Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Alexis

Members
  • Compteur de contenus

    17 228
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    281

Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Ces deux passages me choquent, parce que dans la bouche d'un chef d'Etat français ce sont des insultes envers un peuple étranger : - Dire qu'un régime a utilisé le passé comme une "rente", que l'on soit d'accord ou pas c'est une accusation qui doit pouvoir s'entendre, même si c'est pour la contester. Mais ce que dit Macron est différent : c'est l'Algérie en tant que pays, et non le seul régime algérien, qui se serait construite sur l'utilisation d'une mémoire comme rente ? Il n'y aurait donc pas d'autre base à ce qui fait l'Algérie que la récrimination contre un autre pays ? C'est insultant - Y avait-il une nation algérienne avant la colonisation, ou les peuples algériens concevaient-ils leur identité différemment que dans un cadre national ? La question peut être étudiée et débattue par des chercheurs, par des intellectuels, par de simples citoyens, dans un sens ou dans l'autre. Mais comment ne pas voir que dans la bouche d'un chef d'Etat elle prend une toute autre dimension ? Tout à fait, la question des utilisations de cette dispute doit être posée. Non seulement du côté du pouvoir algérien qui "en fait des tonnes". Mais aussi du côté du président français. - En février 2017, le candidat à la présidence Emmanuel Macron déclarait que la colonisation était "un crime contre l'humanité" - En octobre 2021, le bientôt candidat à la réélection Emmanuel Macron fait le nécessaire en termes de déclarations provocantes voire insultantes pour obtenir une réaction vive et visible du pouvoir algérien D'une déclaration aberrante typique de l'extrême gauche à des provocations envers un gouvernement étranger... le contraste est remarquable ! Mais qu'est-ce qui a bien pu changer entre-temps ? A chacun son interprétation. - Les uns diront peut-être que Macron a évolué - et n'en a t il pas le droit ? - D'aucuns - moins polis peut-être ? - rappelleront la citation d'Edgar Faure
  2. Je n'ai pas accès à la totalité de l'article, mais le titre même dit l'essentiel, et le "chapeau" est clair aussi Bienvenue dans le «vieux» monde des monstres froids La France, bousculée par le choc des monstres froids chinois et américain, doit réfléchir sans se hâter à ce retour brutal à la realpolitik La formule est une référence au mot de Nietzsche sur "l'Etat est le plus froid des monstres froids" Oui, la France fait face à deux "monstres froids". Pas de différence entre Chine et Etats-Unis de ce point de vue, ni quant au respect qu'ils portent à notre pays. Nous ne l'avions pas perçu, nous conservions des illusions. Nous sommes désormais le nez sur la réalité. Je pense que le conseil de Mandeville est bon. Il s'agit à la fois de regarder les choses en face, ne surtout pas mettre la tête dans le sable effrayés par la réalité, mais de réfléchir sans hâte. D'une part pour ne pas faire d'erreur irréfléchie, d'autre part parce que les ajustements nécessaires seront probablement profonds. Ce n'est pas le genre de chose qui peut s'improviser.
  3. A mon avis, les deux points positifs les plus importants pour les Etats-Unis sont : 1) La base de SNA qu'ils pourront installer en Australie, très pratique pour assurer plus de présence sur zone en engageant moins de navires - surtout qu'ils considèrent être un peu juste de ce côté. Je n'imagine pas Canberra se contenter pendant 20 ans ou plus d'être défendue par des sous-marins type Collins, même modernisés, et la seule alternative que Washington leur proposera sera de leur céder une base 2) Disposer dans un quart de siècle d'un allié en zone océanienne doté de plusieurs SNA capables d'épauler les Etats-Unis en mer de Chine du sud et en Asie du Nord-Est, et d'autant plus disposé à le faire qu'il sera dépendant des Etats-Unis pour que ces SNA restent fonctionnels Ces points ne sont pas négligeables du tout, si Washington se concentre sur la guerre froide contre la Chine qui est en train de commencer, et ça semble effectivement l'obsession partagée à la fois du président républicain précédent et du président démocrate actuel. Ca reste certes une politique de gribouille s'il s'agit de solidifier les relations et l'appui réciproque avec des partenaires moins dépendants comme Inde voire Japon, qui peuvent de plus soupçonner un arrière-plan ethnique à la proximité spécifique des Américains envers Australiens et Britanniques. Et c'est une politique carrément dangereuse si l'on pense aux dégâts portés au TNP Réaction bête et méchante On peut l'imaginer, et peut-être les stratèges américains l'espèrent-ils. Mais d'un autre côté... le Royaume-Uni sera t il toujours dirigé par un Boris Johnson ? Il n'est tout de même pas certain que Londres reste indéfiniment prêt à faire les quatre volontés de Washington. Pas désespéré du tout, en effet ! Il ne faudrait quand même pas exagérer. Pourquoi les Australiens deviendraient-ils paranoïaques voire racistes ? Un dirigeant australien s'est bien caché de la population de son pays avant de faire une crasse à un partenaire la France, et surtout de lancer son pays dans un projet douteux qui le rend dépendant des Etats-Unis. C'est bien dommage. Mais pourquoi est-ce que cela altérerait le caractère du peuple australien ? J'utilise autant que possible le traducteur DeepL, que je trouve le plus efficace. Les jeux de mots peut-être pas tout de même, mais souvent les nuances et le sens sont très bien rendus.
  4. La Caisse des dépôts enregistrée en tant que PSAN La Caisse des dépôts et consignations est enregistrée depuis hier en tant que Prestataire de Service sur actifs numériques (PSAN) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) pour la conservation d’actifs numériques. La CDC devient la première une institution publique autorisée à conserver des cryptomonnaies, notamment pour le compte de l’État et des collectivités territoriales. Intéressant...
  5. Je pense que tu veux dire en fait : ce n'est pas surprenant. D'accord, ce n'est pas surprenant, venant d'islamistes. Cela reste choquant, cependant. Dans le sens de mauvais dans l'absolu. On est au delà de ce qui peut être mis au compte du relativisme culturel.
  6. Corrigé. Ne me remerciez pas, Monsieur le porte-parole Qui disait déjà "Je pense que la présidentielle se joue autour d'une idée, d'une question. Il faut imposer sa question et avoir sa réponse" ? Madame M : "Attention je ne suis pas si modérée qu'on l'a dit, hein. Ah non oubliez ce que je vous disais j'suis pas modérée en fait" Monsieur E : "Pas la peine de l'élire voyons, puisque vous m'avez déjà" Bon ce post est peccamineux, je suis en plein HS, je vais réciter trois Pater et deux Ave et je recommence plus. ... On reste sur la politique étrangère de la France, donc ?
  7. Bon, on se rapproche. Y a trois lettres de bonnes Manque encore le "O" final On n'y est quand même pas encore. Des mots en trop ici. Encore un peu de courage, N° 8 (*) ! (*) Emmanuel Macron est le 8ème président de la Vème République
  8. Le chiffre de "90%" est répété tant et plus dans beaucoup de médias australiens pour accréditer l'idée que Naval Group serait revenu sur ses engagements envers l'Australie. Je me suis intéressé à la source de ce "90%". Qui n'est pas citée dans ces médias... Une petite recherche a montré qu'il s'agit d'une déclaration en 2016 du représentant en Australie de DCNS (le nom de Naval Group à l'époque) Sean Costello, après la signature du contrat Sean Costello, directeur général de DCNS Australie, a déclaré que la première priorité serait de créer une nouvelle usine à Adélaïde. "Elle sera un peu plus grande que le terrain de cricket d'Adélaïde et sera dotée de tous les outils les plus modernes de fabrication avancée", a-t-il déclaré. "Dès que nous aurons terminé cette usine, nous commencerons à construire le sous-marin proprement dit et, en cours de route, nous mettrons en place la chaîne d'approvisionnement." M. Costello a déclaré que "plus de 90 %" de la construction aurait lieu en Australie, avec un travail centré sur Adélaïde, et a déclaré que DCNS était heureux de se conformer aux exigences d'utilisation de l'acier local. En somme : - Cette déclaration n'a joué aucun rôle dans l'attribution du contrat, puisqu'elle est intervenue après - Elle n'a aucune valeur contractuelle, s'agissant d'un simple commentaire aux médias - Et surtout... elle est absolument exacte ! Les activités de construction auraient eu lieu à Adélaïde Costello a fait en 2016 une déclaration claire et exacte. Cette déclaration a été comprise de travers - ... exprès ? - par des gens qui soit n'écoutaient pas, soit n'entendaient que ce qu'ils avaient envie d'entendre afin de combattre un projet qu'ils refusaient Cela a été réaffirmé en 2018 "Je me souviens bien avoir fait cette déclaration. C'est aussi vrai aujourd'hui que lorsque je l'ai dit, et pour être clair, ce que j'ai dit, c'est que la planification du projet de sous-marin du futur est que 90 % des activités de construction seront réalisées en Australie", a déclaré Costello à Defence Connect. De fait, comme le répétait Costello, "pour être clair", lorsque quelqu'un dit en 2016 "plus de 90% de la construction", ce qu'il faut comprendre, en 2016 comme en 2018 comme en 2021 c'est : "90% des activités de construction" D'une manière générale, quand quelqu'un dit un truc, ce qu'il faut comprendre c'est... ce qu'il a dit ! Déformer cette déclaration de cette manière, et ça a été fait efficacement c'est clair puisque c'est répété maintenant dans tous les médias australiens, ça porte un nom. Cela s'appelle de la désinformation. (Je ne t'accuse pas @jackjack. Je pense que beaucoup d'Australiens de bonne foi ont été trompé par un certain nombre de désinformateurs) La source, la voilà plus haut Non C'est de la désinformation. Voir plus haut
  9. Il s'agit évidemment d'un discours de propagande chinois. Mais c'est une propagande... qui s'appuie sur des réalités Même si les Etats-Unis n'ont - j'espère ? - aucune intention de donner à l'Australie de quoi faire des bombes, même si l'Australie n'a - probablement ? - aucun plan pour s'en doter, le fait est que les Etats-Unis ont violé au minimum l'esprit, sinon la lettre, du TNP. L'un des traités fondamentaux pour l'équilibre stratégique et la stabilité mondiale Là, ce n'est ni à Morrison ni à Johnson que l'on peut faire des reproches. Mais bien au successeur de Donald Trump. Ou devrais-je dire à celui qui a enfoncé complètement Donald Trump, que l'on accusait pourtant du pire en fait de déstabilisation ? Je parie quand même sur une réaction plus prudente. Une simple "pression" sur l'Australie, en déclarant que telle base navale est désormais cible légitime pour des armes nucléaires "si ça devait mal tourner". Donner l'arme nucléaire à d'autres pays... lesquels, d'ailleurs ? Le problème qui risque bien d'être bloquant, ce sont les créneaux de production. - Le chantier britannique à Barrow-in-Furness doit livrer le dernier Astute en 2026. Ils enchaînent sans interruption sur les futurs SNLE de la classe Dreadnought. La Grande-Bretagne a un seul chantier. Et elle veut 7 SNA et 4 SNLE, pas "un peu moins pour nous et on en vend aux cousins d'Australie" - Les deux chantiers américains travaillent à fond pour livrer jusqu'à deux Virginia par an - une performance impressionnante soit dit en passant. Ils font la course contre la montre parce que les Etats-Unis devront retirer d'ici 15 ans au plus tard du plus tard les 28 Los Angeles qui leur restent, dont les plus récents ont été mis en service en 1996, ainsi que les 4 Ohio qui ont été transformés en SSGN... dont le plus récent date de 1984 ! Et ils n'ont en fait de SNA vraiment modernes "que" 3 Seawolf et 19 Virginia. Ce qui de leur point de vue est très juste. Et c'est sans compter la construction de leurs prochains SNLE type Columbia qui elle aussi a commencé, et elle aussi va donner beaucoup de travail à leurs deux seuls chantiers ! - Les chantiers navals américains pourraient monter en puissance pour produire jusqu'à 3 Virginia par an ? Quelle est la source ? Et si c'est possible, pourquoi ne l'ont-ils pas déjà fait, alors que l'US Navy crie misère à cause de son nombre de SNA opérationnels qui va déclinant ? Non, j'ai bien peur qu'il y ait exactement zéro créneau disponible dans les chantiers américains comme britannique pour produire pour d'autres pays Louer un vieux Los Angeles serait possible j'imagine, pendant les quelques années de plus où il pourrait peut-être être poussé dans ses derniers retranchements. Ca donnerait de l'expérience aux sous-mariniers australiens, ce serait utile pour la formation des équipages. Mais ce ne serait pas vraiment un navire opérationnel. Le plan le plus réaliste que je puisse imaginer : - L'Australie concède à l'US Navy l'utilisation d'une base qui abritera 2 à 4 SNA américains. Utile pour les Etats-Unis afin que ces navires soient beaucoup plus près de l'Asie du Nord-Est au cas où ça chauffe entre Chine et Etats-Unis. Utile pour l'Australie dont les sous-mariniers seraient invités à participer à des équipages binationaux... et utile aussi pour les missiliers chinois s'ils sont en manque de cibles potentielles - En parallèle, l'Australie construit avec l'aide américaine un chantier à SNA, probablement à Adelaide où aurait du être construite la classe Attack. Ce chantier construira l'ensemble des sous-marins, sauf leur partie nucléaire livrée "telle quelle" par Washington afin de diminuer la provocation déjà énorme contre le TNP et pour éviter de perdre encore plus de temps à construire en Australie une industrie nucléaire locale qui n'y existe pas Même en imaginant qu'un contrat puisse être signé d'ici 3 ans - ce qui paraît bien optimiste, à voir l'historique - construire et rendre fonctionnel un chantier à SNA, avec tous les sous-traitants locaux nécessaires qui n'existent pas encore, chacun utilisant des technologies rares qui devront être transférées depuis les Etats-Unis, avec la maîtrise de l'intégration de tout cela dans un navire, sachant que les sous-marins nucléaires sont probablement les objets techniques les plus complexes faits de main d'homme... est un travail titanesque. 2040 est franchement optimiste. Et bien sûr, les coûts seront énormes, à mesure du coût marginal d'un Virginia (2,8 G$) qui est plus de 50% plus élevé que celui d'un Suffren (1,5 G€) Le résultat pourrait finir par "valoir le coup". L'Australie commencerait à disposer de ses premiers SNA dans les années 2040. Même si elle resterait dépendante des Etats-Unis pour la propulsion nucléaire, sans doute. Davantage encore dépendante de leur bon vouloir que ne le sont les Britanniques. D'ici là, les Collins devront rester en service 45 à 50 ans. Comme, même modernisés, ils finiront par être dépassés, l'Australie sera en pratique jusqu'en 2045-2050 - quand elle aurait plusieurs SNA locaux en service - sous la protection des 2 à 4 SNA américains qu'elle hébergera. ==>Du point de vue des Etats-Unis, c'est pas mal ! - Base navale commode en Australie, rapidement - Gros contrat de SNA - Ces SNA resteront dépendants de Washington, et l'Australie les utilisera dans le cadre de la stratégie américaine en Asie-Pacifique, la renforçant notamment en mer de Chine du Sud et autour de Taiwan - On embarque le Royaume-Uni en prime, lui aussi contribuera à la stratégie américaine en échange d'une place sur la photo pour son premier ministre
  10. La réalité de la "brillante" idée du premier ministre australien pour son pays, c'est que Scott Morrison n'a pas tiré une balle dans le pied de l'Australie. Il est allé jusqu'à la rafale de 12,7 mm
  11. Tu veux dire : "Quoi qu'il en coûte" ? Irréaliste. Et vous le savez fort bien. Car la négociation voire le procès pour décider du montant de l'indemnité pour Naval Group prendront des années. Un préjudice, ça se paye. Ce qui aurait été possible, c'est l'annonce conjointe de la réorientation du besoin de l'Australie et de la préparation par la France d'une option à propulsion nucléaire en réponse à ce besoin. Indépendamment, l'Australie aurait pu annoncer qu'elle interrogeait également les Etats-Unis et choisirait la meilleure des deux propositions. Encore une fois, la France n'aurait strictement rien eu à reprocher à l'Australie dans ce cas de figure. Et l'Australie y aurait gagné l'opportunité de mettre deux fournisseurs potentiels en concurrence. Mais Scott Morrison a choisi la déloyauté envers un partenaire en même temps que la réduction des options de l'Australie. Le point essentiel, c'est qu'avec tout le respect pour l'Australie et le Royaume-Uni, et tout le mépris que méritent Scott Morrison et Boris Johnson, ni Canberra ni Londres ne sont le souci central de Paris dans cette affaire. C'est de nos relations avec la superpuissance américaine qu'il s'agit. Et de notre position vis-à-vis de la question internationale la plus importante du moment, la seconde guerre froide qui est en train de commencer. Et qu'il s'agisse de repenser complètement ces relations si Joe Biden n'applique pas les engagements qu'il a pris lors de son entretien avec Emmanuel Macron, ou de les adapter sans les remettre en cause si Washington sait compenser sa trahison, ce n'est pas de bons mots et de calculs discrets qu'il s'agira. Il faudra qu'une telle politique soit claire pour le peuple français, aussi publique que possible. C'est pourquoi à mon avis le PR et ses ministres sont obligés de faire tout le bruit possible sur le sujet. Cela réserve les options de la France. Hmmm... la Russie aussi fait des SNA, non ?
  12. On pourrait imaginer placer ce texte sur le fil Inde, mais je le crois tout à fait pertinent sur ce fil ... allez savoir pourquoi Pourquoi les États-Unis ne donneront pas de sous-marins nucléaires à l'Inde (...) La belligérance de la Chine est une préoccupation commune à plusieurs pays de la région, notamment les pays de la "Quadrilatérale" (États-Unis, Australie, Japon et Inde), qui ont relancé leur groupement l'année dernière. Les chefs de la marine indienne et les vétérans de la marine ont évoqué la perspective d'une collaboration indo-américaine sur la technologie de propulsion des réacteurs nucléaires, mais ils ont été poliment repoussés par leurs homologues américains. Au cours d'un dialogue sur la voie 2 qui s'est tenu en Australie il y a deux ans, la partie américaine a opposé un refus catégorique, se souvient un représentant indien qui a participé à l'événement. Le Congrès américain n'envisagerait jamais de discuter de quoi que ce soit en rapport avec le transfert de la propulsion nucléaire, leur a-t-on dit. NB : Tous les membres de la Quadrilatérale sont égaux. Mais certains le sont plus que d'autres Notamment, l'Australie est plus égale que l'Inde, puisque "jamais" dans leur cas signifie "en 2021" (...) Les États-Unis ont toujours refusé de discuter de la possibilité de partager leur savoir-faire en matière de réacteurs nucléaires navals. Cette position a été maintenue même pendant et après l'adoption de l'accord de coopération nucléaire civile indo-américain de 2008, qui reconnaissait tacitement le statut d'arme nucléaire de l'Inde. (...) L'Inde envisage de concevoir et de construire une flotte de six SNA indigènes du projet 76, équipés d'un nouveau réacteur nucléaire. (La proposition a été soumise à l'approbation du Comité du Cabinet sur la sécurité cette année, mais même si elle est approuvée, la première unité ne devrait pas entrer en service avant 2032). Les responsables de la marine estiment qu'une aide étrangère pour ce projet pourrait être nécessaire, soit de la part de la Russie, partenaire traditionnel, soit de la France. En 2017, le chef de la marine indienne, l'amiral Sunil Lanba, a visité un chantier naval français pour voir de plus près ses derniers SSN de classe Barracuda. (...) "Vous (l'Inde) nous demandez le genre de technologie que nous ne donnons même pas à nos alliés les plus proches, les Britanniques", a déclaré un attaché de défense américain à INDIA TODAY il y a quelques années. (...) La quête de l'Inde pour des réacteurs nucléaires navals modernes, quant à elle, se poursuit. Lorsque l'Inde a approché la France pour la technologie des sous-marins nucléaires en 2017, elle a trouvé Paris réticent. En 2021, furieux d'avoir été écarté de l'accord sur les sous-marins avec l'Australie, Paris a rappelé ses ambassadeurs de Canberra et de Washington. Il est désormais tout à fait possible que l'Inde trouve en France un autre partenaire prêt à partager la technologie des sous-marins nucléaires. Les wogs (*) comptez-vous... Wogs de l'Inde, wogs de France, peut-être du Japon - pas très anglosaxons eux non plus - wogs de bien d'autres lieux encore ! Les wogs... coopérez ? (*) Métèque, s'agissant de non Anglo-Saxon
  13. Un rappel bienvenu, merci. Si les Topol doivent pleuvoir, il faut se réfugier dans l'abri antiatomique. Sur le sujet des relations internationales et de la position de la France, l'abri est par là
  14. Barracuda en leasing non, ils demandent trop, mais je serais d'avis de faire un geste, afin de favoriser une réconciliation politique franco-australienne. La moitié avant du SNA Perle, peut-être ? Je ne suis pas sûr que les enjeux soient élevés à ce point tout de même - ni l'existence ni la liberté de la France ne me semblent en jeu, la seconde guerre froide va être centrée sur l'Asie non sur l'Europe, et puis notre pays reste l'un des très rares à être protégé par une dissuasion nucléaire indépendante avec seconde frappe de portée mondiale (les trois autres sont EU, Russie et Chine) Mais sur le fond, bien d'accord. Comme le disait il y a quelques jours notre MinDef dans une belle litote « La fiabilité américaine n’est plus aussi grande que par le passé ». La Chine quant à elle n'est pas moins inquiétante que les Etats-Unis. Ces deux pays sont visiblement en train de s'engager dans une lutte de plus en plus intense, avec comme enjeu le contrôle sur le système international mondial. Et leurs politiques respectives sont de plus en plus audacieuses - d'aucuns iraient jusqu'à dire téméraires. Ainsi, c'est après l'avoir longtemps défendue que les Etats-Unis ont décidé le 15 septembre 2021 de jeter aux orties la règle tacite comme quoi l'on n'exporte pas de sous-marin nucléaire. Les conséquences de cette décision sont inconnues. Une seule chose est sûre : elles viendront. Des partenariats proches sont souhaitables avec nos voisins européens. Mais pas en matière de défense - pas tant qu'ils n'auront pas abjuré leur foi transatlantique et rejeté complètement leur désir si ancré de rester dépendants des Etats-Unis. Donc, pas maintenant, au mieux dans un avenir indéterminé, et peut-être jamais. 1) L'autonomie complète en matière de défense doit devenir la règle. Toutes les petites facilités, tous les écarts que nous nous sommes accordés au fil des ans, ravitaillement en vol, renseignement, avions-radar pour lesquels nous avons acheté auprès de l'un des deux lutteurs, toutes ces facilités doivent être rejetées, et les manques correspondants réparés 2) Renseignement humain aéroporté et spatial, Cyber défensif et offensif sont à l'évidence des priorités. Les Anglo-Saxons disent "Fool me once shame on you, fool me twice shame on me", c'est-à-dire si tu me trompes une fois honte à toi, si tu me trompes deux fois honte à moi. Nous avons été trompés une fois par les Etats-Unis. S'ils recommencent, ce sera de notre faute 3) Enfin, l'influence et le soutien réciproque entre les puissances qui ne veulent ni courber l'échine devant la Chine comme la Russie, ni devant les Etats-Unis comme Grande-Bretagne ou Japon ne peut se concevoir que si la France s'y assure une belle place - et pourquoi pas la première ? - par sa puissance propre. Laquelle s'exprimera avant tout en termes navals. La Marine française est bien équipée, mais fort peu - c'est presque une Marine d'échantillons. Son renforcement doit devenir une priorité Petit intermède historique, sans aucun rapport naturellement.
  15. Alexis

    Marine Grecque

    Krys. Qui parvient à deviner quel film j'ai vu hier... ...n'a pas fait quelque chose de si difficile
  16. Alexis

    Le successeur du CdG

    Ouais. Si t'as le temps. Sinon, comme y a un stock d'ASMP-A à bord, tu peux peut-être élargir le canal tout simplement ?
  17. Alexis

    Marine Grecque

    Ca reste à confirmer. Prudence. Y a déjà eu des emballements prématurés. On ne sait jamais. Bon...
  18. Il me semble qu'il faudrait sérieusement envisager de construire un 2ème chantier de SNA / SNLE en plus de celui de Cherbourg. L'investissement serait important. Mais il permettrait à la fois : - De développer la flotte de nos SNA, dont j'avais expliqué ici pourquoi ils me semblent un moyen naval et de politique étrangère au rapport influence / prix tout à fait intéressant - Le cas échéant, de construire des SNA pour des alliés et partenaires sans nécessité pour eux de reconstituer chez eux l'ensemble de la filière - y compris nucléaire. Donc, plus de souplesse, plus de rapidité, plus de possibilité à la fois commerciale et surtout d'influence et d'alliance stratégique Absolument, pour une partie d'entre eux c'est-à-dire ceux qui ne seront pas intéressés par la propulsion nucléaire ou que nous ne serons pas prêts à leur vendre. On peut penser encore à quelques pays importants - à commencer par l'Iran (80 millions) Nan, je ne trolle personne. Pourquoi ?
  19. L'Afghanistan défend sa sécurité, mais avec modération, c'est-à-dire peut-être pas en public "Nécessaire pour la sécurité" : un vétéran taliban affirme que les amputations vont reprendre Nooruddin Turabi, ministre des prisons du nouveau gouvernement afghan, affirme que les exécutions et l'ablation des mains vont reprendre, mais peut-être pas en public. "Personne ne nous dira ce que doivent être nos lois. Nous suivrons l'islam" La modération : le signe distinctif des "Taliban 2.0"
  20. C'est possible, mais je ne peux leur imaginer qu'un rôle limité. - L'US Navy veut conserver le plus de SNA opérationnels, alors qu'elle a du mal à faire construire assez rapidement ses nouveaux Virginia. Elle ne voudra donc pas "lâcher" des 688i avant qu'ils ne soient utilisés au max de leur potentiel. Sinon cela reviendrait à diminuer sa force opérationnelle... alors que la compétition avec la Chine est la priorité - Les plus anciens 688i datent de 1988 ou 1989, soit 32 ans de service. C'est donc vers cet âge qu'un 688i pourrait être transféré à Canberra. Combien d'années peut-on encore "tirer" d'un SNA qui a 32 ans de vie ? Pas beaucoup à mon avis... Va-t-on former un équipage, avec tous les coûts induits, pour qu'un navire reste opérationnel 3 ou 5 ans ? J'ai du mal à l'imaginer Si cela arrive quand même, ça pourra servir sans doute à donner un peu de pratique à des sous-mariniers australiens. Mais le ou les 688i serviraient alors plutôt de bâtiment-école ou bâtiment expérimental. On ne parlerait pas de SNA opérationnel à proprement parler. Pour la défense de l'Australie, c'est 6 Collins. Jusque dans les années 2040, au mieux - problème des créneaux de production, en plus de toutes les autres questions à régler au préalable. Le premier Attack aurait été mis en service en 2033 ou 2034 je ne sais plus.
  21. @capmat Très intéressant, merci. Je note : - Le langage au sujet de la Grande-Bretagne, qui est, comment dire... plus direct L'amiral rappelle vers la fin que le RU n'a pas su terminer ses SNA, ils ont eu besoin de 100 Américains pour terminer le projet. Surtout, décrivant la dépendance envers Washington de Londres en phase de renégociation des accords de Nassau qui lui permettent d'être une puissance nucléaire en utilisant les technologies des missiles balistiques, corps de rentrée et armes nucléaires américaines, l'amiral ne dit pas, comme on aurait peut-être dit dans d'autres circonstances, que "c'est une limite à l'indépendance du RU" ou quelque chose de ce genre. Non, il dit littéralement : "c'est pour ça qu'ils sont vraiment comme des petits chiens en laisse" Boris, Boris... t'as pas les oreilles qui sifflent ? - L'option qui est décrite, non d'exporter des SNA à n'importe qui évidemment, mais vers des pays sérieux, raisonnables, qui ne sont pas dans l'affrontement direct entre les nouveaux blocs C'est moi, ou des pays de ce genre, lors de la première guerre froide on les aurait appelés des "non-alignés" ? Le président américain a de fait ouvert la boîte de Pandore, comme dit l'amiral.
  22. Je n'ai pas accès à l'ensemble de l'article, mais ce point est intéressant à rappeler En l’espèce, Pékin a tout fait pour précipiter Canberra dans les bras de Washington. La Chine militarise à tout-va les îlots – territoires disputés avec ses voisins – dont elle s’est emparée par la force dans le Pacifique occidental. Elle a multiplié opérations d’espionnage et d’influence politique à Canberra. Pour punir l’Australie d’avoir osé demander une enquête internationale sur l’origine de la crise du Covid, les Chinois ont déclaré une impitoyable guerre commerciale aux Australiens. Signe des temps : Aukus a été salué partout en Asie, à Tokyo, à Delhi, à Taipei. Ca donne du contexte à la décision australienne. Qui reste aberrante du point de vue des intérêts australiens, mais cette aberration ne vient pas de nulle part. De la part de Morrison et de son gouvernement, il faut peut-être parler d'une réaction de panique ? Je note aussi cette nouvelle rapportée par The Hindu, et intéressante pour l'Inde et le Japon - voire carrément hallucinante - et encore pour la France Les États-Unis excluent d'ajouter l'Inde et le Japon à l'AUKUS "L'annonce d'AUKUS la semaine dernière n'était pas censée être une indication, et je pense que c'est le message que le président a également envoyé au (président français Emmanuel) Macron, qu'il n'y a personne d'autre qui sera impliqué dans la sécurité dans l'Indo-Pacifique", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, lors de sa conférence de presse quotidienne du 22 septembre 2021. Mme Psaki répondait à la question de savoir si des pays comme l'Inde et le Japon, dont les dirigeants seront à Washington cette semaine pour le premier sommet quadrilatéral en personne, feraient partie de la nouvelle alliance de sécurité. (...) "AUKUS" ? Que deviendrait-il ? JAUKUS ? JAIAUKUS ?" a dit Psaki dans un moment de légèreté avant de donner la réponse à la question. La phrase (original : "there is no one else who will be involved in security in the Indo-Pacific") est soit dit en passant d'une maladresse incroyable ! Le message à peine dissimulé - faut-il dire : claironné ? - c'est que seuls les bons Anglo-Saxons peuvent être impliqués dans la sécurité en Indo-Pacifique. Ce n'est pas pour les wogs (*) ! Moi je dis qu'entre wogs, je veux dire Indiens, Japonais et Français, on peut s'entendre ! (*) Métèque. S'applique tout particulièrement aux personnes originaires du sous-continent indien. Sans oublier bien sûr cette affirmation traditionnelle que "les Nègres, ça commence à Calais". Bon Dieu, et ils disaient que Biden serait un champion de la diplomatie !!!
  23. Sous-marins australiens : la sortie de crise prendra du «temps» et requiert des «actes», estime Le Drian Le ministre français a «rappelé qu'une première étape avait été franchie lors de l'appel des deux présidents (Joe Biden et Emmanuel Macron mercredi) mais a constaté que la sortie de crise entre nos deux pays prendrait du temps et requerrait des actes», indique un communiqué de son ministère publié après la rencontre tenue dans les locaux de la mission diplomatique française auprès de l'ONU. Les actes vont suivre. Ou pas. Le président de la République définira sa position une fois la réponse américaine connue - est-ce suffisant pour passer l'éponge ? Ou non. Puis, au printemps prochain, les électeurs définiront leur position.
  24. L'OC imagine la France de 2021 projetée en 1914 face à une vraie guerre. « Nous sommes en guerre. » C’est par ces quelques mots que l’année passée, le Président de la glorieuse République française expliquait que le pays devait affronter une épreuve historique. Certes, des âmes chagrines osent encore susurrer ici ou la que la gestion du bousin ne fut et n’est pas au top. Mais justement, voilà pourquoi il faut se réjouir : heureusement que l’on n’était pas vraiment en guerre. Sinon, c’eut été une autre paire de manches. Car la France du début du XXIème siècle renvoyée au début du XXème face à un vrai conflit… bon 1914 : tiraillée entre les pro-mobilisation et les anti-mobilisation, le gouvernement en période électorale annonce que la mobilisation sera facultative et sur la base du volontariat mais que bon il faut y aller sinon ça va chier. Une campagne « La mobilisation ? Moi aussi, j’y vais ! » est lancée. Ce n’est que lorsque Francis Lalanne propose de chanter pour les antis que la plupart partent pour le front sans faire d’histoires. (...) Vous voyez, finalement, nous sommes bien négatifs. Réjouissons-nous de notre monde médiatique et politique. Oui, réjouissons-nous de l’avoir de nos jours. Parce qu’un siècle plus tôt, on était foutus. Caustique... voire un peu moqueur sur les bords. Mais assez juste, hélas
×
×
  • Créer...