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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. http://www.lefigaro.fr/international/la-russie-et-l-ukraine-echangent-des-prisonniers-dont-le-cineaste-oleg-sentsov-20190907 (7 septembre 2019) Selon l’avocat d’un des prisonniers ukrainiens, le journaliste Roman Souchtchenko, les deux pays se seraient finalement entendus pour échanger chacun trente-cinq prisonniers. Vingt-quatre marins emprisonnés à Moscou après un incident naval dans le détroit de Kertch, au large de la Crimée, en novembre dernier, auraient également pris place dans les autobus. Ainsi, la semaine dernière, à la surprise générale, le journaliste russo-ukrainien Kyrylo Vychynsky, 52 ans, responsable à Kiev de l’agence de presse RIA Novosti, avait été remis liberté sous condition. En juillet dernier, le président Zelensky avait donné un signal important en proposant d’échanger Vychinsky contre le réalisateur Oleg Sentsov, une figure emblématique, Âgé de 43 ans, le cinéaste détenu dans le Grand Nord russe s’était opposé à l’annexion de la Crimée.
  2. https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/le-steve-bannon-de-bolsonaro-sappelle-olavo-de-carvalho (6 septembre 2019) « Olavo » se présente comme philosophe. Il a publié dix-huit livres, dont les derniers sont devenus des best-sellers au Brésil, ces dernières années. C’est un autodidacte, sans aucune qualification universitaire, mais qui possède un certain talent de conférencier. Il organise des « séances » payantes, mi-philosophiques mi-politiques sur Youtube. C’est un de ces personnages de demi-intellectuels qui ont compris avant les autres, l’usage que l’on pouvait faire des réseaux sociaux. Il tweete comme un forcené, du matin au soir, maniant l’invective et l’insulte. Il a ainsi traité le maire de New York, Bill de Basio de « fils de pute, dont la place est en prison. » Il a conseillé à Bolsonaro de cliver lui-même, de se montrer constamment offensif, de ne pas respecter les formes. Et on a entendu le président brésilien comparer les tribus vivant dans des zones reculées de l’Amazonie à des animaux de zoo. Il a lancé des provocations ahurissantes dans le contexte brésilien, comme « la plus grande erreur de la dictature militaire a été de torturer des gens. Alors qu’il fallait les exécuter… » Olavo de Carvalho déteste les journalistes et fuit les interviews. Pourtant, il a accepté de recevoir durant plusieurs heures, l’an dernier, le rédacteur en chef de la revue américaine Americas Quarterly, Brian Winter. Celui-ci décrit un homme âgé, mais fumant des cigarettes et la pipe, habitant au bout d’une route de campagne, dans une maison délabrée, en Virginie. Il lui fait l’effet d’être « un mélange de Steve Bannon et du cow-boy Marlboro ». Au cours de la conversation, de Carvalho lui révèle son obsession du marxisme : à ses yeux, tous les gens de gauche sont des communistes. Pour lui, le changement climatique relève d’ailleurs d’un « complot marxiste ». Il estime que son pays allait « vers la criminalisation de l’hétérosexualité et de la viande rouge ». Il pense que la mondialisation est un complot des élites, destiné à détruire les peuples. Il accuse la Chine de s’infiltrer partout en Amérique latine et prône une alliance des « trois grandes nations chrétiennes » : les Etats-Unis, le Brésil et la Russie. Il défend cependant une politique économique libérale Ces idées étaient inconnues au Brésil jusqu’à la campagne présidentielle de 2018, estime Brian Winter. A présent, de Carvalho est considéré comme un oracle : le seul qui ait vu venir la vague populiste en l’alimentant. C’est le Steve Bannon de Bolsonaro.
  3. J'ai regardé en entier ce documentaire. En fait il n'est pas si radicalement pro-Merkel que je le craignais après avoir lu la critique du magazine Stern. L'avant-dernière scène reprend, sur des images assez banales de Merkel, jouée par Heike Reichenwallner, montant dans une voiture en sortant de la chancellerie et passant devant la porte de Brandebourg et le Bundestag, des sons et les slogans de manifestations anti-immigration et anti-Merkel (Merkel muss weg - Merkel dégage !) qui ont eu lieu à la suite de cette vague migratoire. Le documentaire dénonce aussi très nettement, avec une interview de Sigmar Gabriel qui le dit nettement, l'hypocrisie qui a consisté à dire dans les premiers jours de septembre 2015 : c'est une exception temporaire à Schengen, à Dublin etc... en sous-entendant que c'était juste pour quelques centaines de réfugiés, ceux qui étaient dans une vingtaine d'autobus sur l'autoroute entre Budapest, Vienne et Munich, et que ça allait s'arrêter, alors que cela a débouché sur une vague d'immigration qui a duré de longs mois jusqu'à mi-2016 avec des milliers et des milliers de réfugiés. La conclusion ultime du documentaire, après la conclusion très pro-Merkel, très triomphaliste, du sociologue Gerald Knaus, est simplement un texte qui s'affiche sur l'écran, qui cite Merkel disant un an plus tard : "eine Situation wie diese, kann, soll und darf sich nicht wiederholen" (une situation comme celle-ci ne peut, ne doit, et ne saurait se reproduire à nouveau) ce qui est une autocritique. Comme si on n'avait pas le droit de critiquer Merkel, mais si elle s'autocritique elle-même, alors on s'engouffre dans la brèche. Ce qui est gênant, c'est quand même que les adversaires de Merkel les plus sérieux et les plus pesant politiquement n'ont pas droit à la parole : je pense à Hors Seehofer de la CSU et ministre-président de Bavière, la région frontalière situées aux premières loges pour cette vague migratoire. Je pense aussi aux Hongrois. Du début à la fin, Viktor Orban est le "méchant de l'histoire", diabolisé. Il n'a pas droit apparemment à un "droit de réponse". L'accusé n'a pas le droit à un avocat. Ou même sans interroger Orban lui-même, il y a probablement des policiers ou des magistrats hongrois, des journalistes ou des intellectuels hongrois, qui pourraient expliquer comment la situation se voyait de leur point de vue. La seule personne qui joue un peu le rôle de critique du manichéisme Merkel la gentille, Orban le méchant, c'est comme le dit le commentaire de Stern, Gerhard Schindler, le chef de la sécurité intérieure de l'époque lorsqu'il rappelle que la vague d'immigration a été stoppée grâce aux forces de l'ordre de Hongrie ou de Bulgarie qui ont fermé les frontières en 2016. Dans le début du documentaire, ce même Gerhard Schindler donne une clé de lecture qui semble très pertinente, lorsqu'il dit en substance : l'exécution de la loi dans un régime démocratique - par exemple s'agissant de débarquer avec des forces de polices dans un centre d'hébergement aux premières heures du jour pour réaliser une expulsion de débouté du droit d'asile - ne produit pas de "belles images". Donc il dénonce cette addiction des hommes et des femmes politiques - qui est aussi celle des journalistes ou celle des téléspectateurs et des électeurs - aux "belles images", celles qui donnent bonne conscience.
  4. L'idée d'arrêter les voyages en avion est aberrante. Je trouve utile la remise en question de l'avion faite par Greta Thunberg. Je comprends que l'on continue d'utiliser des avions ou des hélicoptères pour aller chercher des malades ou des accidentés dans les zones montagneuses, ou sur la mer, mais je pense qu'il faut remettre en cause le tourisme de masse en avion. Principalement pour la raison suivante : En plus on fait une pierre deux coups : on économisera en frais de rançon pour les touristes qui vont en Afrique pour se faire kidnapper par Boko Haram.
  5. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-pape-pousse-un-cri-d-alarme-sur-la-deforestation-de-madagascar-20190907 (7 septembre 2019) « Environ 200.000 hectares par an de forêts sont perdus chaque année à Madagascar », selon l'ambassadeur britannique à Madagascar, Philip Boyle. Certaines projections évoquent même « la disparition de la majorité de la forêt tropicale humide d'ici 2040 », a-t-il précisé.
  6. Ce que dit cet article, c'est que l'offre est restreinte. Cet article ne dit pas que les poissonniers sont obligés de jeter la viande parce qu'ils n'arrivent pas à trouver de clients.
  7. Le problème est que la solution "Colbert" des plantations d'arbres n'a pas été la seule réponse au problème de déforestation au XVIIe siècle. Les Européens, très ingénieux (mais justement c'est cette ingéniosité qui aujourd'hui nous pose question), ont exploré une autre piste de solution : le charbon. Joseph Tainter, Global Change, History, and Sustainability, in The Way the Wind blows, Columbia University Press, 2000 p.336 (c'est moi qui traduis) : Richard Wilkinson (1973) a montré que, dans l'Angleterre de la fin du Moyen-Âge et post-médiévale, la déforestation stimulait en fait le développement économique, c'est-à-dire qu'elle était au moins en partie responsable de la révolution industrielle au lieu de conduire à l'effondrement. La forte augmentation de la population vers 1300, 1600 et à la fin du XVIIIe siècle a conduit à une intensification de l'agriculture et de l'industrie. Comme les forêts étaient coupées pour fournir des terres agricoles et du combustible à une population croissante, les besoins de l'Angleterre en matière de chauffage, de cuisine et de fabrication ne pouvaient plus être satisfaits en brûlant du bois. Le charbon est devenu de plus en plus important, bien qu'il ait été adopté à contrecœur : Le charbon était plus coûteux à obtenir que le bois et ses sources étaient limitées. Il a nécessité de nouveaux systèmes de distribution coûteux (canaux et voies ferrées). À mesure que le charbon prenait de l'importance dans l'économie, les gisements les plus accessibles s'épuisaient. Les mines ont dû s'enfoncer de plus en plus profondément, jusqu'à ce que l'eau souterraine devienne un problème. En fin de compte, la machine à vapeur a été développée et utilisée pour pomper l'eau des mines. Avec le développement d'une économie basée sur le charbon, les systèmes de distribution et la machine à vapeur, plusieurs des éléments les plus importants de la révolution industrielle étaient en place. Et donc à partir de là on a mis le doigt dans l'engrenage du charbon (et du pétrole qui est quasiment la même chose en liquide), et une fois qu'on a mis le doigt dans l'engrenage, c'est très difficile d'en sortir.
  8. Si le problème auquel on a affaire est le problème d'un consommateur-prédateur qui surexploite ses proies, on peut expliquer aux gens qu'il y a un équilibre prédateur-proie auquel on échappe difficilement, et qu'il vaut mieux être acteur et anticiper les conséquences de ce qu'on fait, en corrigeant ce qui ne va pas, qu'attendre passivement que l'équilibre se rétablisse et s'impose de lui-même par la force des lois physiques qui l'animent. Il me semble qu'en général, les chasseurs comprennent assez bien qu'il est dans leur intérêt de préserver les équilibres cynégétiques, et les pêcheurs de gérer les stocks de poisson. Contrairement à ce que dit Greenpeace, je pense que le fait que les Japonais aiment manger de la baleine est une garantie de l'intérêt de cette population à maintenir les stocks de baleine (historiquement, les grands massacres de baleine, c'est les Occidentaux dans l'Atlantique, pour fabriquer de l'huile de lampe pour s'éclairer avant l'invention du pétrole et de l'électricité). En général les gens comprennent quand on leur dit de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or. Au nom de la nécessité, et ce qui revient au même, au nom du bien : https://www.telerama.fr/idees/tzvetan-todorov-il-ne-faut-pas-s-endormir-simplement-parce-que-la-democratie-est-mieux-que-le-totalitarisme,153903.php (2000) Tzvetan Todorov : Cette volonté d'imposer le bien par la force est à la source du totalitarisme, en effet. Mais entendons-nous : tous les projets politiques consistent à dessiner le bien. Mais, comme l'écrivait Vassili Grossman, « là où se lève l'aube du bien, les enfants et les vieillards périssent, le sang coule ». C'est une phrase terrible ! Le « bien » dont il est question ici s'oppose, dans l'esprit de Grossman et dans le mien, à l'action qui se préoccupe du bien-être de l'individu. Ce que Grossman appelle la bonté et que j'appelle l'amour, le souci d'autrui, qui, lui, ne peut pas être instrumentalisé en vue d'un objectif abstrait, tel que le « bien de l'humanité » (ou du prolétariat, ou de la nation). Les ingrédients d'un régime totalitaire khmer vert se mettent progressivement en place. Je lis ainsi sous la plume de Paul Jorion : https://www.pauljorion.com/blog/2019/09/02/vive-greta-par-jacques-seignan/ (2 septembre 2019) « Il y a deux camps qui sont en train de se créer et ces deux camps, c’est clair : il y a ceux qui sont pour Greta Thunberg et il y a ceux qui sont contre, et ce sont des camps qui sont véritablement dressés l’un contre l’autre. Il y a d’un côté ceux qui disent du bien de Greta Thunberg, c’est-à-dire de la survie de l’espèce – appelons ça par son nom – et ceux qui en disent du mal et ceux-là, ce sont des ennemis de l’humanité, ce sont des gens qui ont toujours été pour l’obscurantisme, contre la pensée, contre l’humain ». À partir de là, on peut imaginer un régime totalitaire avec des camps de concentration pour persécuter les "ennemis de l'humanité" coupables d'être en désaccord avec une virgule de tel ou tel discours de Greta Thunberg, ou avec tel ou tel aspect de son culte de la personnalité.
  9. Il n'y a pas que le réchauffement climatique. Il y a 7 ou 8 problèmes qui doivent tous être traités, les limites planétaires : https://fr.wikipedia.org/wiki/Limites_planétaires Il y a un problème - peut-être parce qu'il était plus simple - où les politiques ont probablement réussi – mais restons prudent, il faut surveiller cela comme du lait sur le feu : c'est la question de la couche d'ozone. En fait c'est tout notre rapport à la technique qui est à réinventer. Qu'on n'ait pas réussi en 50 ans à changer un logiciel qui date de 50.000 ans et qui est peut-être inscrit dans la biologie elle-même (la propension à vouloir capter le maximum d'énergie, et à vouloir envahir le plus grand territoire possible pour y capter le maximum d'énergie est présente également chez les animaux, et de façon peut-être encore plus remarquable chez les végétaux) ne me parait pas absurde. C'est le contraire qui aurait été surprenant.
  10. L'ancien président du Bundestag Wolfgang Thierse voit de "l'antidémocratique" dans le message de Greta Thunberg L'ancien président du Bundestag Wolfgang Thierse met en garde contre le rigorisme dans le débat sur le climat. La déclaration de la militante climatique Greta Thunberg selon laquelle le climat ne tolère pas les compromis est "d'une importance sublime et en même temps fausse", a déclaré Thierse au Tagesspiegel de Berlin dans une interview vidéo. La proposition que la fin justifie les moyens est erronée sur le plan moral. C'est pour cela que dans une démocratie on doit débattre des moyens et non donner un chèque un blanc à celui qui s'autoproclame comme connaissant la vérité ou encore la fin, vers où le Guide - en allemand, ça se dit Führer - doit nous guider sans nous demander notre avis puisqu'il a d'emblée raison.
  11. 1:18 Les Britanniques ont toujours eu historiquement un certain dédain pour l'Europe. Ils considèrent que c'est un continent désordonné, qui ne respecte pas les règles, sur la parole duquel on ne peut pas toujours compter, ainsi de suite... Ils considèrent que l'Europe, c'est une zone - parlons franchement - inférieure, d'infériorité. 2:34. Il ne faut pas prolonger le désordre. Le désordre, ça suffit. Ils avaient deux ans pour travailler, les deux ans se terminent, on s'en va.
  12. Je préfère l'infographie suivante qui représente la population en abcysse et les émissions par habitant en ordonnée (donc la surface de chaque hystogramme représente les émissions de chaque pays) :
  13. https://www.challenges.fr/monde/europe/brexit-un-recours-contre-la-suspension-du-parlement-britannique-a-ete-rejete_672981 (6 septembre 2019) La Haute Cour de Londres a rejeté ce vendredi une demande d'annulation de la suspension du Parlement Britannique, voulue par Boris Johnson. Cette décision pourra toutefois être contestée devant la Cour suprême. Mujtaba Rahban, c'est un compte fictif d'une usine à trolls profrançais payée par le Quai d'Orsay ?
  14. https://www.sueddeutsche.de/politik/merkel-china-hongkong-1.4590602 (6 septembre 2019) La chancelière [Merkel, en visite à Pékin] a souligné que l'accord de base sur le transfert de l'ancienne colonie de la couronne britannique s'appliquait toujours et devait être strictement respecté. Les citoyens de Hong Kong doivent se voir accorder tous les "droits et libertés" appropriés. Tout doit également être fait pour éviter la violence. Mme Merkel s'est montrée prudemment optimiste quant au fait que la récente décision de la chef de l'administration de Hong Kong, Carrie Lam, de retirer son décret controversé d'extradition pourrait offrir l'opportunité d'un nouveau dialogue. La question de savoir si Li [Keqiang, premier ministre] voit les choses de la même façon n'a pas été tranchée. Il a évité de répondre à la question de savoir s'il pouvait exclure la violence comme solution à la crise et a même donné l'impression, dans un premier temps, qu'il ne voulait rien dire à ce sujet. Mais ensuite, il a déclaré que le gouvernement central de Pékin soutenait les dirigeants de Hong Kong dans leurs efforts pour mettre fin au "chaos et au désordre". Cela se fera bien sûr "sur la base de la loi". Un effort a également été fait pour "préserver la stabilité et la prospérité à long terme de Hong Kong". "Croyez-moi, la Chine a la sagesse de résoudre ses problèmes". Aussi rassurant que ces mots puissent paraître, les remarques de Li ont laissé en suspens ce que Pékin pourrait être prêt à faire dans les semaines à venir.
  15. Et ce, quand bien même l'Allemagne est une référence... on va dire... discutable. Les écolos allemands qui roulent en voiture électrique roulent en fait... au charbon, puisque l'électricité allemande est au charbon.
  16. À la défense du Sun, ce n'est pas cette feuille de caniveau qui a eu l'idée du sondage, mais le très honorable Politico : https://www.politico.eu/article/uk-voters-favor-no-deal-brexit-over-jeremy-corbyn-as-pm-poll/ Le Sun s'est contenté de reprendre l'info (en réinterprétant un peu les questions qui ne portent pas sur "qu'est-ce que vous préférez" mais "qu'est-ce qui est le pire") et de la mettre dans l'infographie ci-dessus.
  17. Sondage : Si on leur demande de choisir entre le No Deal et Corbyn, les Britanniques choisissent le No Deal : source : https://www.thesun.co.uk/news/brexit/9867556/brits-want-no-deal-over-corbyn-pm/
  18. https://www.politico.com/magazine/story/2017/06/30/colorado-springs-libertarian-experiment-america-215313 (30 juin 2017) Colorado Springs, Colorado, 40e ville des États-Unis par sa population, a vécu une expérience libertaire radicale (au sens de zéro impôts, zéro État, ce qu'en France on qualifierait de "libérale") au lendemain de la crise de 2008, puis a commencé à se recentrer à partir de 2015. Pendant la récession, comme presque toutes les autres villes d'Amérique, les revenus de Colorado Springs, qui dépendaient fortement de la taxe de vente, ont diminué. Confrontés à d'énormes pénuries, les dirigeants de la ville ont commencé à sabrer. Il n'y avait plus de service d'autobus le weekend et neuf lignes d'autobus ont été supprimées. Des policiers ont été licenciés tandis que trois hélicoptères de police ont été mis aux enchères en ligne. Les poubelles ont disparu des parcs municipaux, parce que lorsque vous coupez 75 pour cent du budget des parcs, vous n'avez plus personne pour vider les ordures. Pour une ville qui a été fondée lorsqu'un riche industriel a planté 10 000 arbres dans une prairie sans ombre, l'arrosage soudainement épars des pelouses herbeuses de la ville a été un aveu profond et terrible de régression. Pour combler un trou budgétaire de 28 millions de dollars, les dirigeants politiques de Colorado Springs - qui, jusque-là, auraient pu être décrits par la plupart des électeurs comme des conservateurs financiers - ont proposé de tripler les impôts fonciers. Près des deux tiers des électeurs ont dit non. En réponse, les représentants de la ville ont éteint un lampadaire sur trois. C'est à ce moment-là que les gens ont commencé à prêter attention à une ville qui semblait mener une expérience en temps réel de famine financière volontaire. Mais ce n'était que le prélude. La ville ne s'est pas contentée de rejeter une augmentation des impôts. Un peu plus d'un an plus tard, elle a ainsi élu un entrepreneur immobilier au poste de maire qui promit une rupture radicale avec la politique habituelle. Pour une ville qui, comme le pays dans son ensemble, souffrait économiquement, Steve Bach semblait être un homme avec une réponse. Ce qu'il a promis semblait radicalement simple : le gaspillage du gouvernement est à l'origine de la douleur, et si vous dirigez le gouvernement comme les meilleures entreprises, la douleur disparaîtra. Facile. Parce qu'il n'avait jamais occupé de mandat politique et parce qu'il avait été un entrepreneur prospère, les gens étaient enclins à croire qu'il pouvait vraiment réinventer la façon dont une ville était gouvernée. L'émission de radio “This American Life” a fait un segment dépeignant les citoyens de Springs comme des fanatiques ultimes anti-impôts, prêts à payer 125 dollars dans un nouveau programme "J'adopte un lampadaire" pour illuminer leurs propres quartiers, mais pas disposés à dépenser la même chose pour le faire pour toute la ville. Beaucoup de choses ont changé depuis, notamment le fait que l'économie locale, qui a presque noyé la ville comme un bloc de béton attaché autour du cou, est de nouveau à flôt. Les recettes de la taxe de vente ont rendu les bilans excédentaires. Assez pour rallumer les fameux lampadaires. Une des leçons : Il y a un coût réel à économiser de l'argent. Prenez les réverbères. Le fait de les éteindre avait permis à la ville d'économiser environ 1,25 million de dollars. Ce qui n'a pas fait la une des journaux nationaux, c'est ce qui s'est passé lorsque les lumières ont été éteintes. Les voleurs de cuivre, enhardis par la possibilité de travailler sans craindre l'électrocution, firent des heures supplémentaires pour récupérer les fils. Le fait d'éteindre les lumières a peut-être permis d'économiser de l'argent à court terme, mais le coût de la réparation de ce qui a été volé s'est élevé à quelque 5 millions de dollars. Il y a eu beaucoup de réflexion de retour d’expérience au cours de cette demi-décennie. De la crise est né le désir de rupture. De la rupture est né un chaos excessif. Et c'est de là qu'est né un désir de retour des politiciens professionnels. Le mantra de [Steve] Bach sur le chemin de la campagne électorale [de maire de 2011] était un mantra que les électeurs de tout le pays reconnaîtraient du cycle présidentiel de l'année dernière : Diriger le gouvernement comme une entreprise. Il a dit qu'il avait l'intention de "transformer l'administration municipale pour qu'elle fonctionne pour tout le monde - et sans augmentation d'impôt." En fait, il voulait supprimer l'impôt sur les biens personnels des entreprises et accélérer l'obtention des permis par les promoteurs, tout en favorisant la croissance de l'emploi, qu'il a promis par la suite de porter à 6 000 nouveaux emplois par an. Bach se considérait comme un outsider luttant contre "l'esprit de régulation" de la ville. "La seule différence que je vois entre moi et Donald Trump, a-t-il dit récemment à Politico Magazine, c'est que je ne twitte pas. En 2011, Bach a été élu à l'Hôtel de ville avec près de 60 % des voix. Non seulement il a gagné, mais il est arrivé au pouvoir avec des pouvoirs qu'aucun maire de Colorado Springs n'avait jamais exercés. Un référendum approuvé par les électeurs un an plus tôt avait enlevé le pouvoir au conseil municipal et l'avait donné au maire. Il se trouve que ce maire était quelqu'un qui pensait que le compromis politique était un mot vulgaire. Peu de temps après l'élection, deux membres du conseil municipal ont demandé à Bach de leur remettre un rapport hebdomadaire détaillé, comme l'avait fait le précédent directeur municipal. Il a dit non. Le maire ne rendait compte à personne. Le conseil, a-t-il indiqué, lui rendrait compte. Et il l'a montré en prenant en main un deal majeur : le conseil négociait pour se débarrasser de l'hôpital local. Le conseil voulait concéder l'hôpital à une équipe de dirigeants locaux dirigée par le PDG de Memorial Health pour environ 15 millions de dollars sur 20 ans. Bach appelait ça un cadeau. Il a exigé que le conseil ouvre le processus à d'autres soumissionnaires. Finalement, ce processus a mené à un arrangement financier très différent avec l'énorme système de santé de l'Université du Colorado : un bail de 40 ans qui, compte tenu des améliorations aux immobilisations, s'est chiffré à près de 2 milliards de dollars. Vous n'avez pas besoin d'avoir un MBA pour apprécier les avantages de l'accord de Bach. Bach a également eu raison sur une autre affaire qu'il a dénoncée comme mal gérée par le conseil municipal avant qu'il ne soit élu. Le conseil avait approuvé un généreux contrat avec un physicien de l'U.S. Air Force Academy pour développer et mettre en œuvre une technologie d'épuration du charbon de 20 millions de dollars sur la centrale électrique du centre-ville. "C'est juste une mauvaise affaire", a dit Bach. Le coût : environ 150 millions de dollars de dépassement de budget. "Cette ville est si facilement arnaquée ", dit John Hazlehurst, lui-même ancien membre du conseil municipal et maintenant chroniqueur au Colorado Springs Business Journal. "Pourquoi ? Parce qu'on est des ploucs. C'est aussi simple que ça." Mais il y avait un prix à payer pour tous ces prises de bec à la mairie. Bien que l'économie continuait de s'améliorer, et bien que l'externalisation par Bach des travaux ait fait assez pour réparer le budget du parc afin que les arbres soient arrosés et que les lumières soient de nouveau allumées, certains chefs d'entreprise étaient réticents à s'installer en ville ou à se développer. Jan Martin, alors présidente pro-tempore du conseil municipal, a dit avoir entendu la nouvelle que Bach avait congédié le chef de la police de la ville par le bouche à oreille, plutôt que par Bach lui-même. "Il vidait la ville de tout ce savoir accumulé", dit-elle. Hazlehurst, est plus laconique. "Le dysfonctionnement de Bach et celui du conseil étaient intimement liés, dit-il. C'était juste un gouvernement de débutants." La création d'emplois, qui avait été l'un des piliers de la campagne de Bach, n'a jamais pris l'élan qu'il avait promis et, de son propre aveu, Colorado Springs a été à la traîne d'autres villes de taille similaire dans la région comme Albuquerque, Omaha et Oklahoma City. Il n'a jamais réussi à faire abroger la taxe professionnelle. Et son plan phare pour stimuler le tourisme avec un projet à plusieurs volets de musées et un stade en plein air s'est heurté aux vents contraires d'un conseil municipal qui a déclaré qu'il n'était pas suffisamment impliqué dans la planification. En 2015, la dernière année de son mandat, Bach n'adressait plus la parole à aucun membre du conseil municipal, sauf à Bennett. Les deux parties se livraient à des batailles par procuration au beau milieu des réunions du conseil, se querellant sur des broutilles - déplacer de l'argent d'un compte gouvernemental à un autre pour payer les factures - ce qui serait normalement la routine. La ville qui était censée fonctionner comme une entreprise faisait en fait peur aux entreprises. Si chaque élection est un référendum sur le politicien sortant, l'élection de John Suthers a clairement marqué la désaffection de la ville pour Steve Bach. Loin d'être un étranger politique, Suthers avait passé sa vie à travailler au sein du gouvernement, de président des étudiants de son lycée, procureur du district local, chef du département correctionnel, procureur de l'État, jusqu'à procureur général du Colorado, où il a servi pendant dix ans. Suthers était un républicain comme Bach, et il partageait la croyance de Bach de garder les cordons du budget très serrés. Mais contrairement à Bach, il n'allait pas essayer d'étrangler la ville avec. Suthers croyait qu'il y avait une différence fondamentale entre le monde des affaires et le gouvernement - peu importe la force du bureau du maire, il y a encore beaucoup d'autres représentants élus qui ont leur mot à dire. Ainsi, le premier objectif de Suthers après son élection était, dit-il, d'améliorer ses relations avec le conseil municipal. Pour ce faire, il a organisé deux déjeuners de travail mensuels avec traiteur, acquiescé à bon nombre de leurs demandes de personnel et de ressources et, dans l'esprit de beaucoup, les a traités comme des partenaires plutôt que comme des adversaires. Même avec cette mentalité de "small government" encore relativement intacte, trois fois au cours de ses deux premières années en tant que maire, Suthers s'est adressé aux électeurs pour proposer une nouvelle taxe ou pour demander de conserver des excédents fiscaux. Par des marges écrasantes, il a alors persuadé les soi-disant zélotes anti-impôts de Colorado Springs de consacrer 250 millions de dollars à la construction de nouvelles routes, 2 millions de dollars à la construction de nouveaux sentiers dans les parcs et jusqu'à 12 millions de dollars à de nouveaux projets de gestion des eaux pluviales en prévention des inondations. "Les résultats des référendums ont été d'énormes déclarations de confiance", déclare Dirk Draper, directeur de la Chambre de commerce. "Ils ont montré que si la communauté est conservatrice sur le plan financier, elle ne l'est pas radicalement. Si vous pouvez trouver quelqu'un pour expliquer pourquoi cela fait sens de faire des dépenses, les électeurs les autoriseront." Aujourd'hui, Suthers peut pointer du doigt toute une série de points qui suggèrent que Colorado Springs a plus que récupéré. "On est sur la bonne voie", dit-il. Le taux de chômage de la ville est de 2,7 pour cent, un niveau extrêmement bas. Quelque 16 000 emplois ont été créés au cours des 24 derniers mois, un rythme qui dépasse les nobles objectifs de Bach. Les vols à l'aéroport ont augmenté de près de 50 pour cent par rapport à l'année dernière. Et de grands projets ont été ouverts récemment - comme un centre national de cybersécurité qui tire parti de l'écosystème de défense construit autour de l'Académie de l'armée de l'air - ou le seront bientôt, comme le Musée olympique américain prévu pour 2018, une conséquence naturelle du fait que Colorado Springs accueille le centre de formation olympique américain depuis presque 40 ans. Malgré la réputation que Bach s'est faite avec son mauvais caractère, beaucoup de ceux qui se sont battus contre lui sont prêts à reconnaître aujourd'hui le mérite de l'ancien maire. Suthers affirme que l'attention extrême que Bach a accordée au budget a contribué à redresser la situation financière de la ville, et que ses efforts ont contribué à préparer le terrain en vue d'une revitalisation de l'aéroport. Mais par-dessus tout, ce dont les dirigeants de Colorado Springs semblent le plus reconnaissants, c'est que le chaos d'un homme a engendré l'harmonie d'un autre homme. "Steve était l'agent de changement ultime, et ils ont généralement une courte durée de vie", dit M. Bennett. "Sans les lumières qui s'éteignent, on n'aurait peut-être pas eu Steve. Et sans Steve, on n'aurait peut-être pas eu John."
  19. Pour organiser des élections anticipées, Boris Johnson a besoin de la majorité des deux tiers, qui lui a été refusée hier au parlement. Oui, mais.... la loi qui exige la majorité des deux-tiers, est elle-même une simple loi (la loi sur les législatures à durées fixes), qui peut être abrogée ou suspendue temporairement par un vote à la majorité simple... https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/sep/05/boris-johnson-election-brexit-delay-extension (5 septembre 2019) Au sein du gouvernement, il est question de proposer un projet de loi d'une seule ligne qui dirait quelque chose du genre : "Nonobstant la loi sur les législatures à durées fixes, il y aura des élections le 15 octobre". Si la résistance des travaillistes se poursuit et qu'un projet de loi est considéré comme trop risqué, il y a une poignée d'autres options que Johnson pourrait essayer. On discute dans le parti de la possibilité que Johnson lance une motion de censure contre lui-même.
  20. https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/brexit-quatre-questions-sur-le-texte-qui-empecherait-un-no-deal-avec-l-union-europeenne_3603147.html (4 septembre 2019) Une fois adoptée par les députés britanniques, le texte doit passer l'épreuve de la Chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique, avant d'être officiellement promulgué par la reine Elizabeth II. Ce n'est que là que le texte anti-"no deal" sera considéré comme une loi. Or, si tous ces travaux prennent du retard et que la loi n'est pas promulguée d'ici au 9 septembre, le texte sera purement et simplement jeté à la poubelle. Or, selon la BBC (en anglais), un petit groupe de membres de la Chambre des Lords qui soutiennent le gouvernement se préparent déjà à faire barrage à la loi en faisant durer des débats déjà prévus pour être interminables. Et pour cause, les Lords doivent discuter dans le détail de chaque amendement, ce qui pourrait les contraindre à plancher jusqu'à dimanche. S'il n'y a toujours pas d'accord de sortie de l'UE d'ici au 31 janvier, le texte prévoit que la date du Brexit soit de nouveau repoussée. Enfin, le texte oblige le gouvernement à faire un bilan au moins tous les 28 jours à compter du 7 février 2020 jusqu'à la conclusion d'un accord avec l'Union européenne ou jusqu'à résolution contraire de la Chambre des communes. Ce qui a fait dire à Boris Johnson que le Brexit pourrait être retardé "potentiellement pendant des années".
  21. https://www.scmp.com/news/china/politics/article/3025739/xi-jinping-singles-out-hong-kong-macau-and-taiwan-major-risks (4 septembre 2019) À l'École Centrale du Parti, Xi Jinping a cité Hong-Kong, Macao et Taixan comme des risques et des défis majeurs contre lesquels les membres du Parti doivent "engager la lutte". "Les Cadres doivent être vigilants à tout vent de changement. Ils doivent reconnaître le passage d'un cerf par le bruissement de l'herbe et des feuilles, ils doivent reconnaître la venue d'un tigre en sentant le vent, ils doivent connaître l'arrivée de l'automne par la couleur d'une feuille." "Nous devons nous concentrer sur les principales contradictions... et choisir les méthodes de lutte de manière raisonnable ", a dit Xi. "Nous devrions avoir une bonne maîtrise des luttes et cela signifie que nous ne pouvons même pas donner un pouce sur les questions de principes, mais que nous devons être flexibles sur les questions de stratégie". Un commentaire publié mercredi sur Xiakedao, une plateforme de médias sociaux gérée par le Quotidien du Peuple, a laissé entendre que Pékin s'attendait à ce que la situation à Hong Kong ne soit pas réglée rapidement. Il y a une " révolution de la couleur " derrière les crimes violents commis à Hong Kong ", selon le commentaire, qui fait référence à une série de soulèvements dans les anciennes républiques soviétiques au début des années 2000. "Le secrétaire général [Xi] a souligné qu'il y aura des risques de toutes sortes et que [la situation] deviendra encore plus compliquée." Ce n'est pas la première fois que "Hong Kong, Macao et Taiwan" sont identifiés comme un risque par Pékin. La même description a été citée dans une directive publiée par le Comité central du Parti communiste en 2017 pour guider les responsables sur la manière d'étudier le discours de Xi au 19e congrès du parti.
  22. https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/sep/04/boris-johnson-electoral-gamble-wreck-tory-party (4 septembre 2019) Nous assistons à un autre round dans la même lutte historique qui a alimenté la guerre civile anglaise du XVIIe siècle : la lutte entre l'exécutif et le législatif. Dans sa forme la plus simple, la Chambre des communes a voté - une fois de plus - pour prendre le contrôle de la procédure de Brexit, afin d'éviter que le Royaume-Uni ne s'effondre hors de l'Union européenne sans accord le 31 octobre. C'est le fond du projet de loi sur lequel les députés voteront et qu'ils adopteront probablement aujourd'hui, après avoir franchi l'obstacle de procédure de façon spectaculaire hier soir. Les comparaisons avec le XVIIe siècle ne sont pas hyperboliques, car il s'agit là d'une tentative du législateur - le parlement - de s'emparer de pouvoirs qui étaient traditionnellement réservés à l'exécutif. En effet, on me dit que les députés réfléchissent à un moyen de s'assurer que leur volonté soit faite par dessus la tête du premier ministre : un haut fonctionnaire de l'opposition a préparé un projet de loi qui obligerait le Président, John Bercow, à demander lui-même à Bruxelles cette prolongation au nom du Parlement britannique.
  23. Le documentaire "Les Heures décisives" sur le 4 septembre 2015 en libre accès ici (avec sous-titres allemands) : https://www.zdf.de/dokumentation/dokumentation-sonstige/stunden-der-entscheidung-160.html
  24. https://www.stern.de/kultur/tv/angela-merkel-und-die-fluechtlinge--zdf-doku-ueber-den-4--september-2015-8884392.html (4 septembre 2019) La chaîne ZDF diffuse ce soir un documentaire intitulé "Les Heures décisives" sur le 4 septembre 2015, le jour où Angela Merkel a ouvert la frontière aux réfugiés. Il traite presque uniquement des 24 heures qui ont changé le destin de l'Allemagne, avec l'actrice Heike Reichenwallner dans le rôle de Merkel. [Ces 24 heures] ont également changé le système politique de la république : C'est la grande vague d'immigration qui a finalement permis à l'AfD de se développer. Aujourd'hui, elle siège au Bundestag et dans les 16 parlements des États, et dans de nombreux endroits à l'Est, elle est même le parti le plus puissant. Ces conséquences ne sont que brièvement évoquées. Il en va de même des problèmes posés par l'immigration incontrôlée de plus d'un million de personnes - depuis les échecs temporaires des autorités jusqu'à l'entrée de terroristes qui se sont mêlés aux fugitifs. L'attaque du marché de Noël de la Breitscheidplatz en 2016 n'est même pas mentionnée. La politique qui a finalement permis de contenir les flux de réfugiés n'est également mentionnée qu'accessoirement. Gerhard Schindler, alors président du Service fédéral de renseignement (BND), est le témoin clé de toutes les voix critiques dans la décision de Merkel. Il dénonce la double morale : Alors que d'autres pays ont érigé des clôtures et mis fin à l'immigration massive, l'Allemagne a discuté de la question de savoir s'il existe des limites supérieures ou pas. L'évaluation que "Les Heures décisives" fait du 4 septembre est presque exclusivement positive. Il y a de bonnes raisons à cela : On peut considérer la décision d'Angela Merkel comme un grand geste humanitaire et être fier, à juste titre, d'un pays qui donne un nouveau foyer à tant de réfugiés. La dignité humaine prime sur l'égoïsme national. Néanmoins, le film ne contribue guère à la compréhension du pays divisé sur la question depuis lors. L'été 2015 a marqué le début d'une grande crise de confiance qui ne vise pas que les politiques : beaucoup de gens sont d'avis que les médias ont couvert la politique du gouvernement en matière de réfugiés de manière unilatérale et non critique. Cette confiance n'a pas été complètement restaurée à ce jour. Le film de ZDF ne voit aucune raison de porter un jugement équilibré. Il célèbre une fois de plus la chancelière à fond. C'est ce qui ressort clairement des dernières paroles du sociologue Gerald Knaus : "Politiquement, l'Allemagne en tant que société a passé avec succès un test moral". On hésite à faire les trouble-fête. Mais quelques jours après les élections du Brandebourg et de Saxe, où l'AfD a remporté un quart des voix, cet optimisme semble un peu prématuré. https://www.fr.de/politik/sachsen-brandenburg-wagenknecht-wahlen-linke-mitverantwortlich-erfolg-zr-12944748.html (4 septembre 2019) 08.10 : Sahra Wagenknecht, chef du groupe parlementaire Die Linke, blâme son parti pour les bons résultats de l'AfD aux élections. "Nous avons été la voix des insatisfaits pendant de nombreuses années", a-t-elle déclaré à Redaktionsnetzwerk Deutschland. "En nous aliénant nos anciens électeurs, nous avons facilité la tâche de l'AfD. A cet égard, nous sommes conjointement responsables de son succès." Et de poursuivre : "La distance croissante par rapport à ce milieu de vie se reflète également dans nos relations avec les électeurs de l'AfD, qu'on aime traiter en bloc de racistes, même si beaucoup d'entre eux avaient l'habitude de voter à gauche". La gauche doit préciser pour qui elle veut avant tout faire de la politique. "Pour la classe moyenne supérieure et instruite des métropoles ou pour ceux qui doivent se battre de plus en plus pour leur prospérité ? Si nous voulons atteindre les gens au-delà du milieu métropolitain branché, nous devons prendre leur point de vue au sérieux au lieu de leur apprendre à parler et à penser. Elle appelle également à un sens des proportions en matière de protection du climat. "Lorsque une partie de la gauche soutient une taxe sur le CO2 qui doit frapper durement les usagers qui font la navette domicile-travail et la classe moyenne à l'extérieur des grandes villes, nous ne devrions pas être surpris que beaucoup se détournent de nous". https://www.welt.de/politik/deutschland/article199673160/Greta-Thunberg-Thierse-sieht-Antidemokratisches-in-Klima-Botschaft.html (4 septembre 2019) L'ancien président du Bundestag Wolfgang Thierse voit de "l'antidémocratique" dans le message de Greta Thunberg L'ancien président du Bundestag Wolfgang Thierse met en garde contre le rigorisme dans le débat sur le climat. La déclaration de la militante climatique Greta Thunberg selon laquelle le climat ne tolère pas les compromis est "d'une importance sublime et en même temps fausse", a déclaré Thierse au Tagesspiegel de Berlin dans une interview vidéo. Car la phrase contient un "effet antidémocratique". La politique ne fonctionne " que pas à pas, toujours sur la voie du compromis ". Le politicien du SPD a affirmé qu'il était important que la direction soit claire. Thierse a dit que le parti pourrait prendre Willy Brandt comme exemple. Le grand mérite de Brandt était qu'il avait aussi fait de la politique pour ceux qui ne pouvaient pas le faire pour eux-mêmes, y compris les gens de l'Allemagne de l'Est. Le vice-chancelier Olaf Scholz, qui, avec Klara Geywitz, se porte candidat à la présidence du SPD, vient de lier le sort de la Grande Coalition à une percée dans la politique climatique. La coalition a besoin d'un "grand coup" dans la politique climatique si elle veut continuer en tant que gouvernement avec le droit de diriger le pays, a-t-il dit. Surtout au sein du SPD, il y a des voix qui prônent un retrait de la coalition. Comme Thierse, le célèbre cinéaste naturaliste David Attenborough s'est récemment exprimé dans Die Welt. "Les jeunes militants du climat voient les choses en noir et blanc, très clairement. Ils ne connaissent pas encore tous les "mais" et tous les "peut-être" comme les personnes âgées, qui peuvent être transformées par la réalité, par le monde réel", a-t-il dit dans l'interview. "Peut-être que les jeunes ne voient pas la complexité des problèmes à résoudre ni la façon de les traiter d'une manière démocratique raisonnable. Rassembler l'ensemble de la population démocratiquement est un gros problème".
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