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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. C'est un point de vue. Simplement, ce n'est pas celui de Kim Jong Un ou plus généralement de la direction nord-coréenne Sinon, ils se seraient arrêtés aux missiles balistiques de portée moyenne - qu'ils ont depuis belle lurette, et indépendamment, et en nombre - ainsi probablement qu'aux armes à fission de 10 à 20 kt. Ils n'auraient pas développé - certainement à grands frais au regard de leur économie très petite - des missiles balistiques de portée intercontinentale. Probablement pas non plus des ogives de 250 kt - qu'elles soient à fusion ou à fission dopée - qui sont un peu too much pour frapper des bases militaires à 1 000 km, mais bien pratiques pour des tirs intercontinentaux à la précision moindre.
  2. Alexis

    ISS

    Un avis un peu plus positif ici... du genre "ça ne sert pas à grand chose en fait, mais on l'aime bien parce que symbole de paix" « Vendue » en 1993, par l'administration Clinton comme une main tendue à la Russie, ce grand Meccano symbolise toujours le monde réunifié après la chute du mur. « Derrière, il y avait surtout l'idée d'empêcher la fuite des cerveaux russes, qu'ils n'aillent pas prêter main-forte à la construction de missiles balistiques dans des pays comme l'Inde ou la Corée du Nord, tacle un haut gradé du spatial français. Et la meilleure façon de le faire, c'était de leur donner du travail en Russie.» « On y voit des hommes et des femmes de toutes les nationalités travailler côte à côte, faire des expériences scientifiques sans trop comprendre à quoi elles servent mais c'est sympa, c'est un peu la maison de famille dont on a hérité, on y a de bons souvenirs, on aime y séjourner, bon OK, son entretien coûte, cher, mais il rapporte aussi aux industriels qui en profitent » résume Arthur Sauzay spécialiste des questions spatiales à l'Institut Montaigne. Vu comme ça bien sûr... Derrière le maintien de la SSI, y a t il aussi la conscience sourde et inquiète que le "monde réunifié après la chute du mur", s'il n'est pas totalement mort, a du moins beaucoup de plomb dans l'aile ? La crainte que si on met le point final à cette "maison de famille"... on ne saura pas refaire quelque chose d'équivalent, non pour raison technique, mais politique ? A quand une station spatiale pan-européenne, alors ? Histoire de matérialiser un peu concrètement et de symboliser cette "architecture de sécurité et de confiance" dont rêve Emmanuel Macron ?
  3. Alexis

    ISS

    En voilà un qui met les pieds dans le plat ! L’ex-astronaute Patrick Baudry qualifie l’ISS de « plus grand bobard de l’histoire spatiale » Patrick Baudry, 74 ans, a été l'un des premiers Français à partir dans l'espace en 1985 à bord de la navette spatiale. Reconverti en conférencier et animateur de stages de team building en entreprise, l'ex-astronaute et pilote d'essai, est très critique envers le maintien de l'ISS prévu au moins jusqu'en 2030. Pourquoi considérez-vous la station spatiale internationale comme inutile ? PATRICK BAUDRY. Mais parce que c'est le plus grand bobard de l'histoire spatiale et qu'il faut arrêter les frais. Depuis la station soviétique Mir qui a fonctionné à partir de 1986 durant quinze ans, on sait déjà tout ce qu'il faut savoir sur les effets de la microgravité sur le corps humain. Il n'y a aucun intérêt à les refaire indéfiniment. Et les expériences au service de la science qu'on y mène ? Jean-Loup Chrétien et moi, on faisait déjà les mêmes il y a 35 ans! J'ai suivi la mission de Thomas Pesquet en 2016, j'ai vite décroché. Je n'ai toujours pas compris ce à quoi on l'avait employé. Ce garçon est pourtant bourré de talent, c'est dommage qu'il soit si mal employé. Qu'est-ce qui vous désole le plus ? Les sommes colossales dépensées. Avec, on aurait pu faire tant de belles choses : établir une base lunaire sur la Lune, y travailler sur la meilleure façon de protéger l'homme des radiations pour aller sur Mars, installer sur sa face cachée un laboratoire d'astrophysique afin d'observer l'espace profond, loin de tous bruits parasites venant de la terre… Si on avait mis en chantier tout cela dès le début des années 1990, Mars, on y serait déjà ! Pourquoi la station spatiale est-elle prolongée encore et encore ? Pourquoi ces sommes énormes englouties à faire des tours autour de la Terre et faire semblant de faire des expériences intéressantes ? La raison je le soupçonne c'est qu'il s'agit de la ligne de plus grande pente - On ne veut pas se lancer dans des missions humaines qui aient un sens, parce qu'on craint les coûts et surcoûts, peut-être aussi les risques - On ne veut pas non plus prendre la décision d'abandonner l'espace humain, qui serait impossible à cacher et rendrait trop visible le déclin - trop de gens risqueraient de demander pourquoi ce qui était possible dans les années soixante à quatre-vingt - Spoutnik, Voskhod, Apollo, Skylab, Saliout, la navette spatiale, Mir - ne le serait plus maintenant. Les Russes ont une réponse "On s'est effondré dans les années 90". Les Américains... quelle serait leur réponse, au juste ? Du coup, prolonger la station spatiale internationale permet de faire semblant de progresser, alors qu'on ne fait en réalité que du surplace, tout en dépensant beaucoup d'argent mais... des sommes à peu près connues à l'avance, et sans grand risque. Les Etats-Unis quant à eux ajoutent à ça des programmes assez peu convaincants pour "retourner sur la Lune" - ça fait quinze ans qu'ils se sont donnés cet objectif avec George W Bush, et ils n'ont pas encore envoyé le moindre type dans l'espace même s'ils ont dépensé moult pognon. Inefficacité, manque de conviction, un mix des deux ? En tout cas, c'est cohérent avec le reste...
  4. Intéressant ! Cela dit, Stanley Sloan a publié les notes qu'il avait préparées pour cette conférence qui a été annulée. Le moins qu'on puisse dire, c'est que son discours n'est pas politiquement neutre - malgré qu'il ait prétendu le contraire. Fallait-il exiger qu'il le soit, c'est une question, mais si Donald Trump argue que l'intervention était politiquement très orientée... eh bien il a raison. Quelques extraits : La crise actuelle n'a pas commencé avec Donald Trump, même s'il l'a certainement portée à son paroxysme. (...) Entre-temps, la garantie américaine de la sécurité européenne est devenue très incertaine sous le président Trump. (...) Poutine de Russie reçoit un coup de main de notre président ainsi que de politiciens populistes d'extrême droite ici en Europe. (...) Ce scénario présente un avenir beaucoup plus sombre. (...) Un tel scénario pourrait commencer par la réélection de Donald Trump. Il ne s'agit pas simplement de description générale, il y a des attaques dures et très ciblées contre le président américain. On peut être d'accord - pourquoi pas ? - mais on ne peut pas nier qu'elles sont là. Franchement, si une conférence sur la coopération militaire des Etats de la bande Sahel-Sahara prévoyait d'inviter un analyste français avec le même genre de commentaire contre Macron que Sloan contre Trump... est-ce que la France y participerait ?
  5. Des drones bidouillés n'auraient pas la portée nécessaire pour atteindre les Etats-Unis. En fait, la CdN a déjà une dissuasion nucléaire régionale crédible, entre leurs centaines de balistiques moyenne portée (1 000 ou 1 500 km) et leurs dizaines de têtes nucléaires, ils pourraient frapper Japon, Corée du Sud... ou les bases américaines installées dans ces pays. Ce qui leur manque, c'est la dissuasion mondiale. C'est plus dur, et je ne vois pas de raccourci autre que l'incertain MSBS sur sous-marin - incertain car techniquement plus dur - et surtout le SSBS intercontinental. Ils sont déjà arrivés assez loin, dans le sens où ils pourraient déjà avoir - ont probablement déjà - une poignée de Hwasong-15 avec tête nucléaire. Personne n'est vraiment sûr qu'ils fonctionneraient bien, mais l'incertitude marche dans les deux sens - la probabilité que ça marche est quand même relativement élevée - donc ça a déjà son petit effet dissuasif. Si Donald voulait faire une c...erie et demandait à ses généraux les conséquences s'il ordonnait de nucléariser Pyongyang là tout de suite, on lui répondrait probablement quelque chose du genre "Mr President, nous pensons qu'il n'y a qu'une probabilité de 20% (ou 40% ou 60%) que une à trois ogives nucléaires frappent les Etats-Unis en riposte". Ce qui aurait déjà de quoi faire perler quelques gouttes de sueur ... Améliorer ça en faisant passer la probabilité à 80% ou 90% que le système fonctionne - c'est-à-dire arrive à au moins un coup nucléaire sur les Etats-Unis, malgré les attaques préventives, malgré les ratés, malgré les antimissiles - doit être le premier objectif des Norcs.
  6. Une discussion intéressante des objectifs probables des prochains tests nord-coréens de balistiques longue portée (SSBS) (en supposant naturellement que c'est ce que choisira Kim Jong Un à la fin de l'année, plutôt qu'un essai nucléaire) Je ne transcris que la conclusion Les décisions de la Corée du Nord quant à savoir si, quand et comment reprendre les lancements de missiles balistiques intercontinentaux seront presque certainement régies principalement par des facteurs politiques plutôt que programmatiques. Quelle que soit la latitude qui leur est laissée pour préparer une prochaine série de lancements de missiles balistiques intercontinentaux, les concepteurs et opérateurs de fusées du Nord sont susceptibles de chercher à améliorer en priorité la fiabilité et l'efficacité opérationnelle du KN-22, et éventuellement aussi du KN-20. Il est peu probable qu'une campagne d'essais à court terme ait pour objectif d'améliorer - la précision de l'ICBM, - qui est plus susceptible de se concentrer sur des charges utiles à une seule tête que sur des charges utiles à plusieurs têtes. - Bien que le Nord soit clairement motivé à déployer des aides à la pénétration de la défense antimissile sur ses ICBM, il se peut qu'il ne fasse pas la démonstration de ces aides lors des essais en vol, soit parce qu'il ne peut évaluer correctement ces essais, soit parce qu'il veut cacher ses capacités aux Etats-Unis. - Enfin, il est peu probable qu'une prochaine série d'essais ICBM comporte de nouveaux types de systèmes ICBM : les nouveaux ICBM à propergol liquide sont probablement inutiles à court terme étant donné le potentiel du KN-22, - et la Corée du Nord n'est probablement pas techniquement capable de développer des ICBM à propergol solide si rapidement.
  7. C'est ça je pense. - Soit Johnson a sa majorité, le RU sort de l'UE le 31 janvier, suite à quoi certes il y aura de nouveau des négociations sur le futur - hep hop futur pas si lointain - "traité de libre-échange", mais au moins on aura pas mal avancé. - Soit c'est parlement sans majorité... et c'est reparti comme en 14 oui, b..del à Westminster qui continuera à faire du rien et caquetages en foli Du coup, pas trop besoin de s'occuper du sujet avant jeudi soir.
  8. C'est précisément ce que je résumais en disant que la direction américaine est complètement folle avec les armes nucléaires. On ne "calme" pas le jeu avec des pays étrangers armés en nucléaire en relançant une course aux armements. Et surtout pas en abandonnant les mesures d'inspection réciproque qui donnent aux Américains et aux Russes quelque raison de penser que ceux d'en face ne cachent pas 5 000 têtes nucléaires dans leur manche. On obtiendra le résultat contraire. Sachant que la Russie en est encore à réagir à la provocation précédente, la sortie du traité ABM en 2002, qui a motivé de sortir de la naphtaline quelques "idées folles" du début de l'âge nucléaire - comme le statoréacteur nucléaire - pour fortifier la capacité de frappe en second plutôt trois fois qu'une. Les réactions dans la durée - quelques années - des Russie et Chine à la mort du traité New Start, au passage des forces nucléaires américaines en mode caché et aux probables annonces de nouvelles armes nucléaires et autres prévisibles déclarations du type "nous gagnerons la nouvelle course aux armements"... sont sujettes à question. La Chine pourrait choisir de simplement continuer son projet de se doter de SNLE vraiment silencieux tout en renforçant sans doute un peu ses balistiques sol-sol stratégiques. La Russie, devant se débrouiller avec un budget dix fois inférieur à celui des Etats-Unis, pourrait être amenée à prendre des positions plus audacieuses en terme de type d'armes. Poutine n'est pas très loin d'avoir prévenu que si New Start tombe, le traité de l'espace pourrait suivre... permettant de placer des armes nucléaires dans l'espace. Hein ? Il y a aujourd'hui neuf puissances nucléaires. Qui serait la dixième ? Si tu réponds "l'Iran" alors il faudra bien que je rappelle premièrement que Téhéran en est assez loin, deuxièmement et surtout que si l'objectif est de s'assurer qu'il respecte l'accord sur le nucléaire... il ne tient aux Etats-Unis que d'y rentrer ! Si ce n'est pas l'Iran, alors qui ? Comme ? ... Nan j'veux dire, je ne suis pas au courant de l'invention récente d'un quelconque gilet pare-nucléaire comme il existe des gilets pare-balles. Mais peut-être est-ce que j'ai loupé quelque chose ? Parce qu'il ne peut s'agir des programmes ABM américains. Qui restent tout autant qu'avant des gouffres financiers ne produisant rien de bon. A plus forte raison, la solution nord-coréenne est incomparablement plus faible. Raison pour laquelle après la provocation nord-coréenne de fin d'année - balistique longue portée ou essai nucléaire - Pyongyang sera rayée de la carte en 2020 par les atomiques américains après que sa dissuasion ait été magiquement annulée par les moyens américains. D'un autre côté, si le prochain épisode de tension mène aux mêmes échanges d'insultes qu'en 2017 plutôt qu'à une récolte de champignons géants en Corée du Nord, il faudra bien admettre que la dissuasion nucléaire, ça marche Une dissuasion européenne assurée par France et Royaume-Uni, ce serait avant tout des armes partagées en double clé avec quelques Etats clé. Similaire au fonctionnement américain avec les antiques B-61, sauf que les moyens seraient d'incomparablement plus convaincants missiles de croisière furtifs haut-supersonique - les ASMP-A. Différences, en plus de l'évidente amélioration de la crédibilité technique : - Implication d'un pays véritablement intéressé à lutter aux côtés des autres Européens - parce qu'il saurait qu'il est le prochain - Dépendance pour la dissuasion envers un pays de taille similaire qui n'a ni la psychologie ni les moyens d'un empire mondial - donc avec lequel il est relativement facile d'équilibrer cette dépendance par des intérêts communs ou une supériorité sur tel autre plan En bref, ce ne serait pas pire pour les pays concernés que la dépendance actuelle envers les Etats-Unis. Ce serait incomparablement meilleur. Ce qui revient à dire que l'un des pays possédant des armes nucléaires a la possibilité technique pratique d'attaquer en premier sans se prendre une riposte en retour. Penses-tu que ce pays soit la Russie ? La Chine ? Si tu penses que c'est les Etats-Unis, alors contre la Russie je ne peux que rappeler les SNLE russes qui peuvent désormais maintenir des patrouilles en continu, y compris les 3 modernes type Borei bientôt rejoints par un quatrième. Je dois encore rappeler les Topol mobiles. Tout comme les sol-sol fixes, vulnérables certes... mais seulement si les missiles d'attaque ne connaissent aucun raté. Ainsi que les Tu-160 et leurs missiles de croisière longue portée - sachant que la capacité à suivre en temps réel chacun d'eux pour le détruire préventivement est sujette à caution. Et contre la Chine, il est certain que Pékin ne peut s'appuyer ni le nombre de ses armes comme Moscou, ni sur la dispersion dans n'importe quel océan d'un SNLE très silencieux comme Paris. Il se murmure cependant que les Chinois sont passés maîtres dans l'art de la fortification et des réseaux de tunnels souterrains dans lesquels ils cachent leurs balistiques sol-sol... réseaux dont nul ne connaît le plan, et quand bien même Quant à la France - pour l'exercice - si la patrouille permanente de SNLE a été réduite à une seule unité c'est parce qu'il est estimé vraiment exclu de la suivre à la trace, tant son silence a été travaillé. Et seize balistiques portant plus de 80 TN, c'est suffisant pour faire réfléchir très très fort même une superpuissance. Non, une frappe américaine en premier garantit une riposte en retour.
  9. S'intégrer à l'UE je n'y crois pas une seconde. Les Russes sont en mode "souveraineté d'abord", et je ne les vois pas en sortir de si tôt. Un traité cadre facilitant le commerce, en même temps que des échanges d'étudiants et autres projets communs, ainsi bien sûr que l' "architecture de sécurité et de confiance" qu'a évoqué Emmanuel Macron, ça oui c'est envisageable, sans doute pas dès le mois prochain, mais à terme de quelques années ou une décennie. Au final, si la Russie ne sera jamais intégrée à l'OTAN, elle pourrait être membre de l'OTE. L'Organisation du Traité Européen... celle qui pourrait prendre la suite de l'OTAN. S'agissant de déclassement, il faut être conscient du rapport de forces entre Chine et Russie : c'est du x 10 sur la population comme sur l'économie. Le déséquilibre des puissances entre Etats-Unis et France n'est pas aussi grand ! Certes, la Russie a actuellement l'avantage pour certaines technologies militaires - SNA, probablement moteurs d'avion - mais même là l'écart se réduit à vitesse Grand V, du fait des investissements chinois massifs comme de leur rythme élevé de progrès technologique. Le budget de défense chinois doit déjà être quatre fois celui de la Russie, et la Chine pourrait encore aller beaucoup plus loin si elle le décidait. Bref, l'équilibre militaire russo-chinois à moyen terme se rapprochera de l'équilibre économique russo-chinois... c'est-à-dire pas un équilibre du tout. La France pourrait-elle se reposer sur l'alliance franco-américaine comme Alpha et Oméga de sa posture stratégique, sans devenir très rapidement une simple dépendance de l'Oncle Sam ? Même si le président américain avait l'amabilité de se prêter à une propagande de type "deux puissances unies sur un pied d'égalité"... et le contrôle de soi nécessaire pour ne pas éclater de rire ? Xi Jinping les a, cette amabilité et ce contrôle, mais ça ne change pas le rapport de forces. S'appuyer sur la Chine comme base de sa politique internationale, c'est quelque chose que la Russie s'est trouvée obligée de faire après 2014. Mais ce n'est pas une position tenable à terme... sauf à accepter d'être une dépendance stratégique de Pékin. Les Européens représentent pour Moscou une alternative intéressante - et j'ai bien dit "les Européens", avant tout les trois plus grands France Allemagne et Royaume-Uni, pas l'UE. L'alternative, c'est d'être un grand parmi plusieurs autres grands, sur un pied d'égalité en s'aidant mutuellement à résister aux deux seules Superpuissances - et celles-là sont bourrées d'ambition et de testostérone, ça pourrait saigner Ça c'est quelque chose que Moscou pourrait tenir indéfiniment, pas : quelques années encore, on l'espère-croisons-les-doigts, jusqu'à ce que les Chinois deviennent trop gourmands ou que les gens n'arrivent plus à se retenir de rire à l'idée que les puissances russe et chinoise pourraient être comparables. A condition bien sûr que les Européens sachent s'autonomiser de la dépendance envers Washington - que Moscou craint. Ce qui nécessite des préalables consistant en résolution du conflit ukrainien + fin des sanctions réciproques + sans doute quelques années de mesures de confiance militaire, coopération renforcée, commerciale et projets communs afin que les préventions et les craintes se dissipent. Ça prendra quelques années dans le meilleur des cas. Raison de plus pour commencer maintenant. A la fois pour les Français - et les Allemands sont d'accord même si Merkel n'aime pas être bousculée - et pour les Russes - qui n'ont pas tant de temps que ça, même si évidemment ils disent le contraire. Les Britanniques, on arrivera bien à les intéresser... un peu plus tard sans doute, il faut d'abord qu'ils prennent bien conscience de ce qui signifierait pour eux un rapprochement commercial avec Washington - suite à quoi ils reviendront en courant - et puis que l'affaire Skripal s'éloigne dans le passé il faut reconnaître que le GRU n'y a pas été de main morte
  10. Tiens, ça me rappelle quelque chose... Ça doit être Charles qui envoie des ondes depuis là-haut
  11. Un scandaleux détournement au profit des fournisseurs militaires de ressources qui auraient du revenir aux fournisseurs spatiaux ! Sérieusement, si les Etats-Unis n'étaient pas allés au Vietnam, ou bien s'ils en étaient partis doucement sur la pointe des pieds vers 1965-66, ils seraient restés sur la Lune. Et ils seraient probablement allés sur Mars vers 1990 voire dès 1986 comme le prévoyait le plan originel de la NASA. En moteur nucléaire. Voir le Apollo Applications Program La NASA propose plusieurs types de mission dont le lancement en orbite d'une station spatiale, des séjours prolongés sur la Lune mettant en œuvre plusieurs nouveaux modules dérivés du LEM, une mission habitée vers Mars, le survol de Vénus par une mission habitée, etc. Mais les objectifs scientifiques trop vagues ne réussissent pas à convaincre le Congrès américain beaucoup moins motivé par les programmes spatiaux « post-Apollo ». Par ailleurs, les priorités des États-Unis ont changé : les dispositifs sociaux mis en place par le président Lyndon Johnson dans le cadre de sa guerre contre la pauvreté (Medicare et Medicaid) et surtout un conflit vietnamien qui s'envenime prélèvent une part croissante du budget. Ce dernier ne consacre aucun fonds à l'AAP pour les années 1966 et 1967. Il n'y aurait sans doute pas eu de mission vers les lunes de Jupiter en 2001, c'était un délai un peu ambitieux de toute façon. Mais de Lune à Mars ça aurait quand même été une vraie Odyssée de l'espace. Et pourquoi est-ce que ça n'a jamais eu lieu ? Parce que l'argent n'est pas allé aux bons lobbys ! En plus, bien sûr, l'exploration de l'espace ça fait plutôt moins de morts que les guerres. Argument de beatnik, je sais ... Tiens, tu es très "Romain" aujourd'hui ? Parcere subjectis et debellare superbos "Pardonner aux vaincus et vaincre les rebelles" (Virgile, traduction de Victor Hugo) Bon, Virgile n'a pas parlé de se goinfrer avec les esclaves et les ressources, mais c'était sous-entendu... Attention, les paroles d'invocation ("Romain") ont été prononcées, apparition de Tancrède sur le sujet dans 5, 4, 3... Rôoooh, tu as oublié l'Ukraine - essentiel ! - et la Russie - encore plus ! Et pas du tout pour des raisons de basse politique de basse-cour intérieure et caquetages divers, attention ! Pas parce que tout le monde s'envoie des accusations et noms d'oiseaux faisant intervenir ces pays pour de bas motifs intérieurs, oh non ! C'est de la politique étrangère, Môoossieur ! On n'est pas du tout en train de prendre ces pays comme simple toile de fond d'hallucinations, montages et magouilles diverses, pas de ça chez l'Oncle Sam !
  12. Je rappelle que c'est le capitalisme qui débouche sur la catastrophe climatique. C'est lui qu'il s'agit d'éliminer, et alors les problèmes environnementaux en seront tout naturellement résolus ! (1) Comment ? Ah, voyez les énergies renouvelables pour les détails. Et la sobriété. Et le développement social plutôt que physique - a-t-on besoin de tant de choses ? N'oubliez pas aussi que les profits seront utilisés pour les gens plutôt que pour le capitalisme, donc ça fera de la marge (2) Bref, allez voir les spécialistes, ou mieux encore laissez-les et concentrez vous sur l'action militante. Du moment qu'on se débarrasse d'abord du capitalisme, tout ira bien ! (1) Le bilan écologique de l'URSS et de la Chine maoïste, vous dites ? Mais c'était du capitalisme, tout ça, quoique du capitalisme d'Etat. On vous a bien dit qu'il s'agit d'en sortir ! (2) Le calcul ne tombe pas juste, vous dites ? Il manque un bon ordre de grandeur, vous dites ? Ah ne sous-estimez pas les profits hein ! En tout cas les promoteurs immobiliers ne seront pas à Marseille, Nantes, Bordeaux, Lille, Le Havre ni Paris. Puisque la plus grande ville française hors des eaux sera... Clermont-Ferrand Bon cela dit, si ce jour arrive, il y faudra de nombreux siècles. 70 mètres de montée du niveau des océans, ça ne se fera pas en quelques petites années... Et le problème de fond des agrocarburants c'est que c'est une très mauvaise utilisation de la surface agricole utile mondiale qui est limitée. Entre : - Augmentation de la population, - Nécessité de passer à des modes plus durables d'utilisation des sols - avec beaucoup moins d'intrants, et à terme aucun qui provienne des carburants fossiles - Nécessité de laisser des espaces véritablement naturels non cultivés si on souhaite ne pas appauvrir radicalement la nature voire la déséquilibrer complètement - je suis en dehors de mon domaine de compétence, mais j'ai cru comprendre que les espaces non cultivés étaient nécessaires aux espaces cultivés qu'il fallait un équilibre ... Il est assez clair que l'agriculture doit se concentrer sur sa fonction première. Pas question de détourner des champs pour y faire pousser du carburant
  13. Ceci faisant suite, précisons-le, aux déclarations de Donald Trump interrogé sur la possibilité que Pyongyang "prenne une nouvelle direction" comme il en a menacé « Kim Jong Un est trop intelligent et a beaucoup trop à perdre, voire tout, à agir de façon hostile » Bon soyons clair, ça ne sent pas bon Sauf si on apprécie une odeur de déclarations martiales, d'insultes et d'essais divers et variés - balistique ? nucléaire ?
  14. La pression migratoire venue du grand Sud devrait s'intensifier dans les années et décennies à venir, pour des raisons avant tout structurelles. L'essentiel de la pression migratoire est devant nous. Le choix d'accepter ou de refuser cette pression, est fondamentalement binaire, oui. Evidemment, on peut toujours imaginer "raffiner" un Oui, par exemple en disant "bon pas les djihadistes et criminels connus, quand même". De même qu'on peut imaginer raffiner un Non en disant par exemple "bon quelques milliers de réfugiés par an d'accord, mais uniquement politiques et si c'est pour nos idées qu'ils ont été persécutés". L'un comme l'autre exemple sont d'ailleurs de simple bon sens, pour dire le vrai. Il n'empêche que par rapport à l'échelle de la question, l'un comme l'autre ne seraient que des affinages, justement. Ils ne changeraient pas l'échelle de l'immigration prévisionnelle, restant énorme dans un cas, faible dans l'autre. Et l'une comme l'autre politique... nécessiteraient d'être pensées dans leurs conséquences, dans la manière de les appliquer dans le monde réel. Avant d'être départagées par un choix démocratique, faisant suite à un débat public, naturellement. C'est précisément ce qui n'est pas arrivé. Il faudra bien qu'on y vienne quand même. En attendant, on meurt en Méditerranée ou on tombe sur le chemin, par exemple victime d'esclavagistes en Libye. Parce que nous les Européens n'avons pas été encore fichus de dire à ces millions de gens, migrants économiques qui espèrent une vie meilleure, soit "Oui" - et on prend les moyens pour - soit "Non" - et dans ce cas il faut aussi prendre les moyens pour, notamment - quoique pas uniquement - en dissuadant de tenter le voyage par une politique de retour systématique et rapide.
  15. En ce jour d'une nouvelle rencontre à Paris entre dirigeants russe, ukrainien, français et allemand visant à revitaliser voire débloquer le processus de paix dans le Donbass "Minsk 2" défini il y a plus de quatre ans, un résumé utile - et à mon sens pas tellement orienté, ce qui est rare  - des événements depuis fin 2013. Ukraine: un conflit gelé depuis plus de quatre ans CHRONOLOGIE - Alors que les présidents russe, ukrainien, allemand et français se rencontrent ce lundi, Le Figaro propose de retrouver les grandes dates d’une crise inachevée. On peut aussi se rapporter à cette éclairante mise en perspective proposée par Fabrice Wolf du contexte plus général du rapprochement franco-russe - car les deux sujets sont de toute évidence liés. Alors, la Russie doit-elle choisir entre le déclassement international pur et dure, ou la lente vassalisation vis-à-vis de Pékin ? Pas nécessairement, car il existe une troisième voie, qui apparait bien plus satisfaisante pour Moscou : un rapprochement avec les européens. En effet, dans les projections de l’OCDE, les grands pays européens, que ce soit l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, convergeraient vers une puissance économique sensiblement équilibrée, avec un PIB évoluant entre 5,4 et 6 mille milliard de $ en 2050, là ou la Russie atteindrait les 5,2, les Etats-Unis 35, et la Chine 48. En se rapprochant de l’Europe, et non de Pékin, Moscou bénéficierait non seulement de la puissance économique des Européens pour dynamiser son économie, et accélérer sa croissance économique, mais également d’une relation équilibrée avec les grandes nations européennes, dans un rapport d’égal à égal. A l’inverse, les Européens bénéficieraient d’un apaisement sensible et rapide des tensions sur les frontières est, et pourront dés lors concentrer leurs efforts dans la course à la puissance entamée par la Chine et les Etats-Unis, au point de pouvoir s’intercaler entre les deux pays en terme de population, de PIB, et donc d’influence à l’échelle mondiale. En outre, et ce n’est pas négligeable, une structure politique à 3 pouvoirs sensiblement équivalent est gage d’une bien plus grande stabilité qu’une bipolarisation du monde. Ce constat est probablement à l’origine de l’ouverture faite par le président Macron envers la Russie il y a quelques jours, sachant que le sort de la Russie et des Européens sont liés dans un futur relativement proche : faute d’une coopération rapide et ambitieuse, chacun devra se blottir contre le flanc de sa super-puissance de tutelle. De fait, plutôt que de tenter de sauver le traité New Start ou Open Sky avec Washington, qui de toute façon ne représenterait qu’un gain de temps limité pour une trajectoire inchangée, Moscou, comme Paris, seraient avisés de rapidement trouver des points de convergence, et des Quick Win, notamment sur l’Ukraine et sur les sanctions économiques qui handicapent la reprise russe, de sorte à pouvoir entamer une dynamique salvatrice pour les deux pays, ainsi que pour l’Europe.
  16. Le traité de limitation des armements stratégiques des deux Gros doit cesser de s'appliquer dans moins de quatorze mois maintenant. Il n'y a aucune raison convaincante d'espérer qu'il soit prolongé, ceci en raison d'un blocage qui est entièrement du côté américain. En pratique, la Russie a proposé de prolonger le traité de cinq ans, sans autre forme de procès, sans faire aucun chichi. Les Américains n'auraient qu'à le vouloir pour prendre Poutine au mot et assurer la survie du traité, en se laissant par la même occasion assez de temps pour préparer les améliorations qu'ils disent rechercher comme implication de la Chine ou prise en compte des armements nucléaires tactiques - si c'était moindrement sincère, s'entend. Mais c'est comme si les Russes s'adressaient à un mur. La Russie a proposé de s'entendre sur une prolongation immédiate de cinq ans avant la fin de l'année. Si Trump acceptait cela, le traité pourrait être maintenu en vie jusqu'en 2026. Il serait extrêmement facile pour Trump d'accepter cette offre et, dans ce cas, la coopération avec Moscou mériterait les éloges du président. Ce serait une victoire importante pour les intérêts américains et le président pourrait légitimement s'en attribuer le mérite. Malheureusement, rien de tout cela ne se produit. (...) Cela fait plus d'un an que les responsables russes soulèvent la perspective d'une prolongation. L'administration Trump ne semble pas avoir engagé Moscou dans des négociations sérieuses en vue d'une prolongation. Les Russes pourraient aussi bien parler à un mur. Personne dans l'administration ne les écoute, et les divagations incohérentes du président sur le sujet n'aident pas. Nouvel argument pour convaincre nos amis européens qu'une défense de l'Europe sur la base des dissuasions nucléaires française et britannique serait largement plus sûre que l'arrangement actuel à base de dissuasion américaine : "Nous (les Français et les Britanniques) on n'est pas complètement fous avec les armes nucléaires !"
  17. Tout à fait d'accord là-dessus. En fait, je rebondissais sur ton rappel du troisième terme de notre devise pour signaler que c'est à mon avis là-dessus que porte la différence d'appréciation fondamentale - donc la tension - entre fraternité universelle, qui a de toute évidence partie avec les valeurs de notre pays et depuis de nombreux siècles, et fraternité nationale qui d'une part a sa place en tant que telle, d'autre part a l'avantage évident sur la première qu'elle est immédiatement et assez facilement opérationnalisable : on sait faire - d'aucuns diraient qu'on ne sait que trop bien faire. Au plus immédiat, il est évident qu'il faut sauver les gens de la noyade ! Dans un deuxième temps - où on aurait du arriver depuis quelques années déjà ! - il serait nécessaire de choisir une position stable et cohérente - donc une politique complète - autour de l'une des deux options d'ouverture ou de fermeture à la migration de masse. Sachant qu'il n'y en a que deux en fait... Si nous avions fait cela, il n'y aurait pas de morts en Méditerranée. Soit parce qu'ils seraient accueillis directement et sans besoin de mettre leur vie en jeu - l'option "ouverture" - soit parce qu'ils seraient systématiquement renvoyés et n'auraient donc aucune raison de tenter l'aventure. Seulement voilà, pour construire une politique de long terme, il faudrait accepter de réfléchir au fond, démocratiquement donc sur la place publique, et de prendre des décisions pensées et fermes, en écrasant quelques vaches sacrées au passage (dans l'option "ouverture" comme dans l'option "fermeture", quoique pas les mêmes dans les deux cas). Il est beaucoup facile de faire la "politique" de la petite semaine, de suivre les pentes vers le bas et de surtout arrêter d'y penser. Voilà, au fond, pourquoi il y a toujours des milliers de désespérés qui meurent chaque année A noter qu'il a existé entre août et octobre 2015 un fil Migrations de masse vers l'Europe où le sujet était discuté au fond et en détails. La Modération a décidé de le fermer, parce que des dérives étaient constatées. Sauf à ce que cette décision soit changée, il me semble préférable de limiter les discussions sur ce sujet, y compris sur d'autres fils... Mais bon, le fil demeure et il inclut pas mal d'arguments
  18. Et quel est le quatrième ? Un indice : ce n'est pas « universelle » Certes, tu vas me dire : ce n'est pas « nationale » non plus. Et tu auras raison. Voilà la situation, la fraternité, troisième mot de notre devise nationale, n'est pas bien définie. Du coup, devant des situations concrètes, il n'est pas très étonnant qu'il y ait une certaine tension entre des gens qui ajouteraient assez légitimement « universelle » comme quatrième mot. Et d'autres qui ajouteraient tout aussi légitimement « nationale ». La suite, c'est le débat politique. Je ne sais pas si le forum est le bon endroit pour ce genre de débat - je ne suis pas modérateur, ce n'est pas à moi de le dire - mais si la réponse est oui, je suggérerais bien un fil spécifique. Vu que c'est le fil UE ici D'un autre côté, peut-être que la réponse est non. Aussi, je n'en dis pas plus
  19. Éléphant orange barrit, Âne hargneux brait Dans l'au-delà survit l'OTAN Oh ! Vladimir sourit !
  20. Alexis

    MICA IR et Meteor

    J'ai bien dit que cet argument est moins déterminant que celui utilisant un Météore. Cela dit, les embuscades, ça existe aussi. D'ailleurs, faute de grives, on mange des merles - si on se retrouve en infériorité relative, on peut encore chercher des moyens de réduire le désavantage.
  21. Alexis

    MICA IR et Meteor

    Si le tir n'intervient pas avant que l'adversaire soit rentré dans la NEZ du Mica IR, oui. Ce que j'envisageais, c'est un tir alors que l'hostile est encore relativement loin, quelque part entre la limite de NEZ et la limite de portée, de façon d'une part à ce que le lancement ne soit pas détecté, d'autre part à ce que la probabilité de succès reste encore importante étant donné que l'hostile ne détectera pas le missile en approche avant qu'il ne soit plus près, donc n'entamera pas d'évasive... qui sont justement une bonne partie de ce qui réduit la NEZ. Y a t il des solutions de tir de cet ordre, ça peut être discuté. Il faudrait des données plus précises - certainement dans le domaine du confidentiel - pour s'en assurer. Mais ça me semble loin d'être impossible.
  22. Alexis

    MICA IR et Meteor

    L'argument vaut d'ailleurs aussi, quoique moins déterminant, pour la combinaison Optronique Secteur Frontal / Mica IR... étant donné que la furtivité des F-35 et autres doit s'entendre comme furtivité dans certaines bandes du spectre EM, non dans les bandes infrarouge. Sans doute, l'OSF n'a qu'un angle de vision assez réduit, et un Rafale pourrait avoir des difficultés à scruter l'ensemble de l'horizon en permanence. En revanche, si l'alerte est assurée par d'autres moyens, que ce soit des capteurs passifs ou le radar à très longue portée Nostradamus... l'OSF pourrait être en mesure de repérer le supposé furtif en approche. La NEZ d'un Mica IR est certes de taille tout à fait classique, beaucoup plus petite que celle d'un Météore... mais d'un autre côté, comme il n'a pas d'autodirecteur actif, c'est un missile particulièrement discret, et les chances de réussir un coup au but même en dehors de la NEZ sont fortement augmentées si la cible ne fait aucune évasive avant que le missile n'arrive vraiment prêt, se contentant de poursuivre sa route en sifflotant ...
  23. Alexis

    Le F-35

    Ouais, y a bien le Lockheed-Martin F-35. Et dans un autre genre le Boeing 737 MAXimum d'emm..des. Je te vois venir, mais ça ne tient pas. Il s'agit en effet pour ces trois produits de trois entreprises différentes. Il n'y a donc aucun lien entre eux. Ou bien es-tu en train de dire que tu vois un point commun aux trois cas, point commun rassemblant ces trois fournisseurs ? Mais si ce n'est pas l'entreprise... qu'est-ce que ça pourrait bien être ? Superbe, oui. Faut dire qu'à 20 milliards le trio de Zumwalt ... Qualité-Coût-Délai : recevoir le bon truc au bon prix au bon moment. Mais bon, c'est le fil F-35, donc en parlant de QCD on est en train de dériver en plein HS
  24. Alexis

    L'Inde

    Quelques détails supplémentaires sur leurs motivations : Le Rafale et le Meteor visiblement très attendus en Inde ! (...) les tensions croissantes entre l’Inde et le Pakistan, ayant donné lieu en février 2019 à un combat aérien majeur entre Su-30MKI, Mirage-2000 et Mig-21 Bison Indiens, et des F16, mirage 5 et JH-17 Pakistanais, avec la destruction d’un appareil de part et d’autre. Or, durant cet engagement, les F16C Pakistanais, mettant en oeuvre des missiles AIM-120 Amraam de facture américaine portant au delà de 100 km, obtinrent des solutions de tirs là ou le couple Su-30MKI-R77 n’y parvint pas. Selon les rapports, durant cet engagement, seuls les mirages 2000 indiens et leurs missiles MICA-EM, donnés pour avoir une portée supérieure à 50 km, parvinrent à accrocher les appareils Pakistanais au delà de la portée visuelle. La réputation des missiles air-air russes en prend un coup dites-donc ! (...) Au delà des F16 équipés de missiles AMRAAM, New Delhi craint également de voir apparaitre les nouvelles version du chasseur sino-pakistanais JF-17 Thunder, équipé d’un radar AESA, et capable de mettre en oeuvre des missiles chinois à longue portée, comme le PL 21, capable selon les sources d’atteindre des cibles au delà de 150 km, ou le SD-10A, version export du PL12 portant au delà de 100 km, donné pour être une copie du Meteor Européen. Hein ? Le PL-12 est supposé être à carburant solide simple, sans statoréacteur, avec une portée inférieure à 100 km, et datant de la fin des années 2000. Ça ne ressemble pas du tout au Météore. Une coquille ? (...) A noter que, parallèlement, l’Inde a commandé 1000 missiles R27 longue portée russes, désigné par l’OTAN comme AA-10 Alamo, un contrat de 200 m$ seulement, pour renforcer les capacités d’engagement à longue portée de ses Su30 MKI. Ce missile est généralement considéré comme inférieur au R77 déjà en service, mais également sensiblement plus cher que le R27. En outre, des informations indiquaient que New Delhi avait ouvert des négociations avec Moscou pour l’acquisition de missiles R37M (AA-13 Arrow) à très longue portée, capable selon les autorités russes, d’atteindre des cibles à plus de 300 km, mais limité à l’engagement d’appareils imposants et peu manoeuvrants comme les avions ravitailleurs et les Awacs. Donc, New Delhi continuerait à s'adresser à la Russie d'une part pour les missiles "tout venant" devant équiper en nombre les appareils achetés à la Russie, d'autre part pour des missiles visant des cibles "faciles" à longue portée, performance qui résulte avant tout de la taille avec un missile plus de trois fois plus lourd qu'un Météore. Un rôle important et rémunérateur. Mais pas si valorisant que ça pour Moscou. Il y a déjà eu trois grandes guerres entre Inde et Pakistan, en 1947-48, 1965 et 1971, plus une petite dernière en 1999 sur les hauteurs de Kargil. Ils ont déjà depuis longtemps passé le stade de la belle ...
  25. Waouh, je ne regrette pas d'avoir posé la question... Mais quel c.. ! Quand Warren s'est fait prendre la main dans le sac de rumeur sur une prétendue ascendance amérindienne, elle y a gagné le beau surnom de Fauxcahontas... Ca donnerait quoi, pour Booker ?
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