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Tout ce qui a été posté par Alexis
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[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
L'homme ordinaire apprend de ses erreurs. Le sage apprend de celles des autres. Les Kurdes ont commis l'erreur de croire à la garantie de sécurité américaine. L'avenir dira si les Européens sont sages. -
Pas d'inquiétude. Ce que Edward Snowden appelle une "tyrannie clés en mains" (turnkey tyranny) n'est dangereux que si c'est l'Etat qui la dirige, l'Etat américain par l'intermédiaire de la NSA ou l'Etat chinois. Dans des mains privées, ça va bien se passer. Mais si, mais si... Pas besoin de créer une super-CNIL avec tous les moyens technologiques et juridiques pour protéger les citoyens français - voire européens si les autres sont d'accord - et le même degré de pitié envers les contrevenants que ce célèbre humaniste Meuh non, voyons.
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[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce texte écrit par un analyste atlanticiste - conseillant bien sûr aux Européens de s'engager davantage en faveur de l'Amérique afin qu'elle soit mieux disposée à leur accorder sa généreuse protection - n'en est pas moins intéressant dans ce passage au sujet du lâchage des Kurdes Le lâchage des Kurdes a également mis en lumière ce qui était déjà l'aspect le plus troublant de la politique étrangère de l'administration (Trump) : son traitement erratique des alliés. Compte tenu de la manière dont Trump a traité les loyaux Kurdes, qui ont perdu des milliers de vies en combattant aux côtés des Américains contre la SI, pourquoi la Pologne, les pays baltes, ou tout autre allié, devraient-ils faire confiance aux Etats-Unis pour les défendre en cas de crise ? Ces pays aussi ont versé du sang dans des guerres menées par les États-Unis, dans des pays lointains comme l'Afghanistan et l'Irak, où ils n'avaient aucun intérêt au-delà de la loyauté. C'est là reconnaître le problème fondamental que l'affaire kurde révèle : la protection américaine est encore moins crédible que les plus pessimistes l'imaginaient. Non pas par manque de moyens militaires naturellement, mais par une réticence de plus en plus grande, déjà énorme, à faire des sacrifices pour aider des alliés. Même des alliés qui ont beaucoup donné comme les Kurdes de Syrie. Même des alliés qu'il ne coûterait pas grand chose de continuer à soutenir. Quant aux solutions que propose Edward Lucas, c'est peu dire qu'elles ne sont pas au-dessus de la critique Une réponse est que Trump ne fera pas deux fois la même erreur ; même les loyaux alliés républicains sont horrifiés par son comportement imprudent. Avec la bataille de destitution qui se profile à l'horizon au Congrès, il peut difficilement se permettre de perdre des alliés au Capitole en maltraitant des alliés ailleurs. Donc le Congrès américain, l'institution la plus méprisée du pays avec suivant les moments 10 ou 15% des Américains seulement qui en ont une bonne image, et parfois moins que 10%, serait la garantie que les Etats-Unis seraient prêts le cas échéant aux efforts majeurs, aux grands sacrifices et aux risques même pour la métropole américaine qui seraient nécessaires pour venir au secours d'une Pologne ou d'une Corée du Sud subissant une agression ? Waouh comme c'est sécurisant ... Une autre explication, plus cynique, est que les Kurdes étaient sacrifiables. L'intérêt des États-Unis pour le Moyen-Orient s'estompe grâce au boom des schistes et à l'indépendance énergétique. La lutte contre le terrorisme a été abandonnée. La concurrence des grandes puissances est maintenant la pièce maîtresse de la stratégie de sécurité nationale de l'administration Trump. Les alliés européens sont un rempart contre la Russie. Les Kurdes ne jouent pas dans cette ligue. Ah enfin une pensée rassurante ! Les Etats-Unis ont changé de priorités - parce que leur économie a changé, que telle guerre est terminée, ou que leur humeur a viré de bord tout simplement - c'est ce qui explique le lâchage en rase campagne des Kurdes. Et qui garantit la sécurité des Polonais et des Sud-Coréens bien sûr. Puisque l'humeur américaine leur est actuellement favorable. Et elle le restera pour toujours ça ne fait pas de doute. Et même si par extraordinaire l'Amérique changeait d'avis elle prendrait bien soin d'en avertir à l'avance ses protégés et de leur laisser tout le temps nécessaire pour se retourner. Tenez, en voici la preuve : S'ils sont sages, les alliés européens se rallieront également au côté américain dans sa lutte contre la Chine. Au plus grand bénéfice des intérêts économiques américains. Et quoi qu'il en coûte aux intérêts économiques européens. Oui, ça on avait déjà compris... -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est clair. Cela dit, aussi décalée voire insultante que soit la réponse de Morawiecki, je pense qu'il ne faut vraiment pas en tenir rigueur aux Polonais, qui vivent dans une inquiétude bien réelle et pas du tout feinte, "coincés" qu'ils sont entre la grande puissance militaire qu'est la Russie et la grande puissance économique - potentiellement un jour militaire - qu'est l'Allemagne. Une situation dont leur Histoire des deux derniers siècles crie qu'elle est à terme dangereuse. La Pologne a été un solide allié de la France - et réciproquement - lorsque notre pays apparaissait comme la meilleure voire la seule solution pour la liberté et la sécurité de la Pologne, c'est-à-dire entre l'époque napoléonienne et la Seconde guerre mondiale. Ils restent à ce jour le seul pays dont l'hymne national rappelle le souvenir du grand Napoléon - personnage sans ambiguïté positif de leur point de vue. Aujourd'hui, ils sont un tout aussi solide allié de l'Amérique qu'ils le furent de la France, et pour les mêmes raisons. Quand il s'agira de choisir entre l'Amérique et l'Europe, ou entre l'Amérique et la France, ils choisiront toujours l'Amérique. C'est parfaitement normal. Et nous ferions la même chose à leur place. Ce qu'il faut critiquer dans la réaction du gouvernement polonais, ce n'est pas leur politique présente, c'est leur refus d'envisager l' "après", leur refus même d'en parler. Probablement basé sur une profonde inquiétude sous-jacente : les Polonais ne sont pas plus aveugles que nous je crois, ils voient bien que la protection américaine est loin d'être aussi assurée qu'autrefois, ils perçoivent sans doute les signes qu'elle pourrait même disparaître. Qu'ils redoublent d'amour envers l'Amérique, qu'ils proposent un pont d'or pour une base militaire américaine chez eux qui s'appellerait bien entendu "Fort Trump" - l'occupant de la Maison Blanche n'en sera t il pas mieux disposé envers eux, prêt à envoyer les boys (*) au cas où Moscou les menacerait ? - ça n'a rien d'étonnant et même si ça a certes moins fière allure que l'indépendance militaire... il est tout à fait normal que la Pologne ait cette politique, parce que la sécurité est primordiale. Dommage qu'ils ne soient pas encore prêts à préparer l'après, alors qu'ils pourraient tout à fait y travailler en coopération avec Français, Allemands et tous les autres, tout en maintenant leur engagement pro-américain prioritaire pour le présent. Ils craignent peut-être que le simple fait de l'envisager convainque les Américains que hop c'est bon on s'en va ils sont grands maintenant ils tiennent sur leurs jambes. Ou alors - ce serait le pire - ils craignent que le simple fait d'envisager que le désengagement américain est possible soit trop angoissant et qu'il vaut donc mieux arrêter de penser à tout ça. La seule chose qu'il faut attendre d'eux pour l'instant, c'est de ne pas nous gêner. Plus tard, sans doute, ils changeront. (*) 'girls. Oui, certes. Voire boys, girls, non-binaries, hermaphrodites, et les autres -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Renouer avec son passé ? Tu veux dire... das Land der Dichter und Denker ? (Le pays des poètes et des penseurs) Pas d'objection. Si les Allemands peuvent nous produire quelques Hegel, Nietzsche, Einstein, Planck, Heisenberg, Goethe et Hölderlin supplémentaires, le monde ne s'en portera que mieux. Évidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire... Quant à leur passé en forme de casque à pointe, il ne leur manque pas. Et à nous non plus. -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne peux que remarquer ta prudence. Tu as entendu dire que « c'est très bon », mais tu as envie qu'on te raconte au moins un retex direct avant d'éventuellement tenter toi même l'expérience. C'est pas une critique, note bien Je n'ai pas oublié qu'on parle de cuisine britannique ... Écoute, j'en commande pour mon chat, et je te dirai ce qu'il en aura pensé. Ça te va ? Me dénoncer à la SPA ? Hein, comment ça, pourquoi ? -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
LBSC, les gars, LBSC ! Restons sur le sujet du fil, quoi ... Nan, pas le Long Beach Surf Club ! Mais : ===> Les Brits Se Cassent. -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Pffft, du temps de nos ancêtres les Gaulois, ni l'expression INRI (Iesus Nazarenus Rex Iudæorum, soit ce qu'un certain jeune désœuvré nommé Pilatus se permit de taguer sur une certaine croix à Jérusalem) ni IHS (Iesus Hominum Saluator) n'avaient encore cours... Ni Vercingétorix, ni Astérix ni aucun autre -ix n'a jamais eu à se les coltiner. C'est pourtant assez clair : regarde les pièces romaines de l'époque de César, la date est pourtant bien indiquée 48 avant J.C. ! -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Sinon, ça date d'hier, mais c'est le premier ministre polonais Morawiecki qui a eu les mots les plus acerbes contre le président français Macron Bon une chose est certaine : le débat est lancé. Même si Mateusz Morawiecki semble souhaiter assez désespérément qu'on arrête d'en parler... -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Dans la série "Persiste, et signe" quelques extraits du discours de Macron aujourd'hui au Forum de la Paix Otan: Macron accuse de «pudibonderie et d’hypocrisie» ceux qui refusent les critiques Ouh-là... il a du y avoir quelques oreilles qui ont sifflé ! Il a mangé du lion, ou quoi ? A noter aussi : Tout à fait juste. Et d'ailleurs dans la droite ligne de la tradition française de non-alignement - que Macron vise à étendre aux dimensions du continent européen. Ce qui est certes un très bel exemple de "Vaste programme" Mais bon, ça vaut sans doute le coup d'essayer en effet - au cas où d'autres parviendraient à se hisser au-dessus d'eux-mêmes, ou y seraient forcés par les événements. -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Je partage un "petit fait marrant" que je viens juste de découvrir. Oui, je prends le risque que tout le monde me tombe dessus en rigolant "Ben quoi, t'étais pas au courant ?". Oui, je le prends car je suis brave. Et prêt à fuir en courant, aussi L'OTAN avait initialement son siège à Paris - ça je le savais quand même - plus précisément il a longtemps été au Palais de l'OTAN à la Porte Dauphine. Bâtiment qui est aujourd'hui l'université Paris-Dauphine. Et qui est en forme de A comme "Alliance" ! Soit dit en passant, c'est à moins de 500 mètres que l'ambassade de Russie, à l'époque ambassade soviétique, fut construite quelques années après le déménagement de l'OTAN sous d'autres cieux plus bruxellois... -
Partie réservée à la veille économique
Alexis a répondu à un(e) sujet de Arnaud dans Economie et défense
Une étude intéressante sur les variations de la productivité humaine - sujet difficile à comprendre s'il en est. Pourquoi la création d'entreprises, voire même la créativité au sens le plus général, peut-elle varier avec une telle amplitude ? Quelles en sont les causes, directes ou indirectes ? On n'en parle pas assez, et pourtant à côté de tout ce qui se chiffre facilement, inflation rendement PER etc. ce sont bien des facteurs impondérables comme la créativité qui vont en grande partie décider de la prospérité d'un pays ou d'une région... enfin tant que ça dure, car la créativité peut aussi se tarir. Voici au moins une hypothèse cohérente et solide sur le facteur sous-jacent, avec le cas particulier de la région de Bordeaux et la façade atlantique. -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Attends, regarde bien et sois attentif Ouais, c'est embêtant cette manie de sortir à tout bout de champ des sigles inconnus. Un autre exemple : j'entends des commentateurs politiques évoquer un certain "LR". Va savoir ce que c'est ça encore ... Où mène le wokisme ça on sait : dans la peau d'un casque bleu de l'ONU à Beyrouth dans les années 1980. A ne pas confondre avec le wookisme, qui mène à de jolies chansons pour Noël -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, pour faire une réponse un peu substantive à ton long post, voici quelques points où il me semble que c'est assez loin du réalisme Il y a plusieurs siècles, c'étaient Espagne et Portugal qui se partageaient le monde. Puis la France prit un ascendant. Or, aucun de ces pays n'est traditionnellement protestant. Le moment où un pays protestant prend l'ascendant, ce n'est pas avant le milieu du 18ème siècle avec la Guerre de sept ans. L'ascendant définitif : pas avant la chute de Napoléon. Du coup, "le contrôle principal des flux de richesse mondiaux depuis maintenant plusieurs siècles" aux mains des protestants... ben non. Deux siècles au grand max. Et à supposer encore qu'ils s'identifient eux-même comme "protestants" hein. L'identification nationale pourrait bien être prioritaire. Quant aux juifs, ce n'est pas avant le 19ème siècle que l'Angleterre leur accorde un statut égal. Certains Britanniques d'ascendance juive réussissent brillamment en effet. Par exemple un certain Benjamin Disraeli, lequel était par ailleurs... chrétien anglican. Ben oui. Mais de toute façon ces individus d'origine juive qui réussissent ne le font que comme Britanniques et comme partie du peuple britannique, non en tant que juifs. Donc, "le contrôle principal des flux de richesse mondiaux depuis maintenant plusieurs siècles" aux mains des juifs... ben non, encore moins. L'assassinat de Kennedy "pue" à l'évidence, et c'est probablement un groupe d'intérêt quelconque qui s'est payé le président américain, oui. Mais la lutte pour que les Etats-Unis ne servent plus les "intérêts du capital mondial" ? Hein ? Il y a là deux hypothèses non prouvées - voire plutôt gratuites : - Que Kennedy aurait lutté contre "les intérêts du capital mondial"... Gnééé ? - Que ce serait le "capital mondial" qui serait derrière les assassins... alors que ça se bouscule au portillon les gens qui avaient des raisons d'en vouloir au JFK Un petit florilège Oui c'est de l'humour - de l'humour basé sur la réalité que Kennedy s'était fait pas mal d'ennemis. ... Y compris les intérêts du communisme mondial, d'ailleurs Donc ce sont les juifs qui ont poussé les Etats-Unis à entrer en guerre début 1917 ? Et moi qui croyait que c'était la guerre sous-marine sans restriction que les dirigeants allemands avaient lancée l'année précédente en étant parfaitement conscient qu'elle forcerait Washington à entrer en guerre mais en calculant - sur les conseils du Grand-Couillon Grand-Amiral von Tirpitz - que la Grande-Bretagne affamée aurait capitulé avant que les Etats-Unis puissent peser sur l'issue du conflit ! Ce qu'on peut être naïf, quand même Maintenant je sais que ce sont en fait les Américains juifs qui ont poussé leur pays à déclarer la guerre à l'Allemagne en avril 1917, afin de permettre l'application de la déclaration Balfour laquelle date de novembre 1917. Ce qui montre bien qu'ils sont très forts ces juifs quand même - façon Minority Report, ils arrivent à prévoir l'avenir Tout à fait. En cas de doute, se rapporter à une carte des bases militaires israéliennes au Moyen-Orient, qui garantissent notamment la sécurité des pétromonarchies du Golfe. Ne pas se laisser tromper par les drapeaux américains qui flottent sur ces bases. C'est bien évidemment un camouflage Ça c'est clair oui. Pour la bonne et simple raison que ce n'est pas le capitalisme qui a fait la guerre au Troisième Reich, mais bien la Grande-Bretagne puis les Etats-Unis - avec quand même entre-temps l'Union soviétique qui devait prendre de loin la part principale à la défaite du Reich de Hitler. Le capitalisme quant à lui n'a rien fait du tout. Pas davantage que le communisme d'ailleurs. Ni même que le corporatisme allemand de l'époque n'a fait la guerre à l'Europe. Ce sont les nations qui font la guerre. C'est ce qu'il voulait fin 1940 en effet. Pour la même raison que vers 1938 il voulait avoir les mains libres à l'Est, tout en reconnaissant pleinement la souveraineté de la France y compris sur Alsace et Lorraine. Parce qu'on ne peut pas attaquer tout à la fois. Et parce que ça ne coûte rien de vérifier si par hasard ceux d'en face ne seraient pas prêts à continuer d'être c... Mais ils ne l'étaient plus, non. En 1940, ils avaient compris - il était temps, d'ailleurs. Tout à fait. Et pourtant c'est elle qui a déclenché et la première et la seconde. La qualité des dirigeants allemands de l'époque était... eh bien ce qu'elle était. Les Allemands s'en sont trouvé fort mal. Et leurs voisins au moins aussi mal. Soit dit en passant, on se moque à l'occasion - assez souvent à raison - des petitesses et des illusions voire des véritables imbécillités auxquelles tel ou tel dirigeant en Allemagne en France dans tel autre pays d'Europe se laisse aller. Mais le plus lamentable de tous ces parfois tristes sires et dames est bien deux années-lumière au-dessus des "artistes" prussiens galonnés qui nous ont donné la première guerre mondiale, et l'artiste raté autrichien peu galonné qui nous a donné la seconde était encore pire. Même George Bush, peut-être le pire dirigeant d'un pays démocratique de ces dernières décennies, est très largement au-dessus de ce ramassis de traîne-sabre. Lui au moins a eu la présence d'esprit de ne déclencher une guerre d'agression que contre un petit pays, et il a refusé les conseils qui vers 2006-2007 lui disaient d'étendre la guerre à l'Iran. Oui. En général, quand vos principaux concurrents s'épuisent et se ravagent dans des guerres à grande échelle, la conséquence est de vous laisser seul debout, apparaissant d'autant plus formidable... ne serait-ce que par défaut. Un peu comme la France au milieu du XVIIème siècle, après que le plus clair de l'Europe centrale ait été décimé par la Guerre de Trente ans et alors que l'Espagne s'y était épuisée financièrement et avait perdu sa supériorité militaire. Pour gagner un match, il suffit parfois de rester seul debout. Surtout si l'on a pris bien soin de s'économiser - ou si on y a été aidé par la géographie. Non, jusqu'en 1956. C'est-à-dire jusqu'au XXème congrès du PCUS et la déstalinisation, lorsque les quelques rares survivants allemands du système concentrationnaire du Goulag peuvent rentrer chez eux. Quant aux Allemands prisonniers des Américains ou des Français - mortalité en captivité de l'ordre de 1% - ils pouvaient se féliciter de leur bonne chance. Sans parler de ceux qui s'étaient retrouvés chez les Britanniques - mortalité de l'ordre de 0,1%, oui les Anglais ont mérité cette fois-là leur réputation de gentlemen. La Russie est le débouché naturel de l'Allemagne en effet. C'est bien pour cela que l'Allemagne y envoie pas moins de 2% de ses exportations. Presque autant que vers la Suède ! Et bien sûr cette situation ne date pas de la crise ukrainienne de 2014 et des sanctions économiques. C'était déjà tout aussi vrai avant. Jusqu'au moment où le Bitcoin aura remplacé le Dollar comme principale monnaie de réserve mondiale. ... Nan, je déconne Encore que -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Probablement la fausse idée "Si tu apprends l'anglais tu peux te fiche des autres langues" Fausse car même si l'anglais est si utile dans beaucoup d'emplois qu'il est pratiquement obligatoire, les autres langues représentent un avantage très important pour réellement interagir à l'international. Même si la surface des choses s'exprime en anglais, pour vraiment savoir "ce qui se passe" il faut parler la langue du pays étranger. C'est d'autant plus vrai que l'Europe est le seul continent où "il est obligatoire" de parler anglais. Si on travaille à un projet en coopération ou pour le compte de Sud-Américains, de Chinois, de russophones... ils s'attendront à ce qu'on parle leur langue. Ce qui est d'ailleurs parfaitement normal. Beaucoup sont cependant prêts à faire des efforts, attention ! Ils peuvent parler plus fort. -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
D'accord pour illustrer les commentaires - c'est vraiment pas moi qui vais critiquer surtout pour ce genre d'images - mais je préfère voir les choses en grand -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Il reste encore un mois avant les élections générales britanniques, mais pour l'instant ça sent le raz-de-marée conservateur - et le massacre pour les travaillistes. Quand l'élection a été annoncée, les conservateurs avaient une avance sérieuse sur les travaillistes dans les sondages. La question était de savoir s'ils la conserveraient, sachant que Theresa May par exemple l'avait entièrement perdue lors de la campagne de 2017. A voir l'évolution des sondages dans les deux dernières semaines, l'avance des conservateurs ne diminue pas. Ceci alors que les libéraux-démocrates ne progressent pas et que le parti du Brexit s'efffondre. La situation des conservateurs semble presque même continuer à s'améliorer Conservateurs en bleu, travaillistes en rouge, libdems en orange et parti du Brexit en bleu ciel Si les conservateurs préservent une telle avance, dans un scrutin par circonscription à un seul tour les résultats seront... très marqués. Ce qui signifierait majorité absolue pour Johnson. Et donc Brexit effectivement le 31 janvier. Voire même le 31 décembre l'accord le permet. -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Je n'ai pas accès au Washington Post, mais ce texte peut aussi se trouver sur... le Iran Daily ! Bon, maintenant, il faut dire aussi que ce genre de point de vue n'est pas le plus courant. Mais il s'exprime. Certaines personnes sortent du bois et s'expriment ouvertement. -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Cherchez dans votre moteur de recherche préféré "NATO Hirntod" c'est-à-dire la combinaison des mots allemands pour OTAN et pour mort cérébrale... et vous verrez qu'il en remonte des résultats ! Parmi un concert de simples retranscriptions des déclarations des uns et des autres, de commentaires convenus et parfois de cris d'orfraie, un texte intéressant de la rédactrice en chef du magazine allemand Spiegel -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Robert Kagan est l'un des principaux intellectuels néoconservateurs, et s'il s'agissait de décider oui ou non de partir en guerre, mieux vaudrait ne pas l'écouter. Ou alors peut-être pour faire le contraire de ce qu'il préconiserait ? Mais - à côté évidemment d'un certain nombre voire d'un nombre certain de bêtises sur l'Amérique-indispensable-le-monde-ne-peut-vivre-sans-son-bras-puissant-et-bienveillant - il dit quand même quelques trucs intéressants dans cet entretien avec le journal allemand Spiegel, quoique encore plus provocateurs que Macron. Ce qui a certes moins de poids venant d'un simple intellectuel. Extraits : DER SPIEGEL : Pensez-vous qu'il est possible que Trump retire les États-Unis de l'OTAN s'il est réélu ? Kagan : Je ne l'exclus pas. Mais vous savez quoi ? D'une certaine façon, ce n'est pas la question importante. Que les États-Unis se retirent officiellement de l'OTAN ou non, quelqu'un pense-t-il que nous sommes aussi engagés envers l'OTAN aujourd'hui qu'il y a quatre ans ? Les Polonais sont très drôles pour moi parce qu'ils croient que l'OTAN pourrait disparaître, mais l'engagement des États-Unis envers la Pologne va survivre. Ils pensent pouvoir compter sur Donald Trump. DER SPIEGEL : Selon les sondages, une majorité d'électeurs américains estiment que le pays devrait donner la priorité à ses problèmes politiques intérieurs. C'est également un message que les candidats démocrates à la présidence semblent avoir compris. Kagan : En ce qui concerne la politique étrangère, je ne vois pas vraiment de différence entre Trump, Elizabeth Warren et Bernie Sanders. Tous les trois veulent recevoir des applaudissements pour avoir dit que nous ramenons nos soldats du Moyen-Orient. Je pense que Joe Biden a probablement un point de vue différent simplement parce qu'il est une relique d'une époque antérieure de la politique étrangère américaine. Eh oui. La garantie de sécurité américaine appartient déjà largement au passé, même si ce n'est pas encore officialisé. Et ce n'est pas seulement Trump qui est en cause, la fixation sur lui fait manquer l'évolution en profondeur, et l'idée qu'il ne serait qu'une parenthèse n'est qu'une illusion. Le prochain président, que ce soit dans un an ou dans cinq, sera sans doute sur une ligne largement semblable, même si c'est quelqu'un de plus cohérent qui ne fait pas sa politique étrangère à coups de gazouillis. Ce qui soit dit en passant en ferait sans doute quelqu'un de moins désagréable... mais aussi de plus efficace, et capable peut-être de changements plus profonds. -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Un scénario intéressant, rédigé en juillet dernier sur le site de The Economist Il s'agit d'explorer et de proposer un scénario où l'Amérique décide brusquement de quitter l'OTAN - qu'arrive-t-il ensuite ? L'Europe seule: juillet 2024, Et si l'Amérique quittait l'OTAN ? Bon ce n'est pas trop déflorer le texte que de le résumer ainsi : après une énième dispute commerciale, Donald Trump gazouille un beau jour d'avril 2023 que l'OTAN c'est terminé, pendant que son secrétaire d'Etat - qui est aussi son gendre - envoie des notifications dans les formes à tous les autres membres. Suite à quoi les Européens vivent moult aventures, qui se passent dans l'ensemble plutôt mal que bien - voire carrément pas bien du tout en fait - aboutissant à un autre gazouillis trumpien en 2024 sur un ton moqueur "L'Europe voulait sa propre armée plutôt que de payer à l'OTAN ce qu'elle devait. Et alors, comment ça a marché ?" Bien évidemment, ce scénario n'est pas surprenant Nous parlons bien de The Economist, la Bible des milieux d'affaires britanniques comme-il-faut... est-ce que quelqu'un s'attendait vraiment à ce qu'ils ne répètent pas que sans l'Amérique les Européens ne sont que de pauvres petites choses ? Mais il pose quand même quelques questions intéressantes. Je commence par les moments artificiels dans le scénario où les Européens se noient dans un verre d'eau parce que... ben parce que le résultat doit être leur échec ça faisait partie de l'idée préconçue de l'auteur (je conseille de lire le texte avant ce spoiler ) Maintenant... y a aussi quelques points à retenir à mon avis -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Parce que vous pensez peut-être que je ne suis pas d'accord ? Voir aussi cet article de janvier dernier rappelant les multiples suggestions de Trump en privé pour un retrait des Etats-Unis de l'Alliance atlantique Le président Trump a indiqué en privé à plusieurs reprises en 2018 qu'il voulait que les États-Unis se retirent de l'alliance de l'OTAN, a rapporté le New York Times lundi soir. De hauts responsables de l'administration ont déclaré au journal que M. Trump avait laissé entendre qu'il ne comprenait pas les avantages de l'OTAN et qu'il croyait qu'elle sapait les intérêts des États-Unis. (...) Le secrétaire à la Défense de l'époque, James Mattis, et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, ont travaillé au maintien de la stratégie actuelle des États-Unis à l'égard de l'OTAN, a rapporté le Times Jusqu'ici, ses conseillers ont réussi à le "retenir". Jusqu'ici. Ce qu'il en sera à l'avenir, avec ce président-là, qu'il reste encore en fonction un an ou bien cinq. Avec le président suivant, qui pourrait être davantage favorable à l'OTAN, ou bien encore moins... est naturellement imprévisible ! Reprocher à Macron d'ouvrir le débat est pour le moins inconséquent et irresponsable. On peut aussi se rapporter à cet extrait de l'entretien de Macron Dans les discussions que j’ai avec le Président Trump quand il me dit « C’est votre voisinage, pas le mien », quand il dit publiquement « Les terroristes, les djihadistes qui sont là-bas ce sont des européens, pas des américains », quand il dit « C’est leur problème, ce n’est pas le mien », il faut l’entendre. Il dit une chose qui est un état de fait. Cela veut simplement dire, ce qui était sous-jacent de l’OTAN jusqu’alors : je ne suis plus d’accord pour payer et réassurer un système qui est leur sécurité et donc juste « wake up ». L’OTAN, tel qu’on l’a vécu depuis le début, est en train de changer de logique. Quand vous avez le Président des Etats-Unis d’Amérique qui dit ça, nous ne pouvons pas, même si on ne veut pas l’entendre, ne pas en tirer les conséquences de manière responsable, en tout cas commencer à réfléchir. Est-ce que lui il l’activera, la solidarité ? Si ça se passe à nos frontières ? C’est une vraie question. Quand il dit ça, ce qui est tout à fait légitime d’un point de vue d’un président des Etats-Unis d’Amérique, cela veut dire peut-être que certaines alliances, ou la robustesse de ces liens est en train d’être revisitée. Je pense que beaucoup de partenaires l’ont vu, et qu’on est en train de bouger sur ce point. La dernière phrase affiche l'optimisme. Je n'ai aucune idée de s'il s'agit d'un artifice visant à mieux emporter la conviction et entraîner, ou si ses entretiens particuliers avec les autres dirigeants européens ont convaincu Macron que derrière la façade pro-OTAN tout-va-très-bien-Madame-la-marquise les opinions évoluent vraiment. Même dans ce cas, il faut quand même dire que des politiciens qui diraient le contraire de ce qu'ils pensent "tout en n'en pensant pas moins"... ça ne fait guère avancer le schmilblick. -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Un commentaire de Jean-Dominique Merchet au sujet de l'entretien présidentiel avec The Economist. Il l'interprète essentiellement comme une réaction de colère suite à l'affaire turco-américaine contre les Kurdes, ce qui me semble réducteur : elle a joué le rôle d'un déclencheur et d'un révélateur, mais la question est beaucoup plus large. Je retiens en particulier Un diplomate d’Europe de l’Est confiait récemment à l’Opinion que « Macron se comporte avec les autres Européens comme le fait Trump sur la scène mondiale. Il avance l’idée d’une architecture européenne avec la Russie sans nous en parler auparavant ». Et de constater que « quand les Français parlent de partenariat stratégique, c’est pour nous vendre des armes ou réclamer des soldats pour le Mali. Pas pour nous consulter sur la Russie ou envoyer des soldats français chez nous… » Ambiance. Le style du président Macron laisse nos partenaires de plus en plus dubitatifs : dans le long entretien à The Economist il utilise 170 fois « je » ou « moi », dix fois plus que « la France ». Et lorsqu’il parle de la coopération avec les Allemands, il dit : « Je veux les faire venir à ma position. » Tout cela est vrai, mais... c'est aussi se focaliser sur le doigt pour éviter de regarder la Lune que pointe ce doigt. Accuser les Français de faire leur propre jeu - leur propre "je" - c'est bien gentil, mais c'est avant tout un moyen de se boucher les oreilles et d'éviter de parler du fond. Et demander à des dirigeants étrangers - le dirigeant français du point de vue de ce "diplomate d'Europe de l'Est" - de ne rien dire ni proposer sans d'abord se consulter et s'édulcorer avec le troupeau, c'est se condamner justement à rester dans un comportement moutonnier, quand c'est plutôt un débat même vif qui serait utile. Georges Malbrunot - grand reporter au Figaro - a de son côté une "bonne question" Mais poser cette question, n'est-ce pas... c'est déjà y répondre -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Je l'avais manquée, celle-là... Personnellement, je me souviens - mais je n'ai pas de lien - d'une tribune vers 2004-2005, où vu les difficultés que les Américains commençaient à rencontrer en Irak, François Heisbourg proposait pour regagner l'influence européenne d'envoyer en Irak le « corps européen » dont on commençait à parler, avec 60 000 hommes. Ce jour-là, j'ai placé Heisbourg dans une certaine case, que je ne nommerai pas pour rester poli et parce que ce forum doit rester familial et lisible par des enfants. A ses récentes déclarations, je constate que M. Heisbourg n'en a pas bougé. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Arnaud Danjean, spécialiste LR de la défense, au sujet de l'entretien de Macron « Une telle formulation ne peut que crisper nos alliés » L'article est dans la partie payante, à laquelle je n'ai pas accès, mais le titre même suffit à comprendre la position de l'auteur. Non, il ne s'agit pas d'un simple jeu politicien de l'une des oppositions. Il y a là un désaccord de fond. Lequel ne peut pas être sans lien avec un degré au moins de tête dans le sable sans oublier aussi une bonne dose de conformisme et suivisme moutonnier-OTAN. Car le constat que fait Macron me semble incontestable au moins sur les points suivants - Le tragique est de retour dans notre époque, les illusions de paix par le marché sont à terre et le monde est en train de redevenir dangereux - L'échange qui est la base de l'OTAN soit loyauté et dépendance stratégique offertes par les Européens contre protection militaire en cas de coup dur offerte par les Américains ne fonctionne plus. L'affaire turco-américaine et la façon dont les États-Unis ont lâché littéralement du jour au lendemain un allié qui avait tant fait pour eux les Kurdes lève toute ambiguïté sur la valeur de l'engagement américain. Auparavant on pouvait avoir des doutes. Aujourd'hui ils ont disparu : on ne questionne plus la valeur de l'engagement américain, on sait qu'il ne vaut pas tripette. Si un pays allié fait face demain à un vrai coup dur, c'est du 50-50 entre « Washington vient à son secours » et « le président américain retire toutes les troupes du jour au lendemain, avec destruction du matériel qui ne peut pas être emmené » Et je suis encore généreux en disant 50-50... - La plupart des pays européens restent sans garantie de sécurité. Ils sont dans la situation du fou qui repeint le plafond et à qui l'autre fou dit « Accroche toi au plafond, je retire l'échelle » Seule la France et le Royaume-Uni font exception. Et ce n'est évidemment pas notre pays qui va réassurer la sécurité d'un continent entier à lui tout seul ! - Quoique la France dispose de l'option de se replier stratégiquement sur son pré carré - avec augmentation du budget militaire sans doute, mais rien d'écrasant - les liens de tous ordres qu'elle entretient avec ses voisins - et qui sont une évidence quoi que l'on pense par ailleurs de l'UE et de son avenir souhaitable font que la meilleure option pour elle est de susciter et de contribuer à un ensemble européen stratégiquement et technologiquement autonome, bref à une résolution des problèmes stratégiques européens par les principaux intéressés. En somme, la survie et la liberté de la France se jouent à ses frontières, mais la prospérité et l'influence de la France se jouent à l'échelle du continent Soit dit en passant, il faut se frotter les yeux pour le croire. Quand on pense que LR a parmi ses origines le parti de De Gaulle ! Lequel était bien tout le contraire à la fois de la tête dans le sable et du suivisme... Certes, ça fait bien longtemps que LR a passé par pertes et profits son héritage gaulliste. Certes, l'infiltration de l'idéologie néoconservatrice y a été sans doute aussi grave qu'au PS. Mais là ! Qu'un supposé héritier politique de De Gaulle reprenne un héritier politique de Lecanuet sur son conformisme insuffisant et sa tête sortie du sable !