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Tout ce qui a été posté par Titus K
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L’Europe peut livrer à la Suisse un remplacement des Patriots retardés dès 2029 https://www.nzz.ch/schweiz/europa-kann-der-schweiz-bis-2029-ersatz-fuer-die-verspaeteten-patriots-liefern-ld.1924867 La Confédération ne sait pas quand les États-Unis livreront les missiles Patriot commandés. Une lacune durable s’ouvre ainsi dans la défense aérienne suisse. La France formule désormais une offre explosive. C’est un petit voyage dans le temps. Retour à la guerre froide. Wolfgang Hoz, 71 ans, descend de voiture sur une colline près de Menzingen, dans le canton de Zoug. Il désigne un missile qui, derrière une clôture surmontée de barbelés, pointe vers le ciel à huit mètres de hauteur. À côté, un ancien radar avec deux grandes antennes résiste aux intempéries. Il s’agit d’une station de défense aérienne désaffectée de type « Bloodhound ». Hoz la connaît bien : il l’a commandée pendant cinq ans pour l’armée suisse. Les systèmes Bloodhound ont été mis en service dans les années 1960 afin de défendre l’espace aérien sur de longues distances. Les missiles pouvaient abattre des cibles à plus de 100 kilomètres. « Pendant la guerre froide, la Suisse disposait probablement de la défense aérienne la plus dense d’Europe », affirme Hoz. Il n’en reste pas grand-chose : en 1999, la Confédération a mis les systèmes Bloodhound hors service sans les remplacer — une décision que Hoz regrette encore aujourd’hui. Sur les six installations, seule celle de Menzingen subsiste. Elle est aujourd’hui exploitée comme musée en plein air classé, avec des visites guidées assurées par d’anciens soldats. « J’étais convaincu qu’il y aurait un système successeur », dit Hoz. Mais cela ne s’est jamais concrétisé. Depuis 1999, la Suisse est dépourvue de protection terrestre contre les attaques aériennes à longue distance — et cela ne changera pas de sitôt. Les attaques aériennes constituent la plus grande menace Comme la Confédération a dû l’admettre mercredi, les systèmes Patriot commandés aux États-Unis sont retardés pour une durée indéterminée. « Nous n’avons aucune information fiable quant à la date et aux conditions de livraison », a déclaré Robert Scheidegger du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). « Nous sommes dans le vide. » Une lacune s’ouvre donc pour des années précisément dans la défense aérienne. Or les attaques de missiles figurent parmi les menaces les plus importantes et les plus réalistes pour la Suisse. Les services de renseignement estiment que la situation sécuritaire pourrait encore se détériorer à partir de 2028. Dans ce contexte, une offre venue de Paris arrive sur la table. Jérôme Dufour est secrétaire général du groupe d’armement Eurosam. Le consortium franco-italien produit le système de défense SAMP/T récemment modernisé, également connu sous le nom de « Mamba ». « Si la Suisse commande aujourd’hui, nous pourrions livrer notre système d’ici 2029 », déclare Dufour à la NZZ am Sonntag. Eurosam pourrait ainsi livrer nettement plus rapidement que les États-Unis. La dernière version de cette coopération européenne est l’un des rares systèmes de défense aérienne capables de rivaliser avec les Patriots et d’engager des cibles à grande distance. Dufour souligne : « Si la Suisse souhaite une solution européenne, indépendante et souveraine — nous sommes prêts et capables de livrer. » L’alternative européenne aux Patriots tire des missiles de haute précision de type « Aster ». Le système est déjà en service en Ukraine et, après quelques difficultés initiales, il a fait ses preuves. Intérêt croissant au Parlement Le système européen SAMP/T est un développement commun des groupes d’armement MBDA et Thales. Les premières unités sont actuellement livrées aux armées italienne et française. De plus, Eurosam a décroché le Danemark comme client majeur. La Suisse avait testé une version plus ancienne en 2019 et connaît donc le système. Dufour met en avant les avantages de l’alternative européenne : « Une unité peut être exploitée par seulement 20 personnes. » Le système américain nécessiterait jusqu’à 90 soldats. Le SAMP/T se distingue également par un temps de réaction très court et peut engager des cibles provenant de toutes les directions. Selon Dufour, il a prouvé son efficacité en situation réelle : « L’Ukraine semble jusqu’ici très satisfaite. » L’offre suscite un vif intérêt au Parlement. « Nous sommes tout au bout de la liste d’attente pour les Patriots », affirme Jacqueline de Quattro, conseillère nationale PLR et présidente de la Commission de politique de sécurité du Conseil national. Elle souligne que le retard américain crée une dangereuse lacune sécuritaire. « Nous devons examiner des alternatives, et l’offre française semble intéressante. » Mathias Zopfi, politicien des Verts et président de la commission correspondante au Conseil des États, se montre plus réservé mais également ouvert : « Je pars du principe que la Confédération examinera cette offre. La situation avec les États-Unis est extrêmement difficile. » 700 millions de francs déjà versés En coulisses, des représentants de tous les partis disent en avoir assez d’attendre les livraisons américaines et préféreraient sortir des contrats Patriot. Mais cela serait compliqué — et surtout coûteux. La Suisse a déjà versé environ 700 millions de francs d’acomptes. Le contrat avec les États-Unis contient certes une clause de résiliation, comme le confirme Armasuisse. Mais l’office ne précise pas combien d’argent pourrait être récupéré. Situation délicate : la Suisse n’a pas commandé directement au fabricant, mais a conclu un contrat avec le gouvernement américain. En cas de retrait, la Confédération devrait donc compter sur la bonne volonté de l’administration Trump. Juridiquement, aucune garantie n’existe. « Si les États-Unis ne peuvent pas livrer dans un délai raisonnable, nous devrions exiger le remboursement », déclare Jacqueline de Quattro. « C’est beaucoup d’argent public, et nous en avons besoin pour la défense nationale. » Certaines idées circulent à Berne : Imputer la somme à d’autres acquisitions en cours aux États-Unis ; Ou la créditer sur l’achat des avions F-35. « Attendre et espérer n’est pas un plan », affirme le conseiller national UDC et pilote militaire Thomas Hurter. Une décision géopolitique majeure Le Conseil fédéral devra bientôt prendre une décision de principe — un choix aux implications géopolitiques importantes. L’Europe a investi massivement pour développer une alternative au Patriot. Si le Conseil fédéral optait pour le « Mamba », ce serait un signal fort concernant la position de la Suisse au sein de l’architecture de sécurité européenne. Mais les États-Unis interpréteraient probablement un retrait comme un geste « inamical ». Les 700 millions déjà versés pourraient être en grande partie perdus. Et en toile de fond demeure le différend douanier : une délégation de Washington s’est récemment rendue à Berne pour transformer un accord provisoire en traité d’État. Selon des recherches de la NZZ am Sonntag, les achats d’armes ont été évoqués à plusieurs reprises lors des négociations tarifaires. Wolfgang Hoz, l’ancien commandant de la station de défense aérienne de Menzingen, continue de croire que les Patriots finiront par arriver un jour. Ce serait presque des retrouvailles : le système américain avait déjà été déployé sur cette colline du canton de Zoug en 2019, dans le cadre de la procédure d’évaluation — tout comme les Français avaient présenté leur « Mamba ». À l’époque, l’armée avait même élargi les virages de la petite route d’accès pour permettre le passage des grands camions. Menzingen est donc prêt — quel que soit le système choisi.
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Europe de la Défense ?
Titus K a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
—> https://x.com/AudrandS/status/2023370716260028763 Sur les remarques du ministre des affaires étrangères allemand Olivier Schmitt Ca va couiner à Paris ("on a le nuke et nous on fait la guerre") mais, outre la tension franco-allemande actuelle que cela révèle, c'est très exactement la manière dont beaucoup d'Européens nous voient: donnant des leçons à tout le monde (surtout s'il s'agit de promouvoir notre industrie) mais incapables du moindre effort significatif (non seulement sur notre budget de défense, mais aussi sur la réalité de l'aide à l'Ukraine). Et avec un RN vendu à la Russie aux portes du pouvoir, pourquoi prêter la moindre attention à ce que dit Paris? Si l'on ne se donne pas les moyens de changer ces perceptions (et ça passe par des investissements concrets majeurs, et donc des arbitrages financiers, pas par des paroles), la réalité est que la France va connaître un déclassement majeur en Europe auquel notre pays biberonné à son image rémanente de grande puissance n'est absolument pas préparé. Dernier point sur l'expérience militaire: pour beaucoup d'Européens, les opérations françaises au Sahel ne sont absolument pas pertinentes face aux enjeux militaires posés par la Russie, et se sont en plus conclues par un échec stratégique. On peut se trouver très forts, mais ce n'est pas une expérience jugée utile et efficace ailleurs... Et ça aussi il va falloir l'entendre. Stéphane Audrand J'ai l'impression qu'une grande partie de la classe politique s'est résignée au déclassement rampant de la France, considérant qu'il serait trop couteux de l'inverser sur le plan électoral. Mais on fera tout en termes de communication, mauvaise foi et déni pour le cacher. Aurélien Duchêne C’est vrai qu’en échangeant avec certains députés sur le décrochage stratégique français en Europe, le discours est passé de « on est plus intelligents, on sait mieux faire, on a la dissuasion » à « de toutes façons on n’a pas les moyens de suivre ». -
D'après le CEMM, les Rafale F1 qui ont passé du temps sous cocon seront quand même les premiers à être retirés https://www.meretmarine.com/fr/defense/entretien-avec-l-amiral-nicolas-vaujour-chef-d-etat-major-de-la-marine-nationale-0 « Nous sommes aujourd’hui dans une grande équation qu’on appelle la trame chasse, c’est-à-dire le renouvellement capacitaire des avions de combat. Cela concerne évidemment le Rafale Air et le Rafale Marine. Nous étions les seuls à avoir des Rafale F1, qui ont été rétrofités. Ce seront les premiers qui sortiront du service et nous travaillons avec Dassault pour savoir exactement quand. Cela dépend d’une étude sur le vieillissement des cellules. Il y a des études papier et des études terrain pour observer véritablement quel avion est capable d’aller plus loin. C’est ce sur quoi on est en train de travailler et on se rend compte qu’on a une capacité à les tirer un petit plus vers la droite », explique l’amiral, qui dit ne pas encore pouvoir répondre à la question de savoir quand, exactement, les premiers Rafale Marine sortiront du service. « Toute l’équation consiste à savoir quel type de Rafale racheter et si l’on achète directement du NGF. La donnée d’entrée de cette équation est de savoir quand les Rafale partiront, puis savoir quel type de production il y a chez Dassault Aviation (au moment où le renouvellement devra être enclenché, ndlr) et troisièmement le calendrier du NGF ». Une réflexion qui intègre également l’évolution du groupe aérien embarqué dans la perspective du porte-avions de nouvelle génération, dont la mise en service est prévue en 2038 : « Aujourd’hui le format de la Marine c’est 41 Rafale. Demain, avec le groupe aérien hybride, est-ce que l’on sera toujours sur 41 Rafale avec des drones en plus, est-ce que c’est un peu moins de Rafale et des drones en plus ? C’est tout cela qu’on est en train d’étudier ».
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Interview de Franck Ferrer, directeur Systèmes, Équipements et Propulsion chez Naval Group, ainsi qu'avec Éric Normant, vice-président de l'activité Véhicules et Systèmes Tactiques chez Thales par Mer et Marine —> https://www.meretmarine.com/fr/defense/naval-group-et-thales-ont-debute-les-essais-de-tirs-de-roquettes-depuis-le-lmp Thales partage l’analyse du besoin technico-opérationnel avec Naval Group -> Premier tir guidé à terre au printemps -> Premier tir mer-mer d'ici la fin de l'année, depuis une FLF ou un PHA probablement, navire tireur et cible en mouvement -> Premier tir d'un module depuis un drone Seaquest d'ici la fin de l'année également Le programme est intégralement financé par les industriels (NG et Thales)
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C'est justement la difference non ? J'ai dit "Crosetto a un problème avec la France, pas "les Italiens ont un problème avec la France". Purement d'un pdv financier, vaut-il mieux une grosse allonge et opérer depuis chez soi, ou déployer plus souvent des avions sur des bases à l'étranger ?
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C'est pas roxel ? Sur leut site ils mettent en avant le propulseur de l'AASM L'infographie —> https://www.roxelgroup.com/produits-et-services/ Et ca : Savoir-faire Exemples de programmes auxquels Roxel participe : • AASM 250 / AASM 1000
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57 Rafale pour l'Indian Navy c'est encore ces fameux escadrons de 19 appareils ?
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Décidement Crosetto a un véritable problème avec la France … dommage, ca pue la haine.
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Groupe Dassault Aviation, fil sur l'avionneur/industriel
Titus K a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
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Comme annoncé par le mindef Francais a l'occasion du Bourget, confirmation que l'Espagne va monter à 20 A400M d'ici à 2029 https://www.infodefensa.com/texto-diario/mostrar/5771358/espana-recibira-otros-seis-a400m-proximos-cuatros-ano-elevara-flota-aviones-hasta-20-unidades Par contre d'après la France c'était 2028 -> https://www.defense.gouv.fr/dga/actualites/bourget-2025-france-lespagne-signent-lettre-dintention-qui-assure-production-da400m-jusqua-fin-2028 La France et l’Espagne ont l’intention d’anticiper la livraison de trois A400M Atlas en 2028 pour l’Espagne et de quatre avions sur 2028-2029 pour la France. Le nombre d’appareils déjà livrés à la France est actuellement de 24 sur une commande totale de 50 avions. Le 25e étant prévu pour être livré fin 2025. La France se félicite de la signature de la lettre d’intention définissant les modalités de pérennisation de la chaine de production A400M Atlas et de la décision de l’Espagne d’anticiper la livraison de trois avions en 2028 (passant le parc d’avions espagnols à 20 en 2028 sur les 27 prévus au total avant fin 2030) contribuant ainsi à l’atteinte de cet objectif. Cette prolongation vise également à favoriser la réussite de vente de l’avion à l’export. @Cazadores de montaña sais-tu combien d'A400M doivent être recus par l'Espagne en 2026 ?
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Je n'ai pas lu babcock promettre 2 frégates d'ici 2030. Navantia le promet en effet … libre aux Suédois de les croire sur parole.
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Quelques interventions des industriels dans cette vidéo —> https://www.svt.se/nyheter/inrikes/nya-fregatter-blir-svenskt-maktmedel-mot-ryssland De nouvelles frégates deviennent un instrument de puissance suédois face à la Russie L’achat de nouvelles frégates à plusieurs milliards permettra à la Suède d’avancer ses positions dans le jeu de puissance maritime face à la Russie. L’affaire pourrait coûter plusieurs dizaines de milliards de couronnes. Dans le même temps, ces navires devraient devenir des cibles prioritaires pour un agresseur. — Lorsque l’on déploie une telle capacité, on envoie un signal clair : nous défendrons notre territoire, déclare le ministre de la Défense Pål Jonson (M). Ce printemps, la Suède doit décider de l’achat de quatre frégates – de grands navires de guerre pouvant être utilisés pour la protection des transports maritimes, des voies de navigation et des villes. Les forces armées suédoises ont déjà remis leur proposition, et il appartient désormais au gouvernement de décider si ce sera une entreprise française, espagnole ou britannique qui remportera l’appel d’offres. — Elles peuvent remplir une mission que la marine suédoise actuelle n’a pas les moyens d’assumer. Elles sont suffisamment grandes pour emporter la quantité de missiles de défense aérienne nécessaire pour protéger des transports maritimes stratégiques, et c’est une mission nouvelle apparue avec l’adhésion à l’OTAN, explique Linus Fast, chercheur au FOI (Institut suédois de recherche en défense). Un tournant pour la marine Plusieurs experts interrogés par SVT estiment que cet achat représente un tournant pour la marine — et que les frégates deviendront un puissant outil politique pour le gouvernement. — Il s’agit d’une ressource stratégique importante dans la zone grise entre guerre et paix, affirme le ministre de la Défense Pål Jonson. Concrètement, cela signifie que ces navires peuvent être utilisés comme marqueur diplomatique : par exemple pour afficher une solidarité ou créer une dynamique positive (« goodwill ») en participant à des opérations, y compris sur les océans du monde. La France est le seul soumissionnaire à avoir déjà finalisé son offre — et ses représentants soulignent que les navires sont particulièrement adaptés à une posture de dissuasion visible. — Ces navires sont des outils politiques. Lorsque vous entrez dans une zone, ils ne passent pas inaperçus, déclare Guillaume Weisrock, directeur commercial de l’entreprise qui fabrique les frégates françaises. Cible prioritaire Le coût exact pour l’État suédois n’est pas encore public, mais selon des informations obtenues par SVT, il pourrait s’élever à au moins dix milliards de couronnes par navire, pour un total compris entre 40 et 60 milliards de couronnes. Dans le même temps, il existe un risque qu’ils deviennent des cibles prioritaires pour un adversaire, avec des menaces provenant à la fois de missiles entrants, mais aussi de systèmes de drones au-dessus et sous la surface de l’eau. Linus Fast estime que la densité de menaces sera plus élevée dans une mer fermée comme la Baltique que dans l’Atlantique. — Ils seront des cibles de grande valeur pour un adversaire et prioritaires à neutraliser. Cela signifie qu’il faut en permanence partir du principe que l’on peut être attaqué. Pensez-vous que l’on soit prêt à cela ? — Oui, je le pense.
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Bon, ca joue clairement en notre faveur … Le PM Pål Jonsson vient de répéter au journal télévisé : « Nous espérons pouvoir prendre une décision au printemps, puis suivront les négociations contractuelles. L’objectif est d’avoir deux frégates opérationnelles au plus tard en 2030 et deux autres en 2035. »
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C'est un 10X ?
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Le missile supersonique me semble pourtant bien financé dans le PLF2026 Un fil de discussion très nécessaire car les annonces opaques du MOD entraînent une confusion énorme, je vois. Passons en revue ce que l’« investissement de 400 millions » dans les projets de missiles pour l’année EST, et ce qu’il N’EST PAS. Ça risque d’être un fil un peu long, mais accrochez-vous. Premièrement, le projet le plus mature et le plus important : Future Cruise & Anti-Ship Weapon ; MBDA STRATUS. Projet UK, France, Italie. Lancé comme une étude UK-France dès 2014. Études de concepts lancées en 2017. Phase de développement lancée conjointement en février 2022 ; devait durer environ 3 ans. Future Cruise & Anti-Ship a abouti à 2 missiles : un subsonique, très furtif, “lourd”, dirigé par le Royaume-Uni. un supersonique dirigé par la France, qui, d’après les dernières informations, est destiné à fonctionner comme arme anti-radar, y compris contre des radars aéroportés (révélation au Salon du Bourget 2025). L’Italie a depuis rejoint le projet et une signature de contrat trilatéral pour enfin lancer la phase DEMONSTRATION & MANUFACTURE est prévue (en retard, en réalité). Au Salon du Bourget de l’an dernier, MBDA a confirmé que la phase d’évaluation est TERMINÉE et que le projet a besoin d’un contrat pour passer à la phase suivante. Au Royaume-Uni, une réponse écrite en janvier indiquait que le Full Business Case était attendu pour l’été, ce qui est déjà significativement plus tard que prévu initialement. MBDA a obtenu un financement intégratif pour continuer le travail en attendant le véritable contrat de Demo & Manufacture. Les fonds intégratifs UK doivent se terminer en 2026. Notez ce que le UK NISTA a écrit sur le statut de FCASW pour l’exercice 2024/25 (les données les plus récentes disponibles). MBDA a terminé la phase d’évaluation à temps, mais le contrat pour la phase suivante continue de glisser. Raisons exactes inconnues, mais la France aurait suspendu le financement du missile supersonique. —> Avec le Full Business Case et, espérons-le, le contrat trilatéral plus tard cette année, FCASW absorbera la majeure partie des « 400 millions ». Notez qu’il était prévu de dépenser 227 M déjà en 24/25, réduit à 185 M en raison des retards du supersonique. Ces chiffres vont augmenter dans la nouvelle phase. Pour le Royaume-Uni, FCASW/STRATUS est destiné à remplacer STORM SHADOW et HARPOON. Il sera disponible en version Air Launched (répondant à l’exigence Selective Precision Effect at Range, SPEAR 5 de la RAF pour Typhoon et, espérons-le, F-35) et en version lancement vertical, tirée depuis MK41 sur Type 26 (et 31 espérons-le). Malheureusement, il n’y a actuellement aucune garantie que l’un des 3 pays achètera les deux missiles, malgré leur conception très différente et complémentaire. Jusqu’ici, le gouvernement britannique n’a fourni de confirmations que pour le subsonique STRATUS LO (TP15), à la fois pour Air et MK41. Bien que les progrès de FC/ASW soient à saluer, il faut être clair : il faudra encore du temps avant que FCASW débouche sur un nouveau missile ajouté au stock opérationnel. Si nous avons de la chance, peut-être verrons-nous les premiers tirs d’essai cette année… ? Mais missiles ajoutés au stock : zéro. Pour FCASW/STRATUS, des questions restent ouvertes : Le Royaume-Uni achètera-t-il la variante supersonique ? Cela aiderait énormément les missions SEAD/DEAD. L’embarquement sur Type 31 aura-t-il lieu ? L’intégration sur F-35 aura-t-elle lieu ? Des vérifications initiales ont été faites, mais l’intégration réelle doit suivre.
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Notre Marine Nationale, les nouvelles, les effectifs, la composante
Titus K a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Europe
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Mea Culpa j'avais repardé la version tournante (type GF300) qui porte à 400km https://web.archive.org/web/20230512161347/https://www.saab.com/contentassets/2ce8a30716de467d9c1a602c71288e13/sea-giraffe-4a_product_fact-sheet.pdf C'est possible que comme pour GF300 - Seafire , la version Fixed Face porte un peu moins loin. Seafire format FDI c'est 300km —> https://www.thalesgroup.com/fr/catalogue-de-solutions/defense/navale/radar-naval-de-defense-aerienne-et-antimissile —> https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/ministere-armees/Radar SEA FIRE - Sea Fire FDI radar.pdf Dans tout les cas je pense que les radars se valent.
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Sympa les Anglais qui nous font un peu de pub … ils vont se faire taper sur les doigts par babcock
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Ca prendrait combien de temps d'integrer le radar Saab en gardant le setis ? Sauf que le radar Saab n'est pas vraiment moins performant … si on en croit les brochures constructeur il est même légèrement plus performant (il est aussi plus gros). Si intégrer le radar Saab nous permet de vendre ensuite aux Danois grace a un soutient politique/industriel Suédois ca vaut largement le coup.
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Les concepts européens de futur avion de transport tactique progressent https://aviationweek.com/defense/aircraft-propulsion/european-future-tactical-airlifter-concepts-moving-forward RIYADH, Arabie saoudite — Les efforts européens visant à développer un futur avion de transport militaire de taille moyenne avancent progressivement vers une définition de concept, selon un responsable d’Airbus. Il prévient toutefois que, si le programme doit entrer en phase de développement, le nombre de nations et d’industriels partenaires devra être réduit. Airbus Defence and Space dirige un consortium d’industriels européens dans le cadre d’études pour un nouvel avion de transport tactique, au titre de l’initiative du Fonds européen de défense baptisée Future Air System for European Tactical Transportation (Fasett), dotée de 90 millions d’euros (107 millions de dollars). Les partenaires explorent plusieurs axes de développement, explique Jean-Brice Dumont, directeur Air Power chez Airbus Defence and Space, interrogé par Aviation Week en marge du World Defense Show. Parmi ces axes figurent le type d’appareil que les pays souhaitent développer et la nature du partenariat industriel qui le produira. L’une des options envisagées consiste à déterminer s’il faut privilégier un avion plus simple — à l’image du franco-allemand Transall C-160 — ou un appareil plus complexe, comparable à un Airbus A400M Atlas de plus petite taille. Le projet étudie également quels pays seraient intéressés par une telle plateforme et à quel horizon ils en auraient besoin. « La question du calendrier n’est pas distincte du choix de l’appareil », explique Dumont. « Si nous optons pour une solution simple et rapide, nous pouvons livrer une capacité rapidement — ou bien nous pouvons choisir la voie technologique et proposer quelque chose de plus ambitieux, comme l’A400M. » Le programme Fasett regroupe actuellement environ 30 entreprises — constructeurs aéronautiques, motoristes et fournisseurs de systèmes électroniques de défense — issues de 12 pays européens. Dumont souligne cependant que toutes ne peuvent pas participer au développement complet de l’appareil. « Si nous voulons développer un avion et aller suffisamment vite, nous pouvons être trop nombreux — il faut un nombre restreint de partenaires industriels et de nations partenaires », affirme-t-il. « Mais si l’on commence avec trop d’acteurs, comme nous l’avons vu dans d’autres programmes, il peut falloir une éternité pour définir précisément le besoin, puis signer le contrat. Ce n’est pas ce que souhaitent les nations. Je pense que tout le monde veut quelque chose d’assez rapide », ajoute Dumont. Autre défi : une partie de la clientèle potentielle a déjà choisi le Embraer C-390 Millennium d’Embraer. L’appareil a déjà été commandé ou sélectionné par l’Autriche, la Tchéquie, la Hongrie, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovaquie et la Suède. Les travaux Fasett s’appuient sur le projet de coopération structurée permanente Future Midsize Tactical Cargo, dirigé par la France et soutenu par l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suède. Toutefois, cette dernière a finalement choisi d’acquérir le C-390. Dumont indique que l’étude devrait aboutir à une série d’options concernant la propulsion, la taille de l’appareil et les systèmes de cellule, ainsi que sur l’identification des clients intéressés, leurs besoins précis et leurs délais. Les études sur un futur avion de transport stratégique dans le cadre du programme Strategic Air Transport for Outsized Cargo sont également actives, précise-t-il. Cependant, la conception d’un appareil stratégique entièrement nouveau est désormais reléguée au second plan, l’accent étant mis sur la modernisation des moyens existants — notamment via une coopération avec Antonov Airlines pour moderniser sa flotte d’Antonov An-124 Ruslan, largement utilisée par les armées européennes pour transporter du matériel vers l’Afghanistan. Les An-124 d’Antonov Airlines continuent d’opérer pour des affrètements militaires, mais le nombre d’appareils disponibles a diminué depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022.
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Tiens ils veulent vendre leur FAL au KSA ? Les responsables de BAE Systems optimistes quant à une commande supplémentaire de Typhoon par l’Arabie saoudite https://www.flightglobal.com/defence/bae-officials-upbeat-over-follow-on-typhoon-prospect-with-saudi-arabia/166324.article Le constructeur britannique BAE Systems reste confiant quant à la possibilité que l’Arabie saoudite passe une commande complémentaire longtemps attendue pour l’Eurofighter Typhoon, alors que Riyad envisage également un rôle futur potentiel au sein du Programme aérien de combat mondial (GCAP), actuellement mené par trois nations. La Royal Saudi Air Force (RSAF) exploite actuellement 72 Typhoon assemblés par BAE, mis en service à partir de 2008 dans le cadre de l’acquisition Project Salam. L’appareil européen est également considéré pour un besoin de 54 avions supplémentaires. Dans ce cadre, Riyad a aussi étudié le Boeing F-15EX et le Dassault Aviation Rafale dans le cadre d’une évaluation concurrentielle. « Nous continuons de soutenir le gouvernement britannique dans sa réponse au besoin de nouveaux Typhoon », a déclaré Steve Clutton, directeur général de BAE pour l’Arabie saoudite, lors du World Defense Show (WDS). « Les discussions se poursuivent, et le salon cette semaine a constitué une excellente opportunité », a-t-il ajouté à propos de l’événement organisé du 8 au 12 février près de Riyad. Une nouvelle commande de Typhoon serait associée à « un important package d’industrialisation ». Celui-ci inclurait l’assemblage final de l’appareil sur le territoire saoudien, en soutien au processus de localisation industrielle Vision 2030 du client. Dans le cadre d’un précédent accord, 22 des avions d’entraînement avancé Hawk 165 de la RSAF ont été assemblés sur la base aérienne de Dhahran. Clutton souligne également que plus de 100 pièces d’avion sont déjà fabriquées localement dans le cadre du contrat de soutien logistique de l’avionneur, et que l’augmentation de ces activités « constitue une part essentielle de notre offre ». BAE célébrera plus tard cette année ses 60 ans de présence dans le royaume, une relation initiée à l’origine par les commandes saoudiennes de chasseurs English Electric Lightning et d’avions d’attaque BAC Strikemaster. Point notable : la récente signature par le Royaume-Uni d’un contrat de production complet pour équiper 40 Typhoon Tranche 3 de la Royal Air Force (RAF) du radar à antenne active à balayage électronique Leonardo ECRS Mk2 permet désormais d’inclure officiellement cet équipement dans une offre à Riyad. Ce capteur avancé offrira de meilleures performances de détection et introduira également une capacité d’attaque électronique sur les appareils équipés. Alors que BAE poursuit cette commande additionnelle depuis plusieurs années, un nouveau contrat avec l’Arabie saoudite représenterait un soutien bienvenu pour le groupe, qui a également décroché fin 2025 une commande de 20 Typhoon pour l’armée de l’air turque. Ces appareils seront assemblés sur le site de Warton, dans le Lancashire, au nord-ouest de l’Angleterre. Fait intéressant, des dirigeants de Boeing présents au WDS ont indiqué que, bien que Riyad ait sollicité des informations auprès de plusieurs constructeurs pour son besoin de 54 appareils, aucune demande officielle de propositions n’a encore été émise. Le président de Boeing en Arabie saoudite, Asaad AlJomoai, a évoqué une possible modernisation de la flotte en service de F-15SA/SR comme « l’option viable » la plus probable pour l’avionneur américain, plutôt qu’une vente de nouveaux F-15EX. Bien que le président américain Donald Trump ait suggéré en novembre dernier que l’Arabie saoudite pourrait obtenir l’autorisation d’acquérir des F-35 de Lockheed Martin, Clutton estime qu’une telle commande ne compromettrait pas un accord sur le Typhoon. « Si l’on regarde la RAF, avec le Typhoon, le F-35 et le GCAP, c’est un ensemble très complémentaire », souligne-t-il. Le besoin actuel de recapitalisation de la flotte de chasse de la RSAF porte sur le remplacement de ses Panavia Tornado restants — ces appareils vétérans devraient être retirés vers 2030 — ainsi que de ses plus anciens F-15, notamment les versions C/D âgées de jusqu’à 45 ans. Au-delà des capacités actuelles de l’Eurofighter et en se projetant vers une plateforme de sixième génération, Clutton indique : « Lorsque vous parlez à nos collègues saoudiens, leur aspiration est de devenir partenaire du GCAP. Ils apprécient tout ce que le Royaume-Uni a accompli dans nos programmes actuels, et ils nous font confiance pour livrer », ajoute-t-il. Cependant, ce processus reste soumis à des discussions gouvernementales bilatérales et quadrilatérales impliquant le Royaume-Uni et ses partenaires du GCAP, l’Italie et le Japon. Par ailleurs, Herman Claesen, directeur général de BAE pour les systèmes aériens de combat du futur, a déclaré à FlightGlobal que le programme GCAP reste sur la bonne voie, malgré le report d’une étape contractuelle clé, dû à un retard britannique dans la finalisation de son plan d’investissement de défense. Le programme devait passer à sa phase suivante avec une approbation fin 2025, mais cela n’a pas encore eu lieu. « Les travaux se poursuivent — il n’y a aucun ralentissement — et nous continuons d’avancer », affirme Claesen, également président d’Edgewing, la coentreprise industrielle chargée de la réalisation du GCAP. BAE développe parallèlement son propre démonstrateur de chasseur de combat, qui donnera naissance au premier appareil supersonique entièrement britannique depuis l’EAP, précurseur de l’Eurofighter dans les années 1980. « Il prend forme physiquement », précise-t-il. « Une aile est actuellement en essais structurels, et nous recueillons toutes les données de performance de conception. » L’appareil, motorisé par l’Eurojet EJ200, ne volera pas avant fin 2027, mais Claesen souligne : « La valeur générée par ce programme est extraordinaire — nous tirons des enseignements essentiels pour le GCAP. »
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Titus K a répondu à un(e) sujet de leclercs dans Dissuasion nucléaire
La TNO c'est l'ensemble Dans une bombe de type Teller-Ullam (H), il y a toujours 2 étages. Le premier étage (Primary) est une petite bombe a fission classique (A) qui sert a provoquer la fusion... Probablement en jaune dans la vidéo Le second étage (Secondary) est la partie qui va fusionner... Probablement en bleu dans la vidéo