrainiennes disposent des armes nécessaires pour vaincre la Russie sur le champ de bataille. Les engagements pris pour protéger l'Ukraine à long terme réfutent le discours de Poutine selon lequel le soutien occidental à l'Ukraine s'affaiblit. S'appuyant sur ses avantages économiques et démographiques, la Russie espère vaincre l'Ukraine par une guerre d'usure. La victoire de l'Ukraine repose donc sur une meilleure utilisation de la puissance économique et industrielle du monde démocratique, qui éclipse celle de la Russie et de ses alliés. Les pays européens, en particulier, doivent préparer leurs industries de défense afin de pouvoir aider efficacement l'Ukraine à gagner cette guerre. Pour ce faire, ils devraient proposer des contrats pluriannuels pour les armes, ainsi que des garanties, afin de donner aux entreprises de défense la certitude dont elles ont besoin pour augmenter leur production. L'Ukraine a également besoin du soutien de ses alliés pour développer son industrie de défense. Ensemble, les pays occidentaux peuvent largement dépasser la production de la Russie. Il leur suffit de montrer leur volonté politique afin que Poutine comprenne que sa guerre est perdue d'avance et que les forces russes seront chassées hors des frontières internationalement reconnues de l'Ukraine. L'adhésion apportera également une sécurité supplémentaire à l'Ukraine, grâce à la clause de défense mutuelle incluse dans les traités qui régissent l'UE. Cette clause stipule que « si un État membre est victime d'une agression armée sur son territoire, les autres États membres ont l'obligation de lui apporter leur aide et leur assistance par tous les moyens en leur pouvoir ». La menace d'une réponse directe des États membres de l'UE à une future agression russe contre l'Ukraine constituerait un puissant moyen de dissuasion. Des garanties de sécurité à long terme et l'adhésion à l'UE contribueraient grandement à protéger l'Ukraine, mais aucune de ces deux mesures ne peut remplacer l'article 5 du traité fondateur de l'OTAN, qui exige des membres qu'ils considèrent une attaque armée contre l'un d'entre eux comme une attaque contre tous. L'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN reste le meilleur moyen d'instaurer une paix et une sécurité durables en Europe. Lors de la conférence de presse du 14 décembre, Poutine a déclaré que la Russie avait lancé son invasion – ou soi-disant « opération spéciale » – parce que l'Ukraine était sur le point d'adhérer à l'OTAN. Mais c'est l'inverse qui est vrai : la Russie n'a pu envahir l'Ukraine que parce que celle-ci n'était pas couverte par l'article 5 de l'OTAN. Si, à la fin de la guerre, l'Ukraine se retrouve dans une zone grise entre la Russie et l'OTAN, cela ne fera qu'accroître l'instabilité et l'agressivité de la Russie. C'est une réalité que la Finlande et la Suède ont rapidement comprise. Après l'invasion de février 2022, les deux pays ont compris que face à une Russie impérialiste, la neutralité n'était plus une option et que seule l'adhésion à l'OTAN pouvait garantir leur souveraineté. Il en va de même pour l'Ukraine. [La Suède est restée neutre 212 ans, de 1812 à 2024 : il en aura fallu du temps pour que les Suédois voient enfin la lumière !] Lors du sommet de l'OTAN en juillet 2023, les membres ont annoncé que l'invitation à l'Ukraine à rejoindre l'alliance ne serait lancée qu'une fois que certaines « conditions » non précisées seraient remplies. L'Ukraine espérait quelque chose de plus concret. Si Poutine pense que l'Ukraine ne sera autorisée à rejoindre l'OTAN qu'une fois les combats terminés, cela l'incite à poursuivre la guerre indéfiniment. En revanche, si l'Ukraine est invitée à rejoindre l'alliance avant cela, cela pourrait le contraindre à mettre fin au conflit. [L'espoir pour l'Ukraine est d'entrer dans l'OTAN "avant cela", donc en pleine guerre, c'est à dire de créer un conflit ouvert entre l'OTAN et la Russie, bref, la troisième guerre mondiale. Ce conflit a vocation à servir de détonateur à une guerre mondiale, comme le conflit entre la Serbie et l'Autriche avait déclenché la Première Guerre mondiale] Bien que le sommet de Vilnius n'ait pas présenté à l'Ukraine une voie claire vers l'adhésion à l'OTAN, des développements positifs ont été observés. Les membres ont accepté de permettre à Kiev de passer outre la partie « plan d'action pour l'adhésion » du processus d'adhésion traditionnel, dans le cadre duquel les pays soumettent des rapports annuels sur leurs progrès en matière de sécurité. Cette exemption, qui a également été accordée à la Finlande et à la Suède, devrait accélérer l'adhésion finale de l'Ukraine. À Vilnius, le Conseil Ukraine-OTAN nouvellement créé a également tenu sa première réunion et travaille déjà à l'alignement des forces armées ukrainiennes sur les normes de l'OTAN. Pourtant, lors du sommet de l'OTAN qui se tiendra en juillet à Washington, les dirigeants de l'alliance pourraient rapprocher le monde de la paix en acceptant sans réserve l'adhésion de l'Ukraine. Le moment est venu d'inviter l'Ukraine à rejoindre l'OTAN. Cela ne signifie pas que l'Ukraine deviendrait membre du jour au lendemain, mais cela enverrait un message sans équivoque à Poutine, lui indiquant que sa guerre est déjà perdue. Le 23/07/2024 à 10:59, Wallaby a dit : « Les fausses promesses de l'OTAN encouragent les espoirs mal placés des Ukrainiens » (NATO’s false promises are encouraging misplaced Ukrainian hopes) https://www.politico.eu/article/war-ukraine-nato-membership-nuclear-war-fight-russia-defense-75-anniversary/ (18 juillet 2024) La politique irresponsable de l'alliance à l'égard de l'Ukraine se poursuit, donnant de faux espoirs, rendant la paix moins probable et la guerre plus dangereuse. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akhilleus Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures (modifié) il y a 58 minutes, jean-françois a dit : sauf quand la corruption touche à la guerre, justement. Entre les possibles détournements de fond étrangers, les détournements d'armes pour revente ailleurs, les personnes qui se font payer pour signer des exemptions pour ne pas aller sur le front, etc ...., ça a un impact potentiellement non négligeable, même si difficile à quantifier exactement Si, si c'est facile à quantifier (pour le cas qui nous intéresse) 100 millions de $ c'est 30 000 obus de 155 100 missiles Patriots 2 à 3000 drones d'interception intelligents tels ceux proposés par la Suède et les pays baltes ou le salaire d'environ de 5 à 6 brigades (selon la taille des brigades) pendant 12 mois et on peut continuer à l'envie Citation Le sujet de la corruption en Ukraine est très secondaire par rapport à celui-là @Alexis Du coup le sujet de la corruption, il n'est pas si secondaire que cela Cela concerne aussi la Russie d'ailleurs Un appareil d'état corrompu en période de conflit, ce sont des salaires de soldats qui n'arrivent plus, du matériel sous qualitatif ou mal entretenu (voire pas du tout), du manque de stock, pièces détachées, obus, de la fabrication baclée y compris sur des systèmes sensibles et à la fin des effets sub tactiques (scandale des GPB avec des plaques fissurées en Irak), tactiques (pneus chinois cassants en Ukraine 2022), opérationnels (manque de soldats par corruption sur les exemptions qui se chiffrent pas en unités mais en milliers) et ça coute au final des soldats (soit des vies humaines), du matériel (et les soldats qu'il y'a dans les véhicules concernés) et du terrain (et donc des vies humaines aussi qui vont devoir décrocher par manque de mun par exemple et retourner prendre le terrain perdu). Et je te passe l'effet sur le moral de gars payés avec des clopinettes pour mourir dans une tranchée pendant que certains se gavent à l'arrière au chaud Bref, pour moi, ce n'est pas secondaire et ça fait partie d'un tout lors d'un conflit. La corruption ca dégrade l'appareil militaire et ça coute en vie humaine (au profit d'une kleptocratie). Le scandale, il est là Modifié il y a 10 heures par Akhilleus 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 10 heures Share Posté(e) il y a 10 heures https://kyivindependent.com/nabu-says-it-closed-corruption-case-against-brother-of-zelenskys-chief-of-staff/ (1er avril 2024) Une affaire de corruption visant le frère du chef de cabinet du président Andriy Yermak a été classée sans suite, a déclaré le Bureau national anticorruption ukrainien (NABU) au Kyiv Independent. L'affaire, qui faisait l'objet d'une enquête pour abus de pouvoir, a été classée le 14 décembre 2021, mais cette décision n'a pas été rendue publique et n'avait pas été rapportée auparavant. Les raisons de cette clôture n'ont pas été indiquées dans la réponse du NABU au Kyiv Independent. En 2020, Geo Leros, alors député du parti Serviteur du peuple du président Volodymyr Zelensky, a publié des vidéos qui semblaient montrer le frère d'Andriy Yermak, Denys Yermak, examinant des candidatures à des postes gouvernementaux et discutant de la réception d'argent de la part de certains d'entre eux. Les frères Yermak n'ont pas nié l'authenticité des vidéos, mais Denys Yermak a affirmé qu'elles avaient été sorties de leur contexte. Denys Yermak et Andriy Yermak ont nié les accusations d'actes répréhensibles. Zelensky a soutenu son chef de cabinet, soulignant qu'Andriy Yermak avait toute sa confiance. Ces enregistrements ont déclenché un scandale médiatique majeur en 2020, mais peu d'informations ont été rapportées sur cette affaire depuis lors. Leros a accusé les forces de l'ordre d'essayer d'étouffer l'enquête en raison de l'influence politique d'Andriy Yermak. Yermak et le cabinet du président n'ont pas répondu aux demandes de commentaires. Selon les médias ukrainiens, Leros aurait été allié à l'ancien chef de cabinet de Zelensky, Andriy Bohdan. Bohdan s'est brouillé avec le président après moins d'un an de service et a été remplacé par Yermak en 2020. Ce député s'est fait connaître pour ses discours flamboyants et son comportement extravagant. Il a accusé à plusieurs reprises Yermak de corruption et a fait un doigt d'honneur à Zelensky lorsqu'il a assisté à une réunion du Parlement en 2021. Les enregistrements vidéo ont été divulgués par Serhiy Shumsky et Dmytro Shtanko, les complices présumés de Denys Yermak dans ces affaires de corruption. Ils ont déclaré au site d'investigation Bihus.Info en 2020 que le frère du chef de cabinet aurait reçu des paiements de la part de candidats à des postes dans la fonction publique. Ils ont affirmé que tout ce système de corruption avait été mis en place par Andriy Yermak, une accusation que ce dernier nie. Dans les vidéos divulguées à Bihus.Info, Yermak évoquait également la répression des activités de la société de logistique danoise Maersk et de la société de logistique ukrainienne TIS. Le NABU a ouvert une enquête pour corruption sur la base de ces vidéos, mais les procureurs anticorruption ont transféré l'affaire à la police. Plus tard, la procureure générale de l'époque, Iryna Venediktova, a renvoyé l'affaire au Service de sécurité ukrainien (SBU), contrôlé par la présidence, ce qui a poussé Leros à accuser les forces de l'ordre d'étouffer l'affaire. Le SBU n'a pas répondu à une demande de commentaires. Plus tard en 2020, un tribunal a ordonné au NABU d'ouvrir une autre affaire de corruption sur la base des vidéos de Yermak, et le bureau s'est conformé à cette décision. Leros, Shumsky et Shtanko ont affirmé avoir subi des pressions de la part des autorités au sujet des enregistrements. Leros a été exclu du groupe parlementaire Serviteur du peuple en 2020 et temporairement suspendu de ses fonctions parlementaires en 2023. Le Bureau d'enquête de l'État a ouvert une enquête contre Leros en 2020, l'accusant d'avoir divulgué un secret d'État et d'avoir interféré dans le travail d'un fonctionnaire, ce que Leros considère comme une vendetta politique. Par ailleurs, un tribunal a confirmé en 2021 le procès en diffamation intenté par Denys Yermak contre Leros. En 2020, Shumsky et Shtanko ont déclaré au site d'information The Babel que des inconnus avaient incendié la moto de Shtanko et lancé une grenade à main dans la voiture de Shumsky. Les deux hommes ont établi un lien entre ces incidents et leur interview avec Bihus.Info, dans laquelle ils accusaient les deux frères Yermak de corruption. Shtanko a également été arrêté dans le cadre d'une autre affaire de fraude par le SBU en 2020. En 2022, Shtanko a été mobilisé comme conscrit lors de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie et a été tué, selon le site d'information Сensor.net. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 9 heures Share Posté(e) il y a 9 heures https://www.politico.eu/article/andriy-yermak-zelenskyy-chief-of-staff-ukraine-profile/ (3 juin 2025) Le plan de jeu du puissant chef de cabinet de Zelenskyy Le chef de cabinet de Zelenskyy est accusé d'être un opérateur politique impitoyable. Quelles sont ses ambitions ? Cet avocat et producteur de films de série B autrefois peu connu, aujourd'hui au cœur d'une diplomatie triangulaire avec les Américains et les Russes, est toujours d'une loyauté sans faille envers son patron. Dans une interview accordée à Politico l'année dernière, il l'a qualifié avec enthousiasme de « président du peuple ». Que pouvait-il dire d'autre ? Yermak a profité de la popularité de Zelensky pour devenir la deuxième personnalité la plus puissante d'Ukraine, voire son égal. La notoriété de Yermak ne devrait que croître dans les mois à venir. Il a parcouru un long chemin depuis la production du film d'arts martiaux « The Fight Rules » et du thriller sur la contrebande « The Line ». Il est aujourd'hui à la tête de la diplomatie ukrainienne et tente de trouver des moyens de satisfaire les partisans de Trump, particulièrement susceptibles, notamment grâce à des costumes bien taillés [référence au savon que s'est pris Zelensky à la Maison Blanche pour ne pas avoir porté de costume]. Lors des pourparlers à Istanbul en mai, Yermak a mené les discussions avec les alliés et s'est tenu à l'écart des discussions directes avec les Russes. La Russie n'a envoyé qu'une délégation de bas niveau, mais le conseiller de 53 ans originaire de Kiev a coordonné les positions avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, et a pris l'initiative en insistant sur la nécessité d'un cessez-le-feu inconditionnel comme priorité. Cette semaine, il se rend à Washington dans le but d'exploiter la frustration de Trump envers Vladimir Poutine suite aux récents raids aériens massifs sur des villes ukrainiennes, dont Kiev. Trump a exprimé son irritation envers le dirigeant russe la semaine dernière à propos des frappes aériennes, l'accusant d'être devenu fou et menaçant d'imposer davantage de sanctions économiques à la Russie. « Les sanctions sont la principale priorité » de Yermak lors de ce voyage, a déclaré l'un de ses collaborateurs à Politico. La question qui se pose alors qu'il passe au premier plan est la suivante : quel est son jeu ? Alors qu'il fait la navette entre les capitales occidentales pour défendre la cause de l'Ukraine, certains critiques supposent qu'il profite de l'occasion pour redorer son blason en vue de l'avenir. Ce qu'il nie catégoriquement. « Je suis entré en politique avec Volodymyr Zelenskyy, et je la quitterai avec lui », a-t-il déclaré à Politico. « Ma tâche consiste à l'aider à s'acquitter de ses responsabilités en tant que président de l'Ukraine. Pour moi, il ne s'agit pas de postes ou de carrières politiques. » Pour l'instant, du moins, Yermak est le bras droit de confiance de Zelensky, et non son successeur. Même ses adversaires les plus acharnés reconnaissent que cet ancien avocat au caractère bien trempé est la personne idéale pour représenter l'Ukraine auprès de l'entourage transactionnel de Trump. « Il déchiffre mieux les collaborateurs de Trump que Zelensky », a déclaré le député de l'opposition Mykola Kniazhytskyi, membre du parti de l'ancien président Petro Porochenko. D'ordinaire, Kniazhytskyi n'a pas de mots assez durs pour critiquer Yermak, mais il a souligné que « Zelenskyy ne s'est pas suffisamment adapté » au changement radical de la politique à Washington, alors que Yermak semble plus sensible à cette évolution. « L'état d'esprit de Zelensky n'a pas changé et il n'a toujours pas compris que la rhétorique qui était efficace lorsque Joe Biden était à la Maison Blanche n'est plus d'une grande utilité aujourd'hui », a-t-il ajouté. Mais qui est-il vraiment ? Qui est cet homme sur lequel Zelenskyy comptera pour s'asseoir en face de Steve Witkoff, investisseur immobilier et avocat sans sentimentalisme, envoyé spécial de Trump, afin d'essayer de gérer une administration qui considère l'Ukraine comme une nuisance dans un jeu plus vaste de rapprochement avec les Russes ? Yermak a été accusé d'être tout et n'importe quoi, depuis un espion russe – une accusation liée à des questions persistantes sur le fait que son père était ou non un officier des services secrets russes – jusqu'à un dangereux Svengali [ https://fr.wikipedia.org/wiki/Svengali ] ou un Raspoutine qui aurait ensorcelé Zelensky. La comparaison avec Raspoutine est à côté de la plaque. Célibataire, Yermak a peut-être une apparence physique imposante comme Raspoutine, mais c'est un abstinent et un pragmatique inflexible plutôt qu'un mystique débauché. La compétence que Yermak partage probablement avec le guérisseur spirituel qui a ensorcelé la famille impériale de Nicolas II, le dernier tsar de Russie, est celle d'un fin psychologue. C'est ce qu'ont souligné la demi-douzaine d'anciens ministres et collaborateurs ukrainiens avec lesquels Politico s'est entretenu au sujet de Yermak. À l'exception d'un seul, tous ont souhaité garder l'anonymat, craignant de se mettre à dos le bras droit de Zelensky. Il règne sans aucun doute à Kiev un sentiment omniprésent selon lequel il faut faire preuve de prudence lorsqu'on traite avec lui, ou même lorsqu'on parle de lui. « Yermak est un brillant psychologue. Il est capable de déchiffrer Zelenskyy et d'anticiper ses désirs », a déclaré un ancien ministre, qui s'est violemment opposé à Yermak et a été progressivement écarté par ce dernier avant d'être contraint de démissionner sous la menace. « Il prend soin de proposer des solutions toutes faites à Zelenskyy, qui déteste se perdre dans les détails, et ne lui soumet pas de problèmes », a-t-il ajouté. Souvent décrit par les commentateurs ukrainiens comme le producteur du duopole au pouvoir, avec l'ancien comédien de télévision Zelenskyy comme vedette, la relation étroite entre les deux hommes a évolué depuis la nomination initiale de Yermak à un poste subalterne au sein du cabinet présidentiel il y a cinq ans. Son ascension a été fulgurante. Lorsqu'il a été nommé assistant peu après les élections de 2019, aucune des figures clés de l'entourage de Zelenskyy ne connaissait vraiment Yermak. Tous entretenaient une longue amitié avec Zelenskyy et l'avaient aidé à fonder sa société de production Kvartal 95 Studio et à développer sa série télévisée « Serviteur du peuple », qui l'a propulsé vers la célébrité et finalement vers la présidence. Parmi eux figuraient Serhiy Trofimov, Serhiy Shefir, Kyrylo Tymoshenko, Yuriy Kostiuk et Ivan Bakanov, qui a rapidement été nommé à la tête des services de sécurité. Aujourd'hui, ils ont tous disparu, et les détracteurs de Yermak accusent le chef de cabinet d'avoir orchestré les purges et les remaniements qui ont conduit à leur départ. Shefir, qui était l'ami de Zelensky depuis plus de trente ans, n'a appris son renvoi qu'en arrivant au palais présidentiel de la rue Bankova à Kiev, où il a trouvé quelqu'un d'autre installé dans son bureau, ses affaires soigneusement rangées dans une boîte. « Yermak s'est accroché à Zelensky dès son arrivée rue Bankova », a déclaré Yulia Mendel, une journaliste ukrainienne qui a été attachée de presse de Zelensky de 2019 à 2021. Et il a rapidement surpassé Andriy Bohdan, le premier chef de cabinet de Zelenskyy, ancien avocat personnel d'Ihor Kolomoisky, un oligarque qui avait soutenu la campagne présidentielle de Zelenskyy et qui allait plus tard être écarté et arrêté pour corruption. « Ils étaient toujours dans la salle de sport souterraine, c'est là qu'ils ont vraiment tissé des liens en tant que partenaires d'entraînement. Et il a pris de l'avance sur Bohdan en organisant le premier grand échange de prisonniers de guerre avec les Russes », a-t-elle déclaré. C'était en septembre 2019. La popularité de Yermak a rapidement augmenté après qu'il soit descendu de l'avion à l'aéroport Boryspil de Kiev avec les marins ukrainiens libérés qui avaient été retenus captifs par la Russie. Cinq mois plus tard, il a été propulsé à la tête du bureau et a accumulé encore plus de pouvoir, éliminant du cabinet et du bureau du président toute personne considérée comme une menace politique ou qui cherchait à agir de manière autonome, ont déclaré les anciens ministres et fonctionnaires. Le fait de prendre la lumière à Zelenskyy ou Yermak dans la couverture médiatique semblait également conduire à une éviction sans ménagement. Yermak et Zelenskyy sont très complémentaires, car ils viennent de milieux similaires. Ils sont tous deux issus de familles de la classe moyenne qui accordaient une grande importance à l'éducation et au travail acharné. Ils ont tous deux suivi une formation d'avocat — dans le cas de Yermak, à la plus grande université d'Ukraine, l'université nationale Taras Shevchenko de Kiev — et se sont ensuite tournés vers l'industrie du divertissement. Yermak a fondé une société de médias et produit des films, tout en travaillant comme avocat spécialisé dans le droit d'auteur. Ils se sont connus vers 2011, lorsque Zelensky est devenu producteur général d'une chaîne de télévision et que Yermak a effectué pour lui quelques travaux juridiques. Par la suite, Yermak a travaillé pour la campagne électorale de Zelensky en 2019, Serviteur du peuple, mais sans occuper de poste important. Selon Mendel, certains aspects de la biographie de Yermak sont passés sous silence. Après avoir obtenu son diplôme dans le contexte tumultueux de l'après-guerre soviétique des années 1990, il a saisi toutes les occasions qui se présentaient, travaillant notamment pour une discothèque-boîte de nuit tristement célèbre de la capitale ukrainienne, la première à avoir ouvert ses portes après la chute du communisme. Le club attirait aussi bien des gangsters que d'éminents politiciens pro-russes. Il a ensuite travaillé comme intermédiaire pour la boutique de vêtements de luxe Sanahunt, aidant à importer des lignes exclusives des plus grandes maisons de couture françaises et italiennes pour les clients de la boutique, des oligarques et des politiciens. « Ce rôle a été extrêmement important dans la constitution du réseau de relations de Yermak », a déclaré Mendel. Sa capacité de se mettre au diapason du pouvoir et à saisir les opportunités ont bien servi Yermak, malgré ses débuts peu prometteurs. Dans la rue Bankova, il était dans son élément, ont déclaré d'anciens ministres. « Il a une connexion mentale avec Zelensky », a déclaré un autre ancien ami de longue date du dirigeant ukrainien, qui a également occupé un poste important au sein du gouvernement jusqu'à ce qu'il se brouille avec Yermak. « Yermak s'assurait d'être présent à chaque réunion que j'avais avec Zelensky, écoutant, intervenant. Ou bien Yermak restait simplement assis là, faisant défiler son téléphone, montrant quelque chose à Zelensky et faisant une blague privée en haussant les sourcils. Au bout d'un certain temps, j'ai simplement arrêté d'aller aux réunions et je communiquais uniquement par e-mail », a-t-il déclaré à Politico. Yermak a rapidement élargi son rôle et s'est entouré de personnes qui lui sont redevables, parmi lesquelles un cercle de conseillers non rémunérés qui ne jurent allégeance qu'à lui. Certains ont été soupçonnés dans des affaires de corruption, prématurément classées sans suite sur ordre d'Oleh Tatarov, un adjoint clé de l'administration présidentielle qui rend compte à Yermak. Tatarov, un avocat ukrainien, a travaillé au ministère de l'Intérieur sous le régime de Viktor Ianoukovitch, mais a été licencié après le soulèvement de Maïdan, pour réapparaître dans la rue Bankova en 2022. Peu de hauts fonctionnaires ont réussi à se maintenir à leur poste lorsque Yermak a voulu s'en débarrasser. L'un des rares à s'être démarqué est Kyrylo Budanov, chef des services de renseignement militaire ukrainiens, qui a conservé un accès indépendant à Zelensky, selon des sources proches de la rue Bankova, au grand dam de Yermak. Les purges et les remaniements n'ont en rien apaisé les inquiétudes de longue date concernant le mode de gouvernance très personnalisé et, selon certains, autocratique de Zelensky. Zelensky n'a que peu de temps à consacrer aux modes de gouvernance formels ou aux institutions. Tout est très personnel, improvisé et souvent impulsif. « Zelensky et Yermak ont sapé les institutions et ont développé une gouvernance basée sur des personnes en qui ils ont confiance », a déclaré Kniazhytskyi. Le départ de certaines personnalités très talentueuses du cabinet ou de l'armée, notamment Dmytro Kuleba, ministre des Affaires étrangères, et le général Valery Zaluzhny, commandant de l'armée qui s'était opposé à Zelenskyy sur la stratégie de guerre, a suscité l'inquiétude au niveau national. La monopolisation du pouvoir a provoqué une consternation silencieuse chez les alliés occidentaux, qui hésitent à émettre des critiques publiques de peur de donner des arguments de propagande à Moscou. « Nous n'avons pas de cabinet ministériel qui fonctionne correctement. À la place, nous avons une sorte de quasi-cabinet ministériel dirigé par Yermak, qui contrôle l'accès à l'agenda du président et au président lui-même. Ensuite, vous avez tous ces conseillers étranges, qui ne sont pas des fonctionnaires, qui ne sont pas rémunérés par l'État et qui n'ont pas à déclarer leurs avoirs », a déclaré Daria Kaleniuk, directrice exécutive de l'ONG Anti-Corruption Action Center. « Les oligarques ne sont plus le principal problème interne de l'Ukraine. Même la corruption n'est plus le principal problème. Le principal problème est le système de gouvernance et la manière dont le pouvoir a été monopolisé », a ajouté Mme Kaleniuk dans une récente interview. Yermak a rejeté ces critiques sans ménagement. « Ces accusations sont fausses », a-t-il déclaré. « Ma mission consiste à garantir le bon fonctionnement de la présidence et à aider le chef de l'État à exercer ses pouvoirs constitutionnels. Il ne s'agit pas d'un pouvoir vertical distinct, mais d'un outil de travail du président. Surtout en temps de guerre, où les décisions doivent être prises rapidement et clairement », a-t-il déclaré à Politico. « Le président a le droit de s'appuyer sur ceux en qui il a confiance et sur ceux qui sont capables de travailler sans jours de congé et sans apitoiement sur eux-mêmes. Je suis reconnaissant de cette confiance et je fais tout mon possible pour que l'équipe fonctionne comme un mécanisme unique dans des circonstances extrêmement difficiles », a-t-il ajouté. Il a poursuivi : « Est-il facile de mettre en place un système efficace ? Non. Faisons-nous des erreurs ? Bien sûr. Parce qu'au final, nous sommes humains. Nous le reconnaissons et réagissons en conséquence. Quant aux mythes sur le « contrôle total », ils reposent sur des simplifications. L'État est une structure complexe où les pouvoirs sont toujours répartis. Même avec la plus grande volonté, il est physiquement impossible de tout centraliser. L'Ukraine n'a pas de tradition historique de régime autoritaire — la société ne le permettrait tout simplement pas. Et le président Zelenskyy le comprend très bien. » Malgré toutes les critiques, Yermak a remporté des succès considérables pour l'Ukraine pendant la guerre et est notamment reconnu comme ayant été le moteur qui a persuadé les alliés d'adopter des sanctions contre la Russie. Les partisans de Zelensky affirment qu'en temps de guerre, il n'y a pas d'autre choix que de centraliser le pouvoir pour prendre des décisions rapides. Le producteur envisage-t-il désormais de devenir lui-même une star ? Il ne serait pas surprenant qu'il envisage une carrière politique indépendante de Zelensky. Un ancien ministre est convaincu qu'un homme aussi rusé que Yermak doit réfléchir à son avenir après Zelensky. « Il est extrêmement ambitieux et la seule chose qu'il désire vraiment, c'est la reconnaissance », a déclaré l'ancien ministre. « Andriy peut être charmant, mais il est guidé par un désir irrésistible de voir sa grandeur reconnue. Il vous dira que pour lui, la reconnaissance publique n'a aucune importance. Qu'il ne se soucie que du pays. Et que même si son nom disparaissait, cela n'aurait aucune importance. Mais tout cela n'est que des conneries. Il souffre presque physiquement s'il est mis à l'écart et son nom doit figurer sur tout. » « À l'heure actuelle, toute conversation sur l'avenir après la guerre est inappropriée », a déclaré Yermak. « Tant que les combats se poursuivent, il est tout simplement irresponsable de parler de projets politiques personnels. Toutes les ressources, tout le temps et tous les efforts doivent être concentrés sur une seule chose : mettre fin à l'agression russe. Si nous ne le faisons pas, aucun scénario politique n'aura d'importance. » Cependant, Ruslan Bortnik, politologue et directeur de l'Institut ukrainien de politique, doute qu'il puisse un jour succéder à Zelensky. « Yermak n'a aucun avenir politique sans Zelensky. Il n'est pas populaire et ne bénéficie d'aucun soutien réel de la part des élites. C'est un personnage temporaire », a-t-il déclaré. C'est peut-être vrai, mais dans l'intervalle, l'avenir de l'Ukraine repose en grande partie entre ses mains. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
olivier lsb Posté(e) il y a 5 heures Share Posté(e) il y a 5 heures Il y a 17 heures, Akhilleus a dit : Ni inculpé (ca va prendre du temps si ca arrive un jour dans un système disons peut opérationnel au niveau judiciaire) ni poursuivi (pas encore en tout cas) pour l'instant Et ce ne sera peut etre jamais le cas vu ce qu'est le système judiciaire ukrainien (déjà qu'en France, pour un politique de haut vol c'est toute les morts de pape avec tape sur les doigts et retour au sérail après une séance yaourt aux fraises) Il est par contre fortement soupçonné d'être lié à plusieurs affaires de corruption Pas un peu, pas de loin, fortement soupçonné (avec visiblement des charges notamment des enregistrements) Et pour info son domicile et divers de ses bureaux ont été perquisitionnés Il est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire. Le soupçon ne vaut pas grand chose en matière judiciaire. D'ailleurs, le camarade Akhilleus n'a-t-il pas dit combien il était important de respecter le droit en tout point ? Tout d'un coup, faudrait-il s'affranchir de toutes les étapes méthodique que requiert une affaire au pénal au motif que.... ? Quand on écorne la légalité sur un point, on l'écorne pour le reste ou au moins on facilite la pente glissante vers une situation de droit à géométrie variable ou de non droit. C'est quand même hallucinant de lire ça, même ici (oui je sais forum pro mili donc avec des poils aux c*** et de la testo et si il pouvait y avoir un militaire aux affaires ce serait mieux). Prie pour que la notion de légalité soit conservée le plus longtemps possible dans ce pays sinon tu seras probablement le premier a hurler à l'autoritarisme/dictature Citation Va falloir que tu le digères une bonne fois pour toute : l'Ukraine est un pays corrompu jusqu'à la moelle, de bas (le flic) en haut (la présidence ou les aéropages qui tournent autour).... habitude soviétique qui n'a pas disparu. La structure du parquet NABU est très bien, ca met un coup de pied dans la fourmilière. On va attendre de voir ce qu'il y'a encore à sortir (parceque ce n'est pas le seul truc à écluser, le secteur de la santé en est un, y'a pas deux mois, une haute responsable régionale a sauté, ca a moins fait les titres que Yermak mais c'est assez symptomatique) Je n'ai jamais dit le contraire. Simplement: - entre les fortunes d'antan qui se comptaient en milliards de dollars et qui ont disparu car détruites ou mises en prison (coucou Kolomoïsky); - la guerre à mener, faisant de la corruption un problème plus secondaire dans les priorités nationales (ainsi que le décrit très bien Alexis); - et la capacité de l'Ukraine à nettoyer ses écuries; Il existe un monde de différence entre l'Ukraine et la Russie, au sujet de laquelle, je ne t'ai pas souvent entendu t'indigner avec verve. Alors que ça coute des vies russes (qui valent autant que les ukrainiennes) et dans des proportions bien plus importantes. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 3 heures Share Posté(e) il y a 3 heures https://www.politico.com/news/2025/06/19/ukraine-andriy-yermak-frustrates-trump-administration-00414197 (19 juin 2025) Washington a eu sa dose d'Andriy Yermak Le principal conseiller du président ukrainien pourrait compromettre les relations entre Kiev et les responsables américains. Au milieu des batailles politiques acharnées qui ont secoué Washington au sujet de l'Ukraine, il existe un rare point de consensus bipartite : tout le monde en a assez d'Andriy Yermak, chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelenskyy. Deuxième homme le plus puissant d'Ukraine, M. Yermak s'est révélé être un interlocuteur particulièrement frustrant pour l'administration Trump, selon dix personnes proches de ses interactions. Yermak s'est rendu régulièrement à Washington depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022 et a joué le rôle d'intermédiaire auprès du président ukrainien. Mais beaucoup à Washington trouvent que Yermak est mal informé sur la politique américaine, qu'il est agressif et trop exigeant envers les responsables américains, et qu'il est généralement incapable de naviguer dans les rouages internes de l'establishment de Washington au Capitole. Certains s'inquiètent également qu'il n'ait pas correctement transmis les positions américaines aux dirigeants ukrainiens. Politico s'est entretenu avec 14 personnes pour cet article, notamment des assistants du Congrès, d'anciens responsables américains et ukrainiens et d'autres personnes informées des interactions de Yermak à Washington. La plupart des personnes interrogées ont bénéficié de l'anonymat afin de pouvoir s'exprimer librement sur des questions diplomatiques sensibles. L'une des personnes familières avec les interactions de Yermak avec l'administration Trump l'a décrit comme un « irritant bipartisan ». Beaucoup craignent que le comportement de Yermak ne menace de plus en plus les relations déjà tendues entre l'Ukraine et l'administration Trump à un moment critique où Kiev dépend du soutien des États-Unis pour se défendre contre les attaques incessantes de la Russie. Le président Donald Trump s'est montré très déférent envers le président russe Vladimir Poutine, cherchant à pousser l'Ukraine à entamer des pourparlers de paix avec Moscou. Yermak a déclaré dans un communiqué publié par son porte-parole qu'il faisait tout son possible pour protéger la souveraineté et la sécurité de l'Ukraine. « Si cela signifie être considéré comme « difficile » par les autres, qu'il en soit ainsi. J'attendrai encore de nombreuses heures devant n'importe quelle porte si cela peut aider mon pays et la mission de mon président », a-t-il déclaré. « Je n'ai pas l'ambition de comprendre pleinement le fonctionnement de la politique américaine — je viens parler du pays que je connais le mieux : l'Ukraine. » Zelenskyy a manqué une réunion prévue avec Trump au G7 cette semaine, le président américain ayant quitté prématurément le sommet, invoquant l'escalade des tensions au Moyen-Orient. On ne sait toujours pas si Zelensky aura une nouvelle occasion de rencontrer Trump lors du sommet de l'OTAN la semaine prochaine. La situation difficile de l'Ukraine devrait occuper une place moins importante lors de la réunion de l'alliance de défense par rapport aux années précédentes, les dirigeants de l'alliance cherchant à éviter un conflit avec Trump. Les responsables de l'administration Biden étaient également frustrés par Yermak, mais ils ont largement réussi à mettre de côté leur exaspération compte tenu de l'urgence de la guerre et du rôle central joué par Washington dans le renforcement des défenses de Kiev contre l'offensive russe, selon un ancien haut responsable de l'administration Biden et trois autres personnes familières avec les relations entre les États-Unis et l'Ukraine à l'époque. L'administration Trump ne se montre pas aussi conciliante. Lors d'un voyage de dernière minute à Washington début juin, Yermak a eu du mal à obtenir des rendez-vous avec des hauts responsables de l'administration Trump, selon cinq personnes proches de la visite, dont certaines avaient une connaissance directe des problèmes de calendrier. L'assistant de Zelenskyy est venu sans programme précis, et les personnes qu'il a rencontrées lui ont fait savoir qu'elles ne comprenaient pas la raison de sa visite, a déclaré l'une des personnes au courant de la visite. Une réunion entre Yermak et le secrétaire d'État Marco Rubio a été annulée à la dernière minute, a déclaré cette personne. Mais, selon elle, Yermak a fini par croiser Rubio, qui occupe également le poste de conseiller à la sécurité nationale par intérim, à la Maison Blanche. Le responsable ukrainien a publié une photo de cette rencontre sur X, indiquant que les deux hommes avaient discuté de la situation sur le champ de bataille et du besoin urgent de l'Ukraine en matière de défense aérienne. La chef de cabinet de Trump, Susie Wiles, a fait attendre Yermak à la Maison Blanche avant d'annuler la rencontre, a déclaré la première personne au courant de la visite, tandis que le bureau du vice-président JD Vance n'a jamais répondu à une demande de rendez-vous. La Maison Blanche, le département d'État et le bureau du vice-président n'ont pas répondu aux demandes de commentaires concernant cette affaire. Oleksiy Tkachuk, porte-parole de Yermak, a contesté la manière dont le voyage a été décrit à Politico et a déclaré que Yermak avait rencontré Rubio dans son bureau à la Maison Blanche et qu'une réunion avec Wiles avait eu lieu comme prévu, mais qu'elle avait été plus courte que prévu initialement. Un responsable de la Maison Blanche a déclaré que Wiles n'avait pas rencontré Yermak lors de sa visite en juin. M. Tkachuk a déclaré que l'objectif principal de ce voyage, au cours duquel M. Yermak était accompagné d'une délégation de hauts responsables ukrainiens, était d'organiser une réunion d'information à huis clos de haut niveau à l'intention des membres du Sénat américain sur l'état de la guerre et la situation humanitaire en Ukraine, et de discuter de l'imposition de nouvelles sanctions à la Russie. Des personnes proches des relations entre Kiev et son partenaire le plus important ont qualifié les interactions de Yermak avec les deux administrations de tendues et difficiles. Elles ont déclaré que Yermak, ancien producteur de cinéma, avait encore du mal à naviguer dans les couloirs du pouvoir à Washington, près de six ans après être devenu le plus proche collaborateur de Zelensky. « Il pensait, par exemple, que l'accord sur les minéraux critiques était si important pour Trump qu'il permettrait à l'Ukraine d'obtenir des garanties de sécurité en échange », a déclaré une deuxième personne proche du voyage, faisant référence à un fonds d'investissement commun qui devrait donner aux États-Unis l'accès aux vastes gisements minéraux de l'Ukraine. Cette personne a qualifié cette idée de « ridicule ». S'adressant à ses alliés en privé, Yermak a accusé les responsables de l'administration Trump d'être des agents russes, selon la première personne au courant de la visite, notamment l'envoyé spécial de Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff, qui a rencontré Poutine à quatre reprises alors que Trump cherche à amener Moscou à la table des négociations. Les personnes proches des relations entre les États-Unis et l'Ukraine et les soutiens de Kiev à Washington craignent que les tensions provoquées par Yermak ne s'étendent rapidement et ne nuisent à la position de son pays auprès de son partenaire le plus important. « Il existe actuellement une profonde méfiance envers l'administration Zelensky. L'incapacité de Kiev à comprendre la dynamique politique américaine a un effet néfaste », a déclaré Ron Wahid, président de la société de renseignement stratégique Arcanum Global. Il a été conseiller officieux dans le cadre des pourparlers de paix en Ukraine. « Zelensky doit faire un effort sincère pour rétablir les relations, et cela ne se fera pas par des voyages improvisés à Washington sans véritable programme », a déclaré M. Wahid. La visite de Yermak n'a pas été totalement infructueuse. Il a rencontré des législateurs au Capitole ainsi que l'envoyé spécial de Trump en Ukraine, le général Keith Kellogg. Il a également rencontré le secrétaire d'État adjoint Christopher Landau. Une personne proche de Yermak et au fait de ses interactions avec l'administration Trump a déclaré qu'on lui avait rapporté que Yermak s'était montré « inhabituellement coopératif et serviable » pendant sa visite. Néanmoins, Yermak était « extrêmement frustré » par les résultats, selon la première personne informée de la visite. La visite a été « un désastre du point de vue ukrainien », a déclaré la deuxième personne familière avec le voyage, qui a décrit Yermak comme un « handicap existentiel » pour l'Ukraine. Les personnes proches de Zelenskyy ont qualifié sa relation avec Yermak de codépendance. Certains ont déclaré craindre que le dirigeant ukrainien ne soit pas convaincu de limiter l'influence de Yermak. L'avenir de l'aide américaine à l'Ukraine est remis en question depuis la réélection de Trump, qui a clairement montré sa préférence pour les dirigeants mondiaux capables de le flatter et de le fêter. Une personne proche de l'administration a décrit Yermak comme agissant comme si l'Ukraine était « le centre du monde », ajoutant que « cela avait déjà affecté les relations ». Trump « répète sans cesse que leurs paroles et leurs actions ne sont d'aucune aide », a déclaré cette personne. David Arakhamia, député ukrainien et président du parti Serviteur du peuple de Zelensky au parlement ukrainien, a défendu le récent voyage de Yermak à Washington, le qualifiant de succès. Il a décrit Yermak comme « essentiel, non seulement parce qu'il travaille en étroite collaboration avec le président, mais aussi en raison de ses contacts, de ses compétences et de son expérience diplomatique ». L'administration Trump a eu du mal à négocier la fin de la guerre en Ukraine, qui fait toujours rage plus de trois ans après le lancement de l'invasion à grande échelle par la Russie. Trump a exercé davantage de pression sur l'Ukraine que sur la Russie pour qu'elle se présente à la table des négociations, coupant temporairement l'aide militaire et le soutien en matière de renseignement en mars, après une confrontation dramatique avec Zelenskyy dans le Bureau ovale en février. Zelenskyy a également parfois frustré l'administration Biden en multipliant ses demandes d'aide militaire. À au moins une occasion, l'ancien président Joe Biden aurait perdu son sang-froid avec Zelenskyy, l'exhortant à faire preuve d'un peu plus de gratitude. L'ancien haut responsable de l'administration Biden a qualifié la relation avec le lieutenant de Zelenskyy de « difficile », ajoutant que Yermak ne comprenait pas les subtilités de la diplomatie. Yermak est connu pour contrôler étroitement l'accès au président ukrainien, ont déclaré plusieurs personnes proches de cette relation. Sous l'administration Biden, les responsables s'inquiétaient du fait que Yermak filtre les messages que Zelensky leur adressait, et vice versa. Mais la Maison Blanche de Biden, plus sympathique, était prête à faire des efforts pour travailler davantage avec Yermak et même à l'aider à définir ce qu'il devait demander à Washington et les arguments à avancer, selon un ancien ministre ukrainien. Néanmoins, Yermak suscitait certaines frustrations, et l'ancien secrétaire d'État Antony Blinken, ainsi que l'ancienne ambassadrice américaine à Kiev, Bridget Brink, ont demandé à plusieurs reprises que Yermak ne soit pas toujours présent physiquement lorsqu'ils s'entretenaient avec le président ukrainien. Un porte-parole de Mme Brink a nié qu'elle ait jamais demandé que M. Yermak soit exclu des réunions. Le porte-parole a souligné que les responsables américains ne déterminent pas qui, parmi les membres d'un gouvernement étranger, peut assister à une réunion. Un porte-parole de M. Blinken n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires. Leurs demandes ont été rejetées avec véhémence par Zelensky, a ajouté l'ancien ministre, ce qui a été confirmé à Politico par un ancien responsable ukrainien de la sécurité. Le comportement de Yermak ne fera que renforcer les voix au sein du parti républicain et parmi les alliés de Trump qui souhaitent voir les États-Unis mettre fin à leur soutien à l'Ukraine, a fait valoir la deuxième personne au courant de la visite. « Toutes les personnes ici qui veulent un retrait d'Ukraine et l'abandonner sont ravies que Yermak soit dans les parages », a déclaré cette personne. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akhilleus Posté(e) il y a 3 heures Share Posté(e) il y a 3 heures Il y a 1 heure, olivier lsb a dit : Il est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire. Le soupçon ne vaut pas grand chose en matière judiciaire. D'ailleurs, le camarade Akhilleus n'a-t-il pas dit combien il était important de respecter le droit en tout point ? Tout d'un coup, faudrait-il s'affranchir de toutes les étapes méthodique que requiert une affaire au pénal au motif que.... ? Quand on écorne la légalité sur un point, on l'écorne pour le reste ou au moins on facilite la pente glissante vers une situation de droit à géométrie variable ou de non droit. C'est quand même hallucinant de lire ça, même ici (oui je sais forum pro mili donc avec des poils aux c*** et de la testo et si il pouvait y avoir un militaire aux affaires ce serait mieux). Prie pour que la notion de légalité soit conservée le plus longtemps possible dans ce pays sinon tu seras probablement le premier a hurler à l'autoritarisme/dictature Je n'ai jamais dit le contraire. Simplement: - entre les fortunes d'antan qui se comptaient en milliards de dollars et qui ont disparu car détruites ou mises en prison (coucou Kolomoïsky); - la guerre à mener, faisant de la corruption un problème plus secondaire dans les priorités nationales (ainsi que le décrit très bien Alexis); - et la capacité de l'Ukraine à nettoyer ses écuries; Il existe un monde de différence entre l'Ukraine et la Russie, au sujet de laquelle, je ne t'ai pas souvent entendu t'indigner avec verve. Alors que ça coute des vies russes (qui valent autant que les ukrainiennes) et dans des proportions bien plus importantes. On est d'accord Il est présumé innocent .... dans un état qui n'est pas un état de droit (nuance, finesse des faits, réalité de la situation) D'ailleurs je te renvois l'approche, toi qui hurle sur tous les toits de DT est un agent de Moscou Et je persiste, la corruption à partir d'une certaine échelle ou sur certains points nodaux a un réel impact sur la conduite de la guerre (cf mon point au dessus) Quant au whataboutism ukraine =/= russie (oui, oui, toi et Ciders avaient l'habitude de ça, oui mais regardez la Russie gnia gnia), que tu sois convaincu que l'Ukraine en soit éloignée, c'est ton droit, je suis convaincu qu'elle est plus proche de la Russie que tu veuilles bien le croire et ce à tout niveau (corruption, fonctionnement sociétal, politique, habitudes de la société civile) et c'est pas une "révolution" qui va changer 60 ans de fonctionnement interne. Ca prend un peu plus de temps que cela et un gros nettoyage des écuries d'Augias qui n'a pas eu lieu Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures Il y a 2 heures, olivier lsb a dit : Je n'ai jamais dit le contraire. Simplement: - entre les fortunes d'antan qui se comptaient en milliards de dollars et qui ont disparu car détruites ou mises en prison (coucou Kolomoïsky); - la guerre à mener, faisant de la corruption un problème plus secondaire dans les priorités nationales (ainsi que le décrit très bien Alexis); - et la capacité de l'Ukraine à nettoyer ses écuries; Il existe un monde de différence entre l'Ukraine et la Russie, au sujet de laquelle, je ne t'ai pas souvent entendu t'indigner avec verve. Alors que ça coute des vies russes (qui valent autant que les ukrainiennes) et dans des proportions bien plus importantes. Je ne sais pas d'où tu tiens que les fortunes d'antan ont disparu. Certaines, certainement, toutes, certainement pas, et il n'est même pas certain qu'il y en ait moins qu'auparavant, la guerre en génère souvent. Le dernier ouvrage sur le sujet en français, que j'avais cité sur ce forum, n'allait pas dans le sens d'une disparition des oligarques. Et comme cela a été dit la corruption d'ampleur est un vrai enjeu de guerre, à la fois dans le gaspillage induit de ressources et dans la perte de confiance en l'Etat. Enfin la capacité de l'Ukraine à nettoyer ses écuries a souvent été proclamée, il faut constater que l'on en est aujourd'hui dans la situation d'un scandale actuel majeur, quelques mois après une tentative du pouvoir de museler les agences anti corruption. La pression européenne agit certainement dans le bon sens, pour autant prétendre que l'Ukraine nettoie ses écuries est pour le moins optimiste. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures (modifié) Le 29/11/2025 à 14:13, Wallaby a dit : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/affaires-etrangeres/l-ukraine-sur-la-breche-1726555 (29 novembre 2025) Les propos de Gérard Auraud sur le processus de négociation et les accusations contre Wittkof sont intéressants: pour lui il n'y a pas de véritable sujet d'indignation et ce qui s'est passé n'a rien d'extraordinaire dans le monde des négociations. Encore un agent du FSB démasqué, avec la complicité de France culture donc.... Modifié il y a 2 heures par gustave 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures Le 29/11/2025 à 16:05, metkow a dit : Pour la blague du jour, Yermak décide d'aller sur le front (selon le New York Post) l'article : https://nypost.com/2025/11/28/world-news/andriy-yermak-is-prepared-for-any-reprisals-after-resignation-from-ukraines-govt/ Révéler le contenu masqué WASHINGTON — The former top adviser to Ukrainian President Volodymyr Zelensky on Friday told The Post he is headed to the frontlines — hours after he submitted his resignation from the position in the wake of a raid on his home by Kyiv’s national anti-corruption bureau. “I’m going to the front and am prepared for any reprisals,” Andriy Yermak told The Post in an impassioned text message Friday night. “I am an honest and decent person.” He then apologized if he no longer answers calls. He did not say when or how he intended to go to the frontlines of the war against Russia. “I served Ukraine and was in Kyiv on February 24, 2022,” he wrote, referencing the day Russia launched its full-scale war. “Maybe we’ll see each other again. Glory to Ukraine.” Yermak did not give further details about how he would go to the frontlines and whether he would be joining the Armed Forces of Ukraine. “I’ve been desecrated, and my dignity hasn’t been protected, despite having been in Kyiv since February 24, 202[2],” he said. “Therefore, I don’t want to create problems for Zelensky; I’m going to the front. “I’m disgusted by the filth directed at me, and even more disgusted by the lack of support from those who know the truth,” he added. The messages came after a day of upheaval for Yermak, who had led Ukraine’s delegation negotiating for Kyiv on Ukraine’s peace plan. The raid on his apartment and his resignation came just before he was scheduled to meet with the US team leading talks to end Russia’s war. A Ukrainian delegation is still coming this weekend to the US to meet with Special Presidential Envoy Steve Witkoff and Jared Kushner for continued peace plan talks. Zelensky has already shuffled his negotiating team tasked with working on the peace plan with the US. Remaining on the team is Ukrainian Secretary of the National Security and Defense Council Rustem Umerov, who convinced Witkoff that Ukraine would capitulate to a heavily Russia-leaning 28-point peace plan that later proved unacceptable to Zelensky, senior US officials said. Umerov, who has denied giving initial approval to the plan and swapping out the provision, spoke with FBI Director Kash Patel ahead of his meeting with Witkoff. It is unclear why that meeting took place, or whether he intends to do so again when he returns with the delegation this weekend. The raid on Yermak came after Ukraine’s anti-graft watchdog spent 15 months digging into a brazen shakedown dubbed “Operation Midas,” uncovering a scheme that allegedly forced Energoatom contractors to cough up 10 to 15 percent kickbacks — or risk getting blacklisted. Investigators say the crooks skimmed nearly $100 million off the top. c'est courageux, mais est ce que c'est son choix, ou est ce que c'est contraint? Plus facile à dire qu'à faire, car il sait trop de choses pour tomber dans des mains russes... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Pasha Posté(e) il y a 2 heures Share Posté(e) il y a 2 heures il y a 13 minutes, Akilius G. a dit : c'est courageux, mais est ce que c'est son choix, ou est ce que c'est contraint? Plus facile à dire qu'à faire, car il sait trop de choses pour tomber dans des mains russes... Après les négociations. Il fait partie intégrante de l'équipe des négociations avec les US, que Zelensky a nommé. Et ensuite reset à savoir s'il ira réellement. Je doute sincèrement qu'on le retrouve dans une zone à 30km du front. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
GOUPIL Posté(e) il y a 1 heure Share Posté(e) il y a 1 heure Le 29/11/2025 à 13:25, Akhilleus a dit : Clap, clap, clap Quand on écorne la légalité sur un point, on l'écorne pour le reste ou au moins on facilite la pente glissante vers une situation de droit à géométrie variable ou de non droit C'est quand même hallucinant de lire ça, même ici (oui je sais forum pro mili donc avec des poils aux c*** et de la testo et si il pouvait y avoir un militaire aux affaires ce serait mieux) Prie pour que la notion de légalité soit conservée le plus longtemps possible dans ce pays sinon tu seras probablement le premier a hurler à l'autoritarisme/dictature oui et alors ? tendre la joue droite cela n’amènera rien avec Poutine .. juste de le conforter à continuer ... La Légalité c'est justement ce que Poutine attend d'une Europe timorée et pas sure d'elle même ; C'est la voie que valide aussi les pro-russes qui ne souhaitent pas voir l'Europe s'affirmer. Au demeurant je n'attendais un peu à ce genre de réaction complaisante à l'égard de la Russie. En résumée ; Ne rien faire pour l'arrêter. "La testostérone est à l'Est et la chiasse à l'Ouest" faut il comprendre cela dans cette guerre ? 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) il y a 1 heure Share Posté(e) il y a 1 heure Il y a 23 heures, Akhilleus a dit : Le "pauvre" Entre russes et américains ... rien que ça Un gars quelconque donc, dépassé par l'ampleur de la tache et qui pour se faire sécréter des endorphines aurait tapé près de 100 millions dans la caisse (d'aides européennes soit dit en passant) Quand à faire passer les US pour des empécheurs de tourner en rond, la mémoire est courte et l'Alzheimer précoce, ces mêmes américains s'étant plaints plus d'une foi (lire au moins quelques dizaines de fois) de l'absence de transparence ukrainienne sur - le devenir de certains équipements/armes -le devenir/circuit/bénéficiaire final de certaines aides financières -la non remontée d'info (ou alors caviardées/arrangées) que ce soit au niveau politique, tactique ou opérationnel -la non remontée de datas stratégiques d'évaluation des capacités combatives de l'Ukraine et j'en passe de mémoire (la vieillerie me guette...), le sujet de la traçabilité des dons d'armes était mis en avant par les Etats-Unis durant la période Biden. Néanmoins, les Etats-Unis avaient aussi fait acte de contrition en indiquant que la traçabilité des dons d'armes US n'étaient pas folllchone, autrement dit que les américains n'étaient pas super clair sur ce qu'ils donnaient réellement, et non pas sur ce qu'ils donnaient en support power point. Alors 1 point partout, balle au centre? Pas si simple pour deux raisons : - d'une part, l'année 2022 est marquée par un bordel cosmique, il ne faut pas s'attendre à un fonctionnement administratif efficient de l'Etat ukrainien, il ne l'était déjà pas avant, mais avec une invasion, une perte de territoire et une fuite de population, il ne faut demander l'impossible... - d'autre part, la situation est inégalitaire par nature. En guerre, soit tu produis des armes, soit tu dépends de tes fournisseurs. Si ton fournisseur te donne une contrainte de traçabilité pour des armes données, tu dois faire le maximum pour t'assurer de la traçabilité, peu importe le moyen pour rendre la contrainte explicite en interne. Pour l'argent, je ne me prononce pas. Pour les armes fournies gratuitement, mon inquiétude initiale tend à se résorber, je n'ai pas l'impression que l'on voit ces armes sur le marché international de la contrebande. Et comme la guerre dure et les armes manquent, cela limite les risques. En revanche, le fonctionnement interne de l'Etat ukrainien ne semble pas s'améliorer, et c'est bien sur inquiétant. Les affaires de corruptions semblent dans le temps monter en gamme, de contrats secondaires (ex des achats d'uniforme) vers des contrats majeurs (on évoque à demi mots la société fournissant les flamingo). C'est bien sur un sujet impossible à éluder pour les ukrainiens et par ricochet pour leurs alliés. C'est affaire constitue-t-elle une prise de conscience tardive mais salutaire ou une enième reconfiguration des structures d'influence, de pouvoir et donc de corruption en Ukraine??? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MIC_A Posté(e) il y a 1 heure Share Posté(e) il y a 1 heure Ca fait bien longtemps que la "légalité" n'est plus de ce monde et surprenant qu'elle soit "réclamé" pas ceux qui s'assoient dessus régulièrement avec le pouvoir de coercitions pour le faire. En somme, la loi du plus fort, d'où qu'elle vienne mais on feindrait de le découvrir seulement aujourd'hui ? Un petit focus de corruptions sur ce qui se passe en Russie pour comparer ou c'est tellement énorme et risqué que personne ne souhaite s'y atteler aux risques de mal finir ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akhilleus Posté(e) il y a 1 heure Share Posté(e) il y a 1 heure il y a 3 minutes, Akilius G. a dit : de mémoire (la vieillerie me guette...), le sujet de la traçabilité des dons d'armes était mis en avant par les Etats-Unis durant la période Biden. Néanmoins, les Etats-Unis avaient aussi fait acte de contrition en indiquant que la traçabilité des dons d'armes US n'étaient pas folllchone, autrement dit que les américains n'étaient pas super clair sur ce qu'ils donnaient réellement, et non pas sur ce qu'ils donnaient en support power point. Alors 1 point partout, balle au centre? Pas si simple pour deux raisons : - d'une part, l'année 2022 est marquée par un bordel cosmique, il ne faut pas s'attendre à un fonctionnement administratif efficient de l'Etat ukrainien, il ne l'était déjà pas avant, mais avec une invasion, une perte de territoire et une fuite de population, il ne faut demander l'impossible... - d'autre part, la situation est inégalitaire par nature. En guerre, soit tu produis des armes, soit tu dépends de tes fournisseurs. Si ton fournisseur te donne une contrainte de traçabilité pour des armes données, tu dois faire le maximum pour t'assurer de la traçabilité, peu importe le moyen pour rendre la contrainte explicite en interne. Pour l'argent, je ne me prononce pas. Pour les armes fournies gratuitement, mon inquiétude initiale tend à se résorber, je n'ai pas l'impression que l'on voit ces armes sur le marché international de la contrebande. Et comme la guerre dure et les armes manquent, cela limite les risques. En revanche, le fonctionnement interne de l'Etat ukrainien ne semble pas s'améliorer, et c'est bien sur inquiétant. Les affaires de corruptions semblent dans le temps monter en gamme, de contrats secondaires (ex des achats d'uniforme) vers des contrats majeurs (on évoque à demi mots la société fournissant les flamingo). C'est bien sur un sujet impossible à éluder pour les ukrainiens et par ricochet pour leurs alliés. C'est affaire constitue-t-elle une prise de conscience tardive mais salutaire ou une enième reconfiguration des structures d'influence, de pouvoir et donc de corruption en Ukraine??? En fait non https://globalinitiative.net/analysis/a-new-phase-of-arms-trafficking-in-ukraine/ https://news.un.org/en/story/2025/07/1165428 https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/Ukraine/Ukraine_OC_Study.pdf Pour l'instant, de ce que j'en lis, les dérives sont internes, ça sort peu des frontières ukrainiennes (mais les violences armées, criminelles, domestiques, politiques avec des armes ayant quitté les arsenaux ou le champ de batailles, elles augmentent) Et puisqu'on est sur un forum où une paire de membre sont des whataboutistes pénibles le problème semble être le même en Russie https://united24media.com/latest-news/from-ukraines-frontline-to-darknet-russian-soldiers-cash-in-on-smuggled-weapons-11417 Rien d'étonnant vu le volume d'ALI ou autres (grenades, RPG jetables, voire drones FPV) circulant Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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