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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le court extrait du discours de Poutine devant les chefs militaires aujourd'hui, rapporté par le tweet que tu as copié, n'a pas été traduit en entier dans ce tweet En voici la transcription, directement traduite du russe Ce qui se passe maintenant, les tensions qui émergent en Europe, sont de leur faute. À chaque étape, la Russie a été contrainte de réagir d'une manière ou d'une autre, à chaque étape, la situation s'est constamment détériorée, détériorée, détériorée - dégradée et dégradée. Et nous sommes aujourd'hui dans cette situation où nous sommes obligés de décider quelque chose : nous ne pouvons pas laisser la situation se développer comme je l'ai dit. N'est-ce pas clair pour tout le monde ? Cela doit être compréhensible. Oui, Poutine a raison, c'est clair. "Nous sommes obligés de..." est un code à peine discret pour "Nous allons..." En Russie, comme en Ukraine, il y a quatre fêtes de fin d'année : Noël catholique et protestant que nous connaissons, Nouvel An, Noël orthodoxe le 7 janvier et "ancien" Nouvel An le 14 janvier (rapport au calendrier julien). Il en résulte une longue période festive de trois semaines pendant laquelle il ne se passe pas grand chose. ==>Faut-il imaginer que l'offensive démarre en 2ème quinzaine de janvier, une fois les soldats bien ressourcés, ou au contraire dès début janvier - au moment où peut-être les forces ukrainiennes seront moins actives ? Voire même avant fin décembre, afin de maximiser la chance de surprendre ? Résumé clair et utile, merci ! L'Ukraine n'a pas adhéré à l'OTAN parce que, derrière les sourires diplomatiques, personne n'en veut. La plupart des responsables comprennent que ce serait diminuer la sécurité de leur propre pays, et une alliance militaire n'est pas une œuvre de charité. Si les Russes sécurisent entièrement le Donbass, Américains et Européens voudront encore moins de l'Ukraine. Et il n'est pas du tout certain que les objectifs de Poutine se limitent au seul Donbass - scénario 1) 2) Sécuriser un corridor le long de la mer est un autre scénario, qui permettrait à la Russie de relier par la terre la Crimée au reste du pays 3) Prendre le contrôle d'une moitié de l'Ukraine est imaginable aussi, que ce soit une moitié est ou une moitié sud-est de façon à bloquer l'accès à la Mer Noire du reste de l'Ukraine 4) Voire même envahir la quasi-totalité de l'Ukraine, Galicie orientale seule exceptée (c'est le berceau de l'ultranationalisme ukrainien) et la transformer en Etat "dépendant" et satellite de la Russie, même s'il s'agit d'un scénario extrême Si la Russie attaque effectivement, j'ai du mal à croire que ce soit juste pour "arrondir" la partie du Donbass sous contrôle séparatiste. Déplace t on le plus gros de l'armée russe, accepte-t-on des sanctions économiques nettement plus dures, ouvre-t-on la voie à des stationnements permanents OTAN en pays Baltes (les Etats-Unis l'ont évoqué)... pour si peu ? Je parierais bien pour le scénario 3, rapport à un passage de l'essai publié par Poutine le 12 juillet dernier Voulez-vous créer votre propre État ? Vous êtes les bienvenus ! Mais à quelles conditions ? Je rappelle ici l'évaluation faite par l'une des personnalités politiques les plus en vue de la nouvelle Russie, le premier maire de Saint-Pétersbourg, A. Sobchak. En tant que juriste hautement professionnel, il pensait que toute décision devait être légitime, et c'est pourquoi, en 1992, il a exprimé l'opinion suivante : les républiques fondatrices de l'Union, après avoir elles-mêmes annulé le traité de 1922, devaient revenir aux frontières dans lesquelles elles étaient entrées dans l'Union. Toutes les autres acquisitions territoriales relèvent de la discussion et de la négociation, car la fondation a été annulée. Or, l'Ukraine avant d'être officiellement intégrée dans l'URSS n'avait précisément pas sa partie sud-est actuelle, celle qui touche la Mer Noire Mais on peut imaginer aussi que la Russie ne s'arrête pas avant que l'Ukraine ait été satellisée. Il n'y aura pas de troupes américaines ("boots on the ground") en Ukraine, y compris (surtout) si ce pays est envahi. C'est ouvert et officiel. Il n'y aura pas non plus (encore moins) de troupes de la partie européenne de l'OTAN. Il y a quelque chose qui s'appelle le rapport des forces. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Comment dit on la créativité est reine en russe ? Le porte parole du Kremlin Dimitri Peskov le remarquait hier Interrogé séparément sur une proposition de la Biélorussie d'accueillir des armes nucléaires russes en cas de déploiements similaires dans son voisinage par l'Occident, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que Moscou avait de nombreuses options. "Ce n'est un secret pour personne, le déploiement de différents types d'armements près de nos frontières qui pourraient constituer un danger nécessiterait que des mesures correspondantes soient prises pour équilibrer la situation. Il y a toutes sortes d'options ici", a-t-il déclaré. L'article ne précise pas si M. le porte parole avait un regard gourmand en prononçant cette dernière phrase... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce qui est peut-être (je pense) lui suffit déjà Les éléments de langage ne sont pas nouveaux. Sauf celui-ci Poutine met en garde contre une réponse "militaro-technique" à l'"agression" occidentale "Si nos collègues occidentaux maintiennent leur position manifestement agressive, nous prendrons les mesures militaro-techniques de rétorsion appropriées et réagirons durement aux mesures inamicales", a déclaré M. Poutine lors d'une réunion du conseil d'administration du ministère de la Défense, selon l'agence de presse publique TASS. Et bien sûr, le ministre de la Défense a signalé dans la même réunion que de telles "mesures inamicales" avaient déjà été repérées Lors de la réunion du ministère de la Défense de mardi, le ministre de la Défense Sergei Shoigu a également affirmé que des sociétés militaires privées américaines ont stationné des troupes dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, et qu'elles préparent une "provocation utilisant des composants chimiques inconnus" Si on n'était pas absolument sûr que tout cela est entièrement et parfaitement spontané, on pourrait presque croire à un numéro bien rôdé entre M'sieur l'Président et M'sieur l'Ministre de la Défense ... Moi je dis que des gens qui envoient des mercenaires préparer une provocation à l'arme chimique dans une région où se prépare un génocide, qui plus est contre des gens qui parlent la même langue que nous, c'est vraiment une mesure inamicale ! Monsieur le Président, si vous choisissez de vous départir de votre modération et votre bienveillance coutumière envers nos "partenaires" occidentaux, soyez sûr que nous serons tous derrière vous ! Ils sont deux -
L'on dira peut-être que je vais trop vite en besogne. Si c'est le cas, si aucune guerre ne commence l'année prochaine, je ferai amende honorable, je paierai la tournée à tous les membres de la région parisienne qui voudront bien se disponibiliser dans un troquet à déterminer. Et j'en serai très heureux. Et en attendant, ce fil aura du moins permis de rassembler les infos et discussions autour de la "montée en tension" initiée à l'automne 2021 par les déploiements militaires russes près de la frontière avec l'Ukraine, poursuivie par les propositions d'accord de sécurité avec Etats-Unis et avec OTAN émises par la Russie le 17 décembre, généralement considérées comme outrancières et immédiatement rejetées par beaucoup de responsables de pays membres de l'OTAN. Mais j'ai bien peur de n'avoir aucune tournée à payer. J'ai bien peur que le présent fil sera long. Et triste. Car il me semble bien que Moscou en est arrivé au stade de l'ultimatum Les signaux sont clairs, multiples et pressants - Dans Kommersant (média russe non oppositionnel, sans être le plus aligné sur le pouvoir), le diplomate émérite Alexandre Yakovenko publie Diplomatie ou Confrontation (...) Nous n'exigeons pas la dissolution de l'alliance, simplement le rétablissement de la situation de son avancée militaire vers l'Est à partir de 1997. L'instant présent de vérité mûrit depuis longtemps. (...) Nos propositions, comme l'a dit le vice-ministre Sergueï Ryabkov, ne sont pas un menu parmi lequel vous pouvez choisir à votre guise. Ce sont des exigences minimales et complexes destinées à corriger la situation complexe qui s'est créée, d'ailleurs à dessein, et nous vouent à l'affrontement. (...) Oui, une réévaluation radicale de la situation est requise de la part de l'Occident. Oui, la diplomatie devrait pouvoir fonctionner. Mais il faut aussi comprendre quelle est l'alternative à la diplomatie. En gros, il s'agit de définir véritablement collectivement les termes de la paix, ce qui n'a pas été fait après la fin de la guerre froide. Mieux vaut tard que jamais. Sinon, nous perdrons tous la paix / le monde (paix et monde se disent de même manière en russe) - Ce 20 décembre, à la fois le ministre des affaires étrangères adjoint Sergei Ryabkov et le chef de la délégation russe à la conférence sur la limitation des armements à Vienne Konstantin Gavrilov ont signalé de façon concordante 1) que la réponse aux propositions russes d'accord de traité est urgente 2) que l'alternative est militaire. Voir par exemple dans The Moscow Times La Russie exige des pourparlers " urgents " avec les États-Unis et met en garde contre une " réponse militaire " aux activités de l'OTAN Le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, s'est exprimé quelques jours après que Moscou a rendu publique une liste d'exigences visant à limiter le rôle du bloc militaire occidental dirigé par les États-Unis en Ukraine et dans l'ancien espace soviétique. "Nous avons besoin de réponses de toute urgence, car la situation est très grave et pourrait se compliquer", a déclaré M. Ryabkov, cité par l'agence de presse gouvernementale RIA Novosti. Konstantin Gavrilov, qui dirige la délégation russe chargée de la sécurité militaire et des négociations sur la maîtrise des armements à Vienne, s'est fait l'écho de l'avertissement lancé précédemment par M. Ryabkov concernant une action militaire de la part de Moscou en réponse à ce qu'elle considère comme les activités menaçantes de l'OTAN. "Tout le monde à l'OTAN comprend bien que, malgré toute [sa] force et toute [sa] puissance, elle doit prendre des mesures politiques concrètes", a déclaré M. Gavrilov dans une émission de la télévision d'État. "Sinon, l'alternative est une réponse militaro-technique et militaire de la Russie", a ajouté M. Gavrilov sans donner plus de détails. Bien sûr, l'exigence russe de pourparlers immédiats pourrait être satisfaite par les Etats-Unis - ce serait même prudent de leur part. Mais le contenu des projets de traité présentés par la Russie est tel qu'il serait très difficile aux Etats-Unis de présenter des contre-propositions qui soient à la fois suffisamment petites pour ne pas perdre la face, et suffisamment grandes pour que Moscou ait même l'option de considérer qu'elles sont une base de discussion suffisante pour que ce ne soit pas la Russie qui perde la face. Et il est difficile d'imaginer que Washington soit prêt à perdre la face, d'autant que l'alternative est une guerre qui coûterait très cher à l'Ukraine, mais presque rien à l'Amérique, tout en rapprochant beaucoup d'Européens apeurés de leur maître transatlantique et en affaiblissant la Russie à long terme. ==>C'est pourquoi une "réponse militaro-technique et militaire" de la Russie paraît très probable. Bien sûr, cette réponse pourrait théoriquement être sur un autre plan que l'Ukraine. Et il est certainement possible qu'elle dépasse le cadre de l'Ukraine. Par exemple déploiement d'armes nucléaires en Biélorussie, propositions rappelées aujourd'hui par le porte-parole du Kremlin, ou autre déploiement en guise d'action "militaro-technique". Mais avec tant d'unités militaires russes déployées près de la frontière ukrainienne, et rappelant que Poutine comparait le 9 décembre le comportement du gouvernement ukrainien dans le Donbass à un "génocide", il est très difficile d'imaginer qu'une partie au moins de l'action, et probablement la plus grande, soit en Ukraine. ==>C'est pourquoi une action militaire russe à grande échelle contre l'Ukraine paraît très probable
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Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Les conséquences d'une invasion russe de l'Ukraine si elle a lieu ? Il me semble : - A court terme, humiliation des Etats-Unis et de l'OTAN qui seront incapables d'empêcher la conquête de tout ou partie de l'Ukraine, parce que les Etats-Unis refuseront évidemment d'intervenir militairement et que les Européens n'ont pas vraiment les moyens de sanctionner durement la Russie, dont les exportations de pétrole et de gaz sont nécessaires à l'économie mondiale - A long terme, mauvais voire désastreux pour la Russie qui devra supporter les coûts d'une occupation sur le long terme tout en se coupant des Européens et se rendant plus dépendante de la Chine, laquelle est beaucoup plus puissante qu'elle donc achèvera de la satelliser Un seul gagnant en définitive : Pékin -
Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici les originaux des projets de traité Russie - Etats-Unis et projet d'accord Russie - OTAN, sur le site du MAE russe. (C'est évidemment en russe, puisque c'est l'original ! Mais la traduction automatique fonctionne correctement. On peut aussi trouver des traductions en anglais sur le même site, mais comme elles ne sont de toute façon pas officielles... autant aller à la source) Sans même entrer dans les détails des clauses, je dois avouer que je commence à avoir un gros doute J'ai jusqu'ici pensé que les déploiements russes aux frontières de l'Ukraine étaient une tactique de pression afin de sécuriser le Donbass et d'inciter Washington à pousser Kiev à revenir à l'application des accords de Minsk. Au maximum, en grappillant au passage quelques petits engagements Mais ça, c'est différent. Ca va bien au-delà de la "position dure" traditionnelle au début de chaque négociation. Plusieurs des clauses, dans chacun des projets de textes, sont purement et simplement inacceptables, même par le plus russophile des Américains ou Européens de l'Ouest. Et la partie russe le sait fort bien naturellement. ==>Qu'est-ce que ça peut être d'autre qu'une manœuvre transparente pour obtenir un refus net des Etats-Unis, et pouvoir en "déduire" que devant un tel refus de négocier et de fournir des garanties de sécurité un peu sérieuses de la part de pays si évidemment hostiles, la Russie à son grand regret n'a d'autre choix que d'utiliser des moyens militaires pour obtenir des gages propres à assurer sa sécurité ? Je n'y croyais pas, mais je me demande maintenant s'il n'y aura pas une guerre en 2022 -
Dissuasion nucléaire européenne, voire allemande ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
C'est vrai. Et il ne faut pas oublier que cette candidate creuse l'écart. -
Dissuasion nucléaire européenne, voire allemande ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
Mieux encore : l'Australie à l'Eurovision ! -
Dissuasion nucléaire européenne, voire allemande ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Dissuasion nucléaire
J'en ai d'autres comme ça - La Pologne statut d'observateur à l'organisation de la conférence islamique - Les États-Unis membre observateur de la francophonie - Le Japon dans l'alliance atlantique - Le guide suprême de la révolution islamique à la conférence des cardinaux Bon bien sûr tous ces exemples sont imaginaires. Mais pas la belle sortie de Mme Baerbock ! Je sens qu'on va bien s'amuser avec cette ministre -
Alors la solution est toute trouvée : arrangez-vous pour qu'un de vos fils devienne président de la République et une de vos filles chancelière fédérale, et on pourra redémarrer la coopération franco-allemande sur de bonnes bases ! D'ici là... eh bien on fera autre chose voilà tout Tout à fait d'accord avec ton analyse, à un seul mot près, que je me suis permis de modifier Je ne veux pas spéculer sur le résultat des élections de 2022, d'autant qu'on n'est vraiment pas censés faire ça sur le forum. Mais force est de constater que sous Macron la France en matière de "défense européenne" a beaucoup proposé, beaucoup promis, et oui on se retrouve plutôt c.. Alors que ce soit avec tel ou tel à l'Elysée, il est primordial de tirer les leçons de nos mésaventures, et de changer de politique. Et je dis bien politique, que les hommes d'Etat comme De Gaulle définissent comme cet ensemble de desseins continus, de décisions mûries, de mesures menées à leur terme, qu'on appelle une politique La "posture" ? C'est pour les politicards ! Je suis optimiste : comme les Français sont un peuple mûr, prêt à faire face aux réalités et volontaire pour des efforts continus, nous choisirons l'année prochaine un homme d'Etat pour nous diriger, non un politicard
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Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Surtout, France et Allemagne, qui ont pourtant mené l'effort de pousser Ukraine et Russie à négocier ensemble et à conclure le processus de paix de Minsk, se sont ensuite révélées incapables d'amener Kiev à respecter cet accord et à établir pour de bon une solution politique dans le Donbass. Berlin et Paris n'ont peut-être pas eu la partie facile, car il est permis de deviner que Washington ne se privait pas de leur mettre des bâtons dans les roues. Mais enfin le fait est que si les Etats-Unis ne veulent pas, ça ne se fait pas, et d'un autre côté que si Washington veut bien, Français et Allemands et autres suivront certes dans ce cas là aussi. Donc, pour Moscou, autant s'adresser au chef, puisque c'est lui qui commande de toute façon Décision qui éclaire d'un jour cru les conséquences d'une impuissance qui est en partie voulue. Mais décision logique. L'avantage de cette formule pour la France, c'est qu'elle nous dégage largement de toute responsabilité sur la suite du processus. Ce n'est plus l'UE, où nous avons une influence significative, mais l'OTAN, où nous ne sommes que le vilain petit canard, sans influence sur le maître et les 28 canards gentils et sages. Il nous est donc d'autant plus facile de décider de ne nous occuper que de nos intérêts dans cette affaire. Donc mettre fin aux sanctions économiques UE contre la Russie - puisqu'elles ne peuvent être renouvelées qu'à l'unanimité des pays membres, la France peut le décider seule - en négociant en échange l'arrêt des opérations Wagner dans notre pré carré africain. Et laisser tout ce beau monde se déchirer dans le Donbass tant que ça leur chante, Ukrainiens des deux bords, Russes, et même Américains si vraiment ils y tiennent. -
Sur le fond, parce que ta remarque appelle une réponse de fond, la question à mon sens ce sont les raisons pour accepter ou refuser de vendre tel type d'arme à tel pays dans telles circonstances. Car il est bien évident que dans certains cas il faut refuser, même si l'intérêt économique est élevé. Et il est bien évident que la morale doit intervenir, les affaires internationales n'ont aucune raison d'être en dehors de toute morale, et les ventes d'armes non plus. Seulement voilà, il ne doit pas s'agir d'une morale de la pureté mais d'une morale des conséquences. Dans le cas du contrat Rafale en Egypte en 2015, renforcer les relations avec ce pays et soutenir son armement, alors que son régime est dictatorial, était-ce une bonne idée ? Oui, parce que : - Le régime égyptien est venu au pouvoir en renversant un régime Frères Musulmans, mouvement islamiste visant à établir la charia partout, donc ennemi à la fois des libertés des musulmans et davantage encore des non-musulmans. En somme, ce régime est un exemple des forces qui dans le monde musulman sont favorables à coexistence et coopération avec les non-musulmans - L'Egypte est un Etat à la politique étrangère "conservatrice" plutôt que "révolutionnaire". Leur objectif n'est pas de changer des frontières par l'intimidation ou par la guerre, comme par exemple la Turquie contemporaine ou les Etats-Unis de l'époque de George W Bush. En somme, l'Egypte n'est pas une cause vraisemblable d'agression, plutôt une force visant à limiter les agressions ==>Réaliser cette vente était non seulement souhaitable pour raison économique et de soutien à la BITD française, c'était bénéfique aussi à la coexistence et la coopération avec les pays musulmans et à la limitation des agressions internationales Les conséquences étaient moralement bonnes. Et oui, lorsque elles ne le sont pas, il faut refuser la vente. Quant au désir de pureté, il n'est pas bon conseiller, au moins pour ce qui est des relations internationales - et plus largement à mon avis. Le désir de pureté peut être une passion dangereuse.
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Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
1 614 km d'écart au parachutage (Simferopol-Saint Pétersbourg) ! L'entraînement est à revoir, j'en ai bien peur... -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Je crois que nous avons tous compris que @penaratahiti, de son propre aveu présent en Russie le week-end du référendum en Crimée, est du nombre des personnes polies J'en profite pour partager un article intéressant sur le plan historique L'ancien commandant de la flotte de la mer Noire a évoqué l'opération des "gens polis" en Crimée En février 2014, la flotte de la mer Noire a assuré la livraison secrète de forces spéciales russes en Crimée, y bloquant les troupes ukrainiennes. L' ancien commandant de la flotte de la mer Noire, l'amiral Igor Kasatonov, en a parlé à RIA Novosti . «La flotte de la mer Noire a préparé une tête de pont, les officiers savaient ce qui se passait autour, où se trouvaient les unités ukrainiennes, des scénarios pour le développement des événements ont été élaborés sur des cartes. C'est-à-dire que la flotte de la mer Noire a fait face à ses tâches - des "gens polis" ont été livrés, le Conseil suprême de Crimée a été emmené du 27 au 28 février ", a déclaré Kasatonov, expliquant que les "gens polis" étaient des forces spéciales de l'armée qui ont été livrées en Crimée par air et par mer ... L'amiral a souligné que l'opération a été menée avec l'utilisation généralisée de mesures pour masquer les mouvements, de sorte qu'elle s'est déroulée de manière totalement inattendue tant pour l'armée ukrainienne que pour les services de renseignement occidentaux. « En Crimée, les services de renseignement de l'OTAN ont raté tout ce qu'ils pouvaient et ne devaient pas. Les raisons résident dans le régime de silence radio strict pendant la période de concentration du groupe, ainsi que dans l'utilisation habile de la base de Sébastopol, des véhicules militaires qui ont livré les forces armées en Crimée », a souligné Kasatonov. Fin février 2014, après la fuite du président ukrainien Ianoukovitch de Kiev, un certain nombre de bâtiments administratifs en Crimée ont été saisis par des inconnus armés (les soi-disant gens polis), qui se présentaient à l'époque comme « les forces d'autodéfense de Crimée". Les mêmes forces ont bloqué les points de déploiement permanent des forces armées ukrainiennes en Crimée. Par la suite, il est devenu connu que nous parlions des forces spéciales russes, qui, selon le président Vladimir Poutine, ont assuré la tenue d'un référendum sur l'autodétermination du territoire, et ont également empêché le scénario d'une escalade du conflit en Crimée. avec le transfert de dépôts d'armes de l'armée aux mains d'extrémistes radicaux. -
Rome de son côté était nettement plus égalitaire - ou moins inégalitaire. Statut plus élevé des femmes, assimilation au corps des citoyens de nombreux étrangers culminant avec l'édit de Caracalla déclarant citoyens les hommes libres de tout l'Empire quelle que soit leur origine... Bon bien sûr, l'empire romain n'était pas exactement une démocratie. La démocratie est née de l'ethnocentrisme, ou du moins dans un cadre ethnocentrique. L'universalisme est né de l'autoritarisme, ou du moins dans un cadre autoritaire. Emmanuel Todd faisait remarquer que la Révolution française est la première tentative sérieuse de créer un système politique qui soit à la fois démocratique et universaliste. Qui parvienne à marier Liberté et Egalité. Bon, bien sûr, l'affaire n'est pas terminée - c'est un chantier permanent pour arriver à plus ou moins associer les deux
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Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais si on dit de qui il s'agit ! C'est "ils" -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Alors que l'épidémie s'aggrave en Grande-Bretagne, d'aucuns se sont émus que les membres du gouvernement ne semblent pas suffisamment prendre à cœur de montrer l'exemple du respect des restrictions destinées à limiter les contaminations. Bon, en clair, à Downing Street c'est la fiesta. COVID-19 : Le Premier ministre affirme qu'il n'a "certainement pas enfreint les règles" alors que la pression sur les fêtes de Downing Street augmente. Le Sunday Mirror a publié une photo le montrant flanqué de ses collègues, drapé de guirlandes et portant un chapeau de Père Noël, dans la bibliothèque du numéro 10. Du coup, une nouvelle version des niveaux d'alerte Covid utilisés en Grande-Bretagne est parue -
Coronavirus - Covid 19
Alexis a répondu à un(e) sujet de Lordtemplar dans Politique etrangère / Relations internationales
Des "anti pass sanitaire" ont dégradé le monument à la Résistance du Mont Valérien ... C'est Michel Goya qui en parle le mieux -
La Place de la France dans un monde de blocs
Alexis a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est sur le fil Marine sud-coréenne, mais ça a aussi sa place ici. Nouveau signe comme quoi il pourrait vraiment exister une belle ouverture pour la France pour aider la Corée du Sud à construire ses SNA. Voyons : Indonésie, Inde, Corée du Sud... -
Article d'opinion par un professeur de sciences politiques et ancien militaire sud-coréen Des SNA pour la Corée L'Aukus, un pacte de sécurité trilatéral entre l'Australie, les États-Unis et la Grande-Bretagne, a provoqué d'énormes répercussions. Cela s'est produit après que les États-Unis ont annoncé un plan visant à aider l'Australie à construire des sous-marins à propulsion nucléaire. Les États-Unis ont affirmé que ce plan ne violait pas le traité de non-prolifération nucléaire, car il ne s'agissait pas d'aider l'Australie à construire une arme nucléaire. (...) En 2016, la Corée du Nord a réussi à tirer un SLBM à partir d'un sous-marin à propulsion diesel. On considère que le pays travaille sur un sous-marin à propulsion nucléaire. Si la Corée du Nord parvient à développer un tel sous-marin équipé d'ogives nucléaires, elle pourrait constituer une menace fatale pour la Corée du Sud et les États-Unis. À l'heure actuelle, les États-Unis et la Russie tentent toujours de repérer et de surveiller les mouvements des sous-marins stratégiques de l'autre pays. À l'époque de la guerre froide, un sous-marin américain capable de garder un œil sur un sous-marin nucléaire soviétique pendant plus de trois semaines recevait une médaille présidentielle. Seul un sous-marin à propulsion nucléaire est capable de telles missions sous-marines. (...) Depuis le début des années 2000, la Corée du Sud étudie la possibilité de concevoir et de construire un sous-marin à propulsion nucléaire. Elle a développé sa propre technologie pour construire le sous-marin. Mais elle ne peut pas se procurer le combustible nucléaire nécessaire pour faire fonctionner un réacteur à l'intérieur d'un sous-marin. En vertu de l'accord nucléaire conclu avec les États-Unis, la Corée du Sud ne peut pas utiliser l'uranium provenant des États-Unis à des fins militaires. Le réacteur que la Corée du Sud souhaite utiliser pour un sous-marin d'attaque à propulsion nucléaire nécessite de l'uranium enrichi à moins de 20 %, et ce niveau d'enrichissement de l'uranium ne permet pas de fabriquer une arme nucléaire. La Corée du Sud a été un pays exemplaire dans l'exploitation d'une puissance nucléaire non militaire, et les États-Unis savent parfaitement que la Corée n'a aucun désir de développer sa propre bombe nucléaire. Pourtant, Washington ne permet pas à Séoul d'utiliser l'uranium américain d'un taux d'enrichissement de 20 % ou moins, nécessaire pour les sous-marins d'attaque à propulsion nucléaire. Les Etats-Unis ne doivent pas oublier que la Corée du Sud est plus engagée dans la dissuasion de la Corée du Nord, de la Chine et de la Russie sur les lignes de front que l'Inde, le Pakistan et l'Australie. Les Etats-Unis ont été tolérants vis-à-vis du développement nucléaire indien et pakistanais. Mais ils ont été plus stricts avec la Corée du Sud en raison de l'étrange hiérarchie des alliés. Je crois que les points principaux y sont : 1. Pourquoi la Corée du Sud aurait vraiment besoin de SNA 2. La Corée du Sud souhaite utiliser pour propulser de futurs SNA de l'uranium faiblement enrichi (technologie qu'à ce jour seuls deux pays pratiquent, la France et... la Chine) 3. Le refus des Etats-Unis d'autoriser la Corée du Sud à utiliser à des fins militaires de l'uranium enrichi jure avec leur tolérance envers l'armement de l'Australe en SNA 4. C'est pô juste ! A ce stade, bien sûr, c'est l'impasse. Il n'y a pas de proposition allant plus loin que le "c'est pô juste", c'est-à-dire en gros d'aller se plaindre auprès de Washington comme quoi c'est vraiment pô juste. Et nul doute que Joe Biden est prêt à décocher son plus beau sourire pour dire aux Sud-Coréens de ne pas s'inquiéter - car il les aime d'amour. ==>Y aurait-il éventuellement une ouverture pour un pays qui 1) pourrait fournir une précieuse aide technique à la conception de propulsion de SNA basée sur de l'uranium faiblement enrichi) 2) serait en mesure aussi de vendre à Séoul de l'uranium faiblement enrichi - qui n'étant pas de provenance américaine serait hors champ de l'accord Séoul-Washington ? Une question intéressante je trouve. D'autant que seuls deux pays pourraient y prétendre, Chine et France. Et à supposer - une idée, comme ça ... - que Pékin passe son tour, Paris aurait vraiment le champ libre En plus, ça ferait ch... anger d'humeur M. Biden. Ce qui ne serait pas désagréable Voyons : Indonésie, Inde, Corée du Sud...
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Il s'agit d'une ruse dans le cadre d'une bataille judiciaire, destiné à bloquer une manœuvre souvent utilisée par les militants pro-avortement, et qui aurait sinon pu empêcher l'application de cette loi. C'est expliqué ici sur le site de The American Conservative. La structure de l'interdiction du Texas empêche la harangue habituelle des activistes de poursuivre les fonctionnaires qui seraient responsables de l'application d'une telle décision, comme ils l'ont fait dans tous les États qui ont adopté une telle loi. (...) Les défenseurs du droit à l'avortement contestent généralement les nouvelles restrictions avant qu'elles n'entrent en vigueur en poursuivant les fonctionnaires qui seraient chargés de faire appliquer la loi. Mais les législateurs texans ont conçu une mesure qui transfère l'application de la loi de l'État à des parties privées. Suivant les termes de l'interdiction au-delà de six semaines, les parties privées peuvent intenter des poursuites civiles contre toute personne qui aurait pratiqué ou aidé à pratiquer un avortement interdit, ou qui aurait l'intention de le faire. En vertu de la loi, un procès réussi permet au plaignant de percevoir au moins 10 000 dollars de dommages et intérêts par avortement contesté. Les représentants de l'État ont insisté sur cette caractéristique de la loi dans les documents déposés mardi après-midi auprès de la Cour suprême, en faisant valoir qu'il s'agissait d'une des nombreuses raisons pour lesquelles les fournisseurs d'avortement n'avaient pas droit à une ordonnance d'urgence bloquant la loi. "Cette cour ne peut pas supprimer la loi elle-même. Au contraire, elle ne peut qu'interdire l'application de la loi. Mais les défendeurs gouvernementaux n'appliquent explicitement pas la loi", ont déclaré à la haute cour le procureur général républicain du Texas, Ken Paxton, et d'autres représentants de l'État. (...) C'est plus qu'une victoire pour la vie ; c'est un modèle à suivre pour les conservateurs des législatures d'État qui ont un réel désir de protéger le mode de vie américain au-delà de ce qu'ils peuvent afficher sur leurs sites de campagne. Si la loi texane parvient à contrecarrer les activistes de l'avortement, elle montre que les conservateurs peuvent réellement gagner des batailles, et que si nous ne gagnons pas, c'est peut-être dû à un manque de ruse, et non à un système truqué contre les défenseurs de la vie innocente à chaque tournant. En somme, certains conservateurs américains semblent s'être dit qu'un peu de ruse et de prudence pourrait ne pas être inutile.
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[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici le communiqué officiel de l'OTAN au sujet de cette rencontre Lors de sa visite à Paris aujourd'hui (10 décembre 2021), le secrétaire général de l’OTAN a rencontré le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et la ministre française des Armées, Florence Parly, pour discuter de l’évolution de la situation dans la zone euro-atlantique et de la poursuite de l’adaptation de l’Organisation pour l’avenir. « La France est un Allié solide. Un Allié qui contribue à notre sécurité commune de bien des manières, avec des capacités du haut du spectre, et qui consacre plus de 2 % de son PIB à la défense. Vos forces nucléaires stratégiques contribuent de manière significative à la sécurité globale de l’Alliance.Et vous êtes fermement déterminés à lutter contre le terrorisme », a déclaré le secrétaire général. M. Stoltenberg a remercié les deux ministres français pour les contributions de leur pays aux déploiements de l’OTAN, notamment pour les troupes mises à la disposition du groupement tactique multinational défensif de l’Alliance en Estonie, et pour les avions fournis dans le cadre de la mission OTAN de police du ciel dans les États baltes. Ensemble, ils ont évoqué le nouveau renforcement du dispositif militaire de la Russie en Ukraine et alentour. Le secrétaire général a souligné que la crise nécessitait une solution politique et diplomatique, et il ajouté : « nous saluons le dialogue engagé entre le président Biden et le président Poutine, de même que les efforts déployés pour la convocation d’une nouvelle réunion en format Normandie, car le dialogue est d'autant plus d'important lorsque les tensions sont vives ». Il a indiqué que l’offre faite par l’OTAN en vue de la tenue d’un dialogue substantiel au sein du Conseil OTAN-Russie était toujours d'actualité. Le secrétaire général s’est également entretenu avec ses hôtes français de la manière dont la coopération OTAN-UE, qui a déjà atteint un niveau sans précédent, pouvait encore être renforcée. « Nous avons discuté des priorités que la France s’est fixées pour la présidence du Conseil européen l'année prochaine et je compte sur le concours de la France pour l’élaboration d’une nouvelle déclaration conjointe OTAN-UE », a indiqué le secrétaire général. Il a rappelé qu'il soutenait depuis longtemps les efforts de l’UE en matière de défense, précisant : « Je me félicite que tous les Alliés européens aient augmenté leur budget de défense. Et il importe que nous continuions sur cette lancée ». M. Stoltenberg a plaidé pour la mise à disposition de davantage de ressources « plutôt que de nouvelles structures qui risqueraient de faire double emploi avec celles que nous avons déjà ». Rien de très original, il me semble. Pas de soumission de la part des ministres français, non plus. Stoltenberg a juste fait un petit couplet attendu vers la fin sur la nécessité de "ne pas dupliquer l'existant", au sujet de la défense européenne. Mais bon, il n'allait pas dire autre chose. Et de toute façon les années d'effort de Macron depuis 2017 en faveur de la défense européenne ont bien montré que cette voie est complètement bloquée, le seul pays à s'y intéresser étant la France. Donc il n'y a aucun inconvénient à laisser à Stoltenberg son couplet : la défense européenne n'existera pas, de toute façon. Ne reste juste qu'à prendre acte de la situation, oublier l'idée irréaliste de construire une "défense européenne" qui n'existera pas pour s'occuper de renforcer une défense française qui existe, et naturellement sortir de la structure OTAN. En 2022, peut-être ? -
Il peut y avoir aussi une bonne raison pour la Finlande d'avoir éliminé à la fois Rafale et Typhoon, c'est si dans "sécurité d'approvisionnement" ils incluent la capacité à leur envoyer 30 ou 50 appareils supplémentaires au pied levé en cas de guerre. Si c'est leur manière de penser, alors il faut reconnaître que ni France ni aucun des partenaires de l'Eurofighter ne peut s'aligner. Les États-Unis, si. Et la Suède peut être aussi, parce qu'ils sont voisins donc pourraient céder beaucoup de leurs appareils en cas de vraie nécessité, sachant qu'en défendant la Finlande ils défendraient aussi la Suède. Et si F-35 et Gripen restent seuls en lice, alors il n'est pas vraiment surprenant que le F-35 l'emporte
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout à fait. C'est aussi ce que je me suis dit en découvrant la thèse de Bhadrakumar. Mais il y a aussi la démarche vers MBS et le déblocage du "cordon sanitaire" que les Etats-Unis souhaitaient maintenir autour de ce pestiféré. Ca, c'est nouveau, c'est une initiative française et ça gène effectivement Washington Et il y a le fait que ce contrat Rafale "débloque" au bénéfice de la France le "Quad 2" que les Etats-Unis souhaitaient créer entre eux-mêmes, Inde, EAU et Israël. Certes le démarchage Rafale des EAU est ancien, mais en réussissant à ce moment précis il gène là encore la stratégie américaine : la France, n'étant pas invitée, entre par la fenêtre. Ce dernier point est peut-être en partie un hasard, peut-être en partie le résultat d'un effort diplomatique spécifique - ainsi que du mépris ouvert auquel les Etats-Unis se laissent trop souvent aller envers leur partenaires (enfin, pas assez souvent de notre point de vue, parce qu'on passe derrière avec la voiture-balai ) Même dans la première hypothèse, comme tu le dis ça tombe bien