-
Compteur de contenus
17 249 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
281
Tout ce qui a été posté par Alexis
-
L'avenir de la péninsule coréenne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Y a plusieurs versions. Par exemple celle-là, mignonne comme tout Mais encore celle-là ... qu'est vraiment pas gentille ! -
Joyeux Noël à tous !
-
Politique étrangère des USA
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Si confirmé, ce sera d'une part une occasion de devenir complètement indépendants des États-Unis pour ce genre d'opérations, au-delà des coûts immédiats. D'autre part la confirmation d'une divergence profonde des priorités stratégiques entre États-Unis et France. -
J'ai du mal à imaginer qu'il croie possible de convaincre la Corée du Nord de dénucléariser. Je ne le crois pas naïf moi non plus. Tel que j'interprète sa position, elle est tout à fait réaliste, simplement il n'est pas entièrement franc. Il a bien compris que la CdN restera un pays nucléaire, il ne juge pas politique de le dire, donc il propose un processus de donnant-donnant avec levée partielle des sanctions et "dénucléarisation" partielle, sachant fort bien que ce processus n'ira pas à terme, mais comptant qu'au mieux cela permettra de baisser les tensions, et que de toute façon quand un problème d'une part n'a pas de solution, d'autre part est tout à fait vivable du moment que Pyongyang est incité à rester relativement tranquille... le mieux est de mettre un mouchoir dessus et de s'occuper d'autre chose En 2016, les sondages opposant Sanders à Trump donnaient systématiquement un avantage stable de 20 points au premier. Tandis que les sondages opposant Clinton à Trump ne montraient qu'une avance instable de la première, oscillant entre jusqu'à 15 points et parfois pas plus d'1 ou 2 points. La direction du parti démocrate a choisi Clinton, qui a reçu pratiquement toutes les suffrages des caciques du parti tandis que ceux des électeurs étaient beaucoup plus partagés, ceci après avoir mis tout son poids derrière Clinton et avoir multiplié les peaux de banane contre Sanders - fonctionnement qu'a révélé Wikileaks, avec ou sans aide des SR russes suivant qui vous croyez. En effet, Clinton devait être la candidate étant donné que les grands intérêts étaient derrière elle. Et puis, elle ne pouvait pas perdre. La suite est connue. Sanders est de tous les candidats démocrates celui qui a les plus grandes chances de l'emporter contre Trump. Et franchement, les chances de Biden sont particulièrement faibles, tandis que Buttigieg reste un "petit" candidat, tout comme Bloomberg malgré ses millions. Analyse intéressante de pourquoi Joe Biden perdra une élection contre Donald Trump Le comportement de Biden dans cette primaire a été erratique et bizarre. Ce n'est pas seulement le Biden idiot et maladroit dont on se souvient des années avant sa retraite - ce Biden là était indiscipliné, mais il était aussi diplomate et vif. Le Biden d'aujourd'hui est imprévisible, souvent confus, et parfois carrément dérangeant. Lorsqu'il parle, il fait tourner ses roues, serpente sur des tangentes bizarres et trébuche sur des faits simples. Lorsqu'il interagit avec les gens, il passe d'un état inconfortablement familier à un état sauvagement agressif. (...) Le comportement de Biden est particulièrement préjudiciable dans une élection contre Trump pour deux raisons : 1. Biden va se présenter comme un retour à la normale et à la respectabilité après l'aberration embarrassante de Trump. La plupart des autres candidats (y compris Clinton, d'ailleurs) pourraient y parvenir. Le Biden d'il y a dix ans dont nous nous souvenons pourrait y arriver. Mais le Biden que nous voyons aujourd'hui va faire se demander aux électeurs s'ils ne sont pas en train d'échanger un excentrique embarrassant contre un autre. 2. Trump va dire que Biden est sénile et inapte à exercer ses fonctions. Il ne va pas se contenter de le sous-entendre ou de laisser les chiens d'attaque le dire comme le feraient d'autres républicains - il va le dire explicitement et à plusieurs reprises et en faire une partie importante de sa campagne. Il ne va pas se soucier que l'on puisse dire cela de lui, parce qu'il a l'effronterie et l'audace d'un sociopathe. Il va être cruel et intimidant à ce sujet, et il aura l'avantage que personne n'attend rien d'autre de lui. Ce sera particulièrement brutal dans les débats, car malgré tous ses défauts, Trump est toujours très vif verbalement, et il est très conscient de cet avantage. Certes, à dix mois de l'élection, il est dangereux de faire des prévisions, mais je vais tout de même m'y risquer ===> Le vainqueur de l'élection de 2020 sera l'une de ces trois personnes : Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Donald Trump Ni le commerce, ni l'embargo ne provoquent de changement de régime en effet. Ce n'est d'ailleurs pas un problème pour quelqu'un qui annonce "Mon gouvernement ne jouerait pas le jeu du changement de régime"
-
Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas mal, pas mal ... Couler un bronze Bon cela dit, pour faire de l'argent de cette façon, il faut manger pas mal de haricots. Énergiquement ? La réponse mérite d'être bien comprise, étant donné qu'on considère généralement que l'URSS souffrait notamment d'une centralisation excessive et d'une bureaucratie trop rigide avec trop de règles. Ce que Poutine a dit, c'est : l'Union européenne est encore plus soviétique que ne l'était l'URSS, mais part ça non rien à voir. Et ça ne va pas s'effondrer bien sûr. Voyons, pourquoi ? D'ailleurs, ça nous ferait de la peine. Si. ... Bon, il s'est fait plaisir, là -
L'été dernier, la citerne à pensées Council on Foreign Relations a conduit une enquête sur la politique étrangère des candidats à l'investiture démocrate. Chacun d'eux s'est vu poser les mêmes douze questions et le site du CFR a publié leurs réponses. Les questions portaient respectivement sur : Chine, Iran, Corée du Nord, Ukraine, Afghanistan, Arabie saoudite, Israël et Palestine, Venezuela, Afrique, Commerce, Climat, Politique étrangère générale Parmi les principaux candidats, qui d'après la moyenne des sondages sont à ce jour - évidemment ça peut encore changer ! - dans l'ordre Biden, Sanders, Warren, Buttigieg et Bloomberg, seul ce dernier n'a pu répondre, ne s'étant alors pas encore déclaré. Voici les réponses de Joe Biden, Bernie Sanders, Elizabeth Warren et Pete Buttigieg. Je conseille la lecture, qui est instructive. Et ce n'est comme si leurs opinions n'avaient aucune importance, rappelons qu'il y a quand même une grosse chance - autour de 50% au minimum je dirais - pour que l'un de ces quatre là dirige dans un an le pays le plus puissant au monde ... Ceci dit, voici un les points que j'ai personnellement retenu Chine - Biden veut imposer des standards numériques s'opposant à ceux de la Chine ; Buttigieg veut réduire la dépendance envers Pékin et faire pièce à la modernisation militaire chinoise ; Warren fait du blabla ; Sanders est le seul à dire ouvertement que les Etats-Unis ne peuvent pas imposer les droits de l'homme en Chine, tout en proposant de tenter d'influer par le commerce Iran - Biden, Buttigieg et Warren accepteraient de rejoindre l'accord de 2015 à condition que l'Iran cesse d'abord les activités nucléaires qu'il a repris suite au retrait américain ; Sanders est le seul à dire qu'il rejoindrait l'accord sans précondition "le premier jour de mon mandat" Corée du Nord - Sanders, Warren et Buttigieg acceptent la logique de levée partielle des sanctions en échange d'étapes de désarmement nucléaire partiel ; Biden ne répond pas à la question Ukraine - Biden propose d'envoyer davantage d'armes à Kiev, de s'imposer dans les négociations entre Russie, France et Allemagne et de convaincre les Européens de durcir les sanctions contre la Russie ; Buttigieg se limite aux armes ; Warren veut aider à négocier une paix entre Ukraine et Russie ; Sanders veut travailler avec les Européens à aider l'Ukraine et prévenir la Russie que si elle attaquait à nouveau les sanctions seraient durcies Afghanistan - Sanders et Warren se prononcent clairement en faveur du retrait des troupes américaines, et proposent de rester engagé sur place par l'aide humanitaire ; Buttigieg veut un accord de paix qui permette de laisser des forces américaines sur place ; Biden s'engage à mettre fin au déploiement en Afghanistan lors de son premier mandat... sauf pour les forces "résiduelles" centrées sur le "contre-terrorisme" Arabie saoudite - Biden et Warren font du blabla ; Buttigieg propose de suspendre toutes les ventes d'armes ou de pièces détachées pouvant servir à la guerre au Yémen ; Sanders propose la même chose plus "signaler que nous rejetons leurs efforts peu subtils pour nous entraîner dans un conflit contre l'Iran" Israël et Palestine - Biden soutient la solution à deux Etats tout en déclarant qu'aucun des deux côtés ne semble prêt à en payer le prix politique ; Buttigieg propose de "mettre le bras sur l'épaule de notre allié Israël" pour le convaincre ; Warren propose d'aider les Palestiniens notamment à Gaza et d'insister sur le fait que chacun des deux Etats doit pouvoir avoir Jérusalem pour capitale ; Sanders est le seul à rappeler que la solution à deux Etats doit se conformer au droit international y compris "frontières basées sur celles de 1967" et aussi le seul à se dire prêt à faire pression sur les deux côtés y compris mettre des conditions à l'aide militaire à Israël (*) Venezuela - Sanders est le seul à dire "Mon gouvernement ne jouerait pas le jeu du changement de régime. Les Etats-Unis ont une longue histoire d'interventions intempestives en Amérique latine, nous ne devons pas reprendre ce chemin" ; Warren du moins rappelle qu'il n'y a pas d'option militaire américaine au Venezuela, parce que "Le Congrès ne l'a pas autorisé, les pays voisins n'en veulent pas, et ça ne résoudrait pas le problème" Afrique - Personne ne dit grand chose de bien intéressant, au-delà de généralités Commerce - Biden propose d'investir d'abord dans les infrastructures mais ensuite de rejoindre le TPP même s'il n'est "pas parfait" ; Buttigieg refuse le TPP en l'état mais insiste sur le fait qu'il faudra des accords quand même ; Warren rappelle son opposition au TPP et veut que tout nouvel accord commercial priorise les familles de travailleurs plutôt que les multinationales ; Sanders refuse de rejoindre le TPP "désastreux" en quelque circonstance que ce soit et veut réécrire la politique commerciale pour le bénéfice "des travailleurs, et non seulement des PDG des multinationales" Climat - Tous les candidats veulent aider les pays en développement à cesser d'augmenter leur utilisation du charbon, aucun ne semble avoir réalisé qu'il n'existe pas actuellement d'alternative renouvelable C'est moi, ou Sanders est pratiquement le seul à proposer une politique étrangère claire, cohérente, et s'éloignant résolument de l'impérialisme américain ? Warren a le deuxième prix, mais en nettement moins clair et moins ferme Biden est probablement le pire en termes de "On continue comme on aurait du continuer si Hillary Clinton avait été élue en 2016, US Empire Forever!". Buttigieg n'est pas bien loin, même s'il paraît peut-être un peu moins atteint. Seuls Sanders et dans une moindre mesure Warren proposent une véritable réponse au phénomène Trump, entendu comme le fait qu'un tel président ait pu être élu. Réponse qui doit de toute évidence inclure - parmi sans doute d'autres choses - une véritable redéfinition en mode "non-impérial" des relations de l'Amérique avec le reste du Monde, incluant la clôture des aventures militaires encore en cours, la prévention de nouvelles guerres et la mise à l'arrière-plan de l'argument de force dans les relations internationales, ainsi qu'une protection sans état d'âme et sans modération des intérêts des classes populaires et moyennes contre le nivellement par le bas résultant d'une globalisation débridée. (*) Pour l'oser celle-là, il faut être juif. Un président américain non-juif qui ferait une chose pareille se verrait immédiatement taxer d'antisémitisme !
-
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
1. Je qualifierais ce "tout le monde" La position de Trump "You must pay 2% to NATO!" faisant suite à celle d'Obama "We hope you contribute to our common undertaking (yes, it's 2%)" avec sous-entendu faut nous acheter beaucoup beaucoup d'armes n'est pas celle de Macron ni d'ailleurs de Hollande ni d'un autre. Du point de vue français, il me semble qu'on souhaite avant tout que l'Allemagne prenne plus de responsabilités, de préférence là où la France pense qu'il faut faire des trucs par exemple au Sahel - et non le prénom de Macron n'est pas Donald, pourquoi cette question ? - pas nécessairement qu'elle dépense 2% de son PIB pour son armée. C'est Trump, suivant en cela Obama, qui insiste pour les 2%... pas nous je crois. 2. Je qualifierais aussi l'idée "2% du PIB dans la défense et hop l'Allemagne devient première puissance militaire d'Europe après la Russie" Si l'Allemagne investissait dans sa défense de l'ordre de 65 milliards d'euros par an, elle aurait les moyens de le devenir, oui. Que devrait-elle faire ? Eh bien, notamment se construire une dissuasion nucléaire, des sous-marins nucléaires et une flotte de surface ambitieuse, ainsi qu'une armée de terre nombreuse et bien équipée, sans oublier une armée de l'air à la hauteur. Or, même si l'Allemagne en venait à dépenser 65 milliards par an, j'ai un peu de mal à l'imaginer faire tout cela... Disons au minimum qu'on n'entend pas de projets de ce genre outre-Rhin, même de la part de ceux qui disent "Si si faut qu'on obéisse à Donald Trump oulala il a l'air en colère le Monsieur". Je rappellerais d'autre part que le budget de la Bundeswehr pour 2019 c'est 43 milliards d'euros, à comparer avec 44 milliards du côté français. Or, sans surestimer la puissance militaire française, il me semble quand même évident qu'elle est supérieure à celle de l'Allemagne - c'est pas dur ! La question de l'efficacité de la dépense publique doit être posée s'agissant de la défense allemande... bien avant celle de son budget ! Une question que la précédente ministre Von der Leyen a tenté de résoudre pendant des années, sans lui faire faire trop de progrès semble-t-il. Si l'Allemagne se contentait d'une augmentation homothétique d'à peu près +50% - pour passer à 65 milliards - il y a fort à parier qu'en l'état, une grosse partie de ces moyens serait gaspillée ou du moins mal utilisée. Woh l'aut' ! Arrête avec ta théorie du complot ! -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Des discussions "très fermes", c'est-à-dire, non seulement faire les gros yeux, mais faire les TRÈS gros yeux. Pas de doute, le mieux que pourrait faire maintenant Angela Merkel serait de prendre une retraite bien méritée La politique française s'agissant du gaz, c'est : 1. Limiter son poids, en donnant une grande place au nucléaire 2. Acheter le gaz que nous consommons à quatre fournisseurs Norvège, Algérie, Russie et Qatar. De ce fait, aucun n'a de poids prépondérant qui nous mettrait dans ses mains s'il avait des velléités d'embargo, et quant à ce que plusieurs d'entre eux s'entendent, ce sont justement des pays aux situations stratégiques très variées voire dissemblables, ce qui minimise le risque La politique allemande du gaz, plus largement énergétique, c'est de suivre les tendances à la mode sans réflexion profonde ni de long terme, voire de prendre des décisions très lourdes sur un coup de tête. Hort Tappert, qui joue l'inspecteur Derrick dans le feuilleton éponyme, était un ancien de la division SS Totenkopf ("tête de mort"), ayant combattu dans ses rangs sur le front de l'Est à l'époque où elle perpétrait des crimes de masse, remarqués parmi les autres unités allemandes de ce front, sachant que l'unité allemande moyenne avait déjà un comportement absolument criminel envers les civils. La présence dans les effectifs de cette division de gardes des camps de concentration et d'extermination nazis en fit l'une des unités de la Waffen-SS qui se distinguait le plus par son fanatisme et sa brutalité ; elle a de ce fait commis de nombreux crimes de guerre. S'il faut choisir des Allemands mémorables contemporains de la sphère médiatique, j'aurais plutôt dit Boris Becker par exemple, ou alors si l'objectif est vraiment de susciter l'adhésion... Claudia Schiffer Ah, en voilà une au moins qui a une idée intéressante ! AllSeas, dont les origines sont néerlandaises, est aujourd'hui une société qui a son siège en Suisse (*) M'est avis que la réquisition par l'Allemagne des biens d'une société suisse ne serait pas vue d'un très très bon œil à Berne... Tragique oui, pensant avant tout à Clara Immerwahr, l'épouse de Fritz Haber. Ainsi qu'à leur fils. Et oui, même à Fritz Haber, qui dans les années 1930 devint une victime, devant fuir son pays qui le visait en tant que juif Clara Immerwahr obtient à l'université de Breslau un doctorat en chimie. C'est la première femme à obtenir ce diplôme dans cette université. Issue d'une famille juive, elle se convertit au christianisme en 1897. Immerwahr se marie avec Haber en 1901. À cause de la pression sociale faisant de la maison la place de la femme, elle a du mal à mener des recherches. Elle contribue donc sans reconnaissance aux travaux de son mari, traduisant ses articles en anglais. (...) Durant la Première Guerre mondiale, Haber devient un fervent partisan de l'effort militaire allemand et joue un rôle important dans le développement des armes chimiques (en particulier les gaz toxiques). Ses efforts aboutissent à ce qu'il supervise la première attaque au gaz de l'histoire militaire en Flandres le 22 avril 1915. Haber retourne ensuite à Berlin. Peu après le retour d'Haber, Immerwahr lui prend son pistolet et se tire dans la poitrine. Elle meurt dans les bras de son fils. Le lendemain de sa mort, Haber quitte immédiatement le domicile pour mettre en place la première attaque au gaz contre les Russes sur le Front de l'Est. (...) Fritz Haber fuira plus tard l'Allemagne nazie et mourra à Bâle, Suisse, en 1934. Ses cendres et celles de Clara Immerwahr seront enterrées ensemble dans un cimetière de Bâle. Par la suite, leur fils Hermann Haber émigre aux États-Unis où il se suicide en 1946. Edit : Je rajoute ce petit fait que je viens de découvrir, ce chimiste décoré du Nobel a donné son nom à la constante de Haber... définie comme la quantité létale d'un gaz donné (*) Puisqu'on en est aux souvenirs d'époques révolues, mentionnons quand même que son fondateur Pieter Schelte Heerema s'était inscrit à la fin des années 1930 au Parti National-Socialiste des Travailleurs Néerlandais, et a logiquement concrétisé son engagement par l'entrée dans les SS néerlandais, où il a pris des responsabilités notables. Après la guerre, il n'a cependant pas échappé à la justice : trois ans de prison dans sa gueule, pas un de moins, il l'a senti passer dites donc ! Bon, il a été libéré tout de suite après sa condamnation bien sûr. Eh oui, on n'en sort pas. Heureusement que le département de propagande des Etats-Unis est tenu par des incapables, sinon ils justifieraient leurs sanctions par le passé du Monsieur et la nécessité de lutter contre la résurgence du nazisme ! -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Ou par quelque chose... de tout à fait inattendu ? Trump lui même était inattendu ô combien. Je ne veux pas dire sa victoire, deux mois avant l'élection il était clair qu'il avait une chance réelle, mais son apparition. Qui en juin 2015, lorsqu'il a déclaré sa candidature, l'a prise moindrement au sérieux ? Et si l'Amérique avait d'autres "surprises" en réserve... peut-être bien tout autre chose ? Une seule chose me surprendrait vraiment, un "retour à la normale" au sens où les Européens obamolâtres et autres Démocrates et Républicains du genre bien-comme-il-faut l'entendent. L'Amérique est à l'évidence en train de changer. Un jour elle sera normale à nouveau naturellement... mais ce sera une autre normale Restera à quelques-uns - une certaine Angela parmi eux sans doute - à verser une larme devant un portrait dédicacé du beau Barack en pensant au temps béni -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Le premier problème, c'est qu'il n'y a pas de témoin direct qui puisse affirmer que Trump a demandé d'enquêter sur l'éventuelle corruption d'un dirigeant américain - Joseph Biden - non pour lutter contre la corruption aux États-Unis bref pour le bien de son pays c'est-à-dire pour faire son boulot, mais seulement pour un motif privé. On peut tout à fait dire wooooh allez c'est évident on connaît bien Trump. On a même le droit de le penser. Mais devant une cour de justice, il faut des preuves un poil plus solides. Le coup du « L'accusé a mauvaise réputation donc il est coupable » ce n'est pas de la justice c'est une parodie. Le second problème, c'est que jusqu'ici l'instruction n'a été qu'à charge. Ce n'est pas anormal, le processus est fait ainsi, mais il est à l'évidence trop tôt pour juger avant le véritable procès qui aura lieu devant le Sénat et nulle part ailleurs. Parmi les directions que l'instruction à décharge devrait explorer, la question de savoir si Hunter Biden est vraiment corrompu, ou pas. Et par extension son père, qui de son propre aveu a forcé l'Ukraine à virer un procureur trop intéressé par les affaires du fiston. Et là, ce qui reste à découvrir... est inconnu. Peut-être rien, qui sait ? Le doute favorable à Trump doit être doublé d'un doute favorable à Biden. Mais si Biden est vraiment corrompu... alors Trump était clairement en train de faire son boulot quand il a demandé à Zelenski d'enquêter. Que faire ce boulot lui ait évidemment été profitable ne change rien au fait que... c'était son boulot. Il est donc grand temps d'attendre, avant de juger. Attendre le procès. Un qui est impatient, c'est Trump. Il veut ce procès. Une qui a l'air moins impatiente, c'est Pelosi. Peut-être veut elle bien profiter de son moment de gloire... tant qu'il dure ? -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Enfin... ils l'ont fait ! Brexit : le Parlement adopte le projet de loi sur l'accord de retrait avec une majorité de 124 Le projet de loi passe en deuxième lecture par 358 voix contre 234, laissant le Royaume-Uni sur la bonne voie pour quitter l'UE d'ici la fin janvier -
Je ne connaissais pas ce mot... je découvre qu'il dérive de mille sous d'or, c'est-à-dire un cheval de prix. De ce point de vue, le nom est adapté oui ... parce que le futur char franco-allemand coûtera sans doute son prix En revanche, aucune idée de la manière de dire ça en allemand ni en espagnol.
-
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Alexis a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Il appelle Etats-Unis, Royaume-Uni, Italie, Algérie et Turquie. Soyons clairs, - J'imagine assez mal Royaume-Uni et Italie s'impliquer concrètement - L'Algérie est une voisine de la Libye, mais semble occupée à autre chose en ce moment, et de plus à part évidemment la sécurité de leur frontière, les Algériens ont-ils vraiment un cheval dans cette affaire ? - Le soutien militaire de la Turquie est déjà acquis ===> Le message est principalement destiné aux Etats-Unis Avec quel argument ? Peut-être l'implication de la Russie pour le camp d'en face ? Mais c'est aussi le cas de l'Egypte, et des Emirats, tous deux alliés de Washington. Et encore - probablement, discrètement - de la France. De plus, Washington est un peu occupé à autre chose en ce moment... A mon sens, le GNA n'a guère de chance d'obtenir grand-chose -
turquie La Turquie
Alexis a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici qui pourra peut-être te consoler Quoi qu’il en soit, l’Égypte, dont les relations avec la Turquie sont exécrables, a déclaré devant le Conseil de sécurité des Nations unies qu’elle rejetait les deux accords signés par le GNA et Ankara. Ainsi, selon les explications données par l’ambassadeur égyptien auprès de l’ONU, Mohammed Edrees, le chef du GNA n’est pas habilité à conclure des accords internationaux, qui doivent par ailleurs être validés par le Parlement libyen. Or, ce dernier soutient le maréchal Haftar depuis Tobrouk, où il s’est replié. En outre, le diplomate égyptien a souligné que l’accord militaire entre Tripoli et Ankara autorise le « transfert d’armes et de munitions », ce qui constitue une violation de l’embargo sur les armes imposé à la Libye. Au Caire, un éventuel envoi de troupes turques en Libye est une ligne rouge. « Nous n’autoriserons personne à contrôler la Libye […], c’est une question qui relève de la sécurité nationale de l’Égypte », a déclaré le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, le 17 décembre, en faisant allusion à la Turquie. ===> Il s'agissait bien d'une information, pas d'une supposition ou extrapolation, encore moins de trolling. Très. En envoyant des troupes en Libye, Erdogan risque un conflit méditerranéen majeur Mais l'établissement d'une base militaire en Libye pourrait s'avérer être la plus grosse bévue stratégique d'Erdogan. Elle va notamment à l'encontre de l'Egypte et des Emirats Arabes Unis, qui soutiennent depuis des années Haftar dans ses efforts pour capturer Tripoli. Pendant ce temps, le vieux dirigeant de la Turquie traverse sa plus grande lutte politique intérieure à ce jour. Ahmet Davutoglu, ancien premier ministre et ancien allié du président, a lancé la semaine dernière un nouveau parti politique, que de nombreux membres du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir à Erdogan, considèrent comme une menace directe. Et maintenant, l'ancien vice-premier ministre et ancien allié de poids d'Erdogan, Ali Babacan, devrait bientôt annoncer son propre parti dissident. Pendant ce temps, le maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, a vu sa popularité monter en flèche. Beaucoup en Turquie croient qu'Abdullah Gul, l'ancien président et fondateur de l'AKP, pourrait bientôt intervenir pour aider à renverser la tendance contre le président. Lorsque l'armée turque a envahi le nord de la Syrie, Erdogan a habilement déployé une rhétorique nationaliste pour obtenir un soutien interne pour ses affaires louches dans le pays voisin. Mais il ne doit pas se faire d'illusion sur le fait que son peuple sera facilement vendu dans cette dernière entreprise. Il risque la mort de peut-être des centaines de soldats turcs pour défendre un gouvernement soutenu par les islamistes à des milliers de kilomètres de là. Il est difficile de voir l'appel. Pourtant, pour l'instant, Erdogan semble se contenter de mettre de côté la politique turbulente de la Turquie. Pour lui, le manque de légitimité intérieure de ses ambitions en Libye peut toujours faire l'objet d'un compromis avec un autre type de légitimité à l'Ouest. Des rapports ont récemment fait surface selon lesquels la Russie a augmenté son soutien militaire à l'armée nationale de Haftar, qui contrôle la plupart des champs pétroliers stratégiques de la Libye. Le geste audacieux du président Vladimir Poutine a fait tomber les mâchoires de l'administration de Trump. Erdogan joue sur cette crainte très américaine de la forte présence militaire russe en Afrique du Nord. Les Américains savent que la Russie tente de copier la stratégie du président Trump qui consiste à maintenir les troupes américaines en Syrie afin de garder le contrôle des champs pétrolifères, cette fois-ci en Libye. Erdogan comprend également que l'attaque de Haftar sur Tripoli n'a pas le soutien de l'Occident. Pour cela, il espère se présenter comme un contrepoids fiable, légitime et soutenu par l'Occident. Erdogan ne bluffe peut-être pas sur le déploiement de troupes à Tripoli et ne fait pas de concessions à Chypre, mais il est risqué de faire monter les enchères dans la cour de joueurs aussi puissants que l'UE, l'Égypte et Israël. L'armée égyptienne est puissante, surtout comparée au volume de forces que la Turquie pourrait déployer outre-mer en soutien du GNA. Si à la fois Erdogan et Al-Sissi ne bluffent pas, ça risque le grabuge... et la Turquie ne trouverait guère de soutiens, tandis que l'Egypte serait appuyée indirectement par les Emirats, la Grèce, peut-être la Russie et la France. ... Reste l'espoir que Erdogan, derrière toute sa rhétorique, garde un fond de rationalité [ Par ailleurs, plusieurs sites d'information affirment que l'Egypte a déjà envoyé des chars et des transports de troupe en Libye pour soutenir l'ANL (Haftar) contre le GNA en faveur duquel Erdogan veut envoyer des troupes. Je ne mets pas les liens, ces sites n'ont pas une réputation au-dessus de tout soupçon. Mais la possibilité que l'information soit correcte est ouverte, un site modérément fiable ne raconte pas n'importe quoi tout le temps... Si elle était vérifiée, ce genre de "prêt" de matériel, probablement agrémenté de "conseillers" et "spécialistes"... ressemblerait vraiment beaucoup à un faux nez pour une intervention égyptienne dans le conflit ] -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Juste un petit rappel concernant Tony Blair - C'est le premier ministre qui a décidé non seulement d'approuver l'invasion américaine de l'Irak - beaucoup de dirigeants européens ont fait de même, comme encore japonais et sud-coréen, en n'y participant que de manière minimale et "pour la forme" - mais encore et surtout d'envoyer le plus corps expéditionnaire possible avec 45 000 soldats, et de maintenir son pays dans le rôle de l'occupant avec 7 000 soldats. Avec les résultats que l'on connaît s'agissant de la victime l'Irak, en plus du coût en sang et en or pour le Royaume-Uni - C'est depuis 2007 un prospère retraité, émargeant notamment au groupe Carlyle, investisseur notamment dans les secteurs pétrolier et de la défense, et où il a retrouvé des personnes comme John Major premier ministre britannique au moment de la guerre du Koweït, Georges W Bush le président américain au moment de l'invasion de 2003 ou encore Colin Powell le présentateur en propagande ADM auprès du Conseil de sécurité de l'ONU en 2003. Tous naturellement grassement rémunérés, à hauteur de millions. Tout ceci naturellement officiellement sans aucun lien avec leur rôle passé au bénéfice... des mêmes intérêts pétrolier et de défense Tony Blair n'est pas seulement un criminel de guerre, c'est aussi un criminel qui n'oublie pas de profiter de son crime. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour revenir sur le sujet, voici un Américain véritablement outragé par la situation politique du pays Sinon, quelques arguments bien sentis pour défendre ou attaquer la décision du Parlement de mettre en accusation le président Attention, ça décoiffe ! "Madame la Présidente, il y a trois jours, je me suis joint à une délégation bipartite de nos collègues pour célébrer le 75ème anniversaire de la bataille des Ardennes, a déclaré le député démocrate James Clyburn. "Nous avons déposé des couronnes aux monuments commémoratifs des généraux George Patton et Anthony McCullough. Nous avons visité des tranchées occupées par de braves soldats qui ont combattu dans des conditions hivernales parmi les pires jamais vues sur un champ de bataille, et nous avons visité le cimetière américain du Luxembourg, lieu de repos final de milliers d'entre eux, et le général George Patton. Ils n'étaient pas des soldats de pacotille dans leurs efforts il y a 75 ans pour préserver la République et nous ne devons pas être des patriotes du dimanche aujourd'hui dans nos efforts pour protéger la Constitution sur laquelle repose cette grande République. Bien que notre combat ne se déroule pas dans les tranchées des champs de bataille mais dans les salles sacrées de ce Congrès, notre devoir n'en est pas moins patriotique. (...) La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, a poursuivi sur ce thème : "Quand les livres d'histoire sont écrits sur cette époque tumultueuse, je veux qu'ils montrent que j'étais parmi ceux qui, à la Chambre des Représentants, ont résisté à l'anarchie et à la tyrannie. (...) Le député Mike Kelly : "Le 7 décembre 1941, un acte horrible s'est produit aux États-Unis. Le président Roosevelt a dit : "Cette date sera infamante." Aujourd'hui, le 18 décembre 2019, est une autre date qui vivra dans l'infamie." (...) " Certains soutiennent cyniquement que la destitution de ce président divisera davantage une union déjà fracturée, mais il y a une différence entre division et clarification ", a déclaré M. Jeffries. " L'esclavage a autrefois divisé la nation, mais les émancipateurs se sont levés pour affirmer que tous les hommes sont créés égaux. L'esclavage a autrefois divisé la nation, mais les femmes se sont levées pour préciser que toutes les voix doivent être entendues dans notre démocratie. Jim Crow a divisé la nation, mais les défenseurs des droits civiques se sont levés pour préciser que tous ont droit à une protection égale en vertu de la loi. Il y a une différence entre la division et la clarification." (...) Le député Barry Loudermilk était tellement furieux de la procédure de mise en accusation des démocrates qu'il a fait une référence favorable à Ponce Pilate. "Quand Jésus a été faussement accusé de trahison, Ponce Pilate a donné à Jésus l'occasion de faire face à ses accusateurs", a dit Loudermilk sur le plancher. "Pendant ce simulacre de procès, Ponce Pilate a accordé plus de droits à Jésus que les démocrates n'en ont accordé à ce président et à ce processus." Est-ce que Trump risque la crucifixion s'il est destitué ? Non, mais ne laissez pas cela entraver la rhétorique trop poussée. Selon les républicains de la Chambre, Jésus a eu un procès plus équitable que Trump. Faisons le compte : nous avons là bataille des Ardennes, attaque sur Pearl Harbor, lutte contre l'esclavage, lutte pour les droits civiques, et last but not least le procès truqué de Jésus. Controverses ? Criailleries ? Piailleries ? Spectacle de cirque ? Exposition de monstres et curiosités diverses ? Vous n'y êtes pas : il s'agit du Congrès des Etats-Unis d'Amérique ! -
Avenir du traité de contrôle des armements stratégiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
On est maintenant à peine à plus d'un an de la date de péremption de l'accord américano-russe de contrôle des armements stratégiques. Lors d'une conférence de presse, Vladimir Poutine a déclaré "Mais jusqu'à présent, aucune réponse à toutes les propositions russes n'a été reçue des États-Unis. Et s'il n'y a pas de traité START-3, il ne restera rien au monde qui puisse freiner la course aux armements. Et ça, à mon avis, c'est mauvais." La Russie est prête à prolonger le traité START-3 avec les États-Unis à tout moment, mais jusqu'à présent, les États-Unis n'ont pas donné leur accord. C'est ce qu'a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors de sa grande conférence de presse. Selon le dirigeant russe, le Traité sur des mesures visant à réduire et à limiter davantage les armements stratégiques offensifs (START 3) est l'une des dispositions sur lesquelles la Russie et les Etats-Unis devraient fonder leurs relations mutuelles. Il s'agit d'une question de sécurité mondiale, et c'est pourquoi, a souligné Vladimir Poutine, la Russie est prête à proroger immédiatement l'accord existant. Il y a des moments où je pourrais presque souhaiter que Trump soit vraiment une môle russe sous contrôle du Kremlin, comme l'imaginent ses opposants les plus virulents La politique étrangère américaine serait beaucoup moins dangereuse !- 22 réponses
-
- 2
-
-
-
- dissuasion
- nucléaire
-
(et 2 en plus)
Étiqueté avec :
-
L'avenir de la péninsule coréenne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est surprenant, d'ailleurs. Parce que les gros yeux, ça déconcerte hein... -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
... -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout à fait d'accord quant au dimensionnement des nazillons rassemblés à Charlottesville, et plus généralement des nazillons des autres pays. S'agissant du dimensionnement des intolérants d'en face, je resterais quand même un peu réservé, du moins s'agissant de la France. Qu'ils soient incomparablement plus influents que les nazillons, oui certes, qu'ils aient dans une certaine mesure du vent dans leurs voiles, oui. Mais bon... ça reste quand même un phénomène assez limité, même s'il est notable et reste à surveiller. Je veux dire, on pourra citer des cas par exemple de représentation théâtrale annulée à cause d'un groupe d'imbéciles s'imaginant que se maquiller le visage pour une pièce classique est une offense raciste envers les Noirs. Et quelques autres du même genre. Mais bon... ce sont des cas relativement isolés, et dénoncés par pas mal de gens. Quant aux appels à interdire certains types de discours qui seraient inacceptables - évidemment dangereux pour la liberté de parole, indépendamment de ce qu'on pense de ces discours et même si on n'est pas d'accord - je citerai l'exemple d'un certain Eric Z, au discours remarqué, qui a été cible de nombreux appels à l'empêcher de parler enfin, à ne pas lui donner la parole dans les médias voyons... et qui continue à y être invité, imperturbablement Donc la liberté de parole ne m'a pas l'air en si grand danger en France Même si certes Monsieur Z peut aimer dire et répéter que "on ne peut plus rien dire !" Tout à fait. Voir par exemple la France de la Révolution, communauté nationale se percevant comme messagère de la liberté et de l'égalité et percevant les communautés obéissant à des rois comme des ennemis. Exemple évident de fascisme ! Sérieusement maintenant : quand on utilise une définition si large et si imprécise, on ne se donne pas les moyens de comprendre quoi que ce soit. On en arrive nécessairement au "tout est dans tout et réciproquement". Le fascisme est, ou plus exactement était une chose précise. De même que le communisme, l'islamisme, le républicanisme... C'est très vrai. Je ne discerne pas vraiment la raison de cette différence, mais elle est bien là. Notons quand même un point d'accord entre ces deux types de discours, penser que leur lutte est absolument fondamentale et que l'avenir du monde s'y joue. On ne peut d'ailleurs que leur donner raison. Ce n'est pas comme si nous avions sur les bras un effondrement écologique, un réchauffement catastrophique du climat, un épuisement des ressources non renouvelables nécessaires à notre civilisation industrielle, un système financier bloqué depuis dix ans dans un mode pernicieux et dangereux, une dérive générale des relations internationales vers l'affrontement, et autres menaces. Ce rabbin était un optimiste. Son confrère pessimiste quant à lui observait la situation depuis l'étranger, de préférence loin de l'Allemagne. Malheureusement, seul le pessimiste a survécu pour témoigner. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
La tentative de Eco de définir un "fascisme éternel" est intéressante, mais elle trouve ses limites dans ce simple fait que le fascisme n'a pas toujours existé. C'est quoi le fascisme, au XVIIème siècle ? Ou au Moyen-Age ? Ou même au milieu du XIXème siècle ? De plus, il n'est pas certain que le fascisme doive exister toujours. Il est même tout à fait possible de dire qu'il a aujourd'hui pratiquement disparu, ne survivant d'une manière plus ou moins reconnaissable - et encore - que dans quelques mouvements sans doute bruyants voire dangereux, mais minoritaires et présents seulement dans des nations à la puissance limitée : Svoboda en Ukraine, Jobbik en Hongrie ou Aube dorée en Grèce. Dans les autres nations, ça se réduit à quelques groupuscules. De même d'ailleurs que le communisme a aujourd'hui pratiquement disparu. Certes la Chine est toujours une dictature, mais cette dictature n'est à l'évidence plus communiste. La Corée du Nord est l'exception, mais ce n'est justement qu'une exception et une nation à la puissance limitée, dont on ne parle qu'à cause du facteur nucléaire. Le communisme en tant que tel s'est ainsi avéré être une idéologie à durée de vie limitée, en pratique limitée au XXème siècle même si un pays la Corée du Nord "déborde" sur le siècle suivant. Au 25ème ou au 30ème siècle, on pourra demander aux lycéens en cours d'Histoire "Quel siècle connut des régimes communistes ?"... parce qu'il n'y en aura selon toute probabilité qu'un. Et les élèves astucieux se rappelleront "C'est simple, c'est la même réponse que pour le fascisme !" Quant à qualifier ce que fut le fascisme, Eco en rassemble beaucoup de caractéristiques, mais il y a tout de même plusieurs points à reprendre : - Le fascisme est un modernisme, pas un traditionalisme. Le modernisme c'est aussi le dynamisme, qui va avec le culte de l'action. C'est certes une modernité différente de celle des communistes, des libéraux ou des socialistes, mais c'est bien une modernité, ennemie de la tradition - Le fascisme n'est pas nécessairement antisémite, ni à l'origine. Rappelons cette parole de Mussolini comme quoi "Pour être antisémite, il faut être c.. comme un Allemand". Le genre particulier de fermeté de conviction que manifestait Il Duce - c'est-à-dire, aucune devant Adolf - a mené aux lois raciales de 1938 en Italie, d'ailleurs peu appliquées par les Italiens, c'est-à-dire 16 ans après le début du régime fasciste, et uniquement à cause de la faiblesse de celui qui s'imaginait capable d'être un chef. Bien sûr, l'antisémitisme est en revanche absolument fondamental dans le cas du nazisme, mais il s'agit là de la version allemande du fascisme... et le mot important est "allemand", non "fascisme" Enfin, il ne faut pas sous-estimer deux facteurs fondamentaux, qu'il me semble que Eco néglige un peu : - Le fascisme est avant tout un totalitarisme. La citation à retenir est le mot d'ordre de Mussolini « Tout dans l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État ! » Le fait que ce mot d'ordre s'applique certes aussi aux totalitarismes stalinien, maoïste et autres, n'empêche pas que la formule est de Mussolini - Le fascisme est centré sur un Chef miraculeux. « Mussolini ha sempre ragione », Mussolini a toujours raison, c'est l'article de foi basique. Il a son correspondant en Allemagne, et s'exprime par le titre de Guide pris par le chef de l'Etat Je soupçonne qu'au-delà de leur échec historique - l'Italie en 1945, l'Allemagne à la même date, étaient quelque peu différentes des promesses de leurs chefs prétendument miraculeux respectifs - ce sont ces facteurs qui font du fascisme une idéologie morte : - Le rôle de l'Etat, qui est aujourd'hui structurellement plus limité qu'il ne l'était il y a un siècle, et je ne vois pas de raison de penser qu'à vue humaine on pourrait se remettre à croire à sa toute-puissance - La déchristianisation, qui au moins dans le cas de l'Allemagne a clairement contribué à l'avènement d'un mouvement fasciste - le nazisme était par certains côtés une sorte de religion, au service d'une idole particulièrement sanglante. C'est aussi la déchristianisation qui rend possible de déclarer qu'un homme doit être pris comme guide absolu, bref de le mettre à la place où un chrétien met Jésus-Christ. Or, la fin des régimes fascistes a mené suivant le cas soit à un retour au christianisme, soit le plus souvent à un athéisme doutant de toute religion. La déchristianisation au sens sociologique du terme est aujourd'hui très avancée dans la plus grande partie de l'Europe, ce qui rend difficile d'imaginer que quelqu'un, quittant une religion, soit à la recherche et se raccroche à un succédané frelaté - Enfin, la modernité a certainement du plomb dans l'aile, au moins en tant que promesse d'un avenir meilleur à base prométhéenne-technologique. Le modernisme qu'était le fascisme, comme celui qu'était le communisme, n'ont guère d'avenir... et ils ne sont pas les seuls d'ailleurs En revanche, le "fascisme" est utile, non seulement en tant qu'insulte politique, mais comme manière de "comprendre" le monde à peu de frais, plus précisément de faire semblant de le comprendre, sans tenter vraiment de le penser - sans tenter d'être contemporain de sa propre époque, plutôt que d'une époque révolue - et en amalgamant ensemble tout ce qui déplaît pour l'imaginer en "grand tout" indistinct et repoussant. Mais en réalité un xénophobe n'est pas un fasciste... c'est un xénophobe. De même qu'un populiste n'est pas un fasciste... c'est un populiste. Non plus qu'un protectionniste n'est un fasciste. Ni un démagogue. Pas même un partisan de la conception ethnique des nations - les Japonais d'aujourd'hui par exemple ne sont pas des fascistes, même s'ils partagent majoritairement cette conception - et donc même les identitaires d'aujourd'hui ne sont pas des fascistes. Et même les transhumanistes ne sont pas des fascistes ni des nazis, puisque ce sont des transhumanistes. -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Cette inscription dans la loi de sortie de l'UE à approuver par le Parlement le mois prochain a une crédibilité élevée - D'abord, la raison pour laquelle Johnson a pu décaler la sortie auparavant prévue pour le 31 octobre "sinon je serai mort dans le fossé" sans perdre toute crédibilité auprès de ses électeurs est que le Parlement avait visiblement fait de l'obstruction, notamment une partie des députés conservateurs - que Johnson a immédiatement mis à la porte de son groupe. Or, il dispose désormais d'une majorité absolue, qui plus est tout à fait confortable et à sa botte - les opposants au Brexit ne sont plus là. Il ne pourra pas changer d'opinion ni de fusil d'épaule sans perdre sa crédibilité auprès des électeurs - Puis, l'accord de sortie stipule qu'une éventuelle prolongation de la période transitoire au-delà du 31 décembre 20 devrait être demandée avant le 30 juin. Ce qui serait encore plus difficile à défendre politiquement parlant, juste cinq mois après avoir fait voté une loi l'interdisant. Théoriquement, il serait toujours imaginable de se présenter tête basse au Conseil européen vers octobre ou novembre et de quémander une modification de l'accord de sortie pour prolonger la période de transition - s'il vouuuuus plaît - mais cela ne ferait qu'accentuer le ridicule et l'humiliation, bref perdre encore plus de crédibilité ! Je crois que Johnson est tout simplement en train de brûler ses vaisseaux. C'est une tactique habile, à la fois politiquement - je vous donne une garantie de ne plus pouvoir changer la date de fin de période transitoire, même si j'étais tenté plus tard de faiblir - et pour la négociation qui va commencer. Il s'agit de fiche les chocottes à tous les dirigeants européens, de les convaincre qu'un Brexit brutal sans accord reste possible, afin qu'ils filent doux et lui donnent à la fois le beurre et l'argent du beurre : la proximité et le libre-échange avec le marché unique et la liberté par rapport à ses règlements et normes internes. Habile... ou pas tant que ça ? C'est que les accords commerciaux de l'UE ne peuvent être approuvés qu'à l'unanimité des Etats membre. N'importe lequel des 27 pays membre pourrait donc mettre son veto et bloquer un accord qui lui semblerait laisser une chance - voire une porte ouverte - à un dumping social ou environnemental de la part de la Grande-Bretagne. Naturellement, ce pays serait dénoncé et vilipendé par toutes sortes de partisans de l’accommodement. Un peu comme la France après qu'Emmanuel Macron ait refusé l'ouverture de négociations d'adhésion de l'Albanie et de la Macédoine du Nord, en somme. Tiens, puisqu'on parle de Manu, il en est où lui ? “Mon souhait, c’est que le Royaume-Uni reste un pays allié, ami et un partenaire extrêmement proche. La condition, c’est définir les règles d’une relation loyale (...) On ne veut pas qu’il soit un concurrent déloyal”, a-t-il dit, lors d’une conférence de presse à Bruxelles. “Si Boris Johnson veut un accord commercial très ambitieux, il faut une convergence réglementaire très ambitieuse”, a prévenu le chef de l’État, avant d’ajouter, en anglais, “Be my guest”, “soyez mon invité” ou “je vous en prie”, en Français, comme une forme de main tendue au marché britannique qui pourrait se tourner vers les États-Unis. “Plus ils voudront diverger de certains sujets de l’UE d’où ils sortent, plus ils iront vers un modèle moins disant socialement ou sur le plan climatique et réglementaire, plus ils créeront de la viscosité, c’est-à-dire de la distance avec le marché” commun, a insisté Emmanuel Macron, en tentant de vulgariser au mieux ses propos. (...) Le chef de l’État estime que cette issue serait “assez simple puisque les Britanniques sont aujourd’hui membres de l’Union européenne et que chaque fois qu’ils voudront diverger ce cette réglementation européenne, ils acteront d’un risque de divergence sur le plan des relations commerciales”. Dans un message clairement adressé Boris Johnson, le chef de l’État a encore insisté, avec un large sourire: “Donc ça peut aller très vite s’ils disent au fond on a envie de changer que très peu de choses”. Bon, il a l'air à l'aise le garçon Un peu comme s'il jouait au jeu du poulet avec Boris Johnson, lequel serait au volant d'une sympathique et mignonne Mini Cooper... tandis que Macron serait aux commandes d'un char Leclerc ! Et oui, si j'étais négociateur britannique pour le futur accord commercial, je ne serais pas trop à mon aise ... Non, en effet, pas à la fois "deux coups de cuillère à porridge", et "rois du pétrole". En revanche, régler tout ça rapidement est possible oui... il suffit de suivre le conseil que Macron donnait avec ce large sourire "ça peut aller très vite s’ils disent au fond on a envie de changer que très peu de choses". En somme, viser une situation analogue à celles de la Norvège ou de la Suisse, et écrire dans l'accord de sortie "La Grande-Bretagne s'aligne sur tout". C'est un scénario. Oui, si Johnson suit le conseil que lui donnait Macron de "changer très peu de choses". L'autre scénario, c'est un accord très léger. Probablement négociable en quelques mois oui, s'il se limite à une coordination minimale, voire ultra-minimaliste. Dans ce cas, ce ne serait pas le monde de la finance qui ferait "redescendre sur Terre" Boris Johnson. Ce serait Boris Johnson qui ferait redescendre sur Terre les financiers et la City. -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Dire que les gens qui alertent et veulent agir réellement contre le réchauffement climatique ne font que hurler Apocalypse, c'est attaquer le messager parce qu'on n'aime pas ce qu'il dit. Ça ne change rien aux réalités. Juste une petite question : quel pourcentage de sa nourriture l'Égypte importe t elle ? Parce que si la plupart des pays aujourd'hui exportateurs doivent d'abord cesser de le faire, puis même cherchent à en importer, je dois dire que je ne crois pas que Mars pourra combler le manque. A terme, il est possible d'imaginer qu'une partie de la planète devienne littéralement invivable pour les êtres humains et doive être abandonnée. Voir par exemple Voici comme votre monde pourrait prendre fin.- 2 408 réponses
-
- effondrement
- ecologie
-
(et 1 en plus)
Étiqueté avec :
-
terrorisme Opération Barkhane
Alexis a répondu à un(e) sujet de Scarabé dans Politique etrangère / Relations internationales
Une zone où « la majorité des attaques se concentrent » ... et qui fait quelle taille, rappelle moi ? Je veux dire, comme la France métropolitaine, ou seulement la moitié ? Il faut rappeler ce facteur, tout de même. -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Allez, un petit coup d’œil sur la devanture du kiosque à journaux- 2 408 réponses
-
- 6
-
-
-
-
- effondrement
- ecologie
-
(et 1 en plus)
Étiqueté avec :