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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Ou d'ailleurs pour acheter à l'Ukraine des armes d'autres fournisseurs qui pourraient livrer davantage et plus vite, à la fois que des fournisseurs européens et américains ? Je pense en premier lieu aux Sud-Coréens. Qui ont une capacité aujourd'hui de produire beaucoup de matériel terrestre avancé et rapidement (chars K2, lance-roquettes K239 etc.), et qui sont probablement d'ailleurs les seuls à cette échelle. Il me semble que vu l'urgence pour les Ukrainiens, des achats non-européens pourraient se défendre, au moins s'examiner. Mais s'agit-il vraiment pour Berlin d'aider l'Ukraine au plus efficace... ou plutôt de manifester et renforcer sa déférence envers les intérêts de son Protecteur ? Je note en passant que si cette option - à mon sens efficace - était mise en application, et compte tenu de l'accord récent entre Russie et Corée du Nord, la guerre russo-ukrainienne deviendrait en un sens une guerre coréenne par procuration
  2. L'antisémitisme a sans doute plusieurs formes et plusieurs sources à des époques et en des lieux différents. Haman il y a 25 siècles, l'antisémitisme raciste de Hitler, l'antisémitisme médiéval en pays chrétien, l'antisémitisme d'aujourd'hui en pays musulman etc. etc. Il est tout de même possible de le définir simplement : haine des juifs du seul fait de qui ils sont ou de ce qu'ils croient. Il existe de fait aujourd'hui une forme spécifique d'antisémitisme en pays musulman, pas seulement un antisionisme. Ne touchant pas tout le monde évidemment, mais tout de même des majorités très fortes. Voir cette étude de Pew Research en 2010 - sachant que ce genre d'attitude peut évoluer, mais pas rapidement, donc la réalité d'il y a 13 ans n'a sans doute pas beaucoup changé Les opinions défavorables sur les chrétiens sont fréquentes, mais pas prépondérantes dans la majorité des pays musulmans sondés (exceptions : Turquie, Pakistan) Les opinions défavorables sur les juifs - les juifs en tant que personnes, pas une religion comme "le judaïsme" ni une idéologie comme "le sionisme" ni même les ressortissants d'un pays spécifique Israël... il s'agit aussi des Américains juifs et des Français juifs - sont très majoritaires dans toutes les populations musulmanes sondées, et de manière écrasante dans toutes les populations arabes (exception : les Israéliens arabes... qui il est vrai sont bien placés pour connaître un certain nombre de juifs réels et concrets, ce qui aide souvent, pas toujours, à prendre de la distance avec les sentiments hostiles ) Oui, je connais au moins les grandes lignes du sionisme. Et l'antisionisme consiste à s'y opposer. Mais là encore il faut distinguer entre telle et telle époque. Le projet en 1900 de créer un "Foyer national juif" en Terre sainte, qu'en penser ? Pas forcément du bien, car enfin ce serait changer l'organisation actuelle du monde, ne vaudrait-il pas mieux pousser à la réforme de l'Empire ottoman qui contrôle la Terre sainte afin que les droits des minorités religieuses y soient mieux respectés ? Ne vaudrait-il pas mieux pour les juifs persécutés dans l'Empire russe trouver refuge en France, Grande-Bretagne, Etats-Unis etc. bref des pays où ils seront respectés ? Le projet en 1947 d'empêcher la réalisation du plan de l'ONU prévoyant un Etat à majorité juive en Terre sainte, qu'en penser ? Pas forcément du mal, car enfin un Etat unitaire arabe (pan-arabisme) pouvait sembler une meilleure alternative, et forcer par la violence les juifs de Terre sainte à s'y intégrer aurait été un projet nationaliste à tout prendre ni meilleur ni pire que le projet nationaliste de former plutôt un Etat pour les juifs (enfin je ne suis pas sûr que c'était le vrai projet arabe en 1947, l'épuration ethnique semblait à l'ordre du jour...) Et le projet en 2023 de supprimer l'Etat d'Israël, qui existe depuis 75 ans ? C'est tout à fait différent, parce que Israël est un pays existant, non pas un projet proposé par je ne sais quelle idéologie. Ce pays existe depuis plusieurs générations, sa légitimité n'est donc pas moindre que celle de la Jordanie, de la Syrie... ou même de pays très anciens comme la France, l'Italie sans parler de la Chine. Etre antisioniste aujourd'hui, ce n'est plus refuser un bouleversement futur de l'organisation à tel endroit du globe. C'est proposer d'éradiquer un pays réel. C'est un projet qui pourrait être comparé à celui de Poutine pour l'Ukraine - à condition de remarquer qu'il est encore pire, car le sort des Israéliens s'ils étaient vaincus ne serait pas l'assimilation forcée voulue par Poutine pour les Ukrainiens, ce serait plutôt le genre de massacre que nous avons vu le 7 octobre... ==>Bref l'antisionisme aujourd'hui est parfaitement indéfendable. (naturellement, vouloir qu'Israël permette l'édification d'un Etat palestinien indépendant et pacifique sur la Cisjordanie et Gaza n'est pas de l'antisionisme )
  3. Je ne souhaite pas répondre sur l'ensemble, je trouve que la polémique a déjà trop de place sur ce fil, mais sur ce point spécifique : il faut préciser de quelle époque on parle. - La civilisation classique de l'Islam maintient en effet juifs et chrétiens ("peuples du Livre") dans un statut dominé de "dhimmi" avec des droits réduits, mais stable. Du moins stable le plus souvent, il y a à la fois eu des périodes plus libérales (le souverain musulman qui a fait construire le Taj Mahal en Inde avait par exemple choisi de ne pas réduire les droits de ses sujets hindous par rapport aux sujets musulmans) et des périodes de persécution plus dures, au-delà de ce qu'avait prescrit Mahomet (par exemple expulsion des chrétiens d'Afrique du Nord au Moyen-Age) Dans ce cadre, le juif pouvait apparaître comme le dhimmi "idéal", par différence avec le chrétien. En effet, il existait ailleurs dans le monde des chrétiens qui n'étaient pas dominés, pas sous le contrôle musulman, et le risque que ces dhimmis là se révoltent, d'accord avec leurs coreligionnaires libres, ne pouvait pas être écarté, d'où une menace au moins potentielle. Le dhimmi juif au contraire était pleinement rassurant. - Mais ça, c'était l'époque classique. A l'époque moderne, l'existence d'Israël a tout changé. En effet, Israël est un rassemblement de juifs qui ne sont absolument pas dominés, ils sont tout sauf des dhimmis. Certes ils ne peuvent avoir d'alliés juifs à l'intérieur des pays arabes, parce que ceux-ci ont expulsé leurs juifs en 1948 - épuration religieuse presque complète. Mais ils sont installés dans un endroit que les musulmans avaient l'habitude de considérer à eux. Il est très choquant qu'une partie du Dar-al-Islam - le domaine de l'Islam - soit passé sous domination infidèle. Ce n'est certes pas la première fois, voir les croisades en Espagne qui ont réussi, voir la libération de l'Europe balkanique de la domination turque. Mais il est préférable du point de vue musulman de se rappeler des croisades en Terre sainte, qui elles ont échoué, et d'espérer que la terre d'Israël pourra elle aussi repasser sous domination musulmane. En attendant, et comme cette disparition espérée d'Israël tarde, et que l'espoir en est difficile à maintenir, il reste la haine des juifs comme juifs comme défouloir. ==>D'où ce basculement de préjugés qui étaient classiquement plus anti-chrétiens qu'anti-juifs, vers des préjugés modernes qui sont davantage anti-juifs qu'anti-chrétiens
  4. Ulrike Franke, analyste allemande de politique étrangère et de défense, fait une remarque importante Je pense que nous assistons à une augmentation de la dépendance à l'égard des États-Unis dans le domaine de la sécurité et de la défense. L'Allemagne en est un exemple. C'est très frappant en effet. Et surprenant, même si je peux faire au moins une hypothèse : en temps de crise, le premier mouvement est souvent de se raccrocher à ce que l'on connaît déjà, aux fonctionnements les plus ancrés que l'on a tendance à penser éprouvés donc sûrs. Pour l'Allemagne, comme pour d'autres pays européens habitués à concevoir leur sécurité dans le cadre d'une dépendance assumée aux Etats-Unis, il peut alors apparaître naturel en face d'un problème de sécurité de vouloir "plus" d'OTAN, "plus" de dépendance. Est-ce une bonne réaction ? C'est tout sauf certain. Il me semble que beaucoup en Europe partent de ces trois hypothèses : 1. La Russie, même si elle ne perd pas, du moins ne gagnera pas franchement en Ukraine 2. Les efforts de la Russie pour construire une armée beaucoup plus puissante ne porteront pas leurs fruits 3. Les États-Unis continueront indéfiniment à garantir la sécurité de l'Europe Or chacune de ces hypothèses est au mieux discutable. Il est assez probable, pour ne pas dire franchement probable qu'au moins l'une d'entre elles s'avérera fausse. Il est même possible qu'elles s'avèrent toutes fausses...
  5. La chute à la fin de cet article est remarquable "L'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN devrait se faire parallèlement à son adhésion à l'UE", demande M. Hofreiter, membre du parti écologiste allemand. Mais dans une mesure encore plus grande que pour l'adhésion à l'UE, il n'est concevable que l'Ukraine rejoigne l'OTAN qu'une fois la guerre avec la Russie terminée. Et qui sait ce qu'il restera de l'Ukraine à ce moment-là ?
  6. Le premier ministre israélien et le ministre de la défense communiquent Sur le Hezbollah Evoquant le front nord, le Premier ministre a de nouveau affirmé que si le Hezbollah entrait en guerre contre Israël, "ce serait la fin du Liban". "Beyrouth connaîtra le même sort que Gaza", a renchéri Yoav Gallant. Sur les suites de la guerre à Gaza Pour ce qui est de l'avenir de la bande de Gaza, Benjamin Netanyahou a indiqué qu'après l'élimination du Hamas, Tsahal prendrait le contrôle sécuritaire du territoire "aussi longtemps que nécessaire". Enfin sur le président d'un certain pays d'Europe de l'ouest Lors de sa prise de parole, Yoav Gallant a dénoncé les déclarations d'Emmanuel Macron ce samedi, qui a appelé l'Etat hébreu "à arrêter de tuer des femmes et des bébés". "De quel droit les dirigeants du monde se permettent-ils de nous donner des leçons, un mois seulement après que 1500 civils et soldats israéliens ont été massacrés ou enlevés ? Le peuple juif en 2023 n'est pas le peuple juif en 1943 : nous avons la capacité et le devoir de nous défendre", a-t-il martelé.
  7. Al Assad n'a rien à apprendre à son hôte Mohammed Ben Salmane. Environ 400 000 morts au Yémen, dont plus de la moitié de malnutrition et maladies résultant de la politique de famine artificielle...
  8. La position d'Arestovitch sur la stratégie de l'Ukraine dans la guerre serait intéressante, si elle n'était pas totalement irréaliste. Extrait de cet entretien : Parmi les alternatives, je suggère de ne pas se contenter de céder les territoires occupés à la Russie, mais d'adhérer à l'OTAN, de recevoir des garanties politiques et militaires de la part du bloc, la possibilité d'un développement pacifique, d'une [croissance] économique et culturelle. Et ensuite, attendre patiemment un changement de régime en Russie. Cela s'est déjà produit dans l'histoire, et nous pouvons le refaire. Confirmation par cet extrait de ce que Arestovitch a publié de son programme pour la présidentielle 2024 8. Proposition à l'Occident collectif - nous sommes prêts pour l'option Kissinger - nous demandons l'adhésion à l'OTAN avec l'obligation de ne pas récupérer les territoires occupés au moment de l'adhésion, mais de chercher leur retour uniquement par des moyens politiques. Autrement dit, l'option qu'il propose est d'obtenir l'intégration immédiate à l'OTAN de la partie de l'Ukraine restée sous contrôle de Kiev, et de s'engager par ailleurs pour rassurer les partenaires occidentaux à ne pas tenter de récupérer militairement les territoires occupés par la Russie. Le gel du conflit, qui serait volontaire du côté de l'Ukraine, et forcé pour la Russie de peur de se retrouver en guerre contre l'Amérique si elle cherchait à prendre le contrôle d'une plus grande partie de l'Ukraine. Cela correspond à la proposition mise en avant aujourd'hui par l'ancien secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen L'ancien chef de l'OTAN propose que l'Ukraine rejoigne l'Alliance sans les territoires occupés par la Russie L'ancien secrétaire général estime qu'une adhésion partielle permettrait d'avertir la Russie qu'elle ne peut pas empêcher l'Ukraine de rejoindre l'Alliance Option intéressante ? Ah oui alors... si les Etats-Unis avaient la moindre chance d'accepter de faire barrage de leur corps pour protéger ce qui reste encore de l'Ukraine ! Quel intérêt à proposer quelque chose qui n'a aucune chance d'être accepté par le principal intéressé, à savoir Washington ?
  9. Sinon, des nouvelles du site allemand Der Postillon - équivalent local du glorieux Gorafi français - qui a remarqué un truc un peu bizarre Un homme qui bombarde régulièrement les Kurdes appelle Israël à protéger les civils Il a tout simplement un cœur pour les civils : celui qui bombarde actuellement les Kurdes dans le nord de la Syrie , comme il le fait depuis des années, a critiqué hier Israël pour ses attaques contre des civils. La Turquie ne pardonne pas les actions qui ciblent les civils , a déclaré l'homme politique, qui a ordonné à plusieurs reprises des frappes aériennes turques sur les zones kurdes , à l'opposé des frappes aériennes israéliennes sur les zones palestiniennes. " Le Hamas n'est pas une organisation terroriste, mais un groupe de libération ", a poursuivi l'homme à propos de la situation en Israël, après avoir bombardé il y a quelques jours des Kurdes dans le nord de la Syrie à la suite d'une attaque du PKK à Ankara et ce, en collaboration avec le "Le droit de légitime défense contre une organisation terroriste" est justifié . Un autre Russe , qui bombarde actuellement des civils en Ukraine, a soutenu cet homme dans ses critiques à l'égard d'Israël . Il a qualifié d'inacceptable toute violence contre des civils.
  10. C'est clair, mais dans ma compréhension les fameux Shahed-131 de portée un millier de kilomètres ne sont pas équipés de liaison satellite - ni les Geran-1 la version locale russe. Ils sont pré-programmés pour suivre un certain trajet, avec guidage par GPS. Pas besoin de communication quand ils sont en vol.
  11. Conflit Hamas-Israël : l'extension régionale de la guerre est «inévitable», selon l'Iran L'extension de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza est «désormais inévitable», a affirmé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, allié du mouvement islamiste palestinien, sur fond de craintes d'escalade régionale du conflit. «En raison de l'intensité croissante de la guerre sur les habitants civils de Gaza, l'expansion du champ de la guerre est désormais devenue inévitable», a dit le ministre lors d'un appel téléphonique à son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, selon le site internet du ministère. Je ne suis personnellement pas très convaincu que ce soit si "inévitable". Ce discours sonne un peu comme "Retenez-moi ou je fais un malheur", ou bien le fameux "Nan mais attention cette fois-ci c'est vraiment ma ligne rouge" d'un certain Vladimir P. Cela dit, on ne sait jamais. L'Iran pourrait effectivement choisir l'escalade, en faisant intervenir le Hezbollah pour ouvrir un deuxième front. Sachant qu'Israël a déjà prévenu que c'est eux qui ouvriraient alors le troisième front en s'attaquant à "la tête du serpent, c'est-à-dire l'Iran"...
  12. Si des drones volent à basse altitude, cela rapproche fortement l'horizon au-delà duquel un radar au sol sera aveugle, quelle que soit la SER du drone. Par exemple, pour une altitude de 100 mètres, l'horizon est à moins de 40 kilomètres - un peu plus si le radar lui-même est sur site élevé. Il faudrait voir comment est la couverture radar de pays comme la Jordanie la Syrie ou l'Irak, mais il me semble tout à fait envisageable qu'il y ait suffisamment de "trous" pour permettre le passage ni vu ni connu de drones au plan de vol bien pensé. Dans ce cas, ces drones ne seraient détectés que par le radar israélien en bout de course, peu avant de frapper... Et surtout, il serait très difficile de comprendre quel a été leur parcours jusque là, et d'où au juste ils ont été lancés.
  13. Voire même de plus à l'est, de chez le fabricant... Après tout, qui le saura jamais ? Attribuer une attaque par drone n'est pas si simple.
  14. La question palestinienne n'est pas endiguée ? Egypte, Emirats et Arabie vont s'impliquer ? Talk is cheap, comme disent les Américains. La seule question pertinente est de savoir si l'Iran, confronté à la dissuasion conventionnelle américaine (porte-avions et bombardiers) ainsi qu'à la dissuasion israélienne (conventionnelle... faut voir ?), maintiendra son choix de la prudence. Ça se dessine plutôt bien il me semble, mais le risque demeure. L'Egypte, les Emirats, l'Arabie, s'y mettre ? Ça n'arrivera pas. C'est tout à fait normal. L'Amérique pourvoit à la sécurité - ils mettent des bases militaires partout. La Chine pourvoit au développement - premier partenaire commercial. Ces deux pays sont par ailleurs... des pays, donc ils ont la cohésion nécessaire pour avoir une politique étrangère unifiée et active. L'UE n'est pas un pays, elle n'a pas la cohésion nécessaire à une politique étrangère unifiée, elle ne peut pas l'avoir puisque ce n'est pas un pays, et les pays européens les plus puissants n'ont pour la plupart pas une influence suffisante pour vraiment peser (France, Allemagne, Royaume-Uni...) A la seule exception de la Russie, mais même elle n'a pas beaucoup d'influence. Est-ce grave ? Non. On peut vivre très bien sans exercer d'influence sur cette guerre ! Quand la chercheuse à l'IFRI Dorothée Schmid déclare « L'Europe est attirée dans le piège du Hamas de Gaza. Il faut que la guerre cesse, avec le patronage de l'Occident, des Etats-Unis, et des pays qui ont les ressources économiques pour aider » ce n'est qu'un vœu pieux. Et l'objectif des Européens, avant tout de la France, doit être non de se laisser "attirer", non de s'impliquer, mais bien au contraire de se protéger de toute conséquence négative. Ce qui signifie en pratique protéger notre cohésion nationale. Donc faire bloc autour de tous nos compatriotes qui sont pris pour cible sous prétexte de ce conflit - les Français de confession juive aujourd'hui, et si un jour les Français de confession musulmane sont pris pour cible, ce sera autour d'eux tout autant. Et traiter ceux qui veulent attaquer des Français, et ceux qui veulent pousser les Français à se battre entre eux, avec le même esprit de modération que Marsellus Wallace une fois libéré de ses liens Ça, ce devrait être la réaction du président de la République "avec une paire de pinces et un chalumeau" C'est la seule chose qui compte vraiment. Aider un tant soit peu les civils innocents - soins médicaux - est utile évidemment, mais ce n'est qu'un distant second.
  15. Je ne suis pas sûr que l'URSS se soit rendu coupable de précipitation à Berlin en 1945. On ne sait pas encore si Israël n'annonce qu'un faible nombre de tués parce que le gros des combats est en fait encore devant eux, ou parce qu'ils ont trouvé le moyen d'augmenter leur performance militaire dans ce domaine. Mais il faut quand même noter que les moyens du Hamas même si significatifs restent assez loin des moyens militaires du IIIème Reich même finissant ...
  16. Ce qui est le bon sens même, s'agissant de pays dont une partie de la population est d'ethnie russe. Le retour dans ces républiques d'éventuels "anciens combattants" après la guerre en Ukraine serait un danger évident. La seule solution acceptable pour ces États est que lesdits ressortissants ne se mêlent pas de cette guerre. On se rappellera du retour des anciens volontaires algériens de la "guerre sainte" en Afghanistan à la fin des années 1980. Peu après commençait la guerre civile, et ils n'y ont pas peu contribué. Le cas n'est pas strictement identique, mais il s'en rapproche pas mal, avec l'idéologie du Monde russe à la place de l'idéologie du Jihad.
  17. Je pense que tu as agi sagement en décidant de ne pas conclure trop vite. Les apparences sont parfois trompeuses, et lire Mein Kampf dans le métro n'est pas un signe suffisant pour traiter le principal intéressé de "nazi". D'autres n'ont pas eu cette sagesse, et n'ont fait que provoquer une altercation. Voir par exemple cette vidéo - sous-titres en français disponibles
  18. Le porte-parole du Kremlin Dimitri Peskov joue sur du velours, il choisit un angle d'attaque facile concernant UE et Ukraine Peskov a qualifié les promesses d’inclusion de l’Ukraine dans l’UE de « carotte devant la charrette » Les promesses faites à l'Ukraine concernant son adhésion à l'Union européenne sont comme des carottes devant une charrette, a déclaré le secrétaire de presse du président russe Dmitri Peskov dans une interview avec le journaliste Pavel Zarubin le 9 novembre. Peskov a mis en doute les promesses faites par les Européens à Kiev selon lesquelles l’Ukraine rejoindrait l’Union européenne ; à son avis, il est peu probable qu’elles soient réelles (...) La Turquie est candidate à l'Union européenne depuis 1999, la Macédoine du Nord depuis 2005, le Monténégro depuis 2010 et la Serbie depuis 2012. La Croatie a été le dernier pays à rejoindre l'UE en 2013, un processus qui a duré dix ans. Le problème quand on fait des promesses qui ne sont pas crédibles, c'est qu'on facilite les choses à des menteurs habituels - tels les dirigeants russes quand ils parlent de l'Ukraine - qui peuvent s'en donner à cœur joie pour détourner l'attention ou relativiser leurs mensonges à eux...
  19. C'est un point que mettait en avant notamment Goya de mémoire - je ne retrouve pas la référence sur son blog, peut-être était-ce une intervention télévisée. L'objectif israélien d'éradiquer les moyens militaires du Hamas dans la bande de Gaza ne peut pas être atteint si une partie de la bande reste sans "visite" de Tsahal. Même si Israël transmet récemment des nouvelles de progression militaire, je ne vois pas comment cette affaire pourrait durer moins que plusieurs mois. Sans compter qu'une fois "nettoyé" le nord de Gaza - plus facile à écrire qu'à faire, vu les souterrains - il faudra déplacer toute la population gazaouie réfugiée au sud vers le nord de la bande. Organiser les indispensables secours et approvisionnements pour ces personnes en zone nord alors que le sud sera zone de combats, euh...
  20. De ce que j'ai compris - qui est peut-être limité voire biaisé - c'est plutôt que le judaïsme a bien été forcé de se reconstruire en diaspora sans le Temple. Cependant, et toujours selon ma compréhension - si une personne plus versée lit ceci, peut-être un commentaire (@Joab ?) - la Torah et la Mishna décrivent bien le culte rendu au Seigneur sur le mont du Temple comme une obligation religieuse. La première condition pratique évidente de contrôle des lieux est remplie depuis 1967. De ce que j'ai compris, la société israélienne est de plus en plus religieuse, ce qui augmente la motivation. Et certaines conditions de forme (il est question d'une vache entièrement rousse pour assurer la purification) seraient sur le point d'être remplies, du moins de petits groupes y travaillent. Ne reste que le "minuscule" détail politique... puisque le Saint des Saints, l'endroit le plus sacré du Temple, est contenu actuellement dans la mosquée d'Omar, ce qui semble interdire toute solution "tu me laisses une place pour mon temple je te laisse une place pour ta mosquée". Voir sur le sujet ce site de militants qui présentent dans les détails le mont du temple - visionner la zone 10 sur la carte. A écouter cette discussion il y a quatre ans autour d'un Israélien et d'un Français tout deux partisans de la restauration du temple, il me semble qu'il y a beaucoup d'illusions sur les conséquences ... Ces deux intervenants présentent ce futur bâtiment comme "maison de prière pour toute l'humanité", se montrent sûrs façon étoiles dans les yeux qu'il permettra la paix juifs chrétiens et musulmans y priant ensemble, et affirment qu'il est possible de le construire dans le consensus, sans que ce soit au détriment des musulmans. Mouais, avec le Saint des Saints en plein dans la mosquée, je ne vois pas trop comment ! Il y a des interrogations à ce sujet oui, peut-être parce que le temple date en fait d'après Salomon, peut-être comme le dit cet article parce qu'on ne peut pas fouiller le mont du temple... ce qui rend difficile de trouver des preuves archéologiques . La question est intéressante, mais enfin même si le premier temple datait en fait du 8ème siècle avant Jésus, je ne crois pas que cela changerait beaucoup cette question d'un éventuel "troisième temple"
  21. Voici une information qui m'a surpris. Je cherchais l'état de l'opinion et des discussions parmi les Israéliens sur la possibilité de construire un Troisième Temple. J'imaginais que c'était une opinion marginale, limitée à quelques cercles très religieux et/ou très nationalistes. Pour ce qui est des militants actifs (Institut du Temple, etc.) qui ont été jusqu'à dresser des plans d'un futur édifice, à recréer des objets du culte suivant les instructions de la tradition, il semble effectivement qu'ils soient un peu marginaux. Mais selon le résultat d'un sondage en 2009, c'est 64% de la population israélienne qui souhaite construire ce troisième Temple ! Dans la deuxième partie, il a été demandé aux participants s'ils souhaitaient que le Temple soit reconstruit. 64% ont répondu par l'affirmative – dont 33% qui « veulent vraiment » et 31% qui « veulent un peu », et 36% par la négative – 31% « pas tellement » et 5% « pas du tout » Tout le monde n'est pas d'accord sur le côté pratique de l'idée, c'est ce que rappelle notamment la suite de l'article. Et le moins qu'on puisse dire est qu'il y aurait quelques difficultés en effet ! Mais je suis frappé que le souhait en demeure si présent. [ NB : Rappelons que le judaïsme de l'antiquité était centré autour du culte rendu au Seigneur dans un temple à Jérusalem, qui fut construit par le roi Salomon mille ans avant Jésus et détruit par le conquérant Nabuchodonosor au sixième siècle avant notre ère. Le deuxième temple construit sur le site du premier fut détruit par les Romains en 70, et il n'a jamais été reconstruit parce que les Hébreux avaient été dispersés dans toute la Méditerranée et n'avaient pas le pouvoir politique sur la terre d'Israël. Entre temps, les conquérants musulmans du 7ème siècle ont construit sur ce site la mosquée d'Omar, qui est considéré comme le troisième lieu saint de l'islam. Depuis 1967, ce site est sous souveraineté juive, pour la première fois depuis 19 siècles, et il existe donc une possibilité de le reconstruire ce qui serait un troisième temple... il faut "juste" démonter la mosquée d'Omar !!! C'est-à-dire très probablement mettre le Proche-Orient à feu et à sang - déjà qu'il n'en a pas besoin pour ça ! A l'époque des croisades, la mosquée n'avait pas été démontée, elle avait "seulement" été transformée en église ("Ben quoi ? Deus vult !") et déjà les musulmans en avaient conçu un certain déplaisir ("Saladin ? Gna gna gna Saladin !") Si on démontait la mosquée d'Omar, euh... J'ose espérer que ça restera un souhait très abstrait ]
  22. 250 c'était sauf erreur la cible initiale. Finalement ça a été réduit à 200, dont une commande initiale de 50 et une complémentaire de 150. Cette réduction de commande était à l'évidence une bonne idée. La motivation était bien sûr le calme et la stabilité stratégique de la décennie 2000, et chacun peut constater qu'ils se sont pleinement confirmés depuis ... Plus sérieusement, s'il y a un enseignement à tirer de la guerre Russie - Ukraine, c'est que les provisions de munitions ont été fortement sous-estimées, d'un facteur multiplicatif. Il y aurait à mon avis du sens à industrialiser la production des munitions complexes, de façon d'une part à pouvoir en commander plusieurs fois davantage, d'autre part à payer chacune moins cher : des réductions très sensibles sont à prévoir sur le prix d'un objet technique que l'on fabrique par exemple à 1000 plutôt qu'à 200 exemplaires. Cela aurait évidemment un coût, le poste "munitions" gonflerait fortement, mais enfin une force armée qui ne peut combattre intensément que pendant quelques semaines - si ce n'est pas seulementdes jours - n'est pas franchement utilisable, et encore et surtout dans une perspective de maintien de la paix par dissuasion conventionnelle d'Etats éventuellement agressifs... ça ne fait pas autant réfléchir. Je termine là le HS, parce que je suis parti assez loin
  23. Je soupçonne que ce n'est pas tant une doctrine occidentale que... française. Il me souvient qu'en 2018 les États Unis n'y sont pas exactement allés avec le dos de la cuillère pour neutraliser un centre de recherche en armes chimiques à Damas. Genre plusieurs dizaines de missiles de croisière, de façon à en faire une poudre suffisamment fine Ça a moins à voir avec une différence de doctrine qu'avec une différence de moyens. Washington a des milliers de Tomahawk et des milliers de JASSM, nous n'avons que des centaines de Scalp et ne prévoyons de construire que 200 MdCN. Forcément, on est à la fois plus parci et plus monieux
  24. Tout à fait, il faut laisser une place au doute. Après tout, même si nous connaissons tous la formule "Je ne crois pas aux coïncidences", dans la vie réelle les coïncidences ça existe. Bon cela dit, qu'il s'agisse de l'adjoint de Zaloujny ou de l'entrepreneur en mercenariat Prigojine... la place du doute n'a pas besoin d'être très grande
  25. Je ne suis pas certain qu'il y ait une si grande distance entre ce qu'a dit Netanyahu, cité un peu plus haut "Israël devra, pendant une durée indéterminée, assumer la responsabilité globale de la sécurité dans la bande de Gaza" Et la version de Lapid que tu cites L'Autorité palestinienne devrait prendre le contrôle de la bande de Gaza, sous commandement de Tsahal L'idée semble être grosso modo que l'AP prenne en charge la sécurité rapprochée, la sécurité et l'ordre quotidien, tout en étant chapeauté par Tsahal s'occupant de la "responsabilité globale", et exerçant un "commandement". La question bien sûr c'est dans quelle mesure le Fatah sera prêt à prendre en charge cette sécurité rapprochée sous commandement ou cadrage global israélien... Aucune idée s'ils seraient même prêts à l'envisager, peut-être est-ce que ce serait un "Non" absolu. Mais s'ils acceptaient, je soupçonne que ce serait en échange de quelques concessions. A leur place, je ne l'envisagerais qu'en échange d'une beaucoup plus grande autonomie palestinienne en Cisjordanie.
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