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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Une décision qui serait brutale. Mais il faut reconnaître qu'elle aurait l'avantage de la clarification. Vis-à-vis des Etats-Unis : ils ne nous considèrent en réalité plus comme des alliés, cela couperait à l'hypocrisie de leur côté et aux illusions du nôtre Vis-à-vis de nos voisins européens : la question serait posée dans les bons termes de savoir s'ils veulent continuer à faire confiance aux Etats-Unis pour les défendre, ou s'ils préfèrent s'organiser entre voisins avec la France. Dans un premier temps, la réponse sera évidemment : les USA, plus que jamais. Dans un premier temps. Ensuite, avec le temps, ils pourraient commencer à vraiment se rendre compte des choses. Pas d'inconvénient opérationnel - plutôt des avantages, comme tu le dis. Et bien sûr cela libérerait au moins mentalement notre politique étrangère. Et libérerait sans doute notre créativité. En revanche, il serait nécessaire de renforcer nos capacités sur plusieurs points où nous nous sommes laissé aller à une dépendance envers Washington. Je pense aux drones armés et aux avions radar.
  2. J'espère et je pense que Le Drian prend des notes
  3. Ma version : - Pardonner à l'Australie - ils auront l'occasion de regretter le choix de Morrison, malheureusement pour eux - Ignorer le RU - c'est l'évidence en effet, et on a commencé - Ce sont les EU qu'il faut punir La clownerie de Johnson sera un jour remplacée par un dirigeant britannique sérieux. Les Britanniques savent faire aussi - voir May le dernier exemple L'Australie d'une part est un pays moins puissant que la France. Être dur aux faibles et aplati devant les forts est exactement l'inverse de ce qu'il convient de faire. D'autre part ce n'est pas un pays qui risque de continuer de s'attaquer aux intérêts français. Aucun besoin de les dissuader de quoi que ce soit. La crise durera un peu, ensuite il faudra qu'elle passe. Les États Unis en revanche : - sont l'acteur principal derrière cette trahison - confirment qu'ils ont fondamentalement changé, et Biden de ce point de vue est clairement pire que Trump - sont absolument capables de recommencer. Voire de faire pire Ce sont eux qu'il s'agit de dissuader. Évidemment, punir les États-Unis ne s'improvise pas : - Il ne peut s'agir de paroles. Sauf si l'objectif est d'être ridicule - Il ne peut s'agir que d'une décision de politique étrangère qui leur soit non seulement défavorable, mais scandaleuse. Il s'agit de passer le filtre "S'en fout de ROW" afin que le message passe - Cela doit être soudain, inattendu et cuisant - En revanche, pas besoin de se presser. Certains plats se mangent froid - Il est nécessaire de disposer d'encore pire en réserve. Pour pouvoir dissuader Washington de riposter sérieusement L'objectif est de convaincre la classe politique américaine qu'il ne faut pas recommencer ce genre de choses. Quoi exactement, ça se discute, se conçoit, se soupèse et se prépare. Ma première idée serait : - Acte : accord commercial avec l'Iran, achat de beaucoup de pétrole contre beaucoup de produits et d'investissements - Protection ("pas de bêtises, sinon on fait ça aussi") : accord technologique avec Pékin sur les SNA futurs La première idée n'est pas forcément la bonne. Ce qui me semble évident, c'est que si Washington ne subit pas quelque chose de cuisant, il recommencera. Plusieurs fois. Souvent, peut être.
  4. ... Et une tisane, tu as ? Le Figaro - 22 Septembre 2021 Un homme arrêté alors qu'il giflait des kangourous X. a été arrêté au zoo de Y. alors qu'il s'était introduit dans l'enclos des kangourous et s'appliquait à les gifler méthodiquement. Maîtrisé par des passants, il est actuellement entendu au commissariat. L'ambassadeur d'Australie a adressé une protestation énergique. Sans qu'un lien puisse être prouvé, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est apparu beaucoup plus détendu et joyeux lors de sa dernière conférence de presse.
  5. Je pense que vous parlez de ceci. C'est-à-dire de l'idée erronée comme quoi la France avait limité la vente de pièces et de munitions de Mirage III à l'Australie à cause de sa participation à la guerre du Vietnam. Alors que c'était parce que l'Australie aidait Israël à contourner l'embargo que la France avait déclaré contre lui à cause de la guerre de conquête qu'il avait lancée en 1967. En 1967, un changement de politique du gouvernement français concernant le Moyen-Orient a conduit à la rétention de cinquante Mirages, payés par le gouvernement israélien, et une période de tension est apparue entre l'Australie et la France. En conséquence, Israël s'est tourné vers l'Australie pour la fabrication d'avions et de pièces de Mirage[12]. En réponse, le gouvernement français a mis des réserves sur la vente de pièces et de munitions de Mirage à l'Australie, ce qui a donné lieu à un malentendu selon lequel les Français imposaient un embargo militaire à l'Australie en raison du désaccord entre les deux pays sur la guerre du Vietnam[13]. Cet extrait Les sous-marins étaient basés sur une technologie de propulsion dont la portée était si limitée et qui était si facile à détecter par les Chinois qu'elle serait obsolète au moment où les premiers sous-marins seraient mis à l'eau, soit dans 15 ans. porte le nom technique de "tissu de mensonges". Un élément de plus à l'appui de ce qui était déjà clair depuis longtemps quant à l'indépendance de ce type de journal lorsque le gouvernement américain explique que telle ou telle chose doit être dite à l'appui de la politique étrangère du pays. Ah non, ça c'est du niveau Poutine. On vaut mieux que ça, il me semble Corrigé. Ne me remercie pas ! Morrison est un menteur et un fourbe, Johnson est juste pitoyable, mais les conséquences de leur comportement pour la France quoique importantes restent limitées : - De notre point de vue, perdre la possibilité d'une coopération et d'un appui réciproque avec l'Australie est dommage, mais nous ferons sans - Quant à la Grande-Bretagne, elle restera de toute façon un voisin proche, mais tant que les Britanniques auront un clown à leur tête les relations avec eux en seront forcément limitées. Vraiment dommage, mais il faudra bien nous adapter. La vraie question pour la France, ce sont les relations avec l'Amérique. L'appréciation générale en France était que parmi les deux superpuissances, la Chine certes est engagée dans une dynamique nationaliste dangereuse, mais que du moins l'Amérique, quoique engagée aussi dans certaines dynamiques inquiétantes, reste un allié. Cet épisode révèle que la réalité est différente. C'est un dévoilement. Une réalité vient - brutalement - à jour. La conséquence, c'est que l'ensemble de la politique étrangère de la France doit être revu et repensé. Car l'une des hypothèses fondamentales à la base de cette politique s'avère être fausse. Nous n'y arriverons pas en deux jours, naturellement. A vrai dire, je pense que cela va nous occuper longtemps. Surtout si nous voulons la revoir et la repenser sérieusement, calmement, et en profondeur. Ce qui est à l'évidence dans notre intérêt. Ce à quoi la France aurait pu répondre "Nous allons vous faire une proposition pour passer à la propulsion nucléaire". Ou bien "Désolé mais nous n'y sommes pas prêts". Le contrat aurait pu être transformé. Ou pas. Ca aurait été le choix de la France. Et il n'y aurait rien eu à reprocher à l'Australie en effet. Il y aurait eu certes les pénalités en cas de rupture du contrat, mais pas de mensonge, de tromperie ni de fourberie. Je dirais plutôt un obus de 155... Mais effectivement, c'est la responsabilité de Morrison. Le "Dieu nous garde" est assez savoureux. Il n'y a pas que Le Drian qui sur ce sujet pense... ce qu'il pense Une belle carte. Remarque personnelle toutefois : 15 bâtiments de premier rang, plus 6 "frégates" type Floréal peu armées, c'est peu. Très peu. Nous devons devenir plus sérieux avec notre Marine. Notre avantage, c'est que nous savons déjà construire d'excellents bâtiments, et nos marins ont déjà le niveau technique. Agrandir ce qui existe et qui fonctionne déjà, c'est du travail certes, mais bien moins que ne le serait créer quelque chose qui n'existerait pas Il est surtout temps que la France analyse la nouvelle situation stratégique et en tire toutes les conclusions pour elle-même. Puis se mette au travail.
  6. Je ne pense pas que ce soit le seul facteur. Personnellement, je souhaite vraiment que les Néo-Calédoniens choisissent de rester Français. Mais je respecterai leur choix quel qu'il soit. C'est aussi la position exprimée clairement par le gouvernement "La France serait moins belle sans la Nouvelle-Calédonie" : par ces quelques mots, en mai 2018, le président de la République a dit à la fois notre attachement au Caillou et notre respect absolu du processus d'autodétermination qui s'achève. Le gouvernement se tient prêt à rechercher, dès aujourd'hui, une nouvelle solution consensuelle pour la Nouvelle-Calédonie." Ce qu'il est vraiment souhaitable d'éviter, c'est que des partisans de l'indépendance qui n'auraient pas réfléchi à toutes les conséquences de leur choix l'emportent d'une courte tête. C'est la raison sans doute pour laquelle le gouvernement a réuni les différents partis pour faire préciser quelles seraient les conséquences et le calendrier dans chacun des scénarios, Non majoritaire en décembre, Oui majoritaire. Conséquences que certains partisans dogmatiques de l'indépendance pourraient ne pas avoir totalement intégré, du moins il est permis de le craindre Dans l’hypothèse du “oui” - Indépendance de la Nouvelle-Calédonie Certains sujets feront l’objet d’une transition courte (exemple : transferts financiers de la métropole) ; D’autres sujets feront l’objet d’une transition longue (exemple : formation des cadres et élites nécessaires à la souveraineté : magistrats, forces de sécurité intérieure, …) ; Recherche sincère d’un partenariat avec la France, néanmoins sans garantie de réussite car ce partenariat reposerait sur de nombreuses variables dépendant des deux États et non encore connues à ce stade ; Accès à la double-nationalité sous certaines conditions, sans que celle-ci puisse être accordée à tous les habitants ; Refus de la partition du territoire. Il est parfaitement respectable pour un Néocalédonien de choisir l'indépendance, en étant pleinement conscient de ses conséquences, y compris la perte de la solidarité nationale (aujourd'hui favorable à la Nouvelle-Calédonie par rapport au reste de la France), y compris la perte de la nationalité française et de ses facilités. Il serait dramatique que certains votent pro-indépendantiste sans avoir bien intégré toutes les conséquences de ce choix. L'idéologue racialiste (je garde les trois lettres centrales "ali" de ce dernier mot par politesse, mais faut-il être si poli ?) qui a écrit ce torchon, soit est totalement irréaliste, soit tend consciemment un piège aux Néocalédoniens qui hésitent et se posent des questions entre l'indépendance et le statut spécifique actuel de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française. Il leur fait miroiter la possibilité d'avoir les droits qui s'attachent à l'appartenance à la France sans en avoir les devoirs associés. Non. L'indépendance, c'est l'indépendance. La solidarité nationale va de soi s'agissant de concitoyens. Elle n'a pas lieu d'être s'agissant d'étrangers, même d'un Etat qui on pourrait l'espérer resterait ami de la France.
  7. Il y a du vrai j'imagine, mais de mon point de vue il faudrait commencer par jouer l'opinion australienne. Car enfin Morrison a bien une opposition ! Et le choix de remplacer la construction d'une sous-marinade autonome dédiée à la défense du pays par une sous-marinade dépendante de la superpuissance et dédiée à la projection de puissance du côté de Taiwan et de la Mer de Chine du Sud au service des intérêts de cette superpuissance, avec dix ans de retard et une augmentation de la facture en prime, ne fait certainement pas l'unanimité en Australie. C'est d'ailleurs à mon avis une bonne part de la raison pour laquelle Morrison et Biden ont été si fourbes, si l'option de passer au nucléaire et à la dépendance envers l'Amérique avait été discuté ouvertement, ou s'il avait seulement fuité, il y aurait certainement eu des discussions et des oppositions en Australie. Ce n'est pas seulement vis-à-vis des Français que Morrison a été fourbe. Mais vis-à-vis aussi d'une bonne partie des Australiens ! Dont certains se rappellent peut-être ce que leur a rapporté leur participation à la guerre du Vietnam pour faire plaisir à l'Oncle Sam, c'est-à-dire des nèfles (plus des morts, certes). Dont certains n'ont peut-être pas envie de se voir désigner comme cible de missiles nucléaires chinois, étant des trois membres de AU UK US à la fois le seul dénué de dissuasion nucléaire, et le plus proche On ne rattrapera pas le partenariat avec l'Australie, c'est évident, et c'est dommage. Puisqu'il est donc question de vengeance, attention à ne pas se tromper de cible, c'est bien Morrison qu'il s'agit de (contribuer à) mettre en difficulté. Quand Australie et France se disputaient dans les années 1980 / 1990 parce que les Australiens n'aimaient pas que la France perfectionne sa dissuasion nucléaire à 6 ou 7 000 km de chez eux, on échangeait des amabilités entre Canberra et Paris à base de soutien aux indépendantistes canaques et de rappel de l'attentat français contre le Rainbow Warrior, ainsi que de rappel de l'extermination très poussée des Australiens par les envahisseurs anglo-saxons, dons de couverture infestées de maladies auxquelles ils étaient particulièrement sensibles et autres coups fourrés. A mon avis on peut s'abstenir de recommencer.
  8. Les commentaires en V.O. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a évoqué samedi la "crise grave" provoquée par le torpillage d’un mégacontrat de sous-marins français à Canberra, dénonçant un "mensonge (...), une duplicité (...), une rupture majeure de confiance" et un "mépris" de la part des alliés de la France (...) "Nous avons rappelé nos ambassadeurs pour essayer de comprendre et pour montrer à nos pays anciennement partenaires que nous avons un très fort mécontentement, qu’il y a vraiment une crise grave entre nous." (...) Le rappel de l’ambassadeur français à Londres a été jugé en revanche inutile, le ministre des Affaires étrangères se fendant alors d'un tacle envers les Britanniques: "On connait leur opportunisme permanent", a-t-il ironisé quelques mois après le Brexit. Et de poursuivre: "La Grande-Bretagne dans cette affaire, c’est quand même un peu la cinquième roue du carrosse" (...) "La méthode Biden ressemble à celle de Trump. Les tweets en moins." C'est vrai, et il fallait le dire. L'étape suivante, cela doit être les actes. A court, moyen et long terme. Réfléchis, plutôt qu'épidermiques. De fond, plutôt que superficiels.
  9. Oui, comme dans un roman d'espionnage. L'erreur française a été de croire que l'Amérique était un allié, quand il ne s'agit que d'un "allié". Il n'était pas jugé nécessaire de faire un grand effort de renseignement s'agissant d'un allié. Si nous avions été conscient que l'Amérique est en fait un "allié", nous aurions fait l'effort nécessaire. L'une des conclusions à tirer de cet épisode est que nous avons besoin d'investissements plus importants dans nos services de renseignement. Car il ne doivent pas seulement surveiller les sales coups que nous préparent les Turquie, Russie ou Chine. Mais ceux que nous prépare l'Amérique. Ils vont avoir du pain sur la planche... Une autre conclusion importante est à mon sens la nécessité d'investir davantage dans la Marine. Qu'il s'agisse de la Méditerranée, de la protection de la France d'Outre-Mer, ou de l'appui aux stratégies alternatives que nous devrons mettre en place progressivement, sérieusement et de manière réfléchie - dans l'Océan Indien, en Asie, voire en Amérique du Sud - sans oublier évidemment la fondamentale protection de la vitale Force océanique stratégique, c'est très souvent la Marine qui sera à la pointe de la puissance militaire efficace de la France. Car c'est bien de partenaires outre-Mer qu'il s'agit et s'agira. C'est bien de projeter des moyens d'influence vers d'autres continents qu'il s'agira. Ce sont bien des mers et des océans où il s'agira de peser. Souvent en coopération avec des partenaires locaux certes - jamais avec des superpuissances cependant, étant donné qu'il n'y en a que deux et que la Chine n'est pas un partenaire souhaitable - mais même en coopération c'est par ses moyens propres que l'on pèse et que l'on appuie. La Marine a beaucoup, beaucoup souffert du désarmement structurel des années 1990 à 2010. Elle doit être relevée, non tant dans la qualité de ses bâtiments qui sont souvent excellents, mais dans leurs nombres. Et pas un peu. A titre de "mise en jambe", loin évidemment d'être suffisante à elle seule, mais permettant de faire un premier pas et de renforcer significativement et à bon compte les capacités navales françaises, je verrais bien : - 3 FDI supplémentaires, sachant que le format à 15 "bâtiments de premier rang" est bien étroit - 6 corvettes multi-missions Gowind 2500, capables d'intervenir avec un peu de muscle en protection de ZEE - 1 à 2 SNA Suffren supplémentaires, afin d'en avoir toujours 6 dans le cycle opérationnel - je ne sais pas si 7 suffisent ou s'il en faut 8 pour cela - donc 4 en mission en permanence D'une manière générale, s'il s'agit d'intervenir de manière indépendante dans des régions lointaines et "disputées", avoir un SNA avec soi est essentiel. Le nouveau type français Suffren est excellent - peut-être le meilleur du monde à ce jour, les performances de discrétion notamment semblent vraiment remarquables. Et ce type de bâtiment reste rare à l'échelle mondiale. Il peut donc constituer un appui très concret et très puissant à la marine d'un partenaire régional de la France. Il s'agirait d'en profiter. A mon sens, si la France souhaite une politique étrangère active et indépendante, elle ferait bien de doubler sa flotte de SNA à 12 bâtiments. 6 Suffren supplémentaires coûteraient certes environ 9 milliards à la construction, plus le MCO, l'équipage et les opérations, mais ce coût doit être apprécié par rapport aux 30 à 40 années de vie d'un tel bâtiment ==> En fait, le rapport "performance militaire / prix", et encore "influence / prix" est excellent. J'ai mis en gras le mot le plus important Je vois que l'art de la litote - understatement - ne s'est pas perdu outre-Atlantique
  10. Merci pour l'article. Je me suis juste permis de rectifier le titre Ainsi que deux trois mots pour clarifier le texte. Dans les années 1960-70, l'Australie fut sauf erreur le seul pays à déployer des troupes sous commandement américain au Vietnam. Même les Britanniques avaient vu l'embrouille grosse comme une maison et s'étaient abstenus. L'Australie remplace une stratégie de défense de son pré carré, basée sur l'aide d'un pays pas trop puissant et qui transfère les technologies, par une stratégie de projection lointaine de force navale, jusqu'en Asie du Nord-est potentiellement, basée sur la dépendance envers une superpuissance qui ne transfère pas les technos et souhaite utiliser territoire et forces australiennes pour ses propres desseins. Je ne suis pas sûr que ce soit une très bonne décision. Mais c'est les Australiens qu'elle regarde. Et il est vrai qu'en échange, l'Amérique a certainement promis sa protection. Kurdes (Trump) et Afghans ayant soutenu l'Amérique (Biden) peuvent d'ailleurs en donner des nouvelles.
  11. Pas forcément piteusement, car l'argument - et je crois la réalité - c'est qu'il existait une confiance réelle, non naïve, une confiance réelle en la parole donnée ainsi qu'en un niveau minimal de décence. On pourrait reprocher aux services de renseignement français de ne pas l'avoir vu venir... Mais ils étaient tout simplement concentrés ailleurs, sur les pays déjà connus comme pouvant faire de sales coups à la France. Bon bien sûr... Va falloir augmenter le budget des "services". Puisque à toutes les Turquie, Russie et Chine il faudra désormais ajouter... l'Amérique. A noter que pas mal de pays d'Asie Pacifique pourraient être intéressés à renforcer leurs entraînements avec la France. Japon, Inde, Indonésie... Il faut bien que nos aviateurs s'entraînent. Et tous les pays ne se comportent pas comme Amérique et Australie, fort heureusement. Peut être ces crachats au visage sont ils un mal pour un bien ? La créativité est reine ! Et si le gougnafier Biden avait libéré la France de ses illusions et des nœuds au cerveau qu'elle se faisait ?
  12. Il a raison bien sûr, mais d'accord avec @Albatas et @Ciders une riposte au crachat américano-australien ne peut pas viser l'OTAN qui n'y a rien à voir directement, sinon elle ne serait pas comprise par nos voisins européens. C'est bien sûr une bonne idée de se retirer du commandement intégré où nous n'avons aucun avantage à être. Mais ce n'est pas juste maintenant qu'il faut le faire Il faut un certain délai, parce que les décisions n'ont rien à voir, donc ne doivent pas avoir l'air d'avoir un rapport. Personnellement j'ai le plus grand respect pour ceux qui vomissent Eric Zemmour ET pour ceux qui l'adulent. Mais je pense aussi que le fofo n'est pas l'endroit idéal pour discuter de la prochaine élection présidentielle Je ne sais pas si nous y sommes condamnés, mais c'est en tout cas une bonne idée. Le "quad" est censé inclure Inde et Japon. Deux pays avec lesquels nous aurions tout intérêt à développer davantage notre coopération... d'autant qu'il faut bien compenser le vide laissé par la coopération avec les Etats-Unis en Asie-Pacifique ainsi qu'avec l'Australie. Hmmm attends... ça mérite réflexion quand même T'as une photo de la serveuse ? Une petite aide à la traduction @jackjack parce que je pense que le traducteur automatique ne comprendra pas "en....." étant donné qu'il manque quand même pas mal de lettres. En..... is French for f... in the a.. Personally I would rather have said spit in the face. But that's open to discussion Sinon, à propos de nos amis anglais
  13. Rien n'empêcherait de recommencer ce type de manœuvre avec les Japonais. Même si, comme c'est probable, la réévaluation de l'attitude américaine et australienne mène à suspendre voire mettre fin à la coopération militaire avec ces pays en Asie Pacifique. Et il y a l'Indonésie... La Corée du Sud... L'Inde... Le Vietnam qui sait. Fort heureusement, le Monde est bien plus grand que les seuls membres des Cinq Yeux, c'est à dire l'empire racial anglo-saxon. Et là même, il faut distinguer. Canada comme Nouvelle Zélande sont des pays avec lesquels nous pouvons coopérer sans souci
  14. Un autre type de projet, c'est cette start-up qui se donne pour objectif de construire les premiers lanceurs entièrement français depuis les années 1960, en utilisant des moteurs kérosène-oxygène de type Navier, entièrement imprimés en 3D. Ca s'appelle Venture Orbital. Ils sont (très) jeunes et "bien sous tout rapport", établis à Reims, ça semble sérieux avec le soutien de pas mal de gens intéressants, et visent 2024 pour leur premier ICBM lanceur de nano-satellites le Zéphyr. On parle d'une capacité de 80 kg en orbite basse 600 km et 70 kg en orbite héliosynchrone 600 km.
  15. Je ne suis pas sûr que ce serait une bonne idée. Si Napoléon VII quittant sa résidence du département des Bouches-du-Tibre (chef-lieu Rome), après un petit détour par les Bouches-de-l'Elbe (chef-lieu Hambourg), revenait dans la capitale de l'Empire et en décidait ainsi... peut-être. Surtout s'il pouvait compter sur le préfet de Moscovie. Mais l'Histoire n'en a pas décidé ainsi. La France n'est pas une superpuissance. Même si elle a une dimension mondiale par ses territoires d'Outre-Mer, elle ne dispose d'une force militaire significative qu'à distance plus réduite de la Métropole - je dirais personnellement entre le méridien 30° ouest et le méridien 60° est. S'engager aussi fortement contre une superpuissance dans l'Asie lointaine... ce n'est pas pour nous.
  16. Voici "un peu plus de matière" au sujet du scénario d'une invasion de Taiwan par le PCC. D'abord, une carte des meilleurs sites de débarquement à Taiwan Voici un article détaillé sur le scénario d'invasion Pourquoi une invasion de Taïwan ne ressemblerait en rien au Jour J L'article est détaillé et réfléchi, je n'en cite que certains passages. La conclusion générale de l'auteur est... qu'il n'y a pas de véritable conclusion possible, parce que les incertitudes sont béantes à la fois pour l'attaquant et le défenseur. (...) Il est facile d'oublier que la plus grande opération amphibie de la Seconde Guerre mondiale était en fait une affaire relativement simple en termes d'espace de combat. Les débarquements du jour J ont eu lieu dans la campagne française, le long d'un front de mer relativement plat de 80 kilomètres. Les falaises déchirantes surplombant Omaha Beach, rendues célèbres par le film hollywoodien "Il faut sauver le soldat Ryan", ne mesuraient que 30 à 50 mètres de haut. Peu de civils vivaient dans la région, qui avait été abondamment bombardée avant les assauts. Les plages de Normandie étaient fortement fortifiées, mais faiblement garnies. Elles étaient défendues par environ 50 000 soldats sous commandement allemand. Pour les vaincre, les Alliés ont utilisé plus de 6 000 navires et plus de 1 000 avions qui, ensemble, ont débarqué environ 155 000 soldats le jour J, dont 24 000 par voie aérienne. Imaginez maintenant un champ de bataille très différent. Taïwan est une nation accidentée et fortement urbanisée de 23,6 millions d'habitants. Le pays de Taïwan (également connu sous le nom de République de Chine) est composé de plus de 100 îles, la plupart trop petites pour être visibles sur la carte. De nombreuses îles extérieures de Taïwan sont hérissées de missiles, de roquettes et de canons d'artillerie. Leurs collines de granit sont criblées de tunnels et de systèmes de bunkers. L'île principale de Taïwan mesure 394 kilomètres de long et 144 kilomètres de large à son point le plus large. Elle compte 258 pics de plus de 3 000 mètres d'altitude. Le plus haut, le Yushan, ou "montagne de Jade", culmine à un peu moins de 4 000 mètres. Contrairement à la Normandie, le terrain côtier ici est un rêve devenu réalité pour les défenseurs. Taiwan ne compte que 14 petites plages d'invasion, et elles sont bordées de falaises et de jungles urbaines. La plage Linkou, près de Taipei, en est un bon exemple. La montagne Guanyin (615 mètres) domine directement la plage. Sur son flanc droit se trouve le plateau Linkou (250 mètres), et à sa gauche, le mont Yangming (1 094 mètres). Des structures en béton armé recouvrent les vallées environnantes. Taïwan est constamment frappée par des typhons et des tremblements de terre, c'est pourquoi chaque bâtiment et chaque pont est conçu pour résister à de violents chocs. Cette géographie extrême est densément garnie de défenseurs armés. En temps de guerre, Taïwan pourrait mobiliser une force de contre-invasion d'au moins 450 000 hommes, et probablement bien plus. Bien que l'armée permanente de Taïwan ne compte qu'environ 190 000 hommes, elle dispose d'une importante force de réserve composée principalement de conscrits récents ayant suivi une formation de base. En 2020, le ministre taïwanais de la défense de l'époque a estimé que 260 000 réservistes pourraient être mobilisés dans le pire des cas pour renforcer le personnel de service actif. Il s'agit apparemment d'une estimation prudente. (...) Si elle devait se produire, la bataille pour Taïwan impliquerait d'autres complexités qui sont vitales mais floues, ce qui signifie qu'elles ne peuvent être quantifiées de manière satisfaisante. Il s'agirait de la première guerre entre pays où l'attaquant et le défenseur disposeraient tous deux de missiles modernes à longue portée dans leurs arsenaux, capables d'ouvrir des navires et de dévaster des cibles terrestres avec précision à des centaines de kilomètres de distance. Personne ne sait vraiment à quoi ressemblerait un tel combat, car il ne s'est jamais produit auparavant. Les deux parties disposeraient de cyber-armes avancées, de suites de guerre électronique, de mines intelligentes et d'essaims de drones qui n'ont jamais été testés en combat réel. Les deux parties auraient des satellites et au moins une certaine capacité à attaquer les satellites. Les deux parties auraient un levier économique à utiliser et la capacité de paralyser l'économie de l'autre. (...) La question la plus cruciale, bien sûr, est de savoir ce que feraient les États-Unis. Il semble logique de supposer que la Maison Blanche enverrait de l'aide à Taïwan. On ignore actuellement si le président ordonnerait ou non aux forces américaines de défendre Taïwan. Néanmoins, selon la loi sur les relations avec Taiwan, l'armée américaine doit prévoir de défendre Taiwan et se préparer en conséquence. Contrairement à l'armée américaine, l'APL n'a pas connu de combat depuis 1979. Par conséquent, personne en service aujourd'hui en Chine n'a d'expérience du combat, à l'exception d'une poignée de généraux gériatriques. Tout aussi important, l'armée chinoise ne s'entraîne pas dans des environnements réalistes et très complexes. Ces deux faits remettent en question la capacité de l'APL à mener à bien une opération d'invasion complexe. Si les États-Unis venaient à défendre Taïwan, peu d'experts donneraient de bonnes chances à la Chine. (...) Il y a des choses sur lesquelles nous pouvons compter, ou du moins les estimer avec l'aide des ordinateurs. Les éléments quantifiables de l'opération d'invasion de l'APL seraient époustouflants. Des millions de forces armées en uniforme seraient mobilisées en Chine, notamment des soldats, des marins, des aviateurs, des fusiliers, des marines, des cyber-guerriers, des policiers armés, des réservistes, des milices terrestres et des milices maritimes. Il est probable qu'entre un et deux millions de troupes de combat devraient effectivement traverser le détroit de Taïwan, qui mesure 128 kilomètres de large à son point le plus étroit et 410 kilomètres à son ouverture la plus large. (...) Si la force terrestre de l'APL comptait un million d'hommes ou plus, on pourrait s'attendre à une armada de milliers, voire de dizaines de milliers de navires pour les acheminer. La grande majorité de ces navires n'appartiendraient pas à la marine de l'APL. Des navires tels que des remorqueurs, des pétroliers, des barges, des ferries, des bateaux de pêche, des plates-formes semi-submersibles, des porte-conteneurs et des cargos rouliers lourds seraient mobilisés. Selon la doctrine militaire chinoise, de nombreux navires seraient déployés comme leurres, effectuant des feintes pour détourner l'attention de l'assaut principal. Pour l'APL, un nombre énorme de navires est désormais possible. La stratégie de fusion militaro-civile du PCC s'est préparée à une telle opération. Les flottes civiles chinoises sont vastes, et chaque jour, de nouvelles coques sont réaménagées pour soutenir une future campagne militaire contre Taïwan. (...) Notre esprit est naturellement attiré par les binaires, des formules simples en noir et blanc qui nous aident à donner un sens au monde. Considérez ces déclarations : "Attention ! Le jour Z arrive bientôt." "Arrêtez le battage médiatique ! Le jour Z n'arrivera jamais." "Rendez-vous ! Taiwan est indéfendable." "Détendez-vous ! Taiwan est imprenable." Ce sont tous des faux choix. La vérité est que le futur est imprévisible ; personne ne sait ce qu'il peut apporter. Parfois, plus nous étudions une chose vraiment complexe, moins nous sommes sûrs de la comprendre. Et parfois, c'est une bonne chose.
  17. A mon avis, avant de conclure dans ce sens, il faut tenir compte du détroit de Taiwan. Qui est quatre fois plus large que la Manche. "Je ne dis pas qu'ils [les Français] ne peuvent pas venir - je dis seulement qu'ils ne peuvent pas venir par la mer"
  18. Un guide intéressant qui est paru aujourd'hui Ca pourrait devenir d'actualité assez rapidement, d'ailleurs. Qui peut croire que l'Australie, premier pays (*) à être aidé pour la partie nucléaire d'un SNA, sera le dernier (**) ? (*) La France a transféré la technologie pour la partie non nucléaire du futur SNA brésilien, la partie nucléaire est construite par Brasilia. Et la Russie ne fait que louer un SNA à l'Inde, sans en transférer la technologie (**) J'veux dire, si on achète du pétrole à Téhéran, faudra bien leur vendre quelque chose en échange, non ? Sinon, la Madame, elle a eu sa réponse Après l'annonce d'Aukus jeudi, l'ancienne première ministre britannique Theresa May a demandé à Johnson : "Quelles sont les implications de ce pacte pour la position qui serait adoptée par le Royaume-Uni dans sa réponse si la Chine tentait d'envahir Taïwan ?" En réponse, Johnson a pris soin de ne rien exclure. "Le Royaume-Uni reste déterminé à défendre le droit international et c'est le conseil ferme que nous donnerions à nos amis à travers le monde, et le conseil ferme que nous donnerions au gouvernement de Pékin", a-t-il déclaré. Pas sûr qu'elle l'aime, cette réponse. Pas sûr que je l'aimerais, si j'étais britannique. Parfois, c'est bon de ne pas faire partie du "bloc des vainqueurs" ...
  19. Le calendrier dépendra aussi à mon sens de la géographie. Après tout, c'est la géographie qui a influencé le calendrier français pour prendre l'Angleterre dans les années 1800, tout comme le calendrier allemand pour prendre l'Angleterre dans les années 1940. A mon sens, l'objectif fondamental du PCC dans sa dispute avec le gouvernement de Taiwan est de dissuader celui-ci de déclarer formellement son indépendance du Continent, parce que ce serait ressenti par le PCC comme un affront insupportable. La chose - l'indépendance de Taiwan - est vivable pour le PCC tant qu'il peut faire mine qu'elle n'existe pas. L'officialisation serait intolérable. Pour cela, il s'agit de convaincre que Pékin ferait la guerre, même alors que ses chances de l'emporter seraient bien faibles, pour cette seule raison qu'une défaite est moins déshonorante que l'acceptation d'une indépendance ouverte de Taiwan. Et pour convaincre que Pékin agirait ainsi, il faut avoir l'air vraiment, vraiment convaincu. Au point de préférer une défaite coûteuse à une acceptation sans barguigner. D'où les bruits permanents de guerre, les démonstrations de force, les vantardises incohérentes comme quoi on pourrait résoudre le problème en trois jours, etc. Le PCC doit convaincre qu'il serait assez fou pour réagir à une déclaration d'indépendance de Taiwan par une guerre perdue d'avance. Il y réussit d'ailleurs assez bien il me semble.
  20. A ce sujet, je cite de mémoire un extrait des Mémoires de guerre de Charles de G. Ce dernier prend congé de Churchill, après avoir été hébergé en Angleterre pendant plusieurs années avec le reste de la France libre. Les deux hommes s'apprécient et s'irritent mutuellement à la fois. Churchill : "Savez vous que de tous nos alliés, vous avez été le plus difficile ?" De Gaulle : "Je n'en doute pas. La France est une grande puissance" C'est le point crucial si l'on oublie un instant notre sensibilité française bafouée par la gifle du premier ministre australien pour se placer du point de vue de l'Australie elle-même. Que propose la France à ses partenaires internationaux ? ==> Un Etat suffisamment puissant pour fournir des moyens aidant à l'indépendance, mais qui en même temps étant loin d'être une superpuissance ne risque pas de tomber amoureux de sa propre puissance et de s'en enivrer assez pour tenter de vous mettre sous sa coupe. Il vous aidera donc à consolider votre indépendance - parce que c'est son intérêt, et la seule manière pour lui de conserver un grand rôle dans l'arène internationale - sans tenter de vous transformer en Etat-client - parce qu'il n'aurait aucune chance d'y réussir donc n'en éprouvera pas la tentation. Que propose l'Amérique à ses partenaires internationaux ? ==> De rejoindre le camp des vainqueurs. Sans doute la superpuissance ne prêtera guère plus qu'une attention distraite à votre indépendance - pour utiliser une litote - voire même à votre susceptibilité depuis les présidents Trump et Biden. Bon, en pratique elle s'assurera que vous êtes bien sous contrôle. Bien sûr, elle vous considérera comme un simple élément supplémentaire dans sa liste d'Etats clients. Mais, après tout, les Chinois seraient pires, pas vrai ? Et puis en cas de guerre, l'Amérique vous protégera - juré, craché. Même si c'est sa politique même qui a rendu une guerre plus probable - vous pouvez la croire. Et puis c'est l'Amérique qui l'emportera, car chacun sait qu'à la fin du western ce sont les cowboys qui gagnent pas les Indiens - les Indiens, après tout, ne sont que des Indiens pas vrai ? Le gouvernement australien a choisi de se réorienter de la première proposition vers la seconde. Au-delà de la forme, qui est assez lamentable quant au simple respect - il y avait d'autres manières de faire - le fond est bien celui-là. Je serais australien, je ne suis pas sûr que j'en serais très satisfait... Etant français, et vu l'affront qui nous a été faits par la manière dont le partenariat nous a été jeté au visage, je pense qu'une bonne "riposte" serait que le président de la République trouve une occasion "visible" - un discours dans une enceinte internationale quelconque ? un entretien avec un journal australien ? - pour dire les choses dans ces termes. Sans édulcorer le moins du monde la description de ce que propose la France, ce que propose l'Amérique, et du choix que le gouvernement australien a fait. "Au-delà de la forme, qui était insultante pour la France, c'est le fond qui nous semble le plus regrettable. Mais l'Australie est un pays souverain - y compris quand elle décide de diminuer sa propre souveraineté" C'est le moment pour l'auteur de la formule "l'OTAN est en état de mort cérébrale" de se remettre en jambes... Vous êtes "chaud", Emmanuel ? Ne dit-on pas "Il n'y a que la vérité qui blesse" ? Tout à fait d'accord. Et les pays qui resteront hors bloc, non seulement se transformeront en partenaires courtisés par l'Amérique comme par la Chine, ils pourront encore se conforter les uns les autres. Mot d'ordre : "Washington et Pékin sont des partenaires respectés de la communauté internationale, qui sont toutefois poliment priés de bien vouloir conserver certaines limites à leur dispute et d'éviter de laisser leur querelle adolescente dériver vers quelque catastrophe, merci d'avance. Sinon, on peut aussi vous proposer un ring de boxe et vous fournir les gants"
  21. Cet article est quand même "fort de café" ... Pour ne pas dire que le journaliste se f... du monde La classe Attack était prévue à propulsion conventionnelle... parce que c'est ce que l'Australie avait demandé à l'époque ! La France sait faire de la propulsion nucléaire, comme le journaliste doit le savoir - sauf à être ignorant du sujet. Quant à "moins sophistiqué technologiquement" ... les Attack étaient conçus comme dérivés non nucléaires des SNA type Suffren, probablement les meilleurs au monde aujourd'hui. De toute façon, le type de sous-marin qui sera vendu par les Etats-Unis (et la Grande-Bretagne... pause pour le rire...) à l'Australie n'est pas encore connu, ni peut-être même décidé. Faire une comparaison est impossible à ce stade. On se demande bien pourquoi ces Français imaginent une chose pareille... Wo p..ain ! - Il n'y a pas eu de "sacrifice américain" pour la France pendant la première guerre mondiale. Rappelons que l'Amérique n'a eu qu'une petite part dans la victoire, et elle avait bien évidemment ses propres intérêts - L'Amérique a été la principale force rendant possible la libération de la France en 1944. De même que la France a été la principale force rendant possible l'indépendance des Etats-Unis au XVIIIème siècle. Le président Macron est particulièrement sensible sur la question du sacrifice français pour l'Amérique à cette époque, surtout qu'il paraît que l'Amérique n'obéirait pas toujours à ce que lui ordonne la France ? - Car bien sûr ces reproches américains portent sur les propositions de la France à ses voisins de devenir autonomes en matière de défense. Reproches totalement incohérents du point de vue des intérêts de l'Amérique naturellement, puisqu'avoir des alliés plus puissants et rapatrier ses troupes d'Europe serait pour les Etats-Unis un avantage important. Mais reproches récurrents voire permanents Deux citations. - Mitterrand : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. » - De Gaulle qui expliquait que c'était une excellente chose que l'Amérique existât, afin de protéger contre une hégémonie soviétique. Et une excellente chose que l'Union soviétique existât, afin de ... Et oui, c'est une excellent chose que l'Amérique existe. Et une excellente chose que la Chine existe.
  22. La comparaison avec l'Australie doit mener à réévaluer le comportement de l'Allemagne sur les projets de défense. L'Allemagne a par exemple annulé le projet d'avion de patrouille maritime commun avec la France (MAWS). Mais : - Les discussions et les doutes étaient assez ouverts. La France a pu voir venir la chose de loin, parce que les autorités allemandes ne se sont pas cachées - Du coup, Paris a eu le temps de tenter de sauver le projet, en proposant à Berlin une solution d'attente temporaire en attendant le MAWS - Au final, quand le Bundestag a voté l'achat d'appareils américains sur étagère, personne en France n'a été surpris C'était une décision négative pour nous, et l'Allemagne choisissait de refuser une coopération avec la France. Le fond est comparable, oui. Mais la forme ? - Dans un cas, un partenaire qui souhaite s'éloigner de nous sur un dossier, mais est assez ouvert assez en amont, en somme ne rajoute au moins pas d'insulte à la décision qu'il a prise - Dans l'autre... une gifle, purement et simplement. Et gratuite, avec ça Ce genre de chose doit se payer. Et je parle bien de l'Australie. Aucune rancune, bien sûr. Simplement, c'est une nécessité, afin d'éviter que l'idée se crée que l'on peut gifler gratuitement la France sans en subir de conséquence. Pas tellement pour ce qu'on en penserait parmi les dirigeants australiens. Plutôt pour ce qu'on en penserait parmi les dirigeants des autres pays du Monde. Dont tous ne nous veulent pas du bien. Une fois que la France aura giflé l'Australie - pas nécessairement maintenant, pas nécessairement sur le même terrain - le dossier pourra être clos.
  23. Moi non. J'ose espérer qu'on n'en reste pas à l'annulation de gala...
  24. Non, ça non seulement c'est fantasmatique, mais encore ce serait du terrorisme. SI on veut riposter contre la gifle que l'Amérique a infligé à la France - avec la complicité des Australiens et des Britanniques tout de même - il faut le faire pacifiquement. Aucune agressivité. Il faut que notre réponse consiste en recherche de la paix, développement de la paix. Il faut que notre volonté soit entièrement tournée vers la paix. Or, quel meilleur moyen de faire progresser la paix que de développer le "doux commerce", moteur de l'entente et de la coopération entre les peuples ? C'est le commerce avec l'Iran que nous devons développer
  25. Le ministre de la défense du Japon trace une ligne rouge autour des îles Senkaku Dans une interview exclusive accordée à CNN, le ministre japonais de la défense, Nobuo Kishi, a déclaré que les îles Senkaku, connues sous le nom d'îles Diaoyu en Chine, sont incontestablement un territoire japonais et qu'elles seraient défendues comme telles, Tokyo faisant face à toute menace chinoise contre les îles, navire par navire, et au-delà si nécessaire. Pour le contexte du côté chinois "L'île Diaoyu et ses îles affiliées font partie intégrante du territoire chinois, et nous avons le droit inhérent de mener des patrouilles et des activités de maintien de l'ordre dans ces eaux", a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué l'année dernière. A noter que la Marine japonaise est tout à fait sérieuse...
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