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Tout ce qui a été posté par Alexis
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Au sujet du millénarisme, je signale que ce n'est certainement pas mon opinion. ;) Pour qui veut voir un véritable désespoir - auquel je ne vois pour ma part pas de fondement convaincant - il est possible de se reporter à Paul Jorion, ou en anglais à Guy McPherson. Mais en face de ce genre de cogitation, compte tenu de la fragilité des arguments comme quoi l'humanité serait promise à une fin prochaine - c'est-à-dire une population non de 5 milliards, non de 1 milliard, non même de quelques millions, mais exactement égale à 0 - et fragilité est un mot très gentil (sauf peut-être pour McPherson qui est trop systématique mais qui du moins argumente solidement son point de vue), moi je suis tenté de ressortir au mode Vade retro Satana dont je parlais dans le premier post. :lol: Ces personnes peuvent ne pas être religieuse dans le sens classique du terme, elles peuvent même être anti-religieuses et se croire rationnelles, elles n'en sont pas moins dans l'irrationnel débridé.- 2 408 réponses
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
(naturellement, il faut imaginer les routes rapidement en bien pire état, vu l'absence d'entretien) Je me suis permis de me reporter au communiqué de presse des larouchiens résumant l'essentiel de cette conférence. A côté de choses intéressantes, je vois la contradiction essentielle - et pour tout dire fatale - dans ce paragraphe. Que le changement climatique soit l'ennemi du genre humain ? Oui. Il n'est pas le seul d'ailleurs, mais c'est l'un des ennemis principaux sinon le pire. Qu'une économie décarbonée ne soit pas en mesure de soutenir beaucoup plus qu'une population mondiale d'un milliard ? Le chiffre est (fortement) discutable, mais l'impression produite est la bonne, car une population mondiale de sept voire neuf milliards ne semble pas compatible avec la fin de l'agriculture mécanisée et de l'utilisation massive des engrais - entre autres problèmes graves. Que le refus de l'énergie nucléaire, notamment des perspectives prometteuses de l'utilisation du thorium et de la surrégénération - ce qu'on résumé par "nucléaire de 4ème génération" - soit une erreur tragique de dimension historique et l'application scandaleuse d'une idéologie à courte vue ? Oui, c'est très clair. Mais que des gens qui veulent bâtir le développement humain entre autres choses sur la science en soient encore à présenter le réchauffement climatique comme un complot ! Là, c'est le complotisme qui pointe le bout du nez, voire le nez tout entier, qu'il a aussi long que Pinocchio.- 2 408 réponses
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Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Soit de la prévalence en tous recoins du bel Internet des mêmes trolls russes opposés aux mêmes trolls américains. Soit du fait que les idées, informations et autres préjugés concernant la Russie, l'Amérique et les autres sont transversales quel que soit le public. Concernant la partie en spoiler, je remarque que cette activité serait fort mal considérée en Russie aujourd'hui, vu le degré d'approbation sociale que rencontrent les pratiques homosexuelles. PS : C'est une blague, rien de plus. Je ne suis d'ailleurs pas considéré comme le plus extrémiste des anti-Russes sur ce forum ;) Pour le dire autrement, j'étais moi aussi à cette soirée : Peut-être s'y est-on croisé ? :lol: -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Juste, je l'oubliais. En le feuilletant à nouveau, je constate que le dernier chapitre en particulier est pertinent pour le sujet : Diamond liste une douzaine de problèmes sérieux qui se posent pour la soutenabilité de la civilisation humaine techno-industrielle telle qu'elle existe aujourd'hui, les discute, et donne aussi quelques raisons d'espérer. Mais il n'en vient à discuter ce qui est le plus important pour la stabilité de la civilisation actuelle - ou plus précisément d'une hypothétique version adaptée de cette civilisation - qu'après un impressionnant panorama historique de nombreuses civilisations qui se sont effondrées, ou au contraire ont réussi à réagir à temps aux déséquilibres qu'elles pouvaient provoquer.- 2 408 réponses
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"La Grèce, un bon client ?"
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Pour nourrir un peu le débat : 1. Etude parue dans Nature en 2012, Approaching a state shift in Earth's biosphere (approche d'un changement d'état dans la biosphère terrestre) dont voici un commentaire en français La course apparemment irréversible à l'effondrement de la biosphère Et une illustration relativement parlante (la population humaine dans le disque du bas n'est pas évaluée. Naturellement, le message en pointillé est qu'elle serait beaucoup plus basse que 9 milliards, après une transition rapide) 2. L'excellent livre "Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes" de Pablo Servigne et Raphaël Stevens. Avec ici un entretien avec l'un des auteurs. 3. Un grand classique, mais qui reste - malheureusement - pertinent, "Les limites à la croissance" l'étude originelle de 1972 ayant été modernisée en 2004. Basée sur le modèle des relations économie-planète World3. Voici un entretien qu'avait donné en 2012 l'un des auteurs Dennis Meadows à l'occasion des quarante ans de l'étude initiale. Et pour rendre perceptible en un seul coup d’œil l'essentiel des résultats du modèle Naturellement, la date ne doit pas être prise au sens littéral. Un modèle comme World3 ne saurait avoir de capacité prédictive précise, s'agissant de dynamique d'un système aussi complexe. Ce qui est le plus remarquable en revanche est que quelles que soient les hypothèses choisies pour "faire tourner" ce modèle - à moins qu'elles soient d'un optimisme totalement débridé comme "ressources infinies", "la pollution ne compte pas" et autre "technologies miracles" - les choses se terminent fort mal. Notamment, la population commence à décroître nettement, et pas par dénatalité - au contraire les prévisions sont une natalité qui augmente mais ne peut compenser la hausse de la mortalité.- 2 408 réponses
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a posté un sujet dans Economie et défense
Un certain nombre d'études scientifiques ont lancé le thème du risque d'effondrement que courrait, non pas la seule civilisation occidentale, mais la civilisation technicienne dans son ensemble, non seulement en fonction de l'épuisement des ressources énergétiques fossiles ou de certains minerais, mais encore du fait de l'effondrement de certains au moins voire la plupart des systèmes écologiques dont dépend l'existence de sept et bientôt neuf milliards d'êtres humains sur cette Terre. Ce sujet n'est sauf erreur de ma part pas couvert par les sujets existants. La proposition est d'en causer et de rassembler des informations ici, le sujet ayant à coup sûr - s'il a quelque réalité, s'entend - des implications majeures non seulement économiques mais en matière de sécurité - Etats faillis, migrations, lutte pour les ressources, entre autres. Je propose une limitation - aucun ésotérisme ni complotisme. Seuls sont pertinentes les études scientifiques et factuelles, les risques qu'elles pointent voire les alarmes qu'elles sonnent. A qui veut parler d'apocalypse au sens religieux ou pseudo-religieux du terme, une seule réponse : Vade retro Satana (retire-toi, Satan !) ;) NB: Oui, je sais, ce n'est pas le premier fil d'un optimisme inébranlable que je démarre sur AD.net. J'ai sur la conscience notamment le fil "Crise grecque, crise européenne ?" - par comparaison d'un optimisme primesautier - sans compter "Avenir des ressources, avenir de l'économie mondiale" - déjà un poil plus sérieux. Que voulez-vous, l'Alexis, c'est un inquiet...- 2 408 réponses
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FRANCE : 5° puissance économique?
Alexis a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Je n'ai pas tellement compris ton commentaire. Mais merci d'avoir attiré mon attention sur cet essai. Je ne suis pas sûr de l'acheter - c'est qu'il y a tant de choses intéressantes à lire ! :lol: - mais je vais au moins le mettre sur ma liste... Ce genre de livre est à mon sens un avertissement paradoxal, ce qu'il annonce ne se réalisera pas, et en cela bien sûr le titre est faux, mais si les caractéristiques particulières de la langue française restent bien vivantes au-delà de notre époque, ce sera bien en partie grâce à la prise de conscience que ce livre, parmi bien d'autres initiatives, promeut. Le conseil se résume à mon sens assez aisément : apprends à bien parler ta langue, et si tu empruntes à d'autres idiomes, fais-le dans les formes. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est marrant mais quand j'entends que le gouvernement français travaille à trouver des arguments un tant soit peu construits pour cacher les incohérences du bavardage "étayer les propositions" du président, je ne suis pas entièrement rassuré. Ça doit être mon mauvais esprit, à n'en pas douter. :) C'est la thèse souverainiste. Avec de petites nuances, car de Airbus à Ariane, les coopérations européennes réussies n'ont pas manqué, sans rien devoir aux mécanismes de l'UE, et ne s'analysent pas comme "garder ses vaches dans son coin". Et je ne dirais pas que la démocratie est bloquée par une question d'échelle - les Etats-Unis, l'Inde fournissent des contre-exemples - mais plutôt une question de diversité de langues et plus encore d'histoires et d'identités collectives, lesquelles contrairement aux institutions ne se "construisent" pas mais ne peuvent être que données par l'Histoire. Il y a bien deux contre-exemples notables en Europe, Belgique et Suisse, mais d'une part on ne parle que de trois ou quatre langues pas une trentaine, d'autre part et surtout les identités collectives correspondantes ont été consolidées par deux siècles ou plus de vie commune. Rien de tel n'existe à l'échelle de l'Europe, c'est la principale raison pour laquelle des institutions fédérales européennes démocratiques me semblent extrêmement irréalistes. Et celles qui ne seraient pas démocratiques je n'en voudrais pas. Si un tel gouvernement était possible... ce à quoi je ne crois pas du tout pour raison de principe, et les trente ans d'efforts en direction de la fédéralisation à compter de l'impulsion donnée par Jacques Delors au milieu des années 80 n'ont abouti à aucun résultat qui puisse me faire changer d'avis. Au bout de trente ans, il est à mon avis grand temps de se demander si ce qu'on espérait obtenir est moindrement réaliste. Oui... heureusement, encore :lol: ! Un Monarque - c'est-à-dire étymologiquement quelqu'un qui "gouverne seul" - pour l'Europe ? Eh... il y a des précédents ! ;) Bon je comprends qu'on ait des réticences concernant le modèle XXème siècle, avec le monarque allemand - ou était-il autrichien. Mais enfin il y a eu quelque temps auparavant un modèle bien français, et on peut lui trouver un successeur de nos jours ! Son Altesse impériale le Prince Jean-Christophe Napoléon Angela ? Mariano ? Matteo ? David ? Allez, tous en chœur : "Vive l'Empereur !" ... Quoi, pourquoi je suis le seul à crier ? C'est le choix, effectivement, si l'on veut un modèle un tant soit peu cohérent, sachant que nous sommes actuellement dans un mélange assez bâtard des deux premiers modèles. S'agissant du troisième modèle, je ne serais pas aussi radical. Des préférences commerciales sont tout à fait pensables, pourquoi pas ? Mais c'est un détail. Je comprends l'idée mais je la crois utopique. La "volonté de vivre ensemble", ce qui s'appelle aussi l'identité collective, ou encore le "plébiscite de tous les jours" comme Ernest Renan décrivait ce qu'est une nation, ne se décrète pas. C'est donné par l'Histoire, et les pauvres humains font avec. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Alexis a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Hmmm soit tu as inversé les deux dernières lettres - et tu as une idée assez originale des productions animales qui intéressent les éleveurs, surtout pour une agriculture vivrière :P Soit c'est moi qui suis en mode emm...eur patenté aujourd'hui. Dans ce cas, n'hésite pas à m'envoyer paître ! ;) -
Oui enfin il ne faut pas oublier que depuis la mise en place des plans d'aide européens, le PIB de la Grèce a diminué d'un quart. Donc 15% du PIB d'aujourd'hui c'est à peu près 11,2% du PIB d'avant, à comparer avec les 17% du PIB d'avant qui étaient consacrés aux retraites. Nous parlons donc d'une diminution des retraites de 34%, soit un bon tiers. Indubitablement violent. Et je ne pense pas que les retraités soient les plus à plaindre, pour un jeune qui se retrouve au chômage de longue durée il y a non seulement la paupérisation ponctuelle, mais sa prolongation de longue durée sachant que les dégâts en début de carrière (sur de nombreuses années) sont souvent difficiles à rattraper. La Grèce est tout de même sortie de l'ancien empire ottoman il y a pas loin de deux siècles :) ... L'appartenance de la Grèce à l'UE a certainement été une bonne chose pour elle, ne serait-ce que pour les fonds structurels. Quant à son appartenance à l'euro ! Le chômage massif des jeunes est très réel. Tout autant voire légèrement plus qu'en Espagne, c'est-à-dire nettement davantage qu'en Italie où les jeunes ne sont pourtant déjà pas à la fête - taux de chômage 42% aux dernières nouvelles. L'effondrement du PIB à -25% est lui aussi très réel. De même que la chute de la couverture sanitaire. "Misérabilisme vendu", vraiment ? Tout cela sans résolution du problème d'endettement qui s'est au contraire aggravé en proportion du PIB. Rappel utile, aussi : les pays européens ne cotisent pas pour la Grèce. Ils ont cotisé pour racheter aux banques privées qui possédaient la dette grecque l'essentiel de leurs titres, avec une décote minime sur le total. Ils se sont ainsi substitués aux créanciers privés qui avaient pris le risque de prêter trop à un Etat devenu surendetté et ont pris sur eux, plus précisément sur leurs contribuables, les risques que les créanciers privés avaient pris initialement - mais eux avaient été rémunéré pour cela...
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Je suis d'accord en ce qui concerne la "solidarité" entre pays européens : je ne vois pas quel rapport elle pourrait bien avoir avec l'appauvrissement relatif des jeunes. En revanche, le dogmatisme sur la politique "austérité" maintenue en dépit de ses résultats est bien lié à l'appauvrissement des jeunes, dont une bonne part résulte de leur chômage supplémentaire (42% en Italie, 50% en Espagne...) lequel est apparu suite au choix de la politique de dévaluation compétitive.
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:lol: !
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Le comité central de Syriza rejette l'accord du 13 juillet. Il paraît difficile d'imaginer que l'accord puisse passer au Parlement grec sans les voix de l'opposition. Reste à voir aussi combien de parlementaires Syriza et ANEL voteront pour cet accord. Avec le FMI qui rappelle que la dette est encore plus insoutenable maintenant qu'avant la fermeture des banques, ça commence à tanguer de plus en plus. Ce que Macron continuant sur sa ligne réaliste des derniers jours redit lui aussi : Tout de même, j'imagine que l'accord devrait passer au Parlement grec. Mais ça pourrait être plus juste qu'on n'aurait pu le penser.
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La méthodologie de l'étude ne prend en compte que les défauts, non les restructurations et autres abandons de créance. L'Allemagne est le pays qui en a bénéficié probablement le plus souvent au XXème siècle, et à coup sûr pour les montants les plus importants : - dans les années 1920, plans Dawes et Young faisant disparaître le plus clair des compensations dues par Berlin suite aux énormes destructions opérées notamment en France et en Belgique - en 1953, plus de la moitié des demandes de réparations suite à la seconde guerre mondiale étant annulées, le paiement d'une autre partie étant reportée au moment de la future réunification du pays - en 1990, abandon de ces créances lors de la réunification allemande En 2015, contre l'avis notamment de la France et de l'Italie, l'Allemagne a refusé de prendre en compte les études du FMI démontrant la nécessité de l'abandon d'une partie des créances sur la Grèce, abandon qu'une bonne partie des pays participant au FMI estimait déjà indispensable en 2010, lors de réunions dont les compte-rendus ont fuité depuis. Le montant que l'Allemagne devrait renoncer à recouvrer auprès de la Grèce aujourd'hui est beaucoup plus bas que celui que la Grèce a abandonné en 1990 pour aider l'Allemagne, à coup sûr en relatif, peut-être même - à vérifier - en valeur absolue. La France quant à elle devrait aussi renoncer à recouvrir auprès de la Grèce un montant en valeur relative égal à celui de l'Allemagne - les créances envers la Grèce sont en proportion de la taille des économies créancières. Ceci sans avoir moindrement bénéficié de quelque abandon de créance de la part de la Grèce dans un passé récent, ni même ancien. Sans dériver vers la politique, on peut remarquer que François Hollande n'a pas convaincu une majorité de Français de capacités politiques exceptionnelles. Et pourtant il peut prendre une position réaliste envers la Grèce. Cela s'appelle un minimum de responsabilité en politique internationale. Le fait est que le gouvernement du pays européen actuellement le plus influent n'a pas ce minimum de responsabilité. Ni même de décence, si on se rappelle du cadeau reçu de la Grèce il y a seulement vingt-cinq ans. Les pays sous le coup de l' "austérité" européenne ont des économies différentes, et ils ont connu des crises pour des raisons très diverses : - Grèce, dette souveraine effectivement - Mais l'Espagne quant à elle avait une dette publique inférieure à celle de la France ou de l'Allemagne. Et dans les années 2000, elle a toujours respecté la règle du déficit inférieur à 3% - ce que ni Berlin ni Paris n'ont fait - L'Irlande est entrée en crise suite à la nationalisation des pertes énormes de l'Anglo-Irish Bank, crise bancaire initialement dans son cas donc La stratégie "austérité" imposée par l'UE a eu des résultats parallèles dans la plupart de ces pays - la seule exception partielle étant l'Irlande : - Forte récession - Augmentation brutale du chômage, inouïe du chômage des jeunes (40% en Italie, 50% en Espagne, 60% en Grèce) - Destruction de nombreuses entreprises - Augmentation brutale voire massive (Espagne, Portugal) de la dette publique - Perte de qualifications dans la population active, soit par chômage de longue durée notamment chez les jeunes, soit par émigration L'Islande quant à elle a adopté une stratégie toute différente, qui incluait naturellement d'accepter une dévaluation - une telle stratégie n'est donc pensable qu'en dehors de l'euro. Cette stratégie a donné des résultats incomparablement meilleurs, en terme de PIB, de chômage, de dette. Comme il n'existe à ce jour qu'un seul exemple de pays européen ayant adopté cette stratégie, il est toujours possible évidemment de trouver des différences entre ce pays et par exemple la Grèce... mais de même que l'on peut trouver des différences entre Espagne et Irlande, ou Italie et Portugal ! Que ce soit dans les caractéristiques de l'économie nationale, ou dans les causes immédiates ou le déclencheur de la crise. Sachant que la méthode A a échoué pour Pierre, Paul, Jacques sans compter Jeannot, et que la méthode B a réussi pour Charles... quel est le choix le plus rationnel ? :) Stupides certainement pas. Atterrés, oui. Le fait est que le gouvernement allemand a imposé ses vues lors du marathon des 11-13 juillet, contre l'avis des gouvernements français comme italien. On a le droit d'être dérangé par ce fait - c'est aussi mon cas - mais serait-il raisonnable de se le cacher ? Sur la question de la responsabilité, à mon avis celle du gouvernement français est lourde. Car Hollande aurait pu faire reculer Merkel, et il ne l'a pas fait. Face au FMI, c'est-à-dire à un organisme qui dès 2010 reconnaissait qu'une décote de la dette grecque était nécessaire. La Grèce hors de l'euro et faisant affaire avec le FMI aurait connu programme d'austérité + dévaluation + forte décote de sa dette (non 20% de décote du stock total de dette comme ce qui a été décidé en 2012). Ce qui aurait été incomparablement préférable à encore plus d'austérité, sans dévaluation et avec faible décote. Quant à l'Islande, elle a décidé de refuser l'aide du FMI, et son président Grimsson a indiqué que cette décision avait été cruciale pour le relèvement rapide du pays. As-tu oublié la position de NDA, comme des autres politiciens souverainistes, en ce qui concerne l'euro ? :lol: Une nouvelle fois : hors de l'euro, il n'y aurait pas eu moyen pour les créanciers européens de prendre en otage le système bancaire grec pour forcer Athènes à appliquer leurs décisions. Sans compter que sans l'euro, les créanciers n'auraient pas été les autres Etats européens, mais les banques dont c'est le métier de gérer les risques et le rendement de leurs placements, et de prendre les pertes lorsqu'elles se sont plantées. Taux de chômage des jeunes en Espagne revenu à 50%, contre 55% il y a deux ans. Impressionnant en effet. Ah au fait, quelle partie de cette amélioration est-elle l'effet mécanique de l'émigration causée par l'austérité, et qui concerne en priorité les jeunes ? Je parlais de la nationalité des trois commentateurs que je citais : une Britannique, un Allemand et un Américain. :) Le gouvernement grec, par l'intermédiaire de son ministre des finances, a fait de nombreuses propositions entre février et juin pour trouver des solutions qui permettent à l'économie grecque de se redresser, tout en préservant le plus possible des intérêts des créanciers, c'est-à-dire revoir un jour leur argent. Ces propositions ont systématiquement été refusées, les autres ministres des finances de l'Eurogroupe n'étant prêts qu'à envisager la poursuite ne varietur de la stratégie faillie depuis 2010, et dont les effets en Grèce ont été particulièrement catastrophiques. Ceci au détriment des intérêts financiers de leurs propres pays, car bien sûr une Grèce restant au fond du trou voire forcée à continuer de creuser pourra d'autant moins rembourser sa dette, les pertes des créanciers en étant empirées. L'Eurogroupe a défendu une idéologie, non les intérêts des contribuables des pays créanciers. Ces ministres des finances ont ensuite expliqué que s'ils avaient refusé toute variation d'une stratégie faillie, c'est parce que Yanis Varoufakis n'était pas suffisamment poli. Les croira qui le souhaite. Respect, Monsieur ! :) Embarrassant pour Berlin. D'une part ils ont insisté pour que le FMI participe au nouveau "plan d'aide", d'autre part ils refusent mordicus toute décote. D'aucuns diraient que le déplacement de l'espace collaboratif par Varoufakis - pas de cravate ! pas les propositions qu'on attendait de lui ! quel esprit de confrontation... un vilain garçon, vraiment ! - n'a pas grand chose à y voir. A chacun son opinion. :)
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Parmi les trois exemples que j'ai cité, une seule est anglaise, un autre allemand et le troisième américain. :)
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Voici le texte intégral de l'accord signé (version française en Pdf) Page 5, le texte exact que je rapportais : Désolé si je te donne cette impression. Ce n'est pas par négligence des objections ou des commentaires des autres personnes, je te demande de me croire. En revanche, le temps comme à chacun m'est limité, surtout lorsqu'il s'agit d'objections construites plutôt que de simplement trouver une référence plus officielle. :) Ce n'est que partie remise.
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La presse anglo-saxonne ne mâche pas ses mots pour décrire l'accord du 13 juillet. L'heure, il est vrai, n'est pas aux politesses. La "famille" européenne a montré qu'elle est capable de véritable cruauté Les créanciers brutaux de la Grèce ont démoli le projet de l'eurozone (il vaut la peine de souligner que ceci a été écrit par un Allemand...) Tuer le projet européen ... et tant et plus...
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Détail particulièrement humiliant et révélateur, le gouvernement grec a du signer une promesse d'annuler les lois prises depuis février dernier qui seraient contraires à un accord du 20 février dernier, la loi sur la crise humanitaire étant seule exceptée. A mettre dans la rubrique "Leçons de choses - l'Union européenne"
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C'est exactement le contraire :) Si la Grèce n'était pas partie de l'euro et était souveraine, il ne serait pas possible de faire chanter le gouvernement grec par le moyen de ses banques. Un exemple de stratégie possible pour un pays pleinement souverain, même s'il est physiquement très faible, c'est l'Islande. Le lien qui suit mène à l'avis d'un responsable politique, en l'occurrence Nicolas Dupont-Aignan. Poster ce lien est à la limite de la règle de neutralité politique du forum, il me semble cependant être du bon côté de la limite parce qu'utile en exprimant bien ce qui est fondamentalement déréglé dans l'accord de la nuit dernière. Si un modérateur n'est pas d'accord, pouvez-vous supprimer cette partie de ce post (...et aussi ne pas taper trop fort ?)
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L'Allemagne gagne sur tous les fronts. (Deutschland siegt an alle Fronten) Si on résume le résultat de la séquence février - juillet 2015 du point de vue grec : - La Grèce doit continuer la stratégie faillie appelée "austérité" c'est-à-dire dévaluation interne et libéralisation - Elle n'a pas obtenu en échange aucun programme d'investissement significatif - les "35 milliards" sont des fonds structurels et mesures déjà prévues - Elle n'a pas obtenu en échange aucun engagement que ce soit ni en faveur d'une décote ni même en faveur d'une simple restructuration de la dette - Le vote de son peuple a été annulé - La stratégie d'austérité a été encore durcie, permettant de "punir" la Grèce pour son "mauvais" vote Bref, la Grèce est totalement vaincue, l'échec de la tentative de changer la stratégie imposée à la Grèce est total. (sauf si la petite musique du premier ministre grec doit être prise au premier degré "Les mesure prévues sont celles votées au parlement grec. Elles renforcent la récession mais j'espère que les 35 milliards d'euros de mesures et la restructuration de la dette permettront aux marchés et aux investisseurs de comprendre que le Grexit appartient au passé (et qu'elles) attireront les investissements nécessaires pour compenser la récession". Ce dont je doute, sachant que l'Allemagne était debout sur les freins en ce qui concerne la restructuration. Attendons de voir l'accord complet pour en être sûr, mais je pense que la Grèce a du se contenter d'une vague promesse pour l'avenir, comme en 2012) Du point de vue allemand maintenant : - L'Allemagne a évité de faire le moindre geste envers la Grèce, même si une décote aurait coûté à Berlin incomparablement moins que l'abandon par la Grèce de sa créance sur l'Allemagne en 1990, sans parler des autres créances abandonnées par les autres pays européens au moment de la réunification allemande et pour aider le pays à tourner définitivement la page - La démonstration a été faite qu'aucun pays ne peut changer la stratégie imposée au niveau européen sous influence directrice allemande. Notamment, l'assentiment français à cet état de fait a été confirmé - Notamment, les instruments de pression économique ont démontré leur puissance, BCE en premier lieu, et leur contrôle permet aux Institutions européennes de forcer l'accord de tout gouvernement de l'eurozone. Comme l'a dit François Hollande ce matin "Si l'accord n'avait pas été clair, la BCE n'aurait pas pu continuer son activité de liquidité". L'Espagne, le Portugal peuvent trembler. L'Italie elle-même... (et quant à la France ?) - La voie de la contestation de la stratégie européenne par le biais de la gauche "radicale" et européenne a été barrée. Définitivement ? Le résultat de Podemos en Espagne à fin d'année en donnera une indication. Mais il pourrait être difficile à Pablo Iglesias d'expliquer comment exactement il ferait pour parvenir à un autre résultat que Syriza, c'est-à-dire somme toute une situation encore empirée pour le pays Naturellement, il y a des raisons de douter que cette résolution de la crise grecque fasse autre chose que repousser le problème, ou que la victoire allemande soit durable. Les difficultés économiques de la Grèce ne vont bien sûr pas s'améliorer - elles empireront au contraire, la même stratégie étant poursuivie voire intensifiée. Il y a donc fort à parier que la Grèce reviendra sur le devant de l'actualité, lorsque son endettement par rapport au PIB aura encore augmenté rendant nécessaire une nouvelle "aide". Surtout, barrer la voie à un changement ou même un assouplissement d'une stratégie faillie, et le faire par les moyens qui ont été utilisés, c'est effectivement repousser un type de contestataire, ceux qui sont européistes, mais c'est aussi - je vais céder à la mode et m'auto-citer :) - "faire le marchepied à ceux des contestataires qui ne le sont pas" Cet échec de Syriza est très grave du point de vue politique pour Podemos en Espagne ou le Front de Gauche en France. Mais pour l'autre branche des contestataires... Même Alexis Tsipras, se raccrochant aux branches et essayant de prétendre que le résultat de l'épreuve de force est différent de ce qu'il est, n'a pas été jusqu'à cacher que la Grèce n'est plus souveraine : "Nous continuerons à lutter afin de pouvoir renouer avec la croissance et regagner notre souveraineté perdue"
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Un entretien avec Emmanuel Todd - « On assiste à la 3e autodestruction de l’Europe sous direction allemande » Comme souvent avec Todd, une expression vive et imagée, contestable dans le degré et les détails. Mais des fulgurances, et une mise en perspective bienvenue avec le point de vue du démographe et de l'anthropologue.
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Du côté du Bitcoin en revanche... c'est la fête ! +20 % en cumulé depuis la veille du référendum grec. Difficile de savoir si ce mouvement est davantage lié au krach boursier chinois ou aux rebondissements de la crise grecque. Mais attention... si ça évolue cette nuit du côté de Bruxelles, c'est du côté de Bitcoin qu'il peut y avoir un plongeon :P ! Juste par curiosité, pourquoi cites-tu 2018 ? Je veux dire, plutôt que 2016, 20 ou 29 ?
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Information similaire sur Le Monde Il y a quelques jours, j'estimais assez hautes les chances de succès d'un accord, à 30 ou 40% Maintenant, la seule possibilité restante pour un accord est une réaction forte de François Hollande ce soir-même - car il semble que le sommet ne soit pas achevé, il reprend. Sans être pessimiste, les probabilités sont plus basses qu'avant...
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A prendre avec prudence en attendant une version confirmée, mais selon Politico Europe, voici la liste des réformes que la Grèce doit mettre en oeuvre au plus tard mercredi 15 juillet comme condition à la discussion d'un éventuel plan de sauvetage. Si cette version est effectivement confirmée, alors une seule interprétation est possible : l'objectif de l'Eurogroupe mené par l'Allemagne et les pays suivistes - y compris la France donc - n'est pas d'humilier la Grèce, mais de l'expulser. Indépendamment de savoir si elle est souhaitable, cette liste de réformes est absolument impossible à mettre en place en trois jours.
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