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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je trouve des références à ce projet d'appel à Poutine à reconnaître RPD et RPL dès le mois de janvier. Pas avant. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ces référendums ont déjà eu lieu le 11 mai 2014. Ils ont servi de base à la création de la République populaire de Luhansk et la République populaire de Donetsk, sur les territoires des oblasts de Donetsk et de Luhansk de l'Ukraine. Mais ils n'ont été reconnus par personne, y compris pas par la Russie. Cependant, cela pourrait changer... pas plus tard que demain lundi 14. Car la Douma russe va voter sur une proposition d'appeler le président russe à reconnaître officiellement ces deux Etats. Eh oui... intéressante coïncidence de dates, n'est-ce pas ? Et si spontanée ! Que se passera t il si la Russie reconnaît officiellement ces deux Etats ? Eh bien, elle pourra leur offrir son assistance militaire de manière tout à fait ouverte - une fois qu'il l'auront sollicitée, et je ne crois pas qu'ils tarderont trop. Voire peut-être... les aider à libérer leur territoire ? Car après le référendum de mai 2014, le nouveau gouvernement à Kiev a bien poursuivi sa guerre contre les récalcitrants du Donbass... et les forces ukrainiennes sont actuellement déployées sur une partie de ce territoire. Est-ce cela que prévoit Poutine ? -
Et on dit merci qui ? Ca pourrait notamment être une solution pour Berlin s'agissant de la participation nucléaire. Ils pourraient dire aux Américains "OK vous ne voulez pas certifier les B-61 sous Eurofighter... mais sous Rafale ?"
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
S'ils les suivent, ça donne AUSUK ce qui n'est pas très clair. S'ils précèdent en revanche, il vient AUKUS et tout le monde comprend mieux. Je n'ai aucune envie de relancer une polémique, surtout que les KAB-500 sont de sortie paraît-il. Mais pour tenter au contraire de la fermer, quoi de mieux qu'un rappel historique RSS d'Ukraine - Population 1940 = 41,3 M - Pertes militaires = 1,65 M - Pertes civiles = 5,2 M L'Ukraine pendant la seconde guerre mondiale, en dehors même de ses pertes civiles hallucinantes du fait que, pas de bol, les Slaves étaient considérés par les Nazis comme des "sous-hommes" donc tuables à loisir - à peine moins urgent que s'agissant des Juifs - c'est un pays qui a eu à peu près autant de pertes militaires pour la victoire que la France n'en avait eu pour la victoire dans la première guerre mondiale. Les collabos ukrainiens ? Non seulement ils existaient, mais ils étaient parmi les pires d'Europe : de nombreux Hiwis les auxiliaires des Allemands pour la Shoah étaient ukrainiens, ces collabos non content d'aider au génocide des juifs comme le voulaient les Allemands ont démarré leur propre génocide en compte propre des Polonais de Galicie (cent mille morts quand même). Et oui leur chef était Bandera. Et oui Bandera est le héros et le modèle des néofascistes ukrainiens qui étaient le muscle derrière le coup d'Etat de février 2014 à Kiev (aussi connu comme "révolution du Maïdan"), lesquels néofascistes représentaient un tiers des membres du gouvernement provisoire de février-mai 2014, au moment où la décision fut prise de lancer l'armée contre les réticents au coup d'Etat dans le sud (Odessa) et surtout l'est du pays (Donbass) Bref ce sont bien eux qui ont commencé la guerre civile ukrainienne dans laquelle est ensuite intervenue la Russie. Seulement voilà. Ils étaient - relativement - peu nombreux, et ils le demeurent. Les historiques, ceux des années 1940. Et leurs émules des années 2010-2020 - même si certes ils en ont fait du dégât ! ==>L'Ukrainien moyen, pendant la seconde guerre mondiale, il combattait les Allemands, avec une étoile rouge à sa vareuse Et il contribuait à la victoire, et pas un peu. Je dis que ça se respecte. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a beaucoup de choses en place pour une attaque à grande échelle, semble t il. Une chose essentielle manque cependant. Le casus belli. Il faudrait que ce soit quelque chose de très convaincant. Pas pour les Européens ni les Américains, ce n'est pas eux le public important. Pour les Russes. Ce n'est pas si facile. Certes les médias audiovisuels russes sont bien "sous contrôle". Mais il y a aussi des journaux plus indépendants, y compris en ligne. Ça ne veut pas dire que ce serait impossible, évidemment. Je me souviens d'avril 1999, alors qu'on parlait jusqu'ici seulement de négociations OTAN Serbie, les principaux journaux qui se mettent tout à coup à dire que certes la guerre arrive, certes elle est nécessaire et vertueuse. Très peu de jours avant les bombardements.Les Russes après tout pourraient vivre quelque chose de ce genre. Mais en trois ou quatre jours, alors même que le discours officiel depuis des semaines est que les Occidentaux disent n'importe quoi, la Russie évidemment n'attaquera pas ? J'ai quand même des doutes. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui... S'il avait déjà décidé qu'il n'attaquerait pas. Si ce n'était qu'un moyen de pression initial, en attendant mieux mais ailleurs qu'en Ukraine. Le mot clé est "Si" Mais on ne sait pas ce qui se passe dans sa tête. Il est fort possible qu'il ait toujours eu le projet d'envahir l'Ukraine. Ou qu'il s'y soit récemment résolu, les pressions ne donnant rien. Il est possible que tout le monde soit en train de se monter le bourrichon dans un simple mouvement de panique. ... Il est possible aussi que le renseignement américain ait une source assez proche de la présidence russe pour être mis immédiatement au courant d'un ordre d'attaque de Poutine. Qui vivra verra. Mais qui mourra ne verra pas -
N'oublie pas Jean Lassalle. Anne Hidalgo aurait tort de croire cette compétition jouée d'avance. Note que le contrat australien devrait aider à relativiser cette image. Canberra qui se fournit en sous-marins auprès d'un pays européen ... Oh wait C'est assez cochon comme commentaire
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Emmanuel Macron a t il répandu des photos de lui faisant du cheval torse nu ? François Hollande l'a t il fait ? Et leurs prédécesseurs ? Je suis presque sérieux. L'image a pris une importance délirante de nos jours. Et la communication russe appuie à fond sur l'image du président-homme providentiel / surhomme. Ca, plus le fait que Poutine est toujours là, vingt ans plus tard, donc son image s'imprime sur la longue durée tandis que des pays plus démocratiques changent de dirigeant tous les quatre à dix ans... Et voilà que tout le monde se met à surestimer la puissance concrète de la Russie ! Bon, il y a aussi un facteur plus tangible, c'est que les entreprises militaires de la Russie ces vingt dernières années se sont généralement mieux conclues que celles des Etats-Unis et de l'OTAN : 2ème guerre de Tchétchénie terminée sur le terrain par un compromis mais qui ressemble à une victoire, attaque de la Géorgie repoussée en 2008, rattachement de la Crimée avec très peu d'effusion de sang en 2014, écrasement des anti-Maidan dans le Donbass évité en 2015, soutien couronné de succès au gouvernement syrien à partir de 2015. Mais la véritable conclusion à en tirer est que la politique étrangère et de défense de la Russie a été plutôt bien menée ces vingt dernières années, et la comparaison avec Etats-Unis - voire avec France - le fait encore davantage ressortir. Pas que la Russie serait sur un pied d'égalité avec Chine ou Etats-Unis, ce qui n'est à l'évidence pas le cas. [Hors sujet mais pas tout à fait] Il y a dans le Monde une première catégorie de puissances, avec seulement deux membres. Et une deuxième catégorie où se trouvent - chacun avec des atouts divers - des pays aussi différents que Russie, Japon, France, Inde, Allemagne ou Grande-Bretagne. Et encore d'autres catégories. Or, la deuxième catégorie n'est pas la première... Certains pays "2ème catégorie" sont engagés à fond du côté de l'un des prétendants à l'hégémonie mondiale : Grande-Bretagne du côté américain, Russie du côté chinois. Et si quelqu'un pense que Pékin a le plus grand respect pour la souveraineté et les intérêts russes, les Britanniques pourront le féliciter, eux aussi s'imaginent que l'Amérique a le plus grand respect pour leur souveraineté et leurs intérêts ! Les autres pays, chacun avec ses limites, sont davantage prêts à entendre que les puissances de catégorie deux ont intérêt à s'entendre pour s'aider mutuellement à ne pas être instrumentalisés par l'un ou l'autre des prétendants à maintenir/établir leur hégémonie. Il est de ce fait immédiatement compréhensible que nous cherchions à conserver des relations spécialement fortes avec nos voisins allemands - malgré toutes les difficultés - ainsi qu'à renforcer notre proximité avec l'Inde. A mon avis, nous aurions intérêt d'une part à rendre cette stratégie plus explicite, notamment pour renforcer sa compréhension par l'ensemble des Français ainsi que par nos partenaires internationaux. D'autre part... à nous intéresser au Japon, que nous avons probablement trop négligé [Fin du hors sujet mais pas tout à fait] -
Moi je note quand même une sérieuse tendance au relèvement du taux d'inflation... comme les économistes commencent à s'en inquiéter ouvertement un peu partout dans le monde Ben oui, on espérait 60 ventes aux EAU, ce fut 80. On espérait 36 ventes à l'Indonésie, c'est 42. Et alors, la BCE ?
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Et beaucoup, beaucoup plus tôt que les Virginia du voisin du Sud. Voire encore plus, si ledit voisin finit par se dédire devant les conditions financières et de délai que proposera Washington... quand elles seront connues Pas d'inquiétude. Le serveur est dimensionné sur la base de 42 pays annonçant en même temps chacun un contrat pour 42 Rafale La bonne question est la suivante : est-ce que toi, tu y es préparé ?
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Plus simplement, l'Indonésie a posé la grande question de la vie, de l'univers et du reste
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le danger n'est pas très grand, je suis d'accord. Mais lorsqu'on parle de négociations et discussions tendues donc délicates, comme maintenant, je pense qu'il n'est pas inexistant. Et même s'il n'y avait strictement aucun danger, je trouve exaspérant que des erreurs qui demanderaient quelques minutes et un tout petit peu de professionalisme à éviter - aller aux sources, cela doit quand même être le B.A.BA quand on est journaliste, il me semble - puissent être répétées sans être corrigées. Même si le seul inconvénient est la mésinformation et le mépris du public, cela me semble déjà inacceptable. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
On pourrait dire que c'est un détail. Mais je trouve que c'est un détail intéressant quant au manque de professionnalisme de trop de journalistes. Pour ne pas dire leur effroyable amateurisme. Je parle de la séquence des dernières 24 heures suite à la rencontre Macron-Poutine de lundi. 1. Le Financial Times rapporte les paroles de Macron suite à sa rencontre avec Poutine Il [Poutine] a dit qu'il ne serait pas l'instigateur d'une escalade", a déclaré Macron lors d'une conférence de presse, avertissant toutefois que "personne (n'était) naïf" 2. Le FT titre son article : "Emmanuel Macron affirme que Vladimir Poutine promet de ne pas "escalader" la crise ukrainienne". Titre qui est sans doute véridique, mais aussi partiel donc qui risque d'induire en erreur car il ne rapporte pas la réserve très importante mise par le président français, dont le message est bien "Poutine m'a dit cela, mais faut-il le croire c'est une question". Cette réserve est d'ailleurs de simple bon sens. 3. Un journaliste demande au porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov si Poutine et Macron ont bien conclu un "accord". La réponse est rapportée par Interfax Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a démenti les informations du Financial Times selon lesquelles Vladimir Poutine et Emmanuel Macron auraient conclu un accord sur l'Ukraine lors de discussions à Moscou. "Le Financial Times, bien sûr, a écrit de manière incorrecte", a déclaré M. Peskov aux journalistes. "C'est essentiellement incorrect, Moscou et Paris n'auraient pas pu conclure d'accord. C'est tout simplement impossible", a souligné M. Peskov. Selon lui, "la France assure la présidence de l'UE, la France est membre de l'OTAN, où Paris ne possède pas le leadership." "Dans ce bloc, le leadership appartient à un pays complètement différent. De quel genre d'accords pouvons-nous parler ?", a déclaré le porte-parole du Kremlin. "Le journal a simplement écrit de manière incorrecte", a conclu M. Peskov La réponse de Peskov elle aussi est de simple bon sens : il était à l'évidence impossible que Poutine et Macron concluent un "accord", c'est-à-dire un document écrit et engageant, étant donné que Macron assure certes la présidence de l'UE, mais n'a pas un rôle équivalent en OTAN. C'est du bon sens... simplement le porte-parole réagissait à une information FAUSSE. En effet, le FT n'a pas écrit que Poutine et Macron auraient conclu un accord. C'est la question posée au porte-parole qui était erronée. Du fait d'un journaliste. Qui n'a pas pris la peine d'aller au-delà du titre de l'article du FT, de lire par exemple le corps de l'article ... 4. C'est alors que d'autres journalistes interviennent, cette fois en France ou dans d'autres pays de l'OTAN. Pour corriger l'erreur, ce qui prend quelques minutes en remontant à la source - donc en anglais et en russe, oui Madame ! - et en utilisant les services d'un traducteur automatique - c'est nouveau ça vient de sortir ? Que nenni. La nouvelle qui tourne et qui est commentée à loisir par plusieurs, c'est que le Kremlin a directement contredit Macron, quelques heures après sa rencontre avec Poutine. Oui, Monsieur ! Le président français ? Un amateur dont s'est joué le Maître du Kremlin. Sa visite ? Inutile. La France ? Humiliée, oh que oui ! La réalité, c'est qu'un journal a commis une imprécision dans un titre. Erreur qui n'aurait pas eu de conséquence si un journaliste n'avait pas choisi d'en rester au titre - c'est fatiguant, de lire, vous savez - avant d'en tirer une conclusion fausse et de poser une question biaisée au porte-parole de la présidence russe. Suite à quoi un tas d'autres journalistes se précipitent vers la réponse du porte-parole - en réponse à une information fausse - pour conclure avec délices que Peskov a directement contredit Macron - ça fait de la copie, un scandale bien juteux, bien putaclic vous voyez. Vérifier les sources ? Se rapporter à autre chose que du prémâché par un autre journal dont on se trouve parler, voire simplement baragouiner la langue ? Se rappeler que la traduction automatique ça existe - si, si, et les ordinateurs aussi vous voyez ? Ah non, alors, il faudrait bosser... quoi... 10 minutes au max. Ce genre de jm'enfoutisme est très répandu parmi les journalistes - mais méritent-ils vraiment ce titre ? Il est déjà exaspérant en temps ordinaire - on ne demande pas grand-chose à ces Messieurs et Dames de la Scribouille, tout de même, juste un poil de professionnalisme, à peu près de l'ordre de savoir faire une multiplication quand on prétend être ingénieur, ou avoir entendu parler de la circulation sanguine si on se prétend médecin ! Dans les périodes de crise diplomatique, il pourrait carrément être dangereux. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, mais... en fait peut-être, et peut-être pas ? Le Kinjal est annoncé comme un balistique anti-navires, oui. C'est même peut-être vraiment son premier rôle. Mais qui peut garantir qu'il n'en a pas un autre ? Un rôle qui serait discret certes, mais qui n'en est pas moins possible, de frappe anti-terre y compris nucléaire. Le Kinjal est après tout de ce que j'en comprends dérivé de l'Iskander-M, lequel est un missile à capacité duale, à ogive conventionnelle ou nucléaire. Rien n'empêche que Kinjal aussi puisse être équipé d'une ogive nucléaire. Sans compter que les missiles balistiques de 2 à 3 000 kilomètres de portée sont de toute façon plus convaincants pour traiter des cibles de haute valeur fixes que des cibles mobiles comme des navires - rapport à la difficulté pour la tête chercheuse d'un missile entouré de plasma à une telle vitesse de suivre une cible mobile. Ceci... sauf si le missile est équipé d'une tête nucléaire assez conséquente, justement. -
Le pays dont on a déjà parlé, mais auquel cependant personne ne croit. Le "coup" dont je rêverais personnellement - mais je ne sais pas si les Taïwanais seraient d'accord, et c'est quand même une question essentielle - serait un accord France - Taiwan pour : - D'un côté vente de N Rafale, avec N grand, et industrialisation sur place avec soutien de la France à l'industrie aéronautique militaire de Taipeh - De l'autre, en ces temps où des usines géantes de fabrication des puces les plus avancées, aujourd'hui très rares à l'échelle de la planète, et existant uniquement en Asie (Taiwan et Corée du Sud), doivent être créées ailleurs à la fois pour augmenter la capacité de production et pour la robustifier, et alors que Biden a déjà "incité" TSMC le fabricant taiwanais à construire une usine aux EU, implantation en France d'un site de production TSMC pour desservir l'Europe, et par capillarité soutenir l'écosystème local en France Ce genre de partenariat stratégique / technologique serait vraiment gagnant pour nos deux pays. Il faut être réaliste. La France a les moyens de résister aux pressions chinoises si elle le décide - voire de les envoyer au visage de Pékin - MAIS elle ne le fera que si elle y trouve un grand intérêt, non pas seulement financier, mais stratégique. Il faudrait que la carotte soit de belle taille. Et celle que j'imagine... bon Dieu ! "Une île entourée d'eau" ? .Tu veux dire... ... pas comme la Guyane ?
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Roblin parle de "dissuasion", mais Moscou a déjà une multitude de missiles capables d'atomiser n'importe quelle ville au monde. L'intérêt militaire spécifique du Kinjal par rapport à un balistique intercontinental est probablement sa précision que l'on peut supposer meilleure. Mais bon la situation militaire n'en est pas exactement bouleversée ... En tant que signal en revanche, c'est pas mal parce que ça se voit bien. Mais si Poutine prévoit de vraiment faire pression sur les US of A, ce n'est encore à peine qu'un amuse bouche. De même que la modification de la constitution biélorusse. ... C'est du Tu-22M3 (*) qu'il s'agit de stationner dans les Caraïbes. Et c'est de la constitution vénézuélienne qu'il faut parler ! Schadenfreude ? Pas vraiment. Mais disons que tous ces gens qui se dressent sur leurs ergots outre Atlantique pour dénoncer bruyamment l'agression russe, qu'ils prévoient de combattre avec la dernière énergie, c'est à dire jusqu'au dernier soldat ukrainien et jusqu'au dernier euro d'importation européenne d'énergie, je ne détesterais pas forcément qu'ils soient forcés de changer de disque... (*) J'ai revérifié que je ne m'étais pas trompé de version. Faut faire gaffe, dans ces cas-là J'ai beau faire le fier, tout a des limites. Discuter calmement de guerre nucléaire, oui. Mais à la pensée d'un Dorf qui me poursuive dans les couloirs, couteau de Spetznaz à la main, j'ai quand même des sueurs froides... @MeisterDorf -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Des MiG-31 russes armés de missiles balistiques aéroportés Kinjal sont arrivés à Kaliningrad Des intercepteurs MiG-31 Foxhound des forces aérospatiales russes, armés de missiles hypersoniques Kinzhal, ont atterri dans l'exclave russe de Kaliningrad, apparemment pour la première fois. Le déploiement de ces missiles balistiques aéroportés dans l'exclave, qui borde la Pologne et la Lituanie, membres de l'OTAN, offre une nouvelle et puissante capacité à cibler rapidement des objectifs dans la région, en utilisant potentiellement des têtes nucléaires. (...) Selon Carl Bildt, coprésident du Conseil européen des relations étrangères (ECFR), un groupe de réflexion allemand, la moitié des missiles Kinzhal opérationnels dont dispose la Russie se trouvent actuellement à Kaliningrad. Des rapports non confirmés suggèrent que 10 ou 11 MiG-31 ont jusqu'à présent été convertis pour transporter et lancer des Kinzhal sur une base opérationnelle, deux autres étant utilisés pour des essais, ce qui laisse penser qu'il pourrait y avoir cinq de ces appareils à Kaliningrad. Il est beaucoup trop tôt pour en être sûr, mais je prends ce déploiement au moins temporaire de missiles à Kaliningrad comme un bon signe. En effet, après ses annonces répétées de conséquences "militaro-techniques" en cas de refus des propositions de traité radicales envoyées par la Russie à Etats-Unis et OTAN en décembre, après avoir averti ouvertement que la Russie assurerait alors sa sécurité "par d'autres moyens" qui seraient militaires, Poutine ayant essuyé un refus clair a au moins deux manières de poursuivre : 1. Invasion de tout ou partie de l'Ukraine ("comme ça au moins on est sûrs qu'ils ne rentreront pas dans l'OTAN") Option qui sera privilégiée notamment si c'était l'objectif de Poutine depuis le début, s'il n'a envoyé ces propositions de traité que dans le but de prétexter du refus prévisible pour attaquer 2. Augmentation de la pression sur OTAN et Etats-Unis, notamment par des déploiements de missiles, en Europe voire pourquoi pas aux Amériques chez les alliés cubains et vénézuéliens ("comme ça ils se sentiront menacés autant que nous, et une fois qu'ils auront vraiment peur ils négocieront sérieusement"). Option qui sera privilégiée notamment si Poutine compte bien Le déploiement de Kinzhal à Kaliningrad, tout comme la réforme fin février de la constitution de Biélorussie de manière à permettre de stationner des armes nucléaires sur le territoire biélorusse, semblent pointer vers le deuxième scénario. Ce qui serait une excellente nouvelle Une stratégie de tension, voire une nouvelle "crise des missiles" à la 1962, ce serait certainement désagréable pour les nerfs. Mais ça serait quand même nettement mieux qu'une guerre ouverte, et une catastrophe nationale pour les Ukrainiens. Méfiance, tout de même. La feinte et la tromperie font partie intégrante de toute crise internationale. Et Poutine pourrait être en train de mettre en place un leurre alors que son véritable objectif serait bien l'Ukraine. Le brouillard autour des véritables intentions du président russe demeure bien épais... -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
L'invasion mongole qui avait totalement ravagé Chine, Russie et devait ravager plus tard le monde arabe (destruction de Bagdad en 1256) fut arrêtée non par une victoire - Legnica a été une cruelle défaite pour l'armée polonaise, comme pour toutes celles qui s'étaient opposées aux Mongols - mais par un événement fortuit, ou peut-être un arrêt de la Providence. L'empereur mongol Ögedei Khan, fils de Gengis Khan, mourut en 1241 de son ivrognerie, ce qui interrompit l'invasion de l'Europe - le général mongol Batu avait déjà ravagé la Hongrie, vaincu le roi polonais et venait d'atteindre l'Adriatique lorsqu'il fut rappelé pour participer au processus de désignation du nouveau Khan. Le manque foncier de contrôle de lui-même d'Ögedei était apparu une nouvelle fois dans sa dernière nuit de beuverie avec un certain Abd-er-Rahman, administrateur et chef de l'administration des pillages fiscale dans une partie de la Chine occupée. Le sort que subit la Russie - massacre de la majorité de la population notamment la population de toutes les villes suivi d'un siècle et demi de servitude - fut ainsi épargné à l'Europe centrale et occidentale... parce qu'un Arabe avait entraîné le grand Khan à l'ivrognerie On ne remercie pas assez Abd-er-Rahman. Ce serait d'ailleurs un personnage intéressant pour nos livres d'histoire, et féliciter un Arabe pour son ivrognerie serait certainement bien pris par tous ceux qui s'inquiètent de ne pas rendre assez hommage aux autres peuples ... quoique peut-être pas par nos "amis" islamistes -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Il suffit de la lui demander ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Très juste, sauf... Cui bono ! -
Opérations au Mali
Alexis a répondu à un(e) sujet de pascal dans Politique etrangère / Relations internationales
Une analyse très intéressante de Michael Shurkin sur l'échec de la stratégie anti-djihadiste au Mali (Je ne poste que quelques extraits, je recommande de lire l'ensemble) (...) L'intervention militaire française, connue sous le nom d'opération Barkhane, est peut-être nécessaire, mais les Français eux-mêmes n'ont jamais imaginé qu'elle serait suffisante. En effet, Barkhane n'a jamais été dimensionnée pour être suffisante, car il n'y a pas grand-chose qu'une force d'environ 5 100 hommes à son apogée en 2020-2021 puisse faire dans un espace géographique plusieurs fois plus grand que la France, à part jouer au jeu de la taupe à une échelle épique. Le succès global a dépendu de la participation de tous les autres, principalement des nations sahéliennes, mais aussi des agences civiles françaises et internationales. Une intervention militaire étrangère peut créer des "opportunités stratégiques" qui, si elles sont saisies, peuvent s'avérer décisives. Mais c'est à d'autres de les saisir. Rien de ce que fait l'armée étrangère, cependant, ne " décidera " du conflit. Lorsque l'on regarde comment les Maliens et autres Sahéliens cadrent les conflits dans leur région et décrivent le rôle qu'ils imaginaient que les Français pourraient jouer, il devient clair que s'ils ont ostensiblement adhéré à la stratégie française, ils n'ont pas compris où s'arrêtait la responsabilité de la France et surtout des militaires français. Ils ont imaginé que Barkhane serait suffisant plutôt que simplement nécessaire. De nombreux observateurs et journalistes occidentaux ont fait la même erreur et ont conclu de la même manière que parce que Barkhane n'a pas été suffisant, il doit avoir échoué. En effet, le fait même de se demander si Barkhane a échoué suggère un malentendu fondamental : Barkhane a fait son travail. La victoire - ou l'échec - dépendait de tout le reste. (...) L'alternative à l'illusion que la France ferait disparaître les insurgés est d'assumer la responsabilité de ses propres lacunes (c'est-à-dire la raison pour laquelle il y a une insurrection en premier lieu) et d'identifier et d'exécuter les réformes nécessaires et les interventions gouvernementales qui pourraient désamorcer les conflits locaux, renforcer la légitimité de l'État et générer des forces de sécurité compétentes. Ces tâches sont herculéennes. Elles vont aussi souvent à l'encontre des intérêts immédiats des élites locales. Dans ce contexte, qui ne préférerait pas attendre des Français qu'ils fournissent des solutions,. et pouvoir ensuite les blâmer en cas d'échec. De fait, la découverte de l'insuffisance de Barkhane a conduit à la déception, qui s'est transformée en blâme et en rancœur (...) Les dirigeants civils français n'ont peut-être pas prêté suffisamment attention à l'aspect non militaire de la campagne, aux choses qui comptent bien plus que l'aspect militaire. Ils n'ont peut-être pas non plus apprécié ce que cela signifie pour le cours de la guerre lorsque les gouvernements sahéliens n'accomplissent pas les tâches que l'on espère qu'ils pourraient entreprendre. Ou s'ils se distraient avec des coups d'État et des luttes de pouvoir internes ? Ou s'ils persistent dans des politiques contre-productives ? Dans tous les cas, que peuvent-ils faire d'autre que de se taire ou d'intervenir, violant ainsi la souveraineté et ouvrant la boîte de Pandore ? Le plus grand échec de Barkhane et des Français en général, a sans doute été de supposer que les dirigeants sahéliens et le public sahélien comprendraient ce qu'ils faisaient, et comprendraient et accepteraient les rôles que la stratégie française leur attribuait implicitement et explicitement. (...) Même les évaluations les plus charitables des efforts de Macron montrent clairement que le gouvernement français n'a pas entrepris le type de dialogue solide et durable avec les dirigeants et le public sahéliens concernant l'insurrection djihadiste, ce que la France peut faire à ce sujet et ce qu'ils doivent faire à leur tour, qui serait nécessaire pour que la France et les Sahéliens soient sur la même longueur d'onde. En résumé, l'analyse de Shurkin est que la cause de l'échec de la stratégie anti-djihadiste au Mali est l'échec ou le refus des élites maliennes à profiter de l'ouverture stratégique que leur offraient les succès tactiques de Barkhane afin de gagner la guerre "dans les coeurs et les esprits", ce que seuls eux pouvaient faire et non les Français. Les erreurs des Français sont de ne pas avoir suffisamment communiqué, et d'une manière qui touche tous les Maliens y compris la société civile, ce qu'était la stratégie et surtout le fait que la victoire dépendait essentiellement d'eux, et d'avoir ainsi s'imposer l'idée que la France allait tout faire plutôt que simplement leur donner une chance de réformer leur pays pour supprimer ce qui a permis aux djihadistes de prospérer - ouvrant la voie à déception et rancoeur lorsqu'il s'est avéré que cette idée est illusoire. --- Le rôle de Wagner et de la Russie dans cette situation est celui d'un charognard opportuniste. Wagner, et la réputation de "mec qui en a" entretenue par Poutine, permettent de remettre une pièce dans la machine à illusions "les étrangers pourront nous débarrasser des djihadistes". Cette fois-ci, c'est "les Russes sauront faire", après "les Français sauront faire". Point commun : perdre de vue le fait que seul le Mali peut "gagner les coeurs et les esprits", toute force étrangère ne peut au mieux que créer une ouverture stratégique pour que le Mali y parvienne. Au mieux, les mercenaires russes Wagner ne pourront que faire aussi bien que les soldats français et européens de Barkhane. Et c'est au mieux : il n'est pas certain qu'ils aient les mêmes capacités tactiques, même si Vladimir Vladimirovitch aime certes se faire photographier torse nu et montrer ses biscottos. Et bien sûr, c'est plus cher... Wagner a ses propres géologues et "se paie sur la bête". Les Maliens n'auront pas forcément besoin de 8 ans pour être aussi déçu par les Russes et leur très chère aide militaire que 8 ans d'aide militaire française gratuite entre 2013 et 2021 les ont déçu des Français. Il faut souhaiter pour eux qu'à ce moment-là, certains de leurs gouvernants se rendent enfin à l'évidence que la partie "gagner les coeurs et les esprits" d'une stratégie de contre-insurrection ne peut en aucun cas être assurée par une force étrangère - il faut qu'ils s'y collent eux-mêmes ! Ca fait 62 ans cette année que le Mali est indépendant. Il faut souhaiter aussi que d'ici là les djihadistes ne se soient pas suffisamment renforcés pour tenter une nouvelle cavalcade sur Bamako comme en janvier 2013. Alors - et à mon avis alors seulement - il me semble que la France devrait intervenir, et refaire Serval D'ici là, mieux vaut pour tout le monde que les Maliens fassent leurs expériences avec la très belle - mais si chère - Russie. Ils reviendront d'autant plus sûrement le moment venu à de meilleurs sentiments envers Marianne Je ne sais plus quel homme politique africain francophone répondait aux inquiétudes de ses amis français devant les tropismes américains de certains Africains francophones que pour eux, l'Amérique est peut-être la maîtresse mais la France c'est l'épouse, et un homme avisé revient toujours vers son épouse. Je ne dirai pas quelle position prend la Russie version Poutine et Wagner, mais c'est essentiellement parce que je ne veux insulter personne par la comparaison. Surtout pas les braves et honnêtes péripatéticiennes -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le retrait ed' Wagner du Ch'Nord du nord ! (*) Pour ce qui est du gaz, faut demander aux Allemands. A mon avis, les Russes seront tout à fait prêts à leur livrer du gaz en échange de la reconnaissance par Berlin du rattachement de la République de Crimée et de la ville fédérale de Sébastopol à la Mère Patrie... ... plus le prix habituel du gaz, évidemment (*) Bon à la décharge des Russes, il faut quand même dire qu'ils s'attachent parce que ça leur rappelle par chez eux -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Mes intérêts c'est plutôt pour arrêter de se prendre la tête pour des trucs qui n'en valent pas la peine -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
En effet, ce n'est pas du tout la même question. Le statut de la Crimée ne doit pas être accepté officiellement. Approuver un changement par la force des frontières reconnues internationalement n'est pas souhaitable, et après le Kosovo cela ferait un deuxième précédent dangereux en Europe en moins de vingt ans. Mais s'abstenir de reconnaître le statut de la Crimée comme Nème membre de la Fédération de Russie n'oblige absolument pas à faire la guerre économique ni à avoir la moindre sanction économique contre Moscou. Les exemples sont légion : - La France ne reconnaît pas la "république turque de Chypre du nord" - mais nous ne faisons pas la guerre économique à la Turquie - La France ne reconnaît pas l'annexion par Israël de Jérusalem-est - mais nous ne faisons pas la guerre économique à Israël - La France ne reconnaît pas la ligne de partage au Cachemire entre Inde et Pakistan - mais nous ne faisons la guerre économique ni à l'un ni à l'autre etc. etc. Assez d'accord. Si nous demandions aux Israéliens des concessions en échange de la reconnaissance de leur annexion de Jérusalem-est, je crois que la réponse serait un grand éclat de rire. J'imagine que la réponse russe serait assez semblable.