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Pol

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Tout ce qui a été posté par Pol

  1. Qu'on le veuille ou non, même si l'UE impose des règles (essentiellement économiques) communes, on reste encore face à un ensemble de pays souverains et indépendants. Le cas du Groenland reste fondamentalement lié au Danemark, c'est ce pays qui doit être le moteur pour agir et activer les divers leviers possibles. Hors pour l'instant, en dehors d'une opposition dans les mots, que fait le Danemark? Bien que ce pays ne dispose pas d'une grande armée, il a tout de même les moyens d'effectuer un renforcement militaire sur place. Ce n'est pas le Luxembourg quand même, quelques centaines d'hommes, quelques aéronefs, un navire, des moyens sol-air. Ce n'est pas pour chercher à vaincre l'armée américaine, c'est pour qu'à la maison blanche on se dise que pour prendre le Groenland il faudra tuer des danois, lui faire la guerre et là on entre dans un autre type d'action et de conséquences. Déjà là on peut se poser des questions, un pays comme la France, l'Espagne ou même le Royaume-Uni (plus membre de l'UE) aurait déjà commencé par cela si un territoire ultra-marin était menacé ainsi. On affirme sa présence, on complexifie l'action adverse, on ne laisse pas la porte grande ouverte pour que l'autre se disent qu'il n'a même pas besoin d'assumer une confrontation. Pourquoi le Danemark ne le fait pas? Pourquoi ce pays continue t-il d'acheter des armes a pays qui actuellement le menace de l'amputer d'un territoire sur lequel il exerce une souveraineté? Il y a un truc qui ne va pas. Derrière tout cela, on a beau entendre et écouter, Macron et d'autres protester, la réalité derrière c'est que le Danemark ne demande le soutien de personnes. Pourquoi demander une assistance militaire à d'autres alors qu'eux-mêmes ne déploient rien? Ils pourraient demander un paquet de chose, que ce soit par l'Otan par l'UE ou par l'ONU, mais strictement rien n'est fait. Trump parle d'une nécessité de préserver les USA des menaces chinoises et russes autour du Groenland, mais pourquoi le Danemark ne le prend pas à son jeu en annonçant la création d'une mission navale internationale (Otan ou UE) pour renforcer la sécurité de la zone? Mais là aussi, rien, on continue à dire aux américains "s'il vous plaît, arrêtez, ne faîtes pas cela". Pour notre budget de la défense, oui je suis entièrement d'accord, mais constatons qu'aujourd'hui nous ne sommes même pas capables politiquement de valider le budget de l'année 2026. Poutine, Trump et XI ne sont pas des alliés et comme tous les pays impérialistes, ils sont dans une forme de conflits d'intérêts. Je pense qu'au kremlin par exemple, si l'idée d'avoir Trump au pouvoir aux USA était plaisante dans l'espoir pour le cas ukrainien, je pense qu'aujourd'hui, on se pose des questions à plus long terme. Sur le dossier ukrainien, la grande capitulation qui devait suivre de l'abandon de l'aide US n'est pas à l'ordre du jour. Si pendant des années, Moscou voulait voir les USA abandonner les européens, on ne voulait pas que dans le même temps, l'Europe gonfle ses armées. Quand Poutine voit Trump descendre son allié Maduro (que cuba risque de suivre), il n'y aura plus aucun pays pour eux sur tout le continent américain. Voir les USA prendre le Groenland devient un enjeu stratégique important dans l'Arctique ou les russes jouaient un peu seul ces dernières années tant en face on ne s'y intéressait pas plus que ça. Entendre Trump vouloir un budget de 1500 milliards dès 2027 pour son armée, c'est pareil. Que dire de l'allié iranien qui pourrait lui aussi quitter le cercle des pays sur lesquels peut compter le Kremlin? Que dire du risque de voir une explosion de l'offre de pétrole américaine (via le Venezuela notamment) qui amènerait une marginalisation des exportations russes? Poutine (comme d'autres) rêvait de voir une amérique isolationniste qui se regarde le nombril et non pas une amérique impérialiste et conquérante. On peut faire semblant que Trump, Poutine et Xi se partagent le monde, mais en vérité ils se mangent entre eux, sur le plan militaire, économique, politique. Les chinois ne sont pas plus confiants pour prendre Taïwan en raison des actions de Trump, bien au contraire, il y a bien plus de chances de voir les USA bouger pour soutenir Taïwan sous l'ère Trump qu'avec un Biden ou un Obama. Sauf que dans le même temps, Trump est aussi celui qui va donner à Taïwan de nouveaux armements, donc qui va complexifier ultérieurement une invasion militaire.
  2. Pol

    L'armée de Terre Française

    Déployer une brigade en Ukraine n'est pas mission impossible pour l'armée de terre. Pour 5000 hommes à engager, il faut effectivement anticiper la fin du mandat au Liban et un transfert de personnel actuellement présent en Roumanie et peut-être la fin de l'alternance en Estonie (compenser possiblement par un autre pays européen). Tous les postes et les besoins ne se valent pas, on ne peut pas juste analyser les effectifs dans une masse. Personnellement je pense qu'on serait plus proche de 1800 hommes "économisés" par ponction de ces 3 zones que de 2500. Il faudra trouver bien 3000 hommes et inscrire cela sur la durée. Dans ce contexte on pourrait bien entendu faire du théâtre ukrainien un bon champ d'entraînement, nouer un partenariat et affermir des capacités (logistiques etc...) En terme de préparation opérationnelle, ce sera formateur. Mais il ne faut pas négliger le fait que cet engagement handicapera notre capacité de projection théorique, qu'on fera sans doute une croix sur certains exercices et que ça bouffera au minimum 1 milliard par an. Le déploiement d'une force européenne serait de toute façon sectorisée, la brigade française aura son "coin", celle des britanniques, un autre etc. On ne sera pas éparpillé et on sera dans un accompagnement des ukrainiens, faut pas que certains pensent que cette force irait remplacer l'armée ukrainienne sur toute la ligne de front et qu'elle serait le seul rempart pour les russes. On aura toujours une armée ukrainienne très importante qu'on accompagnera ou qui sera entre nos positions. Tout dépend le dispositif prévu, est-ce qu'on va faire un réseau d'avant-postes sur la ligne de front entre lesquels on va patrouiller? Est-ce qu'on sera intégrer d'une certaine façon à l'armée ukrainienne? Est-ce qu'on sera sur une ligne plus reculée? Bref, ça reste un projet, mais ça devient de plus en plus probable et ça pourrait même s'imposer (peut-être pas tout de suite) aux russes qui aujourd'hui ne veulent surtout pas voir cela arriver.
  3. Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais...
  4. Depuis quelque temps tu t'es mis en tête de combattre ma personne et tout ce que je dis, commençant à jouer avec les petits smileys comme les quelques autres habitués de cette pratique. C'est un choix d'une opposition "réflexe" que je considère puéril et sans intérêt.
  5. Entre se "rendre" publiquement et se faire "capturer" de force, l'impact personnel et historique n'est pas le même. Il y a des choses qui se négocient dans l'ombre et parfois le choix final est perdre tout ou perdre un peu. Nul ne dit aujourd'hui que Maduro est gagnant dans l'affaire. Si dans cette négociation qui aura facilité sa capture, il y a possiblement des choses qui peuvent être liées à sa femme, sa famille. On peut lui demander de faire ce qu'il faut pour passer le relai politique, pour calmer la situation ou d'autres choses, ils sauront le briefer et le faire marchander. C'est pour ça que j'ai dit on verra comment il sera traité, s'il est dès maintenant complètement mis à l'écart ou s'il sera utilisé, comment il sera "jugé", il finira peut-être dans une résidence surveillée avec un procès qui va durer 10 ans avant qu'au final, ben pas grand chose. En gros ce n'est qu'un exil, un isolement avec des restrictions ou il se fera oublié. S'il n'y a rien de tout cela, qu'on est dans une forme d'improvisation américaine (on prend Maduro, sans oublier sa femme, pourquoi donc?...) et on voit ce qu'il se passe, alors oui on pourra dire que c'est 100% une initiative américaine, sans négociations et à mettre au crédit des forces militaires US. Mais nous devons avoir conscience qu'un président sauf à s'isoler volontairement dans une zone reculée, peu sécurisée ou d'avoir volontairement poussé à réduire sa sécurité, qu'il est peu probable que les FS (mêmes excellentes et sans doute quelques infiltrés avant l'arrivée des hélicos) puissent s'en sortir sans pertes. Quand en plus de tout cela, vous êtes dans une situation de tensions maximales, je vois très mal un président dont la tête a été (au premier degré) mise à prix s'isoler d'une protection rapprochée plus conséquente capable de faire même un très faible bilan en face. C'était quoi là autour de Maduro, 2 videurs de boite de nuit avec des tasers? On manque encore d'informations et de recul sur cette affaire, tout comme on peut penser que si le plan A du changement de régime ne fonctionne pas, le plan B amènera un bordel ou une guerre différente ou les USA vont continuer des frappes. Pour le Groenland comme pour le canal de Panama (...), effectivement il ne serait pas surprenant que du jour au lendemain on voit débarquer quelques centaines de soldats US (pas vraiment besoin de beaucoup plus) et un Trump qui va tweeter "Désormais c'est à nous, vive l'amérique". Qui va leur faire la guerre? Certains parlent de Taïwan, comme si cette action au Venezuela allait encourager Pékin à une action militaire, mais je pense que du côté chinois actuellement on se dit que Trump pourrait se positionner bien plus facilement dans une confrontation en faveur de la défense de Taïwan qu'un autre président. Trump ne dit pas aujourd'hui à Xi, fais la même chose à Taïwan, bien au contraire. Pékin peut mettre demain en place une forme de blocus autour de Taïwan, il y a des chances que les américains viennent le forcer, ça ne veut pas dire qu'ils vont tirer sur les navires chinois, au contraire, ce seront les chinois qui devront leur tirer dessus pour l'empêcher, ce seront eux qui devront ouvrir les hostilités.
  6. Le problème actuellement de l'Iran, c'est que ce pays n'a plus la même "image" que par le passé. Pendant presque 20 ans, l'idée d'une confrontation avec l'Iran faisait peur, que ce soit ses moyens, l'embrasement générale de l'ensemble de ses alliés (Syrie, Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak, les Houthis au Yémen et dans une moindre mesure le Hamas et la rue palestinienne). On pensait que frapper l'Iran serait déjà très compliqué en raison de ses moyens, que frapper son programme nucléaire une folie inatteignable et qu'on mettrait le feu partout. Aujourd'hui c'est bien différent et l'idée globale a changée. La Syrie d'Assad n'existe plus, enlevant son plus puissant et sans doute seul allié étatique de la région. Sans la Syrie, soutenir le Hezbollah est une autre affaire. Ce dernier est déjà bien affaiblit, nous l'avons vu récemment et n'a plus de base arrière sur laquelle il peut continuer à "soutenir" une confrontation dans la durée (La FINUL va commencer son retrait en fin d'année...). Les milices en Irak ne sont plus ce qu'elles étaient. Les Houthis ne montreront pas plus de ce qu'elles ont montrés jusqu'à présent. Le Hamas n'est plus un problème sécuritaire pour Israël et la rue palestinienne n'est pas non plus en état de faire grand chose (peu importe toute la haine et la détestation qu'il peut y avoir contre Israël chez eux ou chez des particuliers qui commentent sur les réseaux sociaux) On a observé petit à petit un isolement de l'Iran, un affaiblissement régional qui a conduit à faciliter l'intervention israélienne que tout le monde pensait improbable du fait des moyens limités des israéliens à frapper à longue distance de manière intense et prolongée (il y a des pays à traverser, il faut des ravitailleurs etc...). Mais nous avons vu qu'Israël frappait "facilement" l'Iran (à part peut-être un drone abattu, il n'y a pas de pertes militaires), qu'elle avait déjà de nombreuses équipes infiltrées et qu'il y avait un renseignement colossal. Les missiles iraniens, certains en font des tonnes, oui ça a donné beaucoup de belles images qui vont faire plaisir à ceux qui veulent voir Israël se prendre des coups, mais ce n'était pas fou non plus, limite que d'avoir des missiles ne se faisant pas intercepté était pour certains la seule victoire. Là aussi on sait aujourd'hui à quoi s'en tenir, tant dans l'efficacité que dans les effets balistiques iraniens. Là on parle pourtant juste d'Israël, on parle d'un pays sur lequel les iraniens pouvaient se "concentrer". Puis quand les américains ont effectués leur raid sur le site nucléaire, là aussi on a compris qu'à Washington, frapper l'Iran n'était plus un truc inenvisageable. Certains pensaient que cette confrontation allait renforcer les iraniens autour de leurs politiques, mais on voit bien aujourd'hui que l'opposition est là et qu'elle en a marre des conséquences de cette politique. C'est bien beau de crier "mort à Israël, mort à l'amérique", oui ça excite les radicaux et les ceux qui sont opposés à ces pays, mais ça n'améliore pas le quotidien des iraniens. Dans un contexte de contestation populaire, une intervention étrangère qui ciblerait le régime est loin d'être à négliger. Du côté iranien certains pensaient q
  7. Il n'empêche que lorsque tu es militaire (par exemple pilote d'un de ces hélicoptères), quand tu es dans une telle action, ça doit être un sacré truc. Beaucoup s'engagent pour ce genre de choses (surtout dans les FS) mais peu participent vraiment à de telles opérations.
  8. Soit c'est un exploit militaire soit c'est un truc négocié. Il est bien probable que pour Trump on a été du genre "soit on te tue, soit tu te rends". Comment se rendre en gardant la tête haute? Se faire capturer de cette manière. Si dans les temps à venir on voit que Maduro est très coopérant (rendre son pouvoir etc...), une forme d'amnistie, on aura compris. Si dans le cas contraire il est traité comme de la merde, comme un terroriste, alors il y a des chances que tout cela soit à mettre au crédit des forces américaines.
  9. Le problème c'est la formulation globale, c'est la sélectivité de l'information ainsi que la contextualisation. Ces "rapports" placent systématiquement les russes dans une position avantageuse, on parle uniquement des points ou ils avancent. On fait totalement abstraction de leurs pertes, quand ils n'avancent pas à un endroit, on ne va pas dire que les ukrainiens ont repoussés des attaques , infligés des pertes importantes, que les russes ont échoués leurs 10e assaut du mois sur la zone en 10 jours. Non, on va rester sur les russes "poussent", les russes "exercent de la pression" ou les russes "consolident" leurs positions. Puis quand ils vont avancer de 200m sur des éléments que seuls les milblogers russes donnent de l'importance on est dans des "percées", des "effondrements", des "chaudrons", bref on a l'impression que ça y est, l'armée ukrainienne s'écroule, que les russes maitrisent tout ce qu'ils font, que tout se passerait selon un plan qui s'exécuterait parfaitement, méthodiquement. On parle de villages que nul ne connait mais à qui on donne une importance démesurée car ça permet de se rassurer sur le fait que les russes "avancent". On est même bien souvent à parler d'un coin du village, d'un carrefour ou d'autres éléments encore plus petits. Je l'ai déjà dit, on débat sur les actions à l'échelle d'une section sur une carte qu'on agrandit tellement qu'il faut parfois dézoomer pour se rappeler ou l'on se trouve en fait. C'est cette focalisation sur des actions si insignifiantes dans lesquelles en réalité il n'y a que peu de masses engagées (donc qui n'aboutira ni à des encerclements majeurs, ni des percées stratégiques ni à une attrition massive). Que ces rapports parlent parfois depuis 2 ans de la même zone mais qu'on oublie de rappeler pourquoi ça patine. On refuse de penser qu'en fait les multiples échecs d'assauts russes sont peut-être plus problématiques à long terme que leurs quelques avancées. On veut juste se dire que les russes avancent, on ne veut voir que ça, on ne veut parler que de ça et on veut donner l'impression que le seul développement du conflit repose sur ça. Dans ce genre de résumé, la question n'est pas de savoir si oui ou non il est vrai que les russes ont pris l'enclos à mouton d'Igor au sud du village de Chéplusou et de conclure que l'information est fiable car ça s'est confirmé plus tard. Le truc c'est d'omettre de dire que par exemple 10 groupes d'assauts russes ont été éliminés ou repoussés en X semaines/mois avant de prendre une position qui aujourd'hui est généralement totalement déserte de défenseurs tant les drones ont imposés un no man's land. On ne garde que l'exploit du groupe qui a réussit et on oublie tout le reste. Sauf que le problème c'est que pour le prochain point à atteindre, ce sera le même scénario, on va parler (ou on arrête d'en parler) pendant des mois de russes qui "poussent" ou "exercent une pression" et non de défenseurs qui détruisent les groupes d'assauts russes. Puis quand ça passe, on parle des avancées russes, on idéalise des percées, des effondrements avant de comprendre qu'on recommence encore et encore. Combien de fois on a juste un drone qui va filmer un groupe russe à un endroit de la zone grise pour conclure à une "capture" alors que ce même groupe a entre temps été éliminé de cette position? Pas étonnant qu'on va même parler plusieurs fois de la prise du même point, ainsi pendant 10 rapports de "pendant ce temps là" on aura parlé de la même chose, le lecteur aura inconsciemment mémorisé 10 progressions russes. Puis au final le mois d'après vous avez le 11e groupe russe à l'assaut de ce point qui lui ne sera pas tué, on va donc confirmer l'information en annonçant une consolidation de la position, faire comme si les russes pendant tout ce temps avaient juste un peu fouillé les décombres pour trouver du bois pour se chauffer alors qu'on a peut-être 50 types qui se sont fait tué sans jamais avoir rencontré un seul soldat ukrainien en face. Qui peut me certifié que ce jeu là en vaut la chandelle pour les russes? Qui peut me dire que c'est une façon sereine de continuer cette guerre? Donc non, il n'y a pas juste les russes qui arrivent à avancer qu'il faut prendre en compte, il y a surtout tous les russes qui n'avancent pas, qui sont mis en échec, ce brassage de groupes d'assauts sur lesquels on ferme les yeux (même si on le sait). La tournure des phrases, le choix des mots, le contexte global tend systématiquement à mettre en avant l'attaquant et non le défenseur.
  10. Nous voyons depuis quelques années le développement aux EAU d'une industrie militaire avec de nombreux acteurs très souvent méconnus mais qui reçoivent énormément de fonds, de subventions. Des partenariats se font avec de nombreuses sociétés étrangères, pour acquérir des éléments à intégrer localement, pour produire sur place ou pour acquérir du savoir faire. On recrute également à prix d'or des gens pour leurs compétences à l'image de ce qu'on peut voir ailleurs dans les émirats. Il y a de nombreux programmes et projets en cours, dans le drone, les missiles, les avions, mais ici on va parler plus particulièrement des blindés. Que ce soit en Libye, au Yémen ou encore au Soudan, nous voyons de plus en plus ces blindés divers et variés fournis par les EAU. Ces blindés sont offerts (donc financés) par les Émirats et ils sont pour l'essentiel issus d'une multitude d'acteurs locaux privés qu'on pourrait comparer à Technamm en France. Avant de parler d'elles et de leurs productions, évoquons le groupe principal, le mastodonte local qui prend de plus en plus d'ampleur, EDGE group. Il regroupe une multitude de sociétés (avec leurs réseaux de sous-traitants) comme par exemple l'estonien MILREM Robotics dont on connait le robot chenillé Themis. C'est un groupe multi-domaines (drones, radars, munitions, navale etc.) à surveiller. EDGE group En terme de blindés on retrouve dans ce groupe le plus connu: NIMR Voici ses différents modèles (avec comme partout des variantes en fonction de ce qu'on va en faire) NIMR a une usine de production (sous licence) en Algérie avec un potentiel envisagé (ça ne veut pas dire commandé) de 3000 engins. On a également 1000 exemplaires livrés aux EAU et 250 à la Libye (possiblement pris dans les exemplaires émiriens) Ensuite nous avons l'entreprise Al Jasoor. Cette entreprise propose un modèle (Rabdan) 6x6 et un autre en 8x8 d'un engin inspiré de l'Arma d'Otokar (qui détient 49% de l'entreprise). Le Rabdan est amphibie. Voici quelques illustrations de certaines variantes Prenons aussi les projets de chez MILREM, même si c'est dans le domaine robots/drones terrestres et qu'il s'agit d'une entreprise basé en Estonie (les compétences ça voyage vite). C'est un secteur qui risque de prendre lui aussi une certaine importance. Peut-être que ça n'ira jamais bien loin, mais c'est notable et les EAU sont positionnés dessus, comme sur l'ensemble des drones (ils envisagent notamment d'acquérir pour moitié l'ukrainien Firepoint). Enfin derrière le groupe EDGE, il y a localement un véritable bizness du véhicule blindé. Je ne vais pas nommer chaque société, elles sont nombreuses, mais la plupart d'entre elles sont seulement des entreprises spécialisées dans le blindage de véhicules pour particuliers comme pour professionnels. Elles pourront blinder une voiture de luxe pour un millionnaire comme elles vont blinder des véhicules pour des militaires/policiers. Elles ont des équipes de designer, des fournisseurs qui sont relativement communs et font des projets/prototypes qui se vendent ou non. Bien entendu on peut voir cela dans d'autres pays à travers le monde. L'État émirien finance de nombreux achats dans ces sociétés, c'est donc pour elles un véritable gagne pain qu'elles convoitent. Leurs produits sont également proposés par les officiels émiriens avec leurs réseaux (familles, investissements et autres particularités bien locales) pour des acheteurs internationaux. Ces blindés qu'on aperçoit au Yémen ou ailleurs et qu'on pense parfois être des MRAP sortis d'usines de grands groupes sont en vérité sortis de ce genre d'entreprises qui font un travail parfois très artisanal. L'immense majorité du temps on est face à un châssis Toyota qui aura été blindé et modifié. Parfois ça va reprendre des bases de Ford ou de Mercedes, mais c'est toujours des châssis parfois même une grande partie de la caisse qui provient de voitures civiles. Parfois ce sont des modifications sans blindage, juste de l'équipement additionnel comme on peut l'avoir avec le Masstech ou même le VT4 chez nous. Ci-dessous différentes productions de blindés: Il y en a encore d'autres, on reste sur des marchés "low cost" sur des véhicules qui vont rarement au-delà d'un stanag 2 et qui ne sont pas non plus conçus contre les mines. Dépourvus de moyens de transmissions, d'optiques ou d'autres éléments "coûteux" et complexes, on reste sur de la simplicité. La cabine reste globalement similaire à la voiture d'origine et l'arrière c'est souvent qu'un simple revêtement sur la caisse avec des sièges et c'est tout, ne cherchez pas d'équipements, d'aménagements spécifiques de chemins de câbles comme dans un Griffon. Mais attention, faut pas croire que "low cost" veut dire que c'est donné, je pense que même le plus petit des exemplaires dans les photos doit valoir un bon 200k€ (faut compter aussi le transport...). Pour moi ces engins sont conçus pour un usage d'une quinzaine d'années max dans un usage doux (sur route) et dans un climat acceptable. Ci-dessous quelques photos des intérieurs.
  11. Je vois que c'est un véritable problème de le donner, peur que tout le monde comprenne que l'origine de ton rapport quotidien est très orienté à l'avantage des russes? Que la source est très certainement un milblogger russe?
  12. Faut arrêter de croire à une exception française ou on ferait tout différemment du reste du monde. On ne va pas refaire l'histoire, mais rappelons que nous sommes toujours dans une forme de "rattrapage". C'est lié à des coupes budgétaires, d'étalements ou repoussement de programmes, de problèmes et surcoûts non voulus dans d'autres programmes (qui amena à repousser des livraisons et à limiter les capacités opérationnelles), d'économies de bouts de chandelles sur des années. Sans aller au cas par cas, il y a des choses ou on ne peut pas se permettre d'attendre le développement d'un produit 100% français qui pourrait derrière les prévisions, rencontrer différents problèmes, surcoûts et retards. Quand on a le budget mais pas le temps, on fait comme tous les autres, on cherche ce qui est déjà fait, disponible, testé et ou on peut programmer notre renouvellement, surtout quand on est sur des programmes ou on compte les exemplaires sur les doigts d'une main. Là on sait qu'on ne va pas rencontrer une rupture capacitaire quand viendra l'obsolescence des Awacs, qu'on n'aura pas de surprise financière ni technique. Faut pas se dire que ce genre d'appareils se fait facilement et rapidement. La pièce maitresse c'est le radar, SAAB a développé le sien depuis bien longtemps et l'a fait évolué, l'avion qu'il propose, ils ne l'ont pas sorti en un claquement de doigts et les suédois n'hésitent pas à intégrer des choses qui vient d'ailleurs. L'avion déjà, vient du Canada, ils intègrent un radar Leonardo pour le côté maritime et si on doit faire le tour de tous les systèmes on sera loin d'un truc 100% suédois, on est loin donc déjà de donner cette somme aux seuls suédois. C'est un peu comme leur Gripen, une fois qu'on enlève les éléments américains, combien de temps mettraient-ils pour tout remplacer par du local (moteur etc...)? Il faut parfois préférer l'efficacité qu'à se risquer dans des programmes dont on ne sait pas quand ils aboutiront, s'ils seront à bon prix et s'il n'y aura pas de problèmes.
  13. Ce qu'on constate, c'est que presque 25 ans après que les américains ont construits un mensonge pour envahir l'Irak, on a toujours des gens pour le rappeler et pour douter en permanence de tout ce qui vient des USA. Ces mêmes personnes sont également les mêmes qui vont trouver banal les mensonges russes bien plus nombreux, répétitifs (et souvent même grossiers), qui ne veulent pas qu'on s'y attarde ou qu'on en fasse un scandale. Il arrive même souvent qu'on va encore ressortir le dossier irakien pour "relativiser" un mensonge russe, c'est dire la cohérence de certains qui pendant 20 ans ont répétés en boucle le mensonge des armes de destruction massives mais qui deviennent très conciliants quand c'est Moscou. Souvenez vous en janvier 2022 quand les américains annonçaient une invasion russe de l'Ukraine, que tout ce petit monde y compris les russes les prenaient pour des idiots, des menteurs qui racontent n'importe quoi avec le même réflexe de "ils ont mentis un jour (Irak), ils sont donc toujours des menteurs". Ce n'était que des exercices... Ces mêmes personnes ne seront pas là à nous expliquer pendant 20 ou 30 ans que les russes sont des menteurs, non ils seront encore là à nous expliquer qu'en fait il y avait bien un génocide de russophones en Ukraine justifiant l'invasion russe, que la menace nazie était trop grande pour ne rien faire. Qui se souvient des russes publiant les extraits d'un jeu vidéo pour présenter leurs frappes contre l'EI en Syrie? Qui se souvient de la photo satellite montrant un Su-24 ukrainien tirant un missile (excellent timing faut le dire) vers le MH17 ? Les centaines d'officiers de l'Otan tués? La légion française à Odessa? En fait ce sont des centaines et des centaines de mensonges permanents qui sert à influencer, tromper, corrompre, manipuler. Ce même système qu'ils vont utiliser contre nous, y compris à l'étranger et bien avant 2022 (ce n'est pas juste une propagande de guerre). Comme en Afrique, combien de mensonges fabriqués pour attisé la haine contre la France? Vous pensez que tout a été construit par les africains? Que c'est aussi l'armée malienne qui a demandé aux russes de créer un charnier de civils pour incriminer l'armée française de crimes mais qui malheureusement a été filmé par un drone français? Pour combien de personnes certains de ces mensonges sont des "faits" ou qu'ils pensent encore à un fond de vérité, qu'ils doutent?
  14. Vidéo de la frappe saoudienne sur les véhicules livrés.
  15. Je m'attendais à ce que Loki, si intéressé par l'Iran soit le premier à évoquer les manifestations, mais visiblement il n'y a que les missiles pouvant frapper Israël qui mérite son attention.
  16. L'Arabie Saoudite donne 24h aux EAU pour quitter le Yémen et abandonner le soutien apporté à leurs alliés locaux (qui depuis quelques temps prennent le dessus sur les protégés saoudien).
  17. La réalité c'est que Poutine a bien compris qu'il n'obtiendra pas ce qu'il veut dans ces négociations. Poutine comme Trump pensaient régler le conflit entre eux, à leurs avantages et aux intérêts russes. Ils pensaient laisser les européens de côtés et s'en foutre de la position ukrainienne. La tournure des négociations (prévisible) ne pouvant se faire sans les ukrainiens et sans les européens ont pris un sens ou finalement les russes n'en sortiront pas comme les vainqueurs, que cela implique des concessions, que cela implique aussi des complications pour "recommencer" la guerre plus tard. Donc comme par hasard, au moment ou Moscou comprend tout cela, comprend qu'un accord de paix devient "contraignant" pour elle, voilà qu'on invente une petite histoire d'une attaque visant à éliminer Poutine en plein milieu des tractations. Une "attaque" (enfin un communiqué) qui permet à la Russie de changer sa position "nous voulons la paix" en une position "ils ne nous laissent pas le choix que de continuer" afin de ne pas assumer auprès de Trump un refus du plan de paix. Au même moment Poutine qui parle de reprendre la totalité de la région de Zaporijjia afin d'exercer une ultime pression dans l'esprit ou "l'Ukraine perdra alors bien plus que le seul Donbass si elles n'accepte pas de plier le genou à nos revendications". Puis Poutine s'enfermant à ne vouloir désormais négocier qu'avec Trump. Poutine cherche très clairement à écarter Trump de Zelensky et des européens. C'est un véritable foutage de gueule pour toutes les personnes un minimum sérieuse qui ne cherchent pas à plaire à Trump ou Poutine. Car Trump lui aussi c'est vraiment le bon con de l'histoire qui cherche à manipuler mais qui au final se retrouve être le manipulé sur lequel Poutine mise tout, ceci depuis même avant son élection. Zelensky est une véritable obsession pour Poutine et son système. Ce type qui "résiste" et s'oppose au grand chef, ce type qui ne se laisse pas soumettre, ce type qui a cassé les ambitions et l'image de la grande Russie. Il est devenu le symbole d'une "opposition" à Poutine sur lequel on s'imagine que toute la résistance ukrainienne repose, que sans lui tout va s'effondrer et qu'enfin, ça va capituler. D'où cette tendance à vouloir l'écarter politiquement, entre ne pas accepter de le considérer dans des négociations, vouloir le faire partir par des élections, le rendre illégitime et désormais les russes vont peut-être prétexter justifier une élimination physique.
  18. Quand je dis que le pouvoir évite les urnes c'est justement pour mettre en avant l'opposition qu'il ne veut ni assumer ni voir exister (dissolution des partis politiques à venir), non? Les oppositions sont totalement écartées de la vie "politique" de ces pays. Elles n'ont aucun pouvoir parlementaire, aucun pouvoir médiatique (ils n'ont pas la parole dans les médias publics), aucun droit à manifester ou à critiquer le pouvoir ouvertement. Ceux qui le font disparaissent des écrans, finissent en prison ou assassiné et ça sert de rappel aux autres. Quand Dicko parle depuis Alger, c'est bien la preuve qu'il ne peut pas le faire depuis le Mali (car exilé) et que s'il revient, on sait très bien comment ça va se finir. Il va parler sur des médias qui sont interdits au Mali (RFI par exemple), il fait plus de bruit à l'étranger que dans le Mali, même si toutes les personnes qui peuvent avoir accès internet peut l'entendre, l'effet est marginal. Je reste convaincu que les plus gros opposants pour le régime en place ne se trouve pas dans une opposition politique ou populaire mais dans l'armée, c'est le risque d'avoir des chefs militaires qui cherchent à le renverser. Sauf une détérioration sécuritaire et économique radicale qui amènerait les Bamakois (le reste est sans importance pour les putschistes) à manifester un mécontentement, il ne faut pas espérer une alternative politique car tout est entièrement verrouillé. Si le peuple est dans la rue (et si en plus ça déborde), là encore le risque est de voir des militaires chercher une légitimité populaire pour faire un coup d'état. Ce n'est qu'ensuite qu'une opposition politique sortira de l'ombre si et seulement si les nouveaux putschistes ne feront pas de la transition un contre à durée indéterminé et en se réservant le pouvoir. On est dans une situation ou le changement se fera soit par un coup d'état militaire, soit par une intervention extérieure, soit par un effondrement du pays au profit des terroristes. Mais même ce dernier scénario serait sans doute précédé d'une confrontation entre militaires pour le pouvoir.
  19. Quand le drone devient aussi banal qu'une guêpe:
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