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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Ca dépend. Il faut voir si l'assemblée nationale italienne, avant de ratifier le traité du Quirinal, adoptera le même genre de préambule de la forme "Oui mais non en fait" que le Bundestag a adopté avant de ratifier le traité de l'Elysée en 1963 : Constatant que les droits et les obligations découlant pour la République fédérale des traités multilatéraux auxquels elle est partie ne seront pas modifiés par ce traité. Manifestant la volonté de diriger l'application de ce traité vers les principaux buts que la République fédérale d'Allemagne poursuit depuis des années en union avec ses autres alliés et qui déterminent sa politique, à savoir: - le maintien et le renforcement de l'Alliance des peuples libres et, en particulier, une étroite association entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique, - l'obtention du droit d'autodétermination pour le peuple allemand et le rétablissement de l'unité allemande, - la défense commune dans le cadre de l'Alliance de l'Atlantique nord et l'intégration des forces armées des États membres du pacte, - l'unification de l'Europe selon la voie tracée par la création des Communautés européennes, en y admettant la Grande-Bretagne et les autres États désirant s'y joindre et le renforcement des Communautés existantes, - l'abaissement des barrières douanières par des négociations entre la Communauté économique européenne, la Grande-Bretagne et les États-Unis d'Amérique, ainsi que d'autres États, dans le cadre du GATT En somme, la France par la voix de son président le général De Gaulle proposait à l'Allemagne avec le pardon, la réconciliation et l'amitié, une coopération renforcée dans les matières de la Défense et de l'Economie. Le parlement allemand répondit "Je signe pour être gentil - ou du moins le paraître - mais en fait pas question : la Défense c'est l'Amérique, l'Economie c'est tous les Etats européens membres de l'OTAN et c'est encore l'Amérique" - De Gaulle, pas homme à se boucher les yeux devant la réalité, en conclut sobrement (témoignage d'Alain Peyrefitte) : Les Allemands furent mon plus grand espoir. Ils sont ma plus grande déception Et ensuite il a surmonté cette déception, et il a fait autre chose. Il s'est passé deux ou trucs dans la politique étrangère française entre le coup d'arrêt de 1963 à la coopération franco-allemande et la démission de De Gaulle en 1969... - D'autres responsables politiques français, pour ne pas dire la plupart - du moins de ceux qui se sont approchés du pouvoir - n'ont toujours pas accepté d'ouvrir les yeux sur la réalité de ce que veut l'Allemagne et qu'elle dit ouvertement La situation n'a pas changé fondamentalement : 1) l'Allemagne ne veut toujours pas ce que la France propose, et 2) la France a toujours bien d'autres options qu'une coopération spécifique avec l'Allemagne Mais la politique française depuis presque un demi-siècle reste bloquée dans la démarche giscardienne et européiste, ou faut-il dire germaniste : "La la la je n'entends pas quand les Allemands eux-mêmes disent que tout ça ne les intéresse pas et que la seule France avec laquelle ils veulent coopérer c'est celle qui se veut un gentil membre du bloc atlantique et un loyal Etat-client allié des Etats-Unis. Nan nan c'est pas vrai, ils ne le disent pas, ou alors ils ne le pensent pas sérieusement en fait, ou alors j'arriverai bien à les convaincre, réessayons encore et puis de toute façon je ne saurai rien faire d'autre moi pauvre petite chose qui n'a aucune autre option oh là là vraiment" Le réalisme du point de vue français serait de considérer que l'Allemagne est un de nos voisins, avec lequel nous avons de bonnes relations et nous coopérons volontiers sur des sujets d'intérêt commun. Ni plus, ni moins. Tout comme, et au même degré, l'Espagne, la Suisse ou la Grande-Bretagne. Evidemment, l'Allemagne a une masse supérieure à celle de la Suisse par exemple, et il faut en tenir compte. De même que l'on tient compte de la masse de pays comme Russie, Japon ou Inde quand on traite ou coopère avec eux. C'est tout. Quand nous en serons enfin arrivés au réalisme, le même genre que celui auquel De Gaulle a mis peut-être un an à parvenir, nous aurons vraiment fait un pas en avant. Bon, bien sûr, à nous il nous aura fallu au moins deux générations ...
  2. Je partage un lien très détaillé et intéressant sur les navires à propulsion nucléaire trouvé sur le site de référence World Nuclear. On y trouve notamment des infos détaillées sur la propulsion des SNA français, très originale voire unique parmi les SNA mondiaux puisqu'elle est basée sur de l'uranium faiblement enrichi, en fait sur le même combustible que les centrales EdF ! Toutefois, le niveau d'enrichissement du nouveau combustible naval français a été ramené à 7,5 % d'U-235. Ce combustible, appelé "Caramel", a été développé à l'origine pour les réacteurs de recherche et permet d'obtenir une plus grande densité de combustible, ce qui contribue à minimiser la taille accrue d'un cœur alimenté en UFE. Il doit être changé tous les dix ans environ, mais évite la nécessité d'une ligne d'enrichissement militaire spécifique, et certains réacteurs seront des versions plus petites de ceux du Charles de Gaulle. En 2006, le ministère de la Défense a annoncé que les sous-marins de la classe Barracuda utiliseraient un combustible "enrichi de manière civile, identique à celui des centrales EdF", soit un enrichissement d'environ 5 %, ce qui constitue certainement un changement majeur à cet égard. Cela montre que la France est le seul pays qui peut raisonnablement exporter des SNA, c'est-à-dire exporter des SNA sans faire subir les derniers outrages au Traité de Non Prolifération nucléaire. Le TNP a un "trou" sur le sujet, donc les Etats-Unis ne vont pas formellement violer le traité en exportant des SNA en Australie, mais c'est une simple imperfection du traité. Le fond de l'affaire, c'est quand même qu'un pays non nucléaire l'Australie va recevoir dans chaque sous-marin assez d'uranium de qualité militaire pour fabriquer plusieurs bombes... A côté de ça, tout ce qui est reproché à l'Iran, et pour quoi les Etats-Unis font une véritable guerre économique à sa population en espérant que les privations l'amèneront à se révolter contre le régime, est presque une peccadille ! C'est ce qui n'a pas été dit au sujet de l'affaire AUKUS, et c'est pourtant son plus important inconvénient à l'échelle mondiale - même si évidemment le fait que les Etats-Unis peuvent nous faire n'importe quel mauvais coup et nous traiter en paillasson est une information importante pour notre pays, mais surtout pour lui Une réaction droite et digne de la France, une réaction à la hauteur des risques de AUKUS, aurait du commencer par l'interpellation publique des trois compères, sur le mode "Pas un peu fous, non ! Livrer à un pays non-nucléaire de quoi fabriquer de nombreuses bombes ! Et la non-prolifération nucléaire, comment ferez-vous maintenant pour la défendre ?"
  3. Sur le plan des moyens, au sens des choses que l'on prépare en continu sur la longue durée au cas où on en aurait besoin un jour et pour convaincre les autres qu'on aurait les moyens de se défendre, oui les moyens antisatellite de la Russie me semblent bien ressortir de la dissuasion. J'ai du mal à imaginer la Russie initier une guerre spatiale, malgré leurs moyens ils ne seraient pas en position de force face aux Américains et un jour aux Chinois, leurs moyens servent donc à dissuader de s'en prendre à eux sur ce plan là. Sur le plan du moment pour faire cet essai, il n'a probablement pas été choisi par hasard on est d'accord. Mais donc, qu'est-ce que la Russie est en train de faire en ce moment : montrer les muscles en disant AGROUGROU, juste comme ça parce que Vladimir s'ennuie ? Voire préparer une agression, parce qu'il s'ennuie vraiment FERME ? Non je ne pense pas. Nous sommes dans un cycle de montée en tension, du fait de la guerre toujours pas gelée dans le Donbass - c'est plutôt une guerre qui brûle à petit feu. En résumé : - Kiev aurait les moyens d'écraser les séparatistes, et peut être tentée de le faire, ou en donner l'impression - ou alors Moscou peut craindre qu'elle ne le soit, ou avoir l'impression qu'elle y pense un peu trop et Zelenski risque de nous faire un Saakachvili. A tort ou à raison - Or Kiev ne peut en être dissuadée que par un message fort de Moscou "Si vous essayez, vous allez souffrir", message que Poutine renvoie "à bon entendeur", appuyé par des déplacements divers de troupes près de la frontière avec l'Ukraine "On va pas le faire non (enfin si vous êtes sage) Mais on pourrait" - Ce qui par contrecoup provoque l'activation de Washington, qui d'une part est bien content que l'épine ukrainienne bloque tout rapprochement entre Ouest-Européens et Russes (c'est bon pour ses intérêts supérieurs de puissance mondiale), d'autre part n'a certainement pas envie de s'impliquer dans des combats quelconques, parce que si les Ukrainiens sont certes utiles, sur le fond on se fiche pas mal de ces mendiants. Mais ne peut quand même pas rester sans rien dire quand la Russie montre ses muscles ! Donc on avertit gravement Moscou qu'il y aurait des conséquences, on rappelle et on claironne son attachement à la défense de la patrie ukrainienne en danger, de la démocratie, la veuve, l'orphelin et tout ce qui est bel et bon en ce monde - Moscou d'un côté n'a pas de raison d'avoir de doute sur le fait que les Américains n'ont aucune envie de se retrouver dans une guerre chaude contre les Russes. De l'autre on n'est jamais trop prudent, donc on décide qu'un petit message "à bon entendeur" peut être utilement adressé aux "partenaires" américains. Et un essai antisatellite fera bien l'affaire Est-ce le premier des cycles de montée en tension ? Non. Est-ce le dernier ? Très probablement pas. C'est que les accords de Minsk n'ont pas été appliqués. Le conflit du Donbass n'a pas été résolu, il n'a même pas été gelé, on continue de s'y tuer à petit feu, pour rien, juste parce que ceux d'en face les Moskals / les Bandéristes (rayer la mention inutile) c'est vraiment des salopards qui ne méritent pas mieux. Tant qu'ils ne le seront pas, ce genre de cycle risque de continuer. Quant à la France, et je dirais aussi quant à l'Allemagne, ces pays ont fait tout leur possible pour définir une solution - pour fiche les présidents russe et ukrainien dans une salle et leur tordre assez le bras à l'un et à l'autre pour qu'ils arrivent à définir une solution qui est "mauvaise" du point de vue de chacun d'eux, c'est-à-dire qu'elle est la meilleure pour les populations civiles, les premières concernées. C'était il y a six ans. Depuis, pas d'avancée, parce que devant l'obstacle le parlement ukrainien a reculé - ah bah oui quand on fait la paix on n'a pas tout ce qu'on voudrait hein, ça s'appelle un compromis, компроміс en ukrainien ça vous dit quelque chose ? Et si on regarde du côté de Vladimir il n'a pas les fesses bien propres non plus l'homme prétendu "fort", les habitants du Donbass vivent très mal certes, mais qu'est-ce que ça lui fait à lui ? Alors Paris et Berlin reviennent à la charge de temps à autre, la dernière fois c'était Macron - et alors, vous pourriez envisager de faire la paix, ça ne serait peut-être pas si difficile, après tout vous savez comment faire puisqu'on vous l'a expliqué ? Et il s'avère que Немає / Нет voyons ! Le théâtre sanglant et absurde continuera donc. Sans nous, merci ! On a déjà donné ! A ce stade, mon opinion est que la France devrait avoir vis-à-vis du conflit dans le Donbass le même genre d'attitude que devant le conflit au Cachemire. On souhaite le meilleur à Inde comme à Pakistan bien sûr... on n'y pense pas tous les jours non plus. Et on ne prend pas prétexte de ce conflit pour se priver de relations profitables ni avec Islamabad, ni avec New Delhi - parce qu'on a des intérêts, or la coopération avec l'un comme avec l'autre peut être profitable. Oui, il est temps de mettre fin aux sanctions économiques contre la Russie - pour peu évidemment que Moscou accepte de mettre fin à ses sanctions contre nous. Il n'y aucun sens à mettre des sanctions ni contre Moscou, ni contre Kiev. Pas pour ce conflit brûlant à petit feu.
  4. C'est un comique du genre grotesque Comment ont été réprimées les manifestations - pourtant pacifiques - en Russie en faveur de la libération d'Alexei Navalny ? L'Hôpital qui se f... de la Charité. Je ne sais pas si c'est une poignée, ou davantage, ou tout autre chose. Mais il ne s'agit pas de menace. Il s'agit de dissuasion. L'opposé d'une menace en quelque sorte, pas "Je vais te démonter la tête", mais "Si tu essaies de me démonter la tête, tu vas souffrir"
  5. Dans la série "Je me fais encore plus d'amis", une nouvelle leçon de la part de Recep Tayyip Erdogan Erdogan a présenté une carte du "monde turc", qui inclut des régions de Russie (...) Le président du parti du mouvement nationaliste turc, Devlet Bahçeli, a remis au président Recep Erdoğan une carte qui a suscité une vague d'indignation à Moscou. Elle représentait le "monde turc". (...) La carte incluait certains territoires de la Fédération de Russie dans le "monde turc", en particulier la Sibérie. Officiellement, la carte montre les terres habitées par des peuples turcs - qu'il est impossible de cerner. Néanmoins, Moscou a été fortement alarmée. "Coucou Vladimir ça gaze ? On va être bons copains hein ? D'ailleurs Xi aussi il m'aime d'amour"
  6. Alexis

    Marine Britannique

    C'est le cas. On peut donc continuer à casser du sucre sur le dos de la Dinde Bon cela dit, il faut reconnaître que le record du PA russe Amiral Kouznetsov reste à ce jour inégalé, puisque lors de son déploiement en Méditerranée en 2016 c'est non pas 1, mais bien 2 avions embarqués - parmi un groupe aérien de seulement 14 chasseurs - qu'il a réussi à perdre et en moins d'un mois, un Mig-29 et un Su-33. On peut souhaiter aux Britanniques de ne pas parvenir à égaliser le score
  7. La conclusion me semble juste. Sortir de la structure intégrée est une évidence, demeurer dans l'alliance atlantique est souhaitable pour deux raisons : - Parce qu'en sortir serait dire à un certain nombre de pays "nous ne sommes plus vos alliés", ce qui serait un acte inamical que rien ne justifierait. Rester dans le traité n'oblige d'ailleurs pas à grand chose, voir la rédaction du fameux Article 5 - Parce qu'y rester permet de s'opposer à l'une ou l'autre stupidité éventuelle. En 2008, c'est Paris et Berlin qui se sont opposés aux projets de l'administration Bush d'intégrer Ukraine et Géorgie à l'alliance atlantique. La prochaine fois que quelqu'un aura une idée stupide, il ne faut pas laisser aux seuls Allemands la responsabilité de dire "Nein", ce serait d'ailleurs peut-être trop difficile pour eux seuls Pour le reste, la stratégie à suivre est bien celle de Valéry
  8. Financer l'accueil des migrants sur le territoire turc à hauteur de 6 milliards d'euros, pourquoi ? Ce que l'autocrate turc a obtenu, l'autocrate biélorusse le voudrait aussi. Même si lui s'intéresse probablement plus à une levée des sanctions qu'à un butin monétaire.
  9. A noter que sur le strict plan économique, la Biélorussie a pas mal réussi par rapport aux pays comparables : - Leur PIB par habitant était de l'ordre de 6,5 k$ en 2020, soit pratiquement le double de l'Ukraine avec 3,5 k$ et les deux tiers de celui de la Russie à 10 k$ alors que la Biélorussie n'a aucun gaz ni aucun pétrole - Leur indice de Gini est estimé à 0,25 à comparer avec 0,37 pour la Russie, autrement dit un pays incomparablement plus égalitaire que la Russie, plus égalitaire même que France ou Allemagne - on parle d'un niveau scandinave En d'autres termes : le Biélorusse moyen vit au moins aussi bien, voire mieux que le Russe moyen, alors que le pays n'a pas de ressources naturelles ! Loukachenko ressemble à Ubu dictateur par certains côtés. Mais par d'autres, il est loin d'être le pire de la région. C'est sans doute l'un des secrets de sa longévité. Bon sinon, le porte-parole du Kremlin a beaucoup d'humour, comme souvent ... Le Kremlin a aussi tenu à apporter son soutien à la Biélorussie : « Rejeter toute la responsabilité sur Loukachenko, sur la partie biélorusse, c’est tout à fait erroné », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, déplorant que l’UE « fasse abstraction des idéaux européens d’humanisme » alors que des milliers de migrants sont bloqués dans le froid sous des tentes de fortune à la frontière avec la Pologne.
  10. Personnellement, et en me référant au titre de ce fil, je serais plutôt pour faire une France de la Défense ...
  11. Je trouve ce texte intéressant. Pas pour l'appel de l'européiste convaincu qu'est Prodi de "partager" - et donc de rendre inefficace - ce qui est national et en l'occurrence particulier à la France, par exemple l'arme nucléaire ou le siège au CSONU. Que ce soit un "truc" nationaliste pour obtenir une part de ce qu'a le voisin, ou l'application extrémiste d'une idéologie hallucinée, c'est de toute façon n'importe quoi. C'est ce passage qui est intéressant : Je me rends compte évidemment qu'en présence de l'unanimité, il est aujourd'hui très difficile d'envisager une création rapide d'une armée européenne, mais je suis encore plus convaincu que, si l'on pense à l'avenir, les intérêts vitaux de la France, L'Italie et l'Espagne (sans parler des autres pays méditerranéens) sont sensiblement identiques, et le moment est donc venu d'intensifier les relations de collaboration nécessaires avec d'autres pays. Voilà qui permettrait de répondre "Chiche !" aux Italiens et aux Espagnols. Parce que reconnaître que les intérêts vitaux de ces trois pays en Méditerranée sont très proches - et c'est une évidence - justifierait d'agir ensemble. Concrètement. Là, tout de suite. Paris et Athènes ont conclu un "partenariat stratégique" ==>Rome et Madrid pourraient le rejoindre ! Ensuite, on organise des missions communes des quatre Marines en Méditerranée. Peut-être des déploiements d'avions de combat aussi, par exemple à la base aérienne grecque en Crète. De deux choses l'une - Soit Italie et Espagne sont d'accord, et on a fait un pas concret et réel vers une coordination autour d'intérêts européens concrets - même si l'UE n'y a rien à voir, et c'est normal car du point de vue polonais comme suédois, la Méditerranée bof bof - Soit elles ne sont pas d'accord, et ma foi au moins on le sait
  12. Tout à fait. Je souligne simplement que pour cela, les Derivatsiya-PVO 57 mm sont tout sauf suffisants. J'imagine que les Russes doivent s'intéresser notamment à l'approche guerre électronique...
  13. A mon avis il faut rajouter un zéro à ce prix, ou du moins le multiplier par 3 ou 5. Et je ne suis pas sûr que les "quartiers prioritaires pour la politique de la ville" soient le meilleur endroit où chercher. Mais bon, on peut être apprenti terroriste et... pas très doué
  14. Dans le même ordre d'idée, sachant qu'AUKUS unit deux membres de l'OTAN à un troisième pays qui n'en est pas membre, à quand une initiative juste, pertinente et créative, de la part d'Erdogan signant un pacte de coopération et de défense entre un membre de l'OTAN la Turquie et un autre pays... qui n'en est pas membre ? Nan parce que ni les proximités ni les inimitiés ne sont éternelles, et si Erdogan va dans cette direction, à mon avis Macron devrait appuyer ouvertement le président turc Une fois qu'il aurait réussi à arrêter de rire, je veux dire
  15. Le Derivatsiya-PVO 57 mm, qui n'est pas encore en service, aura une portée maximale estimée à 6 km. Cette portée doit d'autre part dépendre de l'altitude, elle sera plus courte pour un aéronef situé assez loin du sol. L'altitude maximale de la cible doit être inférieure à 4,5 km. Le drone Bayraktar TB2 a un plafond opérationnel de 5 500 mètres. Il peut tirer des micro-munitions MAM-C jusqu'à 8 km et MAM-L jusqu'à 14 km. S'agissant de bombes planantes, la meilleure portée sera obtenue si le drone est en altitude. Pour l'utilisateur du drone, la question sera donc de repérer les Derivatsiya de façon à ne pas être surpris par un engin non détecté. Pour le défenseur, il ne reste en pratique que la tactique de l'embuscade. Ce n'est pas rien, mais c'est tout de même limité...
  16. Des parlementaires américains appellent le président Biden à refuser de vendre des F-16 à la Turquie WASHINGTON, 26 octobre (Reuters) - Des parlementaires américains démocrates et républicains ont exhorté l'administration du président Joe Biden à ne pas vendre de chasseurs F-16 à la Turquie et se sont dits convaincus que le Congrès bloquerait toute exportation de ce type. Dans une lettre adressée à M. Biden et au secrétaire d'État américain Antony Blinken, 11 membres de la Chambre des représentants ont fait part de leur "profond sentiment d'inquiétude" face aux récentes informations selon lesquelles la Turquie pourrait acheter 40 nouveaux F-16 de Lockheed Martin (LMT.N) et 80 kits de modernisation de F-16. La lettre est datée du 25 octobre et a été examinée par Reuters mardi. "À la suite de l'annonce faite en septembre par le président (Tayyip) Erdogan selon laquelle la Turquie achètera une tranche supplémentaire de systèmes de défense antimissile russes S-400, nous ne pouvons pas nous permettre de compromettre notre sécurité nationale en envoyant des avions fabriqués aux États-Unis à un allié du traité qui continue à se comporter comme un adversaire", ont écrit les législateurs. (...) "Bien que nous soyons convaincus que le Congrès fera bloc pour bloquer toute exportation de ce type si ces plans progressent, les États-Unis ne peuvent pas se permettre de transférer tout équipement militaire avancé au gouvernement de la Turquie en ce moment" Je ne suis pas sûr que les parlementaires ne s'avancent pas un peu en affirmant que le Congrès s'opposerait de toute façon à cette vente. Attendons de voir dans un premier temps quelle sera la décision de Biden. Mais bon, on peut déjà commencer à s'entraîner, à tout hasard
  17. Pffft ! Basé sur l'AMD Ryzen R1606G, avec finesse de gravure 14 nanomètres ? Et où est la poésie, dans tout ça ? Ca, c'est poétique :
  18. Atari 2600 VCS. Microprocesseur MOS Technology 6507 avec finesse grossièreté de gravure 8000 nanomètres. Que veux tu répondre à ça ?
  19. Voici le verbatim de son entretien avec la radio DeutschlandFunk. Et la traduction du passage précis Engels : L'agence Reuters a rapporté ce matin que l'OTAN envisage des scénarios de dissuasion régionale pour la région de la Baltique et aussi de la mer Noire, y compris éventuellement dans l'espace aérien avec des armes nucléaires. Est-ce la voie que prend l'OTAN ? Kramp-Karrenbauer : C'est la voie de la dissuasion. Nous devons faire comprendre très clairement à la Russie qu'en fin de compte - et c'est aussi la doctrine de la dissuasion - nous sommes également prêts à utiliser de tels moyens afin que cela ait un effet dissuasif préalable et que personne n'ait l'idée d'attaquer les partenaires de l'OTAN, par exemple, dans les zones situées au-dessus de la Baltique ou de la mer Noire. C'est l'idée centrale de l'OTAN, de cette alliance, et elle est adaptée au comportement actuel de la Russie. Nous constatons en particulier des violations de l'espace aérien au-dessus des États baltes, mais aussi des incursions croissantes autour de la mer Noire. Cette dame est sur le départ, avec le reste du gouvernement Merkel. Elle est probablement en train de renforcer son CV, peut-être avec l'idée d'un poste à l'OTAN ? Reste que ce coup de menton est particulièrement ridicule, venant du gouvernement d'un pays qui n'a pas de dissuasion nucléaire Elle s'est faite moucher par les Russes. Mais elle s'en fiche, après tout... ce n'est pas un poste là-bas qu'elle vise. Si je voulais être méchant... et je n'en ai pas envie bien sûr !... quoi quoi qu'est-ce que c'est que ces gens qui toussent comme s'ils avaient des doutes ?... bon allez je le dis quand même : cette dame est un rappel vivant des raisons pour lesquelles ce n'est pas forcément une mauvaise chose que l'Allemagne n'ait pas d'armes nucléaires Vous imaginez si un Biden ou un Macron faisait ce genre de déclarations ! La dissuasion inclut une part (généreuse) d'ambiguïté sur ce que l'on considère comme des intérêts vraiment vitaux, ce pour quoi on est vraiment prêt à passer au nucléaire. Et on ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment.
  20. Il a donc encore trois neurones connectés. Tant mieux pour lui. En revanche, un peu plus bas... c'est petit. Vraiment petit
  21. Oui, c'est dur Je suis dans ce cas aussi. Et j'en souffre. Parfois je me dis qu'il faudrait que je mette de l'eau dans mon vin... Mais non, ce n'est pas possible. Pas question d'abandonner ma candidate ! Je ne vais quand même pas m'affadir jusqu'à voter Philippe Poutou !
  22. Pour revenir au sujet, l'Allemagne, voici une petite vidéo souvenir puisque Angela raccroche après 16 ans au pouvoir
  23. Euh... Excellente idée. Je pense que la France devrait appuyer l'Allemagne pour l'adoption au niveau UE d'un règlement contraignant sur les types d'armes qu'il est permis d'exporter. ==>Interdiction de l'exportation de sous-marins à propulsion nucléaire dont le carburant est enrichi à plus de 20% en matière fissile Et bien sûr, sanctions contre les entreprises qui viendraient à violer cette interdiction. Extraterritoriales, les sanctions - c'est à la mode Oh ça c'est simple. Je suis sûr que Olaf Scholz parviendra très bien à traîner les pieds. Sinon, Angela est prête à lui donner des cours Oui, c'est une bonne nouvelle. Une clarification - enfin c'était déjà très clair en fait, mais maintenant peut-être est-ce que même les Français les plus européistes auront compris ? Peut-être même le patron de Jean Castex ? (oui, je suis un incorrigible optimiste...) Voir encore la "dernière salve" lâchée par la ministre de la défense sortante Annegret Kramp-Karrenbauer German defense minister warns Europeans: Don’t detach from NATO AKK est honnête sur le refus par l'Allemagne de toute défense autonome de l'Europe par les Européens. Il faut la remercier pour cette honnêteté, que malheureusement d'autres responsables politiques allemands ont beaucoup moins voire pas du tout, même si leurs actes montrent qu'ils sont en réalité tout à fait d'accord avec elle. Ne reste à la France que d'accepter d'entendre la réalité, et d'adapter sa politique de défense et étrangère en conséquence. Il n'y aucun problème à ce que des pays voisins aient des stratégies de défense totalement divergentes, l'un insistant pour se défendre dans l'autonomie - et l'ayant somme toute assez bien fait tout seul dans les cinquante dernières années - l'autre s'accrochant mordicus à l'idée que l'Amérique le protégera. Simplement, il faut l'accepter une bonne fois pour toutes Lors de la migration de masse de 2015, l'Autriche avait décidé de laisser passer les migrants, mais de s'arranger pour les diriger illico presto vers sa frontière nord. Nach Deutschland. Ca avait été plutôt mal pris en Allemagne. Mais les Autrichiens semblaient être d'avis que, écoutez, c'est vous qui avez déclenché ce truc, pas nous. Donc... Je précise que je ne conseille pas à la Pologne ni à qui que ce soit d'autre de faire pareil. En revanche, un peu de considération pour les Polonais, ou les Grecs, ou les Italiens, qui se chargent de faire le "sale boulot"... ne serait pas de trop H.S. : Une des différences notables entre Allemagne et France, c'est que chez nous les jeunes semblent en moyenne plus sensibles aux idées "très à droite" que les plus âgés. Pas les très jeunes 18-24 ans, mais chez les 25-50 ans c'est notable. Et en Allemagne ça ne se retrouve pas du tout. Pas en Grande-Bretagne non plus il me semble. L'éditorial du Guardian - gauche sociétale-européiste - au sujet de la campagne électorale qui débute chez nous repérait correctement le phénomène. Mais si l'on regarde au-delà de cette élection particulière, il est difficile de ne pas conclure que les politiques culturelles de la France dérivent dans une direction illibérale alarmante. De même Die Welt - droite modérée - s'étonne La France entière parle de la question que l'Allemagne évite On en pense ce qu'on veut, du bien, du mal, ou autre chose - et je ne cherche PAS à lancer le débat ! - mais c'est une différence très notable je trouve. Les différents pays ouest-européens ne vont pas dans les mêmes directions.
  24. Quand un lieutenant-colonel du KGB met en garde l'Occident contre la répétition d'événements déjà survenus autrefois en Russie. Ou : Ce que Vladimir Poutine a dit de l'idéologie Woke à la conférence de Valdaï le 21 octobre Extraits du verbatim de l'intervention du président russe, traduits en français Nous sommes surpris par les processus qui se déroulent dans des pays qui se considéraient comme les fleurons du progrès. Bien sûr, les bouleversements sociaux et culturels qui se produisent dans les mêmes États et en Europe occidentale ne nous regardent pas ; nous ne nous en mêlons pas. Dans les pays occidentaux, certains sont persuadés que l'effacement agressif de pages entières de leur propre histoire, la "discrimination inversée" de la majorité en faveur des minorités ou l'exigence d'abandonner la compréhension habituelle de choses aussi fondamentales que la mère, le père, la famille ou même la distinction de genre - ce sont là, selon eux, les jalons du mouvement vers le renouveau social. Vous savez, une fois de plus, je veux insister sur le fait que c'est leur droit, nous ne nous en mêlons pas. Nous demandons seulement de rester en dehors de notre maison surtout. Nous avons un point de vue différent, la grande majorité de la société russe - il est plus exact de le dire - un point de vue différent : nous pensons que nous devons nous appuyer sur nos valeurs spirituelles, sur la tradition historique et sur la culture de notre peuple multiethnique. Les adeptes du soi-disant progrès social croient qu'ils apportent à l'humanité une sorte de nouvelle conscience, plus correcte qu'auparavant. Et que Dieu les bénisse, le drapeau dans leurs mains, comme nous le disons, allez-y. Mais vous savez ce que je veux dire : les recettes qu'ils proposent sont totalement fausses, nous avons déjà vécu tout cela, même si cela peut paraître étrange pour certains, en Russie. Les bolcheviks, après la révolution de 1917, s'appuyant sur les dogmes de Marx et d'Engels, ont également annoncé qu'ils changeraient tout le mode de vie habituel, non seulement le politique et l'économique, mais aussi l'idée même de ce qu'est la moralité humaine, base de l'existence saine de la société. La destruction de valeurs séculaires, de croyances, de relations entre les personnes jusqu'à l'abandon complet de la famille - tel était le cas, - la mise en place et l'encouragement de la délation sur les proches - tout cela était déclaré marche du progrès et, soit dit en passant, était assez largement soutenu dans le monde d'alors et était à la mode, tout comme aujourd'hui. Par ailleurs, les bolcheviks étaient également totalement intolérants à l'égard de toute autre opinion. Cela devrait, à mon avis, nous rappeler quelque chose de ce que nous voyons maintenant. Lorsque nous observons ce qui se passe dans un certain nombre de pays occidentaux, nous sommes étonnés de reconnaître des pratiques domestiques que nous avons nous-mêmes heureusement laissées derrière nous, dans un lointain passé, espérons-le. La lutte pour l'égalité et contre la discrimination se transforme en un dogmatisme agressif à la limite de l'absurde, lorsque les grands auteurs du passé - par exemple Shakespeare - ne sont plus enseignés dans les écoles et les universités parce qu'ils, ces idées, sont considérés comme arriérés. Les classiques sont déclarés arriérés, ne comprenant pas l'importance du genre ou de la race. Hollywood publie des mémos sur la nature et le contenu d'un film, sur le nombre de personnages de telle couleur ou de tel sexe qu'il doit y avoir. Il est pire que le département d'agitation et de propagande du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique. Il est nécessaire et noble de s'opposer aux manifestations du racisme, mais dans la nouvelle "culture de l'abolition", cela se transforme en "discrimination inversée", c'est-à-dire en racisme à l'envers. L'obsession du sujet de la race divise encore plus les gens, alors que le rêve des véritables militants des droits civiques était d'estomper les distinctions, de rejeter la division des gens en fonction de la couleur de leur peau. Je me souviens avoir spécifiquement demandé hier à mes collègues de reprendre cette citation de Martin Luther King qui a dit, comme vous vous en souvenez peut-être, "Mon rêve est qu'un jour mes quatre enfants vivront dans un pays où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leur personnalité" - voilà la vraie valeur. Mais il y a quelque chose de différent qui se passe là-bas maintenant, nous voyons. Soit dit en passant, en Russie, nos citoyens, dans leur grande majorité, ne se soucient pas de la couleur de leur peau, ce n'est pas très important non plus. Chacun d'entre nous est un être humain, c'est ce qui compte. Dans un certain nombre de pays occidentaux, la discussion sur les droits des hommes et des femmes est devenue une véritable fantasmagorie. Écoutez, vous en viendrez au point, comme l'ont proposé les bolcheviks, de ne pas seulement socialiser les poules, mais aussi les femmes. Un pas de plus et vous y serez. Les zélateurs des nouvelles approches vont jusqu'à vouloir abolir ces concepts eux-mêmes. Ceux qui se risquent à dire que les hommes et les femmes existent et que c'est un fait biologique sont presque ostracisés. "Parent numéro un" et "parent numéro deux", "parent qui donne la vie" au lieu de "mère", interdiction d'utiliser l'expression "lait maternel" et remplacement par "lait humain" - afin que les personnes qui ne sont pas sûres de leur propre genre ne soient pas bouleversées. Je le répète, ce n'est pas nouveau ; dans les années 1920, le soi-disant "nouveau jargon" a également été inventé par les régimes culturels soviétiques, qui croyaient ainsi créer une nouvelle conscience et changer la rangée des valeurs. Et, comme je l'ai déjà dit, ils ont fait un tel gâchis que cela pique encore parfois. Sans parler de ce qui est tout simplement monstrueux lorsque, dès la petite enfance, on apprend aux enfants qu'un garçon peut facilement devenir une fille et vice versa, en fait, on leur impose le choix prétendument offert à tous. Elle est imposée en retirant les parents, en forçant l'enfant à prendre des décisions qui peuvent ruiner sa vie. Et personne ne consulte même les psychologues pour enfants : à tout âge, un enfant est-il capable de prendre une telle décision ou non ? Pour appeler les choses par leur nom, c'est tout simplement à la limite du crime contre l'humanité, tout cela au nom et sous la bannière du progrès. Eh bien, quelqu'un aime ça, qu'il le fasse. J'ai dit un jour qu'en façonnant nos approches, nous serions guidés par l'idéologie du conservatisme sain. C'était il y a quelques années, lorsque les passions sur la scène internationale n'avaient pas encore atteint leur intensité actuelle, même si, bien sûr, nous pouvons dire que les nuages s'épaississaient déjà à l'époque. Aujourd'hui, alors que le monde traverse une crise structurelle, l'importance d'un conservatisme raisonnable comme base de la politique s'est multipliée, précisément en raison de la multiplication des risques et des dangers, de la fragilité de la réalité qui nous entoure. L'approche conservatrice n'est pas une tutelle aveugle, ni une peur du changement, ni un jeu consistant à s'accrocher, et encore moins à s'enfermer dans sa coquille. Il s'agit avant tout de s'appuyer sur une tradition éprouvée, de préserver et de multiplier la population, de faire preuve de réalisme dans l'évaluation de soi et des autres, de construire avec précision le système de priorités, de corréler le nécessaire et le possible, de formuler de manière calculée l'objectif, de rejeter par principe l'extrémisme comme mode d'action. Et, franchement, pour la période de réorganisation du monde qui s'annonce, qui peut durer assez longtemps et dont on ne connaît pas le dessin final, le conservatisme modéré est la ligne de conduite la plus raisonnable, du moins à mon avis. Cela changera inévitablement, bien sûr, mais pour l'instant, le principe médical de "ne pas nuire" semble le plus rationnel. Noli nocere, comme vous le savez. Je le répète : pour nous, en Russie, il ne s'agit pas de postulats spéculatifs, mais des leçons de notre histoire difficile, parfois tragique. Le prix d'un naturalisme social irréfléchi ne peut parfois pas être estimé ; il détruit non seulement les fondements matériels, mais aussi spirituels de l'existence humaine, laissant derrière lui des ruines morales, sur lesquelles il est impossible de construire quoi que ce soit pendant longtemps.
  25. Déclaration qui me semble assez remarquable de Joe Biden Le président Joe Biden a déclaré jeudi que les États-Unis s'engageaient à défendre Taïwan en cas d'attaque de la Chine, une position qui semble contraire à la politique américaine d'"ambiguïté stratégique". Interrogé à deux reprises au cours de la réunion publique de CNN pour savoir si les États-Unis protégeraient Taïwan en cas d'attaque de la Chine, M. Biden a répondu par l'affirmative. "Oui, nous nous sommes engagés à le faire", a-t-il dit. (...) Un responsable de la Maison-Blanche a tenté de clarifier les commentaires de M. Biden sur Taïwan après la réunion publique, affirmant que le président "n'annonçait aucun changement dans notre politique et il n'y a aucun changement dans notre politique" dans ses remarques sur la Chine et Taïwan. "La relation de défense des États-Unis avec Taïwan est guidée par la loi sur les relations avec Taïwan. Nous respecterons notre engagement en vertu de cette loi, nous continuerons à soutenir l'autodéfense de Taïwan et nous continuerons à nous opposer à tout changement unilatéral du statu quo", a déclaré le responsable. Je ne suis pas bien sûr de comment il faut comprendre cette déclaration, cela dit. La séquence est quand même : le président américain dit A, ce qui est une nouvelle importante, suite à quoi un officiel de la Maison Blanche "clarifie" () qu'il n'y a aucun changement. Et l'article précise que ce n'est pas la première fois qu'une telle séquence est observée... M. Biden a déjà fait des déclarations similaires par le passé, mais la Maison-Blanche a ensuite affirmé que la politique américaine de longue date n'avait pas changé à l'égard de l'île. Les États-Unis fournissent à Taïwan des armes défensives, mais sont restés volontairement ambigus sur la question de savoir s'ils interviendraient militairement en cas d'attaque chinoise. 1. Est-ce que les deux sont d'accord ? Le président dit le truc nouveau, et l'officiel passe derrière pour prétendre que circulez y a rien à voir vous n'avez pas entendu et on est restés dans les paramètres de la loi précédente - donc non pas la peine de demander son avis au Congrès. 2. Est-ce que Biden est vraiment touché cognitivement parlant comme le prétendent beaucoup des opposants républicains, et les officiels de la Maison Blanche font ce qu'ils peuvent derrière pour tenter de réparer ses gaffes - Meeeeerde il en a encore sorti une lourde on y retourne mode pompiers ? Dans les deux cas, c'est important. Mais pas de la même manière. A la place du gouvernement chinois, je choisirais l'hypothèse 1. Mais je ne suis pas sûr que ce soit la bonne...
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