Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Pol

Members
  • Compteur de contenus

    944
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    11

Tout ce qui a été posté par Pol

  1. Comme pour toute accusation, il ne suffit pas de le dire et de le répéter, il faut amener des faits qui permettent internationalement de déterminer que le dessein est bien d'éliminer une population précise. Le déplacement forcé d'une population ou les pertes civiles dans une guerre ça n'en fait pas un génocide. On peut entrer dans des crimes de guerre dans certains cas, mais pas la peine de basculer dans les extrêmes. L'obsession de certains à voir systématiquement un génocide dès qu'Israël va tuer des palestiniens est assez ridicule. Cela ne date pas d'aujourd'hui et de la guerre actuelle, on pouvait le voir déjà par le passé. Une simple bombe israélienne qui tombait à Gaza, une intervention militaire avec quelques centaines de morts et on avait déjà droit à "génocide" sur toutes les lèvres. Puis dans le même temps on ales mêmes personnes qui en temps de paix vont vous expliquer comment la démographie palestinienne va prendre le dessus de la démographie israélienne, comment ils vont perdre en cas de guerre, qu'ils ne peuvent rien faire etc, logique pour un génocide... Alors oui le sort des palestiniens n'est pas formidable, oui certains ont une véritable haine des juifs (il suffit de regarder le conflit en Syrie avec ses centaines de milliers de morts et millions de déplacés pour constater le deux poids deux mesures), mais restons mesuré. Si le dessein d'Israël serait de tuer les palestiniens, ils ne s'emmerderaient pas à faire évacuer les zones qu'ils s'apprêtent à bombarder. Oui on peut se plaindre de cette politique, se plaindre du recul du territoire de la Palestine sur le long terme, se plaindre de la colonisation ou des conditions des palestiniens, mais il n'y a rien d'exceptionnel par rapport à d'autres conflits. Quand on regarde l'état des villes en Ukraine, les millions de réfugiés, on va parler de génocide? Quand on dit que les ukrainiens pour avoir la paix doivent céder des territoires aux russes, c'est aussi génocidaire? Oui Israël utilise la force comme tant d'autres actuellement et dans l'Histoire pour obtenir du territoire et imposer ses conditions. S'il y a des pays qui veulent empêcher cela, ben qu'ils aillent faire la guerre à Israël ou qu'ils aillent aider les palestiniens comme les européens aident les ukrainiens. Nous aidons l'Ukraine à empêcher cela, nous accueillons des millions de réfugiés ukrainiens, que fait donc le monde arabe pour les palestiniens? Absolument rien et plus aucun ne veut de réfugiés palestiniens. Dans les discours ils sont tous bien présents, sur les réseaux on a également plein de défenseurs de la cause palestinienne et ils ont toujours le même réflexe, accuser les occidentaux de ne rien faire. Ces gens souvent anti-occidental, souvent à promouvoir un nouveau monde ne critiquent pas les pays arabes, pas les pays africains, sud-américain ou asiatique, non, les "complices" du crime c'est les occidentaux! Ce sont également ceux qui vont vous dire que les ukrainiens doivent céder devant la puissance des russes, qu'ils n'ont aucune chance, que nous perdons notre temps, notre argent, notre énergie à les soutenir. Mais nous ne verrons jamais ces gens réclamer la même chose des palestiniens envers Israël, eux ne doivent rien lâcher, leur obstination à résister est payante dans le temps alors qu'elle est largement pire dans le rapport de force, dans les soutiens réels (pas les discours de principes) des uns et des autres...
  2. En fait les fondamentaux n'ont pas vraiment changé. C'est un peu comme pour une voiture, on peut se dire que ça reste une caisse avec 4 roues, entraîné par un moteur (je passe sur l'ensemble des éléments). On est en effet sur de la simplicité, par contre les numéros "479" et "480" sur les photos, je pense que c'est un peu pour tromper la réalité. Je doute fortement que les ukrainiens parviennent à monter si vite dans l'échelle de la production. Je pense qu'on doit être au mieux aujourd'hui sur 1 missile tous les 15 jours mais ils vont chercher à augmenter la production dans les temps à venir.
  3. On est sur des constructions standardisées comme il doit en avoir des dizaines/centaines et en aucun cas face à un bâtiment "unique". Comme souvent côté russe, on aime très vite se rassurer sur la destruction immédiate (ou à venir) d'une nouvelle menace, un peu comme avec les F-16 qu'ils avaient déjà détruits mentalement avant même qu'ils ne soient en Ukraine. Là c'est un peu pareil, face à la découverte et l'arrivée de ce nouveau missile, le monde pro-russe veut déjà le voir détruit. Si un tel site serait "découvert" via de l'OSINT, cela ne jouerait pas du tout à la faveur des russes, du moins à long terme. Car les ukrainiens agiraient dans l'instant pour tout vider et se relocaliser ailleurs, laissant une frappe ultérieure sans effets. La production serait peut-être perturbé un temps (et encore on est ici sur un site d'assemblage d'éléments qui viennent d'un peu partout) mais continuera ultérieurement. Il est intéressant de voir le développement côté ukrainien de ces capacités de frappes en profondeur qui sont de moins en moins une exclusivité ou un privilège russe. Il ne faudra pas être surpris que dans quelques mois les ukrainiens réalisent quotidiennement des frappes comme le font les russes. Cela fait 1 an environ que les ukrainiens cherchent à accélérer dans ce domaine et on arrive ces derniers temps sur des cycles de productions allant à des échelles plus importantes. Que ce soit le Sapsan qui est un missile allant jusqu'à 500km de portée et emporte 500kg d'explo (comme un SCALP) ou encore le drone FP1 qui a les mêmes caractéristiques que le Shahed, on annonce une production de 100 par jour, mais aussi ce missile lourd qui porte jusqu'à 3000km avec plus d'une tonne d'explo. Nous avons vu et nous voyons bien que la Russie laisse passer pas mal de choses, donc ils pourront très bien surprendre et tout dépend évidemment de ce qui sera produit. Si ces gros missiles se feront à raison de 1 tous les mois ce n'est pas la même chose que 1 (ou plus) par jour. Je reste toujours un peu en recul avec les discours de "production en masse" tant du côté de l'Ukraine que du côté russe De nombreux pays occidentaux investissent dans le drone en Ukraine, ce n'est pas du tout impossible que certains d'entre eux vont aider les ukrainiens à augmenter ces productions. Les mois à venir devront s'observer avec intérêt.
  4. Justement, les méthodes utilisées c'est de forcer les évacuations de zones entières avant de détruire l'infrastructure. S'ils ne feraient pas cela, on compterait les morts en centaines de milliers depuis un moment. Je l'ai déjà dit, mais les israéliens ne frappent pas les habitations car ils estiment qu'il y a des membres du Hamas, les israéliens sont dans une guerre ou ils rendent des zones inhabitables dans le but de faciliter le contrôle militaire de la bande de Gaza et d'amener à une situation (crise humanitaire) ou la communauté internationale souhaitant aider les palestiniens finissent par les faire "sortir". Les israéliens veulent pousser les palestiniens de la bande de Gaza à s'en aller. L'Égypte ferme les portes et de toute façon désormais Israël contrôle également la frontière côté Gaza. Les israéliens proposeront cyniquement (car sans doute aucun pays ne l'acceptera) une sortie de populations sur base humanitaire. Puis il ne faudra pas être surpris de voir par exemple les israéliens ouvrir des "camps" humanitaires loin de Gaza, en Cisjordanie peut-être, mais pourquoi pas en Syrie qui seront ouverts à l'aide internationale pour les palestiniens (qui de toute façon n'auront plus rien). Ces exodes permettront de réduire la population dans la bande de Gaza et de filtrer, d'identifier et reconnaitre ceux qui vont sortir, difficile pour le Hamas de s'en aller. Ceux qui voudront aider les palestiniens devront les accueillir chez eux ou via ces camps. On doit bien comprendre qu'il ne faut pas s'attendre à ce que demain, les israéliens disent "on arrête" et que dans la bande de Gaza, on va "reconstruire" et que le Hamas va reprendre son combat. C'est un processus qui pourrait prendre un petit moment, je ne dis pas que dans 1 an il ne restera plus que 500 000 habitants, mais l'objectif stratégique de toute cette guerre, ce n'est pas juste de donner une bonne claque aux combattants du Hamas, ni de récupérer les otages, il est bien plus profond et large.
  5. Pol

    Ici on cause VCI ....

    Dans une armée en pratique ce genre de reconfiguration ne se fera presque jamais. Vous n'allez pas avoir une armée qui va commander 500 véhicules avec à côté le double de modules (qu'il faudra stocker) pour les adapter à un rôle différent. Au lieu d'avoir 100 engins en version VTT, 100 en version génie et 100 en version SAN, vous finissez par avoir 100 véhicules que vous partagerez avec 300 modules. Mais aucun pays ne fera cela, ils continueront de faire comme on fait partout, on aura 100 engins de chaque qui garderont leur configuration de manière permanente. Là ou c'est intéressant (même si le concept n'est pas nouveau), c'est du côté de l'industriel, il a sa "base" commune sur laquelle il va venir fixer le module (c'est bien pour optimiser la production et l'assemblage). C'est également utile dans des phases de maintenance, ou dans la récupération du module suite à casse/destruction du châssis.
  6. Cela reflète tout de même assez bien cette "bulle" dans laquelle Trump et ses proches sont sur ce dossier, cherchant (à l'instar de Poutine) d'isoler l'Ukraine des européens. Là très clairement les européens amènent directement à Washington le message que l'Ukraine n'est pas seule et surtout qu'un accord passe par des demandes et des exigences autres que celles des russes. Comme je le répète depuis un moment, nous commentons et nous observons des combats qui sont du niveau "section" en faisant comme s'il s'agissait de divisions ou d'armées complètes. Vous avez de petits groupes qui avancent peut-être un peu ici un peu là-bas mais ce n'est aucunement une masse qui avance, ce n'est pas une percée avec derrière des dizaines de milliers d'hommes qui attendent pour s'y engouffrer. Les russes ne sont plus depuis un moment dans ce genre d'opérations d'envergures, on est dans de affrontements locaux qui se font très lentement, par petits groupes sur des points défensifs qui n'ont généralement pas grand chose sur place, tant les drones imposent une forme de "no man's land" sur le terrain. Donc oui, on a peut-être 50 russes qui ont avancés dans un vide défensif localisé. Le problème c'est de regarder une carte (toujours à la loupe) et d'imaginer observer l'avancée de divisions qui iraient réaliser une percée digne de grandes batailles historiques. Je crois que beaucoup n'arrivent pas à comprendre à quel point on commente des combats qui engagent en vérité très peu de volumes de forces mais qu'on continue à en faire des combats qui engageraient des masses considérables. On va dire que les russes ont pris une nouvelle localité, limite qu'on parle d'un effondrement de l'armée ukrainienne alors qu'en fait on avait peut-être 10 ukrainiens dans cette localité et que les russes ont depuis 2 semaines réalisés 3 ou 4 assauts avec l'équivalent de 30-40 hommes. Puis on fera la même chose 300m plus loin. Faut vraiment qu'on comprenne que du côté russe derrière cet effort offensif localisé (en dehors de l'oblast de Donetsk et même là on pourrait encore cibler des points particuliers, ça ne bouge pas), il n'y a pas des divisions ou des corps d'armées russes qui attendent d'exploiter une brèche. Ils fournissent déjà tout leur effort offensif sur un point du front, cet effort amène une progression très difficile et lente, la maintenir au même niveau est déjà compliqué pour eux (en tout cas il ne faut pas compter sur eux pour le dire ainsi, tout va bien). On peut attendre des offensives d'hiver, du printemps, de l'été encore un moment. Les russes ne peuvent tout simplement pas faire mieux que ce qu'ils font en ce moment s'ils ne veulent pas lâcher la pression qu'ils exercent. On est donc sur un système à flux tendu côté russe, qui fonctionne par petits groupes, par petits assauts répétés. Mais tout ce complique dès lors qu'on dépasse des terrains relativement ouverts ou les localités (désertés des habitants) se densifient et ou le défenseur a de nombreux abris et masques. Dès qu'on y arrive, comme à Pokrovsk, ça bloque, peu importe tout ce qu'ils peuvent tirer, des situations ou des villes moyennes fixent les russes pendant des années ne sont pas rares et plus le conflit dure, plus il est vain d'imaginer les russes capables de refaire une avancée urbaine comme à Bakhmut. Même l'encerclement de Pokrovsk est complexe, car il ne faut pas juste se dire que les russes doivent arriver à entourer la ville pour qu'elle tombe en quelques jours, il faut se demander si les russes peuvent tenir le siège à l'arrière de la ville en ayant d'un côté le besoin de contenir ce qui est en ville et de supporter la pression extérieure que les ukrainiens exerceront. Car ce n'est pas des divisions russes qui vont encercler la ville, on parle là de quelques milliers d'hommes sur des km, qu'il faudra maintenir et approvisionner, ce n'est pas juste colorier une carte en rouge sur un blog avec des grosses flèches qui représentent en fait des sections alors qu'on commente cela comme si ça serait les mouvements de l'armée allemande pendant l'opération Barbarossa, là ou une flèche représentait 300 000 hommes et non 30. En 2022, on regardait une carte de l'Ukraine avec une armée russe qui avance sur des centaines de km en direction de villes comme Kiev, Kharkiv et d'autres, un truc qui globalement était assez cohérent de l'image qu'on pouvait se faire d'une invasion par l'armée russe. Plus le temps passe plus on zoom sur la carte au point même qu'aujourd'hui plus d'une fois il m'arrive de devoir dézoomer pour savoir un peu ou je suis. Mais visiblement a ne choque pas, certains continuent d'en faire une tonne quand ils vont voir les russes avancer de 200m dans le champ de blé de Viktor ou lorsqu'ils vont arriver à la cabane de jardin d'Igor après avoir contourner le carrefour de la boucherie du village Dejsoijoso et ses 14 habitations qui est devenu du jour au lendemain "stratégique". On parle ici des points ou ils mettent l'essentiel de leur effort offensif...
  7. La réduction petit à petit des "exigences" russes devrait interpeller un peu plus de monde que ça. Il y a derrière ça une forme de retour à la réalité qui est celle ou les russes comprennent que pour y arriver c'est très compliqué au vue de la situation. Cette guerre coûte cher, pas seulement en vies, les russes concentrent depuis un moment tout leur effort offensif sur l'oblast de Donetsk et ils sont, faut le dire dans un gros bourbier dans lequel ils peinent à avancer sérieusement. Rien que pour prendre Pokrovsk, déjà 1 an qu'ils sont dessus, que dire alors de morceaux un peu plus gros comme le bloc Kramatorsk-Slaviansk. On ne voit pas côté russe une réelle montée en puissance militaire, on sait tous que si le conflit dure, il va durer comme maintenant, une usure qui ne se fait pas que côté ukrainien (car j'ai encore et toujours l'impression que beaucoup font comme si les pertes russes sont sans effets, le puits sans fond. Le fait que Poutine n'a pas réussi (chut!! il ne faut pas le dire ainsi) à atteindre ses objectifs premiers et qu'il semble ne pas pouvoir atteindre rapidement et sûrement ses objectifs secondaires (4 oblasts) doit pousser à faire comprendre que Poutine a besoin d'une victoire qui soit issue de son fait. Le problème des russes, c'est que ça doit faire minimum 2 ans qu'ils attendent Trump à la maison blanche car ils se disent que sans les USA, l'Ukraine ne tiendra pas militairement, donc que la Russie finira par remporter une victoire militaire lui permettant d'imposer ses conditions. Sauf que le grand abandon occidental ne se fait pas comme prévu, il n'y a pas un effet de série qui suit en Europe suite à un lâchage américain de l'Ukraine. C'est encore une fois une erreur russe que de vouloir mépriser les européens en pensant que les américains sont ceux qui décident et que les européens suivent. D'ailleurs Trump a fait exactement la même erreur, pensant que l'aide américaine était la seule qui permettait à l'Ukraine de tenir, donc que les USA en l'arrêtant peuvent imposer ce qu'ils veulent. On a minimisé l'aide européenne (ça continue encore un peu) mais dans les faits Trump comprend qu'il n'est pas tout seul à aider l'Ukraine et que les européens (+ d'autres pays) vont prendre le relais. Voyant dans le même temps un réarmement important en Europe, Trump a changé de stratégie, on est passé d'une aide américaine à des ventes d'armes. Faut pas croire que maintenant qu'il y a des milliards qui arrivent à l'industrie militaire US de la part des européens pour aider l'Ukraine (mais aussi dans le réarmement de l'Europe) que Trump va bloquer ou interdire les ventes pour pousser l'Ukraine à capituler. Poutine comprend sans doute que cette guerre ou le front peut se tenir n'a pas besoin des chars Abrams ou des Bradley américain, mais seulement de drones que l'Ukraine produit globalement chez elle peut durer encore longtemps, même sans les dons de Washington. Les européens peuvent acheter aux américains des armes pour l'Ukraine, ils peuvent toujours donner leurs armes d'origine américaine à l'Ukraine, il n'y a aucun blocage. Les perspectives ou on faisait croire qu'en cas d'arrêt du soutien américain à l'Ukraine reviendrait à laisser l'Europe faire avec sa seule capacité de production sont ce qu'elles ont toujours été, qu'un "espoir" des russes et de leurs soutiens sur une incapacité occidentale à soutenir l'Ukraine sur la durée. Hors comme dit, les besoins militaires ne sont plus les mêmes aujourd'hui qu'il y a 3 ans. Nous ne sommes plus dans le calcul de savoir qui produit le plus d'obus ni à vouloir trouver des chars ou des milliers de blindés. Poutine est prêt à faire un tel accord car il a des doutes sur la suite des événements. Cela ne veut pas dire que les ukrainiens vont reprendre la Crimée en 2 semaines et se retrouver à Moscou la semaine d'après, mais qu'il y a un risque ou les petites avancées actuelles deviennent rares, que d'une situation déjà globalement gelé on en arrive à une situation totalement gelé sans qu'il y ait le moindre effondrement du côté ukrainien. Même si au moment de ce gel, les russes ont plus de territoires qu'actuellement, ils ne seront pas dans une meilleure position pour négocier et Poutine sera dans une situation ou la fin de la guerre risque d'être "non victorieuse". J'entends par là, que politiquement il ne se placera pas comme celui qui aura imposé ses choix à l'adversaire, il sera au même niveau que lui, il ne recevra pas plus qu'il n'a. En soit la guerre ne sera pas gagnée ni perdue elle sera juste terminée. Quand on sait que du côté du Kremlin on veut à tout prix cultiver le culte de la puissance, un tel scénario serait un échec sur la plan intérieur comme sur le plan extérieur. Pour moi cela fait déjà un petit moment que cette guerre continue non pas pour l'intérêt des territoires qui sont conquis au prix de lourdes pertes, mais parce que d'un, Poutine n'est pas en position militaire de l'arrêter seul sans devoir retirer ses troupes, de deux qu'arrêter la guerre sur les positions actuelles ne lui apportera rien de plus qu'il pourrait utiliser pour se mettre une couronne de lauriers sur la tête. Donc il a besoin d'obtenir ce truc en plus en sortant de la guerre quitte à faire une croix sur d'autres ambitions/revendications. Il a également besoin de maintenir les USA de côté
  8. Nous ne sommes pas en guerre, nous soutenons un pays qui fait la guerre. Il faut s'enlever de la tête l'idée que la finalité serait de "gagner" quelque chose en mettant l'aspect financier (comme Trump) comme seul critère. Nous soutenons l'Ukraine pour rendre cette guerre la plus coûteuse possible à la Russie afin de lui faire comprendre que sa voie guerrière n'est pas aussi lucrative et bénéfique qu'espérée. On fait cela pour que demain elle ne recommence pas. On fait cela pour limiter au maximum les gains qu'elle pourrait espérer tirer d'une "victoire" dans cette guerre. Il faut que cette guerre soit au au pire une victoire à la Pyrrhus pour elle, au mieux une défaite (cela ne veut pas forcément dire que l'Ukraine va reprendre tous les territoires dont la Crimée). Il y a une multitude de victoires et de défaites possibles qui dépassent le simple aspect de savoir si on va avoir un groupe russe qui avancera de 200m sur le front. Nous cherchons à éviter de donner la victoire que vous voulez donner à la Russie pour lui ôter l'envie de recommencer, pour que ce pays cesse de regarder certains pays avec des envies de conquêtes. Je l'ai déjà dit, pour Poutine, arrêter le conflit sur les bases actuelles, malgré les gains territoriales, ce n'est pas une victoire et c'est bien pour ça qu'il continue à vouloir encore plus. Cette "logique" ou ça cherche à prendre le bras quand ça tient la main est très dangereuse, elle marque les traits d'une personnalité qui ne va s'arrêter que lorsqu'on lui posera très clairement un mur devant lui. Toi, comme d'autres, tu penses "régler" le conflit en donnant aux russes ce qu'ils veulent (et même plus) sans comprendre que tout ce que tu fais, c'est donner du temps, de l'énergie pour recommencer demain. La Crimée en 2014, on l'a présentait comme "particulière" pour les russes, on prétextait que c'était son accès aux mers chaudes, que sa base navale "justifiait" sa conquête. Puis presque en même temps on voyait les russes chercher à prendre le Donbass mais ne s'étant pas trop préparé à cela et ne voulant pas l'assumer (comme pour la Crimée avec ses petits hommes verts au passage) de peur de voir l'occident réagir, on est parvenu à cessez-le-feu. Est-ce que le Kremlin a été rassasié de tout cela? Est-ce que cela a amené la paix? On en est ou aujourd'hui? On va me faire croire que la Russie en février 2022 ne cherchait pas à prendre plus que les 4 oblasts qu'elle revendique actuellement? Déjà certains osaient affirmer au tout début que la Russie ne fait pas la guerre pour annexer l'Ukraine alors qu'aujourd'hui on a l'impression qu'il n'y a plus que ça qui compte... Alors oui, vous avez raison, donnons à la Russie ses 4 oblasts, donnons lui cette victoire comme ça l'Ukraine aura la paix. Mais cédons aussi à ses exigences, démilitarisons l'Ukraine et empêchons la d'entrer dans l'Otan, je suis convaincu que les russes réclament cela dans le seul but de garantir la paix et non dans le dessein de se faciliter la tâche pour plus tard...
  9. Quand c'est la Russie, le mot d'ordre est "relativisons"
  10. Il s'agit très clairement d'un acte intentionnel dont on ne mesure pas pleinement l'intérêt et le destinataire. Mais je vais le répéter comme je le fais depuis des années, ceux qui dirigent la Russie sont des nostalgiques de l'URSS, ils ont encore dans leur tête les frontières de l'URSS et une admiration de cette époque. Ils continuent de se rêver en la deuxième superpuissance mondiale du même niveau que les USA, continuant dans sa politique étrangère une forme de guerre froide ou elle représente l'opposition et un contre modèle de l'occident. L'URSS a disparu sur la carte, mais les hommes et les femmes soviétiques en 1991 continuent d'exister. Combien de fois dans le conflit ukrainien on a vu le drapeau de l'URSS sur des blindés, des patchs ou ailleurs côté russe? L'URSS symbolise un passé ou la Russie était au sommet de sa grandeur, de sa puissance, de son influence. Beaucoup n'acceptent pas la nouvelle réalité et je pense que la conquête de l'Ukraine est en réalité le fruit de cette inacceptation.
  11. Cet entretien c'est une manière pour Trump la conséquence de son ultimatum permettant ainsi de donner l'illusion que Poutine est venu à lui sous la pression. Pour Poutine c'est comme d'autres l'ont déjà mentionné, un moyen d'aller s'afficher avec Trump, de le caresser dans le sens du poil dans le seul but de l'isoler des européens et des ukrainiens. Les discussions devaient être côté Trump " je veux que vous fassiez la paix rapidement" et du côté de Poutine "nous le voulons également, voici nos conditions et nous ne cèderons rien". Je pense que Trump voulait imposer des choses ou tendre des carottes et qu'il a très bien compris qu'en face ça reste sur ses positions. Rien que l'arrivée avec des avions militaires alignés au sol ou d'autres (dont un B2) survolant Poutine, du genre à chercher la petite pression... Bilan, une superbe réunion productive qui va dans le sens de la paix ou tous les deux sont d'accord pour y arriver au plus vite. Il n'y a plus qu'à appeler Zelensky en lui disant d'accepter les conditions russes. 3 heures que ça a duré, entre la mise en place, les petites pauses diverses et variés, la nécessité permanente de traduire (toute discussion prennent 2 fois plus de temps), au final il y a peut-être 1h d'échanges. Si derrière en plus ça a parlé des élections américaines et d'autres trucs pour flatter Trump, rien de fou. Les ukrainiens sont vraiment des idiots, on ne leur a pas appris à perdre rapidement une guerre à l'école? Déjà que du côté russe on ne leur a pas appris à en gagner une rapidement, nous ne sommes pas aidé pour arriver à la paix. L''absence de questions libres par les journalistes (alors que c'était envisagé comme à chaque fois...) au moment de la conférence de presse, l'annulation de l'entretien avec Poutine montrent déjà le malaise côté russe à assumer et à se confronter de l'opposition, de la contradiction. Avant guerre Poutine se serait prêté à ce jeu. Il est bien plus simple en Russie de laisser Poutine parler tout seul et de choisir les questions. Mais le plus intéressant c'est bien l'annulation du diner. Si la question journalistique peut d'une certaine façon s'expliquer, l'annulation du repas beaucoup moins, surtout si tout se serait très bien passé. Publiquement bien sûre tout est super, formidable et on ne laissera rien paraitre, mais ce qui compte c'est justement les coulisses, ce diner fait partie des coulisses qui va conventionnellement marqué une forme de respect, d'amitié, de bonne entente entre un hôte et son invité. D'autant plus que ça fait presque 4 ans que Poutine est isolé en occident, qu'on vante une superbe proximité avec Trump, franchement ce n'est pas en prolongeant la visite pour un repas qui va se refuser, d'autant que ça aurait bien alimenté l'idée (propagande) de la bonne entente Poutine-Trump, notamment en Russie.
  12. Le problème avec la France il est dans l'imaginaire car il est totalement construit par la propagande. Si du temps de notre présence, elle pouvait avoir un certain sens et pouvait vendre du rêve, ça devient de moins en moins le cas et les profits qu'ils en tirent ne sont plus les mêmes. Nous n'avons de toute façon rien à obtenir de ce pays aujourd'hui, nous n'avons rien à perdre. La seule chose qu'on va observer ce sera une lente évaporation de cette propagande devant des espoirs de prospérités, de sécurités et d'autres choses qui ne se réalisent pas.
  13. En fait il faut bien comprendre que dans ces pays, on pense différemment de chez nous. Dès que des officiers ont une influence, ont des armes, ils finissent par convoiter le trône. Car bien souvent il suffit parfois de seulement quelques centaines d'hommes pour y arriver. Ce n'est pas pour rien qu'on observe tellement de putsch. Pas pour rien que bien souvent dans ces pays on va chercher un protecteur "étranger". Les pouvoirs civils comme militaires sur place n'ont pas confiance en leurs propres hommes, tout peut très vite se retourner. Parfois on assiste carrément à la création d'une forme dynastique du pouvoir, les officiers proches, comme ceux qu'on va retrouver dans les gardes nationales vont être de la même famille, mais même là on se regarde de travers. Ainsi pour gagner la confiance on va faire de quelques officiers "proches" de gros privilégiés avec de gros avantages (pour les acheter) au détriment de tous les autres qui vont se sentir lésés, marginalisés par un "camp présidentiel". Vouloir être "le roi" est un truc qui bien souvent défie toute logique tant il est dans l'intérêt personnel. Dès qu'ils peuvent avoir l'opportunité d'être le calife à la place du calife, ils y vont, même si derrière c'est le bordel, parfois même ils profitent du bordel pour se lancer et pour se justifier.
  14. Ils veulent surtout justifier une répression intérieure pour nier l'existence d'une opposition ou de divisions. Faire passer cela pour une action "étrangère" permet de maintenir le peuple dans l'illusion. Ce français c'est un type connu qu'ils sont allés chercher pour encore une fois nous faire passer pour les "ennemis". On répète le même refrain anti-français sur lequel on cherche à capitaliser un soutien populaire. Mais ne nous y trompons pas, au sein même de l'armée, ces arrestations ne sont pas sans effets sur le moral, les sentiments et d'autres choses. Le bouc émissaire français va marcher pour la population et les réseaux sociaux, pas pour les militaires qui comprennent et observent une sanctuarisation du pouvoir. Ce pays s'enfonce dans une dictature qui cherche à éliminer toutes les oppositions existantes et possibles. Agir ainsi, c'est se faire de nombreux ennemis... En attendant
  15. C'est bon, OSS117 va le faire libérer
  16. Tout ce qui se fait peut se défaire et inversement. Mais les russes ne sont pas du tout dans une telle perspective. Ils sont toujours dans une logique ou ils n'ont rien à donner. On est dans cette logique du "ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable". Sauf qu'à Moscou, l'échec pour atteindre des objectifs initiaux (qui restent encore bien dans la tête de la classe dirigeante) les ont amenés à s'embourber pour des objectifs secondaires (les 4 oblasts).
  17. Je ne fais pas d'exagération, je constate que certains s'évertuent tous les jours à trouver de la réussite aux russes pour mieux dormir la nuit et recommencer le lendemain. Certains semblent continuer encore aujourd'hui à croire que les sanctions sont un embargo total de la Russie et imagine que chaque transaction de tout et de n'importe quoi revient à "contourner" les sanctions. Les usines chinoises fournissent autant d'éléments pour les drones que la Russie fait chez elle que pour ce que l'Ukraine fait chez elle, c'est normal, car l'essentiel de ces choses sont du domaine "grand public". Je savais à 100% que tu allais citer ce seul pays et rien d'autre. L'Inde fait actuellement son bras de fer avec les USA, on verra la finalité de l'histoire. Je vais répéter, l'aide à l'Ukraine dans la plupart des pays en Europe a augmenté cette année par rapport aux années précédentes. Les commandes et les livraisons pour l'Ukraine sont toujours en cours un peu partout, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de grandes annonces tous les jours qu'il faut dans son coin se dire que rien n'est fait. Rappelons que la France a une politique qui vise à ne pas révéler le détail de ce qu'elle donne ou de ce qu'elle achète pour ne pas amener de l'information aux russes. Cette attitude est de plus en plus rejointe par d'autres pays européens. Les belles listes ou on savait presque au détail le nombre de cartouche, ça ne se fait plus. La France n'est pas le seul pays du monde qui aide l'Ukraine, on ne le répètera jamais assez, faut arrêter de faire du cas par cas afin de chercher à diminuer l'impact, les effets ou pour se rassurer une nouvelle fois sur le fait que l'Ukraine va perdre car on est des incapables devant la prodigieuse Russie qui envisage de porter le slalom entre les sanctions aux JO. N'est-ce pas la France qui il y a quelques semaines a annoncé ouvrir en Ukraine une ligne de production de drones? https://www.ladepeche.fr/2025/06/10/decryptage-guerre-en-ukraine-renault-en-premiere-ligne-dans-la-bataille-des-drones-pourquoi-cette-decision-serait-lourde-de-consequence-12750142.php Et puis sinon ou peut voir la version améliorée du Lancet made in germany (Ils en produisent déjà 1000 par mois, soit plus que le nombre de lancet produits en Russie.) et vont en produire en Ukraine. https://helsing.ai/fr/newsroom/helsing-va-produire-6000-drones-hx-2-supplementaires-pour-l-ukraine Ou encore les américains (qui derrière les discours de Trump sont loin d'être hors jeux). Comme pour les drones allemands, avec de plus en plus d'IA https://www.ladepeche.fr/2025/07/30/guerre-en-ukraine-les-etats-unis-vont-livrer-33-000-kits-de-drones-intelligents-a-kiev-une-aide-militaire-jugee-sans-precedent-12851770.php https://www.ladepeche.fr/2025/07/28/guerre-en-ukraine-un-milliardaire-americain-va-livrer-des-centaines-de-milliers-de-drones-intercepteurs-a-kiev-12848119.php Je pourrai ajouter des pays secondaires: https://fr.businessam.be/programme-de-drones-ukraine-financement/ (pays-bas) https://thedefender.media/en/2025/06/ukraine-denmark-signed-joined-production/ (Danemark) https://www.theguardian.com/world/2025/jun/23/zelenskyy-calls-russia-iran-and-north-korea-a-coalition-of-murderers (GB) Bref on constate bien ces derniers mois qu'il y a un gros effort qui se fait au niveau des drones pour l'Ukraine, pas de fournir quelques centaines d'exemplaires ici ou là de manière quasi symbolique, mais bien plus. Il faut donc s'attendre à voir dans les temps à venir un réel gain dans ce domaine du côté ukrainien et il ne sera pas du tout impossible que dans 1 an l'Ukraine capable de balancer elle aussi tous les jours des centaines de drones sur la Russie. Vu ce qu'on voit un peu partout, l'augmentation des budgets ne visent pas à faire cohabiter l'ancien avec le nouveau, il vise à rattraper le remplacement (souvent retardé) de l'ancien pour dans un deuxième temps obtenir une augmentation capacitaire. Combien de fois depuis le début du conflit nous avons assisté à des dons de matériels/munitions en service dans des armées avec en parallèle l'achat de matériels neufs qui vont les remplacer dans 1, 2 ou parfois 3 ans ? L'Europe se réarme face à la menace russe, le soutien à l'Ukraine ne va pas s'éclipser comme vous l'espérez. Dans les 150 milliards de l'UE qui servent à certains pays, c'est pour se réarmer, mais aussi pour aider l'Ukraine. Il va bien falloir comprendre que nos aides ne reposent pas sur les vieux stocks qu'on dispose à l'image de ce que fait globalement la Russie. Chez nous on est dans un système ou on donne des matériels d'occasion en service dans nos armées qu'on va remplacer par des matériels neufs (idem pour les munitions). Il existe également de nombreux achats de produits neufs pour les ukrainiens. Oui c'est vrai certains disaient déjà il y a 3 ans que les trucs mettront 2 ans à être livré que ce sera déjà la fin de la guerre, pourtant la guerre est toujours là et la Russie n'a rien montrée d'exceptionnelle dans sa capacité industrielle qui devrait nous rabaisser. On lui enlève ses drones shahed et on fait bien entendu abstraction de la RH (qui ne se produit pas en usine), ben franchement on se demande ou on peut voir cette production qui est sensé nous faire passer pour des incapables. Mais encore une fois tu recherches des blocages, des limites pour ton propre plaisir. Nous ne décalons rien de notre côté, nous avons augmenté la capacité de production, nous avons le potentiel d'augmenter encore cette capacité si d'autres clients commandent, mais les canons destinés à l'Ukraine comme à d'autres sont sur un échéancier, on ne va pas le bouger comme on veut. Un client est libre d'accepter de céder ses places sur le planning pour favoriser l'Ukraine, ce sera le choix du client par notre diktat. Comme les russes n'est-ce pas ? Mais pour lequel des deux ça doit être le plus surprenant ?
  18. Ben c'est tout le problème d'une guerre ou il y n'a pas un déséquilibre des forces ou de grosses défaites militaires. La réalité, tout le monde le sait, c'est que les ukrainiens pourraient demain lâcher par exemple la Crimée et une partie du Donbass (celle occupée par les russes) si en face on ferait également des concessions. Mais en face on veut le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière. Les russes pourraient céder l'oblast de Zaporizha et de Kherson en demandant à ce que l'Ukraine et la communauté internationale reconnaissent la souveraineté russe sur la Crimée et la partie du Donbass, officialisant ainsi une annexion. Tu crois que les ukrainiens vont dire "non" à cela? Pourtant on est dans un accord donnant-donnant, gagnant-gagnant ou perdant-perdant mais un accord ou les deux parties font des concessions pour avoir enfin la paix. Pour la Russie, la question n'est même pas de savoir s'ils font des efforts, car ils continuent de vouloir un accord ou ils sont les gagnants et ou les ukrainiens sont les perdants, ils cherchent une forme de capitulation. Ils réclament plus qu'ils n'ont actuellement et ils ne comptent rien donner. La posture ukrainienne qui est de ne rien céder est une posture morale d'un pays envahi. Ils ne vont pas dire qu'ils s'en foutent de libérer X ou Y zone du pays, car cela amènera forcément une forme de division, d'abandon qui serait globalement néfaste. L'envahisseur c'est la Russie, c'est lui l'élément déclencheur et c'est lui qui doit amener les éléments nécessaires pour faire accepter une fin de la guerre à celui d'en face. Militairement la Russie n'arrive pas à se positionner (depuis le premier jour) dans une position qui lui permet d'imposer ce qu'elle veut, donc si elle veut la paix, elle peut l'obtenir, en faisant des concessions et cela ne veut pas dire qu'il faut tout céder. Il faut un peu sortir du cliché d'une Ukraine à genoux qui pour obtenir la paix doit donner à la Russie ce qu'elle demande. Oui on sait, les russes sont formidables, ils sont des lumières et tout va très bien pour eux. Les sanctions renforcent le pays, on se demande bien pourquoi ils s'en plaignent et pourquoi ils n'en demandent pas un peu plus. Quels pays et quels produits russes ? Depuis le début du conflit, je lis la même chose. L'Ukraine ne tiendra pas ! Pourtant dans les faits, partout en Europe les budgets augmentent et les perspectives à venir sont loin d'être régressives dans ce domaine. Les ventes d'armes neuves ne se font plus ? La production n'a t-elle vraiment pas été améliorée ? Quand la France donne 400 VAB sur une année, c'est peut-être que derrière la production neuve de Griffon et de Serval va "créer" de l'occasion à donner ? Pratiquement dans tous les pays européens l'aide à l'Ukraine est en hausse. J'ai l'impression que certains aiment se réfugier dans l'idée que nous soyons au bout et que nous ne pouvons pas faire plus afin de se dire qu'enfin l'Ukraine va plier le genou pour le bénéfice plein et entier de la Russie. Pourquoi ? Je ne sais pas. Pour quel intérêt ? Je ne sais pas non plus. Ce qui est totalement contradictoire avec la logique des "caisses sont vides". Plus de budgets aux armées amènent des commandes de matériels neufs qui amènent un remplacement accéléré des matériels, donc ça libère un potentiel de cessions en raison d'une prévisibilité de livraisons à court terme. C'est pareil pour les munitions, la hausse des productions, les nouvelles commandes amènent en plus d'une augmentation des stocks nationaux, un renouvellement des anciennes munitions qui pourront ainsi être données aux ukrainiens. Mais comme je l'ai dit dans l'autre message, aujourd'hui le front se tient avec des drones, dont la plupart sont réalisés par l'Ukraine elle même. Savoir si on a encore des chars ou des canons à donner n'a plus le même intérêt ni la même logique qu'il y a 3 ans. Tout comme on sait très bien que ce conflit ne se fera pas sur celui qui va produire ou tirer le plus d'obus d'artillerie. Ben non, faire une concession, c'est céder des choses qu'on possède et non des choses qu'on ne possède pas et qu'on convoite. Comme en haut de ce commentaire, qu'est-ce que les russes offrent aux ukrainiens pour que ces derniers soient en position d'accepter un accord ? Puis derrière cela, si la Russie ne souhaite pas relancer ultérieurement une guerre contre l'Ukraine, pourquoi refuser son intégration à l'Otan ? Pourquoi refuser une présence occidentale ? Ils ont bien dit que pour la Finlande et la Suède ce n'est pas bien grave, pourquoi donc ça le deviendrait avec l'Ukraine ? Pourquoi Moscou devrait imposer un changement politique à l'Ukraine ? Pourquoi donc vouloir désarmer l'Ukraine ? Au bout d'un moment faut arrêter, les russes ne font pas de concessions, ils ne font qu'adapter leurs ambitions aux limites de leurs moyens.
  19. Mais ce n'est pas Trump qui va signer un accord au nom de l'Ukraine. Je pense que la grande erreur que beaucoup font (notamment côté russe) c'est de croire qu'on peut négocier le sort de l'Ukraine sans les ukrainiens. Le problème de Moscou est encore et toujours de se considérer dans une position "dominatrice" et "victorieuse". Ils ne veulent pas avouer que militairement c'est très compliqué pour eux d'arriver à leurs objectifs (déjà réduits aux 4 oblasts). Pourtant le front est relativement figé, dans une telle configuration un cessez-le-feu se fait sur les positions établies à l'instant T avant de négocier un règlement des litiges par un traité de paix. Mais du côté du Kremlin on cherche à avancer, même en négociant un cessez-le-feu tout en faisant croire qu'il fait des concessions sur les oblasts de Zaporizha et de Kherson. Avec le discours repris en coeur par beaucoup qui va nous répéter que l'Ukraine va s'effondrer, que son armée n'aura bientôt plus d'hommes, que l'armée russe avance inéluctablement, pourquoi donc la Russie devrait négocier quoi que ce soit ? Pourquoi donc Poutine accepterait d'abandonner de reprendre la totalité de 2 des 4 régions qu'il convoite ? Pourquoi faire des concessions si tout va si bien militairement et si le temps joue pour les russes ? La vérité c'est que ça ne va pas bien, que cette guerre ce n'est pas juste se lever le matin en regardant de savoir si les russes ont avancés de 100m, c'est de comprendre que l'effort de guerre pèse sur la Russie, beaucoup d'argent est perdu dans l'armée, beaucoup de pertes, des sanctions, une société qu'on doit maintenir dans son brouillard, des finances qui manquent, un contexte géostratégique défavorable (réarmement de l'Europe, élargissement de l'Otan, perte d'influence, rupture de la dépendance énergétique qu'elle pouvait avoir avant le conflit etc). La Russie n'arrive pas à obtenir des victoires militaire significatives, marquantes, impactantes, qui l'amèneraient à négocier et à imposer ses conditions. Il y a une frustration devant cette réalité. Ce n'est pas comme l'Azerbaïdjan par exemple qui a clairement obtenu et démontré sa supériorité militaire face à l'Arménie. Aujourd'hui ne faisons pas non plus comme si Trump était le seul fournisseur de moyens pour que l'Ukraine puisse continuer la guerre. Bien au contraire il a déjà arrêté de donner, c'est désormais des ventes d'armes, financées par l'Europe, il n'a aucun intérêt à les bloquer. Ne faisons pas non plus comme si aujourd'hui la ligne de front s'effondrerait sans l'approvisionnement d'armes d'origine US. La ligne de front tient presque exclusivement par l'usage massif des drones et non par les Bradleys, les MRAP, les Abrams ou d'autres éléments de ce genre. Si demain il n'y a plus de Patriot, alors oui ce sera un peu plus simple pour les russes de faire passer des missiles ou des drones, mais ça ne va pas faire effondrer le front. L'importance de l'aide européenne il ne faut pas la négliger tout comme il ne faut pas croire que l'ensemble de nos dons d'armements sont des achats faits aux USA. Cette guerre ne peut pas se conclure sans compromis sérieux de la part de la Russie. Avoir moins d'exigences ce n'est pas une concession. Pour ma part je pense qu'un accord est peu probable. Les ukrainiens devront encore lutter un moment, à nous de les aider et à amener ce qu'il faut pour rendre cette guerre de moins en moins "profitable" au Kremlin. Pour se faire, je l'ai déjà dit, notre aide doit changer de nature, c'est bien d'aider l'Ukraine à se protéger des frappes en profondeur, mais il faut fournir massivement aux ukrainiens de quoi frapper la Russie chez elle. Il y a les missiles, mais je pense surtout aux drones. Produisons massivement des drones similaire aux Shahed pour que les ukrainiens balancent autant si ce n'est plus d'engins que les russes. Cela amènera peut-être plus concrètement le Kremlin à accepter un cessez-le-feu sans rien exiger d'autres que l'arrêt des hostilités avant de négocier certaines choses.
  20. C'est assez rare et c'est aussi très souvent contextuel. Comme partout, la population "s'adapte" à la force en présence sur son terrain, peu vont résister, peu vont clairement s'engager pour cette force, beaucoup chercheront le point "je n'emmerde personne pour que personne ne m'emmerde". Du temps ou nous et l'ONU étions sur place, on cherchait à favoriser des rapprochements divers et variés, mais surtout on cherchait à éviter d'avoir ce conflit avec les touaregs et Bamako en plus de la lutte contre les groupes terroristes. Les accords d'Alger devaient amener à une lente normalisation, progressive des relations nord/sud. Mais le pouvoir actuel est je l'ai déjà dit, obsédé (et revanchard) face aux touaregs (problème qui remonte à l'indépendance). Il a tout foutu en l'air pour assouvir son idée de domination du nord. Prenons le cas du GATIA, un groupe de diverses milices locales qui était allié à Bamako, qui était idéologiquement opposé à l'indépendance de l'Azawad et qui de facto s'opposait parfois à des groupes touaregs, on pourrait se dire qu'aujourd'hui on devrait logiquement le voir au côté de l'armée malienne et des russes pour le contrôle du nord? Ben non, ils sont absents, ils sont même souvent les premières victimes. Le 1er décembre 2024, le chef du GATIA, Fahad Ag Almahmoud est assassiné, dans une frappe de drones de l'armée malienne. De nombreux petits chefs du GATIA sont également régulièrement la cible de l'armée malienne pour vanter l'élimination de "responsables" touaregs, normal, la plupart sont connus, l'armée malienne sachant même ou ils habitent, pas étonnant que parfois ils vont te montrer un type isolé qui semble sortir de la maison et à qui on va poser une kalash sur le corps pour prendre une photo afin de faire passe une mission d'assassinat en un acte de combat. Bamako fait cela ailleurs, avec d'autres groupes et d'autres petits chefs qui ne plaisent pas, ceux qui vont avoir une certaine autorité ou comme tu le dis parfois, une ethnie "rivale". On vient buter le chef d'un petit village, quelques notables que la propagande fera passer pour comme "chefs terroriste" Autant dire qu'aujourd'hui, des groupes armés touaregs pro-Bamako ce n'est plus trop ça. La réalité c'est qu'il ne faut pas exagérer, nous sommes tout de même dans un tout autre environnement que ce qui se passe en Ukraine. Les russes cherchant un peu à masquer leurs échecs, leurs pertes derrière cet argument. Par contre il faut sortir de la logique ou ces conflits seraient "simples". La méconnaissance de la situation, accompagnée par un manque de moyens et une forme d'excès de confiance conduit à l'échec. J'avais déjà dit que l'attaque près de la frontière algérienne qui avait vu se faire tuer une cinquantaine de russes et plusieurs maliens était un coup de massue idéologique pour de nombreux africains qui fantasmaient l'efficacité russe. Le territoire malien est immense, comme si déjà la situation à notre départ n'était pas assez contraignante et problématique, l'action de Bamako a complètement élargie le problème et la quantité d'ennemi. Désormais ils doivent gérer le nord avec les touaregs, mais l'action des groupes terroristes s'étend à des lieux qui étaient auparavant dans une zone qu'on peut qualifier de "calme". On retrouve des raids et des actions jusqu'à l'extrême ouest et de plus en plus de pays voisins du Mali, du Burkina et du Niger perçoivent le danger débarquer chez eux. Le retrait de plus de 10 000 hommes de la minusma a créer de nombreux vides sécuritaires, ce n'est pas l'armée malienne qui est venu garnir les trous laissés. On reste encore (ce serai ainsi jusqu'au bout) dans la recherche d'une satisfaction idéologique qui doit servir les intérêts populistes de la junte au pouvoir (gouvernement de transition, souvenons-nous...).
  21. "Dans les jours qui suivent l’embuscade des critiques se sont fait entendre contre le commandement d’Africa Corps. Ainsi, le blogueur militaire et analyste Rybar évoque "un rappel sévère" qui "doit servir de leçon". Selon l’analyste pro-russe "le théâtre africain est trop souvent sous-estimé. La complexité des combats ici est comparable, voire supérieure, à celle des opérations dans la zone de l’opération spéciale" https://www.france24.com/fr/afrique/20250807-un-désastre-le-groupe-russe-africa-corps-essuie-sa-première-défaite-au-mali
  22. Trump a transformé l'aide américaine en vente américaine. On est quand même passer d'une situation ou on imaginait l'Ukraine privée du "fournisseur" américain (et de tout son potentiel industriel) avec des européens incapables d'apporter ce qu'il faut pour soutenir le combat (l'Ukraine ne tiendra que quelques mois...), vers une situation ou les européens peuvent soutenir l'Ukraine en achetant aux américains ce qu'elle ne peut pas produire ou fournir actuellement. On est dans le cadre de l'initiative "Prioritized Ukraine requirements list" (liste des besoins prioritaires pour l'Ukraine): ce mécanisme, initié à la mi-juillet, prévoit que les pays de l'Otan puissent acheter des équipements militaires, prélevés sur les stocks américains, pour les mettre ensuite à disposition de l'Ukraine. Cela se fait sur des "paquets" de 500 millions$ que n'importe qui peut financer. En haut de cette liste (fournie par Zelenski à Trump, rappelons le) il y a actuellement la défense sol-air, on est donc dans une période ou les achats se feront dans ce sens là. Les allemands ont déjà annoncés mettre la main à la poche et il y a un autre paquet à 500 millions qui se finalise entre le Danemark, la Suède et la Norvège. Cette initiative permet un prélèvement quasi immédiat sur les stocks américains, c'est un truc récent et qui ne fait que commencer. Cela fait 6 mois qu'on tergiverse avec Trump, désormais on entre dans une phase de ventes importantes d'armes US pour l'Ukraine, ce n'est pas juste 500 millions. Qu'on le veuille ou non désormais c'est bien l'Europe qui prend le rôle principal dans le soutien à l'Ukraine, peu importe que son aide provienne en partie de fournisseurs étrangers, dont les USA. On ne sera pas "bloqué par nos limites industrielles actuelles ou par nos stocks, il y a bien moyen que Trump soit bien plus ouvert à vendre certaines armes/munitions que son prédécesseur ne l'était dans ses dons. Nous continuons de notre côté à produire et fournir de nombreux équipements européens, on produit aujourd'hui plus d'obus de 155mm en Europe qu'aux USA, nous ne sommes pas non plus totalement dépendant des USA et toutes nos aides à l'Ukraine ne finit pas aux USA. Je ne pense pas qu'aujourd'hui on puisse penser aider l'Ukraine sur le front en allant acheter des chars Abrams par exemple. Il y a 2 ou 3 ans on aurait sans doute penser autrement. De plus en plus d'armes sont produites en Ukraine et souvent par des initiatives européennes. Il faut continuer de soutenir ce qui est en service et s'il y a des secteurs ou il faut acheter aux USA (comme pour les Patriot et certaines munitions), ben faut le faire. On est de plus en plus dans une guerre de drones, les productions tant en Russie qu'en Ukraine semblent y porter bien plus d'importances que pour des blindés. Il suffit de voir ces derniers temps les différentes annonces. L'entreprise US Swift Beat qui annonce il y a un mois un accord pour livrer avant 2026 plusieurs centaines de milliers de drones (dont les intercepteurs...) puis une augmentation en 2026. Le français Renault avec une PME va également ouvrir une ligne de production de drones en Ukraine. Du côté allemand c'est un peu pareil, ouverture d'une usine en Ukraine pour produire des drones à longue portée. On voit qu'après la fourniture presque de drones venant de nos productions en quantité presque symbolique, on pousse l'Ukraine dans une nouvelle dimension industrielle. Car pour l'instant, l'Ukraine va produire des centaines de milliers de drones, peut-être même en millions si on croit ce qui est dit, mais ils sont très simplistes, parfois ça ressemble un peu à du bricolage à échelle industrielle (FPV...). On va voir dans les mois à venir un gain qualitatif du côté ukrainien qui se verra visuellement. Des drones qui vont à plus de 100km seront eux aussi de plus en plus nombreux et la tendance est bien d'amener aux ukrainiens des capacités de frappes en profondeur similaire aux russes. Aujourd'hui on vante la superbe usine de production de drones Shahed en Russie, on évoque les quantités tirés et les défis pour les intercepter, il ne serait pas surprenant que dans 1 an on voit la même chose côté ukrainien. Car je suis quasiment certain que la frappe en profondeur est la 2e ligne de la "liste".
  23. Après sa décapitation politique et les importants coups qu'à reçu le Hezbollah lors de la dernière confrontation avec Israël, le Liban semble prendre enfin la bonne direction. Que la FINUL et l'ensemble de la communauté internationale l'accompagne. https://www.franceinfo.fr/monde/proche-orient/liban/le-liban-prevoit-de-desarmer-le-hezbollah-d-ici-la-fin-de-l-annee_7419715.html
  24. Pourquoi ne pas dans ce cas faire le même genre d'analyse sur les interceptions iraniennes? L'objet de ce conflit, ça se passe du côté iranien, c'est son programme nucléaire. Le point d'attention doit se porter sur lui. On a l'impression que les seules "victoires" qu'on arrive à trouver à l'Iran (même si cette attitude revêt plutôt la recherche de défaites à Israël) c'est d'avoir des missiles qui n'ont pas été interceptés. On pourrait également débattre longuement sur la réalité défensive de l'Iran, cela fait 20 ans qu'on entend que frapper les installations en Iran seraient un véritable défi militaire, que ce serait très dangereux, que l'Iran mettrait toute la région en guerre. Mais dans les faits Israël a montré que ce n'est pas impossible ni très complexe, que ça peut frapper un peu partout dans le pays (ouvrant la voie au raid américain). L'Iran a été bien seul dans cette histoire, on peut s'interroger sur son influence et sa capacité à réellement emmener ses proxys dans une guerre régionale. Faisons la liste des têtes du régime qui ont disparus durant ces quelques jours, ça aussi ce n'est pas anodin. De nombreux moyens militaires iraniens ont été détruits, des sites de productions, de stockages de missiles. On a vu une défense iranienne quasi absente n'ayant tout simplement qu'un drone à mettre à son crédit. Mais je ne te vois pas développer ces sujets comme tu le fais pour les missiles iraniens sur Israël, pourquoi? Les missiles iraniens n'ont en rien amené pareille chose en Israël et il serait bon, aussi, d'amener la même passion, la même recherche sur ce qui a été touché en Iran.
×
×
  • Créer...