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FATac

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Tout ce qui a été posté par FATac

  1. Quelques mises au point, HS vis à vis de l'Allemagne mais qui méritent quand même d'être faites. La BCE fait pareil ... 30% des billets en circulation sont détruits chaque année (et on en refabrique de quoi compenser cette destruction volontaire). En outre, on fabrique plus de billets que simplement ceux qui sont détruits car la population tend à démonétiser : collections de pièces et de billets, épargne matelas, tirelires des enfants, etc. Cette démonétisation est connue, chiffrée, et doit être compensée pour garder stable la masse de numéraire en circulation. Le tout en espérant qu'il n'y aura pas de remise en circulation massive car la compensation de cette démonétisation est un processus inflationniste si l'argent est finalement remis en circulation. Les modèles sont connus et font partie des scénarios de crise : en cas de crise systémique doublée d'une crise de confiance, on sait que le papier ressortira des lessiveuses et baissera la valeur globale de la monnaie. La création de monnaie n'existait que lorsque les banques centrales faisaient crédit. Une banque privée ne crée pas de monnaie car elle compense le crédit accordé par une épargne qu'elle immobilise ou par un crédit qu'elle prend, elle-même, en refinancement. C'est d'ailleurs un problème actuellement et ça explique la frilosité des banques sur les renégociations des crédits à taux fixe : les clients empruntent sur 20 ou 25 ans alors que leur crédit est adossé à un refinancement sur 3 à 5 ans, parfois 7 mais jamais plus. Cela signifie que sur la durée du prêt, la banque doit renégocier 3 à 5 fois son refinancement aux conditions du moment. Tant que les taux baissent, elle s'en sortent bien et acceptent des renégo, alors que lorsque les taux sont stables, tendus ou haussiers, elles ne sont plus vraiment d'accord car elles n'ont pas de visibilité à assez long terme. Reste qu'il n'y a pas de création de monnaie sur les mécanismes actuel de crédit, mais simplement des transferts et des rachats de créance. Cela rend le système moins toxique vis à vis des défaillances de remboursement ... sauf quand des andouilles démembrent les crédits en en séparant la garantie de la créance, revendant les garanties et conservant la créance (ou l'inverse). Que l'un des deux fasse défaut et tout se casse la gueule alors même que le système était sûr à la construction, avant ce démembrement. Il faut arrêter avec "les banques ne prêtent pas". Elles prêtent, elles ne demandent qu'à prêter, mais pas à n'importe quelles conditions. Déjà, la réglementation bancaire leur impose maintenant un niveau de fonds propres démentiel à mettre en regard de la capacité de crédit (dernièrement 8% des encours, prochainement 12% et à terme plus de 16% des encours de crédit). En plus, ceinture et bretelles du politique, il est maintenant demandé de pouvoir couvrir les crédits par une collecte d'épargne équivalente (au moins au niveau du groupe consolidé lorsqu'il y a filliales/maisons-mères). Du coup, les sociétés de crédit et de crédit revolving, moteur de la croissance et bouc-émissaire du surendettement, sont toutes en train de chercher soit à se diversifier avec de l'épargne, soit à se rapprocher d'un gros groupe. Certains groupes bancaires sont dans la m...e avec cette nouvelle règle et cela transforme le paysage en forçant des "mariages" entre établissements prêteurs ou collecteurs d'épargne. Ceux là, effectivement, ne voudront pas trop prêter tant qu'ils n'auront pas une solution pour équilibrer leurs activités. D'autres, tout juste à l'équilibre, tentent d'augmenter leurs encours d'épargne de manière à mettre leur activité de crédit à l'abri en cas de désépargne ou de fuite de capitaux. Un simple décès et une succession qui transfère un bon matelas de capitaux vers d'autres établissements, et ce sont 2, 3, 5 ou 10 crédits que l'établissement risque d'avoir à fermer. Vous imaginez le tollé ? Enfin, actuellement, les banques qui prêtent voient leur taux de casse monter. Le coût du risque augmente en parallèle, notamment sur les prêts-pro et les relais de trésorerie. L'activité économique n'est pas ultra-florissante, fragilise les PME et les artisans, alors même que les délais de paiement tendent à augmenter (l'état et certaines collectivité payent parfois leurs factures à 90 ou 120 jours !). Ces risques et leurs coûts associés militeraient en faveur d'une remontée des taux, au moins pour payer la casse, mais les clients ne le veulent pas. Le client étant roi, si la banque lui propose une offre à 2 ou 3 dixièmes au dessus de ce qu'il estime juste, il conclut que la banque ne veut pas prêter. C'est plutôt qu'il ne veut pas accepter les conditions du marché. Après, il finira toujours par trouver un acteur qui lui prêtera aux conditions qu'il souhaite, mais il n'est alors plus très regardant sur les conditions qui permettent à cet autre établissement de faire ce qui s'apparente à du dumping sur le crédit (politique de conquête forcenée, casse sociale ou risques accrus sur les marchés spéculatifs). Enfin, lorsque les banques assurent leurs arrières en prenant des garanties, la réglementation bancaire leur impose aussi de passer des provisions, automatiquement et à des niveaux fixés à l'avance, lorsque la cotation du client laisse apparaitre un risque (retards d'échéances ou impayés). Derrière, le Trésor Public a trouvé un jeu splendide en venant remettre en cause ces provisions obligatoires. L'argument des impôts, et il est justifié, est que ces provisions qui baissent le résultat avant impôt sont inutiles puisqu'il existe une garantie sur les biens. Il y a alors redressement fiscal sur des provisions indues, mais obligatoires ! Accessoirement, lorsque l'Etat a injecté quelques milliards de prêt aux banques, il y a quelques années, pour tenter de résoudre la crise des liquidités, cela lui a rapporté énormément. Tous les groupes français qualifiés de systémiques ont été contraints d'emprunter à l'état, alors même que certain avaient les liquidités disponible pour éviter ce recours. Bien sûr, ils ont remboursé très vite (2 ans pour les plus rapides), mais en attendant, ils ont payé des intérêts à 8 % sur une somme à laquelle ils n'ont pas eu recours ! Maudit rentier !!! Il ne vit pas de son travail, mais du travail de son argent. Tiens, au passage, cela me rappelle que beaucoup oublient que, à la base, la bourse est un système coopératif, mutualiste et solidaire : ceux qui ont de l'argent disponible viennent le proposer en bourse à des acteurs qui ont des besoins de financement. Le dividende est la contrepartie de la prise de risque en cas de défaillance des entreprises financées. Là où le système s'est gâté, c'est quand certains ont voulu ne plus mettre un prix sur les parts de financement, mais plutôt un cours. Cela a créé les conditions de régulation par le marché, de spéculation, d'abstraction totale de la valeur des entreprises (la valeur boursière pouvant alors être totalement décorellée de la valeur comptable ou de la richesse réelle de la boîte). Et là, le rentier pépère qui vivait tranquillement du travail de son argent s'est mué en requin financier qui chasse à la fois les dividendes les plus élevés (au risque de mettre en péril les sociétés qui en servent de trop larges sous la pression des actionnaires) et les variations de cours qui lui seront favorable à la hausse comme à la baisse. La rente ou la situation de rente est, le plus souvent, beaucoup plus pondérée et plus morale que la recherche des gains spéculatifs ... mais beaucoup moins rapide et efficace pour faire et défaire des fortunes incroyables. Voila, voila ... fin du (demi) HS
  2. Moi, j'en suis plutot inquiet. Je suis tenté de croire que le faible nombre de combattant parti en Syrie risque de cacher un nombre plus important encore de combattants préparant quelque chose sur place. J'espère que le pouvoir et la société algériens sauront s'en défendre et conserver une relative stabilité sans retomber dans les années noires d'il y a 20 ans.
  3. Nos forces réalisent 1 à 2 sorties par jour, pour 2 ou 4 appareils. Le fait qu'elles n'aient débouché que sur 2 frappes peut indiquer plusieurs choses : - ce n'est pas pour notre puissance de feu que nous sommes précieux mais pour d'autres capacités - nous sommes sélectifs (volontairement ou involontairement) et ne ciblons que des objectifs répondant à un cumul de conditions US et FR - nous n'avons pas les moyens de faire plus - nous nous réservons pour d'autres théâtres où notre action sera peut être plus efficace Chacun peut voir les choses comme il l'entend. Reste que l'indicateur "sorties" paraît plus significatif que l'indicateur "frappes" pour déterminer le soutien et l'engagement des forces.
  4. L'aluminium est de plus en plus utilisé pour les câblages électriques. Il faut des diamètres légèrement supérieurs à ceux du cuivre pour passer des puissances comparables, mais c'est beaucoup plus léger et bien moins cher (en plus d'être moins volé sur les chantiers). Pour avoir vu un chantier alu récemment (la distribution électrique dans un data-center - seules les barres d'alimentation de l'onduleur, en sortie de transfo et de groupe électrogène sont en cuivre), c'est top.
  5. Toute cette affaire est un énorme malentendu. Après sa quinte de toux, irrité dans la poitrine par une simple bronchite mineure, il s'est frappé le torse en disant "J'ai bobo là ! Pfou, je tousse, foutue (maladie) ..." Et ce fut le drame.
  6. Pour compléter la réponse de Bat ... Le Mouvement Européen a aussi un comité préparatoire pour la Russie ... next move ? Le Mouvement Européen a des préoccupations européennes (au sens large). Il regroupe ou tente de regrouper les pays liés à une certaine idée de l'Europe géographique (de l'Atlantique à l'Oural). Quelque part, sa carte doit recouvrir une partie de celle de l'OSCE (hors états associés, coopérations et Mongolie dont on se demande ce qu'elle fait là), non ? Géographiquement, Mexique, Canada et Maroc n'ont rien à voir avec l'Europe continentale ... Décidément, je n'arrive pas à voir le moindre signe. Je dois avoir des oeillères.
  7. FATac

    le meilleur F-16

    C'était prévu depuis assez longtemps, et c'est un bon moyen de conserver le F-16 "vivant" pour continuer à le proposer en seconde main (mais modernisé) pendant les 25 prochaines années aux forces qui n'auraient pas les moyens (économiques ou politiques) d'intégrer le système F-35.
  8. FATac

    US Air Force

    C'est gratuit ... on ne frappe pas un avion à terre ! Qu'est-ce qui fait le chasseur ? Les performances ou bien l'usage ? Moi, j'ai mon idée là dessus ...
  9. FATac

    Les squadrons de la Royal Air Force

    Au hasard ... discours de départ du Général Mc Arthur devant le congrès, 19 avril 1951.
  10. FATac

    M51

    Et encore, tu n'as pas vu ce que l'on met dans nos caves !
  11. FATac

    Pod de Reconnaissance

    Le Reccelite a été conçu pour ne pas dégrader l'enveloppe de vol de l'avion porteur, à l'image du Litening dont il reprend d'ailleurs l'architecture et le conditionnement. Cela se paie certainement sur certains aspects de performances. Sinon, DB-110 et DJRP sont ils qualifiés pour le catapultage et l'appontage ? M'est avis que ces qualifications doivent ajouter de la structure, donc du poids qui peut expliquer une partie de la différence. Ce sont des pistes pouvant expliquer (ou pas) une petite partie de ces écarts.
  12. FATac

    Reportages sur les 50 ans des FAS

    A noter, le fort joli hors-série de Air & Cosmos sur les FAS, sorti depuis peu ...
  13. FATac

    [Rafale]

    Sur tous les aspects (développement, industrialisation, opération), c'est une question de coût. Les 10 % de vitesse supplémentaires peuvent facilement représenter 50 à 100% de surcoût. D'où l'intérêt de ne pas chercher le "best", de s'arrêter au "good enough" et d'affecter ces économies à d'autres développement, d'autres outils susceptible d'augmenter l'efficience opérationnelle de l'ensemble. La recherche de l'excellence a longtemps été un travers français dans de nombreux programmes, là où nos alliés cherchaient souvent l'efficacité. On s'y est, parfois, cassé les dents. Maintenant que le paradigme est inversé et que nous savons être (remarquablement) efficaces, il est paradoxal de voir certains pays abandonner leur pragmatisme de conception au profit de solutions complexes, alambiquées, visant la domination de la tête et des épaules (une forme d'excellence).
  14. FATac

    Eurofighter

    Ce qui serait malhonnête d'affirmer sans précaution. Peut-être avons nous simplement eu la chance de passer à travers les problèmes. Certaines difficultés seront aussi plus visibles sur une flotte de 400 appareils que sur un effectif quatre fois moindre. Pour le moment, les faits nous donnent raison mais d'autres faits sont têtus : jamais vendu hors de France, pas de viseur de casque, améliorations (intégrations) à financer par le client, ... Se gausser de cette difficulté et se mettre en avant par rapport à ce point, c'est s'exposer à un rappel désagréable des autres points qui ne nous plaisent pas (et qui ne sont pas forcément justifiés à nos yeux).
  15. FATac

    [Rafale]

    100 000h il y a un an si ma mémoire est bonne. Après, les avions volent 200 h par an, environ ... donc en multipliant par le nombre en parc, on ne doit pas être loin du compte, à la grosse louche.
  16. FATac

    Armée de l'air Russe

    Concernant la manoeuvrabilité du Su-34, je la croyais juste inférieure à celle du Su-27, donc inférieure à celle du Rafale. Blague à part, à ma connaissance, il n'existe aucun moyen de les comparer, à part au doigt mouillé. Seule une confrontation directe et amicale permettrait de trancher la hiérarchie. L'inde, dans 4 ans, pourra comparer Su-30 et Rafale (j'espère).
  17. FATac

    Eurofighter

    Ceci dit, je kiffe bien l'option 2 ... et elle ramènerait le choix suisse en faveur du Gripen sur le devant de la scène en créant un bel environnement favorable à une consolidation de micro-flottes de Gripen loués en Europe centrale.
  18. FATac

    [Rafale]

    A ceux qui ne jurent que par la vitesse et la puissance pour mener une interception, je souhaite juste rappeler que c'est aussi une question de tactique et d'intelligence. Dans les années 50 et 60, l'Armée de l'Air avait coutume de réaliser des interception d'entrainement sur des jets supersoniques américains avec leurs Mystere II et Mystere IV. Il y existe un certain nombre de photos montrant des gun-kill de la part de ces "jouets" contre des monstres à réaction surpuissants engagés pleine-bourre. Evidemment, c'était beaucoup de calcul, un positionnement adapté, et une fenêtre de tir de quelques secondes avant de perdre définitivement la cible, mais cela fonctionnait de manière régulière, voire routinière. La physique et les maths n'ayant pas changé depuis, il reste possible d'employer ces mêmes tactiques avec un Rafale limité à mach 1,8 contre d'hypothétiques flèchettes à étoiles bi/tri soniques.
  19. Bah, en fait, tant que les russes restent loin de nos frontières, ce qu'ils pensent, on s'en fiche un peu, non ?
  20. D'où l'adage : qui pisse contre le vent, se rince les dents
  21. FATac

    L'As des As

    On peut aussi lire l'affaire sous l'angle de l'évolution personnelle de Pierre Clostermann. A la lecture de ses écrits, il commence sa carrière de pilote avec une forme d'insouciance, d'inconscience et d'enthousiasme typique de son jeune âge de l'époque. La disparition du commandant Mouchotte et la mise en cause qui s'en est suivie l'ont aussi ébranlé et son récit devient, par la suite, plus grave et plus mur. L'homme prend de l'étoffe, de l'ampleur et se montre davantage responsable dans un environnement qui apparaît finalement comme bien plus dangereux et où l'avenir semble plus se mesurer en jours qu'en semaines ou en années. Il apparaît, dans la partie la plus tardive de son maître témoignage, Le Grand Cirque, comme beaucoup plus mûr, et surtout plus humble et mesuré. Si au début de sa carrière il peut avoir manifesté la tentation de revendiquer des victoires contestables (je ne dis même pas qu'il l'ait finalement fait), cela me semble tout à fait exclu sur la fin du conflit - entre autres du fait de ses responsabilités de squadron leader et de l'attention que cela faisait porter sur lui de la part de tous. Ainsi, il semble, après guerre, avoir continué sa maturation sur la même trajectoire, plus humaine et responsables que le chien fou qu'il a pu être à ses tout débuts. Du coup, on peut envisager qu'il ait été particulièrement touché par la remise en cause de son palmarès que, d'une part il répondait parfaitement aux critères de validation de l'époque (et qu'il commençait à avoir une fiabilité respectable avec l'analyse des films de ciné-mitrailleuse dans la partie la plus tardive du conflit), et d'autre part il avait peu de chances d'avoir été réellement surestimé par quelqu'un que les responsabilités et l'épuisement liés à la mission avait rendu beaucoup plus humble et mesuré. L'attaque de Ehrengardt, pour fondée qu'elle puisse être sur le plan historique, n'en reste pas moins maladroite sur le plan humain et être mal perçue par l'aspect blessant qu'elle peut avoir vis à vis de l'as qui s'est senti remis en cause, notamment sur la partie où il s'est finalement montré le moins enthousiaste en revendications. Voila la façon dont je perçois, moi, cette affaire.
  22. FATac

    L'As des As

    Dans le cadre d'une confrontation directe de l'un contre l'autre, si l'un des deux doit rentrer à pied (dans le meilleur des cas), effectivement, on sait à l'avance lequel. En revanche, dans une mêlée massive, pleine de tirs d'opportunité sur des appareils en défilement, nécessitant justement des corrections de déflexion importante, ce viseur a fait des miracles. Cela n'a pas permis des scores directs de la part des recrues les moins expérimentés mais cela a forcé plus d'une fois certains de ces expertens à rompre leur passe pour éviter de se faire encadrer de trop près par des tirs qui étaient rendus trop dangereux par cet outil. J'ai eu la chance de côtoyer directement un ancien pilote de P-51D, américain, français d'adoption par son mariage en 45, décédé dans les années 80. Ses témoignages étaient passionnants. Il n'a jamais descendu le moindre avion à croix noire. Il en a engagé un nombre certain, sans avoir le moindre signe montrant qu'il en avait endommagé. Mais il a toujours vu la conséquence de son engagement par un changement brutal de comportement de sa cible - généralement une évasive impossible à suivre pour lui sans risquer de se retrouver isolé avec elle. Il a toujours choisi la prudence en restant avec le groupe - lequel a d'ailleurs très peu scoré en dehors de ses chefs.
  23. FATac

    [Rafale]

    Pour les Diesel, mes tablettes en indiquent 10 perdus, pas 6. Et il me semble qu'il faut y ajouter encore quelques 2000-5F et 2000 N pour avoir l'effectif de 2000 en service (quelques B aussi ?).
  24. FATac

    L'As des As

    Il est vrai que le que le viseur gyroscopique K-14, avec sa prédiction de position de tir et sa sélection de distance de tir par une molette sur la manette des gaz était un outil extraordinaire, permettant à tous les pilotes, même moyens de réaliser des coups au buts même sur des tirs en déflexion. Cet outil mettait le rookie US à égalité avec les Experten allemands qui devaient, eux, se débattre avec leur collimateur Revi sans la moindre assistance.
  25. FATac

    Les avions SAAB

    En fait, sur un Delta classique, pour cabrer l'avion, on braque les élevons vers le haut, ce qui, au passage réduit la portance globale de l'aile. Sur le Viggen, outre la portance ajoutée par la présence du canard, pour cabrer le braquage de la gouverne se fait vers le bas, ce qui en augmente la portance à la manière d'un volet sur une aile classique. L'augmentation importante de la portance du canard qui en résulte, en avant du centre de gravité de l'avion, fait alors cabrer celui-ci. C'est un peu contre-intuitif : les ailerons classiques doivent généralement être "relevés" pour cabrer l'avion, alors que ceux de la gouverne canard de profondeur du Viggen marchent "à l'envers". On peut braquer les ailerons du canard "à cabrer" lorsqu'il s'agit d'en détruire la portance, et donc de piquer. Je n'apprendrais pas à un ancien pilote que ce n'est pas le sens préférentiel de manoeuvre : il est toujours plus sûr de faire un demi-tonneau puis de tirer le manche pour voir où l'on va. A ma connaissance, le braquage différentiel des gouvernes du canard n'est pas possible sur le Viggen. La commande en roulis se fait avec les élevons de la voilure principale (au nombre de 4 sur la version de chasse, contre 3 seulement sur la version d'attaque). Enfin, les canards du Viggen agissent comme de puissants générateurs de tourbillons qui activent couche limite sur la voilure principale et en augmentent significativement la portance, notamment à basse vitesse, d'où les performances extrêmes de l'appareil en atterrissage et décollage court (à l'époque, le plus court de tous, hors appareils à poussée vectorielle), même sur terrains non-préparés (grâce à son exceptionnel train principal à boggie monotrace). La contrepartie de cette portance élevée est une trainée tout aussi importante dans les couches denses ou aux basses vitesses. Le tout associé à la la consommation spécifique élevée du Volvo/Svenska Flygmotor RM 8 A/B (le P&W JT8D construit sous licence et doté d'une PC) contribue à donner des pattes très courtes à cet appareil pour les profils d'attaque BA/TBA : moins de 500 km. Pour le freinage à l'atterrissage, pas besoin d'agir sur les gouvernes aérodynamiques pour augmenter le freinage : l'inverseur de poussée avec ses trois ouïes annulaires, est d'une efficacité remarquable et renvoie vers l'avant 75 à 80% de la puissance résiduelle du moteur - ce qui est énorme ... c'est une forme de poussée vectorielle. De plus, les aérofreins, largement dimensionnés, de part et d'autre de la quille ventrale, à l'arrière, fournissent aussi un effort très significatif.
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