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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://brusselssignal.eu/2025/01/zero-evidence-the-bogus-intelligence-behind-romanias-cancelled-election/ (9 janvier 2025) Vous trouverez ci-dessous une analyse détaillée et complète des renseignements déclassifiés sur la supposée « ingérence électorale russe » qui est au cœur du scandale des élections roumaines. Résumé Les documents ne fournissent aucune preuve concrète de l'ingérence de l'État russe dans les élections présidentielles roumaines ou de liens entre le candidat à la présidence Calin Georgescu et la Russie. Le terme le plus important et le plus explosif utilisé dans ces documents [par le SRI Service de renseignement intérieur de la Roumanie (équivalent du MI5/FBI)] est celui d'« acteur étatique ». Les documents n'offrent aucune preuve ou explication analytique de l'utilisation de ce terme, ce qui en fait une affirmation non étayée. Au contraire, pour autant qu'ils éclairent quelque chose, les documents indiquent que la campagne de Georgescu a simplement utilisé des techniques de marketing numérique très efficaces, lui donnant un avantage « exponentiel comparatif » (selon le SRI). Les documents n'offrent que des informations disparates, circonstancielles et souvent insignifiantes, présentées d'une manière qui laisse une large place aux interprétations les plus diverses. Leur ton et leur terminologie semblent conçus pour alimenter un récit anti-Georgescu dans la sphère publique. En tant que produits du renseignement, les documents sont peu soignés et de très mauvaise qualité par rapport aux normes alliées. Ils contiennent des contradictions, des erreurs et des inexactitudes flagrantes. Le langage est souvent vague et des termes clés restent indéfinis (par exemple, les différentes utilisations du mot « réseau »). Pour l'essentiel, les documents ne contiennent que des platitudes inutiles, la majorité des informations ayant déjà circulé dans le domaine public dans les jours qui ont suivi le 24 novembre (date du premier tour de scrutin). Les documents ne sont que des « notes d'information » (note informative, en roumain), et non des évaluations - ils ne contiennent donc pas de conclusions analytiques ou d'interprétations claires et définitives. Ils contiennent des affirmations isolées (la plupart du temps non étayées), sans aucune discussion sur les sources ou les preuves. Il s'agit probablement d'une méthode utilisée par les services de renseignement pour se protéger politiquement. Les interprétations ultérieures de ces documents par les médias ne sont donc pas fondées sur les conclusions de l'État roumain. Les documents sont également expurgés de certaines parties importantes. Il est donc important de comprendre que les informations contenues dans ces documents n'ont été que partiellement déclassifiées, alors que les médias ont laissé entendre que les documents avaient été déclassifiés dans leur intégralité. Il est également important de comprendre que les passages expurgés peuvent altérer le sens du texte. La note d'information du SIE [Service de renseignement extérieur de la Roumanie (équivalent du MI6/CIA)] n'a pas été déclassifiée. Le président n'en a publié qu'un « extrait non classifié ». La note du SIE elle-même reste classifiée, probablement parce qu'elle contredit les notes soumises par les autres agences. Les documents font état d'irrégularités potentielles dans les déclarations de financement de la campagne de M. Georgescu. Cependant, de tels problèmes sont courants dans les campagnes électorales du monde entier et, en outre, devraient être examinés de la même manière pour tous les autres candidats. En tout état de cause, les documents ne font aucune allusion à un financement étranger, et encore moins à un financement en provenance de Russie. Les seuls éléments concrets relevés dans les documents comme étant spécifiquement identifiés au 24 novembre (jour du vote au premier tour) sont les suivants : 100 comptes d'influenceurs TikTok payés pour diffuser du contenu en utilisant 3 (trois) hashtags qui ne mentionnent même pas Calin Georgescu ; 797 comptes créés avant ( !) le lancement de TikTok lui-même, sous ce nom de marque ; 1 088 utilisateurs dans un groupe de « coordination » sur Telegram (ce qui, encore une fois, est la norme dans toutes les campagnes politiques) ; et 381 000 $ versés à certains « influenceurs ». Conclusion : Les documents du CSAT déclassifiés par le président ne fournissent absolument aucune base réelle et concrète pour les récits publics concernant une « attaque russe » sur la Roumanie ou des liens entre la campagne de Georgescu et la Russie. Ces documents, en eux-mêmes, ne peuvent pas être rationnellement utilisés comme arguments contre ce candidat car ils ne prouvent rien.
  2. https://responsiblestatecraft.org/zelensky-gas-pipeline/ (9 janvier 2025) Il n'est pas surprenant non plus que la décision de M. Zelensky de couper le gazoduc qui alimente la Slovaquie en gaz russe ait incité le président slovaque Robert Fico à réagir en menaçant de couper les exportations d'électricité vers l'Ukraine. Il est d'autant plus logique que le président Fico profère de telles menaces qu'une partie de l'électricité produite en Slovaquie provient d'installations au gaz qui dépendent du gaz naturel bon marché fourni par la Russie. La menace du président Fico doit être prise au sérieux par l'Ukraine, qui a perdu plus de 73 % de sa production d'énergie thermique à cause des attaques russes et qui dépend des importations d'électricité slovaque pour 19 % de son électricité importée.
  3. Il est vital pour les États-Unis que Saint-Pierre et Miquelon restent français, ou en tout cas non-américain, car c'est une plaque tournante permettant de s'approvisionner en whisky lorsque sévit la prohibition : https://spiritsselection.com/fr/la-prohibition-a-saint-pierre-et-miquelon-une-page-dhistoire/ Les caisses d’alcool en provenance de l’Ecosse, du Canada… affluent alors par bateaux entiers, et pour la première fois de son histoire, au vu des volumes déchargés sur le port de Saint-Pierre, le budget de l’île est équilibré. Commence ainsi l’âge d’or de Saint-Pierre. Tous les habitants de l’île se reconvertissent dans le commerce de l’alcool, peu poursuivent leurs activités de pêche. Ils deviennent débardeurs, employés d’entrepôts, transporteurs, … Ces stocks attirent des centaines bateaux de contrebandiers, qui viennent s’approvisionner en alcool pour les décharger la nuit le long des côtes américaines, dans une course poursuite incessante avec les Gardes côtes américains qui leur font la chasse. La plupart des distilleries canadiennes ouvrirent des agences commerciales à Saint-Pierre, pour y acheminer des stocks de whiskies canadiens. D’autres agences y défendaient les intérêts de distilleries écossaises. Des dépôts sont construits par les commerçants de Saint-Pierre et loués aux distilleries canadiennes pour y entreposer leurs produits. Ces principales distilleries qui établirent des points de vente à Saint-Pierre prirent rapidement le contrôle du marché. De 1920 à 1933, les Saint-Pierrais vont tous profiter de cette arrivée massive de devises et ce regain d’activité, alors que le reste du monde est plongé dans une crise profonde (récession économique).
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_fracture_de_Clipperton#L'exploitation_minière_en_eaux_profondes L'Autorité internationale des fonds marins estime que la quantité totale de nodules dans la zone de Clarion Clipperton dépasse 21 milliards de tonnes (Bt), contenant environ 5,95 Bt de manganèse, 0,27 Bt de nickel, 0,23 Bt de cuivre et 0,05 Bt de cobalt.
  5. Donc comme ça, brusquement, ils renoncent à la Suède ? Quels défaitistes ! Finalement les "singes capitulards mangeurs de fromage", c'est peut-être eux.
  6. Je pense que la décision de la Cour Suprême Citizens United (2010) et quelques autres qui ont démantelé ce qui existait comme limites au financement des campagnes électorales au niveau des États a créé de facto une ploutocratie. https://en.wikipedia.org/wiki/Citizens_United_v._FEC#Opposition Lors de la discussion de l'arrêt et des développements connexes, l'ancien président Jimmy Carter a qualifié les États-Unis d'"oligarchie où la corruption politique est illimitée » Donc ces juges de la Cour Suprême, censément les gardiens de la constitution, ont donné les clés du camion. C'est à cela que j'ai pensé immédiatement en lisant ton message. Une autre piste de réflexion pourrait être d'examiner ce qu'on dit les penseurs sur l'interaction entre sociologie et institutions politiques. Cela fait trrrrès longtemps que j'ai lu La Démocratie en Amérique, mais je crois me souvenir que l'un des points de Tocqueville consiste à dire que c'est l'égalité réelle entre les citoyens - à son époque de nombreux petits agriculteurs propriétaires de leur terre - qui produit les institutions démocratiques (et non l'inverse, comme le socialisme tend à nous faire penser). On trouve la même chose dans la Grèce classique où le citoyen athénien typique est un petit propriétaire terrien, suffisamment riche pour s'acheter son équipement militaire et être un hoplite. À cette époque "hoplite" et "citoyen" sont des synonymes, et c'est cette égalité - et cette fraternité - hoplitique qui crée la démocratie athénienne, et non l'inverse. Aujourd'hui, dans la mesure où les inégalités sont croissantes, on peut prédire un déclin des institutions démocratiques. Généralement pour abolir une oligarchie, on passe par un dictateur (Solon) ou un tyran (Pisistrate) (Napoléon Ier en France), ou MacArthur au Japon qui abolit les zaibatsus et fait une réforme agraire. Donc il faut commencer par des réformes sociales qui rétablissent l'égalité de richesses entre les citoyens. Dans le même ordre d'idées, Michael Lind parlait en 1995 de "brésilianisation" des États-Unis : https://forum.air-defense.net/topic/11243-usa/page/585/#comment-1248026 La "brésilianisation", écrit Lind, se caractérise par le "retrait croissant de la surclasse blanche américaine dans son... monde de quartiers privés, d'écoles privées, de services de police privés, de soins de santé privés et même de routes privées, à l'écart de la misère qui s'étend au-delà. Comme une oligarchie latino-américaine, les membres riches et bien branchés de la classe surabondante peuvent prospérer dans une Amérique décadente avec des niveaux d'inégalité et de criminalité du tiers monde".
  7. https://www.eurotopics.net/fr/331958/groenland-quelles-sont-les-visees-de-trump Les procédés de Trump rappellent beaucoup ceux de Moscou, pointe Dagens Nyheter : «Il emprunte sans détours la rhétorique du Kremlin. Il parle du Groenland comme Poutine parlait de l'Ukraine. Poutine disait que la Russie devait prendre l'Ukraine pour se protéger contre l'Ouest et l'OTAN. Les Etats-Unis disent qu'il devront éventuellement prendre le Groenland pour protéger l'Ouest et l'OTAN. Tous deux partagent une même conviction, le droit du plus fort à contrôler sa 'sphère d'intérêt', et cela ne surprend personne. On notera toutefois que cela revient à légitimer l'impérialisme moderne russe.» Copenhague a aussi une part de responsabilité dans l'affaire actuelle, fait remarquer Berlingske : «Le Danemark n'a pas joué son rôle de grande puissance arctique, et c'est là qu'il a péché essentiellement. Pour être une grande puissance, il aurait fallu avoir le contrôle de la politique extérieure et de défense du Groenland, et assumer la responsabilité de ce territoire de la plus haute importance stratégique, s'étendant sur 2,1 millions de kilomètres carrés. Trop longtemps, le Danemark n'a pas compris ce qu'impliquait cette responsabilité. Nous avons sous-estimé le poids du Groenland en termes de sécurité - et c'est précisément l'argument invoqué par Trump pour justifier une prise de contrôle par les Etats-Unis. Le Danemark n'a pas investi dans la sécurité à la hauteur voulue. Nous étions une grande puissance, mais avons agi comme un petit Etat.» On aurait tort de prendre à la légère les paroles de Trump, écrit La Stampa : «Il avait l'air extrêmement sûr de son fait, improvisant librement et disant beaucoup de choses qu'il faut prendre au sérieux, même si elles défient le bon sens et les normes internationales. Il faut les prendre au sérieux car Trump a des convictions et il a la volonté et les moyens de les imposer. Il ne se heurte qu'à peu de restrictions institutionnelles, il n'a aucune inhibition personnelle et c'est un homme pressé. ... Trump n'a exclu ni coercition économique ni interventions militaires. ... Le Groenland fait partie du Danemark. Quand le nouveau président des Etats-Unis dit ne pas exclure une intervention militaire, il faut comprendre qu'il n'est pas impensable pour lui d'envahir le territoire d'un de ses alliés de l'OTAN.» Le politologue [russe] Abbas Galliamov subodore une manœuvre de diversion de la part de Trump : «Soit il est vraiment en train de perdre la boule, soit il a le cynisme de tenter de changer discrètement l'ordre du jour. Quelques problèmes, notamment sur le dossier Russie-Ukraine, pourraient être à l'origine de ce changement. Ayant compris que sa promesse de mettre fin à la guerre en 24 heures était intenable, Trump pourrait désormais essayer de faire en sorte que plus personne n'y pense. Le nouvel-ancien président se veut être un meneur, il mise davantage sur les effets de manche que sur les dossiers essentiels. Il troque donc tout simplement un projet avorté contre autre chose, sans en concevoir la moindre gêne.»
  8. https://www.eurotopics.net/fr/331962/meta-se-passera-dorenavant-de-fact-checking Le patron de Meta agit vraisemblablement dans l'intérêt de son entreprise, commente Zeit Online : «La décision de Zuckerberg est peut-être liée au fait que deux des principaux domaines dans lesquels Meta agit sont aussi des secteurs où opèrent des entreprises de Musk. Outre les réseaux sociaux, il s'agit surtout de l'IA, dans laquelle Meta a investi des milliards de dollars. Il peut difficilement se réjouir que sur ces sujets, le président n'écoute que la concurrence. Pour assurer la réussite économique de son groupe sous l'administration Trump, il est nécessaire pour lui d'entretenir de bonnes relations avec le président. Le terme d'oligarchie s'impose avec de plus en plus de force. [1] De ce point de vue et dans la logique de Zuckerberg, les raisons de ce choix se comprennent.» [1] Cf Emmanuel Todd https://regards.fr/la-defaite-de-loccident-demmanuel-todd-a-lire-ou-pas/ « Que les démocraties occidentales soient en crise, et même que nous vivions en post-démocratie, est devenu un lieu commun » (La Défaite de l'Occident p. 146) Ou Bernie Sanders : 21 décembre 2024. Bienvenue dans le monde de l'oligarchie. 07:09 Ce à quoi nous assistons présentement, c'est que la classe des milliardaires, qui possède une part si importante de notre économie, une part si importante de nos médias, ils entreprennent maintenant agressivement de prendre le contrôle de notre système politique également.
  9. https://www.eurotopics.net/fr/331963/giorgia-meloni-a-rendu-une-visite-informelle-a-donald-trump (7 janvier 2025) Avvenire commente la rumeur d'un contrat de cinq ans conclu entre l'Italie et SpaceX : «Selon des informations relayées par le média Bloomberg, il s'agirait d'une opération d'un montant de 1,5 milliards d'euros. Cela a déclenché une tempête entre l'exécutif et l'opposition, notamment autour de la sécurité nationale. Le système prévoirait un système crypté de niveau maximal pour les réseaux téléphoniques et les services Internet du gouvernement italien, les communications militaires et les services satellitaires pour les urgences. Pour le média américain, le plan aurait reçu un coup d'accélérateur suite à la récente rencontre entre Giorgia Meloni et Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride. Le gouvernement italien, pour sa part, a sèchement démenti les informations.» Un accord avec l'entreprise SpaceX serait extrêmement risqué, fait valoir Süddeutsche Zeitung : «Musk est devenu un électron libre incontrôlable, il s'ingère dans les campagnes électorales en prenant partie pour l'extrême droite, il réclame la prison pour le Premier ministre britannique. Des positions qui soulèvent une question : quel usage fait-il des entreprises qu'il dirige ? SpaceX est une entreprise couronnée de succès et à la pointe de la technologie, ses satellites Starlink défient toute concurrence. Mais serait-il bien sage de la part de l'Italie de confier ses télécommunications à Musk, ce qui ferait d'elle le premier pays européen à le faire ? Il serait préférable que l'UE ait une alternative à lui proposer, en se résolvant enfin à s'équiper de son propre système de satellites européen.»
  10. Objection votre honneur. Tu passes un peu vite sur la récupération par les États-Unis des restes de l'empire espagnol, à commencer par le Texas et la Californie (sans oublier l'Arizona, le Nevada, le Nouveau-Mexique, et l'Utah). C'est la guerre du Mexique qui sert de déclencheur poussant Henry David Thoreau à écrire son essai « de la désobéissance civile » https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_David_Thoreau Le 25 juillet 1846, Sam Staples, agent de recouvrement des impôts locaux lui ordonne de payer six ans d'arriérés. Thoreau, qui refuse de payer ses impôts à un État qui admet l'esclavage et fait la guerre au Mexique, est arrêté alors qu'il se rend chez son cordonnier puis emprisonné durant une nuit, mais relâché le jour suivant, une de ses tantes ayant payé, contre son gré, les arriérés à sa place. Cet événement marque la pensée de Thoreau et nourrit ses réflexions qui constitueront son essai politique, La Désobéissance civile. Un des grands représentants du courant anti-impérialiste est Mark Twain : https://guides.loc.gov/world-of-1898/mark-twain Extrait du New York Herald, 15 octobre 1900 : J'ai quitté ces côtes, à Vancouver, en impérialiste convaincu. Je voulais que l'aigle américain s'élance dans le Pacifique. Il me semblait fastidieux et ennuyeux qu'il se contente des Rocheuses. Pourquoi ne pas déployer ses ailes sur les Philippines, me disais-je ? Et j'ai pensé que ce serait une très bonne chose à faire. Je me suis dit : voilà un peuple qui a souffert pendant trois siècles. Nous pouvons le rendre aussi libre que nous-mêmes, lui donner un gouvernement et un pays qui lui soient propres, mettre à flot dans le Pacifique une miniature de la constitution américaine, fonder une toute nouvelle république qui prendra sa place parmi les nations libres du monde. Il me semblait que c'était une grande tâche à laquelle nous devions nous atteler. Mais j'ai réfléchi davantage, depuis lors, et j'ai lu attentivement le traité de Paris, et j'ai vu que nous n'avons pas l'intention de libérer, mais d'assujettir le peuple des Philippines. Nous y sommes allés pour conquérir, non pour racheter. . . Il me semble que nous devrions avoir le plaisir et le devoir de rendre ces gens libres et de les laisser régler leurs propres questions intérieures à leur manière. C'est pourquoi je suis anti-impérialiste. Je m'oppose à ce que l'aigle pose ses serres sur toute autre terre.
  11. https://www.npr.org/2025/01/07/nx-s1-5251151/meta-fact-checking-mark-zuckerberg-trump (7 janvier 2024) Cette décision intervient alors que Meta et d'autres entreprises technologiques s'efforcent d'adoucir les relations difficiles qu'elles entretiennent avec M. Trump. Le président élu et d'autres républicains accusent depuis longtemps la Silicon Valley d'avoir des préjugés anti-conservateurs qui ont muselé leur discours en ligne. M. Trump a personnellement accusé M. Zuckerberg d'ingérence dans les élections et l'a menacé d'une peine de prison à perpétuité. Le PDG de l'Ultimate Fighting Championship, Dana White, s'exprime lors d'une soirée électorale en faveur du président élu Donald Trump à West Palm Beach, en Floride, le 6 novembre. Meta, la société mère de Facebook et d'Instagram, a nommé Dana White à son conseil d'administration. La semaine dernière, Meta a nommé Joel Kaplan, un vétéran de la direction d'entreprise et un républicain qui a déjà travaillé à la Maison Blanche de George W. Bush, à la tête de la politique mondiale, en remplacement de l'ancien vice-premier ministre britannique Nick Clegg. Lundi, la société a nommé le PDG de l'Ultimate Fighting Championship, Dana White, un partisan de longue date de M. Trump, à son conseil d'administration. Zuckerberg fait partie des titans de la technologie qui se sont rendus à Mar-a-Lago pour rencontrer Trump depuis l'élection, et Meta a fait don d'un million de dollars au fonds d'inauguration de Trump (Sam Altman, PDG d'Amazon et d'OpenAI, s'est engagé de la même manière). « Je pense qu'ils reviennent de loin », a déclaré M. Trump lors d'une conférence de presse mardi. Lorsqu'on lui a demandé s'il pensait que Zuckerberg « répondait directement aux menaces que vous lui avez adressées par le passé », M. Trump a répondu : « Probablement ». « Meta admet enfin qu'il censure la parole [...] quel beau cadeau d'anniversaire au réveil et une énorme victoire pour la liberté d'expression », a posté le sénateur Rand Paul (R-KY) sur X.
  12. https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/c-est-alle-trop-loin-pour-plaire-a-donald-trump-mark-zuckerberg-fait-table-rase-sur-la-moderation-et-le-fact-checking-sur-ses-reseaux-sociaux-20250107 À moins de deux semaines de l’investiture du président-élu, le PDG de Meta a publié une vidéo sous forme de mea culpa où il regrette « la censure » sur Facebook et Instagram et promet de rétablir la liberté d’expression. À moins de deux semaines de l’investiture de Donald Trump, c’est la dernière initiative de Meta pour montrer patte blanche à la future administration. La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp a annoncé ce mardi mettre fin à son programme de fact-checking. https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/01/08/apres-les-annonces-de-mark-zuckerberg-des-medias-de-fact-checking-meduses-c-est-un-choc-pour-nous_6488631_4408996.html Le patron de Meta, maison mère de Facebook et Instagram, a affiché mardi son intention de clore les partenariats de fact-checking liant sa société à certains médias américains. Une perte de fonds parfois vitaux pour certaines rédactions. Les partenaires internationaux de Meta, eux, s’inquiètent. Le Monde, et plus particulièrement son service Les Décodeurs, en ont fait partie jusqu’en 2022. Aux Etats-Unis, selon la dernière liste des fact-checkers partenaires de Meta, ce sont dix médias ou organisations qui voient à présent leur collaboration s’arrêter sans préavis. Parmi eux, une branche américaine de l’Agence France-Presse (AFP), le quotidien américain USA Today, l’agence britannique Reuters…
  13. Wallaby

    Boeing

    https://economictimes.indiatimes.com/news/international/global-trends/can-boeing-bounce-back-from-crisis-key-steps-leading-aerospace-firm-can-take-to-fix-its-longstanding-problems/articleshow/117058248.cms (8 janvier 2025) Boeing est en crise profonde et 2024 a été une année noire pour Boeing. Non seulement elle a dû faire face à une crise de la sécurité et du contrôle de la qualité, mais elle a perdu des milliards de dollars à la suite d'une grève des travailleurs qui a paralysé la production dans deux de ses plus grandes usines. Un panneau de fuselage qui s'est détaché en plein vol. Des accidents dans l'usine. Des astronautes bloqués. Une grève paralysante et cinq pertes annuelles consécutives. Boeing, le plus grand exportateur américain et l'un des deux principaux constructeurs mondiaux de gros porteurs commerciaux, avec l'européen Airbus, a été secoué par un problème après l'autre, allant de l'embarrassant au tragique. Boeing fabrique des avions à réaction, des bombes et des hélicoptères pour l'armée américaine. Il fabrique des fusées et des engins spatiaux pour la NASA. Elle emploie quelque 170 000 personnes dans le monde et constitue le rouage central d'une chaîne d'approvisionnement mondiale composée de milliers d'entreprises, depuis les petits ateliers de réparation jusqu'aux géants multinationaux comme GE Aerospace. Les problèmes de Boeing ne cessent de s'accumuler, et cette liste ne comprend pas seulement deux accidents mortels en 2018 et 2019 qui ont tué 346 personnes. Cet été, le constructeur d'avions, âgé de 108 ans, a accepté de plaider coupable dans le cadre d'une affaire pénale fédérale liée à ces accidents. La série de crises a laissé l'entreprise exsangue, embourbée dans des problèmes de fabrication et en désaccord avec les compagnies aériennes, les régulateurs et ses propres employés. Le 29 décembre, 179 personnes ont été tuées dans un accident en Corée du Sud dont la cause fait actuellement l'objet d'une enquête. L'entreprise est également confrontée à des pertes financières massives dues à une grève paralysante et à des années de problèmes opérationnels et de sécurité. La cote de crédit de Boeing est tombée au niveau le plus bas de la catégorie investissement - juste au-dessus du statut d'obligation de pacotille - et les principales agences de notation ont prévenu Boeing qu'il risquait d'être rétrogradé au niveau d'obligation de pacotille. Que peut faire Boeing pour résoudre ses problèmes ? Pendant des décennies, Boeing a été un pionnier de l'aérospatiale, mais cela fait 20 ans qu'il n'a pas présenté de nouvel avion. Depuis lors, le constructeur d'avions à réaction s'est contenté de mettre à jour ses modèles existants. Phil Condit, qui a été PDG de Boeing de 1996 à 2003, a déclaré que Boeing devait s'atteler à la conception d'un nouvel avion dès que possible. Le 737 Max, le cheval de bataille de la flotte Boeing, est la dernière génération d'un avion qui a été introduit en 1968. « Ils ont mis en place de nouveaux composants, mais je pense qu'ils ont besoin d'une toute nouvelle conception d'avion basée sur toutes les leçons tirées de l'aéronautique au cours des 60 dernières années », a déclaré Bill George, l'ancien directeur général de Medtronic, cité par le NYT. Ramener le siège social à Seattle, au cœur des activités d'ingénierie de l'entreprise : Boeing a déménagé sa base à Chicago en 2001, puis près de Washington, D.C., en 2022. M. George a déclaré que c'était une erreur. « La direction doit reprendre contact avec les ingénieurs qui comprennent la sécurité des vols », a-t-il déclaré. « Les cadres supérieurs de Boeing n'ont pas de diplôme d'ingénieur en aéronautique, pour la plupart », selon le NYT. La culture de Boeing est aujourd'hui à l'origine de nombreux problèmes, selon un reportage du WSJ. La culture de l'entreprise s'est transformée au fil du temps, passant d'une culture qui valorisait la qualité à une culture qui privilégiait le rendement pour les actionnaires. Elle doit mettre la sécurité au premier plan. Encourager les employés à signaler les problèmes de sécurité réduirait le nombre de dénonciateurs « et c'est vraiment ce que nous surveillons et essayons de faire en sorte qu'ils y parviennent », a déclaré Mike Whitaker, chef de l'administration fédérale de l'aviation, qui a imposé des limites de production à l'usine 737 de Boeing.
  14. En fait ça ressemble gravement à la Nouvelle Calédonie : des richesses minérales, mais insuffisantes pour assurer l'autosuffisance par rapport au train de vie actuel.
  15. 03:58 Josée Legault : Ce que je remarque aussi, rapidement, c'est le silence assez assourdissant des autres chefs de gouvernements en Occident qui regardent le Premier Ministre du Canada, qui regardent le Canada se faire traiter de cette manière-là par Donald Trump, et qui ne disent rien. Il me semble qu'il serait peut-être temps aussi, avant que eux soient les prochains, et là je ne parle pas du Groënland, mais avant que eux soient les prochains, la France, par exemple. Ils ne veulent pas être "Français", mais comme par hasard, c'est pas aux Anglais qu'ils pensent en premier quand il s'agit de leur venir en aide. 04:24 Il faut que les chefs de gouvernements occidentaux se tiennent debout au lieu de se prosterner devant Donald Trump comme ils l'ont fait un peu lors de la cérémonie de réouverture de Notre-Dame où l'on avait l'impression que c'était Louis XIV qui rentrait, là, dans la cathédrale. Le Canada ne peut pas se défendre seul. Il faut leur demander de devenir membre de l'Union Européenne, avec interdiction du boeuf aux hormones et tutti quanti. 06:36 Marie Vastel : Monsieur Trump s'est mis en tête d'avoir cette espèce de vision expansionniste d'une espèce d'empire américain que je vois mal de quelle façon le gouvernement canadien et le Premier Ministre quel qu'il soit dans les prochains mois arrive à apaiser et à rationaliser. 07:41 Dimitri Soudas : Si le président Trump signe le décret, ça peut avoir un impact jusqu'à 1% sur le PIB du Canada, et potentiellement nous faire tomber en récession. 08:47 Si on avait la capacité par exemple de raffiner notre propre pétrole, on dirait à Monsieur Trump, parfait ! Vous avez un problème avec le déficit commercial : on va arrêter de vous vendre plus de 100 milliards de dollars de notre pétrole brut, on va le raffiner nous-mêmes. Même chose pour le gaz naturel. Même chose pour l'hydro-électricité. La réalité c'est qu'on est coincés parce qu'on a décidé de se faire coincer.
  16. https://geoconfluences.ens-lyon.fr/programmes/outils/graphie-toponymes Groenland ou Groënland ? Les deux orthographes ont coexisté en français, mais l'orthographe sans tréma tend à largement s'imposer [*]. Jules Verne écrivait Groënland (source) mais l'Altas du 21e siècle et l'Encyclopaedia universalis écrivent Groenland, de même que la page de recommandations du ministère des Affaires étrangères consacrée au Danemark. [*] À tort, à mon avis, puisqu'à l'oral, la prononciation qui correspond au tréma est immensément répandue. Je n'ai jamais entendu personne prononcer autrement qu'avec cette diphtongue.
  17. Vers un référendum d’indépendance du Groenland en avril 2025 ? https://www.politico.eu/article/greenland-not-for-sale-danish-pm-mette-frederiksen-us-donald-trump-jr/ (7 janvier 2025) Mme Frederiksen, qui a qualifié en 2019 d'« absurde » l'offre d'achat de Trump sur l'île, a déclaré qu'il appartenait aux Groenlandais de décider de leur propre avenir, qualifiant de « légitime » le mouvement d'indépendance qui se développe sur l'île. « Je constate que de nombreux Groenlandais souhaitent ardemment accéder à l'indépendance », a-t-elle déclaré. « C'est légitime, et je pense donc qu'il est important que l'avenir du Groenland soit façonné à Nuuk [la capitale groenlandaise]. En vertu d'un accord conclu en 2009 avec le Danemark, le Groenland ne peut déclarer son indépendance qu'à l'issue d'un référendum réussi - dont le dirigeant Egede a semblé laisser entendre, lors de son discours du Nouvel An, qu'il pourrait se tenir en même temps que les prochaines élections législatives de l'île, en avril. https://fr.wikipedia.org/wiki/Múte_Bourup_Egede Múte Inequnaaluk Bourup Egede (prononcé /mut͡sːi inɜquˈnaːluk ˈpou̯ʁɔp ˈeːəðə/), né le 11 mars 1987 à Nuuk, est un homme politique groenlandais. Membre de l'Inatsisartut, le parlement du Groenland, depuis 2015 et président du parti Inuit Ataqatigiit depuis 2018, il est Premier ministre du Groenland depuis le 23 avril 2021. https://www.politico.eu/article/greenland-prime-minister-mute-egede-independence-denmark-colonialism-donald-trump-arctic/ (3 janvier 2025) « Il est maintenant temps de passer à l'étape suivante pour notre pays », a déclaré le Premier ministre du Groenland, Múte Egede. « Comme d'autres pays dans le monde, nous devons nous efforcer de lever les obstacles à la coopération - que nous pouvons décrire comme les chaînes de l'ère coloniale - et aller de l'avant », a-t-il ajouté. M. Egede, qui dirige le Groenland depuis 2021 et est issu du parti indépendantiste Community of the People (IA), a déclaré que les relations entre le Danemark et le Groenland n'avaient pas abouti à une « égalité totale » et que l'île méritait de se représenter sur la scène internationale. « Notre coopération avec d'autres pays et nos relations commerciales ne peuvent continuer à se faire uniquement par l'intermédiaire du Danemark », a-t-il déclaré. En vertu d'un accord conclu en 2009 avec le Danemark, le Groenland ne peut déclarer son indépendance qu'à l'issue d'un référendum réussi, que M. Egede a semblé suggérer d'organiser en même temps que les prochaines élections législatives de l'île, qui auront lieu en avril. « Le travail a déjà commencé pour créer le cadre nécessaire à l'indépendance du Groenland », a-t-il ajouté. « Il est nécessaire de prendre des mesures importantes... La nouvelle période électorale à venir doit, avec les citoyens, créer ces nouvelles étapes. Malgré la richesse de ses ressources minérales, le Groenland dépend de Copenhague pour une aide financière importante, recevant une subvention annuelle d'environ 500 millions d'euros. https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/04/face-a-trump-le-groenland-sinterroge-sur-son-independance-lappel-de-mute-egede/ [texte intégral traduit en français] Extraits : Chers compatriotes, Une journée riche en événements s’est achevée et nous commençons une nouvelle année. Je vous souhaite à tous une bonne année. Tout d’abord, je voudrais remercier tous mes concitoyens du Groenland pour l’année écoulée et j’espère que vous êtes tous bien entrés dans la nouvelle année. Ces dernières années, l’Inatsisartut et le Naalakkersuisut ont collaboré à la rédaction de notre constitution, qui constituerait la base de notre indépendance et de notre sécession d’avec le Danemark. Avec l’ouverture du nouvel aéroport international de Nuuk, le Groenland s’est véritablement ouvert au monde. Cet été, il sera possible de nous rejoindre directement depuis d’autres pays — sans passer d’abord par le Danemark. Cela qui nous permettra de développer et de gouverner notre pays de manière plus indépendante. L’aéroport de Nuuk est la première étape en matière de voyage et de transport. Les prochaines étapes seront les nouveaux aéroports d’Ilulissat et de Qaqortoq. L’amélioration des infrastructures ne s’arrête pas là. La prochaine étape consistera également à moderniser les aéroports d’Ittoqqortoormiit et de Tasiilaq. Nous devons veiller à ce que les touristes soient toujours attirés par notre pays immensément beau. C’est pourquoi le gouvernement du Groenland a rédigé une proposition de loi sur le tourisme, qui vient d’être adoptée par l’Inatsisartut. La durabilité ne consiste pas seulement à prendre soin de l’environnement, mais aussi à faire en sorte que le peuple groenlandais soit maître de son propre avenir. L’élément central de la loi est la création et le développement d’un tourisme adapté et contrôlé par notre pays — à la fois en termes d’environnement, mais aussi en termes de population. La loi tient compte de la nécessité d’éviter un trafic illimité et non réglementé dans notre pays. En collaboration avec les municipalités, nous devons maintenant élaborer des réglementations sur la manière dont notre pays peut être utilisé et sur les personnes qui peuvent le faire, afin de protéger notre mode de vie et, en même temps, de montrer notre magnifique environnement aux touristes d’une manière appropriée, mais d’une manière qui soit contrôlée par la population du pays. Le point clef de la loi sur la pêche est l’établissement de la propriété de nos ressources — c’est-à-dire du peuple groenlandais. Ainsi, les ressources marines détenues par le peuple groenlandais seront économiquement bénéfiques à ce dernier et contrôlées par lui. Pour renforcer les efforts de lutte contre la consommation croissante d’alcools et de drogues dures au Groenland, la coalition du Naalakkersuisut a lancé plusieurs initiatives. Davantage de douaniers seront embauchés, et davantage d’aides techniques et de formations à leur utilisation seront mises en place. Dans notre petite communauté, il y a souvent des incidents tragiques liés à la consommation d’alcool, de nombreuses familles vivent avec une dépendance aux drogues et à l’alcool. Il est souvent difficile d’aller de l’avant en tant que personne, même si l’on a mis des mots sur les difficultés que l’on a traversées. Nous ne pouvons accepter que trop d’enfants grandissent en dehors de la famille et nous devons redoubler d’efforts pour les aider. Si nous voulons réduire les abus qui se transmettent de génération en génération, nous devons, en tant qu’individus et en tant que société, nous soutenir les uns les autres. Nous devons également travailler ensemble pour trouver la cause et la racine de la souffrance et trouver une solution ensemble. Le secteur social et les personnes qui y travaillent sont sous pression, et nous devons consacrer davantage d’efforts politiques à la restructuration du secteur social, qui est un travail important et nécessaire. Nos ancêtres ont vécu dans un pays magnifique mais souvent rude — ils nous l’ont transmis avec un espoir optimiste pour l’avenir. Il est de notre devoir d’être aussi optimistes pour l’avenir et de le transmettre à nos voisins. Car notre pays sera toujours le nôtre, et il est l’avenir de nos descendants. Que 2025 soit l’année où, en tant que pays, société et individus, nous franchirons ensemble le pas qui nous permettra de dépasser ce qui freine notre croissance. Je souhaite à tous mes concitoyens et aux citoyens du monde entier une bonne année. Múte Egede
  18. Tu veux dire qu'ils ont le droit de circuler sans visa dans l'UE ? Alors que de leur côté, les Groenlandais réclament un visa aux citoyens de l'UE non nordiques pour des séjours de plus de 90 jours ? Crois-tu qu'ils ont le droit de voter aux élections municipales en France ? Est-ce que la France peut accorder le bénéfice du traité de Maastricht à un territoire qui s'en est exclu, et qui lui-même va interdire aux citoyens français résident au Groenland de voter aux élections municipales groenlandaises ? Je ne comprends pas cette non-réciprocité qui attribue des privilèges à des gens qui nous méprisent. Au fond, est-ce que tout cela n'est pas en infraction avec l'ordre constitutionnel européen, je veux parler du chapitre "égalité" de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ? C'est à dire que si une élection municipale se jouait à une voix et si l'on constatait qu'un Groenlandais avait voté, il y aurait matière à faire revoter en excluant ce Groenlandais ? De toute façon, Barrot a mis l'accent sur l'aspect territorial des choses, pas sur l'aspect "droit de l'homme et du citoyen". Donc il a tort "sur la plupart des aspects".
  19. Je crois qu'on peut le saisir pour n'importe quoi. La seule limite est de ne pas paraître ridicule face aux confrères diplomates réunis à New York. Pour des petits pays comme le Danemark ou le Panama, ça pourrait être une chose à faire, en tant que coup d'éclat médiatique, et comme façon de rechercher des soutiens et des alliés dans la communauté internationale. Bien sûr les États-Unis ont un droit de véto, et cela n'irait pas bien loin. Mais il y aurait peut-être une réunion officielle du conseil de sécurité pour examiner la menace trumpienne.
  20. https://www.euronews.com/next/2024/11/14/google-removes-eu-based-news-content-from-search-feeds-as-part-of-time-limited-test (14 novembre 2024) Google a lancé un « petit test limité dans le temps » dans huit pays afin de déterminer l'impact de la suppression des éditeurs de presse basés dans l'Union européenne dans les résultats de recherche d'un utilisateur. Le « test AB » concerne la Belgique, la Croatie, le Danemark, la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne et l'Espagne. Selon Google, environ 1 % des utilisateurs de ces pays ne verront pas les éditeurs d'actualités basés dans l'Union européenne dans Google News, Search et Discover pendant une période dont la durée n'a pas été communiquée. Les 99 % restants ne verront pas de changement dans leurs résultats de recherche concernant les éditeurs de presse. Le test était également prévu pour la France, mais il a été bloqué par une décision de justice à la suite d'une demande du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM). Le syndicat a fait valoir qu'il était contraire à l'engagement pris par Google auprès de l'autorité française de la concurrence de ne pas avoir d'incidence sur l'indexation, le classement ou la présentation des contenus protégés. « Nous sommes en train d'examiner l'ordonnance du tribunal et de suspendre le lancement du test en France pour le moment », a déclaré un porte-parole de Google à Euronews Next. « Nous sommes très surpris par la position de SEPM, étant donné qu'ils ont demandé ces données économiques par écrit », a ajouté le porte-parole. Donc si je comprends bien, l'idée est de regarder de combien diminuent les revenus publicitaires de Google lorsque l'accès à ces contenus est supprimé, de manière à calculer la "valeur" desdits contenus, et calculer le montant de la compensation dû aux éditeurs de presse dans le cadre de la loi européenne.
  21. Une menace est un projet d'action à venir. Si la menace se projette dans un futur où le président élu sera président investi, cette menace a une consistence réelle. Au contraire si c'était Joe Biden qui racontait les mêmes balivernes que Trump, ce ne serait pas grave, parce que tout le monde sait que dans quelques jours il va prendre sa retraite et sera incapable de mettre ses menaces à exécution. Le droit international est un truc parfois un peu théorique et abstrait, mais il ne méprise pas complètement le bon sens.
  22. Si un président élu russe, à quelques jours de son investiture, dit la même chose à propos de l'Ukraine, ce n'est pas une menace ?
  23. https://www.huffingtonpost.fr/international/article/donald-trump-n-exclut-pas-d-annexer-le-groenland-jean-noel-barrot-lui-repond_244531.html (8 janvier 2025) Forcément interrogé sur les déclarations tonitruantes de Donald Trump mardi sur une éventuelle annexion par la force du Groenland, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot dit ne pas craindre les menaces du futur président américain. Sur France Inter, ce mercredi 8 janvier, le ministre a d’abord répondu avec sa casquette de ministre de l’Europe. Et selon lui, il n’est « pas question » que l’Union européenne laisse des pays « s’en prendre à ses frontières souveraines », rappelant au passage que le Groenland, territoire autonome du Danemark, est « un territoire de l’Union européenne ». En voilà un qui aurait peut-être mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche. Le Groënland un "territoire de l'Union Européenne" ? https://fr.wikipedia.org/wiki/États_membres_de_l'Union_européenne#Territoires_d'États_membres_ne_faisant_pas_partie_de_l'Union_européenne Territoires d'États membres ne faisant pas partie de l'Union européenne Le Groenland, pays constitutif et territoire autonome du Royaume de Danemark, sorti de la CEE après le référendum de 1982. https://fr.wikipedia.org/wiki/Référendum_sur_le_retrait_du_Groenland_de_la_Communauté_économique_européenne Le référendum sur le retrait du Groenland de la Communauté économique européenne est un référendum consultatif qui s'est tenu le 23 février 1982 au Groenland afin de définir si le territoire devait rester dans l'espace communautaire de la CEE. Le retrait de la CEE a été approuvé à 53,02 %, avec un taux de participation estimé de 74,91 %. C'est un "Brexit" avant la lettre. Ou alors peut-être que Barrot a voulu suggérer que l'UE rachète le Groënland au Danemark, en faisant monter les enchères avec Trump ?
  24. C'est pas drôle en fait. En droit international cela s'appelle une menace et c'est une violation du droit international. Le Panama ou le Danemark devraient saisir le Conseil de Sécurité de l'ONU.
  25. https://www.osw.waw.pl/en/publikacje/analyses/2024-12-20/slovakias-actions-preparation-expiry-ukrainian-russian-transit La Slovaquie reste l'un des pays de l'UE les plus dépendants de la Russie pour ses importations d'hydrocarbures, bien que cette dépendance ait diminué depuis 2022. Elle a réduit sa dépendance au gaz russe de 85 % en 2021 à 50 % en 2023. De même, la part du pétrole russe dans ses importations est passée de 100 % en 2021 à environ 90 % (selon Eurostat) ou approximativement 75 % (selon Slovnaft et le gouvernement slovaque) en 2023. Dans les deux cas, la proximité géographique du pays avec la Russie réduit les coûts de transit et décourage une transition plus rapide vers des approvisionnements non russes. En ce qui concerne le gaz naturel, le processus d'importation implique souvent des frais supplémentaires pour le transport et la regazéification du gaz naturel liquéfié. SPP [Slovenský plynárenský priemysel, la principale compagnie de gaz de Slovaquie] a estimé que l'abandon du gaz russe au profit d'autres sources d'approvisionnement entraînerait une augmentation des coûts de livraison annuels de 140 millions d'euros pour l'entreprise elle-même et de 210 millions d'euros pour l'ensemble de la Slovaquie. Sur la base des données de l'Office statistique slovaque, cela représenterait une augmentation des coûts d'environ 6 %. Selon Reuters, SPP a également servi d'intermédiaire pour la livraison de gaz russe à l'Autriche après que Gazprom a cessé d'approvisionner OMV à la mi-novembre. Le maintien d'un bas prix de l'énergie est une priorité pour la coalition gauche-nationaliste slovaque, qui est revenue au pouvoir à l'automne 2023 après avoir fait campagne en partie sur de telles promesses. Au sein du camp au pouvoir, on semble croire que des gestes amicaux occasionnels envers la Russie protègent efficacement le pays contre les ruptures d'approvisionnement, une tactique punitive que le Kremlin a parfois utilisée contre des pays qu'il considère comme hostiles. La SPP affirme également qu'elle ne peut pas résilier « sans motif » son accord à long terme avec Gazprom, qui est valable jusqu'en 2034. En outre, le gouvernement de Bratislava a critiqué les « frais de stockage » imposés par l'Allemagne pour le transit du gaz sur son territoire, les qualifiant d'obstacles supplémentaires à la transition vers d'autres sources d'approvisionnement en gaz. Il a été estimé que couvrir la totalité de la demande de gaz de la Slovaquie en transitant par l'Allemagne augmenterait les coûts d'achat du gaz de plus de 22 millions d'euros, soit un peu moins de 1 %. Le gaz russe pourrait encore atteindre la Slovaquie en quantités significatives à partir du 1er janvier en vertu d'accords avec l'Azerbaïdjan. Au printemps dernier, le premier ministre Robert Fico et la ministre Denisa Saková se sont entretenus avec des responsables azerbaïdjanais sur des questions énergétiques ; en novembre, SPP a signé un accord pilote avec SOCAR, la compagnie pétrolière et gazière publique d'Azerbaïdjan. Si l'accord est jugé concluant, un contrat à long terme pourra être négocié. Parallèlement, l'Azerbaïdjan a récemment signé des accords de fourniture de gaz avec Gazprom et un accord d'échange de gaz avec l'Iran. Ces accords garantissent que le rôle global de la Russie dans l'approvisionnement en gaz de la Slovaquie ne diminuera pas, puisque l'accord d'échange permet à la Slovaquie de recevoir physiquement du gaz russe. En outre, pour que le transit du gaz azerbaïdjanais (ou de tout autre gaz) soit possible, la Russie et l'Ukraine devraient signer un nouvel accord inter-opérateurs (l'accord actuel fait partie du contrat de transit qui arrive à expiration). Il faudrait pour cela qu'elles s'assoient pour discuter, ce qui est hautement improbable compte tenu des réalités politiques actuelles. Le gaz russe pourrait continuer à approvisionner la Slovaquie à partir du 1er janvier dans le cadre d'un accord entre SPP et Gazprom qui transférerait la propriété du gaz russe à la société slovaque (ou à une autre partie) au point de transit à la frontière russo-ukrainienne. Les médias locaux ont exploré cette option, citant une « source diplomatique slovaque » qui a explicitement mentionné un tel scénario, suggérant qu'il faisait partie des sujets abordés lors des visites de la ministre Saková à Saint-Pétersbourg. Selon des responsables de compagnies gazières slovaques, cette option est avantageuse pour l'Ukraine, qui conserverait des revenus substantiels provenant des redevances de transit. Toutefois, elle pourrait présenter un risque plus important pour la sécurité du réseau de transport, qui jusqu'à présent n'a pas été la cible d'attaques russes.
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