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Quelques infos que j'ai pu glaner(certaines pas toutes fraiches mais au moins ça confirme certaines choses) SPECTRA est vraiment un système à part. Totalement intégré, il a sa propre fusion de données avant de transmettre ses pistes pour la SITAC, et surtout il est complètement autonome et réagis en moins de 4s (je peux pas donner le vrai chiffre) et apparemment ça aurait fait une grosse différence dans des compétitions internationales. Une fois intégré dans la bibliothèque de menace, la forme d'onde du radar adverse permet de savoir dans quel mode il fonctionne, et d'anticiper. Lorsque la poursuite est engagée et un missile tiré, le système réagis automatiquement. Mais là où ça devient critique, c'est lorsque l'autodirecteur d'un missile accroche sa cible. Et il a été décidé (me demandez pas comment ni pourquoi) qu'il faut réagir en moins de 4s. Le travail sur la bibliothèque et le traitement des menaces est fait à la DGMI à Bruz, puis validé par le CEAM à Mont de Marsan. Plusieurs choses concernant la spécificité de SPECTRA à l'international. Contrairement à d'autres avions (notamment américains), il s'agit d'une boite ouverte. On fournis au client une cuisine complète équipée, et une formation. Et c'est à lui de se démerder à faire de bons petits plats. L'extrême opposé, c'est le F-35. Boite noire. Aucune possibilité de modifier quoi que ce soit sans l'aval américain, et sous leur supervision. La performance de SPECTRA, au delà de son fonctionnement propre, dépend largement de la façon dont il est alimenté. En conséquence, un Rafale Qatari qui partirai faire un exercice en Chine et qui se ferait sniffer son système de guerre électronique ne serait pas représentatif, ou très peu, des performances d'un Rafale Français ou Indien. SPECTRA contient déjà, depuis le départ, d'une fonctionnalité permettant de localiser une source précise, et très rapidement (quasiment instantanément) par triangulation depuis plusieurs avions. ça devrait pouvoir être exploité avec les liaisons de données du F4. C'est dingue de voir comment les concepteurs avaient une longueur d'avance sur le futur déjà... Donc le système est prêt à évoluer. Après il m'a indiqué (mais on le savait déjà) que la puissance du signal de brouillage est adaptée au niveau de la SER de l'avion en fonction de sa configuration (mais ça reste badass), que l'active cancellation n'est qu'une seule des réponse du système parmi tant d'autres, que la furtivité passive est loin de tout faire, et qu'on a une avance considérable sur la guerre électronique. Et malheureusement, il déplore que la culture guerre électronique semble se perdre en France. Et m'a conseillé de joindre une association qui s'appelle les "old crows". Voilà c'était mes notes en vrac avec quelqu'un qui a été longtemps directeur du programme Rafale. Y'a des trucs à pas partager donc je garde pour moi. Notamment sur le SCAF (je savais pas à quel point les allemands et même le Typhoon étaient mal aimé de l'autre côté du tunnel..) Et en plus j'ai super bien mangé !32 points
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Cet après midi, j'étais à Balard ( ma première fois). Je devais rencontrer le directeur de la DMAE et un colonel pour une entrevue filmée. 1H45 d'entrevue ! ça m'a lessivé. Mais c'était passionnant. La vidéo sortira quand elle sortira, notamment parce que j'attends des vidéo d'illustration. Le monsieur a participé au programme Rafale depuis le début, sur plusieurs point. Notamment sur la conception de Spectra (miam... Lui je vais le charcuter à une prochaine entrevue...) mais surtout la partie maintenance. Ils sont particulièrement fiers du Rafale et de sa maintenance qui est faite selon état, et non pas selon une programmation par intervalles de temps. Ce qui fait que l'avion dispose de tout un tas de capteurs, partout, pour détecter les pannes. Pour illustrer la chose, il m'a donner l'image suivante. C'est comme dire à un pilote "tiens, prends ton avion, il marche bien, parce qu'on a fait les derniers contrôles il y a X temps et qu'il y en a encore pour 30 heures". Alors que Sur Rafale, on ne change que lorsque ça tombe en panne, et en anticipant la panne. L'avion a été conçu pour être facilement maintenable. Il y a des trappes "partout". Et on a pas besoin de démonter toute une série d'équipements juste pour accéder à ce dont on a réellement besoin. De ce point de vue là, c'est super bien conçu. Le train logistique est réduit également. Si, pendant les déploiements, ils prennent bien quelques lots de pièces de rechange, ça n'a rien à voir avec les avions d'avant. Le Colonel a notamment donné l'exemple d'un déploiement de Mirage 2000 dans l'est de l'Europe avec un besoin de 16 semi remorques pour 3 machines. Pièces de rechanges, outillages, infrastructure pour préparation de mission, etc. Alors qu'avec le Rafale, on en déploie 3 à l'autre bout du monde avec Pégase, et tout tient dans un Atlas. La maintenance sur état apparemment ne se fait que sur Rafale. Et en cela il a un avantage considérable. La disponibilité technique est excellente, et la disponibilité donnée jusqu'en 2023 (après c'est devenu classifié) était aux alentours de 60% Et c'est la disponibilité globale du parc, prenant en compte les différents chantiers de modernisation. En parlant de modernisation, le passage au F4.1 nécessite un chantier de 5 mois par avion. J'ai été étonné car je pensais que c'était moins, mais il m'a dit que c'était relativement rapide. Je lui ai demandé combien de temps prendrait les modernisations en 4.2 et 4.3 et m'a dit que s'ils commencent à travailler sur le prévisionnel de la 4.2, pour le moment c'est trop tôt pour la 4.3. En gros, la plateforme est excellente et permet ces modernisations successives. Il n'a pas arrêté de balancer des pics à d'autres appareils. Si je reprends ses mots; du point de vue de la maintenance et au delà : " Le Rafale, de façon incroyable, et probablement pour l'histoire restera le plus grand programme d'aéronautique militaire d'après guerre. Non seulement il a été bien conçu [...] à travers la maintenance, sur le fait que les utilisateurs sont satisfaits, et... " Oh puis je vais pas tout raconter non plus ! ABONNEZ VOUS !30 points
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Le plus grand projet d'armement européen repose sur lui Le PDG de Dassault, Éric Trappier, incarne la fierté de la France pour ses propres avions. En collaboration avec des entreprises allemandes, il doit construire un nouvel avion de combat. Mais pour l'instant, cela ne se passe pas très bien. Quand Éric Trappier prend la parole, la salle vibre. Le PDG du constructeur aéronautique français Dassault Aviation a pour habitude d'inviter la presse à des conférences de presse sur un bateau. Le Talisman est amarré devant le siège du groupe à Saint-Cloud, à l'ouest de Paris, et se balance au rythme des vagues sur la Seine. Certains participants à la conférence en ont déjà eu le mal de mer. Les mauvaises langues disent que c'est voulu. Elles accusent Trappier de « guerre psychologique ». Le décor convient bien à Dassault. L'entreprise est connue en France pour ses particularités. Au début des conférences de presse, un film publicitaire d'une minute, dont le style rappelle les documentaires des années 80, est toujours diffusé. Ensuite, Trappier prend la parole. Il ne le fait généralement pas souvent en public. À quelques exceptions près, comme les auditions parlementaires ou le salon aéronautique national du Bourget, la direction de Dassault est très discrète. Depuis des années, Trappier refuse systématiquement les demandes d'interview, y compris celles du F.A.S. Lorsqu'il accorde des interviews, c'est généralement à son média attitré, « Le Figaro ». Le journal conservateur le plus influent de France appartient à la famille Dassault, tout comme des vignobles, des œuvres d'art et des biens immobiliers. La fortune de la famille est estimée à plus de 35 milliards d'euros. Et leur holding industrielle détient environ deux tiers des parts de capital de Dassault Aviation, qui est à son tour l'actionnaire principal du groupe d'armement Thales. L'empire de la famille Dassault Né en 1960 et à la tête de l'entreprise depuis bientôt 13 ans, Trappier n'est pas un membre de la famille. Mais son attitude correspond parfaitement à la culture d'entreprise. Outre les luxueux jets d'affaires Falcon, Dassault fabrique principalement des avions de combat aux noms évocateurs tels que Ouragan, Mystère, Étendard, Super-Étendard, Mirage et aujourd'hui Rafale. L'entreprise incarne ainsi la fierté française pour son savoir-faire en matière de construction aéronautique, indépendant des États-Unis. Il faut savoir que l'industrie aéronautique et spatiale jouit d'une très grande considération de l'autre côté du Rhin. Ce que sont les voitures et les machines pour les Allemands, ce sont en quelque sorte les avions de combat et les fusées pour les Français. Le patron de Dassault n'est donc pas n'importe quel industriel en France, ni n'importe quel constructeur aéronautique à ses propres yeux. « Nous pensons que nous sommes parmi les meilleurs au monde, voire les meilleurs », a déclaré un jour Trappier à propos de ses ingénieurs. Chez Dassault, on ne cache pas cette image de soi. Quiconque connaît un peu l'entreprise savait donc à quel point la coopération avec les Allemands dans le cadre du projet d'avion de combat FCAS, dont les principaux contractants sont, outre Dassault, la division défense d'Airbus basée en Bavière et Indra en Espagne, était explosive sur le plan politique. Ces dernières années, Trappier s'est régulièrement heurté à ses partenaires. Le coût total du FCAS est estimé à environ 100 milliards d'euros. Il s'agit du plus grand projet d'armement européen à ce jour, qui prévoit le développement d'un système composé d'avions de combat, d'essaims de drones et de nuages de combat numériques. Chez Dassault aussi, on sait que l'État français ne peut pas à lui seul réunir des sommes aussi colossales. Bon gré mal gré, un nouvel avion de combat doit donc être développé en partenariat. Mais les Français, les Allemands et les Espagnols ont des visions très différentes de la manière dont ce partenariat doit être conçu et mis en œuvre. Cela a conduit le FCAS dans une impasse. Projet d'armement dans l'impasse Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz (CDU) ont annoncé une clarification d'ici la fin de l'année. Les participants au projet qualifient les divergences de difficilement surmontables et la probabilité d'un échec de très élevée. À Berlin, des rumeurs circulent selon lesquelles Dassault refuserait de donner des informations sur les détails du projet, aurait brusquement retiré ses collaborateurs des réunions et aurait rompu des accords. Le scénario alternatif d'une coopération germano-suédoise dans le domaine des avions de combat devient de plus en plus probable. La plupart des responsables politiques et industriels allemands attribuent clairement la responsabilité de cette situation à Éric Trappier. Ils affirment avoir reconnu le rôle de leader de Dassault dans le développement des avions de combat, qui est au cœur du projet FCAS, mais uniquement à condition que les Français traitent les Allemands comme des partenaires à part entière. Il fallait un droit de regard et une répartition adéquate des tâches. Une compétence clé souveraine telle que la construction d'avions de combat ne pouvait être entièrement confiée à des étrangers, même français. D'autant plus que la probabilité que Marine Le Pen ou un autre populiste de droite au programme anti-allemand s'installe bientôt à l'Élysée augmente plutôt qu'elle ne diminue. Pour M. Trappier, en revanche, trop de cuisiniers risquent de gâcher la sauce. « Il faut un véritable leadership », a averti le Français lors de la dernière conférence sur les bateaux. Cela est nécessaire pour faire avancer le FCAS de manière efficace et dans les délais. Il ne doit pas y avoir de compromis permanents. Sur des questions centrales telles que l'aérodynamique ou la technologie furtive, un « architecte » doit pouvoir prendre des décisions. Celui-ci doit pouvoir choisir ses fournisseurs et remplacer ceux qui ne font pas bien leur travail. « C'est ainsi que cela fonctionne dans un projet industriel, quel que soit le domaine », a déclaré M. Trappier. Il n'a cessé de critiquer publiquement ses partenaires. Ce ne serait pas la première fois qu'une coopération franco-allemande dans le domaine de l'armement échoue. Certes, le bilan des dernières décennies est meilleur que sa réputation. Avec l'avion de transport Transall, le missile antichar HOT et l'hélicoptère de combat Tigre, il existe des projets sur lesquels les parties ne se sont pas disputées. Dans les années 70, même Dassault a développé un avion de combat léger en collaboration avec Dornier (aujourd'hui Airbus) : l'Alpha Jet. Mais selon les experts, l'Alpha Jet n'a été un succès que parce que les Français ont pris les rênes, comme M. Trappier le réclame aujourd'hui pour l'avion de combat FCAS. Et c'est justement le chapitre des avions de combat qui est plutôt difficile depuis les années 80. À l'époque, les Allemands et les Français ont lancé avec les Britanniques, les Espagnols et les Italiens un programme qui a donné naissance à l'Eurofighter. Mais comme Dassault insistait pour être le chef de file du système, les Français ont suivi leur propre voie. Ils ont développé de leur propre chef le Rafale, qui est depuis en concurrence avec l'Eurofighter, co-construit par Airbus. Comme pour les divergences actuelles, ce sont des exigences différentes qui ont joué un rôle dans la rupture d'alors : contrairement à l'Allemagne, la France préfère des avions de combat plus petits et plus légers, capables de transporter des armes nucléaires et de décoller et d'atterrir sur des porte-avions. À cela s'ajoute le sujet sensible des exportations d'armes, que l'Allemagne gère de manière trop restrictive selon la France. Et comme si ces obstacles ne suffisaient pas, s'ajoute à cela le poids de l'histoire de l'époque nazie. Marcel Bloch, juif fondateur de Dassault en 1929, a refusé de collaborer avec les occupants allemands et les collaborateurs français, a été persécuté, emprisonné à plusieurs reprises et déporté en 1944 au camp de concentration de Buchenwald, auquel il a survécu. Selon les experts, les réserves à l'égard de l'Allemagne sont donc inscrites dans l'ADN de l'entreprise. Le changement de nom de la société en Dassault après la guerre en est déjà une indication. Ce nom est dérivé de « Chardasso », le nom de code utilisé par le frère de Marcel Bloch, le général Darius Paul Bloch, dans la Résistance française. Le poids de l'histoire et les caprices du tempérament Trappier connaît bien l'histoire. Il aime le golf et la voile, mais il est aussi un passionné d'histoire. Il n'est toutefois pas considéré comme un homme animé par le désir de régler de vieux comptes. Au contraire, il a plutôt un tempérament de commercial que de théoricien. Il comprend vite et est très affable dans les conversations directes. Trappier a grandi dans une banlieue parisienne, dans un milieu plutôt modeste. Sa mère était enseignante, son père représentant commercial pour Air France. Trappier a très tôt démontré son sens des affaires. Immédiatement après son service militaire dans la marine et ses études d'ingénieur avec un diplôme en télécommunications, il a été embauché chez Dassault. Il a rapidement gravi les échelons. Il a gagné la confiance de la famille propriétaire et est devenu PDG du groupe en 2013. Mais ce n'est que récemment qu'il est devenu le patron de l'industrie de l'armement le plus puissant de France. Lorsque le projet FCAS a été lancé en 2017, l'avion de combat Rafale commençait tout juste à devenir un succès à l'exportation. À l'époque, Dassault avait dans ses carnets de commandes pour près de 20 milliards d'euros. Aujourd'hui, ce chiffre s'élève à 48 milliards d'euros. Une commande de 80 Rafale passée il y a trois ans par les Émirats arabes unis est considérée rétrospectivement comme un « tournant ». Elle est considérée comme la preuve définitive que la France n'a pas besoin de l'aide de l'Allemagne pour construire un avion de combat de classe mondiale. Une assurance qui frôle la provocation Les commandes importantes comme celle-ci ont visiblement donné des ailes à Trappier. Dassault a vendu plus de 500 Rafale, dont environ 60 % à l'étranger. Selon certaines spéculations, l'Inde à elle seule souhaiterait commander 114 appareils supplémentaires. Sur le plan opérationnel, Trappier est aujourd'hui le numéro un incontesté de l'empire Dassault. Au début de l'année, la famille lui a également confié la direction de la holding. Depuis 2021, il est également président de la fédération française des employeurs de la métallurgie. Cette puissance est palpable, et pas seulement dans les négociations avec Airbus. Car même si les attaques publiques de Trappier visent principalement les Allemands, critiquer le FCAS est aussi une provocation à l'égard du président Macron. C'est lui qui a largement contribué à lancer le projet, convaincu qu'à l'ère Trump, Berlin et Paris doivent développer ensemble des systèmes d'armement. Mais l'étoile de Macron est en déclin depuis longtemps. Les chefs de gouvernement nommés par lui vont et viennent, et dans un nouveau sondage, seuls 11 % des Français font encore confiance à leur président. En revanche, la tendance à la hausse des populistes de droite se poursuit. Au sein de l'appareil militaire français également, les forces qui ont toujours considéré avec scepticisme la coopération avec l'Allemagne dans le domaine des avions de combat et qui reprochent à leur voisin de ne pas vouloir sérieusement s'affranchir des États-Unis ont le vent en poupe. La commande d'avions américains F-35 en serait la preuve. Les souverainistes considèrent Trappier comme un patriote sincère et un défenseur des intérêts français. Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise a souvent fait preuve d'habileté politique. Gaulliste, son fondateur a été député à l'Assemblée nationale française jusqu'à sa mort. Ses descendants ont également occupé des fonctions électives. Dassault a même réussi à éviter la nationalisation totale sous la présidence de François Mitterrand grâce à son talent de négociateur. Alors que l'État détient aujourd'hui des parts substantielles dans presque tous les fabricants d'armes nationaux, Dassault est resté remarquablement indépendant. Trappier se veut impartial. Cela signifie également qu'il ne se ferme pas aux populistes de droite. Il ne cache pas ses contacts avec le parti de Le Pen, comme l'a rapporté il y a quelques jours le journal « Le Monde ». Il est toutefois également en contact avec le parti radical de gauche LFI. Les conséquences d'un échec du FCAS pour Dassault ne sont pas tout à fait claires. En théorie, la France pourrait à nouveau développer un avion de son propre chef, éventuellement sans drones et donc à moindre coût. Dans les milieux militaires, on murmure qu'il serait possible de se rapprocher de financiers indiens ou arabes. M. Trappier affirme que le projet avec les Allemands n'est pas encore enterré : « Nous avons besoin du FCAS si nous voulons une Europe compétitive et forte. » Mais c'est la compétence en matière d'avions de combat qui doit être déterminante, et la France a justement une longueur d'avance dans ce domaine.26 points
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Mais personne ne vous considère comme des barbares. C'est absurde. Le problème, c'est plutôt que vous voulez être une puissance mondiale et prendre en même temps votre retraite à 55 ans.26 points
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J'en parlais un petit peu avec certains du forum par messagerie mais la semaine dernière j'étais en Ukraine pour les 3 ans du début de la guerre. Bien que cette fois ci je ne sois resté que sur Kiev, ça m'a au moins permis de comparer différents lieux avec mes références personnelles. Si vous vous rendez à Kiev, ce sera sans doute en car depuis la Pologne. Il y a deux routes principales partant de Varsovie, la Sud qui passe par Lviv et la Nord plus proche de la frontière avec la Bielorussie. Parti le soir de Varsovie, ça permet de voir, quand on sait chercher, les fortifications au cas où aux croisements des routes principales. La plupart n'était "que" semi enterrées avec des murs en rondins de bois, et un système de tranchées pas forcément très élaboré... je suis dit qu'ils étaient là plus pour survivre le temps de donner l'alarme que pour ralentir une force d'invasion. Je n'ai pas pris de photos de ces éléments et je n'en aurais pas posté de toute façon... Sur place quelque soit les quartiers où je me suis promené, c'est ultravide, toutes tranches d'age confondues. Pour les alertes le soir et la nuit, j'ai suivi ça sur le balcon en fumant ma clope. C'est complexe de vivre avec le système d'alerte car il avertit dans des zones très larges, ce qui fait que l'on devient vite zinzin en se croyant tout le temps attaqué... Dans mon cas j'ai désactivé les systèmes d'alerte liées au smartphone et ne me suis fié qu'aux sirènes sonores. Je suis parti du principe que les Russes n'étaient pas plus cons que nous, et que les munitions étant précieuses, sauf pb du missile ou de l'anti missile, ça ne tomberait pas où j'étais. Par contre, même si de jour, j'ai été plus attentif quand je me suis rendu dans les quartiers plus sensibles : proche présidence, proche ministères sensibles, proche rada, ou proche école militaires. Le truc qui m'a le plus marqué, ce sont les pub de recrutement par bataillon. J'ai même du chercher pour un sur internet si c'était un jeu vidéo ou la vraie vie. Je me suis demandé si c'était un peu comme en Géorgie, des sortes de bataillons "oligarchiques" ou juste que chacun tenait de recruter en priorité car vivier de recrutement restreint. Cette fois ci il n'y avait pas de décorations sur les bâtiments officiels aux couleurs des bataillons bandéristes et les couleurs ukrainiennes étaient donc plus mises en avant. Dans l'un des parcs, l'un des bataillons proposait une exposition photo. Il y a une grosse esthétisation de la guerre, et quelques messages à fortes charges émotionnelles, comme le père dans sa casemate sur le front qui reçoit un dessin touchant (et patriotique) de sa fille ou quelques scènes de vie/camaraderie. Le jour anniversaire du début de la guerre, je me suis pointé place Maidan en début d'après midi. Il me semble que s'il y avait une commémoration, c'était le matin (mais mon épouse m'a demandé de ne pas y aller, persuadé que les Russes sont des bouchers et qu'ils vont taper le carton dessus). Il ne restait sur le lieux de rassemblement devant les qu'une dizaine de journalistes étrangers (par deux) et pas plus d'Ukrainiens. Et cyniquement "cocorico !" : les deux journalistes français étaient les plus forts vu qu'il avaient trouvé un Ukrainien francophone pour leur interview... Mais ça n'enlève pas à l'horreur de la guerre, et ces drapeaux pour tous ces morts (tiens je remarque que sur mon image on distingue le petit "carré" de drapeaux d'Azov). Pour le reste je suppose qu'il n'y a rien à ajouter de particulier.25 points
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On s'excite aussi un peu trop au niveau européen, on doit avoir un seul avion de combat européen, un seul Airbus militaire, gnagna ... Que je sache les US ne se reposent pas sur un seul constructeur et un seul modèle d'avion ... Perso 2 ou 3 Nouveau Chasseur Européen, c'est peut-être pas une mauvaise idée, ne fut-ce qu'opérationellement face à un ennemi potentiel, on ne s'oppose pas nécessairement de la même manière face à un Rafale, un Eurofighter ou un Gripen Qu'on fasse d'abord en sorte que les avions de combats européens puissent communiquer les uns avec les autres, puissent emporter des armes et autres accessoires communs, ça sera déjà un énorme progrès .... C'est comme si l'on voulait imposer que toutes les armées européennes utilisent le même fusil d'assaut, non on s'en fout, par contre que les fusils d'assaut utilisent la même munition et le même chargeur, oui C'est comme cette obsession de faire une armée européenne, ç'est la meilleure solution pour aller droit dans le mur, c'est du sabotage et même de la trahison ... Non, faisons en sorte que les différentes armées sachent s'articuler et travailler ensemble, avec des communications compatibles, certains communs, des formations communes ou des organisations semblables (qu'une Brigade BE aie le même format qu'une Brigade FIN ou POR ....) Clairon24 points
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@ksimodo Je comprends que tu puisses avoir du mal à admettre qu'on puisse avoir l'outrecuidance de remettre simplement en cause les vérités dont tu nous gratifie à longueur de posts, mais que veux tu c'est un forum... Nous avons le droit, j'ai le droit d'avoir une expérience des connaissances et un vécu qui me mettent en situation de pondérer tes propos. Si tu aspires à distiller tes avis et opinions sans que la plèbe émette un avis contraire tu pourrais ouvrir un blog. Tu as raison le mélange des genres entre modérateur et contributeur est une ornière dans laquelle nous évitons de tomber. La suppression des messages et leur modification n'interviennent qu'à l'occasion de manquements aux termes de la charte (dont l'application ici est particulièrement bienveillante je t'assure) en matière - notamment - d'expression d'opinions politiques ou d'incorrections envers d'autres membres. Le bannissement est avant tout un moyen de préserver la bonne marche du forum et d'éviter aux uns et également au banni un lynchage public fort désagréable... C'est surtout une mesure de sauvegarde et tu ne me sembles pas encore être en position de devoir subir ce genre de situation et d' anathèmes. Puisque je vois que nous sommes d'accord sur les droits et devoirs de chacun je tiens à te rassurer sur ton statut de contributeur, puisque tu t'en es inquiété et je tiens également à te rassurer à propos de la conception que j'ai de ma charge. Car c'est une charge et non un privilège. En devenant modérateur sur ce forum auquel je participe depuis bientôt 18 ans je cherche avant tout à l'image de mes camarades à le préserver comme un espace de discussion serein ... Pour tous.24 points
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Si je résume ici les différents échanges à droite et à gauche sur le forum : -Le Portugal lâche le F35 pour du Rafale -Le Canada ferait de même. -l'Allemagne également, et troque la B61 contre un co-utilisation du duo Rafale/asmpa -l'Australie reprend des soums français, nucléaires cette fois -Les Belges, Danois, annulent leurs F35 et partent aussi sur du Rafale -Les allemands renvoient leurs F104 pour prendre des Mirage 3 -Les Australiens annulent les Blackhawks et vont chercher Alan Grant pour déterrer les NH90 (Oui parce qu'ils ont dit, je cite : "on a dépensé sans compter") J'ai oublié quelque chose ? Ah oui..! Merci Trump ! Au passage:24 points
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Bon, je vais vous troller un peu, mais bien sûr, c'est entre amis. Olivier Schmitt, du Collège royal danois de défense : Dassault aura ce qu’ils veulent, c’est à dire l’exclusivité de la rente étatique ad vitam aeternam et l’enrichissement des actionnaires par l’export à des puissances de 2nd rang, et le futur avion qui équipera les forces européennes se fera sans la France. En d'autres termes : d'autres États possèdent un constructeur aéronautique, la France est un constructeur aéronautique qui possède un État.23 points
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De la plus haute à la plus faible probabilité: Faire durer les F-18 en attendant les F-35 Demander à quelqu'un d'autre d'assurer la PO Acheter des F-18 SH Acheter des Gripen NG Acheter des Eurofighter Acheter des F-16 Acheter des F-15 Acheter des F-47 de façon prévisionnelle tout en axant leur politique de défense sur une communication de terreur sur le mode: "tremblez, contrevenants entrant illégalement dans l'espace Suisse, car dans 20 ans nous aurons des F-47!" Racheter d'occasion les vieux Eurofighter T1 de la RAF et de la Luftwaffe Développer leur propre avion de combat 100% Suisse chez Pilatus et RUAG Faire la PO avec des PC-21 équipés de missiles RIM-174, et en cas d'impossibilité d'atteindre l'avion inconnu ou présumé dangereux volant trop vite ou trop haut pour contrôle visuel, tirer Acheter des KF-21 aux sud-Coréens pour livraison en 2035, avec méthode F-47 pour patienter, voir 3 lignes plus haut Acheter des M346 ou M345 aux italiens Acheter des T-7A aux Américains Acheter des T-50 aux Sud-Coréens Acheter des F-4 Phantom 2 d'occasion aux turcs et des pièces détachées aux grecs Acheter des Hurjets aux turcs Acheter des HAL TEJAS Mk1A aux Indiens Tirer sur tout aéronef suspect avec des MIM-104 Patriot, oui, même les parapentistes égarés et les pigeons voyageurs Ne plus du tout assurer la protection de leur ciel Acheter des J-35CE aux chinois Acheter des J-10CE aux chinois Acheter des Sukhoi 57 aux russes Acheter des Sukhoi 35S aux russes Acheter des Sukhoi 35 aux russes Acheter des Sukhoi 30 aux russes Acheter des Sukhoi 27 d'occasion à l'Erythrée et à l'Ethiopie Voler des Sukhoi 27 totalement rincés aux Ukrainiens et les ramener en Suisse Faire de même avec tous les aéronefs soviétiques existant Acheter des P-51, Spitfire, Hurricane, P-47, ME-109, FW-190, A6M, et autres warbirds de la 2nde guerre mondiale Reconstruire des Sopwith Camel, Fokker D.VII, et autres warbirds de la 1ere guerre mondiale Créer une nouvelle religion Suisse dans laquelle le ciel n'existe plus et n'est plus un élément pris en compte dans la vie de tous les jours, au point de nier l'existence même des avions relégués au rang de croyance populaire folklorique. Scinder la confédération en trois nouvelles provinces Allemandes Italiennes et Françaises et acter la fin de la Suisse. Déchirer les fondations-mêmes de l'espace-temps et créer un nouvel univers à 26 dimensions (autant que de cantons Suisses) dans lequel la notion d'air, de ciel, ou d'espace vide, n'existe plus, ce qui empêchera par définition à tout corps constitué de particules, d'ondes, ou d'atomes, de "voler", supprimant du même coup la notion "d'avion" Acheter des Rafale d'occasion pour patienter tout en se lamentant chaque jour d'avoir dû opter pour cet avion nullissime puis les jeter à la casse après 3 ans d'utilisation dès l'arrivée du premier F-35 tout en accusant Dassault d'être responsables de tous les malheurs de la terre et même de la bétonisation du Valais Acheter des Rafale neufs Voilà. D'autres questions?23 points
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Juste ces trois messages pour mettre en perspective le danger qu'il y a à vouloir jouer sur deux tableaux à la fois en matière de forces stratégiques et de dissuasion nucléaire. Si l'on veut sanctuariser un moyen ou une capacité à vocation stratégique/de dissuasion, IL NE FAUT PAS l'utiliser dans un contexte tactique/conventionnel par ailleurs. Dès le moment où tu en fais une utilisation duale, tu en fais une cible légitime pour les adversaires qui restent limités au conventionnel. Et il serait d'une hypocrisie majeure de revendiquer une atteinte à la capacité stratégique lorsque ces moyens subissent une contre-offensive légitime. En la matière, je rappellerais aux Russes que "nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude". Fallait pas commencer ... dégrader les outils stratégiques en les utilisant comme outils tactiques...23 points
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Il n'y a jamais eu "d'épisode" et il n'y a pas de digestion BORDEL !!! Quand les Américains ont perdu un F-15E contre une DSA libyenne qui n'avait rien à voir avec la densité de l'affrontement du 7 mai ... Personne n'a pleurniché durant 1 mois ... et cela ne les a pas empêché d'en vendre par la suite Ce serait bien d'arrêter ce genre de considération, sur un forum où sont sensés se croiser des gens qui ont un minimum de culture aéro on est en droit d'attendre autre chose que ce que je lis depuis 3 semaines ... Les avions qui font la guerre tombent point barre. En 67 Israël a perdu des IIIC ... ça n'a pas empêché Dassault de construire 1400 III/5.23 points
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Tonton Pascal (pour les anciens): Allons-y, chez DA on confirme les informations et les réflexions de la vidéo de Chuet ... La première phase des combats environs 100 avions 30/70; les Pakistanais en rotation ils attendaient les Indiens et ont utilisé tout le panel disponible: IA, GE et CME; les Indiens ont clairement sous-estimé leurs adversaires durant cette première phase, durant laquelle les Pakistanais ont été capables de mettre en oeuvre une défense intégrée globale sur des standard style OTAN; derrière c'est la Chine. Les Pakistanais ont tiré les premiers à très longue portée notamment sur les appareils en hippodrome en Inde on parle de tir avec relais radar à près de 200 km à l'aide de versions non bridées du PL-15.. Aucun avion Indien n'a passé la frontière et une des option envisagée est que les Pakistanais ont mis en place des embuscades avec des batteries sol-air en plus des CAP; les F-16 auraient été dans un premier temps maintenus à l'écart peut-être en raison d'un veto US ... La grosse question (outre le fait qu'un Rafale c'est bien fait chopper par un missile) c'est de savoir si Spectra a été pris en défaut et si oui POURQUOI ? Une des options retenues en l'absence de comm' des Indiens (on a des infos mais c'est verrouillé de chez verrouillé on va parler clair) est que la bibliothèque Spectra indienne manquait de données sur les matériels chinois et notamment certains éléments relatifs au PL-15 dont disposaient les Pakistanais (pas seulement la version export). Les Indiens se sont retrouvés un peu à poil, MAIS les Pakistanais en utilisant leurs systèmes se sont découverts ... Certains matériels chinois se sont dévoilés On serait assez raisonnablement optimistes sur le fait que les Rafale ont fait le job, les Indiens avaient du Meteor mais a priori ils ont utilisé leurs Rafale sur des missions strike. Les Indiens ont commandé 300 SCAL-EG mais MBDA peine à fournir et à tenir les cadences. ON A AUCUNE IDEE PRECISE DES PERTES INDIENNES; les Indiens ne sont pas très fiers car ils ont merdé sur le préparation de la 1ere frappe celle du 7. Ils ont fait du red flag sauf qu'en face on est plus dans Red Flag. Les Pakistanais ont été bons durant cette première phase et les Chinois ont expérimenté pas mal de choses. On savait que les Pakistanais volent sur Rafale au Qatar mais des pilotes chinois ont volé en place arrière sur -9 des EAU ...23 points
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Au vu de toutes vos réactions, il y a une anecdote qui me revient. Pour la guerre des Six jours, j'étais au Maroc. Jusqu'à 15h00 environ, la radio locale était dithyrambique sur les prouesses de l'Egypte face à Israël. Du côté israélien, pas de commentaire. Et puis quand la vérité s'est faite jour sur la correction qu'Israël infligeait à l'Egypte, les commentaires de la radio marocaine ont été on ne peu plus gênés. Alors, dans ce genre d'affaire dans lesquelles la propagande joue un rôle important avec l'immédiateté des réseaux sociaux, je pense qu'il est nécessaire de prendre du recul.23 points
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Eh les gars, avant de critiquer, vous préférez vendre "jusqu'à 100 Rafale" à crédit (disons 40-50 Rafale en réalité pour rester raisonnables) avec une garantie financiere fournie par l'UE ou déployer une division francaise (2 brigades minimum) à Kiev pour les 30 années qui viennent? Parce qu'à un moment il faut bien les fournir les moyens de réassurance qui enverront un signal fort à Poutine pour l'encourager d'arreter les combats (et surtout de recommencer dans 2-3 ans)...22 points
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Extrait du plus grand journal économique allemand : https://archive.is/RAOIH Pourquoi le chancelier Merz doit sauver la coopération européenne en matière d'armement Avec le programme pour le combat aérien du futur (FCAS), le plus grand projet de coopération en matière de défense est en jeu. L'Allemagne a-t-elle trop souvent joué les trouble-fête ? Le chancelier Friedrich Merz parviendra-t-il à sauver le projet de défense le plus important d'Europe ? Il s'agit du système de combat aérien du futur, le Future Combat Air System (FCAS). Indépendant des États-Unis, il doit assurer la supériorité aérienne de l'Europe et mettre rapidement un agresseur sur la défensive. Il est né de la prise de conscience formulée en 2017 par la chancelière Angela Merkel, alors en fonction, que l'Europe ne pouvait plus compter sur les États-Unis et devait prendre sa sécurité en main. Le lancement de la phase deux, la construction de modèles précurseurs, est dans la balance. Les deux constructeurs aéronautiques Airbus, dont la division défense est principalement implantée en Allemagne, et le français Dassault se sont à nouveau disputés. La question est de savoir qui fait quoi et combien d'argent est versé aux entreprises. Selon les milieux industriels allemands, Dassault ne respecte plus la répartition des tâches et les procédures de gestion industrielle convenues en 2021. Le PDG de Dassault, Eric Trappier, affirme quant à lui être « tout à fait ouvert à la coopération, y compris avec les Allemands ». Mais « s'ils veulent tout faire seuls, qu'ils le fassent seuls ». La partie la plus importante du FCAS n'est pas le nouvel avion de combat, mais le système de combat aérien (« System of systems »). Celui-ci doit relier en temps réel les informations provenant des satellites à d'autres données et permettre une conduite coordonnée des combats dans les airs et au sol. L'avion de combat n'est qu'une partie secondaire, « mais il est visible et prestigieux », explique un initié à propos du conflit, qui concerne également l'ego des dirigeants. Dassault a pris la tête du développement industriel de l'avion de combat du futur L'Allemagne s'est assurée le leadership avec Airbus pour le système de combat aérien, ainsi que pour l'Eurodrone. Le développement de l'avion de combat appelé « Next Generation Fighter » (NGF) a été confié à Dassault, comme convenu en 2021, au grand dam de certains acteurs de l'industrie et de la politique allemandes. Depuis des décennies, Dassault construit seul des avions de combat, actuellement l'avion de combat Rafale. Équipé d'armes nucléaires, il incarne la souveraineté française. Et il se vend désormais bien à l'étranger, après avoir été commandé pendant de nombreuses années uniquement par l'armée de l'air française. Le PDG Trappier se montre donc très confiant, même face au président français Emmanuel Macron, qui a poussé Dassault à coopérer. Airbus n'a encore jamais construit d'avion de combat seul, l'Eurofighter étant par exemple un projet commun avec la Grande-Bretagne et l'Italie. La coopération avec Dassault est difficile. Mais du côté allemand, des affirmations erronées sont parfois lancées dans les médias. On trouve ainsi encore aujourd'hui l'information selon laquelle Dassault aurait exigé 80 % du projet d'avion de combat. Or, le PDG de Dassault, Eric Trappier, a déclaré en juillet dernier : « Nous ne revendiquons pas 80 % des travaux, ce n'est en aucun cas la demande de Dassault. » Pour être honnête, il faut dire que depuis le lancement du projet en 2017, la partie allemande a fait des concessions (Ils étaient mécontents et voulaient renégocier). . En 2019, Berlin a exigé que le FCAS franco-allemand devienne un projet franco-germano-espagnol. Cependant, l'Espagne n'a pas les mêmes capacités techniques et financières que l'Allemagne et la France. De plus, les usines espagnoles d'Airbus constituent l'atout le plus important. Conséquence : un projet Airbus-Dassault à parts égales (50/50) serait devenu un projet où Airbus aurait eu deux tiers du poids. Madrid a fait intervenir la holding publique Indra. Les Français ont cédé. Berlin a ensuite exigé que le FCAS ne soit financé que par petites étapes. Ainsi, avant chaque phase, un nouveau contrat doit être négocié et la répartition des fonds doit être redéfinie à chaque fois. En outre, le FCAS et le char franco-allemand du futur (MGCS), dont l'Allemagne assure la direction, ne devaient plus avancer que parallèlement. Autre exigence supplémentaire de l'Allemagne : Rheinmetall devait également être intégré au projet de char. Cela a perturbé l'équilibre et extrêmement irrité les Français. Mais en 2024, Rheinmetall a conclu un accord avec le groupe italien Leonardo pour la construction de son propre char. La commande allemande d'avions américains F35 en remplacement des Tornado européens a également suscité des doutes en France quant à la fiabilité de l'engagement de l'Allemagne dans le projet européen d'armement. L'Espagne a décidé de ne pas acheter le F35. L'industrie allemande fait valoir que le chasseur-bombardier produit par Lockheed Martin est compatible avec les armes nucléaires et que, contrairement à l'armée de l'air française, l'armée de l'air allemande n'a pas besoin d'un deuxième chasseur-bombardier dans le cadre du FCAS. Il faudrait peut-être construire deux avions différents. Le problème est toutefois que les avions F35 devraient être intégrés dans le futur « Combat Cloud » européen, le système de combat numérique. Comme les Américains ne cèdent pas le contrôle technique du F35, ils auraient un moyen de pression pour être pleinement intégrés à la technologie européenne. Ce n'était pas l'idée initiale de Merkel et Macron, qui voulaient s'affranchir des États-Unis. Contre-attaquesTentatives d'entrave (sabotage?) en provenance d'Allemagne À cela s'ajoutent les contre-attaques répétées contre les dirigeants français concernant l'avion NGF. En 2021, le comité d'entreprise d'Airbus Defence and Space a fait valoir que des emplois seraient perdus en Bavière si l'Allemagne ne construisait pas son propre modèle précurseur du futur avion. En septembre 2025, le président du comité d'entreprise, Thomas Pretzl, a alors ouvertement exigé que Dassault soit exclu du projet FCAS. Récemment, le député CDU Volker Mayer-Lay a même déclaré : « Le FCAS doit mourir. » On prétend que le FCAS pourrait être remplacé. Par exemple, par une participation au programme Tempest britannique-italien-japonais. Une erreur : « Les travaux Tempest sont déjà répartis, la coentreprise est créée, il serait donc très difficile pour l'Allemagne d'y entrer en tant que partenaire à part entière », constate Emil Archambauld, expert en défense à la Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP, Société allemande de politique étrangère). L'Allemagne ne serait alors qu'un partenaire junior. « La meilleure solution est de mener le FCAS au succès, les alternatives ne sont en aucun cas moins coûteuses et plus simples », juge Archambauld. Et l'initié pose la question suivante : « À quoi sert d'avoir un ego démesuré, mais aucun projet, pour ensuite devoir supprimer des emplois ? » Il faut être prêt à faire des compromis, après tout, l'accord avec Dassault a finalement été conclu en 2021. Le chancelier fédéral Merz est confronté à la tâche difficile de trouver une solution. Mettre fin au FCAS serait un affront pour la France et l'Espagne, qui viennent de décider d'accorder un nouveau financement au projet. Cela mettrait en péril la coopération européenne en matière d'armement et dévaloriserait les investissements déjà réalisés. Merz a un argument de poids : sans accord sur le FCAS, il n'y a tout simplement pas de commande comparable, ni pour Airbus ni pour Dassault. Car même la France seule ne peut pas remplacer le FCAS.22 points
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Bon on va être clair dés le départ hein... C'est pas les photos du siècle et je gagnerait pas de prix avec ça. Mais au moins, je pourrait dire que c'est moi qui les ai faites ! J'ai fais un très rapide pré-tri et retouche vraiment rapidos, ça me prendra quelques jours pour tout faire. Mais je voulais vous partager quelque chose qui soit au moins en rapport avec le fil, plutôt que mes pérégrinations HS. Aller, je vous laisse, vais prendre une douche. Le chat m'évite depuis que je suis rentré, et pour un animal qui passe son temps à se lécher le cul, c'est quand même un signe.22 points
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- UCAV: Il donne qqs détails du futur drone... "standard opérationnel dans 7 ans" (2033), "envergure de Mirage 2000" - Rafale F5: Il y a une "volonté" de mettre des CFT et le Rafale F5 va aussi "s'alourdir un peu". C'est ce qui explique l'interet pour des M88 plus puissants. - NGF: 1er vol du démonstrateur en 2029-30, "la plupart des pieces sont des pieces de Rafale" dont le moteur M88. Le NGF fera "33 ou 34 tonnes". https://www.textise.net/showText.aspx?strURL=https%3A//www.challenges.fr/entreprise/defense/le-rafale-est-meilleur-que-le-f-35-et-que-tous-les-avions-chinois-les-verites-du-patron-de-dassault_60587922 points
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Petit intermède en images, voici quelques modèles de porte-avions en service États-Unis, Royaume-Uni, France, Ukraine22 points
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Le Danemark a-t-il trouvé la solution ? Le Danemark rebaptise le Groenland « Île Epstein » pour que Trump n'en parle plus jamais Est-ce la fin des menaces incessantes de Donald Trump contre le Groenland ? La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a annoncé aujourd’hui que l’île arctique s’appellera désormais île Epstein, et non plus Groenland. Les experts estiment que le président américain n’en parlera plus après ce changement de nom. « Pour être parfaitement clair : l’île Epstein fait partie intégrante du Royaume du Danemark », a déclaré Frederiksen avec force. « Si le président américain juge nécessaire de renforcer la défense de l’île Epstein, nous pouvons en discuter en tant qu’alliés de l’OTAN. Mais l’île Epstein demeure une partie intégrante du Royaume du Danemark. » La mesure semble fonctionner jusqu'à présent : comme le montrent les photos publiées aujourd'hui depuis le Bureau ovale, le Groenland a été noirci par un marqueur sur une carte du monde posée sur le bureau de Trump (...)21 points
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Bon alors j'ai un peu de temps devant moi pendant que mon café chauffe. Concrètement, Su-30MKI et Su-35(-S): ce N'est PAS chou vert et vert chou. Le Su-27 existe en deux versions de "base": le Su-27 (T-10S) monoplace, appareil de supériorité aérienne et le Su-27UB (T-10U), appareil d'entraînement biplace dépourvu d'un système d'arme complet. Cependant, très rapidement après la mise au point de la version biplace Su-27UB, les ingénieurs soviétiques vont développer un intercepteur biplace basé sur ce dernier qui doit permettre d'avoir un appareil "complet" (niveau système d'arme) et un rayon d'action étendu (c'était grand l'URSS). Sur base du Su-27UB est donc développé le Su-27PU (T-10PU) qui sera début des années nonantes rebaptisé en Su-30 pour des raisons de différenciations et de marketing. Sauf que pas de bol, l'avion - bien né - est tombé au mauvais moment: l'URSS s'effondre et les perspectives du Su-30 par la même occasion. Reste donc deux usines principales: KnAAZ (Komsomolsk) et IAZ (Irkoutsk) qui sont en mesure de produire le Su-27UB (IAZ) et le Su-27 (KnAAZ). L'usine IAZ va donc reprendre le projet de Su-27PU => Su-30 pour le proposer aux indiens qui vers 1993-1994 étaient à la recherche d'un appareil moderne pouvant devenir la "pointe de leur flèche": les russes vont sauter sur l'occasion et sur base du Su-30, ils vont dériver le Su-30K (pas de modifications structurelles sur ce dernier) avant de développer une version plus poussée: le Su-30MKI avec nouveau radar N011 Bars, nouveaux réacteurs, et surtout adjonction de plans canards qui venaient compenser la masse additionnelle du radar. Bref: Su-27UB => Su-27PU => Su-30 => Su-30K => Su-30MKI (et variantes). Appareil biplace multirôle lourd (le -MKI, évidemment) produit chez IAZ et qu'on peut qualifier de "Flanker des années 2000". Le Su-35(-S), c'est l'exact opposé. On repart du Su-27 (T-10), intercepteur produit chez KnAAZ et du projet mort-né de modernisation de ce dernier: le Su-27M (T-10M) développé à l'époque soviétique et qui visait à rendre le Su-27 "apte à faire de tout". Ce projet qui débouchera sur la construction de plusieurs prototypes (T-10M), sera une première fois proposé à l'exportation sous le nom Su-35 (première version) avant d'être abandonné vu l'absence de clients. Néanmoins, les travaux seront (pour partie) repris pour développer les modernisations du Su-27, les Su-27SM et Su-27SM3. Oui mais voilà, le Su-57 a nécessité plus de temps que prévu pour être mis au point: se pose la question d'un appareil "intermédiaire" pouvant assurer la jonction entre le Su-27 "Vanilla" et le futur Su-57 dans les fonctions de chasse/interception. Bingo pour KnAAZ: développons une modernisation en profondeur du Su-27 en récupérant les travaux effectués à l'époque sur le Su-27M en poussant beaucoup plus loin les modifications. Nouvelle cellule entièrement retravaillée (augmentation de la durée de vie et allègement), moteurs entièrement neufs, nouveau radar PESA N035, etc... Cette fois-ci, les évolutions technologiques ont permis de se passer des plans canards. Le Su-35(-S) était né: répondant avant tout aux besoins russes. Bref: Su-27 => Su-27M => Su-35 (1ère version) => Su-35(-S). Appareil polyvalent produit chez KnAAZ et qu'on peut qualifier de "Flanker des années 2010". Dis autrement, ça s'appelle Flanker, ça se ressemble de loin, mais concrètement le Su-30MKI et le Su-35(-S) n'ont RIEN en commun excepté une origine commune TRES lointaine. (Oui je l'ai fait courte)21 points
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Cela fait un petit moment que j’ignore tes messages et pour cause, mais celui-ci mérite vraiment de s’y attarder. Pour commencer, celui-ci est très revanchard, pas sympa du tout, mais bon, il ne faut pas trop en demander. Ce qui est plus intéressant, c’est de constater les limites de ton raisonnement qui ne prennent pas du tout en compte les conséquences que les taxes américaines vont avoir sur le terrain. Qui sera impacté par les taxes: L'un des secteurs qui seront les plus touchés est l’industrie horlogère qui compte environ 65'000 employés. L’autre industrie fortement impactée concerne l’industrie des technologies médicales (fabrication d’implants dentaires, d’instruments de chirurgie, de prothèses, etc…) qui représente environ 72'000 emplois. Il y a aussi le secteur de l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (également appelée industrie MEM) et qui génère plus de 300'000 emplois. L’industrie horlogère est principalement située à Genève, dans le nord du canton de Vaud, dans les cantons du Jura, de Neuchâtel, de Soleure et dans le nord du canton de Berne. Elle emploie 15'000 frontaliers français qui se lèvent tôt, font un trajet relativement long pour venir travailler, font entre 8 heures et 8 heures 45 de travail par jour (pas de semaine de 35 heures) puis finalement repasse la frontière pour rentrer chez eux. Les industries de la medtech ainsi que celle des machines sont fortement implantée dans les cantons que j’ai cités et emploient aussi un très grand nombre de frontaliers. Du côté de l’industrie chimique et pharmaceutique, c’est dans la région bâloise qu’il pourrait y avoir de gros problème, ce qui impacterait inévitablement tes compatriotes alsaciens ! Donc, comme tu peux le constater, le malheur des Suisses pourrait également faire le malheur d’un grand nombre de français avec des pertes d’emplois qui pourraient se chiffrer en dizaines de milliers chez les 230’000 frontaliers français qui passent chaque jour la frontière. Les départements de Haute Savoie, de l’Ain, du Jura, du Doubs, du territoire de Belfort et du Haut Rhin peuvent se faire du souci. Dans ce cas-là, se réjouir du malheur des Suisses, c’est tout simplement ne pas voir plus loin que le bout de son nez. A noter que nombre de frontaliers ont acheté des bien immobiliers sur sol français et que la perte de leur emploi (et du salaire suisse qui va avec) entraînerait une véritable catastrophe pour nombre d’entre eux. L'achat du F-35 semble être un véritable affront pour beaucoup de personnes que semblent penser que les échanges commerciaux entre la Suisse et la France ne reposent que sur cet avion. Qu'en est-il des échanges commerciaux France / Suisse : Si nous faisons simplement un état des lieux économique entre la France et la Suisse, sur les 10 dernières années la balance commerciale a été favorable à la France pour un total de 4.6 milliards de francs. En 2024 la Suisse était le deuxième investisseur en France (derrière les USA, mais devant l’Allemagne ou le Royaume Uni) avec 114 milliards d’euros et 300'000 emplois à la clé pour la France. https://www.ccifs.ch/actualites/detail-actualite/news/la-suisse-2e-investisseur-en-france-avec-114-milliards-deuros.html A titre de comparaison, les investissements directs de la France en Suisse représentaient, un montant de 28 milliards de francs en 2023, ce qui en faisait le 6e investisseur en Suisse et les entreprises françaises sur sol suisse employaient 87'000 personnes. https://dievolkswirtschaft.ch/fr/2025/05/quelle-est-limportance-de-la-france-pour-leconomie-suisse/#:~:text=L'importance de la France pour l'économie suisse se,6e investisseur en Suisse. Petite parenthèse qui illustre mes propos et qui concernant le fabricant d’avions Pilatus. Il me semble que la société JG Aviation implanté en Haute Saône est bien contente des emplois qui ont été créés par la société Pilatus. D’autant plus que ce sont des emplois à haute valeur ajoutée et non des emplois « à la Uber » pour lesquels les employés doivent travailler d’arrache pieds pour pouvoir se payer un plat de lentille : https://www.estrepublicain.fr/economie/2023/04/21/le-premier-pilatus-pc-24-a-etre-entierement-repeint-a-gray Pour finir, je te dirais que lorsque je regarde ce qui se passe chez mes voisins, c’est un sentiment d’inquiétude qui prévaut et pas de la satisfaction. Lorsque je vois que la dette française ressemble au tonneau des danaïdes, cela ne me plait pas. Lorsque je vois le gouvernement français qui est sur la sellette depuis des mois et qui n’arrive pas à mener des réformes structurelles cela ne me réjouit pas. Lorsque je vois les ravages causés par les trafics de stupéfiants cela ne me plait pas. Etc.. Il y a deux raisons pour lesquelles cela ne me plait pas : La première est purement égoïste car la Suisse a tout intérêt à côtoyer un voisin stable et apaisé d’un point de vue social et économique. La deuxième raison est que durant ma carrière j’ai travaillé avec de nombreux frontaliers et que certains d’entre eux sont devenus des amis. D’autre part, j’ai visité à de nombreuses reprises certaines régions de France et j’y ai rencontré des gens admirables. Pour finir, ce n’est pas dans ma nature de me réjouir du malheur des autres. Comme tu peux les constater, F-35 ou pas F-35, un fossé plus profond que la fosse des Mariannes nous sépare dans notre façon de penser.21 points
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-La première compétition de nouveau chasseur suisse a vu la victoire du Gripen, que les autorités suisses ont qualifié de "meilleur" de la compétition. Or, une fuite a permis de visualiser des documents indiquant que le meilleur avion de la compétition était le Rafale et que le Gripen ne remplissait pas tous les critères exigés par l'acheteur (contrairement aux dires de l'acheteur). Le seul avantage du Gripen se trouvait au niveau financier et c'est pour ça qu'il avait été choisi. Dans la foulée une votation fait annuler cette compétition. -Arrive la 2ème compétition, que l'observateur extérieur imagine autrement plus sérieuse que la première, vu son issue. Cela semble se confirmer avec l'éjection du Gripen NG pour cette nouvelle compétition, l'avion ne pouvant être prêt dans les délais de la compétition. Restent en compétition, F-18 E/F, EF, Rafale et F-35. Perso, vu les critères, pour une armée de l'air dont les missions devraient logiquement surtout être des missions de police du ciel, j'ai longtemps imaginé la victoire du F-18 (changement dans la continuité), avant d'imaginer celle de l'EF, vu les conditions industrielles proposées par le consortium, puis de croire à la victoire du Rafale dans les dernières semaines, suite à divers articles suisses et français annonçant sa victoire. Je n'ai jamais imaginé que ce soit le F-35. Et ce fut le F-35... -Arrive alors le "rapport succinct d'évaluation". Que le F-35 soit plus furtif, OK. Qu'il ait les meilleurs capteurs, soit. Qu'il ait les meilleures performances dynamiques, là, déjà, je demande à voir. Qu'il soit le moins cher au total, vu toutes les infos arrivant constamment depuis l'autre côté de l'Atlantique, ça commence à être étonnant, mais qu'il soit 2 milliards de Francs moins cher, sur 30 ans, que le moins disant des autres concurrents (cas unique sur les dernières compétitions), c'est encore plus étonnant. C'est pourtant ce qu'annonce ce "rapport succinct d'évaluation" à tous les observateurs mondiaux, et en particulier à ceux qui veulent s'acheter des chasseurs dans un proche avenir. -Les diverses interrogations, en Suisse même, sur la victoire du F-35, voient la demande d'un rapport au Contrôle fédéral des finances (CDF). Si le rapport valide finalement l'aspect légal du choix, il s'étonne de la partie de la compétition uniquement basée sur les déclarations des concurrents, sans vérification de la part des entités suisses chargées de la compétition. Mme Amherd justifie ce choix par les obligations financières contractuelles du vendeur sur 10 ans. Or, le rapport de la commission indique que ces obligations ne sont pas "JURIDIQUEMENT" contraignantes pour le vendeur... -On apprend plus tard qu'il y aura un surcoût pour le nouveau réacteur. Premier accroc pour le "prix fixe" sur 10 ans. La réponse officielle suisse est que c'était prévu. Que ce coût est dans la partie entretien, mais tout en reconnaissant que son montant réel n'est pas connu... Au passage, il n'y avait absolument rien là-dessus dans le rapport succinct d'évaluation. -Enfin, on apprend maintenant, qu'il y a déjà des surcoûts potentiels pour le prix de l'avion, remettant de nouveau en cause la théorie des "prix fixes sur 10 ans" répétée à l'envie par Mme Amherd depuis 4 ans. -Et les Suisses eux mêmes vont faire une nouvelle enquête officielle sur le prix du F-35... Ce n'est donc pas "parce que c'est la Suisse", mais parce que c'est le marché suisse lui-même qui, à ce stade, montre des particularités non visibles dans les mêmes proportions sur les autres marchés export du F-35 (ce qui ne veut pas dire qu'on en restera là sur les autres marchés), après les évènements de la compétition suisse précédente.21 points
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Qqs points très intéressants qui tendent à rabattre les cartes par rapport à la T26 anglaise, soit disant la meilleure frégate ASM du monde: - Le choix de la propulsion diesel (CODAD) se justifie car la propulsion électrique n’apporte un gain en discrétion qu’à basse vitesse. Pour chasser un sous marin nucléaire qui transite à grande vitesse (>15 noeuds? >20 noeuds? 30 noeuds?) l’écart en discrétion s’estompe (voir disparaît complètement?) - Le diesel apporte aussi un gain d’autonomie à grande vitesse par rapport à des turbines à gaz… ce qui peut devenir un avantage critique quant un sous marin nucléaire essaye de larguer une frégate qui le piste (ce qui peut conduire à une course poursuite pendant 24h voir plus) - Le Captas 4 Compact des FDI serait légèrement plus performant que le Captas 4/Sonar 2087 des FREMM et T26, grâce à de nouveaux matériaux - L’absence de lance torpilles sur les T26 est une faiblesse pour certains scénarios - Les lance leurres Canto de NG sont très efficaces et ne nécessitent des salves que de 2 leurres, ce qui permet de tirer plus de salves Bon on devine bien sûr les « talking points » de Naval Group, et naturellement les Brits auront leurs propres contre arguments, mais c’est intéressant car on touche au sujet ou les FDI sont censées avoir un train de retard.21 points
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Cela existe déjà et je laisse le lien pour ceux que le sujet intéresse : https://www.marmiton.org/recettes/recette_saumon-marine-a-l-indienne_50965.aspx21 points
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Dites, vous saviez qu'il y avait plein de fusils d'assault et d'armes d'infanterie légère différentes fabriquées en Europe par de nombreux fabricants? H&K, FNH, CZ, Beretta... C'est de la folie! Nous devons réduire ce nombre et produire et acheter en commun! C'est pourquoi je propose le démantèlement de la FN Herstal Belge après que cette entreprise ait donné toute sa propriété intellectuelle et ses brevets aux Allemands de Heckler & Koch! Qui sont tellement meilleurs, notamment parce qu'ils sont allemands. D'ailleurs, la preuve, personne ne veut du SCAR alors que tout le monde a acheté le HK416. ... Comment ça monsieur Théo francken n'est pas d'accord? Je suis très étonné!20 points
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Histoire de calmer le jeu ... Je veux bien que Maduro soit un salopard cela semble être un fait acquis ... Mais néanmoins cette action ouvre la boîte de Pandore en grand; au nom de la subjectivité. Pourquoi envahissez-vous votre voisin, pourquoi enlevez-vous un chef d'état ? Réponse parce que de mon UNIQUE point de vue cela va dans le sens de mes intérêts ou de ceux de mes entreprises. Point barre. En ex-Yougoslavie, en Irak il y avait des fondements juridiques internationaux, on les qualifiera comme on voudra mais ils étaient là, la preuve en était que les actions étaient menées par des coalitions, il existait des résolutions des débats. En Ukraine au Venezuela (puisque quand même le parallèle saute aux yeux) on est dans l'action unilatérale, c'est une différence de taille. Poutine doit se frotter les mains, vous imaginez à présent les États-Unis critiquer l'invasion de l'Ukraine ? ça va faire sourire. Ces deux opérations (plus la Géorgie, la Crimée) sont l'expression totalement décomplexée d'un changement majeur, on en revient à la loi du plus fort de manière ouverte. C'est le règne du fait accompli. Alors certains les plus cyniques d'entre nous diront que ça existait depuis longtemps que nous sommes de doux naïfs ... Oui mais en fait non. Parce que ces actions portent en elles le retour au chaos, une situation où tout le monde à son niveau à son échelle en fonction de ses intérêts fera ce qu'il veux sans avoir à craindre les rétorsions d'un système internationale basé sur des règles communes permettant d'éviter une généralisation de ce genre d'action qui n'annonce rien de bon. La présence au pouvoir en parallèle de ces deux phénomènes que sont Poutine et Trump n'annonce vraiment rien de bon. Je vous laisse imaginer demain la situation au Groenland, ou tout simplement en Calédonie ou dans n'importe quel point de notre ZEE si l'agent Orange décide que notre action ou notre simple présence dérange les intérêts de son industrie minière ... Non vraiment on est pas au bout de nos mauvaises surprises20 points
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Le coût de la réparation n’était que de €60M pour l’Etat (les €50M restants étant à la charge des assureurs de NG). Ce qui a permis TROIS années de service, avec extension possible de 3-4 années (2027-30) moyennant un dernier arrêt technique intermédiaire comme le dit @Scarabé. Aujourd’hui la Perle a rempli sa mission en sécurisant le tuillage avec les BAR3 (Tourville) et BAR4 (De Grasse, qui va bientôt débuter ses essais). Vu le contexte à l’époque (2020), aléas sur le calendrier Suffren, Covid, tensions en Indopac etc (ne parlons même pas de la guerre en Ukraine qui est arrivé après), cela aurait été insensé de ne pas le réparer pour un coût si faible. Sinon c’était accepter la rupture capacitaire entre 2023-2030. Maintenant il reste l’Améthyste pour sécuriser le tuillage avec le BAR5 (Rubis - début des essais fin 2027, livraison début 2028). Cela nous assure 5 SNA opérationnels avec 10 équipages. Ne restera plus que le BAR6 (Casabianca - essais et livraison 2029) qui progresse bien et sera dans les temps pour remplacer le Suffren quand celui ci devra débuter son premier arrêt technique majeur. Alors pourquoi dépenser pour un dernier ATI et prolonger la Perle entre 2027-2030 alors qu’on n’a pas les équipages et qu’on n’en a plus besoin? Bref je ne vois pas la polémique….20 points
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En réussi cette fois ça rappelle furieusement la méthode Poutine en 2022 ... Qui se ressemble... Quoique on puisse penser de Maduro ces méthodes sans foi ni loi constituent un véritable rescrit désormais tout est permis je pense qu'à Pékin certains se frottent les mains... On en a clairement fini du monde post WW220 points
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Ce qui me choque dans ses propos, c'est ce bref passage : Neitzel : Quand Macron parle d’« acheter européen », il veut en réalité dire : acheter français. La France défend ses intérêts et pare sa politique d’un vernis européen. C’est un problème fondamental car la France se voit en quelque sorte comme les « États-Unis de l’Europe » – ce qui ne manque pas de susciter de vives réactions chez nombre de ses partenaires. Et il me choque car c'est très faux, très stupide, de plusieurs manières. Je ne connais personne en France qui imagine le pays comme les "États-Unis de l’Europe". Tout le monde sait qu'on n'en a pas les moyens et nous n'en avons pas non plus l'ambition ou l'envie. C'est strictement de la malveillance en fait, produit de décennies de propagandes anglo-américaine ou - et c'est plus grave encore - un aveuglement délirant. "La France défend ses intérêts" : évidemment ! L'Allemagne aussi ! Et aux USA, Le Minesota ou la Floride aussi, et tout le monde ! La question est : la France les défend-elle de manière délétère, destructrice pour ses alliés européens ? Et là la réponse est non, contrairement à l'Allemagne et à d'autres pays européens (pas tous heureusement) ces dernières années, très spécifiquement vis à vis de la France d'ailleurs. Les goinfreries d'achats de systèmes militaires à l'étranger pour peu que ça ne soit pas à la France sont délirantes, y compris pour ces pays surtout vu la qualité de ce qui est acheté (qui ne marche pas tout le temps, c'est le moins qu'on puisse dire) et des sommes qui sont investies. A un moment il faudra quand même qu'on réussisse à le dire.20 points
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Ils nous pètent royalement les burnes. Les gars n'ont soit jamais conçu d'avion par eux même, soit y'a tellement longtemps que même leurs enfants sont à la retraite maintenant. Les seuls trucs à leurs actifs c'est une coopération qui à mené à un avion dont le concept était dépassé avant même de sortir. Pas foutu de le mettre à jour tous ensemble, autant de chaines de fabrication que de pays impliqués, plus une flotte aux même standards. Et ces génies veulent reproduire la même chose ? Je sais que les cons ça ose tout, et qu'ils profitent de la faiblesse de nos politiques pour essayer de tordre le bras de nos industriels. Heureusement qu'on tient bon nous...20 points
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Vidéo bubzy partie 2 Le Gripen et le coût d’acquisition Je pense qu'il est impossible de comprendre ce qui amené au choix du Gripen si on prend pas en compte les contextes financier et politique de l'époque. Pour commencer, il faut savoir que le GSSA (Groupement pour une Suisse sans armée) était prêt à faire n’importe quoi pour empêcher l’achat d’un nouvel avion et ceci indépendamment du modèle qui allait être choisi (le choix étant encore très loin d’être effectué). Ceci a amené au lancement de l’initiative appelé : « Contre l’achat de nouveaux avions de combat ». Cette initiative demandait un moratoire de dix ans pour toute nouvelle acquisition d’avions de combat. Le GSSA désirait ainsi empêcher le remplacement des F-5 Tiger prévu par le Conseil fédéral et qui devaient être retirés du service entre 2013 et 2015. Cette initiative a récolté les 100'000 signatures nécessaires en 2009. Il me semble qu’elle a été retirée par la suite, mais le ton était donné. https://www.swissinfo.ch/fre/politique/une-initiative-contre-les-avions-de-combat-a-abouti/7378514 https://www.rts.ch/info/suisse/1021045-les-avions-de-combat-dans-le-viseur-du-gssa.html Sur le deuxième lien il est écrit : « Le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) soutenu par une coalition rose-verte, a lancé mardi une initiative populaire contre l'achat prévu de jets pour remplacer la flotte de Tiger, jugé inutile et exagérément coûteux. » Tu remarqueras également bubzy que dans ce deuxième lien, même le GSSA savait que le but était de retrouver des capacités d’attaque puisqu’il le disait en 2009 déjà : « Pour Josef Lang, membre du comité directeur du GSsA et conseiller national (Verts/ZG), on ferait de ces avions aussi une force de bombardement, à laquelle la Suisse a pourtant renoncé depuis des années. En outre, la Suisse participerait à une tendance absurde au réarmement global. » Bubzy dit à 30 minutes 38 : « La Suisse n’est pas à quelques milliards près c’est un pays riche et je pense qu’ils ont tout à fait la possibilité de choisir de mettre un petit peu plus d’argent dans un avion un petit peu mieux équipé » Voilà une affirmation qui ne tient pas du tout compte des réalités suisses. Il faut déjà dire qu’en 2013 la Suisse avait une dette dépassant les 100 milliards de francs. Il faut également dire que durant la période allant de 1990 à 2003, la dette de la Confédération a plus que triplée. Et oui, c’est comme cela partout, les politiciens ont des idées plein la tête et ils adorent dépenser l’argent. C’était comme cela jusqu’au jour où une votation a forcé les politiciens à ne plus dépenser l’argent qu’ils ne possèdent pas. Cela s’appelle « le frein à l’endettement ». Son mode de fonctionnement est relativement simple. Quand tout va bien la Confédération doit rembourser ses dettes et en cas de besoins exceptionnels (par exemple crise Covid 19) elle peut faire des déficits. Le but est qu’à moyen terme le bilan soit équilibré. A partir de là, les politiciens ne peuvent plus faire ce qu’ils veulent, la loi le leur interdit ! Ci-dessous, voici une explication du « Frein à l’endettement ». Bubzy je t’invite à au moins regarder les deux graphiques se trouvant dans ce document. C’est éloquent ! https://www.efd.admin.ch/fr/le-frein-a-lendettement#Pourquoi-a-t-on-instauré-un-frein-à-l’endettement? Le Frein à l’endettement, tiens, parlons-en dans le cadre de l’achat d’un remplaçant des F-5 : « Le frein à l'endettement bloque l'achat de nouveaux avions de combat. Le remplacement des Tiger est ajourné. Une nouvelle décision sera prise d'ici à 2015. L'argent à disposition servira à combler d'autres lacunes dans l'armée... « Le ministre de la Défense, Ueli Maurer, déplore officiellement ce report, tout en saluant une décision pragmatique. Une évaluation complète des trois candidats en lice avait été menée en 2008. Il s'agissait de l'Eurofighter (consortium EADS germano-italo-britannique), du Gripen suédois (Saab) et du Rafale français (Dassault). Il est apparu que les 2,2 milliards à disposition ne suffiraient pas à l'achat envisagé et qu'un crédit supplémentaire était nécessaire. Impossible dans la situation financière actuelle : un tel crédit serait contraire aux exigences légales du frein à l'endettement. L'idée d'un report avait déjà été évoquée l'an dernier par Ueli Maurer, qui avait ensuite envisagé un achat par étapes, en commençant par 12 avions. Mais cette première tranche coûtait déjà plus de 2,2 milliards. Aujourd'hui la commande est enterrée, même si le principe de l'acquisition subsiste. Les Départements des finances et de la défense doivent maintenant, jusqu'à la fin 2011, définir un « concept de financement » pour une nouvelle décision, le moment venu. » https://www.laliberte.ch/articles/le-frein-a-lendettement-bloque-lachat-de-nouveaux-avions-de-combat-249340 On constate que même en achetant l’avion le moins cher (le Gripen) le budget de l’armée ne permettait pas de financer cet achat. Pour débloquer la situation, un moyen de financement spécial a été voté par le parlement, ce qui fait que désormais l’achat du nouvel avion ne se faisait plus avec le budget ordinaire de l’armée et cela change bien des choses. A remarquer également que l’armée est un sujet provoquant régulièrement une « foire d’empoigne » au Parlement. Par exemple les effectifs de l’armée vont passer de 180'000 à 100'000 hommes le budget se réduit, beaucoup de systèmes d’arme sont retirés du service. Certains s’opposent à ces changements, mais c’est la paix en Europe, il n’y aura plus jamais de guerre sur ce continent. Ce courant d’idées plébiscité par la gauche (mais pas seulement) l’emporte avec en toile de fond de grandes économies réalisées par les finances fédérales. Nous payons aujourd’hui l’état d’esprit « Bisounours » de l’époque. https://www.letemps.ch/suisse/larmee-suisse-intensifie-cure-damaigrissement?srsltid=AfmBOoqQnd-6UO6MqZpiZjVDWrTKeikv9zwmORBxzfOmFd3zPbvXpxZJ Il y a aussi la presse généraliste qui chaque fois que l’armée achète quelque chose met en avant le coût d’acquisition avant de dire à quoi cela sert : Programme d’armement 2010 : " les Etats acceptent un crédit de 529 millions" https://www.swissinfo.ch/fre/programme-d-armement-les-etats-acceptent-un-crédit-de-529-millions/28437224 Programme d’armement 2011 : "une liste d’achat pour 433 millions" https://www.swissinfo.ch/fre/programme-d-armement-2011-une-liste-d-achat-pour-433-millions/29509772 En 2015 : "Une rallonge de 874 millions de francs exigée pour équiper l'armée" https://www.rts.ch/info/suisse/6998353-une-rallonge-de-874-millions-de-francs-exigee-pour-equiper-larmee.html Peut-être que je ne regarde pas les bons canaux d’information, mais il me semble que lorsque la France achète un système d’arme les médias expliquent ce qui est acheté et ne parle du coût que par la suite ou même parfois pas du tout. Par contre des titres du genre 6 milliards dépensé pour de nouveaux avions ne me semble pas être la règle chez vous. Chez nous c’est quasiment une constante. Ensuite il y a l’initiative lancée contre le Gripen : Voici les arguments des opposants de cet achat : « Au total, sur la durée de l’exploitation de ces 22 avions, la facture se situera aux alentours de 10 milliards de francs. De l’argent qui serait certainement mieux investi dans la formation, les transports publics ou dans l’AVS (L’AVS, c’est la retraite). C’est que l’addition des différents programmes d’économies et autres hausses d’impôts risque de correspondre plus ou moins au montant nécessaire à l’armée pour acquérir ces nouveaux avions." Ensuite, les opposants ont effectivement insisté sur le fait que le Gripen n’était pas encore en production et qu’il avait obtenu le moins bon résultat lors de l’évaluation. Mais ça c’est ce qu’on pourrait appeler un effet d’aubaine. Le coût de l’achat reste l’élément principal et probablement celui que la plupart des gens ont retenu. Et oui, pour les opposants même le moins cher est beaucoup trop cher. Alors oui, une partie de la droite s’est offusquées du fait que l’avion qui avait été choisi n’était pas celui qui avait obtenu les meilleurs résultats durant l’évaluation. Mais je ne pense pas que cet aspect a eu un impact majeur et décisif sur le scrutin. Lors de discussions familiales, avec des amis et avec de très nombreux collègues de travail, ceux qui ont voté n’avaient aucune idée des différences qu’il y a entre un Gripen, un Eurofighter ou un Rafale. Ils ont voté contre l’achat d’un avion jugé trop cher et inutile et c’est tout. Mon avis est que les connaisseurs qui ont voté spécifiquement contre le choix du Gripen doivent avoir influencé le vote dans des proportions minimes. A noter aussi que SAAB a fait une erreur monumentale en s’impliquant dans la campagne de votation. La population n'apprécie pas du tout l'ingérence d'un acteur étranger durant une campagne de votation. Faire cela est particulièrement improductif et même le DDPS a demandé à SAAB de la retenue. https://www.24heures.ch/saab-appele-a-plus-de-retenue-durant-la-campagne-523604092051 Encore une remarque, malgré plusieurs demandes de certains parlementaires qui souhaitaient équiper les F-18 d’un armement d’attaque au sol, une majorité de parlementaires ont refusé cette option pour des raisons d’économiques pour certains ou idéologique pour d’autres. C’était en 2107, donc après l’échec de l’achat du Gripen, mais cela montre l’état d’esprit de cette période : « La droite veut armer les F/A-18, tollé à gauche. « C’est une décision aberrante. On va équiper des avions de combat pour qu'ils puissent tirer des bombes au sol, dans un pays aussi densément peuplé que la Suisse.» Lisa Mazzone (Verts/GE) tombe des nues. La commission de la politique de sécurité du National vient de décider à une voix près de réarmer les F/A-18 pour des attaques au sol. (et oui, nous avons aussi notre Sandrine Rousseau !) Coût de l’opération : 20 millions, sur un programme d'armement 2017 de 920 millions. » La suite est là : https://www.24heures.ch/la-droite-veut-armer-les-f-a-18-tolle-a-gauche-705977302459 L’aspect politique de l’achat du Gripen C’est étrange, cet aspect n’est quasiment jamais abordé alors qu’il me semble être un élément très important. Mon but n’est pas de critiquer un politicien, en l’occurrence Monsieur Sarkozy, ni de parler de politique française, mais uniquement d’aborder un aspect bien précis de politique internationale. Il est impossible de parler de ce qui a amené au choix du Gripen sans parler de cette personne. C’est un peu long, mais si on veut vraiment comprendre ce qui s’est passé et éviter les clichés, il est important de traiter cet aspect de façon chronologique. En 2007 il s’est passé un petit événement qui se produit à intervalles régulier. La France changeait de Président. Voilà une superbe occasion pour donner un nouvel élan aux relations franco-suisse et résoudre dans la bonne humeur les petits problèmes du quotidien (petits problèmes qui existent entre tous les pays du monde). Visiblement la première entrée en matière s’est très mal passée (c’était en 2008) : « L'indifférence de Nicolas Sarkozy plombe la relation franco-suisse. Une rencontre avec Pascal Couchepin à Evian annulée, des dossiers en souffrance, des vexations bureaucratiques : la nouvelle dynamique promise à la Suisse il y a un an s'est considérablement enlisée." https://www.letemps.ch/suisse/lindifference-nicolas-sarkozy-plombe-relation-francosuisse?srsltid=AfmBOoo0l2QvfYr1olaNcN91QO_1cjQqATtPE-X2e_icKAsF9fADuHhP C’est en 2008 que, l’évaluation des trois avions candidats (Gripen, Eurofighter, Rafale) a débuté, mais c’était également cette année-là que la crise financière a vraiment commencé à impacter toute la planète. Les pays Européens ont leurs caisses qui sont vides et très vite combattre l’évasion fiscale devient un moyen facile de récupérer de l’argent. Jusque-là, rien à dire. En Suisse il y avait déjà un débat sur l’abolition du secret bancaire. Par exemple la gauche, dont les socialistes étaient pour son abolition. Voici un article du « Monde » parlant de cela. J’en mets un extrait : « Les paradis fiscaux sont en effet des lieux où l’on échappe à l’impôt. C’est immoral et illégal, mais comme l’indique la carte ci-dessus, c’est un phénomène généralisé à 50 pays. La France oublierait-elle qu’elle abrite Monaco et Andorre ? La Suisse comprend le Liechtenstein, et les Britanniques ont les îles anglo-normandes. Les Belges sont de tout temps de grands clients du système bancaire luxembourgeois et avides de prendre leur retraite en Suisse ou…en France. L’Irlande et l’Autriche ont aussi des secrets bancaires bien ficelés. L’Asie et l’Amerique ont leur propres paradis « voisins ». https://www.lemonde.fr/blog/finance/2008/12/07/les-paradis-fiscaux-et-la-crise-financiere/ Le président Sarkozy devient le fer de lance du combat contre l’évasion fiscale. On peut comprendre cette position. On peut également comprendre que la Suisse défende sa place financière et ceci d’autant plus que des pays tels que le Luxemburg, I’Ile de Jersey et l’Ile de Man (ces dernières étant plus ou moins liées aux Britanniques) ou même l’état Américain du Delaware ont plus ou moins des pratiques similaires. Etonnamment, ces pays apparaissent beaucoup moins dans le collimateur de Nicolas Sarkozy. Il est beaucoup plus facile de s’attaquer à la petite Suisse qu’a des pays de l’Union Européenne ou aux Etats-Unis. Les pays et régions mentionnées ne seront inquiétés que bien plus tard et en grande partie à la suite d’une demande de réciprocité faite par la Suisse. Le deux poids deux mesures n’a pas du tout plu à la Suisse. Sous la pression internationale, mais aussi sous la pression interne de la gauche, la Suisse lâche du lest et se met en conformité avec les nouveaux standards de l’OCDE. Pour cela il faut que les états considérés comme des paradis fiscaux signent douze accords d'échange d'informations fiscales avec d’autres pays membres de l'OCDE. C’est chose faite pour le Luxembourg en juin 2009 : « Le Luxembourg a été retiré de la liste "grise" des paradis fiscaux après avoir signé les douze accords d'échange d'informations fiscales requis, a annoncé l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mercredi dans un communiqué. » https://www.rts.ch/info/economie/929542-le-luxembourg-nest-plus-un-paradis-fiscal.html Pour la Belgique Juillet 2009 : « L’OCDE a retiré la Belgique de sa liste grise des paradis fiscaux. Le ministre des Finances, Didier Reynders, a signé hier la 12e convention d’échanges d’informations fiscales nécessaire pour rentrer dans la "liste blanche". » https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2009/07/17/la_belgique_n_estplusunparadisfiscal-1-565212/ En août 2009 pour les Iles Vierges britanniques et les Iles Caïmans : Ces pays : « ont été retirées de la liste « grise » des paradis fiscaux, a annoncé vendredi l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ces deux pays ont signé les douze accords d'échange d'informations fiscales aux normes de l'OCDE. » https://www.rts.ch/info/economie/1035073-deux-archipels-retires-de-la-liste-des-paradis-fiscaux.html Et en septembre 2009 de la Suisse : « La Confédération helvétique a été officiellement retirée de la liste grise vendredi matin, après avoir signé les douze conventions d'échange d'informations fiscales requises par l'OCDE. La Suisse est rentrée dans le rang. La Confédération helvétique a officiellement été retirée vendredi matin de la liste grise des paradis fiscaux de l'OCDE. Elle figure désormais sur la liste blanche des pays considérés comme vertueux en terme de coopération fiscale et rejoint les onze autres pays et territoires blanchis depuis la publication des listes début avril par l'Organisation de coopération et de développement économiques. « C’est un progrès très significatif », s'est réjoui le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, en adressant ses « félicitations » aux autorités helvétiques. Plusieurs pays, dont l'Autriche lundi et Monaco mercredi, ont réussi à sortir de la liste grise in extremis avant le début jeudi du sommet du G20 à Pittsburgh, où la question des sanctions contre « ces territoires non-coopératifs» doit être abordée. » https://www.lefigaro.fr/impots/2009/09/23/05003-20090923ARTFIG00630-la-suisse-ne-sera-bientot-plus-un-paradis-fiscal-.php Donc à ce stade tout semble terminé. Eh bien non ! Voici ce qui s’est passé en 2011 : « La Suisse à nouveau exclue du sommet du G20 » « Le président français Nicolas Sarkozy a préféré à la place inviter Singapour au sommet du G20 qui se tiendra en novembre à Cannes. La Cité-Etat asiatique avait déjà reçu une invitation lors du précédent sommet à Séoul. » A noter tout de même que la Suisse était à cette époque la 19eme ou la 20 ème économie mondiale. https://www.rts.ch/info/suisse/3316812-la-suisse-a-nouveau-exclue-du-sommet-du-g20.html Puis, c’est le coup de tonnerre : En 2011 au sommet du G-20 à Cannes : « le président français Nicolas Sarkozy considère la Suisse comme un paradis fiscal. » https://www.rts.ch/info/economie/3564756-le-president-sarkozy-liste-onze-paradis-fiscaux.html Etonnement général en Suisse, mais aussi chez l’OCDE, l’organisme qui est chargé de définir quel pays peut être considéré comme un paradis fiscal. L’OCDE par la voix de son responsable se sent obligé de dire ceci : La Suisse, en terme de transparence, «a fait des progrès importants qui ont été reconnus», a indiqué sur les ondes de la RSR Pascal Saint-Amans, responsable de l'OCDE. «Il est dommage que la Suisse ait ainsi été mise en avant car des progrès ont été faits», a déclaré Pascal Saint-Amans, secrétaire du Forum mondial sur la transparence. «Il est dommage qu'on ait pu dire que la Suisse est un paradis fiscal», poursuit M. Saint-Amans, qui souligne: «Ce n'est pas le cas aujourd'hui». https://www.20min.ch/fr/story/la-suisse-n-est-pas-un-paradis-fiscal-544751294164 Alors bubzy tu me diras quel est le lien avec le Gripen ? C’est très simple, en Suisse, cette nouvelle attaque de Nicolas Sarkozy ne passe pas du tout. Ce qui a vraiment déplu aux Helvètes, ce n’est pas que la France ou d’autre pays réclament l’abolition du secret bancaire (personnellement je pense que c’était justifié). Encore une fois, le secret bancaire était déjà remis en question par une partie des Suisses. Ce qui a fortement déplu, c’est le côté « donneur de leçon » et le manque de dialogue du Président Français de l’époque et l’attaque systématique de la Suisse mais pas de certains autres pays qui étaient à peu près dans la même situation que la Suisse, mais qui étaient eux dans l’Union européenne. Micheline Calmy-Rey qui était en charge des affaires étrangère et qui a été deux fois présidente de la Confédération avait selon les médias helvétiques été très mal reçue à l’Elysée. Lorsque la Suisse s’est conformée aux normes de L’OCDE, le Président Français a continué son harcèlement. A relever que Micheline Calmy-Rey est socialiste, justement le parti politique qui en Suisse voulait l’abolition du secret bancaire. Dans une interview pour la télé suisse, elle a affirmé que Nicolas Sarkozy avait la fâcheuse tendance de prendre la Suisse pour une province française. Pour qu’un politicien suisse de ce niveau dise cela il faut vraiment qu’il soit énervé. Pour illustrer mon propos voici quelques documents. Le premier Concerne Micheline Calmy-Rey qui a été deux fois présidente. A regarder seulement à partir de 5’ 20’’ jusqu’à 8’ 10’’. Interview effectué en 2011. « Nicolas Sarkozy a un problème avec la Suisse » https://www.rts.ch/play/tv/pardonnez-moi/video/micheline-calmy-rey?urn=urn:rts:video:3581899 Voici Allain Berset, Un politicien socialiste (le parti politique qui était dès le début pour l’abolition du secret bancaire et qui deviendra plus tard Président de la Confédération) : « Nicolas Sarkozy s’attaque de manière crasse à la Suisse » https://www.rts.ch/emissions/infrarouge/2009/video/nicolas-sarkozy-s-attaque-de-maniere-crasse-a-la-suisse-26339435.html#ece-26339386 Et ce qui devait arriver arriva : Christophe Darbellay (le président du parti politique du Centre, donc un parti plutôt modéré) se déchaîne contre Sarkozy « Comment Sarkozy peut-il croire que nous allons acheter à la France des avions », s'emporte le président du PDC suisse. Explications de ce coup de sang » https://www.tdg.ch/christophe-darbellay-se-dechaine-contre-sarkozy-724633480265 Même les éditorialistes de la RTS qui sont très enclin à critiquer les politiciens suisses s’y mettent aussi. Ecoute ce Podcast bubzy. Ce n’est pas long et c’est édifiant : https://www.rts.ch/audio-podcast/2011/audio/la-suisse-ne-doit-pas-acheter-le-rafale-francais-25239717.html L’évaluation des différents avions s’est réalisée dans cette atmosphère et malgré ses qualités, le Rafale traînait un énorme boulet accroché par le Président Français de l’époque. Pour la Suisse, toute proportion gardée, Nicolas Sarkozy avait une attitude ressemblant à celle du locataire actuel de la maison blanche. Par contre, contrairement au contrat du F-35 dont certains éléments ont été signé avant que Trump n’arrive au pouvoir, lors de l’évaluation des différents avions européens rien n’était encore signé. A noter que même après son mandat de président, Monsieur Sarkozy avait toujours un problème avec la Suisse : https://www.tf1info.fr/politique/le-one-man-show-de-sarkozy-fache-les-suisses-1551533.html Cet épisode montre qu’à cette époque la Suisse avait de sérieux problèmes avec la France mais surtout avec son Président. Aujourd’hui les problèmes apparaissent avec le Président des USA. Un changement à la tête d’un état et les cartes sont complètement rebattues. Avec qui ce sera demain ? Avec les Présidents Hollande et Macron, chaque pays défend ses intérêts mais n’omet pas de respecter son voisin. Le Président Macron a même convié un F-18 des forces aériennes suisses à défiler sur les Champs-Elysées le 14 juillet de cette année. https://www-cockpit-aero.translate.goog/rubriken/detailseite/news/schweizer-luftwaffe-nimmt-mit-einer-f-a-18-am-defilee-in-paris-teil?_x_tr_sl=de&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc Dommage que tu ne parles pas de cet aspect dans ta vidéo bubzy. Il est impossible de parler de la sélection du Gripen si on ne prend pas en compte cet élément. Peut-être que tu ne le savais pas ? J’en ai pourtant parlé plusieurs fois sur ce forum. La première fois c’était le 26 mai 2020 sur le fil « achat suisse » à la page 267. Lorsque Pascal Kümmerling commente le choix du Gripen et le non choix du Rafale en 2011, il écrit ceci: « Le second facteur est politique, j’ai constaté que suite aux diverses attaques des politiques français de tous bords sur la place financière, l’agacement était très palpable parmi nos politiques tant à droite, mais aussi à gauche. De facto, on ne construit pas une collaboration industrielle "sûr" lorsque l’on néglige son voisin. Les contrats d’armement sont très sensibles et sans un appui indéfectible des politiques c’est l’échec garantit ! La politique aurait dû assurer les arrières de l’équipe Dassault, tel ne fut pas le cas. » Il résume parfaitement la situation. Sur ce coup-là tu aurais dû le lire, tu aurais ainsi pu apprendre quelque chose. Donc, si nous faisons une petite synthèse sur ce qui a amené les autorités suisses à choisir le Gripen en 2011, on constate que pour ce qui est de : L’évaluation : - Au niveau des performances le Rafale est le meilleur. (Toutefois il ne faut pas négliger que la note obtenue par le Gripen devait être augmentée afin de tenir compte des améliorations probable qui auraient été obtenues avec la nouvelle version du Gripen ). Par contre il était admis que même en intégrant ce paramètre, le Rafale restait le meilleur. - Au niveau de la facilité de maintenance, de l’aptitude à être employé par du personnel de milice et de la compatibilité avec l’infrastructure existante, le Gripen a dû très bien s’en sortir. Ce n’est que mon avis car je n’ai pas de données sur ce sujet, mais ce sont des paramètres qui ont faits partie de l’ADN du Gripen dès sa conception. Il me semble d’ailleurs que le Gripen était le seul candidat qui pouvait s’intégrer aux infrastructures suisses existantes sans nécessiter la moindre adaptation (je n’ai malheureusement pas retrouvé la source) - Pour ce qui est des possibilités industrielles qu’auraient engendré cet achat, le Gripen devait également figurer en très bonne place étant donné qu’il restait beaucoup à faire dans le développement du Gripen E. L’industrie helvétique allait certainement pouvoir en tirer de grands bénéfices. Le point de vue financier : Le frein à l’endettement, une baisse généralisée des budgets alloués à l’armée, une presse généraliste qui chaque fois qu’elle parle de l’armée met en avant les coûts, une gauche qui affirme que l’achat du Gripen est un luxe qui va pénaliser les dépenses sociales et ceci malgré le fait que le Gripen est l’avion le moins cher des trois. Et puis il y a le lancement d’un référendum dont l’argument principale contre l’achat du Gripen est le coût que cela engendre. Dans ces conditions dire que « La Suisse n’est pas à quelques milliards près c’est un pays riche et je pense qu’ils ont tout à fait la possibilité de choisir de mettre un petit peu plus d’argent dans un avion un petit peu mieux équipé » est une affirmation bien légère qui ne correspond pas du tout à la réalité du moment. L’aspect politique : Si ton voisin te c..e dans les bottes durant des années et à partir de 2011 de manière très injuste, tu vas tout de même hésiter un tout petit peu à lui acheter son avion ! Moralité : Il est difficile de dire quels sont les aspects principaux qui ont amené à choisir le Gripen. Par contre j’espère que tu en conviendras bubzy, en prenant en compte tous les paramètres, l’achat du Gripen prend une tout autre perspective. Il est tout simplement impossible de parler avec objectivité de ce qui a amené à choisir cet avion si on élude ou minimise certains points essentiels !20 points
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Suite à la demande générale, rebonjour à toutes et à tous. Au cas où quelqu'un se le demanderait, non je n'ai rien à voir avec l'avalanche de trucs qui se sont produits depuis le 14 mai dernier! Un peu triste d'avoir loupé toute cette actu. Au plaisir de vous lire.20 points
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Deux informations très intéressantes et utiles choppées sur Check Six émanant de deux anciens 1 les Pakis connaissent très bien le Rafale certains de leurs pilotes volent sur l'avion au sein de l'armée de l'air du Qatar. Les pilotes Pakis volent sur a peu près tout ce qui existe dans le Golfe 2 le logiciel Spectra et la bibliothèque afférente sont automatiquement écrasés en cas d'éjection20 points
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Certes la France doit certainement pouvoir recueillir certains fruits du fait de son long investissement en matière de défense stratégique, de l'autre côté il ne faut pas que cela serve d'excuse pour compenser des années de gestion économique et politique totalement foireuse et décidée au Palais Bourbon et à l'Elysée ... On dirait la classe de Terminale en balade en montagne, et voilà l'orage qui se déchaine, les GPS brouillés et les cartes illisibles, heureusement l'élève François; pas très bon dans l'immense majorité des matières dispensées aux cours, est par contre un excellent guide de montagne à ses heures perdues, et le voila qui sauve la classe et les ramène tous au refuge ... un peu à l'étonnement de toute la classe, Helmuth le félicite, Harry voudrait être son copain, Carlo veut être sur la photo avec lui ... Mais François repond : les mecs à partir de maintenant il faudra me souffler les réponses pour les examens de math et de physique et il faudra que j'ai au moins 18 sur 20 et vous nettement moins .... Oui il faut "récompenser/compenser" la France pour ses 60 ans d'efforts solitaires pour la défense, mais compenser à la France certaines de ses erreurs complètes (comme l'abandon de la sphère Europénne de Bruxelles) non, compenser le fait que la France dès les années 80 aie décidé de démolir son industrie, non ... Des politiques de gauche et de droite français ont creusés patiement le trou de merde dans lequel le pays est, il faut arrêter de mettre tout cela sur le dos des autres ... C'est un président Français qui a accepté l'entrée des Britanniques dans l'UE en 1973, entrée qui a provoqué le bordel que l'on connait (ultra-libéralisme tatchérien de la commission, refus d'autre chose que du commerce, extension à l'est, ...), c'est un Président français qui a "lancé" Maastricht et désigné le grand manitou devant s'en occuper (J. Delors), c'est un président français qui a foulé au pied le référendum de 2005 sur la constitution Européenne, ... Ce sont les diplomates français qui au dire de tous les autres ont fui les couloirs de Bruxelles, ce sont des français qui ont inventé les 3 % de déficit, c'est un président français qui a trouvé que von Der Leyen ferait une bonne présidente de commission européenne, ... Alors oui pour inscrire le nucléaire comme une source d'énergie non polluante, oui pour donner une place prépondérante dans des comités militaires ou des EM Européens, mais faut quand même pas croire que l'Europe va soigner les blessures provoquées par les rafales de balles dans les pieds que la France se tire depuis plus de 40 ans ... J'ai l'impression d'entendre un promoteur du Gicat dire à des généraux Européens : "il vous faut acheter des Leclerc si vous voulez bénéficier du parapluie français", et les Généraux de répondre "certes, mais vous ne les construisez plus ...." Je sais bien que l'on a tous envie d'hurler : "alors sale c.n de b.che, tu vois que j'avais raison avec ma "bombinette", et bien cr.tin de Pol.k la "vieille Europe" ça a du bon, "et toi l'infâme rosb.ef, tu regrettes ton Brexit" ... Et bien maintenant vous allez tous cracher au bassinet et passer à la caisse ... En clair faire comme Donald sans en avoir vraiment les moyens ... Clairon20 points
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est-ce que tu qualifies de "jusqu'au-boutiste" tout gouvernement ukrainien qui réclamerait la restitution des territoires occupés par l'armée russe suite à une invasion* ? Non parce qu'à ce moment là j'ignorais que le gouvernement provisoire de la République française qui militait pour le retour à l'intégrité du territoire national durant la seconde guerre mondiale fut "jusqu'au boutiste" *en clair "Je te la mets bien profond sans vaseline mais tu serais quand même bien avisé de ne pas regimber espèce de jusqu'au-boutiste ..." Ce qui me débecte au plus haut point dans ce discours c'est que le gouvernement ukrainien est présenté comme totalement irréfléchi et inconséquent parce qu'il réclame simplement que les envahisseurs quittent son territoire ... C'est assez extraordinairement culotté comme argumentation. Il ne manquerait plus de surcroît que ces provocateurs réclament des réparations à la Russie ! ...20 points
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Le plus grand journal centriste allemand : Macron a toujours eu raison. https://archive.is/eF15P#selection-3317.0-3323.470 La Boom La France, puissance nucléaire, est militairement indépendante des Etats-Unis. Et se considère ainsi comme un modèle pour l'Europe. Lorsque la Russie a envahi l'Ukraine il y a trois ans, deux sous-marins nucléaires ont quitté leur port bien protégé, loin de là, en Bretagne française. Chacun d'entre eux mesure 138 mètres de long, pèse plus de 14.000 tonnes et peut être équipé de 16 missiles nucléaires. Au total, la flotte française compte quatre sous-marins de ce type, dont le lieu de navigation est couvert par le secret militaire. L'ordre de déploiement des deux bateaux supplémentaires n'a pas non plus été confirmé officiellement, mais plusieurs journaux français en avaient fait état de manière fiable. Et les puissances nucléaires se comprennent aussi sans paroles. Nous prenons la situation très au sérieux - c'était l'un des messages que le président français Emmanuel Macron avait alors envoyé à Vladimir Poutine à Moscou avec l'ordre de départ. L'autre message : Ne croyez pas que vous pouvez nous intimider ! Maintenant que la sécurité de l'Europe n'est pas seulement menacée par la Russie, mais aussi remise en question par Donald Trump, Emmanuel Macron a pris la tête de l'Europe avec le Premier ministre britannique Keir Starmer. Tous deux ont invité à des réunions de crise au cours des dernières semaines, d'abord à Paris puis à Londres. Tous deux se sont rendus à Washington pour convaincre personnellement Trump de ne pas laisser tomber l'Ukraine et l'Europe. Tous deux se sont entretenus avec le président américain et avec Volodymyr Selenskyj, après que l'un ait montré l'autre à la Maison Blanche. Tous deux, Macron et Starmer, se sont déclarés prêts à envoyer leurs propres soldats en Ukraine s'il s'avérait nécessaire d'y assurer un cessez-le-feu. La France se considère comme le « plus vieil allié » des Etats-Unis depuis qu'elle a soutenu la guerre d'indépendance des Américains au 18e siècle. Le Royaume-Uni est quant à lui considéré comme « l'allié le plus proche » des États-Unis. Mais surtout, le Royaume-Uni et la France sont les deux seules puissances nucléaires en Europe. C'est surtout Macron qui montre ces dernières semaines ce que cela signifie. Le Français se voit plus que jamais comme le porte-parole et le moteur de l'Europe. Ce jeudi, les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se réunissent à Bruxelles pour un nouveau sommet extraordinaire. La Grande-Bretagne n'y est naturellement plus représentée. Et Olaf Scholz, qui n'a jamais joué un rôle fort dans l'UE, ne siège plus qu'en tant que remplaçant. En ces semaines de bouleversement, les Européens doivent répondre à deux questions à première vue contradictoires : Comment convaincre Trump à court terme de continuer à s'engager en faveur de la sécurité commune ? Et que doivent-ils faire pour devenir moins dépendants des Etats-Unis à long terme ? Jusqu'à récemment, la deuxième question était considérée comme une hérésie dans de nombreuses capitales européennes - et ceux qui la posaient quand même comme de dangereux dissidents. Il y a sept ans, Emmanuel Macron a parlé pour la première fois de la « souveraineté européenne » à l'université de la Sorbonne à Paris. Il vaut la peine de relire ce discours aujourd'hui. Macron avait alors déclaré que l'Europe n'avait pas suffisamment pris en compte la protection dont elle avait bénéficié au cours des dernières décennies. « Sa sécurité n'était pas son affaire : assurée par l'Amérique ». Mais « les digues derrière lesquelles l'Europe pouvait s'épanouir » ont disparu. Seule l'Union européenne pourrait donc à l'avenir « garantir la souveraineté, c'est-à-dire la capacité d'exister dans le monde actuel ». Le premier élément d'une future souveraineté, a déclaré Macron à l'automne 2017, est une défense commune. Car « nous vivons en Europe ... un désengagement progressif et inéluctable des États-Unis ». A l'époque, Donald Trump venait d'entamer son premier mandat. A Berlin, Angela Merkel gouvernait depuis douze ans. Elle aussi avait déjà eu ses premières rencontres avec Trump et avait constaté à cette occasion : « L'époque où nous pouvions totalement compter sur les autres est un peu révolue ». Merkel ne s'est toutefois pas montrée très inspirée par la demande de construire ensemble une « Europe souveraine ». Ce discours est « typiquement français », disait-on alors à Berlin. Jamais plus la France n'a voulu être aussi vulnérable. L'idée de se rendre aussi indépendant que possible est en effet très française - impensable sans l'histoire récente de la France. Et sans l'armement nucléaire du pays. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la France a pu constater à quel point elle était vulnérable. D'abord, la Wehrmacht a pu marcher presque sans encombre jusqu'à Paris ; ensuite, il a fallu l'intervention des Alliés pour libérer le pays. Les Françaises et les Français ont tiré une leçon de ces expériences traumatisantes : plus jamais on ne voulait être aussi vulnérable, plus jamais on ne voulait être aussi dépendant de l'aide étrangère que lors de la lutte pour la libération - même pas des Etats-Unis. Immédiatement après la guerre, Charles de Gaulle a donc créé un institut de recherche nucléaire, d'abord à des fins civiles. Lorsqu'il est redevenu président en 1958, il a accéléré l'ascension du pays en tant que puissance nucléaire militaire. Plus jamais la France ne doit remettre son destin « entre les mains d'un étranger, aussi amical soit-il », proclamait de Gaulle. L'Allemagne de l'Ouest, le voisin vaincu, avait tiré la leçon inverse après la Seconde Guerre mondiale - et s'était dès lors entièrement reposé sur l'OTAN et les Etats-Unis en matière de politique de sécurité. Les armes nucléaires françaises marquent depuis lors l'image de la France en matière de politique étrangère et de sécurité. Elles sont à la fois un instrument et l'expression de sa propre indépendance. Le programme nucléaire français repose sur le principe selon lequel tous les composants technologiques, des missiles aux sous-marins, sont entre les mains de la France. Macron souhaite également appliquer ce principe à la défense européenne : on ne peut être sérieusement indépendant que si les missiles, les chars ou les systèmes de défense aérienne sont en grande partie fabriqués en Europe. A Berlin ou à Varsovie, on s'y oppose : De nombreux systèmes d'armes dont on a besoin de toute urgence ne peuvent pas être achetés en Europe. Ces dernières années, Emmanuel Macron a souvent agacé ses partenaires européens. Il s'est toujours exprimé de manière trop provocante et trop peu diplomatique. Désormais, on se sent confirmé à Paris. Dans une interview spectaculaire, Macron avait déclaré l'OTAN « en état de mort cérébrale » en 2019. A la question des journalistes de savoir si l'article 5, la promesse centrale d'assistance de l'Alliance, était toujours en vigueur, Macron avait répondu : « Je ne sais pas ». A Washington, c'était déjà Donald Trump qui gouvernait. L'incompréhension et la colère contre Macron étaient grandes, notamment à Berlin. C'est désormais Friedrich Merz qui déclare qu'il faut se préparer « à ce que Donald Trump ne laisse plus s'appliquer sans restriction la promesse d'assistance du traité de l'OTAN ». Au printemps 2023, Macron a déclaré que l'Europe ne devait pas devenir un « vassal » des Etats-Unis. Il rentrait alors d'une visite à Pékin. Selon lui, l'Europe doit définir ses propres intérêts au lieu de courir derrière les autres. « La clé pour être moins dépendant de l'Amérique, c'est avant tout de renforcer notre industrie de la défense ». Ce qui semblait être un affront à l'époque est aujourd'hui la position commune de l'Union européenne. En février 2024, il y a un an, Macron a parlé pour la première fois publiquement d'un éventuel déploiement de soldats occidentaux en Ukraine. C'est Olaf Scholz qui l'avait alors contredit le plus bruyamment : « C'est clair : il n'y aura pas de troupes terrestres d'États européens ou de l'OTAN en Ukraine ». A l'époque, le président français était considéré comme un has been irresponsable, et pas seulement à Berlin. Aujourd'hui, les alliés européens discutent précisément de cette question : des soldats français, britanniques, voire allemands pourraient-ils assurer un cessez-le-feu en Ukraine ? Jean-Louis Bourlanges a longtemps été président de la commission des Affaires étrangères du Parlement français. A 78 ans, il a critiqué certaines actions isolées de Macron par le passé. « Mais sur le fond, il a gardé raison », déclare Bourlanges aujourd'hui. Le site d'information Politico écrit « Macron's told-you-so-moment » : beaucoup de ce qui est demandé aujourd'hui dans les capitales européennes a déjà été dit auparavant par le président français. Ces dernières années, la France a fourni beaucoup moins d'armes à l'Ukraine que l'Allemagne. Son budget de défense atteint à peine l'objectif de deux pour cent fixé par les pays de l'OTAN. La dissuasion nucléaire est une chose ; l'armée conventionnelle en revanche n'est pas en bon état. Pourtant, les dépenses de défense ont déjà nettement augmenté depuis l'entrée en fonction de Macron, passant de 32,3 à 47 milliards d'euros en sept ans. A cela s'ajoute le fait que la France est fortement endettée. Les ambitions européennes de Macron sont donc souvent contrecarrées par la précarité de sa situation budgétaire. Le patrimoine stratégique de la puissance nucléaire est d'autant plus important, y compris pour l'Ukraine. Dès l'été 2023, Paris a commencé à livrer des missiles de croisière à l'Ukraine, en collaboration avec Londres, indépendamment de Washington ou Berlin. Les Scalps et les Storm Shadows sont comparables au Taurus allemand. Ils ont considérablement aidé les Ukrainiens à combattre la flotte russe de la mer Noire. Il y a quelques semaines, Paris a envoyé plusieurs avions de combat de type Mirage à Kyiv ; les pilotes ukrainiens avaient été formés en France. Jusqu'à présent, le gouvernement fédéral a refusé à Kyiv les deux systèmes d'armes, missiles de croisière et avions de combat, par crainte d'une éventuelle escalade de la guerre. La France a plus de facilité à se détacher des Etats-Unis A Paris aussi, les risques de chaque décision sont soigneusement évalués. Mais l'inquiétude face à une éventuelle extension de la guerre est moindre qu'en Allemagne. Les menaces répétées de Vladimir Poutine d'une attaque nucléaire ne trouvent pas un grand écho en France. Celui qui dispose lui-même d'armes nucléaires a manifestement moins peur de la guerre. Au cours des derniers mois, Macron n'a cessé de plaider pour une « ambiguïté stratégique » face à la Russie. Pour gagner cette confrontation, il faut laisser l'adversaire dans l'incertitude quant à ce que l'on est prêt à faire soi-même. Le fait que Joe Biden ait déjà exclu l'intervention de soldats américains en Ukraine est considéré à l'Élysée comme une erreur stratégique. Et peu de choses ont autant mis Macron et ses conseillers en colère que l'assurance avec laquelle Olaf Scholz a toujours tracé des lignes rouges - et fait dépendre ses décisions, comme la livraison de chars, des Etats-Unis. C'est pourquoi les attentes envers Friedrich Merz sont grandes. Macron l'avait déjà reçu à Paris en décembre 2023. Protocolairement inhabituel, après tout, le politicien de la CDU était alors encore chef de l'opposition. Trois jours après les élections fédérales, Merz s'est à nouveau rendu à Paris. Là aussi, c'est une nouveauté - à Berlin, les sondages sur une nouvelle coalition n'avaient même pas encore commencé. Mais le temps presse. Et Merz a récemment dit beaucoup de choses que l'on attendait depuis longtemps à Paris. Par exemple : l'Europe doit « prendre en main sa défense ». Ou encore : l'Europe doit être renforcée de telle sorte que « nous atteignons peu à peu l'indépendance vis-à-vis des Etats-Unis ». Une interview que Merz a accordée au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung a également été enregistrée avec attention à Paris. Le futur chancelier y expliquait qu'il avait toujours considéré comme une erreur de faire dépendre du gouvernement américain les décisions concernant la livraison de certaines armes à l'Ukraine : « J'ai toujours trouvé qu'il manquait un peu de confiance en soi européenne ». Il souhaiterait même parler des armes nucléaires françaises et d'une éventuelle participation nucléaire en tant que chancelier. Macron avait proposé à plusieurs reprises de telles discussions, mais il avait toujours été brutalement rejeté. Son gouvernement a décidé de « poursuivre la participation nucléaire avec les Etats-Unis et au sein de l'OTAN », déclarait encore Olaf Scholz il y a un an. Une vingtaine d'armes nucléaires américaines sont encore stockées en Allemagne. Mais déjà à l'époque, Trump avait menacé, lors de la campagne électorale américaine, de laisser tomber les anciens alliés en tant que président. Un chancelier allemand désigné, chrétien-démocrate de surcroît, qui remet en question l'alliance avec les Etats-Unis et veut discuter avec la France d'un bouclier nucléaire - il n'aurait jamais pu imaginer une telle chose, déclare le Premier ministre français François Bayrou. Le ministre français des Affaires européennes, Benjamin Haddad, parle même d'un « moment historique ». Il est plus facile pour la France de se détacher des Etats-Unis que pour la plupart des autres Européens. Le pays est moins dépendant que l'Allemagne sur le plan militaire et économique. De plus, la puissance nucléaire dispose d'une confiance stratégique historique dont l'Europe et l'Ukraine peuvent profiter. Mais à Paris aussi, on sait qu'il faudra de nombreuses années pour renforcer la défense européenne. Et que cela coûtera plusieurs milliards d'euros. De l'argent qui manque surtout en France. Le projet de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen de mobiliser jusqu'à 800 milliards d'euros pour le « réarmement de l'Europe » est donc tout à fait dans l'esprit de Paris. Néanmoins, a déclaré Macron il y a quelques jours, « nous devons tout faire à court terme pour conserver le soutien des Américains ». L'Europe ne peut pas encore remplacer seule l'aide militaire américaine à l'Ukraine. Elle a encore besoin de la promesse de Washington que les soldats européens en Ukraine seraient également protégés par les Etats-Unis en cas d'urgence. Macron fait donc face à Trump avec un mélange d'assurance et de flatterie. En décembre, alors que ce dernier n'était pas encore en fonction, il avait invité Trump à la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Lors de sa visite à Washington, Macron a contredit Trump devant les caméras. La puissance nucléaire est très sûre d'elle. Elle n'a pas la folie des grandeurs.20 points
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Oui, tout à fait. Qu'il sollicite les anglais et BAe, eux ont maintenant l'expertise pour faire des tranches d'EF : ---> []19 points
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C'est la maquette exposée au Bourget. On en a déjà parlé à ce moment-là les amis. En gros, l'idée c'est de booster les capacités GE offensives du Rafale F5. Des réflexions sont donc en cours pour voir quelles capacités GE seront confiées aux antennes SPECTRA, lesquelles seront confiées à l'antenne du RBE2XG, et lesquelles (au besoin) pourraient/devraient être confiées à un pod ESJ. L'idée est de pouvoir embarquer la nacelle en ventral, mais en gardant une capacité d'évolution vers un emport double sous voilure en Points 2. Mais si ça se trouve, tout le cahier des charges de nos forces pourra être rempli par SPECTRA+RBE2, ou bien 90% du cahier des charges, permettant de n'embarquer la nacelle que ponctuellement. Ou, à l'inverse, on y calera des capacités essentielles qui rendront cette nacelle aussi présente que les AN/ALQ-119 et 131 sur certaines générations du F-16 et du A-10 par exemple*. A priori, l'ESJ serait dérivée d'un modèle en développement pour l'IAF. *Ce n'est pas pour rien que le modèle de Rafale F5 du Bourget présentait à la fois le nouveau moteur T-Rex, les nouveaux CFT et cette nacelle ventrale. Si on veut ajouter de nouvelles capacités à l'avion, il faut "pousser les murs" et les positionner en externe, y compris à la place du réservoir ventral. Il faudra donc des CFT, ce qui augmentera la masse. Et il faudra donc de nouveaux moteurs. Tout ça est fort cohérent.19 points
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C’est sur que la taille est un critère cardinal de tenue à la mer ; les hydros considèrent que le coeff Cwp (Coefficient de remplissage de la flottaison ou water plane Awp ) influence grandement le comportement , c’est un L/B en forme. D’autres facteurs intrinsèques coque entrent en jeu ; les centres de carène de poussée , de gravité (le navire doit être équilibré sur son « pivot point » et stable en tenue de cap –coeff prismatic et plan mince ), les conditions de houle régulière ou irrégulière tout çà également . Sans oublier le design d’étrave bow flare ou tumblehome Ici un CG dans du démonté SS7 Justement à l’appui cette étude Ship struture commitee illustre un comparatif de comportement de trois navires type - USCG 378-ft. High Endurance Cutter - USN CG-47 Ticonderoga Class Guide Missile Cruiser - Nominal Large Container Ship Pour chaque navire, trois surfaces sur lesquelles contraintes et pression ont été sélectionnées sur ; 1. Un pavois avant 2. Un pont avant 3. Une cloison avant la Awp sur un porte conteneur est 7 fois plus importante que celle d’un CG Sollicitation sur le pavois alu d’un CG47 ; cap 150°,18 nds lors SS7 on note un MN de 19851 MN et un pic de pression de 15 ATM ou bar,( dépassement de la limite élastique matériau) “The sample structural stress analysis for the CG-47 (discussed in section 4.2) shows that the predicted green water pressure loading induces stresses in both the plate and the stiffeners that are larger than the yield stress of the aluminum bulwark. This finding correlates with damage reported on the CG-47 during large sea states when the shipping significant green water occurs” Comme quoi un 9000 t peut aussi souffrir des paquets de mer https://www.shipstructure.org/pdf/423.pdf Forme de l’étrave La forme d’étrave est déterminante sur les phénomènes extrêmes (slamming, mouille du pont) à l’avant du navire et sur les performances de vitesse sur mer formée. En règle générale, les dévers latéraux ( flare) doivent être limités en angulaire pour écarter l’eau lors des mouvements de tangage. Le role principal du flare est donc limiter les mouilles ponts sec . Un flare trop prononcé conduit à des efforts slamming au niveau de l’étrave ( cf cas du CG 47 ) et peu exciter la carène et peut générer des spray Etraves navires de combat comparatifs Lien récent sur ce sujet https://www.researchgate.net/publication/382908456_Bulbous_Bow_Shapes_Effect_on_Ship_Characteristics_A_Review/fulltext/66b24dfe2361f42f23b8e226/Bulbous-Bow-Shapes-Effect-on-Ship-Characteristics-A-Review.pdf?origin=publication_detail&_tp=eyJjb250ZXh0Ijp7ImZpcnN0UGFnZSI6Il9kaXJlY3QiLCJwYWdlIjoicHVibGljYXRpb25Eb3dubG9hZCIsInByZXZpb3VzUGFnZSI6InB1YmxpY2F0aW9uIn19 “The choice of bow shape in combatant ships is a strategic decision, balancing factors such as speed, stability, seakeeping, stealth, and operational requirements, as shown in Figures 12 to 17. It's a testament to the blend of science, engineering, and military strategy in naval architecture” Tout est dit . FDI une étrave inversée en mixte flare tumblehome Le flare écarte l’eau en diminuant les mouilles , le spray rail d’étrave limite les arrosages de brouillard d’eau FDI = étrave winner19 points
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On voit bien que ce monsieur est parisien. Normalisation des barricades, de l'anarchie et de la violence politique. Dans mon village, les pneus ne brûlent pas. En été, tout au plus une botte de foin. Quand le cultivateur amateur est trop avare pour acheter une machine bien entretenue.19 points
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Messieurs, je rappelle qu'il ne faut pas perdre de vue l'essentiel !19 points
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