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Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
EU DIVIDED: Brexit 'extremely favourable' for France but Merkel left with massive problem https://www.express.co.uk/news/world/1160440/brexit-news-france-germany-eu-latest-angela-merkel-emmanuel-macron-bbc-video EU DIVIDED : Brexit "extrêmement favorable" pour la France, mais Merkel est repartie avec d'énormes problèmes Les tensions entre les piliers européens de la France et de l'Allemagne augmenteront inexorablement après Brexit car le processus sera " profondément favorable " à Emmanuel Macron tout en étant le pire cauchemar d'Angela Merkel, a affirmé un expert. La révélation a été faite par l'ancien ministre polonais des Finances Jacek Rostowski sur le podcast de la BBCRadio 4'France et Allemagne' : Divided They Stand'. Il m'a expliqué : "Brexit si cela se produit, d'un point de vue français - un point de vue purement politique de pouvoir - extrêmement favorable. Parce qu'au cours des 30 dernières années, la France a été le pays le plus intégrationniste et aussi le plus protectionniste. "La Grande-Bretagne était le pays le plus eurosceptique et le plus libre-échangiste, avec quelques alliés en Scandinavie et aux Pays-Bas. "Et l'Allemagne se situait entre les deux - non seulement la plus grande puissance économique, mais aussi, en un sens, l'électorat alternant. "Ce qui va se passer maintenant, c'est que l'Allemagne sera l'autre pôle. "L'Allemagne sera la puissance la moins intégrationniste et la plus libre-échangiste. "Et ils devront se mettre d'accord avec l'autre pôle de ce spectre, la France. "Et ils ne seront pas au milieu. "C'est très pratique d'être au milieu. "Vous pouvez ensuite choisir la façon dont vous aborderez les questions individuelles. "Donc, d'un point de vue français, ça rétablit quelque chose de proche de la parité." Ce manque de parité s'est manifesté tout au long de la crise de l'euro. M. Rostowski a été président du Conseil "Affaires économiques et financières" en 2011 et a affirmé que la France, beaucoup plus "faible", ne pourrait jamais tenir tête à l'Allemagne - et a donc dû établir une relation théâtrale élaborée pour simuler une parité. Il a dit : "Nous avons connu une période très exceptionnelle dans les relations franco-allemandes parce que, fondamentalement, il n'y en a guère eu. -
https://www.lepoint.fr/automobile/securite/le-danger-terroriste-des-voitures-connectees-02-08-2019-2328058_657.php?M_BT=1910606859290#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20190802 Est ce qu'on peut dire ça aussi pour le F-35 qui utilise Internet pour communiquer les données secrètes des vassaux à Lockheed Martin?
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"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
Glisser vers le bas de l'asymptote des renouvelables Les prévisions d'une baisse rapide et continue des coûts de l'éolien, du solaire et des batteries sont inspirées par les gains que ces technologies ont déjà connus. Les deux premières décennies de commercialisation, après les années 1980, ont vu les coûts être divisés par dix. Mais les améliorations suivent maintenant ce que les mathématiciens appellent une asymptote. Pour parler en termes économiques, les améliorations sont soumises à une loi des rendements décroissants où chaque gain successif est plus petit que le précédent (figure 4). C'est un phénomène normal pour tous les systèmes physiques. Tout au long de l'histoire, les ingénieurs ont réalisé des gains importants au cours des premières années de développement d'une technologie, qu'il s'agisse d'éoliennes ou de turbines à gaz, de navires à vapeur ou à voile, de moteurs à combustion interne ou de cellules photovoltaïques. Avec le temps, les ingénieurs parviennent à se rapprocher des limites de la nature. On se vante alors de gains d'efficacité ou de vitesse, ou d'autres mesures comme la densité énergétique (puissance par unité de poids ou de volume) qui ne se mesurent pas en pourcentages à deux chiffres mais en fractions de pour cent. Qu'il s'agisse de l'énergie solaire, de l'énergie éolienne ou des turbines d'avion, les gains de performance sont maintenant tous mesurés en pourcentages à un chiffre. De tels progrès sont économiquement significatifs mais ne sont pas révolutionnaires. Les limites imposées par la physique aux systèmes énergétiques sont sans équivoque. Les panneaux solaires ne peuvent pas convertir plus de photons que ceux qui arrivent du soleil. Les éoliennes ne peuvent pas extraire plus d'énergie qu'il n'en existe dans les flux cinétiques de l'air en mouvement. Les batteries sont limitées par la physico-chimie des molécules choisies. De même, les moteurs d'avion peuvent s'améliorer autant que l’on voudra, un A380 ne volera jamais sur la lune. Un moteur à mazout ne peut pas produire plus d'énergie que ce que contient la physico-chimie des hydrocarbures. Les moteurs à combustion sont soumis à ce qu'on appelle la limite d'efficacité de Carnot, qui dépend de la température de combustion et de l'énergie contenue dans le carburant. Ces limites sont connues et bien comprises depuis longtemps. En théorie, à une température suffisamment élevée, 80 % de l'énergie chimique du combustible peut être transformée en énergie mécanique[74] En utilisant les matériaux à haute température d'aujourd'hui, les meilleurs moteurs à hydrocarbures convertissent environ 50 % à 60 % en énergie mécanique. Il y a encore de la place pour des améliorations, mais rien qui ressemblent aux progrès révolutionnaires d’un facteur 10 voire presque 100 réalisés dans les deux premières décennies suivant leur invention. Les technologies éoliennes et solaires se trouvent maintenant au même endroit sur cette courbe technologique asymptotique. Pour le vent, la limite d’efficacité est appelée limite de Betz, qui détermine la quantité d'énergie cinétique qu'une pale peut capter dans l'air ; cette limite est d'environ 60 %[75] Capturer toute l'énergie cinétique signifierait, par définition, qu’il ne reste plus aucun mouvement de l'air et donc rien à capter. Il faut qu'il y ait du vent pour que l'éolienne tourne. Les éoliennes modernes dépassent déjà les 45 % de conversion[76], ce qui laisse des gains sensibles à faire mais, comme pour les moteurs à combustion, rien de révolutionnaire[77] Une nouvelle amélioration d’un facteur 10 est impossible. Pour les cellules photovoltaïques (PV) au silicium, la limite physique est appelée limite Shockley-Queisser : un maximum d'environ 33% des photons entrants sont convertis en électrons. Les PV commerciaux de pointe atteignent une efficacité de conversion un peu supérieure à 26 %, c'est-à-dire proche de la limite. Quoique que les chercheurs continuent de découvrir de nouvelles conceptions sans silicium qui offrent des améliorations de performance attrayantes, toutes sont soumises aux mêmes limites physiques, et toutes sont éloignées du stade de la faisabilité industrielle, sans parler encore de fabriquer à coût suffisamment bas[78] Il ne reste plus de facteur 10 à gagner[79]. Les progrès économiques futurs de l’éolien et du solaire seront des améliorations techniques progressives : des économies d'échelle en rendant les éoliennes énormes, hautes comme la Tour Montparnasse et des panneaux solaires tout aussi massifs, d'échelle industrielle d'une superficie de plusieurs kilomètres carrés. Pour les deux technologies, tous les composants clés sous-jacents - le béton, l'acier et la fibre de verre pour l'éolien, le silicium, le cuivre et le verre pour le solaire - sont déjà produits en masse et les courbes de coûts asymptotiques dans leurs propres domaines ont déjà été parcourues. Bien qu'il n'y ait pas d’économies d'échelle surprenantes réalisables dans la chaîne d'approvisionnement, cela ne veut pas dire que les coûts ne peuvent pas s’améliorer. En fait, tous les processus de fabrication connaissent une amélioration continue de l'efficacité de la production à mesure que les volumes augmentent. Cette courbe d'expérience s'appelle la loi de Wright. (Cette " loi " a été documentée pour la première fois en 1936, car elle portait alors sur le défi de fabriquer des aéronefs à des coûts que les marchés pouvaient tolérer. De même, alors que l'aviation a pris son envol et a créé une grande industrie mondiale du transport, elle n'a pas éliminé l'automobile, ni le besoin de navires). On peut s'attendre à des coûts qui se réduisent de façon incrémentale avec l'expérience; mais, encore une fois, ce genre d'amélioration n’est pas révolutionnaire et il n’est pas de l’ordre du plausible qu’elle puisse engendrer une nouvelle économie énergétique. En ce qui concerne les batteries modernes, il existe encore des options prometteuses pour des améliorations significatives de leur physique chimie sous-jacente. Les nouveaux matériaux autres que le lithium dans les laboratoires de recherche offrent jusqu'à 200 % et même 300 % de gain en performance inhérente[80] De tels gains ne sont cependant pas comparables aux progrès dix fois ou cent fois supérieurs des premiers jours du moteur à combustion[81] Les améliorations potentielles laisseront encore les batteries à des kilomètres de la véritable concurrence à savoir le pétrole. Les lois de la physique impliquent qu’aucune subvention ni qu’aucune ingénierie de la Silicon Valley ou d'ailleurs ne puissent combler l'écart entre les batteries et le pétrole du point de vue de la densité d'énergie (Figure 5). L'énergie emmagasinée par unité de masse est la donnée critique pour les véhicules et, en particulier, les avions. A masse égale l'énergie potentielle maximale contenue dans le pétrole est d'environ 1 500 % supérieure à celle de la chimie du lithium[82]. C'est pourquoi les avions et les fusées sont propulsés par des hydrocarbures. Et c'est pourquoi une amélioration de 20 % de la propulsion thermique (éminemment faisable) est plus précieuse qu'une amélioration de 200 % des caractéristiques des batteries (encore difficile). Enfin, en ce qui concerne les limites, il est pertinent de noter que les technologies qui ont déclenché l'exploitation du pétrole et du gaz de schistes en sont encore aux premiers stades du développement technique, contrairement aux technologies plus anciennes que sont l'éolien, le solaire et les batteries. Il est encore possible de décupler la quantité d'énergie qu'un appareil de forage peut extraire des schistes argileux avant d'approcher les limites physiques[83] Cela explique en partie pourquoi, au cours de la dernière décennie, le pétrole et le gaz de schiste ont augmenté 20 fois plus la production énergétique américaine en comparaison du vent et du soleil réunis[84]. -
Boeing is totally redesigning the flight control system of the 737 Max to deal with a new flaw the FAA uncovered, reports say http://www.businessinsider.fr/us/boeing-redesign-737-max-flight-control-faa-new-flaw-reports-2019-8 Boeing est en train de redessiner complètement le système de commandes de vol du 737 Max pour remédier à une nouvelle faille découverte par la FAA, selon les rapports
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scaf FCAS SCAF et connexes (NGWS, drone FCAS - DP etc.)
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de prof.566 dans Europe
European FCAS fighter to be optimised for carrier ops https://www.janes.com/article/90221/european-fcas-fighter-to-be-optimised-for-carrier-ops -
"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
La loi de Moore appliquée de travers Face à toutes les réalités évoquées plus haut concernant les technologies vertes, les passionnés de la nouvelle économie de l'énergie estiment néanmoins que de véritables percées sont encore à venir, voire qu’elles sont inévitables. C'est qu’ils supposent que les technologies énergétiques suivront la même trajectoire que celle de l'informatique et des télécommunications ces dernières décennies. Le monde verra l'équivalent d'un Amazon ou d’un "Apple de l'énergie propre"[70]. Cette idée est séduisante en raison des progrès stupéfiants des technologies du silicium, que si peu de prévisionnistes avaient anticipés il y a quelques décennies. C'est une idée qui rendrait sans objet toute mise en garde selon laquelle éolien, solaire et batteries sont trop coûteux aujourd'hui - une telprudence devrait être considérée comme insensée et à courte vue, comme l'affirmation vers 1980 que le citoyen moyen ne serait jamais en mesure de se payer un ordinateur. Ou encore comme dire en 1984 (l'année où le premier téléphone cellulaire au monde a été mis sur le marché), qu'un milliard de personnes posséderaient un téléphone cellulaire, alors qu'il coûtait à l’époque 9 000 $ en monnaie d’aujourd’hui. Il s'agissait d'une "brique" d’un kilogramme avec une autonomie de 30 minutes. Les smartphones d'aujourd'hui sont non seulement beaucoup moins chers, ils sont encore beaucoup plus puissants qu'une unité centrale IBM de la taille d'une pièce d'il y a 30 ans. Cette transformation est due au fait que les ingénieurs ont constamment réduit la taille et le besoin en énergie des transistors et, par conséquent, ils ont pu doubler leur nombre par puce environ tous les deux ans. C’est la loi de Moore, du nom de Gordon Moore, cofondateur de Intel. L'effet conjugué d’un tel progrès a effectivement provoqué une révolution. Au cours des 60 dernières années, la loi de Moore a vu l'efficacité de l'utilisation de l'énergie par les processeurs logiques s'améliorer de plus d'un milliard de fois[71]. Mais une transformation similaire dans la façon dont l'énergie est produite ou stockée n'est pas seulement improbable ; elle ne peut se produire avec la physique que nous connaissons. Dans le monde des personnes, des voitures, des avions et des systèmes industriels à grande échelle, l'augmentation de la vitesse ou de la capacité de charge entraîne l'augmentation et non la réduction de la taille du matériel. L'énergie nécessaire pour déplacer une tonne de personnes, chauffer une tonne d'acier ou de silicium, ou faire pousser une tonne de nourriture est déterminée par des propriétés de la nature avec des limites fixées par les lois de la gravité, de l'inertie, du frottement, de la masse et de la thermodynamique. Si les moteurs à combustion, par exemple, avaient connu le même genre de progrès que les ordinateurs depuis 1971 - l'année où le premier circuit intégré largement utilisé a été introduit par Intel- un moteur de voiture générerait une puissance mille fois supérieure tout en rapetissant à la taille d'une fourmi. Avec un tel moteur, une voiture pourrait voler, et très vite. Si le photovoltaïque progressait suivant la loi de Moore, un seul panneau solaire de la taille d'un timbre-poste alimenterait l'Empire State Building. Si les batteries progressaient suivant la loi de Moore, une batterie de la taille d'un livre, coûtant trois centimes, pourrait alimenter le vol d’un A380 jusqu’en Asie. Mais il n’y a que dans les bandes dessinées que la physique de la propulsion ou de la production d'énergie fonctionne de la sorte. Dans le monde réel, la puissance change avec l’échelle dans l'autre sens. Un moteur de la taille d'une fourmi - qui a été construit - produit environ 100000 fois moins de puissance qu'une Prius. Une antenne solaire photovoltaïque de la taille d'une fourmi (également faisable) produit mille fois moins d'énergie que les muscles biologiques d'une fourmi. Pour obtenir l'équivalent énergétique du carburant d'aviation nécessaire à un avion à destination de l'Asie, il faudrait 60 millions de dollars de batteries Tesla, pesant cinq fois plus que cet avion[73]. Le défi du stockage et du traitement de l'information en utilisant la plus petite quantité d'énergie possible est différent de celui de la production d'énergie ou du déplacement ou du remodelage d'objets physiques. Les deux domaines mettent en jeu des lois physiques différentes. Le monde de la logique est fondé sur le simple fait de connaître et de mémoriser l'état binaire d'un interrupteur, c'est-à-dire de savoir s'il est allumé ou éteint. Les processeurs logiques ne produisent pas d'action physique mais sont conçus pour manipuler l'idée des nombres zéro et un. Contrairement aux moteurs qui transportent des personnes, les moteurs logiques peuvent utiliser des logiciels pour faire des choses comme compresser l'information grâce à des mathématiques intelligentes et ainsi réduire la consommation d'énergie. Il n'existe pas d'options de compression comparables dans le monde des humains et du matériel. Bien sûr, les éoliennes, les cellules solaires et les batteries continueront de s'améliorer considérablement en termes de coût et de performance, tout comme les appareils de forage et les turbines à combustion (un sujet qui sera abordé plus loin). Et, bien entendu, les technologies de l'information de la Silicon Valley apporteront des gains d'efficacité importants, voire spectaculaires, dans la production et la gestion de l'énergie et des biens physiques (une perspective également évoquée ci-dessous). Mais les résultats ne seront pas aussi miraculeux que l'invention du circuit intégré ou la découverte du pétrole ou de la fission nucléaire. -
"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
La construction de quantités massives de batteries aurait des implications épiques pour l'exploitation minière L'une des principales raisons de la recherche d'une nouvelle économie de l'énergie est de réduire les inconvénients environnementaux de l'utilisation des hydrocarbures. Bien que l'accent soit mis aujourd'hui principalement sur les effets à long terme présumés du dioxyde de carbone, toutes les formes de production d'énergie impliquent diverses conséquences négatives non régulées inhérentes à l'extraction, au déplacement et au traitement des minéraux et des matériaux. L'augmentation radicale de la production de batteries aura des conséquences considérables sur l'exploitation minière, ainsi que sur l'énergie utilisée pour extraire, traiter et déplacer les minéraux et l'énergie nécessaires au processus de fabrication des batteries lui-même. Environ 60 kilogrammes de batteries sont nécessaires pour stocker l'énergie équivalente à celle contenue dans un kilogramme d'hydrocarbures. [54] Ces réalités sous-jacentes se traduisent par d'énormes quantités de minéraux - comme le lithium, le cuivre, le nickel, le graphite, les terres rares et le cobalt - qu'il faudrait extraire du sol pour fabriquer des batteries destinées aux réseaux et aux voitures[55] Fonder notre avenir énergétique sur les batteries signifie un monde qui extrait des gigatonnes de matériaux supplémentaires[56] Sans parler des gigatonnes de matériaux nécessaires pour fabriquer des éoliennes et des panneaux solaires[57]. Même sans une nouvelle économie énergétique, l'exploitation minière nécessaire à la fabrication des batteries absorbera bientôt le plus clair de la production de nombreux minéraux. Aujourd'hui, la production de batteries au lithium absorbe déjà environ 40 % et 25 %, respectivement de toute l'extraction du lithium et du cobalt[58] Pour fonder l’avenir de l’énergie sur les batteries, il faudrait augmenter l'extraction minière mondiale de plus de 200 % pour le cuivre, d'au moins 500 % pour des minéraux comme lithium, graphite et terres rares, et bien plus encore pour le cobalt[59]. Il y a encore les hydrocarbures et l'électricité nécessaires pour entreprendre toutes les activités minières et pour fabriquer les batteries elles-mêmes. En gros, il faut l'équivalent énergétique d'environ 100 barils de pétrole pour fabriquer une quantité de batteries pouvant stocker l’énergie d’un seul baril de pétrole[60]. Compte tenu de l'hostilité réglementaire à l'exploitation minière sur le continent américain, un avenir énergétique fondé sur les batteries garantit pratiquement que l’exploitation minière augmentera ailleurs et que la dépendance américaine à l'égard des importations s’accentuera. La plupart des mines pertinentes dans le monde se trouvent au Chili, en Argentine, en Australie, en Russie, au Congo et en Chine. Notamment, la République démocratique du Congo produit 70 % du cobalt mondial et la Chine raffine 40 % de cette production pour le monde[61]. La Chine domine déjà l’industrie mondiale des batteries et est en bonne voie pour fournir près des deux tiers de toute la production d'ici 2020[62] Quant à la pertinence pour l’objectif d’une nouvelle économie énergétique, 70 % du réseau chinois est aujourd'hui alimenté par le charbon et ce sera encore 50 % en 2040[63] Cela signifie que, sur la durée de vie des batteries, il y aurait plus de dioxyde de carbone émis associés à leur fabrication que compensé en utilisant ces batteries pour remplacer, mettons, des moteurs à combustion interne[64]. Le passage des moyens de transport personnels des véhicules à combustion interne aux véhicules à batterie est un autre pilier central de la nouvelle économie de l'énergie. On s'attend à ce que les véhicules électriques (VE) non seulement remplacent les véhicules à essence, mais qu'ils servent aussi de stockage de secours pour le réseau électrique[65]. Les batteries au lithium ont finalement permis aux VE de devenir raisonnablement pratiques. Tesla, qui vend maintenant plus de voitures que Mercedes-Benz dans la catégorie de prix supérieure en Amérique, a donné le signal d’une ruée des constructeurs du monde entier pour produire des véhicules électriques attrayants[66], ce qui a encouragé les aspirations bureaucratiques à interdire totalement la vente de moteurs à combustion interne, notamment en Allemagne, France, Grande-Bretagne et, sans surprise, en Californie. Une telle interdiction est difficile à imaginer. Les optimistes prévoient que le nombre de VE dans le monde passera de près de 4 millions aujourd'hui à 400 millions en deux décennies[67] Un monde avec 400 millions de VE en 2040 réduirait la demande mondiale en pétrole d'à peine 6%. Cela semble contre-intuitif, mais les chiffres sont simples. Il y a aujourd'hui environ 1 milliard d'automobiles et elles utilisent environ 30 % du pétrole mondial[68] (les camions lourds, l'aviation, la pétrochimie, le chauffage, etc. utilisent le reste). En 2040, on prévoit environ 2 milliards de voitures dans le monde. Quatre cents millions de VE représenteraient 20 % de toutes les voitures en circulation, diminuant donc d’environ 6 % la demande pétrolière. Quoi qu'il en soit, les batteries ne représentent pas une révolution dans la mobilité personnelle équivalente, disons, au passage du cheval et de la poussette à la voiture - une analogie qui a été évoquée[69] Conduire un VE peut être davantage comparé à changer le fourrage pour les chevaux, fourrage qui sera importé. -
"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
Le problème c'est que la logistique associée à l'hydrogène est extrêmement lourde. Et l'hydrogène n'existe pas dans la nature à l'état libre, c'est un vecteur comme l'électricité. Moi je considère que la meilleure façon de brûler de l'hydrogène c'est d'hydrogéner le carbone ce qui revient à faire des carburants de synthèse, et comme il ne faut pas rajouter de gaz carbonique dans l’atmosphère, je préconise de prendre le carbone dans le gaz carbonique de l'atmosphère, ou aussi dans l'eau de mer qui est un puits pour le CO2 mais dont l'acidité croissante commence à poser des problèmes. Des chercheurs changent l’eau de mer en carburant de synthèse https://www.enerzine.com/des-chercheurs-changent-leau-de-mer-en-carburant-de-synthese/16479-2014-04 -
"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
Il y a déjà des données dans l'étude qui permettent de prendre conscience du problème: Voilà, 50 à 100 kg de matériaux extraits, déplacés et traités pour chaque kg de batteries produite, et ce kg de batterie stocke très peu d'électricité puisqu'il faudrait 1 000 ans de production de la Gigafactory de Tesla, pour fabriquer suffisamment de batteries pour répondre à la demande d'électricité des États-Unis pendant deux jours. C'est pas une technologie pertinente pour gérer l’intermittence des énergies renouvelable, les STEPs semblent plus prometteurs. -
"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
Les batteries ne peuvent pas sauver le réseau ni la planète Les batteries sont un élément central des aspirations de la nouvelle économie énergétique. Cela révolutionnerait en effet le monde de trouver une technologie qui pourrait stocker l'électricité aussi efficacement et à moindre coût que, par exemple, le pétrole dans un baril ou le gaz naturel dans une caverne souterraine[47] Un tel matériel de stockage d'électricité rendrait inutile même la construction de centrales électriques nationales. On pourrait imaginer une OKEC (Organisation des pays exportateurs de kilowattheures) qui expédierait des barils d'électrons dans le monde entier à partir des pays où le coût de remplissage de ces "barils" est le plus bas ; des panneaux solaires au Sahara, des mines de charbon en Mongolie (hors de portée des régulateurs occidentaux), ou les grands fleuves du Brésil. Mais dans l'univers dans lequel nous vivons, le coût du stockage de l'énergie dans des batteries à l'échelle du réseau est, comme nous l'avons déjà mentionné, environ 200 fois plus élevé que le coût du stockage du gaz naturel pour produire de l'électricité quand il est nécessaire[48] C'est pourquoi nous stockons, à un moment donné, l'équivalent de mois de consommation énergétique nationale sous forme de gaz naturel ou de pétrole. Le stockage par batterie, c’est tout autre chose. Voyez Tesla, le fabricant de batteries le plus connu au monde : 200 000 $ de batteries Tesla, pesant ensemble plus de 9 tonnes, sont nécessaires pour stocker l'équivalent énergétique d'un baril de pétrole[49] Un baril de pétrole pèse autour de 130 kg et peut être stocké dans un baril à 20 $. Telles sont les réalités des batteries au lithium d'aujourd'hui. Même une amélioration de 200 % de l'économie et de la technologie sous-jacentes des batteries ne comblera pas un tel écart. Néanmoins, les décideurs politiques en Amérique et en Europe adoptent avec enthousiasme des programmes et des subventions visant à accroître considérablement la production et l'utilisation des batteries à l'échelle du réseau électrique[50] Des quantités stupéfiantes de batteries seront nécessaires pour maintenir sous tension les réseaux nationaux, et l'extraction minérale requise pour obtenir les matières premières sous-jacentes serait énorme. Pour les États-Unis du moins, compte tenu de l'endroit où les matériaux sont extraits et où les batteries sont fabriquées, les importations augmenteraient radicalement. Voici une perspective sur chacune de ces réalités. Combien de batteries faudrait-il pour éclairer la nation ? Un réseau entièrement basé sur le vent et le soleil nécessite d'aller au-delà de la préparation à la variabilité quotidienne normale du vent et du soleil ; cela signifie aussi se préparer à la fréquence et à la durée des périodes où il y aurait non seulement beaucoup moins de vent et de lumière solaire combinés, mais aussi pour les périodes où il n'y aurait ni de l’un ni de l’autre. Bien qu'elle soit rare, une telle combinaison d'événements - couverture nuageuse continentale de jour sans vent important nulle part, ou nuit sans vent - s'est produite plus d'une douzaine de fois au cours du dernier siècle - de fait, une fois par décennie. Dans ces cas-là, un réseau éolien/solaire combiné ne pourrait pas produire même une fraction infime des besoins en électricité du pays. Il y a également eu de fréquentes périodes d'une heure pendant lesquelles 90 % de l'approvisionnement national en électricité aurait disparu[51]. Alors, combien de batteries seraient nécessaires pour stocker, disons, non pas deux mois, mais deux jours d'électricité pour le pays ? L'usine Tesla "Gigafactory" de 5 milliards de dollars au Nevada est actuellement la plus grande usine de fabrication de batteries au monde[52] Sa production annuelle totale pourrait stocker trois minutes de la demande annuelle d'électricité aux États-Unis. Ainsi, pour fabriquer une quantité de batteries permettant de stocker l'équivalent de deux jours de demande d'électricité aux États-Unis, il faudrait 1 000 ans de production de la Gigafactory. Les défenseurs de l'éolien et du solaire proposent de minimiser l'utilisation de la batterie avec des lignes de transmission extrêmement longues, en faisant remarquer qu'il y a toujours du vent ou du soleil quelque part. Bien que théoriquement réalisable (quoique pas toujours vérifié, même au niveau géographique national), la durée de transmission nécessaire pour atteindre un endroit "toujours" ensoleillé et venteux pose également d'importants problèmes de fiabilité et de sécurité. (Et le transport d'énergie sur de longues distances par fil est deux fois plus coûteux que le transport par pipeline)[53]. -
Non il a dit dépasse 5 millions, en fait 10% de 400 millions pour le chantier de rétrofit des 10 F1 ça fait 40 Millions soit 4 millions par avion mais pour l'antenne du Radar seulement...
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Il n'y a pas plus de raisons de changer leurs antennes PESA que pour les autres. Par contre si la modif de cablâge et de circuit de refroidissement F4.2 avait été définie au moment du rétrofit cela aurait valu le coup/coût de les passer au nouveau standard. Parce que on était sur un chantier où de toute façon on désossait l'avion et où le coût supplémentaire de la modif était petit à coté du coût général du chantier.
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De toute façon ils ont été condamné à la peine de mort.
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Le Monde en 2030 - Rapport de la CIA
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
4 Geopolitical Trends To Watch In 2019 https://oilprice.com/pdfs/4_Geopolitical_Risks.pdf 4 Tendances géopolitiques à surveiller en 2019 Traduction La quête de domination mondiale de la Chine, les guerres commerciales et la militarisation du GNL qui en résulte, les premiers signes d'instabilité dans le Royaume royal saoudien et une vague mondiale de populisme - voilà les quatre bombes géopolitiques que les investisseurs ne peuvent absolument pas se permettre d'ignorer. Nous ne parlons plus de crises de réfugiés et de menaces transnationales - nous parlons d'une guerre froide. Il s'agit d'une refonte complète de l'ordre mondial. Jamais dans l'histoire récente, la présence mondiale des États-Unis n'a été aussi menacée. C'est le siècle de la Chine - et tout tourne autour de Pékin - même la vague de populisme de l'Amérique latine, et même les idées folles du prince héritier saoudien en matière de commerce. 1 Initiative de la ceinture et de la route en Chine : Là où la domination mondiale devient réelle La guerre tarifaire qui a commencé à bouleverser les marchés en 2017/2018 est beaucoup plus profonde que la fabrication et le commerce équitable américains, même si le président américain ne le sait pas. En fin de compte, il s'agit d'endiguer une Chine qui recherche la domination technologique mondiale et la chaîne d'approvisionnement la plus importante et la plus fluide que le monde n’ait jamais connue, sous la forme de l'initiative Belt and Road et du plan " Made in China 2025 ". Vers la mi-2018, il était clair qu'une guerre froide se préparait. Fin 2018, Washington avait déjà qualifié la Chine de menace pour la sécurité nationale. Et c'est précisément ce à quoi a finalement abouti la décision américaine de se retirer du traité sur les missiles INF avec la Russie : Bien que la Russie ait longtemps profité du traité, la décision de Washington se débarrasse des restrictions et permet aux Etats-Unis de se préparer à un renforcement militaire contre la Chine. Les initiatives de la Chine sont réalisables parce qu'elle a des entreprises d'État qui font ses appels d'offres stratégiques, alors que l'Occident est désavantagé parce que ses grandes entreprises ne sont pas stratégiquement redevables aux intérêts de l'État. Selon la Banque mondiale, le fait que ce plan englobe un tiers du commerce et du PIB mondiaux et qu'il concerne plus de 60 % de la population mondiale montre qu'il s'agit de la plus grande menace pour l'ordre mondial. Il s'agit d'une domination du marché mondial, clairement et poignamment définie. Plus précisément, l'initiative Belt Road Initiative (BRI) vise à relier la Chine à environ 65 pays qui, ensemble, représentent plus de 30 % du PIB mondial et détiennent 75 % des réserves énergétiques mondiales connues. La Chine investit des milliards de dollars en investissements pour y parvenir, et cette formidable puissance douce gagne des cœurs et des esprits dans le monde entier. Une fois que cela sera solidifié, nous aurons un nouvel ordre mondial, car non seulement cela remodèlera le commerce mondial, mais aussi l'équilibre du pouvoir mondial. La Chine gagnera le conflit de la mer de Chine méridionale en achetant de l'influence et en récompensant les pays qui sont prêts à vendre leur soutien, ou leur silence. Il n'y aura pas de combat contre la victoire de la Chine sans un conflit armé total. Pékin insiste sur le fait qu'il n'y a pas d'aspect géopolitique à l'IRB, qu'elle ne cherche pas à changer sa politique de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et qu'elle ne cherche pas l'hégémonie ou la domination. Malgré tout, c'est exactement ce qui se passera, qu'il s'agisse ou non d'une politique fondée sur les résultats. Ce changement de pouvoir a été favorisé par une série d'erreurs de politique étrangère de la part des États-Unis, dont les plus dommageables ont été commises sous les trois derniers gouvernements, ce qui a réduit son pouvoir de persuasion et permis à la Chine de renforcer son influence dans de nombreuses régions stratégiques. Plus que tout autre bouleversement dramatique au Moyen-Orient, celui de la Chine est de loin la plus grande menace pour le statu quo mondial. 2 Guerre commerciale et le GNL comme arme Les tarifs douaniers ne ramèneront pas le secteur manufacturier aux États-Unis et ne serviront pas à créer plus d'emplois aux États-Unis. Tout simplement, cela forcera les entreprises à se délocaliser vers d'autres lieux de travail bon marché (Vietnam, Indonésie, éventuellement Afrique). Ce qu'ils vont faire, c'est armer le gaz naturel liquéfié (GNL). Les faux pas de la politique étrangère de Washington menacent de rapprocher la Russie et l'Iran de la Chine. Et nulle part ailleurs cela n'est illustré plus clairement qu'en ce qui concerne le GNL. La guerre tarifaire a donné lieu à des mesures de rétorsion de la part de la Chine, qui a imposé une taxe de 10 p. 100 sur toutes les importations de GNL américain - et aucun projet de GNL ne vaut quoi que ce soit s'il n'est pas destiné à des acheteurs chinois. Après tout, la plus forte croissance de la demande de gaz naturel vient - et continuera de venir - de la Chine. Pékin comprend, dans ses prouesses de puissance douce, l'importance du GNL comme arme. Sur la scène énergétique, peu de choses sont plus importantes pour les États-Unis sur le plan stratégique que de dominer la scène mondiale du GNL. Un accord avec la Chine avide de gaz aurait aidé à sceller ce destin. Maintenant, tous les accords sont annulés. En fait, au troisième trimestre de 2018, la situation a conduit le principal bailleur de fonds d'un projet géant de GNL en Louisiane à retarder une décision d'investissement finale très attendue. S'ils n'ont pas accès à des acheteurs chinois, le projet n'a pas l'air aussi attrayant. Alors que les États-Unis espèrent se rattraper en concluant des accords avec l'Europe et le Japon - en utilisant des tactiques d'intimidation pour y parvenir - la perte de la Chine sera extrêmement douloureuse. Le coup de grâce de cette lutte armée contre le GNL sera porté à l'Iran. Depuis que le géant pétrolier français Total SA s'est vue contraint de se retirer de son accord pour développer le gisement de gaz naturel iranien de South Pars, la Chine était plus qu'heureuse d'intervenir et de combler ce vide. Une fois que ce système sera mis au point et opérationnel, la perte de GNL américain par la Chine ne sera pas aussi dommageable pour les acheteurs. Le géant du gaz naturel Qatar bénéficiera également de l'escalade de la guerre commerciale, tout comme le Canada et l'Australie. Si les États-Unis perdent du GNL, ils auront perdu l'une de leurs plus grandes armes dans la lutte de pouvoir géopolitique mondiale. Le statu quo mondial peut facilement être déstabilisé par le déplacement des alliances sur le marché mondial du GNL, de plus en plus important. 3 Game of Thrones au Moyen-Orient Tout est permis en Arabie saoudite, et le prince héritier Mohammed bin Salman (MbS) fera n'importe quoi, même contre les avertissements de ses conseillers et experts, pour stabiliser l'économie et financer ses projets toujours plus grandioses. L'influence de MbS a notamment atteint son paroxysme en 2018, à commencer par une " purge " massive de l'élite économique saoudienne qui a été arrêtée et harangée pour financer le plan Vision 2030 de MbS, qui inclut des projets de grande envergure qui ne semblent pas être économiquement viables. MbS a ensuite fait l'objet d'un examen plus approfondi en raison de son rôle apparent dans l'assassinat d'un critique, le journaliste Jamal Khashoggi, qui a mis en danger les relations américano-saoudiennes. Fin 2017 et début 2018, un prince héritier n'a pas hésité à rompre avec la façon de penser de l'ancienne garde ou à briser les tabous saoudiens. Une partie de la raison de l'augmentation du désespoir en provenance de Riyad était le changement de régime à Washington. Là où Obama avait imposé des restrictions sévères aux Saoudiens, Trump les a embrassés de tout son cœur, ce qui a donné naissance à une atmosphère beaucoup plus large, qui a permis à MbS de consolider son pouvoir. La première récompense que Trump a donnée aux Saoudiens a été le retrait de Washington de l'accord nucléaire iranien et son soutien tacite à la guerre par procuration de l'Arabie saoudite contre l'Iran au Yémen. Sous Trump, il y a eu une polarisation beaucoup plus nette des alliances au Moyen-Orient pour et contre l'Iran. Le risque géopolitique lié à la poursuite de l'appui ferme de Washington aux Saoudiens est maintenant plus grand que celui lié à une éventuelle rupture dans les relations américano-saoudiennes. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l'Égypte sont alignés contre le Qatar, dans le cadre de "l'axe" contre l'Iran, que les États-Unis soutiennent pleinement. Le conflit au Yémen échappe à tout contrôle, un conflit qui concerne presque exclusivement les tensions entre l'Iran et les Saoudiens. Aujourd'hui, la Turquie se range définitivement du côté de l'Iran : Un message qu'Erdogan a clairement indiqué dans ses déclarations anti-saoudites sur le meurtre de Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul. Les limites ont été tracées dans le sable et ces acteurs menacent d'entraîner les États-Unis encore plus profondément dans un conflit massif au Moyen-Orient. Peut-être plus menaçant encore, les États-Unis risquent d'être entraînés dans un conflit direct avec l'Iran en Syrie. Seul un retour à des relations plus prudentes avec l'Arabie saoudite pourrait éviter cela. Actuellement, les relations américano-saoudiennes sont liées à l'avenir des prix du pétrole, l'Arabie saoudite ayant repris le contrôle des marchés pétroliers pour compenser les pertes de pétrole iranien subies par les États-Unis. Cela pourrait signifier un niveau élevé d'incertitude dans les prix du pétrole si les relations entre les États-Unis et les Saoudiens se détériorent. La " militarisation " du brut en guise de représailles contre toute négativité de Washington à l'égard du meurtre de Khashoggi ne serait pas une mesure particulièrement sage de la part des Saoudiens. Pousser les prix du pétrole jusqu'à 200 dollars le baril, par exemple, aurait des répercussions sur le marché mondial et probablement une récession mondiale que les Saoudiens ne peuvent se permettre, même s'ils ont désespérément besoin de liquidités supplémentaires. (D'autre part, nous devons toujours tenir compte de l'imprévisibilité sauvage de MbS, qui pensait également qu'une introduction en bourse d'Aramco à hauteur de 2 000 milliards de dollars serait une vente facile). On se ronge toujours les ongles dans les cercles d'investissement chaque fois qu'il y a la possibilité d'un drame royal de haut niveau en Arabie saoudite, qui dans ce cas-ci serait la destitution du prince héritier. Nos sources sur le terrain pensent que c'est peu probable à l'heure actuelle, car à la suite de la purge de l'élite économique saoudienne, MbS est beaucoup trop puissante. Il peut étouffer la dissidence si nécessaire, même lorsqu'elle concerne des membres de la famille. Nous estimons que MbS a perdu une certaine stabilité entre le milieu et la fin de 2018, mais pas assez pour justifier son remplacement. La division du Moyen-Orient a donné une chance à la Russie. La Syrie en a été le tremplin et son influence s'est accrue depuis lors. Elle joue le rôle de courtier en pouvoir en Libye, et elle courtise fortement les alliés américains ailleurs (Arabie Saoudite, Egypte, voire Israël). Ce qu'il fait le plus spécifiquement, c'est de gagner de l'influence qu'il peut utiliser contre Washington quand il en a besoin. En plus de tout cela, la Chine est en train d'acquérir une influence significative au Moyen-Orient, en particulier en Arabie saoudite. L'assassinat de Khashoggi n'a fait que renforcer l'intérêt des Chinois. La Chine ne se préoccupe pas des droits de l'homme et ne les utilise pas comme un outil pour gagner de l'influence, elle cherche aussi à gagner de l'influence en retour de l'investissement plutôt que du profit. Ces deux facteurs font de la Chine un partenaire idéal pour les projets sauvages de MbS qui ne semblent pas financièrement réalisables. 4 La vague de populisme Depuis des années, on parle d'une vague de populisme qui dépasse l'Europe. Mais cette conversation n'était qu'un prélude à la réalité - des États-Unis à l'Europe et à l'Amérique latine. Les soulèvements populistes semblent menacer la démocratie libérale dans le monde entier. On craint de plus en plus que l'histoire ne s'inverse. Les murs sont tombés, maintenant ils remontent dans une vague d'antiglobalisation qui menace de déchirer les marchés émergents. Nous sommes témoins de l'ère de la grave irresponsabilité financière, et ce sera une contagion mondiale. En Italie, un nouveau gouvernement de coalition d'extrême droite a conquis le cœur et l'esprit d'une population fatiguée de vivre sous des mesures d'austérité et lasse de l'Union européenne. Ce gouvernement, très endetté, s'est lancé dans un conte de fées fiscal de promesses qui pourraient infecter le reste de l'Union européenne. Le seul point positif, c'est que le populisme, c'est précisément d'être populaire. Les réductions d'impôt des entreprises de Trump, les dons rêvés de l'Italie à la classe ouvrière, les vagues promesses du Brésil qui feront le bonheur de tous... Ils ne tiendront pas nécessairement toutes leurs promesses, alors d'un point de vue fiscal, les investisseurs espèrent que nous envisagerons surtout des mesures de sauvetage qui donneront l'impression qu'il s'agit d'un combat entre les gens, entre les gens et pour les gens. Pour l'Italie, par exemple, il s'agit de tenir tête à Bruxelles, et le nouveau gouvernement italien a marqué des points significatifs à la fin de 2018 lorsqu'il a poussé de manière belligérante un budget 2019 irréaliste à l'UE, qui l'a sommairement rejeté. Mais l'Italie n'est qu'un des lieux de cette histoire beaucoup plus importante. En octobre 2018, le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro a remporté une victoire au Brésil. Et en juillet, un leader populiste a assumé la présidence au Mexique, avec la victoire d'Andrés Manuel Lopez Obrador. La Chine profite pleinement de l'agitation en Amérique latine, visant à devenir le courtier en puissance suprême ici, suivie par la Russie - tout cela dans la cour arrière des États-Unis. L'extrême-droite "Alternative pour l'Allemagne" gagne également en puissance d'heure en heure et n'est pas au Bundestag, défiant de fait Merkel. En 2017, nous avons vu des victoires parlementaires d'extrême droite en Autriche et aux Pays-Bas. La même année, nous avons vu un parti populiste remporter une victoire décisive en République tchèque. Ensuite, il y a la Hongrie, qui est très loin dans la voie de l'extrême droite, et la Pologne, qui est en train d'attraper la frénésie. Ces victoires enhardiront leurs frères d'extrême droite dans le reste de l'Europe occidentale, et la vague prendra de l'ampleur. -
"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
Les coûts cachés d'un réseau " vert " Les subventions, les avantages fiscaux et les mandats peuvent cacher les coûts réels, mais lorsqu'ils s'accumulent en quantité suffisante, l'effet devrait être visible dans les coûts globaux du système. Et il l'est. En Europe, les données montrent que plus la part de l'éolien et du solaire est élevée, plus le coût moyen de l'électricité du réseau est élevé (Figure 3). L'Allemagne et la Grande-Bretagne, bien avancés sur le chemin des "énergies nouvelles", ont vu les tarifs moyens de l'électricité augmenter de 60 à 110 % au cours des deux dernières décennies[37] La même tendance - plus d’éolien et de solaire et des factures d'électricité plus élevées - est visible en Australie et au Canada[38]. Étant donné que la part de l'énergie éolienne par habitant aux États-Unis ne représente encore qu'une petite fraction de celle de la majeure partie de l'Europe, les répercussions sur les coûts pour les contribuables américains sont moins spectaculaires et moins visibles. Néanmoins, les coûts moyens de l'électricité résidentielle aux États-Unis ont augmenté d'environ 20 % au cours des 15 dernières années[39] Cela n'aurait pas dû être le cas. Les tarifs moyens d'électricité auraient dû baisser, pas augmenter. Voici pourquoi : le charbon et le gaz naturel ont fourni ensemble environ 70 % de l'électricité sur cette période de 15 ans[40] Le prix du combustible représente environ 60 % à 70 % du coût de production de l'électricité à partir des hydrocarbures[41]C’est ainsi qu’environ la moitié du coût moyen de l'électricité américaine dépend des prix du charbon et du gaz. Le prix de ces deux carburants a baissé de plus de 50% au cours de cette période de 15 ans. En particulier, les coûts des fournisseurs pour l'achat de gaz et de charbon ont diminué d'environ 25 % rien qu’au cours de la dernière décennie. En d'autres termes, les économies réalisées grâce à la révolution du gaz de schistes ont considérablement préservé les consommateurs, jusqu'à présent, de hausses tarifaires encore plus importantes. L'utilisation accrue du vent et du soleil impose un certain nombre de coûts cachés liés à la physique qui sont rarement reconnus dans la comptabilité des services publics ou du gouvernement. Par exemple, lorsque de grandes quantités d'électricité sont produites rapidement, de façon répétée et de façon imprévisible, le défi et les coûts associés à l’" équilibrage " d'un réseau (c.-à-d. l'empêcher de tomber en panne) sont grandement accrus. Les analystes de l'OCDE estiment qu'au moins certains de ces coûts " invisibles " imposés au réseau ajoutent 20% à 50% au coût du kilowattheure distribué [42]. De plus, le transfert du rôle des centrales électriques du réseau existantes de la production primaire à la production de secours pour l'énergie éolienne et solaire entraîne d'autres coûts réels, mais non répartis, qui découlent de réalités physiques. L'augmentation du cycle des centrales électriques conventionnelles augmente les coûts d'usure et d'entretien. Elle réduit également l'utilisation de ces actifs coûteux, ce qui signifie que les coûts d'investissement sont répartis sur moins de kWh produits, augmentant de façon arithmétique le coût de chacun de ces kilowattheures[43]. Ensuite, si la part de la puissance intermittente devient importante, le risque de pannes complètes du système augmente. Cela s'est produit deux fois après que le vent se soit calmé de façon inattendue (certains clients sont restés dans le noir pendant des jours dans certaines régions) dans l'État de l'Australie-Méridionale, qui tire plus de 40 % de son électricité du vent[44]. Après une panne totale du système en Australie-Méridionale en 2018, Tesla, avec beaucoup de tapage médiatique, a installé sur ce réseau la plus grande " ferme " de batteries au lithium au monde [45] Pour que l'Australie-Méridionale reste éclairée pendant une demi-journée sans vent, il faudrait 80 parcs de batteries Tesla, les " plus grands " du monde, sur un réseau qui dessert seulement 2,5 millions de personnes. Les ingénieurs ont d'autres moyens d'atteindre la fiabilité : ils peuvent utiliser des génératrices diesel géantes à l'ancienne comme moteur de secours (moteurs essentiellement les mêmes que ceux qui propulsent les navires de croisière ou qui sont utilisés pour la sauvegarde des centres de données). Sans fanfare, en raison de l'utilisation croissante de l'énergie éolienne, les services publics américains ont installé à rythme effréné des génératrices sur le réseau. Il compte maintenant plus de 4 milliards de dollars de génératrices à moteur à l'échelle industrielle (assez pour environ 100 navires de croisière), et beaucoup plus à venir. La plupart brûlent au gaz naturel, bien qu'un grand nombre d'entre eux soient alimentés au mazout. Trois fois plus de ces gros moteurs alternatifs ont été ajoutés au réseau américain au cours des deux dernières décennies qu'au cours du demi-siècle précédent[46]. Tous ces coûts sont réels, sans être attribués aux éoliennes ou aux génératrices solaires. Mais les consommateurs d'électricité les paient. Une façon de comprendre ce qui se passe : gérer des réseaux avec des coûts cachés imposés aux joueurs non favorisés reviendrait à imposer des frais aux automobilistes pour l'usure des routes causée par les camions lourds tout en subventionnant le coût du carburant de ces camions. La question de l'énergie éolienne et solaire se résume à un point simple : leur utilité n'est pas pratique à l'échelle nationale en tant que source principale ou majeure d’électricité. Comme pour toute technologie, il est possible de repousser les limites de l'utilisation pratique, mais cela n'est généralement ni raisonnable ni rentable. Les hélicoptères offrent une analogie instructive. Le développement d'un hélicoptère pratique dans les années 1950 (quatre décennies après son invention) a inspiré une hyperbole généralisée sur cette technologie révolutionnant le transport personnel. Aujourd'hui, la fabrication et l'utilisation d'hélicoptères est une industrie de niche de plusieurs milliards de dollars qui fournit des services utiles et souvent vitaux. Mais on n'utiliserait pas davantage des hélicoptères pour les voyages réguliers dans l'Atlantique - ce qui serait faisable avec une logistique élaborée - qu‘un réacteur nucléaire pour alimenter un train ou des systèmes photovoltaïques pour alimenter un pays. -
Prenons les antennes latérales comme exemple. Pour les installer et les utiliser il faut que le câblage soit adapté et que le circuit de refroidissement passe à proximité. Dès que la définitions de ces éléments est figée on peut prendre la précaution de construire les nouveaux avions avec ces modifications même si les antennes latérales n'ont pas atteint le stade de la production en série. Donc ce sera beaucoup moins cher de les installer sur ces avions que sur ceux qui n'ont pas les modifications, mais cela ne veut pas dire que c'est impossible sur les anciens avions, seulement la France a décidé de ne pas le faire.
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Les explications commencent là: http://www.air-defense.net/forum/topic/15062-spectra-et-ce-que-vous-savez/?do=findComment&comment=742212
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Oui mais elle correspond au besoin de l'IAF, comme elle correspond au besoin de la France. Ces deux pays considèrent la furtivité comme un moyen et pas comme une fin, la furtivité n'est qu'une des composantes de la survivabilité qui elle est une fin et qui peut être obtenue par d'autres moyens.
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Oui ça montre qu'on n'a quand même pas les budget à la hauteur des ambitions qu'on pourrait se permettre et que les 2% du PIB consacré à la défense c'est pour le plus tard possible. Parce que c'est du soft et beaucoup d'essais, sauf si on veut mettre des horloges atomiques dans chaque avion, mais déjà si il y en a dans les AWACS et les E2C c'est pas mal, l'heure peut être propagée dans la nouvelle liaison tactique.
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Mais non il y a des différences physique un peu comme l'aesa et le pesa, on pourrait rétrofitter tous nos Rafale en AESA mais on ne le fait pas à cause du coût, eh bien l'Inde le ferait. Le standard est figé, c'est là que j'ai appris qu'il n'y avait pas le multi statique dedans
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Mais l'A220 est plus petit que le 737 Max c'est l'A321 neo qui est l'équivalent du 737 Max. Seulement l'A220 doit être disponible plus rapidement.
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Non l'IAF veut tous ses Rafale en 4.2 à terme. Ce qui est possible même si la France ne le fait pas à cause du coût. Je rappelle que du point de vue de l'IAF le Rafale 4.2 est supérieur au SU-57 et au J-20 par rapport à son besoin ! En fait il a toutes les qualités que les US prêtent au F-35.
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Oui les partenaires se sont fait entubés et ils se disent que si ils essayent d'en entuber d'autres ça va se voir.
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"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
En plus on peut faire des Steps en bord de mer, voir des îles artificielles qui font Step. Mais ça a des inconvénients pour les riverains, comme les barrages d'ailleurs. Et puis si tu intègre le prix du step dans le coût de l'éolien, il n'est plus rentable du tout. http://transition.wifeo.com/le-concept-de-step.php -
"Nouvelle économie énergétique" : Un exercice de pensée magique
Picdelamirand-oil a répondu à un(e) sujet de Picdelamirand-oil dans Economie et défense
Il a aussi répondu à ma remarque (peut-être par politesse )