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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. @Snapcoke Le problème, c'est que Moscou exige cet engagement non seulement des Etats-Unis, mais de tous les membres de l'Alliance atlantique. Donc de la France aussi. Or, ce serait condamner d'avance tout projet d'autonomie stratégique européenne, même à long terme. Car une telle autonomie est impensable sans prendre en compte le facteur nucléaire - sinon ce ne serait qu'un simulacre. Et la seule manière réaliste de le prendre en compte est un système de partage d'armes nucléaires par la France sous double clé en Allemagne, Pologne ou autres alliés européens, similaire à celui que les Etats-Unis ont avec Allemagne, Belgique, Turquie, Italie etc. Bien sûr, il ne s'agit que du long terme. La France a proposé d'aller dans cette direction, et on nous a claqué la porte au visage. Mais rien n'interdit qu'à long terme, la fragilisation de la "protection" américaine qui deviendrait trop évidente pour être niée ne mène certains de nos alliés européens à revenir vers nous sur le sujet. Il s'agit que la France garde les mains libres. Que le partage nucléaire américain soit démantelé... ne serait pas forcément une mauvaise chose pour la France Mais ce n'est pas ce que Moscou exige. C'est très probable. C'est cependant une question pour les Etats-Unis. Pas pour nous.
  2. Pour Washington, s'engager à ne pas laisser l'Ukraine entrer dans l'Alliance atlantique serait déclarer officiellement ce qu'il a en fait déjà décidé. L'inconvénient serait avant tout l'humiliation. Plus la nécessité de mettre fin au déploiement de conseillers militaires en Ukraine de l'ouest pour former l'armée ukrainienne. L'exigence n'est pas déraisonnable en effet. Mais les propositions de traité publiées par la Russie incluent aussi l'engagement par les alliés de l'OTAN à ne pas déployer de troupes en Pologne ou Roumanie. Plus l'interdiction du partage nucléaire comme le pratiquent les Etats Unis. Ça ce n'est pas raisonnable du tout.
  3. Allez, une petite illustration, suite à la discussion avec @Stark_Contrast Exagéré ? Sans doute Mais bon, il s'agit d'une caricature politique, hein
  4. Ah non mais ça n'arrête pas ... Des vérifications surprise de la préparation au combat ont débuté dans le district militaire de l'Est en vue de l'exercice de commandement et d'état-major stratégique Vostok 2022, a déclaré vendredi aux journalistes le ministère russe de la Défense. (...) un certain nombre de formations et d'unités militaires marcheront vers des champs de tir non familiers situés à une distance importante des points de déploiement permanent pour effectuer des tâches d'entraînement au combat. (...) La tenue de ces activités permet d'évaluer l'état de préparation du district militaire de l'Est à l'exécution de tâches après le redéploiement sur de longues distances à travers le territoire de la Russie En somme, des unités militaires stationnées d'habitude en Sibérie ou en Extrême-Orient vont être rapidement redéployées... plus à l'ouest. Afin de vérifier leur aptitude au combat. Les vérifier de la manière la plus directe qui soit, peut-être ?
  5. Der Postillon, la source d'informations la plus fiable outre-Rhin, publie la première photo prise par le télescope spatial James Webb !
  6. Bon, un peu de musique d'ambiance. Tout d'abord, cette version rock de "L'Armée rouge est la plus forte", sur paroles modernes - ce n'est plus le comité révolutionnaire qui appelle au combat, c'est la patrie. Il y a des sous-titres en plusieurs langues dont l'anglais et l'espagnol. La scène se passe le 15 mars 2014, alors que les forces spéciales russes ont déjà pris le contrôle du parlement régional de Crimée, un peu avant le référendum sur son rattachement à la Russie, et alors qu'il n'est pas encore absolument clair si les Etats-Unis vont vraiment s'abstenir d'intervenir militairement Voyez les réactions du public. Le moral est bon ! Et puis voici la "Marche de la nouvelle armée", là aussi des paroles modernes sur un chant plus ancien qui était celui des nationalistes ukrainiens de l'OUN, dont le symbole est à l'arrière-plan. Ce clip a été réalisé à partir de la fin 2014, avec l'aide du gouvernement ukrainien. Pas de sous-titres, mais même sans comprendre les paroles le ton est assez clair... les messieurs ne sont pas en train de parler de la beauté de la nature ni de leur dulcinée (si vous voulez quand même les paroles utilisez la traduction automatique là Tous ces chants sont entraînants, et tout. Le problème, c'est quand quelqu'un se mêle de commencer des guerres. Le risque que Vladimir Poutine s'y mette est clairement ouvert.
  7. C'est vrai. C'est un point important. Bien sûr qu'ils ne peuvent pas attaquer... Mais ils n'ont pas attaqué non plus dans leurs récentes interventions à l'étranger y compris l'étranger "proche". Ils se protégeaient. De même que ni OTAN ni États-Unis n'ont attaqué au Kosovo, en Afghanistan, en Irak. Ils protégeaient ou se protégeaient. En tout cas c'est ce que tous ces gens là disaient. Naturellement, les habitants des zones concernées avaient parfois un autre point de vue. Le scénario que je présentais ne serait pas non plus une attaque, mais la protection contre une menace évidente. En tout cas c'est ce qui serait dit. Le fait de se protéger et de toujours agir pour la paix... n'empêche pas de faire la guerre. Personne n'a peur ni de Cuba ni du Venezuela. Personne n'a peur non plus de la Pologne ni de la Roumanie. Les armes qu'une grande puissance stationne dans un pays comme ceux là, c'est autre chose. Des Tu-95, non. Mais par exemple des 3M14 Kalibr. Basés en containers. De portée 300 km bien sûr, la version à 2500 km de portée ce serait illégal. Mais les Etats Unis devraient croire sur parole les Russes sur ce point. Et dotés seulement d'ogives conventionnelles, évidemment ! Mais là aussi, la Russie proposerait aux Etats Unis de les croire sur parole. L'argument sous jacent étant que si les Américains veulent inspecter ces missiles, c'est d'accord. Mais seulement en échange d'une inspection russe des missiles américains en Pologne et en Roumanie. Suicidaire ? Pourquoi ? Risqué, évidemment. Mais ce serait forcer un "dialogue" vraiment d'égal à égal avec le pays dont ils l'exigent. Car une danse au bord du gouffre quand et l'un et l'autre sont tout autant vulnérables, c'est vraiment une relation d'égal à égal. Le plus probable, c'est qu'il n'y aurait pas d'ascension aux extrêmes. Naturellement, un homme raisonnable ne se contenterait pas de "plus probable" sur un sujet pareil. Mais Vladimir Poutine répond il aujourd'hui au qualificatif d'homme raisonnable ? Je ne sais pas. Moscou en est à la phase de l'ultimatum. Il s'est mis devant l'alternative d'avoir soit à "s'écraser" soit à faire quelque chose de déraisonnable, justement. Car envahir l'Ukraine non plus ce ne serait pas raisonnable. On en est rendus aux conjectures quant à ce qui se passe vraiment dans la tête de V V Poutine La Russie ne veut pas que l'Europe centrale la prenne comme protecteur. Elle exige que la superpuissance américaine n'y déploie pas / plus de moyens potentiels de l'attaquer. Après une séquence comme je l'imaginais, je ne crois pas que quiconque recommencerait. Tout ce que tu dis se tient. C'est solide, et je n'ai rien d'important à y redire. Si on suit ce raisonnement, la seule chose qui pourrait arriver c'est une action de force rapide et courte pour raboter l'armée ukrainienne et arrondir au passage le territoire sous contrôle séparatiste. Et même cela n'est pas certain. Le problème, c'est que si ce scénario arrive, c'est la montagne qui aura accouché d'une souris. Ça ne correspond pas à la rhétorique aux déclarations ni à la diplomatie russe depuis décembre. C'en est assez différent pour déconsidérer le pouvoir russe, pour que la prochaine fois qu'ils tenteraient de convaincre qu'ils sont sérieux, tout le monde pouffe et se pousse du coude en douce. C'est pourquoi je pense que quelque chose de fondamental a changé. Invalidant tout ou partie de tes arguments. J'ignore quoi. J'ignore avec quelles conséquences. C'est pourquoi je cherche - et il est certes possible que je m'égare. Mais je suis à peu près sûr qu'il se passera un vraiment gros truc, de la part de la Russie, et militaire. Une invasion de l'Ukraine, ou le scénario que j'imaginais plus haut... Ou tout autre chose. Si je me trompe, j'en serai le plus heureux. Et la tournée que j'ai annoncée en région parisienne ça tient toujours dans ce cas
  8. En un mot : Yes. En quatre mots : И почему бы не (Et pourquoi pas)
  9. Tiens mais ça fait longtemps ? Ca fait longtemps qu'on n'a pas sorti une vacherie sur nos chers voisins britanniques ! Allez hop, c'est réparé
  10. Sinon, dans la série "Tiens mais j'pourrais faire ça aussi en fait ?", nous avons le vice-ministe des affaires étrangères russe Ryabkov sur la question de la possibilité de déployer l'infrastructure militaire de la Fédération de Russie à Cuba et au Venezuela en cas d'échec des négociations avec l'Occident : je ne veux rien confirmer ni écarter (...) "(Tout) dépend des actions de nos collègues américains" Voilà. On ne confirme pas, hein. On n'écarte pas non plus, notez. On remercie au passage le journaliste qui dans l'interview sur la chaine de télévision RTVi a posé cette question au ministre. Nul doute que la question était parfaitement spontanée ! Ce qui - surprise, surprise... - ne fait pas rire les Etats-Unis Les États-Unis promettent une réponse "décisive" si la Russie donne suite à sa menace de déploiements à Cuba et au Venezuela "Je ne vais pas répondre aux fanfaronnades dans les commentaires publics", a déclaré le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan aux journalistes jeudi. "Si la Russie devait s'engager dans cette direction, nous y ferions face de manière décisive". Il faut noter que "decisive" peiut être traduit par "déterminé, résolu" mais aussi "catégorique". Ce qui est décisif, c'est ce qui tranche une question. Rappelons que lors de la crise des missiles à Cuba en 1962, les Etats-Unis ont menacé d'attaquer si l'URSS ne retirait pas ses missiles. Naturellement, c'est le conseiller à la sécurité nationale qui dit cela, non le président. Ce qui laisse le cas échéant à ce dernier la liberté de donner le sens qu'il choisira à ce mot. De même que c'est bien le négociateur russe qui a parlé de déploiements à Cuba et au Venezuela, pas le président, ce qui laisse la main à Poutine. Tout cela est classique. Mais bon, il reste que la Russie laisse ouverte la possibilité de déployer des moyens militaires aux Amériques, et les Etats-Unis laissent ouverte la possibilité d'attaquer et de détruire ces moyens Tout cela devient de plus en plus intéressant Et je commence à me dire qu'il n'y a aucune garantie que l'élimination des menaces à sa sécurité évoquée par la Russie hier vise l'Ukraine. On pourrait peut-être être surpris, la cible pourrait être différente après tout ? Dans ce cas, le déploiement de l'armée russe aux frontières de l'Ukraine n'aurait été qu'une tactique de pression et un leurre... Je suis peut-être en train de trop faire marcher l'imagination, et la stratégie russe est clairement de semer doute et incertitude à l'Ouest, mais... et si "éliminer" les menaces à la sécurité désignait la destruction des bases américaines de missiles à Redzikowo en Pologne et Deveselu en Roumanie ? Deveselu est en service depuis 2016, Redzikowo devrait entrer en service à la fin de l'année. La Russie se plaint depuis longtemps de ces bases, arguant que leurs silos pourraient contenir autre chose que les antimissiles qui sont supposés y être, notamment des missiles offensifs qui selon Moscou menaceraient alors sérieusement la Russie à cause de leur proximité. Le fond est plus ou moins convaincant - après tout, chaque croiseur américain transporte des missiles offensifs ! - mais Moscou insiste en continu et le démantèlement de ces sites fait partie des exigences des "propositions de traité" publiées par la Russie en décembre. Evidemment, détruire des bases américaines avancées, ce serait très osé ! Cependant : - C'est certainement faisable. Redzikowo et Deveselu sont loin d'être dans la profondeur de l'OTAN, l'une est proche de Kaliningrad et presque sur la Baltique, l'autre est à moins de 300 km de la Mer Noire. Des raids de bombardiers réussiraient très probablement, surtout par surprise, surtout en utilisant des missiles de croisière - Du point de vue de la "propagande interne" - voire externe - ce ne serait pas trop difficile à défendre "Nous avions prévenu que nous détruirions les menaces à notre sécurité, vous n'avez même pas accepté d'en discuter, vous vous attendiez à quoi ?" - Les risques et les coûts liés à une occupation de longue durée du territoire ukrainien seraient inexistants - Bien sûr, les Etats-Unis riposteraient certainement, d'autant qu'il y aurait très probablement des morts américains. Mais Poutine pourrait compter que Biden choisisse une riposte sur le même plan - un déploiement extérieur de la Russie - plutôt qu'une escalade - une riposte sur le territoire russe. Pourquoi : parce que l'escalade n'est pas une option très attirante quand deux puissances nucléaires font parler la poudre ! La loi du talion serait beaucoup plus prudente - Le président américain aurait un certain nombre de choix : Arménie, Ossétie du Sud, Abkhazie, Azerbaidjan, Biélorussie, Kirghizistan, Transnistrie, Tadjikistan et Syrie (base navale de Tartous, base aérienne de Hmeimim). Poutine pourrait cependant avoir intégré dans son calcul la perte de deux de ces installations. La loi du talion lui conviendrait d'autant mieux qu'il essaie de maintenir une égalité de principe entre Russie et Etats-Unis - dont il insiste qu'ils négocient sur le même plan d'égal à égal - Surtout, Poutine pourrait compter que l'effet politique de l'humiliation américaine en Europe centrale pèserait beaucoup plus que la perte de deux bases à l'étranger. Peu de chance que les volontaires se bousculent au portillon pour accueillir des bases de missiles américaines à proximité des frontières russes après un tel "coup" ! Ou d'ailleurs d'autres déploiements américains significatifs - puisque les Tupolev 160, dont la version modernisée est d'ailleurs entrée en service en 2021, pourraient voler sans crier gare. Et c'est bien l'objectif déclaré du président russe que de faire "dégager du pas de ma porte" les déploiements américains. Est-ce un délire ? Je ne sais pas. J'en reste cependant à cette évidence que le paradigme a changé. Et nous sommes dans le brouillard quand à ce que la Russie va faire maintenant.
  11. En Ukraine, une cyberattaque de grande ampleur vise de nombreux sites gouvernementaux De nombreux sites gouvernementaux ukrainiens ont été la cible, vendredi 14 janvier, d’une cyberattaque de grande ampleur, selon Kiev. L’agression, non revendiquée dans l’immédiat, survient dans un contexte de vives tensions entre l’Ukraine et la Russie, que Kiev et ses alliés occidentaux accusent de planifier une nouvelle invasion du territoire ukrainien. « Le site officiel du ministère de l’éducation et des sciences est provisoirement fermé à cause de l’attaque globale qui s’est déroulée dans la nuit du 13 au 14 janvier », a annoncé ce dernier sur sa page Facebook. Les sites d’autres ministères, dont celui des situations d’urgence et celui des affaires étrangères, étaient également inaccessibles, a constaté l’Agence France-Presse vendredi matin. (...) Avant que le site du ministère des affaires étrangères ne soit rendu inaccessible, un message menaçant en ukrainien, en russe et en polonais avait été publié par les auteurs de la cyberattaque sur sa page d’accueil. « Ukrainiens, prenez peur et préparez-vous au pire. Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur le Web », pouvait-on lire. Ce message était accompagné de plusieurs logos, dont un drapeau ukrainien barré. C'est les Chinois. Forcément. Je vois vraiment pas qui ça pourrait être d'autre...
  12. D'après ce lien, la base Aegis ashore en Pologne serait opérationnelle fin 2022. C'est vrai que la fin prochaine de ces travaux pourrait être un irritant pour les Russes. En plus du risque majeur pour ne pas dire critique que serait une agression contre des membres de l'OTAN... parce que les Russes savent fort bien que les Baltes sont des pays culturellement différents d'eux. Rien à voir avec les Ukrainiens, dont Poutine défendait l'essentielle identité avec les Russes dans son essai publié en juillet dernier. Il est d'ailleurs intéressant de noter que dans ce sondage publié un peu après, ce sont 41% des Ukrainiens qui disaient être d'accord avec Poutine. Sans surprise, plus nombreux dans le sud et l'est du pays où ils sont majoritaires. Et beaucoup moins nombreux au nord et à l'ouest. Ça ne signifie évidemment pas que ces Ukrainiens seraient pro Poutine, encore moins qu'ils ont envie d'être conquis par la Russie. Mais Poutine pourrait se dire qu'une fois qu'il leur aurait un peu forcé la main, ils se feront une raison et ne résisteront pas trop fort au nouveau pouvoir. Si vraiment Poutine ordonne une invasion, plutôt par exemple que des déploiements militaires à Cuba et au Venezuela, je verrais gros comme une maison le projet de Novorussie ressortir des cartons ...
  13. @Ciders Euh... non ce n'est pas du tout ce que j'ai dit Soit ton message est ironique, soit je ne me suis pas fait comprendre.
  14. @Ciders Je ne pense pas. "En face", on ne fait absolument pas dans son froc. En face, ce sont les Etats-Unis. Qui doivent choisir entre, d'une part, l'humiliation publique d'accorder de grosses concessions à Moscou sous la menace, et d'autre part une probable invasion au moins partielle de la Russie en Ukraine qui mènerait à court terme à renforcer l'influence voire l'emprise américaine sur des Européens oscillant entre inquiétude à l'ouest du continent et épouvante au centre, et à moyen long terme le probable affaiblissement du principal partenaire de leur grand rival la Chine. Washington n'a aucune raison de faire dans son froc. Peut-être même des hommes d'Etat américains réalistes ont-ils déjà pris leur parti de l'invasion russe en Ukraine, sachant qu'elle aura quelques jolis avantages pour eux. Et c'est Washington qui compte, car c'est lui seul qui pourrait accorder à Moscou ce qu'il exige - aucun Etat européen n'est suffisamment crédible pour interdire à l'Ukraine l'entrée de l'Alliance atlantique ni ne peut s'opposer au déploiement éventuel de missiles américains en Ukraine.
  15. Ça menace de partir en live, là ... Le dialogue avec l’Otan et les États-Unis étant dans une impasse, la Russie menace d’agir En gros, le vice ministre des affaires étrangères dit que ce n'est plus la peine de parler à ce stade, sauf si États-Unis et OTAN arrivent avec de nouvelles concessions. Et le représentant à l'OSCE signale que si Moscou ne voit pas les Occidentaux revenir vers lui dans un de"délai raisonnable", il "éliminera" les menaces à sa sécurité. Ça veut dire qu'un compte à rebours est commencé. Même si la Russie n'a pas précisé le temps qui reste, il s'agit très clairement d'un ultimatum.
  16. @Niafron Laisse-moi deviner, tu veux des détails sur le plan... X ? @wagdoox Radar transhorizon à Central - Transitoires détectés en Sibérie centrale - ALERTE ROUGE - Suspicion de lancement Topol imminent !
  17. Je tombe sur cette info qui me surprend Crise en Ukraine : les renseignements français imaginent trois scénarios possibles (...) Alors que la Russie a déjà annoncé ne pas vouloir faire de concession, les armées européennes, elles, n'écartent pas la possibilité d'une intervention militaire de l'Ukraine . Trois options sont d'ailleurs sur la table. La première, c’est une invasion pure et simple de l’Ukraine. D’après les services de renseignement français, cela pourrait se faire en moins d’une semaine. Entre 100.000 et 150.000 soldats sont actuellement déployés le long de la frontière. Dans ce scénario, des pertes humaines importantes sont annoncées, y compris du côté des forces russes. Selon les informations d'Europe 1, les Britanniques ont d’ores et déjà prévu un plan d’évacuation d’urgence pour leurs ressortissants. (...) Ce que je trouve surprenant, c'est cette évaluation comme quoi en cas d'invasion la Russie l'emporterait en une semaine ! Personne n'imagine sérieusement l'armée ukrainienne parvenir à tenir tête à l'armée russe, certes. Mais tout de même ! Les Américains après tout ont eu besoin de trois semaines pour s'assurer Bagdad en 2003, or les Irakiens étaient déjà très affaiblis par l'embargo, et il s'agissait tout de même des US of A et au meilleur de leur forme encore ! - Est-ce une erreur d'interprétation ? - Est-ce une manœuvre informationnelle française, après tout c'est bien d'un service de renseignement dont nous parlons, il est au service de la politique du pays, et l'évaluation qu'il communique en public peut fort bien être différent de l'évaluation communiquée au PR. On pourrait imaginer par exemple que la France presse le gouvernement ukrainien de rentrer dans des négociations sérieuses au sujet du Donbass pour tenter de désamorcer les projets de Poutine, et que leur rappeler leur vulnérabilité - tout en la caricaturant - soit une manière d'augmenter la pression ? - Ou bien faut-il croire que l'armée ukrainienne soit encore plus dépassée que ce dont elle a l'air ?
  18. @Bechar06 Je ne crois pas qu'un tel sursaut soit pensable cette année. Un peu plus tard ? A voir, mais alors dans un seul scénario Et encore, peut-être même pas dans ce cas. Ne pas oublier que la France n'est pas le "plan B" en termes de sécurité du point de vue allemand. C'est au mieux le plan Z ! Le plan A c'est l'Amérique, le plan B c'est redemander très fort à l'Amérique, le plan C c'est supplier à genoux, le plan D... Telle est la réalité du regard de la grande majorité des pays européens sur l'option d'une défense autonome des Européens par eux-mêmes. On a le droit de ne pas aimer cette réalité. Personnellement, je ne l'aime pas. Mais il faut la regarder en face.
  19. Je ne peux pas répondre. Je me demande s'il n'y a pas une erreur de traduction - DeepL n'est quand même qu'un automate, et je suis loin d'être bilingue. Un petit détail d' "ambiance" toutefois... la tour moderne Bayterek, qui est symbolique de la capitale Nour-Soultan, inclut à son sommet un bloc d'or massif dans lequel est reproduit le modèle de la main du Président Nazarbaev. Il est possible au visiteur d'y placer sa main. Il n'est pas clarifié si ça permet de guérir des écrouelles
  20. Le premier président du Kazakhstan Nursultan Nazarbaev, qui avait quitté le pouvoir en 2019 mais restait puissant en second plan, aurait quitté le pays avec ses filles et leurs familles. « Il est à noter que depuis le début de la crise politique au Kazakhstan, ni les autorités officielles, ni les chaînes de télévision et les médias d'État n'ont mentionné le nom de Nursultan Nazarbayev et des membres de sa famille. Sans parler du fait qu'ils ne disent pas où ils sont et ce qui leur est arrivé. Nous avons des informations selon lesquelles le premier président et ses filles ont quitté le Kazakhstan avec leurs familles. Seul le frère aîné Bolat Nazarbayev reste dans le pays », a déclaré le rédacteur en chef de la publication Gulnara Bazhkenova Quelques instantanés d'Almaty, plus grande ville du Kazakhstan Ville de l'apocalypse - que se passe-t-il dans l'Almaty rebelle Les troubles qui ont embrasé Almaty le 2 janvier ne sont toujours pas terminés. Jour et nuit, des coups de feu peuvent être entendus dans la ville, des voitures criblées de balles avec des morts peuvent être trouvées dans les rues ; il est impossible de comprendre si les autorités sont là ou non. Une chose est sûre : les forces de sécurité contrôlent la place centrale, près du bâtiment de l'administration municipale incendié. Il n'y a pas d'Internet, les communications mobiles sont interrompues et des opérations de nettoyage sont en cours dans la ville. Les sons les plus fréquents ici - si fréquents qu'on s'y habitue peu à peu - sont ceux des coups de feu. Les rares passants ne sont même pas effrayés par eux. (...) Au bord de la place se dresse une Mazda rouge. Les roues sont plates, il n'y a pas de plaque d'immatriculation à l'avant, seulement à l'arrière. Il y a sept trous de balles dans le pare-brise, les côtés sont explosés, et le conducteur, dans une veste de sécurité ensanglantée, est maladroitement penché sur le côté. Il est mort, mais personne n'enlève le corps. Les badauds prennent des photos de la voiture et de l'homme mort sur leurs smartphones. Les tirs occasionnels ne les effraient pas. Parfois, le feu est très dense. Certains disent - mais ce ne sont que des rumeurs qui ne peuvent être vérifiées - qu'il y a un groupe d'émeutiers armés dans le bâtiment de la télévision, qui est situé sur la place. Les militaires essaieraient de les éliminer. (...) Il faut dire que trouver une rue portant le nom du premier président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, n'est pas chose aisée. Les plaques portant le nom du leader national sur la plupart des maisons sont réduites en pièces. Il est évident qu'ils ont été détruits de manière ciblée, maison par maison. (...) Il n'est pas encore possible d'en savoir plus sur le nombre de victimes et l'ampleur des destructions. Il n'est pas évident de trouver des représentants des autorités. Il n'y a pas d'internet dans la ville. Le service de téléphonie mobile a été intermittent. Tout le monde a dû se rappeler comment communiquer par SMS. Une chose est certaine à propos d'Almaty maintenant, c'est une ville dans laquelle vous ne voulez pas être. L'ancienne capitale du Kazakhstan n'est pas sûre et on ne sait toujours pas quand cela va changer. (la suite dans l'article, utiliser la traduction automatique de votre navigateur) [ H.S., mais ça me fait un peu mal... J'ai pas mal de souvenirs d'Almaty, qui est une ville agréable. Et calme... enfin, vers la fin des années 2000 quand j'y ai travaillé ]
  21. Par pack de 6 ! Comme les Kro' ! (je suis parfaitement d'accord au demeurant... c'est juste que la construction par packs de 6 me rappelle un truc ) Ben oui. Le nucléaire est en partie un marché "politique", comme l'armement. Donc il y a avantage à 1) en avoir une grosse... je parle de la capacité d'espionnage et de pression sur les décideurs, merci la NSA 2) en avoir une grosse... entendre, capacité à menacer de sanctions financières, merci le rôle extraterritorial du dollar 3) en avoir une grosse... armée Mais je crois que nous savons tous à quoi nous en tenir
  22. 3 000 manifestants arrêtés au Kazakhstan, 26 - tués « À l'heure actuelle, plus de 3 000 personnes ont été arrêtées, 26 ont été liquidées et 18 autres blessées » , cite Interfax dans un message du ministère de l'Intérieur du pays. C'est bien le verbe "liquider" qui est utilisé par le ministère de l'intérieur (ликвидировано, likvidirovano) Le président du Kazakhstan Tokaev a donné l'ordre de tirer sur les terroristes sans sommation « À l'étranger, des appels sont lancés aux parties pour qu'elles mènent des négociations pour une solution pacifique des problèmes. Quelle absurdité. Quel genre de négociations peut-il y avoir avec des criminels, avec des meurtriers ? Nous avons eu affaire à des bandits armés et entraînés. A la fois local et étranger. Précisément avec des bandits et des terroristes », a déclaré le président. « Les terroristes continuent d'endommager les biens publics et privés et d'utiliser des armes contre les citoyens. J'ai donné l'ordre aux forces de l'ordre et à l'armée d'ouvrir le feu sans sommation », a-t-il ajouté. (...) Selon le président, toutes les demandes des citoyens du Kazakhstan, exprimées sous des formes pacifiques, ont été entendues. « Je remercie les habitants des régions qui ont assuré un ordre pacifique de protestation. Toutes les demandes, exprimées de manière pacifique, ont été entendues », a déclaré M. Tokayev, ajoutant qu'un compromis avait été trouvé et que des solutions avaient été élaborées sur des problèmes socio-économiques aigus. "Par conséquent, dans les régions où une situation stable a été préservée, nous allons progressivement lever l'état d'urgence", a ajouté le chef de l'Etat. « Il y a beaucoup de travail à faire pour tirer les leçons de la tragédie que nous avons vécue. Y compris d'un point de vue socio-économique. Le gouvernement devra prendre des décisions précises, dont je parlerai le 11 janvier au Parlement », a déclaré M. Tokaev. Le gouvernement kazakh s'apprête clairement à "lâcher du lest" pour tenter de calmer les mécontentements. Reste bien sûr à savoir combien. Le fond du problème est quand même que, comme en Russie et en Ukraine, une très petite classe d'affairistes a accaparé depuis la fin de l'URSS la propriété et le plus gros des bénéfices des ressources naturelles qui sont la plus grande richesse du pays, pendant que la corruption et le népotisme règnent au sommet. Dans ces trois pays, le niveau d'inégalité des patrimoines tel que mesuré par l'indice de Gini est très élevé, même si le Kazakhstan a fait des progrès notables sur ce point depuis 10 ans, à la différence à la fois de Russie et Ukraine. Au risque d'être trop pessimiste, le plus probable est que les "solutions" dont parle Tokaev reviendront à distribuer quelques miettes de plus. ... Ah oui, à part se préparer à lâcher un peu de lest une fois les "terroristes" liquidés, il ne faut pas oublier de remercier qui de droit. Tokaev a remercié Poutine d'avoir aidé avec des soldats de la paix « Je voudrais exprimer une gratitude particulière au président russe Vladimir Poutine. Il a très rapidement et surtout de manière amicale réagi chaleureusement à mon appel », a déclaré M. Tokaev C'est le moment de citer Montesquieu Comme il faut de la vertu dans une république et dans la monarchie de l'honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique : pour la vertu, elle n'est point nécessaire, et l'honneur y serait dangereux.
  23. Petite note absurde dans une situation dramatique. Les talibans ont appelé les autorités kazakhes à résoudre le conflit par un dialogue pacifique Le porte-parole du ministère afghan des Affaires étrangères, Abdul Kahara Balkhi, a tweeté que les talibans considéraient "la sécurité et la stabilité politique dans la région comme la principale condition du développement de l'économie et du commerce, ainsi que de la vie prospère du peuple". « L'Afghanistan suit de près la situation actuelle au Kazakhstan et, en tant que voisin et partenaire commercial, est préoccupé par les récents troubles dans le pays. À cet égard, nous appelons le gouvernement et les manifestants à résoudre les problèmes existants par le dialogue et la compréhension mutuelle », a déclaré Balkhi. Le pire, bien sûr, c'est que pour une fois... ils ont tout à fait raison.
  24. Les Russes - et sans doute quelques autres de l'OTSC - sont à pied d'œuvre « Les unités avancées ont déjà commencé à accomplir les tâches assignées » : l'OTSC a envoyé des casques bleus au Kazakhstan L'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) a officiellement envoyé une force collective de maintien de la paix au Kazakhstan. Le contingent de la Russie comprenait des unités des troupes aéroportées. Comme indiqué dans l'organisation, l'armée russe a déjà commencé à résoudre les problèmes de la république. Auparavant, le président du Kazakhstan Kassym-Zhomart Tokayev avait donné un certain nombre d'instructions urgentes au gouvernement dans le contexte de la situation dans le pays. Le chef de l'Etat a ordonné la création d'une équipe d'enquêteurs pour identifier les causes des émeutes et traduire les responsables en justice. Le gouvernement du Kazakhstan, à son tour, a introduit une réglementation nationale des prix de l'essence, du carburant diesel et du gaz liquéfié pour une période de 180 jours. (...) 14:52 Spoutnik Kazakhstan rapporte que le nettoyage des rues a commencé à Alma-Ata. Les contrevenants sont détenus, environ 2 000 personnes ont déjà été amenées à la police. (...) 13:59 Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré qu'il considérait la situation au Kazakhstan comme une tentative d'ingérence extérieure. "Nous considérons les récents événements dans un pays ami comme une tentative, inspirée de l'extérieur, de porter atteinte à la sécurité et à l'intégrité de l'État par la force en utilisant des formations armées entraînées et organisées", a déclaré le ministère dans un communiqué officiel. (les heures sont celles de Moscou) Donc ce sont les paras russes (VDV) qui s'y sont mis. Il y a d'ailleurs, plus que de la fierté, je dirais une certaine arrogance à écrire "(notre armée) a commencé à résoudre les problèmes (de notre voisin)". Je ne crois pas que les journalistes français en sortent de pareilles quand la France soutient un pays ami d'Afrique, comme la Centrafrique ou le Mali. Si c'est ce qui avait été annoncé dans la nuit qui a été suivi, l'idée semble être que les forces de l'OTSC - avant tout russes à n'en pas douter - sécurisent installations et infrastructures, permettant aux FdO et aux militaires du Kazakhstan de se concentrer sur la protection des organes de l'Etat et la répression des émeutiers / manifestants / insurgés. Et ceux-là ne chôment pas non plus. 2 000 personnes, en quelques heures ! Ca doit en rafler du suspect par grandes pelletées... Du côté de la propagande, Moscou répète voire durcit ce qu'avaient déjà indiqué Nour-Soultan ainsi que le président arménien : tout cela a été inspiré par des étrangers hostiles comme déjà dit, mais ce sont même "des formations armées entraînées et organisées" qui étaient à l'œuvre. Bref, en moins "diplomatique", les Américains auraient envoyé des troupes d'Academi et de la CIA... Portnawak, certes. Mais c'est le discours officiel, et je suppose qu'une partie des Kazakhstanais et en tout cas une bonne partie des Russes y croient. Alors, pourquoi se gêner, hein ?
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