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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Voilà une bonne idée ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Absolument. Il y a même une suggestion - trouvée à partir d'un site américain qui s'appelle AntiWar, et dont l'orientation est facile à deviner - comme quoi la France pourrait à elle seule bloquer le glissement vers la guerre. Etant en cela fidèle à ses intérêts ainsi qu'à l'héritage du gaullisme. Comment Emmanuel Macron peut mettre fin à la menace de guerre en Europe Le président français peut emprunter une phrase de Charles de Gaulle et dire "non" à l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN Le président français Emmanuel Macron peut mettre fin à la menace actuelle de guerre en Europe en quatre mots seulement : J'ai dit : Non ("J'ai dit : Non"). Ce sont les mots de son grand prédécesseur, le président Charles de Gaulle, lorsqu'il a annoncé en 1963 qu'il avait opposé son veto (à juste titre, comme il apparaît aujourd'hui) à la demande d'adhésion de la Grande-Bretagne au Marché commun européen. Dans le contexte actuel, Macron peut les utiliser pour déclarer qu'il opposera son veto, et qu'il attend de ses successeurs qu'ils le fassent, à toute demande ukrainienne d'adhésion à l'OTAN. Il s'agirait d'un symbole - puisque personne ne pense réellement que l'Ukraine puisse se voir offrir une adhésion à l'OTAN dans un avenir prévisible et que Macron ne peut pas dicter les actions de ses successeurs - mais ce serait un symbole extrêmement puissant. Elle marquerait la détermination de la France, seule puissance militaire significative de l'Union européenne, à ne pas se laisser entraîner dans un conflit inutile avec la Russie ; et elle commencerait à rallier les opinions publiques européennes pour qu'elles assument enfin la responsabilité de la sécurité de leur propre continent. J'ai du mal à imaginer Macron faire cela. Cela dit, je serais heureux d'être démenti par les événements. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
@Snapcoke, un affreux impérialiste culturel non-woke ? Qui l'eût cru ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca tombe bien, Poutine ne lui demande que des engagements relatifs aux choix des Etats-Unis Cela dit, d'accord pour dire que ce n'est pas crédible. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Quelques précisions «Le président s'entretiendra bientôt avec Vladimir Poutine pour au fond lui proposer un chemin de désescalade», a déclaré la présidence française, en précisant que l'échange aurait lieu «dans les prochains jours». «Il pense qu'il y a de l'espace pour la diplomatie, pour la désescalade», a-t-elle ajouté, alors que les bruits de bottes se multiplient autour de l'Ukraine. Dans ce contexte, l'ambassadeur Pierre Vimont, représentant spécial d'Emmanuel Macron pour la Russie, se rendra mardi à Moscou, a précisé l'Elysée. La France, l'Allemagne, la Russie et l'Ukraine tiendront ensuite une réunion mercredi à Paris sur l'Ukraine au niveau des conseillers diplomatiques. Elle associera les conseillers d'Emmanuel Macron et du chancelier allemand Olaf Scholz, le vice-premier ministre russe et émissaire du Kremlin pour les négociations de paix en Ukraine Dmitri Kozak, ainsi que le directeur de l'administration présidentielle du président Volodymyr Zelensky. Ce format quadripartite dit «Normandie» vise à mettre en oeuvre les accords de paix de Minsk de 2015, aujourd'hui au point mort, pour régler le conflit entre Kiev et les séparatistes ukrainiens prorusses dans le Donbass. (...) «Ce soir ou demain la Rada ukrainienne reviendra sur la loi de transition», a précisé l'Elysée. Ce texte, préparé à l'été 2021, reconnaît la Russie comme «Etat agresseur et Etat occupant», ce que Moscou rejette totalement, et est jugé contraire aux accords de Minsk. «Nous pourrons ensuite négocier des mesures humanitaires» telles qu'échanges de prisonniers et ouverture de checkpoints, a ajouté l'Elysée. «Et nous essaierons d'obtenir une date» pour des négociations entre Kiev et les séparatistes sur «le statut du Donbass», a-t-il poursuivi. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Et moi, les Tchouktches Ainsi que les Ossètes - alias les Alains Qui certes ont eu leur petite période un peu crispante - qui n'en a jamais eu ? Mais qui ont quand même de beaux chapeaux -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Préparatifs ukrainiens d'attaque contre les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et Lougansk Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a déclaré que les autorités ukrainiennes concentraient leurs forces militaires à la frontière avec les républiques populaires autoproclamées de Donetsk et Lougansk. "La nature de cette concentration évoque des préparatifs d'actions offensives", a ajouté le porte-parole du Kremlin, estimant que cela "ne peut qu'inquiéter" la Russie. Peskov a exhorté "dans ses nombreuses déclarations" les pays de l'OTAN à se tourner vers Kiev avec une demande "ne même pas penser" au règlement par la force de la situation dans le Donbass. La Russie ne veut que maintenir la paix dans ses relations avec l'Ukraine comme avec les pays de l'OTAN. Et les déclarations hystériques occidentales comme quoi elle se préparerait à une agression contre l'Ukraine doivent être dénoncées comme des allégations sans fondement motivées par la simple russophobie. Mais les évidents préparatifs offensifs du régime de Kiev contre le Donbass ne laissent pas d'inquiéter. Si les autorités ukrainiennes choisissent l'agression militaire au Donbass, la Russie pourra-t-elle décemment rester l'arme au pied ? [Sort du mode "Propagandiste stipendié"] Bon, j'attends mon petit virement sur mon portefeuille Bitcoin ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, avec deux bémols tout de même : - Goya indique lui-même que parfois on sort de son fonctionnement habituel - on n'y est pas forcément bloqué pour l'éternité. Et la séquence diplomatique commencée en décembre est tout sauf habituelle - Même si l'objectif premier des dirigeants russes - ce qu'ils désirent vraiment - est effectivement une victoire diplomatique, mettre la barre aussi haut était accepter d'avance la nécessité de mettre en place ces fameuses mesures "militaro-techniques" non précisées, au cas où les Etats-Unis ne céderaient rien de concret, afin d'éviter de perdre la face. Moscou s'est mis consciemment dans la situation où Washington va le contraindre à agir, simplement en refusant de céder quelque chose de très gros et très visible Et des hôpitaux de campagne, les Russes pourraient peut-être les déployer assez rapidement. Si on les voit apparaître tout à coup... il ne restera pas nécessairement beaucoup de temps avant le lancement de l'opération. Reste bien sûr que les mesures "militaro-techniques"... ce pourrait être autre part qu'en Ukraine. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le titre du livre écrit par Georges Sokoloff sur la Russie revient à l'esprit : La Puissance Pauvre La réalité sur le terrain est bien celle que tu décris. Concernant "C'est là où le bas blaisse et où la Russie ne comprendra jamais qu'elle n'est l'égal ni des US ni de l'Union Européenne", il est certain que la Russie n'a pas le même poids que les Etats-Unis, ce n'est plus et ce ne sera plus une superpuissance. Mais attention aux mots : il y a bien égalité en droit. Quand la France établit des relations bilatérales avec les Etats-Unis, il y a bien égalité en droit entre les deux pays. Quand le Brésil établit des relations économiques avec l'UE, il y a bien égalité en droit entre ce pays et cette organisation internationale. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Infos de contexte utiles En 2020, 55% du gaz utilisé par l'Allemagne était acheté en Russie. Et pour l'Allemagne, le gaz est la première source d'énergie. Et l'Allemagne a de loin la première industrie du Continent - donc un besoin énergétique plus grand que des pays largement désindustrialisés comme la France. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré que d'éventuelles sanctions à l'encontre de la Russie devraient être "prudentes" si elle envahit l'Ukraine, car il y aura aussi des conséquences pour les pénalisants. Plusieurs remarques : 1. Ce qu'a dit Scholz peut déplaire. Mais c'est un fait. Un fait assez évident même pour toute personne qui jette un oeil au commerce extérieur de la Russie et a ne serait-ce que la moindre idée A t il tort de le rappeler ? Peut-être. Si Poutine ne s'était pas aperçu que des sanctions dures contre son pays auraient des conséquences dures également pour les auteurs des sanctions, alors il aurait pu être impressionné par le bluff, et Scholz vient de vendre la mèche. Euh... le gouvernement russe ne se serait pas aperçu de ce qui crève les yeux ? Vous y croyez, vous ? 2. Les Américains adeptes de la vertueuse posture sanctionneuse ont leur petit secret. Le commerce entre UE et Russie est plus de dix fois plus grand que le commerce entre Etats-Unis et Russie Quand M. le président Joe Biden parle des sanctions écrasantes que l' "Occident" va prendre contre la Russie, il parle d'or. Car c'est bien les Européens qui devraient les prendre, et subir les graves contrecoups sur leur économie, notamment sur l'énergie que la première industrie du Continent consomme. Les Etats-Unis ? Ils en seraient quitte pour l'obligation de prendre une posture vertueuse les cheveux dans le vent. Seuls les Européens, notamment les Allemands, auraient des problèmes graves 3. Mais les Américains peuvent équilibrer les risques ! Ils peuvent eux aussi prendre des risques pour soutenir les Ukrainiens. Oui, et les Ukrainiens seront vraiment protégés. Il suffit à Washington d'envoyer, maintenant, la 82ème aéroportée à Kiev, plus un ou deux escadrons de chasse pour faire bon poids, et en attendant mieux. Alors, ils seront allés au-delà de la posture vertueuse. Alors ils auront pris des risques eux aussi, comme ils proposent si benoîtement aux Européens, et avant tout à l'Allemagne, d'en prendre. Car Poutine sera dissuadé d'attaquer. Certainement... A moins que ? ==>Scholz défend ici les intérêts de l'Allemagne face à un "partenaire" qui se paye tout à fait sa tête. C'est-à-dire : il fait son boulot (d'ailleurs, il défend aussi ici les intérêts de la France, même si c'est évidemment par inadvertance) Une autre nouvelle intéressante "Le président Biden envisage de déployer plusieurs milliers de soldats américains, ainsi que des navires de guerre et des avions, auprès des alliés de l'OTAN dans les pays baltes et en Europe de l'Est" Les Etats-Unis avaient déjà dit que si la Russie envahit l'Ukraine ils déploieront des troupes supplémentaires dans les pays de l'OTAN proches de la Russie. Si cette "fuite" (probablement organisée) est confirmée, alors ils déploieraient de telles troupes dès maintenant. Et citer la possibilité d'augmenter "dix fois" l'effectif cité de 5 000 hommes "si les choses empirent" n'a strictement rien d'anodin. Les Etats-Unis prévoient de donner des gages sérieux qu'ils rempliront bien le cas échéant leurs obligations envers les membres de l'Alliance atlantique au titre de l'Article 5 du traité. Ce en quoi ils ont parfaitement raison, évidemment. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Une invasion des pays Baltes et de l'île suédoise de Gotland ? Pas assez patriotique, camarade ! A la Douma d'Etat il a été proposé de frapper les États-Unis avec des armes nucléaires. "Nous avons le droit". Yevgeny Fedorov, député de la Douma d'État du parti Russie Unie, a suggéré trois façons pour la Fédération de Russie d'influencer les États-Unis. L'une d'elles est une frappe nucléaire d'avertissement sur le site d'essai du Nevada. "La troisième option est une frappe d'avertissement avec des armes nucléaires, c'est possible même sans armes nucléaires, mais simplement avec des missiles stratégiques sur le site d'essai du Nevada. L'armée américaine n'a pas de civils sur le terrain d'entraînement, et surtout si on les prévient deux ou trois jours à l'avance, ce serait une bonne démonstration de notre sérieux", a déclaré le député dans une interview sur la chaîne YouTube du Cours national. La Russie a le pouvoir de prendre de telles mesures, a noté M. Fedorov. "Nous avons le droit de déployer nos forces sur votre territoire, et le missile qui frappera le Nevada, ce pourrait être un leurre, mais en principe, ce pourrait être une explosion nucléaire, parce que le site d'essai est nucléaire, il est adapté aux explosions", a déclaré l'homme politique. Entre autres moyens : des missions aériennes sur des villes américaines et le bombardement de laboratoires d'armes biologiques américains. De cette manière, Fedorov propose d'influencer les citoyens américains et de montrer que la menace d'une frappe de représailles de la Russie contre les États-Unis n'est pas un bluff. Lorsque la conscience de masse des Américains parviendra à l'idée que les intentions de la Russie sont sérieuses, elle commencera à influencer les autorités américaines de l'intérieur du pays, estime M. Fedorov. Deux précisions utiles : - Non, la source n'est ni le Gorafi, ni un équivalent russe. Ceci n'est pas une satire... Ce type est vraiment en train d'imaginer que si on tire au nucléaire sur leur pays, même dans un désert, les Américains vont juste se rouler par terre en gémissant - Non, le politicien en question n'est pas un quelconque extrémiste allumé. C'est un député de Russie Unie le parti présidentiel, qui en est à son 5ème mandat et membre de diverses commission parlementaires Il semble y avoir une jouissance chez pas mal de politiciens et de commentateurs russes d'en sortir de bien grosses, les plus grosses possibles en fait, sur le thème "On peut le faire, on est les plus forts ils ne peuvent rien contre nous". Certes, tous ces gens n'ont en définitive que peu ou pas de pouvoir - c'est l'une des raisons pour lesquelles ils peuvent tant se déchaîner. ... mais ça dénote quand même une "ambiance" ! -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Wo eh, faut un peu arrêter avec l'esprit tatillon et pointilleux, peut-être ? Tout le monde avait bien compris ! Quand on parle du nouveau Führer Olaf Scholz, tout le monde comprend aussi, même si ce n'est pas son titre le plus usité certes. Pas la peine de se formaliser pour si peu ! Remercie-moi @Patrick, je te devance et tu pourras suivre -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je n'y crois pas. D'une part, l'Ukraine étant à peu près aussi affligée par la corruption que la Russie, mais sur une base matérielle incomparablement plus basse puisque gaz et pétrole ils n'en ont guère, l'Ukraine n'est pas exactement attirante sur le plan économique pour les Russes, plutôt un repoussoir. Démocratie soit, mais l'Ukraine est assez loin d'être un modèle, et puis la démocratie ça ne nourrit pas son homme... D'autre part, si l'on veut parler de pays anciennement soviétiques qui soient à la fois réellement démocratique, nettement plus prospères que la Russie, et juste sur sa frontière... il y en a déjà trois, ils s'appellent Lituanie, Lettonie et Estonie ! Ce n'est pas à eux que Poutine en a. Et ils n'ont pas l'air de lui faire trop peur, non... Pas d'accord. L'Allemagne actuelle est probablement la meilleure de toutes les Allemagnes (réalistiquement) possibles. Nous avons connu plusieurs version de ce logiciel : - 1.0 la version originale au Moyen-Age dont personne n'a vraiment de mauvais souvenirs, mais d'un autre côté c'est tellement loin... - 2.0 à base de Bismarck et des différents Guillaumes, dont nous n'avons pas que des bons souvenirs et c'est une litote - 3.0 qu'on ne présente plus, à l'évidence la pire - 4.0 et on peut dire 4.1 à partir de la réunification de 1990 Un Reich est un Etat allemand uni. Suivant cette définition, l'Allemagne actuelle est le 4ème Reich (mais ne leur répétez pas, ils risqueraient de mal le comprendre et de se vexer ) et c'est le meilleur Reich qu'on ait jamais vu Bien sûr, l'Allemagne ce n'est pas la France ! Ils sont différents... notamment, moins militaristes que nous. Mais c'est très bien comme ça. Si l'Amérique était intéressée à signifier un peu clairement à la Russie que là vous commencez à nous courir, ces barges mignonnes seraient une excellente occasion d'envoyer des messages un peu clairs. L'une entrerait en collision avec un navire mal piloté et oh zut réparations lourdes nécessaires... Une autre serait immobilisée par l'explosion inopinée de son moteur... Une troisième, attaquée par des drones en Méditerranée (ces djihadistes sont vraiment une nuisance !)... Mais bon, ça n'arrivera pas. Je fais de la politique-fiction, la réalité comme nous le savons c'est que les Américains n'en ont pas grand chose à secouer de ce qui arrive aux Ukrainiens Tout à fait possible en effet. Dans ce cas, il n'y a en réalité pas de dissimulation ("maskirovka") sérieuse - parce que c'est impossible, et de toute façon inutile qui plus est. Les explications sur les "exercices" ne convainquent que qui veut vraiment être convaincu. Une autre possibilité est que l'ensemble des déploiements contre l'Ukraine soit une dissimulation. Dans ce cas, la Russie n'aurait en réalité aucune intention d'envahir l'Ukraine - ce serait entièrement une feinte. La réalité des mesures "militaro-techniques" que Moscou a annoncé si Washington ne lui accordait pas ce qu'il exige serait toute différente : déploiements de missiles au Venezuela et à Cuba, de missiles nucléaires à Kaliningrad et en Biélorussie, série d' "accidents" et "attaques inexpliquées" frappant les conseillers militaires américains déployés en Ukraine de l'ouest... On devrait le découvrir assez rapidement. Ce qui est neuf, c'est la communication "diplomatique" de Moscou depuis décembre : "propositions de traité" aux clauses radicales avec avertissements de mesures "militaro-techniques" s'ils ne sont pas approuvés, déclarations comme quoi "d'autres moyens" pour assurer la sécurité de la Russie seront alors utilisés et qu'un "compte à rebours" est déjà déclenché... La conjonction de cette manoeuvre politique radicale et du déploiement militaire sur le terrain donne à penser. A tort ou à raison comme dit plus haut : peut-être que les mesures "militaro-techniques" ne concerneront en réalité pas l'Ukraine ? -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Il est vrai que le sieur Erdogan Recep n'en avait qu'après des gens les Kurdes qui avaient énormément fait pour s'attirer la reconnaissance de l'Amérique - beaucoup de pertes pour venir à bout de l'EI. C'est pourquoi les forces américaines ont déguerpi très très vite. S'il s'en était pris au grisbi, je veux dire au pétrole, je suis d'accord que la réaction US aurait probablement été différente. Et d'ailleurs il n'a pas essayé... Il est peut-être fou, mais il n'est pas idiot. Mais voilà... en Ukraine, il n'y a que des gens qui espèrent très fort la protection de l'Amérique. Pas de pétrole en vue. OK, la critique était acerbe, justifiée je crois, mais j'entends qu'elle n'avait peut-être pas sa place sur ce fil. Disons que les récents dirigeants, que ce soit américains ou français, n'ont pas été nécessairement d'une acuité stratégique ébouriffante. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Il est même potentiellement imaginable - ça dépend du niveau d'enthousiasme / du degré de vodka de Vladimir Vladimirovitch - que les Russes appliquent au problème "Les Américains ne veulent pas partir d'Ukraine" la solution "On va les déplacer". Si une série d'attaques venues de nulle part de djihadistes de l'EI décime les "conseillers & formateurs" américains déployés en Ukraine de l'ouest, que fera Washington ? Je n'en sais rien, mais Poutine pourrait se faire sa petite idée en se rappelant qu'en Syrie du nord à l'automne 2019, quand Erdogan a fait "Bouh !", les Etats-Unis ont évacué leurs FS fissa-super-speed. Et il pourrait décider de faire un gros "Bouh !" justement. Cette stratégie a pourtant été appliquée par Nixon et Kissinger lorsqu'ils ont reconnu la Chine populaire et utilisé ce rapprochement pour renforcer la distance déjà marquée entre Pékin et Moscou. Cela dit, il est vrai que la situation est très différente aujourd'hui et ce n'est probablement plus possible : - En 1973, Chine et URSS sortaient d'une petite dispute quatre ans plus tôt du genre accrochage violent à la frontière avec centaines de morts. Aujourd'hui, Russie et Chine filent le parfait amour - Nixon et Kissinger quelles que soient les critiques qu'on puisse leur adresser avaient la capacité de définir et de mettre en oeuvre une stratégie. Aujourd'hui, les deux derniers présidents américains, c'est Moumoute-Orange et Sénile-Man - Ils suivaient d'ailleurs l'exemple donné dix ans plus tôt par Charles de G. - que Nixon admirait beaucoup. Aujourd'hui, les deux derniers présidents français, c'est Flamby et En-même-temps Hmmouais je ne suis pas vraiment impressionné. Il n'a même pas de moustache ! -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Elles sont très diverses. C'est Poutine qui a la main, c'est lui qui est du côté du manche. Certes des sanctions économiques pourraient mordre, mais pas suffisamment pour dissuader Moscou, parce que la Russie est indispensable à l'économie mondiale par ses exportations de pétrole et de gaz, à moins d'accepter de provoquer une récession mondiale. Certes des résistants ukrainiens pourraient être équipés d'armes portables antichar ou antiaériennes, mais cette menace aussi est insuffisante pour dissuader Moscou, qui pourrait compter avoir des moyens - par force et habileté - de vaincre une telle résistance. Pour les détails, je conseille d'explorer le présent fil. Il y a pas mal de spéculations détaillées, par un certain nombre de contributeurs, et pas mal de liens et d'infos partagées. En résumé, je dirais que Vladimir Poutine disposerait de trois grandes catégories d'options 1. Agression contre l'Ukraine pour la contraindre - L'Ukraine reste entière mais est forcée de baisser son discours de trois tons, ou de quinze - Casser l'armée ukrainienne avec des feux massifs d'artillerie et de missiles ou par de courts raids en force, afin de désespérer Kiev et le rendre malléable dans de futures négociations - Monter un raid massif jusqu'à Kiev afin de forcer la signature d'un traité léonin voire d'y placer un gouvernement aux ordres ... 2. Invasion de l'Ukraine pour en occuper / transformer une partie - Arrondir le territoire sous contrôle séparatiste et reconnaître officiellement leurs deux entités étatiques - Conquérir Marioupol et la bande de territoire jusqu'à la Crimée, ou l'ensemble du sud de l'Ukraine jusqu'à Odessa, et en faire la "Novorussie" un nouvel Etat qui sera incomparablement moins indépendant de Moscou que ne le sont Biélorussie ou Kazakhstan - Conquérir l'ensemble de l'Ukraine et la transformer en Etat "allié" de son "bienveillant protecteur" après sa "libération" des "néofascistes" ... 3. Déploiements pour pression sur les Etats-Unis voire attaques limitées contre leurs forces - Déployer des missiles nucléaires en Biélorussie et à Kaliningrad pour "équilibrer" les déploiements américains - Déployer des missiles au Venezuela ou à Cuba pour protéger ces pays du risque d'agression américaine (ils sont demandeurs) et soit équilibrer symboliquement et pratiquement les menaces perçues, soit ultérieurement échanger le retrait de ces missiles contre des retraits américains en Ukraine ou Europe centrale - Attaquer les déploiements américains en Ukraine de l'ouest ("Ils refusent de partir, donc c'est nous qui allons les enlever"), éventuellement sous un masque qui ne trompera personne ("Un essaim de drones suicides s'écrase sur les forces américaines en Galicie orientale... ah, ces djihadistes !") pour provoquer leur fuite (les Américains ont fui devant les Turcs fin 2019, ils n'ont pas riposté aux tirs ballistiques iraniens sur leurs camps en Irak en janvier 2020) et leur humiliation, voire attaquer les bases de missiles américaines en Roumanie (opérationnelle) et en Pologne (en construction) ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Accorder à Ukraine et Géorgie un plan d'accession à l'OTAN (MAP) comme le voulaient les Etats-Unis en 2008 - Monsieur George "Mission accomplished" Bush - a été refusé par plusieurs pays européens. Et à la fois par Sarkozy et par Merkel. Je ne pense pas que nous souffrions de stress post-traumatique vis-à-vis de la Russie, Ni notre président de l'époque. Ce refus était motivé par la raison toute simple qu'intégrer Ukraine et Géorgie à l'Alliance atlantique diminuerait la sécurité de ses membres actuels. Ce qui n'est pas une bonne idée, et une alliance n'est pas une oeuvre de charité. Cette raison a été acceptée - même sans mot dire - par des présidents américains aussi différents que Obama et Trump. Je ne pense pas que l'un ni l'autre ne souffre de stress post-traumatique vis-à-vis de la Russie. D'ailleurs Biden n'a pas dit le contraire. C'est juste qu'il trouve difficile - incommode, un peu humiliant sans doute - de le dire ouvertement. Et entre un inconfort pour soi, et une catastrophe pour un autre pays, un vrai internationaliste bienveillant saura toujours choisir -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai M'sieur Olaf au bout du fil On peut reprocher des choses à l'Allemagne en effet. Et en pleine crise ! Mais pas de refuser de livrer des armes à l'Ukraine, alors que c'est précisément ce qui est pris comme prétexte par Poutine et son régime pour menacer de guerre. Le déploiement du GAN, ou de troupes d'ailleurs échantillonnaires en Roumanie, c'est tout à fait différent. Il ne s'agit pas là de jeter de l'huile sur le feu, ni de renforcer le prétexte utilisé par un agresseur potentiel, mais de rappeler où est la ligne rouge. Et la ligne rouge, que cela plaise ou non aux OTANiens et atlantistes les plus débridés, que cela plaise ou non à Kiev, elle est aux frontières des membres de l'Alliance atlantique et des membres de l'Union européenne. Et pas ailleurs. Ce qu'on peut reprocher à l'Allemagne, ce n'est pas de refuser de livrer, ou de contribuer à livre des armes à l'Ukraine. Ce qu'on peut lui reprocher, c'est - à moins que j'aie manqué quelque chose - de ne pas prévoir d'envoyer des troupes supplémentaires de "réassurance" dans au moins l'un des pays européens limitrophes de l'Ukraine ou de la Russie, comme le fait la France en Roumanie. Il faut bien distinguer deux choses : 1. Les exigences de la Russie visant à interdire le partage nucléaire à l'ouest du Continent, ou à interdire le déploiement de troupes européennes dans des pays européens, ça ne peut être que Non. En version originale : ce Non là vient de la France, c'est pour nous qu'il est inacceptable. 2. Les exigences russes visant à contraindre Washington à s'engager à refuser l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN et à ne pas déployer de troupes dans ce pays, c'est différent : - Ce sont les Américains qui déploient des "conseillers militaires" en Ukraine, dans la partie ouest du pays. Pas nous - Ce sont les Américains qui voulaient en 2008 intégrer l'Ukraine à l'OTAN et qui devant le refus de plusieurs pays européens dont la France ont pris sur eux de promettre "on le fera un jour". Cette promesse a été réitérée le 14 juin 2021 (point 69). Hélas, Macron avait approuvé la réitération de cette promesse inconsidérée. Mais il reste que ce sont les Etats-Unis qui sont derrière cette promesse, quelles que soient les faiblesses de nos dirigeants. Cette question-là doit être traitée entre Washington et Moscou. D'ailleurs, personne ne nous y a invité, et c'est très bien comme ça Face aux exigences russes sur l'Ukraine, les Etats-Unis ont en principe trois positions possibles : 1. Accepter de s'engager à ne pas admettre l'Ukraine dans l'OTAN et à ne pas y déployer des unités militaires = Un Non cohérent 2. Démontrer que l'Ukraine est sous leur protection, en déployant des unités blindées et aériennes à Kiev ou ailleurs (même si peut-être pas juste sur la ligne de front avec les séparatistes) = Un Oui cohérent 3. Refuser de s'engager à ne pas faire de l'Ukraine un pays OTAN ET refuser de s'engager concrètement à la défendre alors qu'elle est évidemment menacée = Position totalement incohérente Chacune des deux premières options est (relativement) sûre pour l'Ukraine, la première en enlevant à Poutine le prétexte ou la raison qu'il utilise, la deuxième en lui rendant très dangereux de l'agresser. La troisième options est très dangereuse pour l'Ukraine. Mais ça, bien sûr, c'est le point de vue des intérêts de l'Ukraine. Or Washington, il convient de le rappeler... n'est pas la capitale de l'Ukraine. Les deux premières options sont un peu incommodes pour Washington, la première parce qu'il y aurait une forme d'humiliation à revenir ouvertement sur une promesse même inconsidérée plutôt que juste s'abstenir tranquillement de jamais la réaliser, la deuxième parce qu'il y aurait un risque même limité que Poutine choisisse de lancer l'invasion quand même. La troisième option est la plus commode, parce qu'elle n'a pratiquement aucun coût pour les Etats-Unis, ce sont seulement les Ukrainiens qui mourront et les Européens qui paieront. ==> C'est donc la troisième qui est choisie Evidemment. Une superpuissance n'est pas une oeuvre de charité. Une superpuissance ne se soucie pas non plus excessivement de Monsieur J. Vous savez, celui qui dit Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais Il est d'ailleurs difficile de s'en étonner. La faute est principalement chez les dirigeants qui mettent leur pays dans une position de mendiant vis à vis d'une superpuissance - et s'imaginent encore que ce sera bon pour leur pays ! Les Américains le disent, Beggars are not choosers. Les mendiants ne choisissent pas J'aurais voulu un commentaire de Darth Vador sur le sujet, mais il est indisponible. On me souffle qu'il est encore en train de se rouler par terre de rire depuis qu'il a entendu comparer F-35 et Etoile de la mort. Va falloir se rabattre sur un enregistrement J'ai un candidat à la présidentielle au téléphone. Il me dit qu'il est un peu surpris d'être dépassé sur sa droite par un amiral allemand. Je ne donnerai pas le nom du candidat, naturellement. Disons seulement que c'est quelqu'un que Mmes Pécresse et Le Pen n'apprécient pas trop -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Résultat plutôt positif semble-t-il des entretiens Blinken-Lavrov aujourd'hui à Genève. Les États-Unis s'engagent à répondre aux propositions russes en matière de sécurité avant le 30 janvier Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a déclaré que les États-Unis avaient promis de fournir des réponses écrites aux propositions de la Russie sur les garanties de sécurité en Europe d'ici le 30 janvier. Le ministre a fait cette déclaration après des entretiens avec le chef du département d'État américain, Anthony Blinken, à Genève. (...) À la question de savoir si les réponses des États-Unis aux propositions de la Russie pourraient être rendues publiques, le ministre a répondu : "C'est une question qu'il faudra poser aux collègues américains. J'y ai pensé aujourd'hui, mais tant qu'il n'y a pas de réponse, nous n'en parlerons pas car il s'agit de leur propriété qui nous sera remise comme leur position. Je pense qu'il serait bon de rendre publique cette réponse et je demanderai à Anthony Blinken que cela ne les dérange pas". Je suis un peu surpris... en bien. Ca veut peut-être dire que les Etats-Unis ont fait évoluer leur position à partir de "Je te renvoie le truc dans la figure" exprimé par Blinken à l'issue de sa visite à Kiev mercredi ? Même si c'est pour dire "Bon en gros, non" - déjà le dire poliment plutôt que de façon ostentatoire ne peut pas faire de mal. Suivant cette autre récollection Dans ses remarques à la presse après la réunion, M. Blinken a souligné qu'il ne s'agissait pas d'une négociation mais d'un "échange franc de préoccupations et d'idées", qui a été "franc et substantiel" et devrait conduire à de nouvelles discussions. (...) "S'il s'avère utile et productif pour les deux présidents de se rencontrer, de parler, de s'engager, d'essayer de faire avancer les choses, je pense que nous sommes tout à fait prêts à le faire", a ajouté le secrétaire d'État. (...) Lavrov a qualifié les pourparlers de Genève de "constructifs et utiles". "Je ne peux pas dire si nous sommes sur la bonne voie ou non", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères aux journalistes. "Nous le comprendrons lorsque nous recevrons la réponse écrite des États-Unis à toutes nos propositions". Si j'ai bien compris, la traduction de l'expression "échange franc" du diplomatique au français c'est "engueulade sévère". Ils ne se sont pas jetés les chaises à la figure, mais c'était pas loin Le fait que le MAE russe dise "je ne sais pas si ça va dans le bon sens, on verra quand on recevra un truc écrit", je suis tenté de l'interpréter comme : les Etats-Unis nous ont accordé des concessions, mais les paroles s'envolent les écrits restent alors on attend de voir. Je suis curieux de savoir ce que sont ces concessions - s'il y en a. La remarque de Lavrov comme quoi "nous allons demander gentiment aux Américains s'ils veulent bien qu'on publie leur document", je peux imaginer qu'elle est assortie d'une provision "bon s'ils disent non on publie quand même" Ce ne sont que des premiers signaux, mais ils ont l'air positif. Je ne sais pas si c'est plutôt Washington qui est descendu de son perchoir, ou davantage Moscou qui a commencé à redescendre du sien, mais... on se prendrait presque à être optimiste, ou est-ce que je vais trop loin ? -
On est d'accord, c'est de la "réassurance" pour la Roumanie, qui y a bien droit, tout autant que Lituanie, Lettonie et Estonie. Reste qu'il est presque sûr que Poutine s'il fait rouler les chars saura ne pas les envoyer où il ne faut pas, c'est à dire chez un pays membre de l'OTAN. Et que le scénario le plus favorable, Poutine choisissant comme mesure "militaro-technique" des déploiements de missiles aux Amériques, est tout sauf assuré... Et j'en serais très heureux, comme tu t'en doutes ! On lèverait nos verres à la santé des Vénézuéliens, Cubains et de leurs Kalibr... Mais je ne crois guère à cette hypothèse optimiste
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Peut-être y a t il de ça dans l'idée, mais ce n'est pas exactement parallèle. En appuyant la Roumanie, la France n'est pas en train de ch... dans l'arrière-cour de la Russie. Alors qu'en appuyant les putschistes du Mali et en leur "vendant" les mercenaires comme combattants de haute qualité bien plus efficaces que les Français allez (1) tout en se "servant" au passage dans les ressources du pays (2) c'est bien ce qu'a fait la Russie à la France. (1) On attend de voir... en attendant contre les commandos américains c'est pas très très impressionnant... C'était la première salve d'un assaut de près de quatre heures mené en février par quelque 500 forces gouvernementales pro-syriennes - dont des mercenaires russes - qui menaçait d'enflammer les tensions déjà vives entre Washington et Moscou. Au final, 200 à 300 des combattants attaquants ont été tués. Les autres ont battu en retraite sous les frappes aériennes impitoyables des États-Unis, revenant plus tard pour récupérer leurs morts sur le champ de bataille. Aucun des Américains présents dans le petit avant-poste de l'est de la Syrie - environ 40 à la fin de la fusillade - n'a été blessé. J'ose espérer pour la Russie que les soldats de son armée régulière sont meilleurs ... (2) Le groupe Wagner a ses propres géologues... Ben oui, faut bien vérifier que les clients sont solvables, non ? Le responsable gouvernemental a ajouté que plusieurs cadres de Wagner ont visité Bamako ces derniers temps, ainsi que des géologues russes connus pour leur association avec Wagner La Russie au Mali, c'est assez similaire à ce que les Américains nous ont fait en Australie. Dans les deux cas, une puissance étrangère parvient à convaincre le dirigeant d'un partenaire de la France de laisser tomber le partenariat avec elle parce qu'ils proposent quelque chose de tellement plus mieux, qui est en fait assez désastreux pour les intérêts de ce partenaire. Bref, ces puissances parviennent à faire prendre des vessies pour des lanternes, et ch.... sur la France au passage. Le problème structurel de la France dans ce genre de situation, c'est que nous n'arrivons pas à convaincre nos partenaires que ce que nous proposons est la meilleure solution pour eux - en pratique, à souligner que les alternatives sont des attrape-couillons. Et ceci publiquement - pourquoi n'a t on pas entendu de la part des officiels français de remarques comme quoi Wagner c'est surtout une bande de branques qui piquent dans la caisse ? -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le texte de David Pyne est intéressant. Mais l'auteur n'a guère d'influence. Et ce genre d'idée n'est guère en cour à Washington en ce moment. Ca reste intéressant à titre de "Et si ?" Après tout, que savons-nous de l'orientation que prendra la politique américaine dans cette décennie ? Les Républicains will be back. D'une manière générale, dans la droite comme dans la gauche américaine, les théories de la modération stratégique sont assez discutées, et elles répondent à un sentiment qui semble assez répandu de l'autre côté de l'Atlantique. L'accord tripartite que dessine Pyne me fait quand même penser à ceci Pour filer ce "Et si ?", la France si un tel accord se dessinait pourrait avoir deux fers au feu - Accord entre les principales puissances européennes avec Rafale+ASMP-A pour tout le monde (sous double clé) + minimum de forces opérationnelles en fonction de la taille du pays (engagement de chacun à avoir X brigades, Y escadrons de chasse, Z frégates de premier rang...) modulé pour France et GB en termes de SNA et PA + commandement militaire intégré avec direction tournante entre les principales puissances [ rappelons que dans ce scénario les EU sont sortis de l'OTAN : "ma proposition de sortie des États-Unis de l'OTAN en échange d'un retrait de la Russie de l'Organisation de coopération de Shanghai dirigée par la Chine" ] - Accord avec les prinicipales puissances mondiales "de rang 2" (auxquelles la France appartient), avant tout l'Inde, peut-être le Japon, éventuellement d'autres moindres telles l'Indonésie ou le Brésil. Objectif renfort mutuel des souverainetés : développement d'armements en commun, appui à des solutions souveraines et coopératives en matière logicielle, monétaire, composants... Naturellement un président de la République habile pourrait s'appuyer sur l'un pour renforcer la position de la France dans l'autre. Idéalement, la France serait à la fois "le pont vers le Monde" pour les puissances européennes et "le pont vers l'Europe" pour les puissances mondiales de rang 2. Sans doute, cet idéal serait difficile à atteindre, mais y tendre, y parvenir parfois ou sur certains sujets, serait déjà excellent. Une seule chose est certaine, si nos bons amis américains, chinois et russes nous préparent un tel monde à la 1984 nous n'en sommes pas La France, tout simplement, vaut mieux que cela. Y a un Lillois qui est allé le répétant Et aussi un Corse de l'Antiquité -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout à fait. Voici un article qui donne quelques détails. Aujourd’hui, la Convention montre quelques failles en raison des bonds technologiques réalisés depuis sa signature : les porte-avions, inexistants à l’époque sous leur forme actuelle, représentent la principale pierre d’achoppement à cet égard. En effet, la Turquie affirme que les porte-avions ne sont pas autorisés à emprunter les détroits [21] alors même que la Convention ne le précise pas spécifiquement. Ankara fait toutefois valoir, à juste titre, que le poids traditionnel des porte-avions excède amplement la limite des 10 000 tonnes évoquée précédemment [22] et les interdit, de fait, de transiter par les détroits En Mer Egée comme dans le sud de la Mer Adriatique, on est en effet à 800-1000 km de la Crimée. Cela dit, le président américain a été extrêmement clair sur le fait que les Etats-Unis ne combattront pas pour l'Ukraine. Et la France encore moins. Il s'agit probablement de dissuader l'extension à la Roumanie d'une éventuelle offensive russe en Novorussie dans le sud de l'Ukraine. Enfin si c'est bien ce que choisit Poutine parmi toute la gamme d'options "militaro-techniques" dont il dispose ... Non qu'on ait de raison d'imaginer que Poutine aille mordre sur le territoire roumain. Mais la "réassurance", le fait de signaler aux alliés qui verraient des chars russes débouler devant leur porte qu'ils ne sont pas tout seuls, ça vaut pour Roumanie comme pour Lituanie, Lettonie et Estonie. Le survol de leur territoire, oui. Interdire le transit dans le Bosphore aux navires russes serait d'après les termes de la convention de Montreux possible seulement... si la Turquie était en guerre avec la Russie. Je doute qu'Ankara soit pressé de se déclarer en guerre avec Moscou, juste pour le plaisir de pouvoir leur interdire le passge du Bosphore Erdogan est peut-être fou, mais il n'est pas idiot. Réassurance française, partie de la réassurance atlantique, envers un allié européen qui pourrait éventuellement concevoir quelque inquiétude si dans un mois, une fois Odessa sous contrôle, les chars russes viennent faire un petit coucou depuis l'autre côté de la frontière roumano-ukrainienne roumano-novorusse Le fait qu'on n'en parle pas dans les médias grand public ? Le fait qu'on parle si peu en fait des conséquences possibles / probables de la tension Russie - Etats-Unis ? Mais pourquoi faudrait-il en parler ? Il y a beaucoup plus important qui se passe en ce moment, enfin... Par exemple, le ministre de l'éducation est allé passer des vacances à Ibiza ! Et puis y a le match à la télé ! Tiens, en parlant de Roumanie, Moscou vient d'en sortir une bonne. Ou plutôt d'en réitérer une bonne. La Russie réclame le retrait des troupes étrangères de l'Otan de Roumanie et Bulgarie «Il n'y a pas d'ambiguïté», écrit le ministère russe des Affaires étrangères en réponse à une question écrite d'un média, «il s'agit du retrait des forces étrangères, des équipements et des armements ainsi que d'autres mesures dans le but de revenir à la situation de 1997 dans les pays qui n'étaient pas alors membres de l'Otan. C'est le cas de la Roumanie et la Bulgarie» Les Ukrainiens, c'est clair. L'attitude prépondérante c'est "Vas-y ! Mords-y l'oeil !" Les membres de l'Alliance atlantique, c'est autre chose. Il n'est probablement pas inutile de réinsister sur la différence fondamentale entre d'une part un allié et d'autre part une connaissance vague un pays très très cher à notre coeur oh là là. Même si certes ça ne fera pas plaisir au gouvernement à Kiev. Mais bon, s'ils ont été assez stupides pour imaginer qu'il puisse en être autrement, mieux vaut qu'ils se réveillent au plus vite de leurs illusions. -
C'est vrai. Cela dit, ces jours-ci, c'est plutôt Vladimir qui semble parti pour rappeler qui c'est Raoul et "faire une ordonnance, et une sévère". Reste seulement à découvrir pour qui est l'ordonnance : pour l'Ukraine comme chacun le suppose à voir les mouvements de troupe russes... ou pour quelqu'un d'autre ?