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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Ce qui bloque leur application, c'est le refus de Kiev de voter l'autonomie des provinces du Donbass, comme les accords de Minsk 2, ainsi que la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU afférente, leur en font obligation. Refus qui a bloqué la mise en application de ces accords en 2016, refus réitéré en 2019 lorsque Macron a tenté de relancer le processus, refus claironné encore maintenant par le ministre des affaires étrangères ukrainien Dmytro Kuleba dans un entretien avec Rzeczpospolita L'Allemagne et la France veulent relancer les négociations au Format Normandie et revenir à l'accord avec Minsk. L'Ukraine est-elle prête à accorder un statut spécial aux oblasts de Donetsk et de Louhansk afin qu'ils aient effectivement un droit de veto sur les décisions stratégiques des autorités ukrainiennes ? Aucune région d'Ukraine n'aura de droit de veto sur les décisions prises à l'échelle nationale. C'est écrit dans la pierre ! Il n'y aura donc pas de statut spécial, comme l'imagine la Russie, pas de veto. Nous menons une réforme de décentralisation très profonde, nous sommes prêts à travailler à la mise en œuvre des accords de Minsk. Mais les accords de Minsk commencent par des questions de sécurité. La partie politique n'y figure qu'en deuxième position. Donc, tout le monde devrait d'abord se concentrer sur la sécurité. Refus qui est la raison pour laquelle on meurt encore régulièrement du fait des combats, des deux côtés de la ligne de front dans le Donbass. La raison pour laquelle les quelques millions d'habitants de cette région continuent d'avoir leur vie bouleversée - forcément, avec des lignes de tranchées en plein milieu de chez eux ! La raison pour laquelle l'éloignement entre Européens et Russes résultant du renversement du gouvernement ukrainien en février 2014 n'a toujours pas été réparé, huit ans après. Les politiciens ukrainiens sont bien évidemment libres de décider de leur politique. Quant à la France - et l'Allemagne serait peut-être du même avis - cela fait déjà huit ans que nous aidons l'Ukraine, que nous avons réussi à négocier pour eux en 2015 un accord inespéré qui limitait grandement les conséquences de leur échec à l'emporter tout à fait sur l'autre partie à la guerre civile ukrainienne, ceci à grands frais pour nous directs et indirects, et alors que nous n'y étions nullement obligés. Paris a été très patiente sur ce dossier. Mais tout doit avoir une fin. A un moment, il faut arrêter d'essayer d'aider des gens qui refusent de l'être, et en revenir à nos intérêts à nous. ==>Si Kiev n'entend pas raison maintenant, il sera grand temps de lever toutes les sanctions et de reprendre des relations normales avec la Russie, tout comme nous avons des relations normales avec plein d'Etats, du Brésil à l'Inde en passant par Arabie saoudite, Israël, Turquie, Afrique du Sud, Mexique et Japon
  2. Voici les chiffres rapportés sur la page Wiki russe pertinente. Ils datent de 2014 c'est un peu vieux, mais ça n'a pas de raison de changer brutalement. ==>273 000 Chinois immigrés en Russie. C'est pas encore la grande invasion ... Même si j'imagine que localement il est possible que ça se remarque, si une partie disproportionnée de ces immigrés se trouvent en Sibérie. Et c'est un "si" : il existe une théorie du complot comme quoi les Chinois seraient des gens comme nous, qui trouveraient donc la vie plus agréable à Moscou ou St Pétersbourg plutôt qu'au fin fond de la Sibérie. Bon, en revanche, faudrait voir à faire gaffe aux Azéris (2 millions), Ouzbeks (2,3 millions)... et surtout aux Ukrainiens (2,6 millions) !
  3. Bien pire, ce n'est d'ores et déjà plus qu'un concept fumeux pour Pentagonard néocon-doubleplusplus. La Chine dispose d'une capacité de seconde frappe assurée, et en nombre, contre les Etats-Unis. Elle n'est pas (encore) basée sur les SNLE, mais sur la Grande Muraille Souterraine de Chine. Dont on ne parle pas assez. Et qui ne date pas d'hier, elle était déjà pleinement opérationnelle il y a dix ans, sans doute depuis un certain temps déjà. La Grande Muraille Souterraine de Chine (chinois : 地下长城 ) est le nom informel du vaste système de tunnels que la Chine utilise pour stocker et transporter des missiles balistiques intercontinentaux mobiles. En raison du grand secret qui entoure les tunnels, peu d'informations à leur sujet sont accessibles au public ; cependant, on pense [par qui ?] que les tunnels permettent aux ICBM mobiles d'être déplacés vers différents silos, et éventuellement stockés dans des bunkers souterrains renforcés. Cela augmente considérablement les chances de survie des ICBM en cas de frappe nucléaire directe, ce qui permet leur utilisation lors d'une seconde frappe, contrairement aux ICBM basés dans des silos nucléaires statiques qui ne survivent généralement pas à une attaque nucléaire directe. Un rapport rédigé par une équipe de l'université de Georgetown dirigée par Phillip Karber a mené une étude de trois ans sur le réseau complexe de tunnels de la Chine, qui s'étend sur 5 000 km (...) L'étude Karber poursuit en affirmant que les tunnels ne sont pas susceptibles d'être percés par des armes nucléaires conventionnelles ou à pénétration terrestre de faible puissance, telles que la B61-11.
  4. Exactement. Elle est intéressante, mais ne pourra être appliquée qu'après que le conflit dans le Donbass soit terminé. Ce qui ramène aux accords de Minsk. Que Kiev refuse d'appliquer. Leur parlement s'est cabré devant l'obstacle du statut d'autonomie à reconnaître à deux de leurs provinces. Mieux valait continuer la guerre, ont ils décidé. Paris et Berlin ont raison de pousser avant tout à avancer sur ce dossier. S'il est possible que nos amis de Kiev puissent entendre raison, la résolution du conflit du Donbass devrait débloquer le reste : - Des accords de transparence tranquillisant tout le monde sur les questions de missiles - La question de l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN sera réglée par la même occasion - Les sanctions économiques, avec leur coût direct, ainsi que leurs coûts indirects, auront vécu Si nos amis de Kiev continuent à refuser d'entendre raison, nous devrons à mon avis cesser de les soutenir dans leur entêtement. Nous avons déjà beaucoup fait pour eux, les sanctions contre la Russie, les contre-sanctions russes que nous avons supporté, une coopération militaire prometteuse avec la Russie que nous avons abandonnée (les Mistral) Tout cela, c'était pour Kiev ! Et sans trop s'appesantir sur les moyens par lesquels ces Messieurs sont parvenu au pouvoir en février 2014, nous n'avons pas évoqué le sujet avec eux... A mon sens, la tentative actuelle de faire appliquer Minsk 2 doit être la toute dernière. Si Kiev traîne des pieds, nous pourrons simplement lever les sanctions, reprendre des relations normales avec la Russie, et accorder à Kiev tout le poids qu'il mérite dans nos relations extérieures. Un dixième du PIB russe, un centième du PIB chinois.
  5. Il faut être prêt à faire connaissance dans les circonstances les plus surprenantes
  6. Des déclarations très fermes en effet. "des conséquences massives" Des déclarations. - La France n'a ni les moyens de dissuader la Russie en envoyant immédiatement des troupes à Kiev - nous sommes loin d'être assez gros pour ça. A la différence des Etats Unis. - Ni les moyens de dissuader la Russie en menaçant la Russie de tordre le bras de l'Allemagne jusqu'à ce qu'elle accepte d'endommager son économie afin d'endommager aussi l'économie russe. A la différence des Etats Unis. - Ni les moyens de dissuader la Russie en menaçant de se tirer une balle dans le pied, voire le chargeur entier, afin d'atteindre aussi la Russie, parce que nos échanges avec Moscou sont limités. A la différence de l'Allemagne. - Ni les moyens de dissuader la Russie en menaçant de la priver d'échanges dans la monnaie impériale, même si cela doit plonger l'économie mondiale dans de fortes turbulences. A la différence des Etats Unis. "Rien ne rehausse l'autorité comme le silence, splendeur des forts et refuge des faibles" (De Gaulle) En beaucoup plus trivial, JYLD aurait mieux fait de se la fermer
  7. La démographie russe ne va pas bien. Elle est cependant un peu meilleure que celle de l'Allemagne, pour ne rien dire de celle de l'Ukraine. Voir l'évolution du taux de fertilité en Russie Pour comparer la situation en Ukraine Et en France. Il faut ajouter pour la Russie comme l'Ukraine une espérance de vie à la naissance nettement plus basse qu'à l'ouest du Continent, par exemple 73 ans en Russie, 72 ans en Ukraine, à comparer à 82,5 ans en France. Et dans le cas de l'Ukraine une émigration massive, une grande partie de la population active ne travaille pas dans le pays dont 10% du PIB est constitué des envois d'argent à leur famille des travailleurs émigrés. La Pologne est leur première destination, voir La ruée des Ukrainiens en Pologne Un quart des trois millions de permis de séjour accordés dans l’Union européenne en 2019 l’ont été à des Ukrainiens. La Pologne en a accueilli à elle seule 551 000 En somme, les problèmes démographiques de la Russie sont profonds, ceux de l'Ukraine sont dantesques
  8. Bon il y a une seule chose à faire. @Ciders dans son MiG-29 d'un côté, @MeisterDorfdans son Su-30 de l'autre, et que le meilleur gagne ... Euh... Ciders, tu fais bien revérifier ton siège éjectable d'abord, hein ? Sinon je crains que Mme Ciders ne cherche à me trucider
  9. @NoxxMos Messieurs, il me semble que vous n'avez pas entièrement lu l'article que je rapportais, que vous vous êtes arrêté à la partie que j'avais mise en gras. J'ai une question : suis-je toujours entièrement grave et sérieux ? Jamais aucune facétie de ma part ? Et une suggestion : relisez cet article si inquiétant ...
  10. Allez un petit intermède, même si c'est H.S. Parlons des tendances actuelles de la mode Plus sérieusement, le président Biden lance un nouvel avertissement au président russe WASHINGTON - Condamnant les actions de Poutine dans la région dans les termes les plus forts possibles, le président Joe Biden a juré lundi que si la Russie envahissait l'Ukraine, les États-Unis envahiraient un pays de valeur équivalente. "Si la Russie tente une incursion en Ukraine, les États-Unis ne resteront pas inactifs et nous n'aurons pas d'autre choix que d'utiliser toute notre force militaire pour envahir un pays différent mais similaire", a déclaré M. Biden, ajoutant que les États-Unis avaient déjà étudié plusieurs cibles ayant un PIB, une population et une superficie équivalents à envahir si la Russie poursuivait sa guerre non sanctionnée. "L'Amérique a des troupes positionnées partout dans le monde, et si Poutine continue son intimidation, je les déploierai contre un, voire plusieurs petits pays, qui n'intéressent pas la Russie, mais qui ont quand même de la valeur quand on les additionne tous. Poutine, vous êtes prévenu." Au moment de mettre sous presse, les troupes américaines étaient stationnées le long des frontières de 17 pays différents et attendaient de nouvelles instructions.
  11. Communiqué du Kremlin à l'issue de la conversation Macron - Poutine C'est la première fois que le président russe s'exprime au sujet de la réponse des Etats-Unis et de l'OTAN aux exigences russes. Sans surprise, la réaction est la même que celle qui avait déjà été indiquée par le MAE Lavrov. Vladimir Poutine a déclaré que la partie russe étudierait attentivement les réponses écrites sur les projets d'accords de garantie de sécurité reçues des États-Unis et de l'OTAN le 26 janvier, puis déciderait de la marche à suivre. Parallèlement, l'attention est attirée sur le fait que les réponses des États-Unis et de l'OTAN ne tiennent toujours pas compte des préoccupations fondamentales de la Russie, telles que la prévention de l'expansion de l'OTAN, le refus de déployer des systèmes d'armes de choc près des frontières de la Russie et le retour du potentiel militaire et de l'infrastructure du bloc en Europe aux positions de 1997, lorsque l'Acte fondateur Russie-OTAN a été signé. Une question essentielle a également été ignorée : comment les États-Unis et leurs alliés entendent-ils respecter le principe de l'indivisibilité de la sécurité, inscrit dans les documents fondamentaux de l'OSCE et de l'OTAN-Russie, qui stipule que personne ne doit renforcer sa sécurité au détriment de celle des autres pays. "Vous continuez à négliger nos préoccupations. On y regarde de plus près et on prend nos décisions"
  12. Ca dépend du début de la phrase. Tout personnage un peu prudent évitera de commencer une phrase par "Mais oui mais c'est bien sûr ! Le véritable coupable est". Surtout si on n'en est encore qu'à la moitié du film.
  13. Ouep, moi aussi. Vieux mot en rire... Panque leurrait
  14. J'ai ça. C'est le point 69 du communiqué suite au sommet de l'OTAN à Bruxelles le 14 juin 2021 69. Nous réitérons la décision prise en 2008 au sommet de Bucarest concernant l’Ukraine, à savoir que ce pays deviendra membre de l'Alliance, le plan d’action pour l’adhésion (MAP) faisant partie intégrante du processus ; nous réaffirmons tous les éléments de cette décision, ainsi que les décisions ultérieures, y compris celle qui prévoit que chaque partenaire sera jugé en fonction de ce qu'il aura accompli. Nous restons déterminés dans notre soutien au droit de l’Ukraine de décider librement de son avenir et de l'orientation de sa politique étrangère, sans ingérence extérieure. (bla bla bla bla bla et quinze et vingt lignes de plus) Moi qui suis Français - si bien que je regarde la chose assez froidement voire benoîtement - j'y lis une simple réitération du "compromis" trouvé en 2008 lorsque George W Bush - duc de Bagdad et comte de Kaboul - voulut intégrer Ukraine et Géorgie à l'OTAN donc ouvrir pour eux un plan d'accès (MAP) et se prit un "Non" clair de la part de plusieurs pays européens dont France et Allemagne. Ledit compromis étant "Oui, oui, un jour... mais faut un MAP d'abord et là nan c'est pas le moment (tu peux toujours courir)" Car ce texte dit bien que oui oui un jour c'est sûr, mais le MAP est nécessaire hein (et c'est pas le moment c'est ballot hein ?) Est-il possible qu'un Russe à sang chaud - ce n'est pas la réputation de Poutine mais c'est peut-être un grand passionné qui s'ignore ? - interprète ces lignes différemment ? Ou alors, pour être plus vraisemblable, un Russe à tendance paranoïaque - désolé pour le pléonasme - qui se demande pourquoi on le redit là maintenant, y a t il un sens caché, et est-ce que Biden pourrait être en train de se préparer à en faire une grosse, et est-ce que Macron et le chancelier qui succédera à Merkel pourraient s'aplatir devant lui comme des gros nuls là où Sarkozy et Merkel ont su résister aux stupidités du W ? De ce que j'ai compris - mais je ne l'ai pas vérifié - il n'y a pas eu de "rappel" de la fausse promesse de 2008 du temps d'Obama ni de Trump C'est possible, oui. Et il est vrai que l'essai de 5000 mots de Poutine qui peut se résumer en "Ah mais en fait les Russes et les Ukrainiens c'est le même peuple dites donc" date du 12 juillet, soit à peine un mois après ce sommet de l'OTAN à Bruxelles. Cela dit, ça reste seulement une interprétation. Poutine a pu aussi tirer cette idée d'ailleurs. Merci pour cet exercice de logique. La phrase est vraie, de même qu'est vraie la phrase "Si une poule a des dents, elle sait parler" Et pour les mêmes raisons : (Faux => Faux), c'est vrai
  15. Analyse intéressante de Kommersant (journal russe relativement neutre, ni très "pro-pouvoir" ni très "pro-opposition"), à partir de ce qu'on sait du contenu de la réponse américaine, et de l'évaluation d'un expert Fyodor Lukyanov, rédacteur en chef du magazine La Russie dans la Politique Globale "L'exaltation politique et psychologique et le jeu des nerfs ne font que commencer" Lukyanov fait des prévisions claires. On va pouvoir vérifier rapidement s'il a raison. En somme : 1. Washington a refusé d'accorder l'essentiel, mais c'est ce qui était attendu "comme dans un manuel" L'important est qu'il maintient la communication, en faisant une proposition même très insatisfaisante 2. Parce que l'essentiel n'y est pas, la Russie va réagir avec des "mesures militaro-techniques" comme Poutine l'avait annoncé. Mais il n'y aura rien d'irréversible, précisément parce que la communication reste ouverte 3. Dans les semaines à venir, le jeu de Moscou sera de faire monter de plus en plus la tension "chaque action sera suivie d'une contre-action", comptant qu'en allant à une "saturation de la confrontation" l'autre partie pourra être convaincue de discuter les exigences qu'elle a pour l'instant refusé tout net - parce que son imagination sera "stimulée". Stimulée par la peur "l'exaltation politique et psychologique et le jeu des nerfs ne font que commencer" D'où une volonté d'aller vers la "réduction des tensions". "En théorie", ajoute prudemment l'expert. ... Un jeu du bord du gouffre. Si cette analyse est juste - elle semble en tout cas cohérente avec les déclarations des responsables russes jusqu'ici - alors les quelques prochaines semaines devraient être de plus en plus tendues en effet. Il faudrait s'attendre aussi à ce que les "mesures militaro-techniques" et autres "actions" commencent à viser davantage les Etats-Unis. Pour l'instant, la menace perçue par les Etats-Unis peut se résumer ainsi : "Ce sont les Ukrainiens qui mourront, ce sont les Européens qui paieront". Or, si Moscou veut vraiment "stimuler" Washington en jouant sur ses nerfs... il faut que les Etats-Unis commencent à craindre des inconvénients pour eux-mêmes.
  16. Oh mais il a de l'allure ce chien ! Moi, c'est la laisse qui me chagrinerait... c'est @Akhilleus qui la tient Je pense au contraire que c'est tout à fait pertinent. C'est un geste concret - et avec le soutien en filigrane du Charles de Gaulle à portée de Rafale en Méditerranée orientale un geste très concret - à l'appui du message sous-jacent : « Jusque-là, et pas plus loin, sinon c’est la guerre » Ne pas s'y tromper : tous les membres de l'Alliance atlantique sont sur la même ligne. Quelles que soient les simagrées des uns - j'envoie des Javelin, je bombe le torse, alors que ça ne changerait rien si Moscou décidait vraiment d'envahir - ou des autres - j'envoie 5 000 casques car je ménage la chèvre, le chou, et je n'ai pas peur du ridicule. La France n'est pas rentré dans ce jeu de faux-semblants, et j'en suis plutôt satisfait. Peu de chance que ça suffise, mais à tenter à tout hasard faute de mieux en effet. La seule alternative qui aurait du sens serait de commencer la journée par un appel aux mânes des grands ancêtres - en pratique, aller se recueillir sur la tombe du général De Gaulle - puis conférence de presse et annonce d'un triple veto français - Non à la proposition russe de limiter le partage nucléaire que certains Etats pratiquent - et que la France pourrait décider de pratiquer un jour dans le cadre d'une défense autonome européenne - Non à la proposition russe de limiter le droit des Etats européens de déployer des forces militaires sur le territoire les uns des autres dans le cadre de coopérations ou d'alliances militaires - car cela serait sans doute nécessaire dans le cadre d'une défense autonome européenne - Non à l'intégration de l'Ukraine ou de la Géorgie à l'Alliance atlantique - car cela diminuerait la stabilité et la sécurité des membres actuels de l'Alliance et de l'Europe en général, ce qui est le contraire de l'objectif de tout politique de sécurité Ca aurait de la gueule. Surtout, cela suffirait probablement à assurer le maintien de la paix. Mais ce serait une décision difficile. Est-elle ou pas dans l'intérêt du pays, tous comptes faits, vu à la fois ses avantages énormes et ses inconvénients majeurs, c'est une question ouverte. Je peux comprendre que Macron hésite. Je comprendrais difficilement qu'il ne se pose pas sérieusement la question... mais on n'en saura sans doute jamais rien.
  17. La politique de l'Allemagne vis-à-vis de la crise ukrainienne serait beaucoup plus respectable et défendable si Berlin arrivait à se trouver une colonne vertébrale et à dire le fond de sa pensée, c'est-à-dire Die Ukraine ist mir nicht die gesunden Knochen eines einzigen pommerschen Grenadiers wert (l'Ukraine ne vaut pas pour moi les os sains d'un seul grenadier poméranien), par référence à ce que disait - à raison - Bismarck des Balkans
  18. Un point de vue chinois sur la question Le site guancha.cn m'est décrit comme plutôt faucon, et proche du gouvernement - je ne suis pas en mesure d'avoir une opinion indépendante sur le sujet, qu'en penses-tu @Henri K. ? L'essayiste qui a publié ce point de vue détaillé termine par ce résumé "collector" Les leçons de l'histoire sont étudiées par tout le monde ; les États-Unis étudient comment éviter la chute d'un empire, la Chine étudie comment éviter le piège de Thucydide, la Russie étudie comment ramasser les morceaux, l'Europe étudie comment faire des commérages. Qu'étudie l'Ukraine ? La chose la plus importante à étudier est l'expérience historique de son voisin, la Pologne La référence évidente est la série des partages de la Pologne Et si ces commentaires sont caustiques... il faut reconnaître qu'ils sont plutôt justes C'est peut-être ça, en effet ! Je note d'ailleurs que les kouilles Kouriles sont au nombre de quatre, que ce sont les Russes qui ont tout récupéré, ce qui laisse les Japonais insatisfaits, et qu'ils essaient de négocier pour en récupérer deux. Et aux dernières nouvelles, c'est Нет
  19. Oui, mais le Dorf serait il encore lui même s'il arrêtait de compter les S ? Pas compris. C'est quoi les "kouilles" ?
  20. Edit : Une précision supplémentaire, la distance du site de missiles à Deveselu en Roumanie à Moscou est un peu supérieure à 1 600 km. Depuis le site de Redzikowo en Pologne - prévu pour être opérationnel cette année - la distance est de 1 300 km.
  21. Je trouve très déplacé de reprendre les théories mises en avant par certains Républicains comme quoi Biden serait lentement atteint par la sénilité. Et tout ça parce qu'il n'arrive guère à être cohérent - de moins en moins en fait - et qu'il peut à l'occasion se lâcher de manière assez brutale - récemment en traitant un journaliste de "fils de p..." en public. Enfin, il s'agit à l'évidence de théories du complot ! Voyons, ce n'est pas parce qu'un homme de 79 ans est souvent décousu voire parfois décompensé qu'il y a la moindre raison de croire que cela pourrait avoir quoi que ce soit à voir, même de très très très loin, avec le début d'une sénilité ! Ah il est très colère M'sieur Evans-Pritchard, oui. Il faut dire que la Grande-Bretagne est vertueuse, elle ! Le moyen évident par lequel elle peut faire pression sur le régime kleptocratique de la Russie, c'est-à-dire menacer de s'attaquer à leurs avoirs dont une bonne partie est à Londres - et les kleptocrates sont peut-être patriotes, mais c'est au grisbi qu'ils tiennent le plus - elle l'utilise, elle, malgré qu'il soit dommageable pour la City. Vous dites ? En fait... non ? Une chose est claire en tout cas à l'esprit de M. Evans-Pritchard. L'Allemagne elle, et les autres Continentaux avec elle, doit menacer de cesser d'acheter du gaz à la Russie. Et le fait que cela pourrait coûter une diminution assez catastrophique de l'activité de la première industrie du Continent est un bonus bienvenu inconvénient que la morale commande d'accepter. Or, la morale, c'est très important aux yeux de M. Evans-Pritchard. C'est en effet de l'apaisement puisque l'Allemagne ne se tire pas une balle, ou plutôt une rafale de mitraillette dans le pied, pour un pays qui est pourtant son allié. Euh attendez ... non en fait, l'Ukraine n'est pas un allié de l'Allemagne. Et la décision de ne pas expulser la Russie de SWIFT, si elle est confirmée, décision américaine, c'est certainement de la faute des Allemands ! "Architecture de sécurité européenne" ? Il y a deux versions : - Ca n'existe pas encore (avis par exemple d'Emmanuel Macron) - Ca existe déjà, ça s'appelle OTAN Dans les deux cas... l'Ukraine n'en fait pas partie J'ai du mal à imaginer que le risque de se retrouver dans cette situation n'ait pas été identifié avant l'envoi des deux "projets de traité" de décembre dernier. Et s'il a été identifié, il a été accepté. C'est donc que Poutine s'est déjà résolu à appliquer les "mesures militaro-techniques" qu'il évoque, si Etats-Unis et OTAN ne bougent pas suffisamment à son gré. Il s'est volontairement mis dans la situation de ne pouvoir que très difficilement faire machine arrière - afin de renforcer sa position de négociation. Ce qui ne signifie pas nécessairement qu'il va ordonner une intervention militaire voire une invasion de l'Ukraine. Car les "mesures militaro-techniques"... cela pourrait être autre chose. Oui, mais ce qui est nouveau dans la situation actuelle, ce n'est pas le déploiement militaire même de grande taille près de l'Ukraine. C'est la manoeuvre diplomatique russe depuis décembre. La crédibilité politique me semble faible. Je ne vois guère les Etats-Unis se lancer dans ce genre de "coup". La crédibilité technique est assurée. Les silos Mk 41 placés en Roumanie et en Pologne peuvent abriter et tirer des Tomahawk, de portée classifiée mais supérieure à 1 600 km. Et les Tomahawk ont une charge utile de 450 kg, largement suffisante pour une ogive nucléaire. Il a d'ailleurs déjà existé dans le passé une version nucléaire de ce missile avec tête W80 de puissance variable 5 à 150 kt. Donc si on est un planificateur de défense russe essayant d'évaluer la menace potentielle, il y a bien un argument comme quoi les Américains n'ont pas placé de missile de croisière nucléaire en Roumanie et en Pologne. Mais cet argument, c'est "Rôooh allez ils vont pas faire ça, voyons !" Tous les planificateurs de défense ne seront pas nécessairement convaincus.
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