Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Alexis

Members
  • Compteur de contenus

    17 235
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    281

Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Le calendrier dépendra aussi à mon sens de la géographie. Après tout, c'est la géographie qui a influencé le calendrier français pour prendre l'Angleterre dans les années 1800, tout comme le calendrier allemand pour prendre l'Angleterre dans les années 1940. A mon sens, l'objectif fondamental du PCC dans sa dispute avec le gouvernement de Taiwan est de dissuader celui-ci de déclarer formellement son indépendance du Continent, parce que ce serait ressenti par le PCC comme un affront insupportable. La chose - l'indépendance de Taiwan - est vivable pour le PCC tant qu'il peut faire mine qu'elle n'existe pas. L'officialisation serait intolérable. Pour cela, il s'agit de convaincre que Pékin ferait la guerre, même alors que ses chances de l'emporter seraient bien faibles, pour cette seule raison qu'une défaite est moins déshonorante que l'acceptation d'une indépendance ouverte de Taiwan. Et pour convaincre que Pékin agirait ainsi, il faut avoir l'air vraiment, vraiment convaincu. Au point de préférer une défaite coûteuse à une acceptation sans barguigner. D'où les bruits permanents de guerre, les démonstrations de force, les vantardises incohérentes comme quoi on pourrait résoudre le problème en trois jours, etc. Le PCC doit convaincre qu'il serait assez fou pour réagir à une déclaration d'indépendance de Taiwan par une guerre perdue d'avance. Il y réussit d'ailleurs assez bien il me semble.
  2. A ce sujet, je cite de mémoire un extrait des Mémoires de guerre de Charles de G. Ce dernier prend congé de Churchill, après avoir été hébergé en Angleterre pendant plusieurs années avec le reste de la France libre. Les deux hommes s'apprécient et s'irritent mutuellement à la fois. Churchill : "Savez vous que de tous nos alliés, vous avez été le plus difficile ?" De Gaulle : "Je n'en doute pas. La France est une grande puissance" C'est le point crucial si l'on oublie un instant notre sensibilité française bafouée par la gifle du premier ministre australien pour se placer du point de vue de l'Australie elle-même. Que propose la France à ses partenaires internationaux ? ==> Un Etat suffisamment puissant pour fournir des moyens aidant à l'indépendance, mais qui en même temps étant loin d'être une superpuissance ne risque pas de tomber amoureux de sa propre puissance et de s'en enivrer assez pour tenter de vous mettre sous sa coupe. Il vous aidera donc à consolider votre indépendance - parce que c'est son intérêt, et la seule manière pour lui de conserver un grand rôle dans l'arène internationale - sans tenter de vous transformer en Etat-client - parce qu'il n'aurait aucune chance d'y réussir donc n'en éprouvera pas la tentation. Que propose l'Amérique à ses partenaires internationaux ? ==> De rejoindre le camp des vainqueurs. Sans doute la superpuissance ne prêtera guère plus qu'une attention distraite à votre indépendance - pour utiliser une litote - voire même à votre susceptibilité depuis les présidents Trump et Biden. Bon, en pratique elle s'assurera que vous êtes bien sous contrôle. Bien sûr, elle vous considérera comme un simple élément supplémentaire dans sa liste d'Etats clients. Mais, après tout, les Chinois seraient pires, pas vrai ? Et puis en cas de guerre, l'Amérique vous protégera - juré, craché. Même si c'est sa politique même qui a rendu une guerre plus probable - vous pouvez la croire. Et puis c'est l'Amérique qui l'emportera, car chacun sait qu'à la fin du western ce sont les cowboys qui gagnent pas les Indiens - les Indiens, après tout, ne sont que des Indiens pas vrai ? Le gouvernement australien a choisi de se réorienter de la première proposition vers la seconde. Au-delà de la forme, qui est assez lamentable quant au simple respect - il y avait d'autres manières de faire - le fond est bien celui-là. Je serais australien, je ne suis pas sûr que j'en serais très satisfait... Etant français, et vu l'affront qui nous a été faits par la manière dont le partenariat nous a été jeté au visage, je pense qu'une bonne "riposte" serait que le président de la République trouve une occasion "visible" - un discours dans une enceinte internationale quelconque ? un entretien avec un journal australien ? - pour dire les choses dans ces termes. Sans édulcorer le moins du monde la description de ce que propose la France, ce que propose l'Amérique, et du choix que le gouvernement australien a fait. "Au-delà de la forme, qui était insultante pour la France, c'est le fond qui nous semble le plus regrettable. Mais l'Australie est un pays souverain - y compris quand elle décide de diminuer sa propre souveraineté" C'est le moment pour l'auteur de la formule "l'OTAN est en état de mort cérébrale" de se remettre en jambes... Vous êtes "chaud", Emmanuel ? Ne dit-on pas "Il n'y a que la vérité qui blesse" ? Tout à fait d'accord. Et les pays qui resteront hors bloc, non seulement se transformeront en partenaires courtisés par l'Amérique comme par la Chine, ils pourront encore se conforter les uns les autres. Mot d'ordre : "Washington et Pékin sont des partenaires respectés de la communauté internationale, qui sont toutefois poliment priés de bien vouloir conserver certaines limites à leur dispute et d'éviter de laisser leur querelle adolescente dériver vers quelque catastrophe, merci d'avance. Sinon, on peut aussi vous proposer un ring de boxe et vous fournir les gants"
  3. Cet article est quand même "fort de café" ... Pour ne pas dire que le journaliste se f... du monde La classe Attack était prévue à propulsion conventionnelle... parce que c'est ce que l'Australie avait demandé à l'époque ! La France sait faire de la propulsion nucléaire, comme le journaliste doit le savoir - sauf à être ignorant du sujet. Quant à "moins sophistiqué technologiquement" ... les Attack étaient conçus comme dérivés non nucléaires des SNA type Suffren, probablement les meilleurs au monde aujourd'hui. De toute façon, le type de sous-marin qui sera vendu par les Etats-Unis (et la Grande-Bretagne... pause pour le rire...) à l'Australie n'est pas encore connu, ni peut-être même décidé. Faire une comparaison est impossible à ce stade. On se demande bien pourquoi ces Français imaginent une chose pareille... Wo p..ain ! - Il n'y a pas eu de "sacrifice américain" pour la France pendant la première guerre mondiale. Rappelons que l'Amérique n'a eu qu'une petite part dans la victoire, et elle avait bien évidemment ses propres intérêts - L'Amérique a été la principale force rendant possible la libération de la France en 1944. De même que la France a été la principale force rendant possible l'indépendance des Etats-Unis au XVIIIème siècle. Le président Macron est particulièrement sensible sur la question du sacrifice français pour l'Amérique à cette époque, surtout qu'il paraît que l'Amérique n'obéirait pas toujours à ce que lui ordonne la France ? - Car bien sûr ces reproches américains portent sur les propositions de la France à ses voisins de devenir autonomes en matière de défense. Reproches totalement incohérents du point de vue des intérêts de l'Amérique naturellement, puisqu'avoir des alliés plus puissants et rapatrier ses troupes d'Europe serait pour les Etats-Unis un avantage important. Mais reproches récurrents voire permanents Deux citations. - Mitterrand : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. » - De Gaulle qui expliquait que c'était une excellente chose que l'Amérique existât, afin de protéger contre une hégémonie soviétique. Et une excellente chose que l'Union soviétique existât, afin de ... Et oui, c'est une excellent chose que l'Amérique existe. Et une excellente chose que la Chine existe.
  4. La comparaison avec l'Australie doit mener à réévaluer le comportement de l'Allemagne sur les projets de défense. L'Allemagne a par exemple annulé le projet d'avion de patrouille maritime commun avec la France (MAWS). Mais : - Les discussions et les doutes étaient assez ouverts. La France a pu voir venir la chose de loin, parce que les autorités allemandes ne se sont pas cachées - Du coup, Paris a eu le temps de tenter de sauver le projet, en proposant à Berlin une solution d'attente temporaire en attendant le MAWS - Au final, quand le Bundestag a voté l'achat d'appareils américains sur étagère, personne en France n'a été surpris C'était une décision négative pour nous, et l'Allemagne choisissait de refuser une coopération avec la France. Le fond est comparable, oui. Mais la forme ? - Dans un cas, un partenaire qui souhaite s'éloigner de nous sur un dossier, mais est assez ouvert assez en amont, en somme ne rajoute au moins pas d'insulte à la décision qu'il a prise - Dans l'autre... une gifle, purement et simplement. Et gratuite, avec ça Ce genre de chose doit se payer. Et je parle bien de l'Australie. Aucune rancune, bien sûr. Simplement, c'est une nécessité, afin d'éviter que l'idée se crée que l'on peut gifler gratuitement la France sans en subir de conséquence. Pas tellement pour ce qu'on en penserait parmi les dirigeants australiens. Plutôt pour ce qu'on en penserait parmi les dirigeants des autres pays du Monde. Dont tous ne nous veulent pas du bien. Une fois que la France aura giflé l'Australie - pas nécessairement maintenant, pas nécessairement sur le même terrain - le dossier pourra être clos.
  5. Moi non. J'ose espérer qu'on n'en reste pas à l'annulation de gala...
  6. Non, ça non seulement c'est fantasmatique, mais encore ce serait du terrorisme. SI on veut riposter contre la gifle que l'Amérique a infligé à la France - avec la complicité des Australiens et des Britanniques tout de même - il faut le faire pacifiquement. Aucune agressivité. Il faut que notre réponse consiste en recherche de la paix, développement de la paix. Il faut que notre volonté soit entièrement tournée vers la paix. Or, quel meilleur moyen de faire progresser la paix que de développer le "doux commerce", moteur de l'entente et de la coopération entre les peuples ? C'est le commerce avec l'Iran que nous devons développer
  7. Le ministre de la défense du Japon trace une ligne rouge autour des îles Senkaku Dans une interview exclusive accordée à CNN, le ministre japonais de la défense, Nobuo Kishi, a déclaré que les îles Senkaku, connues sous le nom d'îles Diaoyu en Chine, sont incontestablement un territoire japonais et qu'elles seraient défendues comme telles, Tokyo faisant face à toute menace chinoise contre les îles, navire par navire, et au-delà si nécessaire. Pour le contexte du côté chinois "L'île Diaoyu et ses îles affiliées font partie intégrante du territoire chinois, et nous avons le droit inhérent de mener des patrouilles et des activités de maintien de l'ordre dans ces eaux", a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué l'année dernière. A noter que la Marine japonaise est tout à fait sérieuse...
  8. Puisque l'idée de ce fil est née en réponse à l'événement - et la leçon - que constitue l'accord AUKUS, ce qui suit est peut-être pertinent. Et la Madame, elle en pose une question qu'elle est bonne Theresa May se demande si le pacte Aukus ne risque pas d'entraîner une guerre à propos de Taïwan. L'ancien Premier ministre demande à Boris Johnson quelles seraient les obligations du Royaume-Uni dans le cadre de l'accord si la Chine tentait d'envahir l'île.
  9. On évalue les moyens en fonction de l'objectif. Quel est l'objectif ? Je vois deux options qui auraient du sens : 1. La France comme puissance en Méditerranée et en Afrique Il ne manque qu'assez peu pour cela - le nécessaire logistique pour être indépendants des Américains (Sahel) - de quoi former les pilotes de l'Aéronavale tous seuls, au cas où les Américains voudraient faire pression - quelques petites choses genre un 7ème SNA et 3 frégates de plus, pour donner un tant soit peu peu de consistance et de profondeur à la Marine - des drones de combat nationaux légers et bon marché Et c'est à peu près tout. ==>A vue de nez, je dirais qu'on est à peine au-dessus de 2% du PIB. Peut-être 2,1% du PIB pour la Défense ==>En revanche, en plus de son territoire, la France n'est une véritable puissance qu'en Méditerranée et en Afrique. Les Européens de l'Est, les Golfiens, les Asiatiques... ils se débrouilleront sans notre aide 2. La France comme puissance capable d'interventions militaires sérieuses en Europe de l'Est, dans le Golfe persique, en Asie-Pacifique Il s'agit de faire grandir les forces armées pour qu'elles aient "l'épaisseur" nécessaire à des engagements "de haute intensité" dans la durée, ceci loin du territoire national. Y compris lors d' "accrochages" plus que sérieux contre des puissances comme Iran, Russie et Chine (en naval seulement pour cette dernière) En ordre de grandeur, on parle de doubler la taille de l'Armée de terre, et tripler la Marine. Le coût en personnel peut être dans une certaine mesure limité par le recours à des réservistes opérationnels... mais dans une certaine mesure seulement. Et le coût en matériel est énorme. ==>On est certainement au-delà de 3% du PIB. Peut-être assez nettement plus, même si au jugé je dirais qu'on n'est pas à 4% ==>En revanche, la France est un facteur de l'équilibre militaire aussi en Europe de l'Est, dans le Golfe et en Asie. Personnellement, je suis clairement pour l'option 1, avec deux arguments principaux : - Nous avons certes besoin de nouveaux investissements de l'Etat et d'un nouveau dirigisme, mais il doit être dirigé vers la R&D pour la transition énergétique, qui est LE chantier *** et qui pourrait être un levier essentiel pour la réindustrialisation du pays - La capacité d'intervenir en force c'est intéressant sur le papier mais puisqu'on parlait de Louis XV... je crains que ça ne nous conduise à nouveau à faire la guerre pour le roi de Prusse. Servir les intérêts de puissances régionales (européennes, golfiennes, asiatiques), ce dont nous ne tirerons pas forcément grand chose sinon de la gloriole L'idée générale de l'autonomie pour la défense de son pré carré, c'est de s'occuper soi-même de conserver ses c***lles au chaud A noter que la France, comme la Chine, n'a signé le Traité de non-prolifération qu'en 1990. Auparavant, c'était Israël et l'Irak pour la première, le Pakistan pour la seconde. Un "état voyou" ? Mais nous l'avons déjà été ! Une incise H.S.
  10. Attali se fait ici réaliste géopolitiquement et historiquement, et il pointe des risques tout à fait concrets. Un complément essentiel doit toutefois être ajouté. Car il manque ici un mot important, alors que les mots "Europe" et "OTAN" eux sont bien présents. ==>Le mot FRANCE Seule la France maîtrise et continuera à maîtriser si elle prend les dispositions en ce sens les technologies critiques de la Défense, armes nucléaires, sous-marin nucléaire discret, avion de combat moderne, missile balistique, missile aérobie super et bientôt hypersonique... Aujourd'hui, la plupart des dirigeants européens non français ne répondent que par un regard bovin, quand ce n'est pas une fureur de caniche soumis, aux propositions françaises de se préparer concrètement au retrait des troupes américaines - réalisé chez nous dès 1967 - et à devoir établir une défense autonome de l'Europe par les Européens. Demain ou après-demain, l'événement les frappera. Sur le plan de la défense, les Européens tombés de l'armoire et déboussolés, voire menacés par la panique, pourront s'en sortir - à une condition. Si et seulement si, la France a continué, pour elle-même et par elle-même, à maîtriser les technologies critiques de Défense. Tout Français soucieux de l'avenir de l'Europe doit soutenir la continuation du projet gaullien de défense indépendante de la France par elle-même. Car c'est la condition impérative pour que, lorsque l'événement surviendra, lorsque "les choses sérieuses commenceront" comme le dit Attali, les Européens ne se retrouvent pas en slip par terre, comme ce fou auquel un autre fou avait dit, avec un fort accent américain : Accroche-toi au pinceau, je retire l'échelle ! Imperat tibi Deus Pater Imperat tibi Deus Fílius Imperat tibi Deus Spíritus Sanctus Imperat tibi Sancta Trinitas Unus Deus ... Eric, sors de ce corps ! La politique défendue par le comte de Vergennes auprès de Louis XVI consistait à "soutenir les petites puissances pour limiter les grandes". C'est au nom de cette conception que la France a choisi de soutenir les Insurgents américains, rendant au final matériellement possible la fondation des Etats-Unis d'Amérique. La politique menée par le général de Gaulle dans les années 1960 en était dans une large mesure une réactualisation. Dans un monde divisé entre deux superpuissances rivales voire hostiles, prendre le parti des plus petits afin à la fois de contenir les plus grands et, ce faisant, d'augmenter l'influence de la France et d'asseoir sa propre autonomie par rapport aux deux blocs des obligés et contraints de ces deux superpuissances. Seule manière pour une puissance aux moyens limités comme la France de mener une grande politique. Alliance étroite et adroite de service de l'intérêt de l'Humanité - qui a mieux à faire que de servir de petits soldats à des blocs rivaux ! - et de service de la France. Lorsque le Monde est devenu unipolaire, lorsqu'il a été dominé par une Hyperpuissance, nous avons perdu notre voie, et notre voix en politique étrangère, car c'est la fondation même de sa politique étrangère qui s'était écroulée. Et la France a perdu son chemin. Mais le moment unipolaire est fini, et bien fini. Aujourd'hui, le Monde est à nouveau bipolaire. C'est le moment de prendre exemple sur Vergennes. Et sur De Gaulle. Une claque toute seule aurait la forme d'une vengeance. Voire donnerait l'impression d'un "mauvais perdant". Ce qui est nécessaire en effet c'est de prendre des décisions de politique étrangère de manière autonome, y compris quand elles n'ont pas l'heur de plaire au Maître, enfin à celui des deux rivaux qui s'imagine tel - les Chinois du moins n'essaient pas d'embringuer la France dans leur querelle. Et il serait bon qu'à l'occasion la France prenne une décision visible et "lourde", qui ait du sens par rapport à la politique mondiale, et qui ne plaise pas du tout au locataire de la Maison Blanche. Les deux conditions sont nécessaires... ça ne doit pas être "gratuit". Je pense à la reconnaissance de la Chine populaire par De Gaulle en 1964 par exemple. Mais ces décisions ne sont elles-mêmes possibles que de la part d'un pays qui a fait l'effort préalable pour combler les "trous" qu'il a laissés à son indépendance militaire. Quand j'entends que la France a besoin du soutien logistique américain pour son intervention au Sahel ... ==>Je ne crois pas que ce genre de "distanciation visible" soit réaliste ni prudent dans l'immédiat. En revanche, il pourrait le redevenir en quelques petites années. Les "trous" à l'indépendance militaire française ne sont pas si grands, ni si difficiles ou coûteux à combler. On "va devoir" essayer de le faire "avancer". Du moins, le président de la République se croira obligé d'essayer. Ou au minimum, de donner l'impression qu'il essaie toujours (il n'est pas obligé d'être aveugle aux réactions de nos chers "partenaires" européens ...) Dans le monde réel, il n'y a pas et il n'y aura pas de "bloc" européen en matière de défense et de politique étrangère. Pas avant que l'événement ne soit arrivé, que les Américains ne soient partis d'Europe. C'est le seul scénario réaliste qui permette d'imaginer dessiller les yeux de nos voisins.
  11. Les 20 ans du 11 septembre c'est bien, mais je rappelle que c'est bientôt les 348 ans du 12 septembre. Le 12 septembre 1673 bien sûr, lorsque les hussards ailés du roi de Pologne Jean Sobieski ont défait en une seule charge les troupes turques qui assiégeaient Vienne. Les djihadistes n'y sont jamais revenus. En passant, je sais bien que les attentats terroristes en Amérique ont fait beaucoup de bruit. Mais bon, était ce un évènement si important tout compte fait ? Le bilan humain est bien petit comparé à la quasi totalité des guerres. Et l'Amérique n'a guère été affaiblie. Ce qui l'a clairement affaiblie, ce sont les 10 ou 20 ans de stupidités et de crimes qui ont suivi. Mais... C'est une autre histoire.
  12. Hein ? Mais qu'est-ce que tu fiches ? Qu'est ce qu'il pourrait y avoir de plus important dans la vie que chipoter ? Et voilà ! Avec @wagdoox tu chipotes ! Mais pas avec moi ! Tu l'aimes plus que moi, voilà ! M'en vais faire du boudin moi ...
  13. La Turquie n'est pas européenne. Et je ne suis pas sûr qu'elle demeure indéfiniment dans l'OTAN - ni d'ailleurs que cette organisation soit éternelle. Pour le reste, oui. La Turquie s'est effectivement bien développée, notamment sous le régime Erdogan même avec tous les problèmes. Et son niveau d'éducation, même si pas encore équivalent à celui des voisins européens, est nettement plus élevé que celui de la plupart des autres pays musulmans. Et elle est encore alévie, à 15 ou 20%, en plus de ce qui reste de l'héritage de Kemal. Je me garderai cependant d'imaginer que des changements importants pourraient survenir bientôt. Non seulement la dictature reste bien debout, surtout des changements de ce genre peuvent prendre des décennies. Voire des générations. Et il ne faut pas oublier l'hypothèque kurde. Environ 20% de la population, mais avec une natalité double de celle des Turcs. l'Anatolie orientale c'est la Turquie certes... Mais bon, un peu comme on a pu dire à un moment que l'Algérie était française... Ça ne veut pas dire que ça se terminera nécessairement de la même façon. Mais les dirigeants Turcs n'ont pas fini d'être obsédés par cette question. Même alors qu'ils en parlent si peu, circulez y a rien à voir...
  14. Très bien, alors ce n'est pas eux qui ont choisi le titre, c'est la chaîne. D'un autre côté... ils se sont bien mis en situation que RT choisisse le titre, peuvent-ils être surpris ?
  15. Je n'ai pas regardé la vidéo, et je vais pas consacrer 55 minutes à le faire. J'ai juste un problème avec le titre, et pas seulement grammatical : - D'une part sans doute, on ne dit pas "on". On dit "nous". Sauf à parler familièrement, et ah que normalement pas dans un titre - D'autre part et surtout, il n'y a pas de "nous". Du moins si l'on parle de la France dont je rappelle une fois de plus qu'à part un épisode lamentable de néo-conservatisme en version suiviste, long de cinq ans, pour lequel on remercie encore l'obligé du Qatar Monsieur S, la France n'est pas la puissance occupante en Afghanistan J'ai enfin un petit problème de déontologie avec cette vidéo. J'entends et je comprends parfaitement que pour certains intervenants, paraître sur RT est une bonne chose parce que le filtrage "idéologique" y est différent de ce qu'il est sur les grands médias français, publics ou privés c'est-à-dire oligarchiques. C'est ni plus ni moins légitime que de paraître sur CNN, Global Times ou Der Spiegel : le risque existe d'être instrumentalisé par une puissance étrangère, mais il y a aussi un avantage et dans certains cas une ouverture utile. Oui, mais il devrait y avoir des limites. Casser du sucre sur son pays sur un média au service d'intérêts étrangers, ça devrait être NON. Même s'il y avait effectivement du sucre à casser, et dans ce cas en plus il n'y en a pas.
  16. Un témoignage très intéressant. Notamment parce qu'il est vraiment "à hauteur d'homme". C'est une personne concrète qui s'exprime, et qui décrit. Il y a des sous-titres en anglais, et encore l'option de les traduire automatiquement en français pour qui préfère. Un sans-abri parle ouvertement de sa dépendance à l'héroïne. Nous avons une crise des opioïdes en Amérique
  17. Hmmm ce plan est pas mal, mais demande à être amélioré je dirais... Je proposerais : Novitchok. Je veux dire, les Etats-Unis aussi peuvent en fabriquer Mais pas cette version-là, bien sûr. Sinon, faudrait s'excuser après Et oui, juste pour f..... la m....
  18. Beaucoup, beaucoup moins que ça. Le truc, c'est que la criminalité s'adapte à la loi, et à la manière dont elle est appliquée. Si faire un bizeness avec un peu de drogue ça peut mener à la mort, ou pas loin - prison à vie réelle - il y aura beaucoup moins de candidats. C'est ce que dit aussi ce Singapourien que je citais qui a essayé le cannabis à l'étranger A l’étranger, c’est plus facile de se procurer de la drogue mais je n’ai jamais essayé d’en ramener à Singapour. C’est juste trop dangereux. Ça peut être la peine de mort, vous savez !" Les délinquants et criminels ne sont pas des imbéciles.
  19. Les Etats-Unis vont organiser aujourd'hui une réunion à distance entre des représentants de 20 nations occidentales afin de discuter d'un cadre de coopération avec le nouveau gouvernement afghan, annoncé hier. Le Guardian britannique rapporte La réunion de mercredi, présidée par le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, et le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, est confrontée à un gouvernement intérimaire entièrement masculin et dominé par les Pachtounes, qui a ignoré les appels à la formation d'une administration inclusive. Groupe dirigeant Taliban adressant un message de félicitations aux troupes le 15 août à l'occasion de la fête de l'Assomption leur entrée à Kaboul C'est peut-être cependant une conclusion trop pessimiste. - D'abord, l'inclusivité ne se mesure pas seulement à la féminisation d'un gouvernement, mais aussi à l'inclusion de membres de minorités sexuelles. Or, qui sait si parmi ces braves gens ne se trouvent pas des homosexuels ou du moins des bisexuels ? C'est en fait tout à fait possible ! Les négociateurs américains pourraient interroger les représentants Talibans à leur prochaine rencontre, il pourrait y avoir une bonne surprise qui rassurerait tout le monde - Ensuite, rappelons que faire des suppositions sur le sexe - pardon le "genre" - d'une personne en la regardant est un crime capital, enfin si l'on en croit nos amis les théoriciens woke. Qui dit que plusieurs femmes ne figurent pas dans cette photo ? Enfin des hommes plus précisément puisque ce serait des transsexuels, et nous savons tous que changer de sexe est possible puisque nos amis woke le disent - et peu importe ce que les biologistes ont à en dire. Mais bon, des hommes qui peuvent tomber enceintes, quoi. Des hommes qui ont découvert leur masculinité intérieure, et ont décidé de se mutiler les seins pour bien l'exprimer. Et dans ce cas, le gouvernement Taliban serait bel et bien mixte ! Il serait même trans et tout ce qu'il faut ! Bon, bien sûr, peut-être pourrait-on dire aussi qu'imaginer que les Talibans se sont mués en gens tolérants est d'une stupidité ahurissante. Et que non seulement ils ne répéteront pas les fadaises woke, surtout ils continueront évidemment à opprimer les femmes et massacrer les homosexuels, comme les bons islamistes qu'ils sont. Quels que soient les ridicules des bons Anglo-saxons non seulement woke mais encore refusant de regarder en face la réalité.
  20. Et ça n'est pas en train de s'arranger... Les morts par overdose au plus haut en 2020 aux Etats-Unis avec 93.000 victimes Le nombre de victimes a augmenté de près de 30% par rapport à 2019, d'après un bilan provisoire des Centres de prévention et lutte contre les maladies (CDC) Je suis opposé à la peine de mort. Mais en voyant quel est son effet à Singapour, je dois dire que je m'interroge. Parmi 6 millions d'habitants, il ne s'est trouvé en 2015 que 151 étudiants et lycéens surpris en possession de drogue. Des dégâts presque insignifiants, dérisoires à côté de ce que souffre la jeunesse en France. Même si certes c'était davantage que l'année précédente, et même si des Singapouriens peuvent être tentés d'expérimenter la drogue à l'étranger La loi ici est assez simple : toute personne interpellée avec plus de 500 grammes de cannabis, 30 grammes de cocaine ou encore 15 grammes d’héroine, risque la peine de mort. Si cette loi peut sembler archaïque, elle est toujours appliquée et valable pour tous. Ainsi, en novembre dernier, un Nigérian et un Malaisien ont été pendus pour trafic de drogue à Singapour. Malgré ce risque, les jeunes Singapouriens sont tentés par la drogue. Et ce pour deux raisons. La première est évidente : la curiosité. Dites à un enfant de ne pas toucher à une prise électrique et il sera encore plus tenté : le principe est le même ici sauf que la tentation est encore plus grande avec internet. Rien n’est désormais secret, et les jeunes Singapouriens savent qu’il est plus simple de se procurer de la drogue dans certains pays. C’est pour cette raison que Douglas, 30 ans, a fumé de la marijuana pour la première fois il y a cinq ans lors d’un voyage aux Etats-Unis : "Oui, j’ai déjà été attiré par les drogues, enfin seulement la marijuana, le reste ne m’intéresse pas vraiment. J’ai essayé lorsque j’étais à l’étranger. C’est impossible de trouver de la drogue à Singapour ! Je ne sais pas à qui parler ! Si je demande à un parfait étranger, le mec peut très bien être un flic infiltré sous couverture. Ça ne vaut pas la peine d’essayer… A l’étranger, c’est plus facile de se procurer de la drogue mais je n’ai jamais essayé d’en ramener à Singapour. C’est juste trop dangereux. Ça peut être la peine de mort, vous savez !" La loi est "archaïque" en effet, ce qui dans certains cas il ne faut pas se le dissimuler signifie en pratique : "efficace". En France, les statistiques n'ont pas été actualisées depuis 2016 et déjà c'était presque 500 morts par an par overdose, en cours d'augmentation. Ce niveau a probablement été dépassé. ==>Economiser 500 morts par an, sans parler de toutes les autres personnes qui restent coincées dans ce piège même sans en mourir, est-ce que ça ne vaudrait pas de se faire un peu violence, y compris pour les gens qui comme moi font partie de la minorité des Français opposés à la peine de mort ? La loi singapourienne a prouvé son efficacité. Et s'inspirer des bonnes idées venues d'ailleurs est la sagesse même. Si on souhaite maintenir l'interdiction de la peine de mort, il est aussi envisageable de la remplacer par une perpétuité réelle (avec peine de sécurité de 50 ans). Et pour modérer les frais, rouvrir un bagne ou un autre lieu de relégation.
  21. A propos du Kudo-kai, voici un reportage photo d'un gaijin (étranger) admis en 2013 à visiter leur quartier général, établi tout à fait ouvertement à Kitakyushu, et à rencontrer l'un de leurs dirigeants. En avion vers le pays des Yakuza Quelques extraits : Un accueil présidentiel "Je n'avais pas envie de mettre aucun de ces hommes de mauvaise humeur, si vous voyez ce que je veux dire..." "cette photo qui de mon point de vue illustre le mieux le caractère de l'individu..." Il faut savoir qu'une proportion énorme - jusqu'à 60% - des Yakuzas les gangsters du Japon sont des burakumin, une minorité de 2 à 3 millions de personnes (parmi 126 millions de Japonais) dont les ancêtres pratiquaient des métiers religieusement "impurs" (liés au sang et à la mort) et victimes de discrimination (mariage, résidence, salaire...) malgré les programmes gouvernementaux de longue date destinés à les assimiler et l'interdiction de toute discrimination. Les burakumin sont l'équivalent japonais des "Intouchables" du Japon, eux aussi encore victimes de discrimination malgré les lois et les programmes d'assimilation, en raison de ce que faisaient leurs ancêtres. Ou encore ils sont l'équivalent japonais des "Noirs" des Etats-Unis, objets de discrimination au mariage et à la résidence malgré les lois, eux aussi en raison de ce que faisaient leurs ancêtres c'est-à-dire esclaves. Et comme pour les Américains noirs, comme pour les Indiens intouchables, le fait d'être victime d'une discrimination si persistante en dépit de tous les efforts pour la faire disparaître semble pousser une partie plus importante du groupe vers la criminalité.
  22. A signaler le petit livre à paraître de Matthieu Auzanneau, directeur du Shift Project, et Hortense Chauvin, journaliste à Reporterre Pétrole — Le déclin est proche Dont voici un extrait : Les projections actuellement les plus optimistes, par exemple celle de Rystad Energy, identifient un pic inévitable, faute de réserves suffisantes, au plus tard au cours de la décennie 2030. Et ce dans l’hypothèse d’une configuration optimale pour les pétroliers, inconnue depuis 2014 : celle d’un prix du baril à la fois croissant et peu volatil. 2030, et même 2040, c’est tout près, compte tenu de l’inertie des organes techniques vitaux de la société. Mais le moment fatidique du pic pétrolier, probable ligne de partage des eaux de l’histoire de la société thermo-industrielle, pourrait se révéler encore plus proche de nous. À mesure qu’une part croissante de la production mondiale devient « mature » et de plus en plus sénescente, l’équilibre est toujours plus difficile à trouver au fil du temps entre déclin de la production existante et développement de sources nouvelles. Cet équilibre est rendu plus précaire encore par la crise du Covid, qui a fait entrer en hibernation une grande part des investissements de l’industrie pétrolière mondiale. Ce n’est pas fondamentalement un problème de prix. À la veille de cette récession économique brutale, et depuis la chute des cours du brut à partir de 2014 (qui succédait aux sommets à plus de 100 dollars du début de la décennie), la pression exercée par les producteurs de brut sur leurs fournisseurs leur permettait de comprimer leurs coûts d’extraction, au point de rendre rentable à peu près toutes les sources de carburants liquides, en dehors des sables bitumineux, même à 60 ou 50 dollars le baril [1]. C’est bien un manque chronique de découverte de nouveaux champs pétroliers, et non la rentabilité de leur mise en production, qui expliquait en premier lieu le déficit de nouveaux projets de production, que soulignait en 2018 l’AIE dans son rapport annuel. Le « risque de resserrement de l’offre », alors pointé par l’AIE, a été considérablement aggravé par la récession entraînée par la pandémie. À cause de cette récession et de la chute brutale de la demande de carburant qu’elle a provoquée, les investissements dans le développement de la production d’hydrocarbures ont chuté tout aussi brutalement en 2020, de près d’un tiers par rapport à 2019. La chute est particulièrement marquée du côté des producteurs de pétrole de schiste, avec une division de moitié de leurs investissements (laquelle n’a fait qu’amplifier, comme on vient de le voir, un mouvement amorcé dès 2018 sous la pression de créanciers et d’actionnaires perdant patience). La sortie de crise s’annonçait incertaine au printemps 2021. Cette incertitude, combinée à l’essor des ventes de véhicules électriques et aux durcissements des objectifs climatiques, justifie, au sein du secteur pétrolier, et en particulier de la part des majors européennes (BP, Shell et Total) un coup d’arrêt sans précédent de leurs projets de développement de la production de brut. Les circonstances ne doivent cependant pas masquer un problème fondamental et plus ancien pour cette industrie : les pétroliers ne trouvent guère de pétrole depuis bien plus longtemps qu’ils ne se préoccupent du climat ou de l’arrivée de la voiture électrique. Mis à part ce qui a pu être récupéré grâce au rachat de concurrents, la production de pétrole de Total, de BP ou de Shell s’effrite (et, dans certains pays, s’effondre) depuis le milieu des années 2000, en dépit, là encore, d’efforts sans précédent d’investissement. Pour les majors aussi, le baril « marginal », celui qui doit remplacer les barils épuisés, est de plus en plus difficile à trouver. Depuis 2018, la presse économique pointe régulièrement la médiocrité de leurs retours sur investissement. Donc, d’un côté, les pétroliers se lassent de forer des « puits secs » de pétrole conventionnel, tandis que, de l’autre, certains risquent leur chemise dans la ruée périlleuse vers le pétrole de schiste. La demande, elle, restait en croissance avant la crise. Elle est désormais sévèrement déprimée, sans que soit mise en œuvre pour autant l’organisation technique et sociale d’une économie post-pétrole. Toujours accro au brut, l’humanité est menacée d’être piégée entre des pétroliers qui n’investissent plus assez pour repousser le spectre du pic pétrolier, et des leaders économiques et politiques qui n’organisent pas ni même ne pensent la sortie du pétrole.
  23. Cough cough... Nicolas Sarkozy... cough cough... Qatar... John Major... groupe Carlyle... Colin Powell... groupe Carlyle... Etc. etc. Ce n'est pas parce qu'ils se vendent à ceux d'en face que c'est mieux. Et le tout est hélas... fort répandu Le principe, c'est que pendant que tu es au pouvoir, tu "soignes" les intérêts de tel ou tel puissant. Une fois que tu sors du pouvoir, tu es "récompensé". Bien sûr, ça n'a rien, mais alors rien à voir avec de la corruption ! La finance "islamique" rejoint là la finance internationale tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Qui ne fait pas nécessairement mieux.
  24. Plus de détails sur CBS. Ça n'a pas l'air bon. Pas encore clair à quel degré. Il s'agirait de 1200 personnes, Afghans autorisés à immigrer aux USA et 19 citoyens américains. Les Talibans n'autorisent pas leur départ, du moins pour le moment. Reste à la diplomatie américaine à espérer que les Talibans seront gentils ...
×
×
  • Créer...