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Tout ce qui a été posté par Alexis
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Il y a semaine une discussion sur le fil Allemagne partait en HS écologie et effondrement. J'écrivais notamment : Ce à quoi @nemo répondait : Je continue la discussion dans le bon fil, c'est-à-dire ici. Voici les "technologies de production d'énergie - qui n'existent pas encore - permettant d'alimenter l'économie permettant à neuf ou dix milliards de personnes d'avoir une vie décente" auxquelles je faisais allusion - enfin celles auxquelles j'ai pu penser ! Je peux citer quatre pistes. Ce qui ne signifie pas que toutes pourraient techniquement aboutir, mais chacune aurait une chance. Cela ne signifie pas non plus qu'il n'y en ait que quatre bien sûr, la recherche pourrait peut-être en dégager d'autres. Deux sont basées sur l'énergie nucléaire, deux sur l'énergie solaire. D'abord, un petit calcul "coin de table" pour avoir un ordre de grandeur de l'énergie à produire pour un monde "stabilisé et prospère" : - Population mondiale environ 9 milliards - Niveau de vie moyen équivalent à celui dans l'UE aujourd'hui - Efficacité énergétique (richesse divisée par énergie consommée) proche de celle des meilleurs pays aujourd'hui - L'essentiel de l'énergie est fournie par des sources non carbonées, donc nouvelles ===> On arrive à environ 1,2.1021 joules par an à produire par les nouvelles sources d'énergie Pour fixer les idées, cela représente environ trois fois la consommation énergétique humaine actuelle. Donc une quantité véritablement énorme, l'équivalent de 30 à 40 000 réacteurs thermiques. Mais si l'on vise beaucoup moins, il faut soit baisser fortement le niveau de vie (comment convaincre ?) soit augmenter drastiquement l'efficacité énergétique (comment faire ?) Les quatre pistes : N1) La première piste nucléaire, ce sont des réacteurs nucléaires "de quatrième génération", c'est-à-dire utilisant du carburant nucléaire "fertile" (uranium 238 ou thorium 232) au lieu de carburant "fissile" comme les modèles actuels (uranium 235, plutonium 239). Pouvoir utiliser le carburant fertile, cela signifie accéder à des réserves plusieurs centaines de fois supérieures à celles de carburant fissile. Donc suffisantes pour plusieurs siècles à ce rythme de production, ce qui n'est pas exactement du "développement durable", mais laisserait suffisamment de temps pour développer d'autres sources d'énergie ensuite. Il existe six pistes techniques différentes pour parvenir à ce type de réacteur, identifiées par le forum international "Génération IV" ===> Aucune ne bénéficie de crédits ni d'efforts moindrement à la mesure de l'enjeu, dans aucun pays. Le minime effort français, affublé de délais très lointains et de crédits très faibles, qui plus est pas sur la meilleure des six pistes, vient d'ailleurs d'être arrêté ("Astrid") N2) Des réacteurs nucléaires à fusion, tandis que les réacteurs actuels fonctionnent à la fission. Le carburant nécessaire est composé de deutérium et de tritium, le premier se trouvant facilement dans l'eau de mer, le second pouvant être produit dans un réacteur à fusion à partir de lithium. Les réserves sont si abondantes que la durée de vie de cette énergie serait en pratique illimitée. La piste principale pour parvenir à la fusion est le tokamak, c'est celle qui est explorée dans le projet ITER. ===> Le calendrier de ce programme prévoit de ne pas aboutir à un premier prototype de réacteur avant la seconde moitié du XXIème siècle, c'est-à-dire presque certainement bien après l'effondrement / la vague scélérate / la dévastation du soliton. Donc beaucoup trop tard pour servir de solution. D'autres pistes plus "exotiques" ont été repérées, telle la Z-Machine. ===> Elles ne bénéficient que de petits crédits S1) Le solaire "en l'état" ne peut pas être une solution à cause de l'intermittence - les panneaux ne sont éclairés correctement qu'une partie du temps - et l'impossibilité d'y parer avec les batteries et stations de stockage énergétique existantes, dont la capacité est bien trop faible. Le solaire présente quand même un potentiel car contrairement à l'éolien, les panneaux solaires sont continuellement améliorés et leur coût a énormément baissé. Il "suffirait" donc de résoudre le problème de l'intermittence. La première piste pour le solaire consiste donc à trouver une solution pour le stockage. Une solution entièrement nouvelle. Fabriquer du carburant liquide à partir d'eau de mer chargée en carbone et d'énergie solaire ? Il y a des expérimentations. Stocker l'énergie avec des volants en rotation rapide ? De l'hydrogène, à condition de réussir à rendre plus efficaces les piles à combustible ? Trouver de nouveaux principes "exotiques" de batteries ? Les recherches existent, mais elles se concentrent sur les innovations incrémentales car c'est l'industrie privée qui en finance l'essentiel. ===> Pour des innovations de rupture, des choses qui pourraient changer la donne, il faudrait que l'Etat intervienne. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas S2) La deuxième piste pour l’énergie solaire consiste à aller la chercher là où le Soleil brille sans discontinuer, 24 heures sur 24, sans ombre, sans nuages, sans rien pour gêner. Dans l’espace. Les concepts de centrale solaire spatiale sont discutés depuis les années 1970. La faisabilité technique ne semble pas être un problème : on sait déployer des structures de taille moyenne dans l’espace, on devrait arriver à en déployer de très grandes. Quant au transport de l’énergie recueillie sur Terre par faisceau de micro-ondes, il a aussi l’air tout à fait faisable. Non, le problème, c’est la taille. Il faudrait une capacité de transport vers l’orbite au moins mille fois supérieure à celle d’aujourd’hui. Donc de nouveaux lanceurs, de technologies nouvelles. Des navettes spatiales aérobies - utilisant des statoréacteurs hypersoniques pour autre chose que pour la guerre ? Des lanceurs géants dans la lignée du "projet fou" Sea Dragon des années 1960 ? Autre chose encore ? ===> Aujourd'hui, la question est théorique. Personne ne cherche activement à réaliser ce genre de lanceurs. - Aux économistes "classiques" comme aux grandes institutions Etats, entreprises etc. il manque un véritable souci du long terme - Aux écologistes "classiques" comme à tous ceux qui s'inquiètent et veulent agir pour la stabilité de la civilisation et l'avenir de l'humanité, il manque les moyens et encore un plan ou du moins des pistes sérieuses ===> Aux uns et aux autres, il manque le dirigisme- 2 408 réponses
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Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Le Conseil européen sur les relations étrangères, un laboratoire d'idées (littéralement "citerne à pensées" en anglais) a publié ce 10 septembre une étude d'opinion dans 14 pays de l'UE sur leurs attentes en matière de politique étrangère de l'UE. Entre autres questions, celle de l'attitude à adopter en cas de conflit entre Etats-Unis et Russie. Souhaitez que Donald Trump n'en entende pas parler parce que... comment dire... le prochain accord qu'il mettrait en pièces serait le Traité de l'Atlantique Nord ! Comme le fait remarquer Marcel Dirsus, de l'Institute for Security Policy de l'Université de Kiel "Ces chiffres sont remarquables. Après des décennies pendant lesquelles des millions d'Européens ont été protégés de l'Union soviétique et de la Russie par les Etats-Unis, la grande majorité des Européens voudraient rester neutres en cas de conflit entre la Russie et les Etats-Unis" Mentions toutes spéciales pour l'Autriche, la Grèce et surtout la Slovaquie où davantage de gens préféreraient soutenir la Russie que les Etats-Unis ! Dans le pays le plus "pro-américain", la Pologne, pas moins de 33% des sondés voudraient soutenir les Etats-Unis ! Quel beau chiffre... qui reste quand même nettement moins que les 45% préférant se tenir en dehors de l'affaire Quant à un conflit entre Etats-Unis et Chine, la préférence pour la neutralité serait encore plus marquée. Les plus pro-américains restent les Polonais, mais même eux sont à 54% sur l'option "Où est le pop-corn ?" -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
"Votre mission, si vous l'acceptez, est d'éviter tout conséquence négative pour le Royaume-Uni s'il devait sortir de l'UE sans aucun accord. C'est l'opération Bruant Jaune" Bon, à voir comment ils se débrouillent avec les allumettes, c'est pas gagné ... -
co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Voici une étude longue mais riche L’effondrement, parlons-en. Les limites de la collapsologie Je n’ai que commencé à la parcourir, mais je partage déjà quelques points Il me semble qu’il pose beaucoup de remarques justes, notamment – Le centrage sur l’expérience non tellement des « Blancs » mais de l’ensemble des classes moyennes des pays les plus riches – les Japonais et autres Sud-Coréens sont à l’évidence inclus – qui est un point de vue valide en lui-même mais incomplet, limité à environ 20% de la population mondiale – Le risque de « naturalisation » des rapports sociaux c’est-à-dire d’hypothèse explicite ou implicite comme quoi les rapports sociaux, l’acceptabilité de telle ou telle politique aux yeux d’une population ou d’un groupe social, n'ont qu'une souplesse très limitée et ne changeront pas « c’est comme ça et pas autrement » – Le centrage très dangereux en plus d’être désespérant sur l’espoir d’un rebond « après » – après une période d’effondrement qui pourrait durer plusieurs générations – alors que sans parler du coût humain de ce genre de période, un véritable effondrement risquerait de mettre gravement à mal les outils dont nous disposons pour construire une civilisation humaine à la fois durable et vivable pour tous ses membres. Je pense en particulier à l’innovation technologique, et aussi à la capacité à coopérer à l’échelle internationale – En conséquence de cette naturalisation et de ce centrage sur un hypothétique futur rebond, il y a de fait un renoncement à imaginer, décider puis accomplir le genre de transformations qui nous permettrait d’échapper à un effondrement au sens plein du mot Cela dit, il y a une erreur énorme page 28 : l’affirmation comme quoi « plus de 80% des « richesses » produites par la destruction des écosystèmes (êtres humain·e·s compris·e·s) et que l’émission massive de gaz à effet de serre le sont pour satisfaire 1% de la population mondiale ». C’est absolument faux : ce que dit le rapport Oxfam International de janvier 2018, c’est que 82% de l’augmentation du patrimoine mondial est allé aux 1% les plus riches. Or, une augmentation n’est que la différence entre deux valeurs successives de la même quantité – le patrimoine mondial – ce n’est pas cette quantité elle-même, et le patrimoine mondial (dont une bonne partie est financier) est différent de la production, sachant que c’est la production qui est directement liée à l’émission de gaz à effet de serre ! Le problème, c’est que cet énorme contre-sens semble – sans avoir encore lu tout – la base d’une bonne partie de la suite du texte.- 2 408 réponses
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Franchement, un tel niveau d'incompétence est effrayant. - Des députés britanniques demandent l'annulation d'une campagne de communication gouvernementale incitant et expliquant comment être "prêt" pour le Brexit le 31 octobre, ceci pour éviter tout gaspillage sachant que le risque de Brexit ce jour-là est écarté... - Pendant ce temps, le gouvernement continue de prétendre que sortir de l'UE le 31 octobre même sans accord serait un aboutissement pour le Brexit, alors que les sujets qui fâchent notamment la frontière nord-irlandaise, le règlement financier et les droits des citoyens resteront sur la table et que des responsables de l'UE ont même plusieurs fois expliqué que leur résolution serait un préalable à l'ouverture de négociations sur la future relation économique. Ceci alors que le Royaume-Uni sera certainement pressé de trouver un accord sur cette relation, en l'absence de toute période de transition comme celle qui est incluse dans l'accord de retrait que Westminster a trois fois refusé, et alors que mener à bien la négociation sera beaucoup plus dur que durant la période de transition : voir l'exemple des accords CETA et Mercosur discutés pendant des années et des années... Le peuple britannique est vraiment très très mal servi. Parlementaires, gouvernement, partisans comme adversaires du Brexit... il n'y en a pas un pour rattraper l'autre Franchement, j'espère que le Conseil européen qui sauf miracle devra se positionner les 17-18 octobre sur une demande de prolongation de trois mois adoptera une stratégie similaire à celle que semble-t-il Macron avait proposée en avril dernier : accorder un ultime délai très court dans des conditions qui forcent les parlementaires britanniques à choisir sans plus aucune échappatoire. Cela pourrait par exemple prendre la forme d'un report conditionnel au 30 novembre, sous réserve que le Royaume-Uni ait ratifié l'accord de retrait d'ici le 31 octobre. La ratification en elle-même serait très courte, c'est une loi de une ligne "L'accord Machin est approuvé" et il doit suffire de trois jours au plus pour qu'elle passe la chambre basse, la chambre des seigneurs et la Reine. Ce sont les règlements afférents qui sont plus longs, le mois de délai donnerait le temps de les faire passer. Ou d'une autre formule. L'important étant de flanquer un coup de massue sur la tête des parlementaires en espérant les réveiller de la bulle anglo-centrée où ils se complaisent depuis trois ans en oubliant qu'en face de la Grande-Bretagne se trouvent 27 autres pays qui ont leur autonomie de décision. Je trouve désolant pour les Britanniques d'être affublés d'un tel ramassis de charlots comme parlement et comme gouvernement. Même s'ils ont bien voté pour eux, ce serait quand même dommage de les laisser infliger de tels dommages à la Grande-Bretagne sans essayer une dernière fois de forcer les clowns à faire le bon choix. Qui plus est, cela rendrait vraiment très difficile de créer une légende comme quoi ce seraient les méchants Continentaux qui seraient à l'origine des dégâts que sa classe politique auraient infligés à la Grande-Bretagne. Les charlots auraient eu le choix, signer entre le lundi 21 octobre et le jeudi 31 octobre (neuf jours ouvrés, c'est-à-dire six de trop !) et s'ils continuent à faire n'importe quoi, eh bien même les plus malhonnêtes auront du mal à prétendre que les conséquences ne seront pas de leur fait. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
D'ailleurs, le parlement européen n'a aucun rôle dans la décision d'accepter une demande de report, de faire une contre-proposition, ou de refuser net. Seuls les 27 chefs d'Etat et de gouvernement auront la parole au Conseil européen. -
Israël et voisinage.
Alexis a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
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Israël et voisinage.
Alexis a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout est dans tout, et réciproquement. Oui. Je sais. N'empêche, je suggérerais bien qu'on ferait mieux de ne pas tout mêler. Ne serait-ce que parce que si on s'avise de discuter non d'un sujet très controversé, mais de l'addition de trois (Israël et Palestine + Crimée + Kosovo)... je ne peux même pas imaginer le niveau de bruit et de boxon qu'on va causer sur ce fil ! La question que je me pose, c'est au cas où Netanyahou mettrait sa promesse à exécution... est-ce la fin définitive de l'idée d'un Etat palestinien indépendant ? A priori, ça en a bien l'air. Déjà, les diverses limitations (zone A, B et C) de mouvement et de droits des Palestiniens en Cisjordanie ont beaucoup éloigné les conditions qui permettraient la naissance d'un tel Etat. Si en plus l'éventuel Etat palestinien en Cisjordanie n'avait aucune autre frontière qu'avec Israël... -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Si, si... L'option de continuer de creuser n'est pas loin de faire l'unanimité, Leavers et Remainers confondus. Ce qui constitue bien une progression dans un certain sens ... Sinon, petite précisions - ou plus exactement confirmations et répétitions de la part d'Amélie de Montchalin la secrétaire d'Etat aux affaires européennes Ça semble assez clair : 1) Ce qu'a fait le parlement britannique à ce jour est insuffisant pour justifier une prolongation du délai 2) Si des élections sont annoncées ou le gouvernement change d'ici la date du Conseil européen (17-18 octobre) alors ce sera envisageable -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Elle est magnifique celle là ! « Dites, vous vous préoccupez trop de X, vous en parlez tout le temps, on dirait une obsession » « Vous êtes obsédé par mes actes, c'est très étrange. Pourquoi est ce que ça vous dérange tant que je parle tout le temps de X... HEIN, POURQUOI ? » Il est en mode auto-caricature, ma parole ! -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est sans doute le moment de profiter de cette pause imposée dans les luttes politiques britanniques pour faire un point sur les arguments des pro-Remain et des pro-Leave. Pourquoi le RU doit rester Pourquoi le RU doit partir Et puis enfin un point de vue réaliste, et réaliste d'abord, sur ce qu'est l'UE. Est ce qu'il tire dans le sens de rester ou de partir... à chacun de juger. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Hmmm... Tu dis ? Ah. Oui. Nan, excuse, j'étais juste en train d'écouter un peu de musique qui convienne aux circonstances. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici l'école britannique des dirigeants populistes -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Mouaaais pas mal ... mais on peut faire mieux. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Ben... ses cheveux sont plus longs que les miens, peut-être ? -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
La première saison de la série Brexit, c'était la campagne de plus d'une décennie pour obtenir un référendum, avec Nigel en personnage principal et David pour conclure. Dans la deuxième saison, campagne électorale à multiples rebondissements, avec au final le résultat du vote populaire et la décision du Parlement de « suivre » le peuple : Boris vient sur le devant de la scène, Dominic en cheville ouvrière. Pour la troisième saison, des négociations longues et difficiles, avec Theresa et Michel dans les rôles principaux. En quatrième saison, les scénaristes se « lâchent » complètement et oublient tout souci de vraisemblance pour décrire les travaux du Parlement sur l'accord conclu à la fin de la saison 3. Jeremy devient un personnage central, Emmanuel et Angela font un pas de deux, Theresa tombe au champ d'honneur, multiples personnages secondaires hauts en couleurs tels Jacob ou John voire Donald, Boris revient, Dominic dans ses bagages... A la fin de l'avant-dernier épisode, toutes les cartes semblent avoir été rebattues. Vu que les scénaristes carburent aux drogues dures, tout semble pouvoir arriver dans le dernier épisode. Question : y aura t il une saison 5 ? D'ailleurs, est il vraiment nécessaire d'en faire une ? -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est la garantie de rendre tout à fait impossible un accord entre Travaillistes et Libdems, alors que Conservateurs et parti du Brexit se dirigent vers un accord. Ce qui s'appelle une fine stratégie politique ! Surtout dans des élections par circonscriptions et à un seul tour. Bon, les cinq prochaines semaines devraient être beaucoup plus calmes Même si les médias et la classe politique feront évidemment tout leur possible pour faire parler d'eux. Ce qui ne peut faire que du bien aux nerfs de tout le monde. La prochaine semaine « de folie » après celle du 2 septembre devrait être celle du 14 octobre. En vrac : - Que dira le ventriloque Johnson par l'intermédiaire de sa marionnette Elizabeth II lors du discours de la Reine le 14 ? - Westminster votera t il la défiance contre Johnson avant le Conseil européen des 17-18, ce qui fournirait aux 27 une ouverture pour accorder un délai, des élections étant alors prévues ? - Johnson obéira t il à la loi Benn en demandant un report au Conseil européen ? Refusera t il tout net ? Trouvera t il un moyen de contourner la loi sans la violer ? - Last but not least... que décidera le Conseil européen ? -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Tiens, en voilà une qui n'est peut-être pas exactement ce que je pense... mais bon au moins c'est drôle -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Je suis d'accord... en partie Que les fondamentaux ne se soient jamais remis de la crise de 2007-2009, qui n'est en réalité absolument pas terminée mais mise sous le boisseau - à coup de planche à billets assouplissement quantitatif, de taux directeur zéro voire négatif et de pétrole de schiste exploité sans rentabilité et sans lendemain - je ne pourrais pas approuver davantage. La possibilité pour un Brexit sans accord d'être "l'étincelle qui met le feu aux poudres"... théoriquement oui, mais à mon avis en pratique non pas du tout. En effet, le scénario du Brexit sans accord aucun est connu, que les grandes banques lui affectent une probabilité 10 ou 50 ou 90% dans leurs évaluation internes de toute façon elles s'y sont préparées. C'est notablement plus facile pour une grande banque que pour une grande entreprise, la seconde peut avoir à réorganiser sites de production et chaîne logistique ce qui est tout sauf simple tout sauf rapide, la première n'a fondamentalement pas un si gros problème à déplacer une activité d'un endroit à un autre dans un marché financier mondialisé. Le No Deal Brexit qui à mon sens est un scénario fort probable n'arrivera pas du tout comme l'Inquisition espagnole. Il est attendu, au moins comme scénario réaliste (c'est-à-dire : à probabilité non négligeable, qu'on l'évalue à 10% ou 90%), par tout le monde sauf les grands ahuris, et je ne pense pas que les directeurs des plus grandes mafias au monde grandes banques soient de grands ahuris. Ça a le mérite d'être dit Les satellites allemands... les Pays-Bas en feraient-ils partie ? Brexit: les Pays-Bas préféreraient un no-deal à des mois d'incertitude Ça, légalement ils ne peuvent pas. Voir l'alinéa 3 de l'article 50 du TUE. Sinon, le Telegraph - c'est-à-dire le fan club de Boris Johnson - rapporte que Emmanuel Macron et Angela Merkel vont entrer en conflit au sujet du report du Brexit. C'est un affrontement de ce genre qui se dessine en effet. Je sais de source sûre que Merkel entend insister pour un délai au Brexit au moins trois à quatre fois plus long que celui que Macron proposera. Le président français quant à lui proposera zéro mois de délai. Mais il devra céder du terrain devant la chancelière allemande, pas de doute. A mon avis, ils toperont pour deux à trois fois plus -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Amusant. Cela dit, ce sont les peuples qui font les révolutions. Quand deux moitiés du peuple sont dressées l'une contre l'autre, ça peut être encore plus dangereux qu'une révolution... -
Bizarre en effet... ce n'est pas comme s'il avait quoi que ce soit de plus urgent sur le feu ? (Mais je pense que c'est ce que tu voulais suggérer) Oh m.... ! Une initiative « européenne », sachant que les autres Européens sont totalement pro-OTAN sans aucune volonté d'indépendance, cela veut dire une initiative sous contrôle américain de fait. Une initiative « coordonnée, en complémentarité, en transparence » avec les États-Unis, cela clarifie complètement la chose. Pour établir la complémentarité, s'attend on à ce que les États-Unis se coordonnent avec les Européens... ou le contraire ? Or, si les initiatives françaises ou autres échouent à faire bouger Washington, le laissant provoquer une grande guerre autour du détroit d'Ormuz, nous ne pourrons certes pas protéger notre économie de la récession mondiale qui s'ensuivra, mais protégeons du moins nos forces de la participation à une guerre inutile, évitable et stupide !
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
La situation est très fluide il me semble. A noter que la manière dont beaucoup d'Anglais perçoivent les événements ne correspond pas nécessairement au point de vue qui s'exprime le plus souvent dans les médias. Les sondages pour le parti conservateur sont en train de s'améliorer. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Comment ça ? La langue ne fait pas question, enfin ! Si les Britanniques ne comprennent pas le français, on demandera à nos douaniers de parler plus fort. Alexis (AD.net en France) : "Si quelqu'un dit que cette imbroglio tragi-comique n'est pas fascinant en même temps qu'irritant, il ment aussi" Sinon, un petit dessin du Telegraph... qui est assez bien vu, quoique en pâmoison devant Boris Johnson comme d'habitude : Reste à savoir bien sûr qu'est-ce qui joue le rôle du temple des Philistins. La participation du Royaume-Uni à l'UE ? Le parti conservateur ? Les règles constitutionnelles britanniques ? -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Écoutons tous Shorr Kan qui prêche la paix et la concorde parmi tous ! Donc, vous disiez mon Père, se pardonner mutuellement et s'aimer les uns les autres ? Hmmm je prends note... Position intermédiaire, semblerait-il ? Voici un de ses commentaires Visage-Livre Je pense qu'elle a tort concernant le danger et le coût du nucléaire. Mais elle insiste avant tout - et elle a mille fois raison ! - sur le fait que devant cette crise d'ensemble, il faut conserver une vue d'ensemble, prendre en compte l'ensemble des facteurs, et seulement ensuite prendre les décisions concrètes dans le cadre d'un plan d'ensemble. Cette démarche est la bonne, et peu la défendent soit dit en passant. Je suis personnellement persuadé que le résultat d'une telle démarche et vision d'ensemble mènerait à définir un rôle important pour l'énergie nucléaire. Quoi qu'il en soit, il faut bien prendre en compte l'ensemble, et sans a priori. Comme le dit Greta Thunberg, qui n'est certes pas le second avènement du Messie comme quelques-uns semblent être prêts à la considérer, mais qui reste une jeune fille non seulement courageuse et déterminée, mais à la lire très réfléchie. Les Suédois je n'en sais rien. Mais pas Greta Thunberg en tout cas. Son message n'est ni repentez-vous et expiez vos crimes pécheurs, ni faisons tout n'importe comment en glapissant comme des benêts. Son message est seulement ceci : la crise écologique et de durabilité est massive, c'est le premier sujet de notre temps, nous devons tous nous y atteler en cherchant des solutions d'ensemble. Message tout à fait juste, au demeurant. L'idée d'arrêter les voyages en avion est aberrante. L'idée qu'il serait souhaitable que les cinq milliards et plus d'entre nous qui vivent dans le sous-développement ne cherchent plus à en sortir l'est encore davantage. Ou d'ailleurs l'idée qu'ils seraient prêts à l'accepter si on le leur expliquait assez longtemps et on les culpabilisait suffisamment. D'une manière générale, la culpabilité n'est pas un moteur adéquat pour motiver les êtres humains. A mon sens nous avons un besoin criant de deux choses : - De nouvelles technologies de production d'énergie - qui n'existent pas encore - permettant d'alimenter l'économie permettant à neuf ou dix milliards de personnes d'avoir une vie décente, je veux dire un niveau de prospérité plus ou moins équivalent à celui dont les Européens disposent aujourd'hui. Un petit calcul de coin de table m'a donné une estimation à trois fois la capacité énergétique mondiale actuelle - Bien davantage de partage, à l'échelon national comme international, entendu pas forcément comme de la redistribution, mais plutôt comme un ensemble de règles de vie en société, de production et d'échange permettant que le niveau de prospérité des 50% les plus pauvres ne soit pas trop distant du niveau moyen Astrid je ne sais pas, c'est peu clair. L'arrêt de Superphénix était criminel oui. Faut voir. Tu penses à un uniforme bleu horizon pour nos troupes les écolos français ? Dis, tu ne crains pas que les Grünen passent par les Ardennes ? Oui. Paul Jorion est souvent très intéressant - ce qui n'implique pas d'être toujours d'accord avec lui - mais j'ai moi aussi eu un mouvement de recul devant cette expression. Il ne semble pas se rendre compte des affects qui sont mis en jeu quand on appelle qui que ce soit des "ennemis de l'humanité". J'ai eu l'occasion de l'exprimer en commentaire à une autre personne ayant publié un texte sur son site. Réponse de cet auteur : Une autre personne n'a pas semblé comprendre que j'étais ironique en écrivant au sujet des ennemis de l'humanité "Il y en avait en 1793 bien sûr, c’était ceux qu’on amenait à la guillotine, il y en avait en 1918 bien sûr, c’était ceux qui s’opposaient au pouvoir bolchevique. Mais il n’y en a pas ici." Nan. Malheureusement. Euh, Paul Jorion ne se réduit pas à cela. Mais je suis d'accord que dans cette citation il ne se présente décidément pas sous son meilleur jour. -
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Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais si c'était un autre que le premier ministre qui envoyait cette lettre, le Conseil européen ne pourrait pas la prendre en compte. Que ce soit le modérateur des débats John Bercow, le chef de l'opposition Jeremy Corbyn, voire même Elizabeth II pendant qu'on y est - les hypothèses fleurissent dans tous les sens - je ne vois pas ce que le Conseil pourrait faire d'une telle lettre sachant que le chef de l'exécutif britannique confirmerait qu'aucune demande de report n'existe et que la lettre est nulle et non avenue. Johnson me semble bel et bien coincé. Soit c'est lui qui fait la demande et pas un autre - et il se déjuge complètement, et il est fini politiquement - soit il contrevient à la loi Benn. En revanche, il est possible que son discours comme quoi il n'appliquera pas la loi ne soit qu'un simulacre destiné à inciter le parlement à le renverser avec un vote de défiance lundi prochain juste avant la vacance du parlement. Ce serait alors un piège destiné à obtenir finalement l'élection à la mi-octobre qu'il veut. Ça ne sera clarifié qu'après que le parlement soit suspendu en semaine prochaine. Si Johnson continue ensuite d'affirmer qu'il n'obéira pas à l'injonction de la loi Benn... alors c'est qu'il est vraiment sérieux.