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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. C'est ici que ça se passe - le rapport de cette simulation politique. Soit dit en passant, leur illustration de couverture est pas mal "I'm outta here, ladies!" Même si, bien sûr, il manque une perruque orange à l'aigle américain ... enfin à moins que ce soit le prochain président qui saute le pas. Soit dit en passant, leur rapport inclut une liste des équipements qui manqueraient aux Européens pour pouvoir faire face à "une guerre conventionnelle limitée contre un Etat". Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère à pot ! - 100 à 120 batteries sol-air type SAMP/T ou Patriot - 2500 à 3700 chars lourds - 16 frégates lourdes AA type Horizon ou Type 45 - 264 chasseurs type Rafale ou Typhoon - 2500 à 3700 blindés d'infanterie type VBCI ou Puma etc. etc. Ça, il faudrait l'ajouter, disent-ils, pour une guerre limitée. Du coup, heureusement qu'ils n'ont pas fait la liste pour une guerre majeure ! Sinon, leurs recommandations générales sont plutôt raisonnables - voir en page 5 du PDF - notamment les trois premières 1. Impliquer les opinions publiques dans le débat, 2. Penser l' "impensable" 3. Investir dans des capacités militaires européennes
  2. L'iconographie c'est moi Pour le contenu, qui est incomparablement plus important, je suis aller voir la même nouvelle sur des sites turcs, et la traduction automatique depuis le turc donne bien le même genre de résultats orduriers. Sur le fond : Macron a appelé à avoir un débat sur les objectifs stratégiques de l'Alliance, il a apporté sa propre contribution, eh bien voilà Erdogan a amené la sienne Chacun contribue suivant ses moyens Quant à l'accolade, non je n'y crois pas.
  3. Une contribution au débat du président turc Erdogan Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'en est violemment pris ce vendredi 29 novembre à son homologue français Emmanuel Macron qu'il a jugé en «état de mort cérébrale». Des déclarations virulentes, qui laissent craindre une escalade des tensions, à une semaine d'un sommet crucial de l'Otan. Reprenant les déclarations du président français, qui avait jugé l'Otan en état de «mort cérébrale», Recep Tayyip Erdogan a déclaré: «Je m'adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l'Otan. Fais d'abord examiner ta propre mort cérébrale». «Ces déclarations ne siéent qu'à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale», a insisté le président turc lors d'un discours à Istanbul. C'est çui qui l'dit qui l'est ! D'abord ! Alors, hein ! PS : Nan, j'ai aucune imagination. Même pour l'insulte. Des cours chez Cyrano de Bergerac, vous dites ?
  4. Estomaqué oui, mais je me garderais de la haine. J'hésiterais entre deux attitudes : - La pitié devant une stupidité tellement suffisante - L'admiration pour la taupe des Patriotes - le parti de Florian Philippot - qui a réussi à infiltrer LREM pour ensuite les troller à fond D'ailleurs, je me demande parfois si un agent double souverainiste n'aurait pas pu réussir un coup encore beaucoup plus fumant et se hisser incomparablement plus haut que la députation Macron a même eu son moment Chevènement. Passé sous silence dans son livre « Révolution », ce compagnonnage de jeunesse a duré deux ans. Emmanuel Macron a 25 ans, est étudiant à Sciences-po et travaille comme assistant de Georges Sarre, maire du XIe arrondissement et dirigeant du Mouvement des citoyens (MDC). Bref, il gravite dans la galaxie Chevènement et aurait même voté pour lui en 2002.
  5. Alexis

    Eurofighter

    Voilà, en gras j'ai réparé ton petit oubli Je t'en prie C'est-à-dire que pour une bombe à gravité il faut prendre en compte la terreur causée chez l'ennemi par le bruit du sifflement de l'arme qui tombe en chute libre... Le principe a été par exemple utilisé pour les Junkers Ju 87 Stuka, en l'agrémentant d'une sirène. D'aucuns diront que de toute façon, puisque ceux qui peuvent entendre l'arme tomber ne risquent pas d'y survivre, on peut s'en fiche. Grave erreur ! C'est oublier le style Sinon, oui, parmi les barbares qui ne regardent que le résultat, on a tendance à considérer qu'un missile de croisière furtif haut supersonique comme l'ASMP-A est à une B61, même -12, ce qu'est une Porsche Carrera à une 2 CV. Mais c'est parce que ce sont des barbares. Ce n'est pas impossible. Disons que dans ce cas, il faudrait être bien clair que la chose se fait en dehors du cadre OTAN - c'est facile, puisque les décisions s'y prennent à l'unanimité, il suffit d'un pays pour bloquer En bilatéral, naturellement Etats-Unis, Pologne ou Roumanie font ce qu'ils veulent. Oui, quoique sur le principe on puisse imaginer - j'avais déjà fait l'exercice sur ce forum - une dissuasion centrée sur l'Europe à laquelle Allemands et Polonais participeraient avec des ASMP-A en double clé, il faudrait tenir compte de l'aspect politique - relations du pays concerné avec la France - et surtout du point de vue russe, sauf à ce que Moscou ait mené une politique agressive envers des pays de l'UE. En l'absence d'une telle situation, et à supposer que les Etats-Unis fassent aux Européens le vieux coup du "accroche-toi au pinceau, je retire l'échelle", il pourrait être envisagé si nos voisins le souhaitaient de détacher une poignée de Rafale avec une poignée d'ASMP-A en Allemagne - et ça pourrait sans doute être fait très rapidement. D'où une concrétisation fortement visible de l'idée "la France ne resterait pas l'arme au pied si l'Allemagne était attaquée, et quand aux armes nucléaires ben devinez pour voir". Le pays le plus peuplé et le plus central en Europe en recevrait une certaine sécurisation, en partie psychologique, avec une certaine réalité tout de même. Plus à l'est, ce serait provocateur, sauf à imaginer bien sûr que le successeur de Poutine soit un imbécile agressif - ce qui n'est pas forcément très probable, mais après tout ne peut être totalement exclu - et qu'il y ait des raisons sérieuses d'imaginer une attaque blindée russe sur la Pologne à partir de la Biélorussie alliée... Mais il faudrait vraiment que ce successeur futur soit un imbécile fini Absolument. Le problème étant que son existence dans l'esprit des stratèges ne résulte en une existence dans la réalité... c'est-à-dire, juste avant de dériver en guerre nucléaire généralisée. Les Chinois semblent encore en être assez loin. Mais les Russes ? Ils ont déjà 3 Borei en service, tandis que le quatrième d'un type amélioré (955-A) est en essais finaux à la mer. S'ils n'ont pas déjà la liberté de circulation de leurs derniers SNLE Borei, ça ne saurait tarder.
  6. Y a cette alternative au F-35 qui a l'avantage d'être bien moins chère. Tout en respectant le cahier des charges "s'appuyer sur l'air" et "être un avion de combat". Avec en prime le côté multi-rôles et le décollage très court ! Je dis ça, je dis rien ... L'Eurofighter est le descendant du démonstrateur British Aerospace EAP des années 1980. Faudrait le demander à ses concepteurs... s'ils sont encore de ce monde
  7. C'est vrai, enfin j'ai supposé que ce "problème" finirait par être résolu. Oui, je sais, ce genre de supposition n'est pas nécessairement très prudent s'agissant de Lockheed Martin Il est vrai que si cette durée de vie choquante ne résulte pas simplement de quelques pièces qui s'usent trop vite ou quelque problème pas trop difficile à résoudre, si c'est la structure même de l'appareil qui est en cause... ça pourrait ne jamais être résolu Du moins pour le F-35B Dans ce cas, le prix de l'heure de vol crèverait tous les plafonds. Pas tellement du fait du prix annuel de l'entretien, mais parce qu'un prix d'acquisition inchangé serait amorti sur 2000 plutôt que 8000 heures.
  8. Un petit calcul approximatif "de coin de table" pour souligner à quel point ce chiffre est proprement délirant : - Les Etats-Unis prévoient d'acheter un peu plus de 2400 F-35 - Une durée de vie de 30 à 40 ans est assez typique pour un avion d'armes - on peut prendre 35 ans pour se faire une idée - On arriverait donc à un coût de MCO de l'ordre de 12 m$ par avion et par an Par comparaison, un Rafale c'est un peu moins de 4,2 m€ par avion et par an. Le F-35 est donc prévu pour être 2,5 à 3 fois plus cher à l'usage ! Et encore, c'est là une comparaison entre un résultat réel sur des avions en service, et une simple prévision sur un programme qui a un historique de ne jamais tenir ses promesses de délai, performance, coût ni disponibilité. Ça pourrait encore être largement pire...
  9. Je ne suis pas sûr que cette déclaration soit contre le F-35. Il semblerait s'agir plutôt d'un soutien à la position américaine de vive opposition à l'acquisition du S-400 par la Turquie ? Soit que Macron souhaite quand même ajouter une position pro-américaine ici ou là, afin de montrer qu'il n'est pas motivé par un préjugé antiaméricain. ... Soit qu'il s'agisse surtout de prendre position contre Erdogan à chaque fois que possible. C'est vrai que c'est totalement hors zone. D'un autre côté, si Macron demande une réorientation de l'OTAN avec le terrorisme en ennemi principal, il lui est un peu difficile de s'en tenir à la zone classique OTAN, parce qu'on ne trouve évidemment pas beaucoup d'insurrections djihadistes en Pologne, au Portugal, au Canada ni au milieu de l'Atlantique Je peux imaginer qu'il y ait là un pari, assez raisonnable à mon sens, que si des pays de l'OTAN apportent de l'aide à la France dans le Sahel, l'apport américain restera de toute façon minime - à supposer encore qu'il y en ait un - ce qui permettra quoi qu'il en soit que l'intervention reste au minimum sous influence directrice voire probablement sous direction française. Le contexte, avec Trump président et probablement aussi après lui, c'est quand même une politique étrangère américaine de limitation des interventions militaires. Les Etats-Unis ne risquent guère de sauter à pieds joints sur l'occasion pour envoyer X milliers d'hommes en Afrique et prendre la direction de l'ensemble. Mais il est vrai que le même genre de demande française il y a vingt ou même dix ans aurait pu être dangereux. C'est une bonne question en effet. Si on parle ressenti - pour ce que ça vaut, c'est-à-dire pas grand-chose mais pas tout à fait rien non plus - je suis plutôt optimiste. Macron a clairement envie d'aller vite, mais lors de sa conférence de presse avec Poutine après leur rencontre à Brégançon, il a fait un discours assez équilibré il m'a semblé, à la fois ouvert et dressant de larges perspectives pour le moyen-long terme - réactualisant la vision de De Gaulle parlant d' "Europe de l'Atlantique à l'Oural" comme celle de Gorbatchev parlant de "maison commune" - et prudent sur les étapes de court terme. Bref, le message était plutôt du genre "Nous irons loin, cependant ça prendra du temps... donc partons tout de suite puisque le chemin sera long". En dehors du ressenti, je dirais que le meilleur moyen de s'assurer que Macron ne soit pas imprudent, ce serait pour les Merkel - petit espoir - voire Morawiecki - hum c'est sans doute un peu tôt - de l'accompagner. Macron dit qu'il entend que la démarche de rapprochement avec la Russie qu'il propose ne mène pas au moindre compromis sur la souveraineté et la liberté des nations de l'UE, Pologne comme Etats Baltes. Les principaux concernés pourraient choisir de le prendre au mot. En disant "D'accord on soutient, mais à condition que vous restiez intraitables sur notre souveraineté", il se créeraient l'occasion de justement faire pression pour s'assurer que ce soit le cas. La Turquie est aujourd'hui dirigé par un gouvernement qui non seulement réprime journalistes et autres par milliers - c'est évidemment très dommage, cependant c'est un problème principalement pour les Turcs - mais encore a aidé et aide activement l'E.I. - Trafic de pétrole irakien et syrien volé par l'E.I., contribuant à son financement, jusqu'à ce que Russie et Amérique n'y mettent bon ordre en 2016 - Protection du pseudo-calife Al Baghdadi dans la partie de la Syrie où sévissent les alliés djihadistes d'Ankara - soyons clairs, Al Baghdadi n'aurait pas pu s'y établir sans au moins l'approbation tacite de la Turquie - Agression contre les Kurdes de Syrie qui ont libéré la partie syrienne du pseudo-califat de Daesh, ouvrant une opportunité à l'E.I. de resurgir. Ceci, il faut le noter, alors que les FDS ne menaçaient pas la Turquie : non seulement ils avaient bien autre chose à fiche en Syrie, mais les forces américaines (et françaises ?) à la frontière établissaient un "cordon de sécurité" isolant les FDS de la Turquie Un pays dont le gouvernement aide le seul ennemi que se connaît la France - la nébuleuse des groupes djihadistes - on peut discuter du nom à lui donner. Une chose est sûre, ce ne sera pas "allié" Cela dit, il serait utile de ne pas couper les ponts avec le peuple turc, afin de ne pas "insulter l'avenir". Dans dix ans, dans vingt ans, peut-être les héritiers de Mustapha Kemal Atatürk réapparaîtront-ils, qui sait ? Dans l'intervalle, il est indispensable de ne rien passer à Mini-Sultan Erdogan, mais il faudrait ne pas aller plus loin que strictement nécessaire. Bien sûr, si les Etats-Unis sortent de l'OTAN, ou si d'une autre manière les Européens se retrouvent à devoir s'organiser entre eux, la Turquie ne peut pas être dans l'image. En attendant, suggérer très fortement comme l'a fait Macron dans l'entretien publié par The Economist que si la Turquie rencontre "des problèmes" suite à son action en Syrie, y compris des contre-attaques sur son territoire, eh bien elle est toute seule et l'article 5 ne s'applique pas, ça devrait suffire il me semble ? Enfin, elle est toute seule... en ce qui concerne la France bien sûr. Peut-être Donald Trump avec son grand cœur serait-il prêt à aider dans ce cas... plutôt que juste s'en payer une bonne tranche ?
  10. Une chose paraît claire, le secrétaire général de l'OTAN n'avait peut-être pas beaucoup d'espérances de modérer et engluer le président français avec cette visite exploratoire aujourd'hui auprès de Macron, mais là il a du carrément regretter d'être venu ... Car le président français en a profité pour passer à la vitesse supérieure ! J.S. (à part lui) : Et m.... il a l'air d'en préparer d'autres E.M. : Tiens t'as bien fait de venir, j'ai d'autres trucs à dire Pour compléter et préciser le panorama des déclarations de Macron à l'occasion de sa rencontre avec Stoltenberg - Arrêter de parler d'alléger les coûts pour les Etats-Unis (...) M. Macron s'est plaint que les deux derniers sommets avaient été "consacrés uniquement à la recherche de moyens d'alléger le coût financier pour les Etats-Unis", et il a critiqué la "déconnexion flagrante et inacceptable" entre les discussions sur le montant de la contribution financière américaine et les défis auxquels l'alliance était confrontée. (...) Bien que l'OTAN n'ait pas encore fait de commentaire sur la clé de répartition précise, il est clair qu'à l' avenir, l' Allemagne supportera les mêmes coûts élevés que les États-Unis . Alors que la proportion des coûts aux États-Unis est réduite de 22,1% à 16,35%, les paiements de l'Allemagne augmenteront de 14,8% à 16,3%. L’agence de presse allemande a appris cela de sources internes. Le déficit de financement restant comble alors proportionnellement les autres pays de l'OTAN, à l'exception de la France. (...) "Au Sahel, la France est impliquée et agit au nom de tous, a dit M. Macron. "Si certains veulent voir un exemple de ce qu'ils appellent le partage des coûts, ils peuvent venir lundi à la cérémonie que la France organise" pour les 13 soldats morts. "Là-bas, ils en verront le prix." - Récuser les attentes de soutien de la Turquie (...) M. Macron a également critiqué la Turquie, affirmant qu'elle ne pouvait s'attendre à la solidarité des alliés de l'OTAN lors du lancement d'une offensive en Syrie. - Discuter les objectifs stratégiques de l'OTAN Un Macron impénitent a dit : "Les questions que j'ai posées sont des questions ouvertes, que nous n'avons pas encore résolues." Il a dit : "La paix en Europe, la situation post-FNI [traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire], les relations avec la Russie, la question de la Turquie - qui est l'ennemi ? Je dis donc : tant que ces questions ne seront pas résolues, ne négocions pas le partage des coûts et des charges ou l'un ou l'autre." (...) "Un réveil était nécessaire, je suis content qu'il ait été livré et je suis content que tout le monde pense maintenant que nous devrions penser à nos objectifs stratégiques." - Nommer l'ennemi... et ceux qui ne sont pas des ennemis Le véritable ennemi commun de l'Europe n'est ni la Russie ni la Chine, mais le terrorisme, a-t-il dit. (...) "Dans ce contexte, et à la lumière des décisions que prendra la France, un engagement plus important de la part de ses alliés (au Sahel) est évidemment quelque chose qui serait très positif ", a-t-il déclaré. - Dialoguer avec la Russie Cela nécessite également un "dialogue clair, solide et exigeant" avec la Russie, qu'il a entamée "sans être naïf". (...) "Et parce que je crois en une souveraineté européenne accrue, je pense que nous avons besoin d'une nouvelle architecture européenne de sécurité et de confiance", a déclaré Macron. Et cela n’est possible «que si nous clarifions nos relations avec la Russie et fixons ainsi nos conditions». - S'imposer dans le débat sur la suite du traité FNI Le président français a accusé (les États-Unis) de ne pas tenir compte de la nécessaire solidarité entre les alliés (à cause) de la résiliation du contrat avec la Russie sur la limitation des missiles à moyenne portée - et cela, sans consulter les alliés européens, bien que leurs intérêts en matière de sécurité aient été affectés. (...) Macron a écrit à la fin octobre une lettre à Poutine précisant que sa proposition de moratoire sur les armes à moyenne portée en Europe méritait d'être "examinée de manière approfondie". Avec cela, Paris s’écartait de la ligne officielle de l’OTAN: Stoltenberg avait déjà rejeté l’offre fin septembre. (...) Le président français est ouvert au projet russe de moratoire sur les missiles nucléaires à moyenne portée. Cela ressort clairement d'une lettre de Macron à Poutine, à la disposition exclusive de la FAZ. Une fois de plus, le Français aliène beaucoup de partenaires de l'OTAN. (...) La proposition du Kremlin mérite d'être "examinée de près", a déclaré Macron dans une lettre envoyée le 23 octobre par les milieux diplomatiques bruxellois. À cette fin, le président propose des discussions bilatérales et multilatérales avec tous les États ayant des réserves sur le contenu spécifique du moratoire russe. Il a expressément souligné que des "mesures de contrôle crédibles, robustes et réciproques" devraient être établies. (...) Dans une interview avec la FAZ et d'autres journalistes, Macron a expliqué que l'Europe était désormais confrontée à une course aux armements. Par conséquent, il est important de créer un nouveau cadre contractuel auquel la Russie participe. Il appartient à l'Europe de prendre l'initiative si elle ne veut pas devenir un jouet pour d'autres puissances. "Nous devons relier la Russie à l'Europe, car son histoire et sa géographie en font une puissance européenne. Plus nous soulignons cela, plus il sera européen ", a déclaré Macron. Un véritable festival ... Si en parlant de "mort cérébrale" de l'OTAN Macron a allumé la lumière pour réveiller le dortoir européen, là il en est à jouer de la trompette et des cymbales ! Ça risque de vraiment donner, ce sommet des 3-4 décembre... Soit dit en passant, y en a un qui pourrait être déçu, c'est Trump... il a tellement l'habitude de faire le cabotin et d'être le centre de l'attention de tout le monde... mais là ce ne sera pas forcément lui qui attirera le plus les regards ni ne provoquera les pires syncopes Sources : The Guardian, Tagesanzeiger, Tageschau, Morgenpost, Die Frankfürter Allgemeine Zeitung Edit - Voici la transcription officielle de l'intervention de Macron lors de la conférence de presse avec Stoltenberg le 28/11
  11. Tu veux dire que tu t'occupais des méchouis ? Nan... même pas honte
  12. De plus, le Royaume-Uni ne cessera pas de faire partie de l'Europe. Pas davantage que la Serbie, la Norvège... ni la Russie Les Britanniques ont choisi de sortir de l'UE, ce qui est une question différente, tandis que l'appartenance à l'Europe est une question à la fois géographique, historique et de civilisation. De ce point de vue, il est impossible de soutenir que le Royaume-Uni n'est pas européen. De même que la Russie d'ailleurs, et un peu au même titre : deux pays européens dont le particularisme est sans doute particulièrement fort - au fond, avant tout pour raison géographique - mais pays européens quoi qu'il en soit. Je proposerais deux réponses : 1. Si la négociation du Brexit a été "difficile" et surtout désordonnée, c'est avant tout parce que les Britanniques ne s'entendaient pas entre eux : l'option Partir l'avait emporté à 52%, pas à 70 ni 80%. Du coup, le gouvernement a constamment tenté de résoudre les dissensions internes sur le dos des partenaires de l'UE. Comportement assez détestable, et d'ailleurs ridicule encore plus que détestable - ils nous ont vraiment "pris pour des c..." - mais du à un gouvernement au fond plutôt incapable - et ne parlons pas du parlement ! - pas à un gouvernement super-compétent et malicieux. Comportement d'ailleurs lié à la seule période de négociation du Brexit. ===> En temps ordinaire, les Britanniques essaient bien évidemment de tirer la couverture à eux. Ce qui n'est pas surprenant. D'ailleurs, nous faisons la même chose aussi... et les Allemands... et tous les autres. 2. Londres semble se diriger vers un accord commercial minimal avec l'UE combiné avec un rapprochement commercial avec les Etats-Unis - si les sondages sont confirmés et les Conservateurs gagnent la majorité le 12 décembre. Cette stratégie est stupide, consistant à soigner une relation commerciale représentant 11% du commerce extérieur, au prix d'une relation commerciale qui en représente à peu près 50%. Le Royaume-Uni en subira les conséquences, probablement dès 2021, en tout cas au début des années 20. Ça va faire mal. La phase suivante consistera fort probablement à tenter un rapprochement avec l'UE, sur le plan commercial probablement, mais aussi sur les autres plans dont Londres aura besoin pour convaincre les pays de l'UE qu'un tel rapprochement sera dans leur intérêt. ===> De ce point de vue, la carte de la coopération militaire est peut-être la meilleure dans le jeu britannique. Et Londres l'utilisera d'autant plus volontiers... qu'il en aura clairement besoin
  13. On dira que @Julien a marché sur les traces du regretté Robert-André Vivien, député qui lors d'un débat à l'Assemblée nationale en 1975 sur un projet de régulation du cinéma érotique fit cette remarquable saillie » Monsieur le Ministre, durcissez votre sexe… euh, pardon, votre texte ! » Lui aussi avait corrigé tout de suite... et pourtant c'est passé à la postérité
  14. C'est le moment de rappeler l'héroïsme de Cher-Ami, pigeon voyageur natif d'Angleterre mais naturalisé américain qui quoique touché par le feu ennemi parvint à accomplir sa mission, sauvant 194 soldats américains encerclés pendant la première guerre mondiale. Mutilé de guerre ayant perdu une patte, il eut droit à une prothèse en bois.
  15. A court terme, non. C'est le gouvernement qui décide. A plus long terme... l'Allemagne est une démocratie
  16. Autant de bonnes questions - qui se posent aussi dans le cas du bouclier américain, d'ailleurs. Reste que la confiance, ça ne se décrète pas. Et que les Allemands qui préfèrent faire confiance aux Français ou aux Britanniques sont presque deux fois plus nombreux que ceux qui préfèrent accorder leur confiance aux Américains.
  17. Que pense l'Allemagne de la défense des Européens par eux-mêmes ? L'Allemagne officielle, elle pense ça : Et le peuple allemand ? Eh bien... pas forcément la même chose ! Voici une enquête d'opinion publiée hier en Allemagne. Le titre parle de lui-même Les Allemands veulent un bouclier nucléaire européen Les Allemands se sentent en sécurité en ce moment. Mais ils ne veulent plus confier la protection nucléaire de leur pays aux Américains. C'est le résultat d'une nouvelle étude. Trente ans après la chute du mur de Berlin, une nette majorité d'Allemands considèrent à nouveau la dissuasion nucléaire comme indispensable. C'est le résultat de la dernière étude réalisée par Kantar Public pour le compte de la Fondation Körber, qui sera présentée ce mardi à Berlin. Selon l'étude, plus des deux tiers des citoyens soutiennent la protection nucléaire de leur propre pays. Les avis divergent quant à la manière d'y parvenir. La variante classique et toujours à l'appui - le bouclier nucléaire américain - n'est souhaitable que pour 22 % des répondants. Au lieu de cela, une variante européenne est privilégiée, avec la France et la Grande-Bretagne comme garants. 40 pour cent aimeraient que Berlin se concentre principalement sur la protection nucléaire de ces deux États, qui possèdent des armes nucléaires, mais nettement moins que les États-Unis. Seule une petite minorité soutient l'idée que l'Allemagne doit se protéger et développer ses propres armes nucléaires. Sept pour cent accueilleraient favorablement une telle mesure. La demande d'un parapluie nucléaire européen correspond au sentiment de politique étrangère des Allemands. Aux yeux de beaucoup de gens, les États-Unis ont perdu leur rôle d'allié le plus important, pour la troisième fois consécutive. La France se classe au premier rang des alliés les plus importants pour 51 % des personnes interrogées. L'Amérique arrive en deuxième position avec 19 %, devant la Chine (7 %) et la Russie (4 %). Près des deux tiers des personnes interrogées estiment que les relations transatlantiques entre Berlin et Washington sont médiocres. De l'autre côté de l'Atlantique, cependant, le scepticisme n'est pas si grand : 75 % des Américains interrogés ont déclaré qu'ils considéraient les relations avec la République fédérale comme "très bonnes" ou "bonnes". Pour un peu moins d'un quart des Allemands, les relations avec les Etats-Unis sous le président Trump comptent même parmi les plus grands défis de la politique étrangère allemande. Un scepticisme tout aussi grand ne se rencontre que pour les problèmes des réfugiés et du climat. Ça se passe de commentaires, je crois Pour résumer : - 40% pour un bouclier nucléaire franco-britannique - 22% pour un bouclier nucléaire américain - l'existant - 7% pour une dissuasion nucléaire nationale - 31% pour pas de dissuasion du tout ===> Parmi les Allemands qui pensent qu'une forme de dissuasion nucléaire est nécessaire à leur défense, une grosse majorité préfère s'entendre avec les voisins européens, un petit tiers préfère les Etats-Unis, le reliquat voudrait développer une dissuasion nationale
  18. De ce que je comprends, Liptako Gourma quelles que soient les origines historiques du terme est aujourd'hui le nom d'une zone géographique. Dire "Liptako Gourma" ce serait donc un peu comme de parler des Alpes. Sans nécessairement préciser s'il s'agit des Alpes françaises, italiennes, autrichiennes, suisses etc. Je ne suis pas sûr qu'il y ait malice cachée. C'est peut-être tout simplement l'utilisation d'un nom générique, sans repréciser que l'accident mortel a eu lieu au Mali, parce que c'est déjà clair dans le contexte - ne serait-ce que par le fait que c'est le président du Mali qui écrit, plutôt que celui par exemple du Burkina. Sans doute, mais je suis sûr qu'il lui arrivait d'envoyer des messages de condoléances au gouvernement britannique, par exemple lors d'une opération militaire particulièrement coûteuse en hommes. Je ne vois pas où est l'affichage de soumission dans un message de condoléances ? Quant à féliciter voire flatter un allié, cela fait partie aussi d'une sorte de politesse diplomatique. Je n'ai pas la citation sous la main, mais De Gaulle a bien dit au moins une fois que les hommes se rappelleraient encore "dans mille ans" de la ténacité de la Grande-Bretagne continuant la guerre pratiquement seule à partir de l'été 1940. Je suis sûr qu'il ne faisait pas allégeance à Georges VI
  19. La preuve par Mike Pence ! C'est moi qui sert de thermomètre, les gars... ... Il fallait y penser
  20. Remarquable article de l'analyste de défense Hajnalka Vincze Au-delà des critiques de Macron sur l'OTAN, un malaise français croissant vis-à-vis de l'Alliance En parlant, dans un entretien accordé à The Economist, de la « mort cérébrale » de l’Alliance atlantique, le président Macron pouvait être certain de provoquer le courroux de ses homologues européens. S’il a choisi de s’y lancer, c’est parce qu’il y voit une urgente nécessité. A un an des prochaines élections US et avec l’enlisement du Brexit, une fenêtre d’opportunité sans précédent est en train de se fermer. Cet alignement des planètes unique, qui dans la vision française aurait dû permettre d’entraîner enfin les partenaires de l’UE sur le chemin de l’autonomie stratégique, n’a pas vraiment porté ses fruits. (...) Aux yeux de Paris, alors même que la possibilité d’un désengagement américain évoquée maintes fois par le président Trump aurait dû provoquer un élan « autonomiste », la plupart des partenaires européens optent plutôt pour une crispation atlantiste. (...) Sur l’OTAN, notamment, pour apaiser le président Trump, les Européens se montrent prêts à laisser évoluer l’organisation dans un sens qui, pour eux, signifie davantage d’abandons et d’enfermement dans la dépendance. (...) Pour Paris, il est à craindre que pour amadouer le président Trump, les Européens cèdent trop sur des sujets tels la désignation de la Chine comme nouvel ennemi commun, l’inclusion de l’espace parmi les théâtres d’opérations de l’OTAN ou encore l’accès des Etats-Unis aux programmes d’armement UE financés sur l’argent des contribuables européens. (...) Paris s'inquiète que sur un nombre croissant de dossiers (au-delà de la Chine, de l’espace et de l’armement, il s’agit aussi du cyber, de l’énergie, du renseignement), les alliés européens – pris de panique devant les menaces récurrentes du président Trump de « modérer son engagement » – consentent à des transferts de compétences nationales et/ou européennes vers l’OTAN. Et se laissent ainsi verrouiller encore davantage dans une situation de dépendance. (...) La Commission Trident britannique, par exemple, est arrivé pratiquement aux mêmes conclusions [que Macron] en 2014. Composée, entre autres, d’anciens ministres de la Défense, des Affaires étrangères, et d’un ex-chef d’état-major des armées, elle fut mandatée pour examiner le bien-fondé du renouvellement de l’arsenal nucléaire du Royaume-Uni. Ils en sont arrivés à l’épineuse question « peut-on compter sur les États-Unis d’avoir la capacité et la volonté d’assurer [la protection] indéfiniment, au moins d’ici le milieu du 21e siècle? » et y ont répondu qu’« en fin de compte, il est impossible d’y répondre ». La différence avec Macron, c’est que les Britanniques ont été surtout soucieux de « ne pas envoyer le mauvais message quant à la crédibilité » de la protection américaine, tandis que le président français souhaite, au contraire, alerter et provoquer un sursaut parmi ses partenaires européens. (...) Finalement : au-delà de ce retour à l’essence même du gaullisme, l’entretien de Macron à The Economist marque aussi une volonté de renouer avec une attitude, avec une manière spécifiquement française de faire la diplomatie. En effet, depuis son refus tonitruant de la guerre en Irak, la France se comportait comme effrayée par sa propre audace : elle avait en partie abandonné sa posture de « cavalier seul », au profit de la recherche du compromis et du soi-disant pragmatisme. Sans grand succès. La force de la diplomatie française a toujours été sa capacité à assumer une position claire, à faire valoir des principes évidents, et à les traduire en termes pratiques avec une implacable logique – au point que ses interlocuteurs se retrouvaient démasqués, face à leurs propres incohérences. C’est exactement ce que tente de faire Macron maintenant au sujet de l’OTAN. Face aux humiliations flagrantes de la part de l’administration Trump, les dirigeants européens, au premier chef la chancelière allemande, ont déjà dû déplorer publiquement leur situation de dépendance. Le président français les appelle donc, tout simplement, à en « tirer les conséquences ». Je ne connaissais pas cette dame. Je vais la suivre désormais ! Juste une remarque concernant le passage "depuis son refus tonitruant de la guerre en Irak, la France se comportait comme effrayée par sa propre audace" : une autre manière de dire les choses, c'est que Macron est le premier président français de la République depuis Jacques Chirac, après que le poste ait été occupé par deux néo-conservateurs. On pourra nuancer bien sûr, Sarkozy a quand même refusé de hurler avec les loups en 2008 lors de la guerre russo-géorgienne, Hollande a quand même retiré les troupes de combat françaises d'Afghanistan en 2012... mais même importantes, ce sont là essentiellement des nuances. La plupart du temps, ces deux présidents ne respectaient pas la logique profonde de la position française en politique étrangère. Franchement, je ne m'attendais pas à ce que ce soit Macron qui renoue ce fil, mais les bonnes surprises ça arrive aussi !
  21. Débat au Bundestag - Angela Merkel fait l'éloge de l'OTAN dont l'importance est aujourd'hui "plus forte que pendant la guerre froide" "Plus forte que pendant la guerre froide" : la chancelière Merkel a souligné l'importance de l'OTAN. Elle critique donc indirectement le président français Macron. La Turquie doit rester dans l'alliance de défense. La chancelière Angela Merkel considère qu'il est du devoir de l'Allemagne d'assumer davantage de responsabilités pour l'OTAN. Elle a déclaré que "la préservation de l'OTAN est aujourd'hui plus encore dans notre propre intérêt qu'elle ne l'était pendant la Guerre froide, ou du moins aussi forte qu'elle l'était pendant la Guerre froide". L'Europe ne peut actuellement pas se défendre seule, a-t-elle dit, mais dépend de l'alliance transatlantique. L'Allemagne doit défendre l'unité de l'OTAN. Bien que la Turquie soit un partenaire difficile, elle doit être maintenue au sein de l'OTAN pour des raisons géostratégiques. (...) La responsable politique de la CDU a également souligné la contribution de l'OTAN à la stabilisation de la situation dans les Balkans occidentaux ou en Afghanistan. Mme Merkel a également évoqué la nécessité de solutions politiques en Syrie et en Libye. Le chancelier a également promis que l'Allemagne continuerait à augmenter ses dépenses de défense. Le quota de l'OTAN devrait passer de 1,42 % du produit intérieur brut en 2020 à 1,5 % d'ici 2024 et atteindre 2 % au début des années 1930. Il n'est de pire sourd que celui - ou celle - qui ne veut pas entendre. Voir ce qui se passera au sommet de l'OTAN la semaine prochaine. Notamment ce que choisira de dire et faire Macron - ou pas. Mais pour l'instant on peut parler d'une fin de non-recevoir de la part de Berlin. Et il est permis de s'attendre à ce que la plupart des autres pays européens suivent la chancelière allemande - surtout parce que cela signifie rester assis sans rien faire, ce qui paraît toujours plus sûr à qui ne sait pas trop ce qu'il en est et attend de voir d'où vient le vent. Quant à la suite ? Je peux imaginer pas mal de scénarios : 1. Macron pourrait choisir - ou se laisser pousser à - s'écraser. Par exemple accepter qu'un groupe de réflexion sur l'avenir de l'OTAN peuplé de bureaucrates de cette organisation et dirigé par Stoltenberg ( !) serait une réponse adéquate à la situation - bref, un enterrement de première classe pour le débat, et coucouche panier pour le président français que s'il faut en croire les gazettes - cela a été démenti, mais évidemment on n'est pas obligé de prendre les démentis au premier degré - a été mouché comme un sale garnement par la chancelière allemande 2. Un autre choix serait pour Macron de mettre la pédale douce en attendant novembre 2020, et de revenir ensuite à la charge après la réélection de Trump. S'il est réélu naturellement, ce n'est pas certain, mais disons que dans ce cas un certain nombre d'illusions auxquelles se raccrochent nos voisins pourraient s'être fracassées sur le mur de la réalité... 3. Une autre option - assez compatible avec la précédente - serait de continuer à augmenter la pression sur Berlin. Si on fait le compte depuis le début de l'année, parmi les sujets d'opposition entre France et Allemagne il y a eu la remise en question par la France de Nord Stream 2 - temporaire seulement, probablement un "signal" - plus le blocage d candidat à la présidence de la Commission de la CDU, plus l'opposition sur la longueur du délai à accorder à Londres - six mois seulement plutôt que un an tendant vers l'infinité - plus le blocage de l'ouverture de négociations pour l'intégration de Macédoine du Nord et Albanie à l'UE, plus le rappel ouvert sur la place publique que l'Alliance atlantique va mal et qu'il serait très imprudent de baser sa sécurité sur elle seule... Rien ne force à ce que la liste s'arrête là. Et Macron pourrait parier qu'à force de signaler à Berlin que sa politique est inadaptée à l'époque, il finira par obtenir des réactions plus positives 4. Enfin, une option a priori peu probable - mais sait-on jamais - pourrait être de rompre en visière. Puisque l'objectif déclaré de la politique française est de « réinventer une architecture de sécurité et de confiance » incluant l'Europe toute entière y compris la Russie, et puisque le volet "capacités militaires autonomes en Europe de l'ouest" est bloquée, Macron pourrait choisir d'avancer sur l'autre volet, celui de la confiance avec la Russie. Y compris seul si besoin, sachant que Paris aurait la possibilité de négocier seul avec Moscou au nom de toute l'UE et quoi qu'en pensent les autres pays... pour la raison toute simple que le renouvellement des sanctions économiques européennes contre la Russie doit être décidé régulièrement et ne peut l'être qu'à l'unanimité - la prochaine fois fin janvier 2020. Donc Paris pourrait théoriquement traiter avec Moscou, et imposer tel allègement des sanctions, sans que les autres puissent rien y faire. Sauf protester énergiquement bien sûr, mais... Je ne crois pas au 1. et assez peu au 4. Si je devais parier, je dirais 3. débouchant sur 2. si Trump est réélu - ou si autre chose se passe bien sûr, type Etats-Unis utilisant l'Article 13 du Traité de l'OTAN en 2020, comme d'autres ont utilisé l'Article 50 du Traité de l'UE en 2017 ...
  22. Message déplacé vers le fil OTAN où il est plus pertinent.
  23. On demandait un jour à un "Conan" fictif quel est le meilleur de la vie. Ce personnage répondit "Écraser tes ennemis, les voir conduits devant toi, et entendre les lamentations de leurs femmes !" Le vrai Conan ? Ça a plus à voir avec quelques caresses et surtout un bon os ... Eh oui. Ce n'est pas un barbare, lui !
  24. Selon le ministre des affaires étrangères allemand, "l'OTAN est vivante" "On peut à juste titre dire que l'OTAN est vivante ", a déclaré M. Maas, ajoutant que l'OTAN demeurait cruciale pour la sécurité à l'avenir et devait encore se développer. Par ailleurs, la Turquie bloque un plan de défense OTAN pour la Baltique tant qu'elle n'a pas reçu un soutien politique explicite autour de l'idée que les Kurdes de Syrie, ceux qui ont défait l'Etat Islamique dans ce pays, seraient des "terroristes" La Turquie refuse de soutenir un plan de défense de l'OTAN pour les pays baltes et la Pologne jusqu'à ce que l'alliance offre à Ankara un soutien plus politique pour sa lutte contre la milice kurde YPG dans le nord de la Syrie, selon quatre sources principales de l'alliance. Ankara a dit à son envoyé de l'OTAN de ne pas approuver le plan et adopte une ligne dure dans les réunions et les conversations privées, exigeant que l'alliance reconnaisse le YPG comme des terroristes dans la formulation officielle, selon les sources. (...) Sans l'approbation de la Turquie, il pourrait être plus difficile pour l'OTAN de renforcer rapidement ses défenses dans les pays baltes et en Pologne. "Ils (les Turcs) prennent en otage les Européens de l'Est, bloquant l'approbation de cette planification militaire jusqu'à ce qu'ils obtiennent des concessions", a déclaré une des sources diplomatiques à Reuters. Une deuxième source a qualifié le comportement de la Turquie de "perturbateur", alors que l'OTAN tente de montrer qu'elle est unie après que le président américain Donald Trump a exprimé son scepticisme à l'égard de l'alliance et que le président français Emmanuel Macron a suggéré qu'elle était en "mort cérébrale". (...) "Tout le monde les critique (les Turcs), mais s'ils cèdent, ce sera au prix d'une non-ingérence dans leur stratégie syrienne ", a déclaré une des sources diplomatiques. On ne parlera plus de méthode Coué. Mais bien de méthode Maas ...
  25. Ça dépend de ce qui est entendu par "moufter". Si un politicien manquait de respect à des soldats morts pour la France, il est bien évident qu'il ne mériterait que le mépris. En revanche, si un politicien remettait en cause l'engagement français auprès des pays du Sahel qui doivent faire face à la menace djihadiste, d'une part il dirait une énorme connerie, d'autre part je ne pense pas qu'il faudrait nécessairement réagir par le mépris. Ça fait partie des caractéristiques d'une démocratie qu'on y remette toutes les décisions de l'Etat en cause, que ce soit à bon escient ou non. Et là, pas de doute ce serait à mauvais escient, mais... ça doit rester possible quand même.
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