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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Tout à fait d'accord sur l'intérêt d'une forte politique de coopération avec la Russie. Et sur l'intérêt pour les Etats-Unis d'éloigner Europe et Russie. Cela dit, il faut noter que les télévisions russes sont de plus en plus gratinées ces temps-ci quand il s'agit d'accuser les Européens de "décadence", au nom de la morale religieuse traditionnelle. On fait des gorges chaudes de la décision de la France de marier des homosexuels... en omettant de préciser que les avortements sont beaucoup moins fréquents en France ou dans d'autres pays ouest-européens qu'en Russie, ou encore qu'à la différence de la Russie nous n'avons pas des orphelinats entiers d'enfants qui ne trouvent pas de parents adoptifs, étant donné qu'il y a chez nous suffisamment de couples prêts à élever un enfant qui n'est pas biologiquement le leur... Bref, il existe un courant russe qui se drape dans la morale religieuse pour condamner l'Occident et proclamer la Russie chef de file des valeurs religieuses, et tombe pour cela à pieds joints dans le piège contre lequel avertissait Jésus : reprocher à l'autre la paille dans son oeil sans enlever d'abord la poutre qui est dans le sien. Il s'agit en partie de réactions aux diverses agressions "douces" de l'Occident des vingt dernières années, en partie du désir de retrouver un rôle mondial pour le pays ce qui nécessite une idéologie à visée mondiale... alors pourquoi pas le conservatisme religieux ? C'est d'ailleurs le meilleur signe que la Russie actuelle ne prend pas son inspiration uniquement dans le passé soviétique :lol: ! Cela dit, quand Poutine déclarait récemment dans un discours ... on peut être catholique et opposé au mariage homosexuel - c'est mon cas - et être choqué par cette insulte assimilant les homosexuels à Satan ! J'hésite d'ailleurs entre "être choqué" et "être plié de rire", car franchement la posture est ridicule. La question à mon sens est de savoir si tout cela va évoluer comme la bouffée de francophobie délirante qu'ont connu les Etats-Unis à partir de 2003... qui a disparu en quelques années sans laisser de traces. Ou si tout cela va déboucher sur quelque chose de plus nocif, donc de moins drôle. La réponse à cette question dépendra d'ailleurs aussi de nous autres ouest-Européens... Allons-nous - conforter la Russie dans son impression de n'avoir affaire en Occident qu'à des ennemis et à des laquais de ces ennemis, l'encourageant dans sa mentalité de forteresse assiégée, d'où poursuite de l'excursion vers une exaltation sans nuances de la nation et de son rôle d'opposition à l'Empire globalisateur et qui plus est désormais païen, ou allons-nous tout simplement - cesser les agressions, discuter des sujets d'intérêt commun de manière constructive et pousser à la coopération ? Pour l'instant, il faut reconnaître que nous ne poussons guère dans le bon sens...
  2. A voir. Pour l'instant on parle de quelques dizaines de manifestants pour applaudir la création de cette nouvelle République... Dans une ville d'un million d'habitants, comme le soulignait l'article, c'est un peu léger. La question à mon avis c'est plutôt qu'est-ce que tout cela deviendra lorsque l'austérité voire la catastrophe économique arrivera vraiment... et ça ne tardera pas. :( Reportage en Ukraine de Guy Sitbon dans le Marianne d'il y a une ou deux semaines, il raconte être attablé à Kharkov et discuter avec cinq étudiants en informatique (je retranscris le dialogue de mémoire je ne l'ai pas sous les yeux) - Vous êtes Russes ou Ukrainiens ? - Ukrainiens, tous les cinq ! - Donc vous êtes contre Poutine ? - Ah non, on est tous pour Poutine, on l'aime d'amour ! - Comment ça ? - Ben voyons, la frontière n'est qu'à 80 km. Alors un petit écart sur cette frontière, on se retrouve de l'autre côté, et alors... à nous le pétrole !
  3. Je suis d'accord ! :) Toute personne intéressée par les points de vue des uns et des autres n'a qu'à aller voir les premières quelques dizaines de pages de ce fil pour avoir l'éventail complet, avec tous les arguments dans toutes les directions. Essayer d'y ajouter ne donnerait rien.
  4. Je n'en sais rien, mais je ne serais pas affirmatif dans un sens ni dans l'autre. L'origine des doutes est le fait que les sondages sortie des urnes - basés sur des électeurs venant juste de voter - avaient donné Kerry largement vainqueur sur Bush, avec trois points d'écart au niveau national. Le résultat une fois les votes comptés était bien trois points d'avance... mais pour Bush. Voir par exemple All exit polls predict Kerry will be the victor Les sondeurs ont ensuite tenté de fournir des explications pour de telles imprécisions, sachant que les sondages sortie des urnes s'étaient avérés beaucoup plus précis lors des élections précédentes. Par exemple une tentative d'explication était que les électeurs de Kerry auraient plus souvent accepté de répondre aux questions des enquêteurs sortie des urnes que les électeurs de Bush... ceci pour raison inconnue. A ma connaissance, il n'y a pas d'explication réellement satisfaisante - c'est-à-dire suffisamment pour faire taire tous les doutes. Des articles avaient paru à l'époque tentant de montrer que les imprécisions étaient plus nombreuses dans les régions utilisant des machines à voter électroniques. C'est-à-dire la forme de vote la plus facile à magouiller pour peu que l'on ait un contrôle quelconque sur le logiciel de vote lui-même. Cet article de 2010 est édifiant : Voting machines remain unsecured, expert warns Tout ceci ne prouve pas la fraude, mais cela crée pour le moins un droit au doute.
  5. Ce site peut être utile : La propulsion par arnaque L'auteur résume de manière amusante l'origine du malentendu :
  6. En plus de ce qui a déjà été dit par plusieurs, je citerais aussi : - Crédibiliser la menace d'intervention militaire en Ukraine de l'Est ou du Sud. Après la Crimée, il est difficile de penser que "Moscou n'oserait pas" et il est clair que personne ne viendrait en aide militairement à l'Ukraine. Donc Kiev sait qu'il n'a pas le droit d'aller "trop loin" dans ses tentatives pour prendre sous contrôle les régions rétives. Le gouvernement issu de Maidan sait qu'il est à la merci de Moscou Etats-Unis et UE viennent d'ailleurs en aide à la Russie en émettant une forte rhétorique sanctions-scrogneugneu tout en ne prenant en pratique que des sanctions à la limite du symbolique pur, ce qui est la pire combinaison du point de vue de l'impression produite. Toute autre option, que ce soit prendre de véritables sanctions (et certes supporter des contre-sanctions qui feraient mal aussi...) ou bien garder un discours mesuré serait préférable pour ce qui est de donner l'impression que EU et UE gardent tout de même une certaine influence sur les événements. Crier fort et ne rien faire ne fait que souligner l'impuissance. - Préparer une "vitrine" permettant ultérieurement de reprendre l'Ukraine dans la zone d'influence russe. Si le nouveau pouvoir parvient à se stabiliser - ce qui serait le meilleur des cas - il n'aura rien à offrir qu'une pauvreté encore pire du fait de la fin du soutien économique russe, de l'absence de soutien occidental suffisant et surtout du programme type "terre brûlée" que le FMI impose à l'Ukraine. Le tout sans même une lutte un tant soit peu convaincante contre la corruption : voir les oligarques nommés à la tête de régions de l'Est, l'oligarque Porochenko candidat à la présidentielle... La Crimée au contraire va être la cible d'investissements prioritaires - déjà annoncés - par Moscou, non seulement pour solidifier son intégration à la Russie mais aussi pour créer un contraste "éducatif", une leçon de choses destinée à tous les Ukrainiens : Avec l'Occident / Avec la Russie. Oui, la plupart des posteurs sont : - soit des Laquais Europhiles Américano-Prosternés (LEAP) - soit des Adorateurs Idolâtres de la Bête de Moscou (AIBM) Moi je suis plutôt un AIBM, mais j'ai du respect pour tout le monde... :lol:
  7. Alexis

    NASA

    L'adjudant-chef et Superman ont fait un bras de fer. Le perdant a du mettre son slip au-dessus de son pantalon.
  8. C'est vrai, cependant la correction n'est pas si grande : même aux prix plus élevés d'il y a deux ans, soit 60$ la livre de U3O8, cent tonnes d'uranium métal ne représentent qu'environ 15 millions de dollars. Cela dit, le coût très bas de la bombe pour l'AfSud est vraiment un cas très favorable, puisque non seulement le programme s'est concentré sur le minimum absolu sans la moindre sophistication (et sans possibilité de monter les bombes sur une ogive de missile) mais encore l'accès à l'uranium était assuré et les capacités techniques de réaliser l'enrichissement étaient là. Pour un pays qui doit acquérir l'uranium, et les capacités d'enrichissement, et qui veut pouvoir monter ses bombes sur des missiles... c'est beaucoup plus dur. Non seulement les coûts, mais encore les délais peuvent monter en flèche. Et puis les 500 millions de dollars s'entendent aux prix des années 80. Rien qu'en corrigeant de l'inflation, on dépasse largement le milliard en monnaie d'aujourd'hui. Bref, à moins d'un milliard, t'as plus rien ! :lol:
  9. Les batailles aéroterrestres de grande envergure, d'accord. Personne ne rejouerait Koursk, le nucléaire tactique serait très probablement utilisé avant. Cela dit, les "accrochages" militaires entre deux puissances nucléaires ne sont pas exclus par principe. Je donnerais comme exemple les "incidents de frontières" sino-soviétiques de 1969 et la guerre des hauteurs de Kargill entre Inde et Pakistan en 1999. Personne ne fera la guerre pour la Crimée. En cas d'intervention militaire russe dans l'Est et le Sud de l'Ukraine, la réaction -probablement forte- des Occidentaux ne sera pas militaire. Même si la Russie allait à Kiev et à Lvov, une intervention militaire OTAN est improbable -à la différence de livraisons d'armes à une guérilla. En revanche, dans le cas politiquement difficilement imaginable d'attaque russe contre les pays baltes ou la Pologne, ou d'attaque OTAN en Biélorussie, il y aurait bien guerre, très probablement pas nucléaire. Et l'agresseur serait vaincu.
  10. A ma connaissance, le pays qui a réussi à construire des armes nucléaires avec le moindre effort et au moindre coût est l'Afrique du Sud - certaines sources parlent de 500 millions de dollars au total, alors que Saddam Hussein par exemple a dépensé des milliards sans résultat. Après avoir envisagé la filière plutonium, ils se sont rabattus sur la filière uranium enrichi, pour laquelle ils avaient la matière première -uranium naturel- en abondance et qu'ils ont estimée plus simple. Et ils se sont limités à la formule la plus simple et la plus robuste, l'arme-canon du type d'Hiroshima, la plus simple mécaniquement même si elle est volumineuse, dépense beaucoup de matière fissile et a une puissance limitée. Ils ont construit 6 armes de 10 à 20 kt, chacune pesant 1 tonne et incluant 55 kg de matière fissile, tirable par avion d'attaque Buccanneer. C'est le démantèlement de l'apartheid qui a fait disparaître leur besoin de dissuasion nucléaire et a mis fin à leurs projets de construire des armes plus petites -donc aussi plus complexes- qui puissent être intégrées sur des missiles balistiques moins vulnérables que des avions et soient en même temps plus puissantes. Le lien ci-dessous cite un objectif de missiles de portée 2000 km avec ogive de 100 kt pour l'an 2000. A la place, ils ont démantelé entièrement leur programme. Cette étude très complète en trois parties est intéressante : Quand l'Afrique du Sud avait la Bombe I Quand l'Afrique du Sud avait la Bombe II Quand l'Afrique du Sud avait la Bombe III
  11. Oui, c'est un équivalent au SLS, de même que les projets russes sont des équivalents. Ces projets m'ont tout de même l'air d'avoir une forte dimension politique, du genre "On ne s'en laisse pas remontrer par les Américains, on vaut (au moins) aussi bien qu'eux" Ce sont bien les Etats-Unis qui ont décidé de réinvestir les missions habitées plus loin que l'orbite basse, après les avoir abandonnées en 1972. Ce sont eux qui ont décidé de l'objectif après la fin du programme navette spatiale et l'achèvement de l'ISS, ils ont aussi décidé de la manière : c'est reparti comme en '14, euh pardon comme en '61, avec des lanceurs qui sont des versions modernisées de la Saturn V. Chez eux aussi ça ressemble avant tout à un programme politique : montrer que "on est toujours ce qu'on a été", que "cette fois-ci on va réussir le Apollo Applications Program", et que d'ailleurs "on est les seuls à porter le Flambeau de l'Humanité dans les espaces vierges de l'Opportunité de la Nouvelle Frontière où l'Histoire se fait et où l'audace des Pionniers est récompensée" Sur ce, il fallait sans doute s'attendre à ce que du côté de Pékin on cherche à prouver que "c'est nous la superpuissance de l'avenir, l'Amérique c'est le passé, la Chine est le centre du monde, d'ailleurs inutile de résister", et du côté de Moscou que "la Grande Russie est de retour, c'est nous qu'on est les meilleurs et cette fois-ci vous allez voir on va réussir la N-1" Je suis du genre enthousiaste pour l'exploration spatiale, et je ne méconnais pas le rôle de la rivalité pour nous pousser vers l'avant, tous tant que nous sommes. C'est ainsi que nous fonctionnons. N'empêche que je ne suis pas sûr que ce genre de programme somptuaire de prestige soit la meilleure manière de faire avancer la conquête spatiale. Je ne dis pas nécessairement que j'ai toutes les réponses sur ce qu'il faudrait faire ! Mais enfin si la voie suivie il y a cinquante ans a été abandonnée ensuite, ce n'est peut-être pas par hasard ? Peut-être y avait-il d'autres raisons que le manque de vision de Nixon / la révolution culturelle qui nous tenait occupés / le manque de ténacité de Brejnev (barrer les mentions inutiles) ? Peut-être y aurait-il de meilleures choses à faire que de consacrer tant de crédits à repartir sur les mêmes schémas ? Réacteur nucléaire spatial et propulsion ionique pour sonde spatiale ambitieuse voire station spatiale itinérante, lanceur géant ultra-simple type Sea Dragon, lanceur spatial réutilisable (il y a d'autres voies que les défuntes Space Shuttle / Bourane), intelligence artificielle ambitieuse pour des robots d'exploration... ce ne sont pas les pistes qui manquent. Et j'en oublie certainement.
  12. Intéressant, merci. Soit dit en passant, pendant que Russes et Chinois peaufinent leurs antisatellites, et alors que les Américains ont certainement quelques longueurs d'avance, la France n'a pas la moindre queue de programme en la matière, sauf programme hyper-super-secret dont personne n'aurait entendu parler... <_< Ca signifie en pratique que si un adversaire - l'un de ces trois-là, voire à l'avenir quelqu'un d'autre - nous détruisait nos satellites militaires, la France n'aurait pas de moyen de répondre par des contre-destructions de ses satellites. Donc qu'une telle attaque n'est pas dissuadée... Il serait certes en théorie possible de riposter sur un autre terrain, mais lequel, sauf à faire monter gravement les enchères (couler des navires par exemple) ? Et comme une telle riposte serait une escalade, sa possibilité peut ne pas être crédible, donc ne pas dissuader un agresseur de passer à l'action. Donc laisser les actifs spatiaux militaires français vulnérables. Attaquables en cas de crise un peu sérieuse où la France devrait s'impliquer. C'est une faille sérieuse dans l'indépendance militaire du pays.
  13. J'entends bien. Il ne s'agit pas des manifestants sur Maidan. Ce n'est pas la majorité pacifique des manifestants qui a pris d'assaut Parlement et Présidence. C'est la minorité active et violente d'extrême-droite. L'armée n'a pas tiré dans le tas sur Maidan, et encore heureux ! Après que les miliciens se soient découverts en utilisant des armes et en prenant le contrôle des bâtiments du pouvoir, ils étaient une cible toute désignée pour une action militaire destinée à libérer les lieux. Pour une raison ou pour une autre - je ne suis pas sûr que les détails soient très clairs sur ce point - cette action n'a pas eu lieu. Je suppose que Ianoukovitch a tenté de l'obtenir et qu'il a essuyé un refus, parce que c'était le plus logique à faire dans la situation. Mais il est vrai que ce n'est qu'une supposition vraisemblable.
  14. C'est vrai. D'un autre côté, de manière pratique nous sommes en train de faire un concours de discipline et de confiance envers le gouvernement avec les Allemands. Sans aller jusqu'à tomber dans les stéréotypes respectifs sur les Allemands et les Français, je crains que ça ne soit pas gagné d'avance.
  15. Il y aurait peut-être aussi les hommes de la pampa ^_^
  16. Je me souviens d'un article très éclairant dans les années 90 qui expliquait que la France devait faire le choix entre une armée d'intervention lointaine outre-mer et une armée d'intervention européenne. Que dans le contexte de l'après-guerre froide, il n'était pas envisageable politiquement de mettre suffisamment de moyens dans la défense pour disposer et de l'une et de l'autre. Et que le pire serait de ne pas choisir, de saupoudrer au lieu de construire franchement soit l'une soit l'autre. De mémoire, l'auteur donnait comme référence minimale si l'intervention européenne avait été privilégiée la capacité à déployer au minimum la moitié de l'armée allemande (de l'époque... pas ce qu'est devenu la Bundeswehr aujourd'hui) à 1500 km des frontières nationales, avec le soutien logistique associé et une puissante force d'hélicoptères. Le choix a bien été fait, et c'est l'intervention lointaine outre-mer qui a reçu la priorité. A mon avis à raison, même si cela peut toujours être débattu. Quoi qu'il en soit, la France est militairement faible en Europe, elle se repose sur les bonnes relations avec ses voisins pour assurer sa sécurité, avec l'arme nucléaire en assurance de sécurité ultime. Nous n'avons pas de capacité d'intervention classique sérieuse sur le théâtre européen.
  17. Euh Ianoukovitch avait quelques défauts bien visibles, notamment le fait d'être aussi corrompu et voleur que le reste de la classe politique ukrainienne, Timoshenko et autres... mais je ne vois pas tellement comment il aurait pu faire mieux sur ce point et à ce moment précis. Quand les forces de police, soit débordées soit désorganisées, ne peuvent protéger le Parlement ni la Présidence contre des milices d'extrême droite violentes qui prennent le contrôle physique des bâtiments du pouvoir, chassent une partie des députés du Parti des Régions, intimident le reste, et s'assurent que le gouvernement désigné par ce qui reste du parlement répond à leurs exigences... il ne reste au président élu que le choix de fuir ou de mourir en martyr. Si Ianoukovitch n'avait pas fui, qu'aurait-il pu faire ? Accueillir les miliciens de Pravy Sektor avec des fleurs et des bisous ? Se suicider en direct à la télé ? Et une fois échappé de la capitale, quel autre choix que de quitter le pays, sachant que l'armée avait refusé d'intervenir contre les miliciens sur la place Maïdan et ne pouvait pas être utilisée pour libérer le parlement et rétablir la légalité ? Sérieusement, si tu vois une meilleure option pour Ianoukovitch à ce moment-là, je suis intéressé à l'entendre : qu'aurais-tu fait à sa place ?
  18. Edit : Oui, ça fait deux fois en une page que j'utilise des images de la Guerre des Etoiles pour qualifier l'Empire. Oui, j'étais enfant lors de la sortie des premiers films. Non, je ne m'en suis pas encore remis. Bon, maintenant que j'ai avoué, ça va ?
  19. Selon un rapport du Sénat américain, la CIA a trompé le gouvernement pendant des années sur l'utilité, l'efficacité et la brutalité de leur programme de torture, afin de permettre sa poursuite. Je ne sais pas trop quoi en penser... il pourrait s'agir d'une opération "Ce sont les lampistes de la CIA qui nous ont trompé, ce n'est pas nous les politiciens qui sommes responsables"
  20. La Tribune a eu vent de plusieurs des nominations attendues dans la nouvelle équipe ministérielle Bon, bien sûr, il faut regarder la date ;) ... Mais pour le reste, même si ces nominations précises n'ont pas lieu, c'est bien sûr la politique de MM. Hartz ou Monti qui est le meilleur exemple du genre de "réformes" ordonnées attendues par les instances de l'Union Européenne. Les noms seront différents bien sûr, mais enfin avec Valls aux commandes, gageons que ça va donner... Enfin un homme à poigne pour appliquer la SPP (*) ! Pour le reste, l'analyse de Jean-Christophe Gallien est intéressante : (*) Seule Politique Possible
  21. Autre version pas moins défendable... voire davantage :) : Une révolution Un coup d'Etat renversant un gouvernement démocratiquement élu avec l'aide de groupes violents d'extrême-droite et immédiatement reconnu comme légitime par Europe et Amérique suivie de l'envahissement d'un pays souverain par un autre (qui s'était porté garant de ses frontières) du soutien armé au parlement d'une région autonome par les troupes russes stationnant légalement dans cette région le protégeant des dits groupes d'extrême-droite alors qu'il organise un référendum local que ces groupes auraient certainement attaqué, avec annexion d'une partie de son territoire reconnaissance de la décision prise par référendum par une majorité écrasante de la population de ladite région en faveur de l'indépendance et dans la foulée acceptation de la requête formulée par référendum d'être intégrée comme région constituante de la Fédération de Russie. Diplomatie utilisant le canon, c'est clair. Maintenant, l'outil que l'on utilise ne détermine pas la légalité ni la légitimité de la cause... Perso, le seul élément faux que je détecte dans la version ci-dessus - qui est la version officielle russe - est que les troupes qui ont sécurisé le parlement et l'aéroport à Simféropol n'étaient presque certainement pas des troupes stationnées en Crimée, mais plutôt des troupes venues de Russie. Ce qui n'empêche évidemment pas que le total des troupes russes stationnées en Crimée soit resté dans les bornes fixées par traité entre Ukraine et Russie. Quant à la version présentée par tout ce qui est officiel de l'OTAN à l'UE en passant par présidence américaine, diplomaties ouest-européennes... ... c'est un tissu de contre-vérités. La Russie a agi illégalement en introduisant des troupes spécialisées nouvelles pour sécuriser Simféropol contre les actions violentes des Maïdan. D'un autre côté, quand on reconnaît comme légitime voire démocratique un coup d'Etat qui renverse un gouvernement démocratiquement élu un an avant les prochaines élections, ceci grâce au soutien armé de groupes d'extrême-droite violents qui placent plusieurs ministres et pas des moindres dans le nouveau gouvernement, et au profit de mouvements qui ne représentent au mieux que les intérêts d'une seule partie du pays... il est un peu paradoxal de s'offusquer de l'écart limité à la légalité commis par le gouvernement russe. Ceci sans même commencer à parler des actions d'influence décrites par Mme Nuland-Fuck, ni des doutes sérieux quant à l'identité des tireurs qui ont tué plusieurs dizaines de manifestants et de policiers en février, qui doivent faire prendre en considération l'hypothèse que le gouvernement américain pourrait en savoir plus long qu'il ne dit sur leur identité...
  22. J'aime bien les questions du journaliste à Snyder :) ... "Que peut donc faire l’Occident pour empêcher la Russie de poursuivre sa croisade anti-européenne ?" Ouaouh ! En voilà une question qui n'est pas orientée !
  23. La critique de la politique d'austérité et surtout du fameux "TINA" (There Is No Alternative, il n'y a pas d'alternative) est très juste. Cela dit, je ne suis pas sûr que les municipales soient un si grand coup de semonce que cela. Le FN a enregistré quelques succès notables c'est vrai, mais du fait de sa présence dans un nombre limité de villes le résultat rapporté au niveau national n'est pas si impressionnant que cela. Ce sont les élections européennes qui seront le véritable test : - quant à la réaction des Français aux politiques européennes de ces dernières années - quant à la capacité du FN à incarner une alternative, comme ils l'affirment Plusieurs scénarios sont imaginables : - Un vote anti-austérité pas si important que cela - Un vote anti-austérité mais en partie seulement anti-UE, qui se reporterait sur plusieurs alternatives : * Le Front de Gauche par exemple pourrait profiter d'un vote "complètement contre l'austérité mais pas tellement contre l'UE". Le FG a d'autant plus une ouverture que la nomination de Valls à Matignon met le dernier clou au cercueil des illusions comme quoi François Hollande aurait une politique de gauche * On pourrait aussi avoir une surprise du côté de Debout La République, qui propose un vote "contre l'UE mais sans le reste de soufre attaché au nom de Le Pen" et commence à ne plus être si inconnu que ça - Un vote anti-austérité et anti-UE se transformant en vote de confiance pour Marine Le Pen. Il s'agirait alors d'un plein succès pour d'une part convaincre que sortir au moins de certaines politiques UE est nécessaire pour refuser la politique UE, d'autre part convaincre que le FN propose un meilleur projet et une véritable alternative
  24. Jean-Dominique Merchet annonce Le Premier ministre Manuel Valls songe à rétablir une compagnie de Mousquetaires pour la sécurité de Matignon Mais en Russie... ce n'est PAS un poisson d'avril ! En 2013, sur décret du président Poutine, le 154ème régiment de l'armée russe, chargé de la défense du Kremlin, a repris le nom de "Preobrajenski", régiment créé par Pierre le Grand avec un rôle et un recrutement similaire aux Mousquetaires de France.
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