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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Oui, le jeu diplomatique de la Russie dans le conflit syrien est quand même remarquable : - Parvenir à soutenir le camp gouvernemental, en application de la position diplomatique fondamentale russe anti-"changements de régime depuis l'extérieur" - que la guerre civile syrienne soit principalement cela ou non, c'est sans doute ainsi qu'elle est vue en bonne partie à Moscou - Sans se faire le serviteur du gouvernement syrien, encore moins de ses alliés iraniens et djihadistes chiites, et en conservant des leviers de pression sur eux - Tout en maintenant les relations, voire en se rendant désiré, voire indispensable, pour les autres puissances de la région, à commencer par la Turquie et également Israël. Relations facilitées dans ce dernier cas du fait qu'un million d'Israéliens sont des Russes juifs - dont un certain nombre de Russes "juifs", voire " " " juifs " " " La supériorité militaire israélienne au Moyen-Orient est vraiment considérable. Cependant Israël est vulnérable non en tant que pays indépendant, mais en tant que société avancée tranquille où il fait bon vivre. Comme expliqué déjà par Michel Goya - voir l'article pointé par @Gibbs le Cajun - les deux modes d'action des djihadistes chiites pourraient être d'une part des missiles et roquettes de courte portée voire des drones, d'autre part des actions d'infanterie légère et forces spéciales. En ce qui concerne le premier moyen d'action notamment, se rapprocher du territoire israélien permettrait d'utiliser des roquettes de courte ou moyenne portée, moins chères donc plus nombreuses. Et le fait que ce soit une organisation étrangère à la société syrienne qui agisse rendrait difficile à Israël d'espérer utiliser avec succès la punition collective pour "convaincre" l'organisation de cesser ses attaques, comme il l'a fait en 2006 au Liban ou plus tard à Gaza contre les populations civiles concernées. Le scénario à éviter pour Israël, ce n'est pas une invasion en masse qui serait évidemment rapidement mise en déroute par Tsahal, c'est un harcèlement de longue durée à la roquette, au missile ou au drone, qu'Israël pourrait n'être que difficilement en mesure d'empêcher, et qui avec la proximité géographique et la puissance de feu produite dans les usines du Grand Frère persan en viendrait à affaiblir progressivement le moral et l'économie d'Israël sans compter son attractivité pour les populations juives mondiales que l'Etat hébreu a toujours pour objectif d'attirer - par idéologie nationaliste-religieuse. L'idée qu'un Français juif serait plus en sécurité en Israël qu'en France, déjà fausse en 2015-2016 dans la pire période terroriste récente en France et l'une des périodes les plus calmes d'Israël, deviendrait carrément ridicule. Même raisonnement pour les Américains juifs, etc. Et bien sûr, l'impact sur les investissements étrangers pourrait aussi être massif. Au sujet de la propagande : Entendu dans une conversation récemment de la part de quelqu'un qui accordait trop de crédit à certains sites qui publient un peu de tout : la perte du F-16 israélien est le début de la fin pour Israël, c'est pourquoi les "sionistes" sont en train d'acheter des terres à grande échelle en Argentine et de commencer à y attirer des populations juives, afin d'avoir une "solution de secours" J'ai indiqué mes quelques doutes... Et y en a plein des scénarios de ce genre, et dans tous les sens ! Bonne question. "La moitié de la défense antiaérienne syrienne", comme on le claironne à Tel Aviv ? Peut-être. La propagande... ça marche dans tous les sens, hein ! De fait, personne n'est gagnant à ce jeu-là. Et surtout pas Israël qui du simple fait de sa taille géographique et humaine serait beaucoup plus vulnérable que l'Iran à une campagne de frappes réciproques de quelque ampleur. Je ne pense pas qu'on l'oublie à Tel Aviv. Au demeurant, si Israël voulait bombarder l'Iran, il utiliserait sans doute plutôt ses F-15I, les chasseurs-bombardiers sont plus économiques sur la longue durée que les balistiques sol-sol. L'Iran s'est rabattu sur les Shahab-3 surtout parce qu'il n'avait aucun espoir de rivaliser dans le domaine des chasseurs et dans l'incapacité d'en acheter de vraiment bons à l'étranger.
  2. Au sujet des crypto-monnaies, cette petite anecdote assez amusante : Les concepteurs d'armes nucléaires russes pris la main dans le sac à miner du Bitcoin Plusieurs scientifiques employés au centre de Sarov, l'usine ultra-protégée qui conçoit les armes nucléaires russes, ont été arrêtés sur accusation de "conspiration pour miner des bitcoins". Les suspects ont tenté d'utiliser au minage l'un des plus puissants superordinateurs du pays, supposé être employé à la conception d'armes nucléaires. Le FSB a détecté leur tentative lorsqu'ils ont connecté le superordinateur à Internet - ce qui n'est pas le cas normalement. Cette machine a une capacité de l'ordre du pétaflop - 10^15 opérations par seconde. Le centre de recherches nucléaire est situé dans une ville qui à l'époque de la Guerre froide ne figurait même pas sur les cartes, et qui reste inaccessible sauf permis spécial. Tout f... le camp !
  3. Conscients de la nécessité d'une bonne gestion, ces républicains défendent une limitation des dépenses et une augmentation de la fiscalité. Il est donc tout à fait cohérent pour eux de s'opposer à un déficit d'un trillion. Attendez on me parle dans l'oreillette... il semblerait qu'en fait ces parlementaires aient défendu baisse de la fiscalité et augmentation des dépenses publiques... notamment militaires ? Ne caricature pas leur position voyons ! Ce n'est pas au Pentagone qu'en ont ces estimables conna... contributeurs au débat public. Seulement aux maths de primaire.
  4. Je t'arrête tout de suite : "L'Europe, l'Europe, l'Europe !" Cela dit, le Général avait tort sur un point. Sauter comme un cabri en criant l'Europe l'Europe l'Europe ça n'aboutit pas à "rien". Ça aboutit à des problèmes, et des gros.
  5. L'opium, historiquement, ça a plutôt concerné les Chinois - entendre, ça leur a fait énormément de mal. Pour les Américains, c'est plutôt les drogues de synthèse, fentanyl et autres. S'agissant des "riches donneurs"... D'une part je n’exagérerais pas leur influence au-delà de leurs sujets d'intérêt direct. Comment fait-on même avec un milliard de dollars pour combattre des criailleries qui emportent toute une classe politico-médiatique et une partie de l'ensemble du peuple ? D'autre part, qui dit qu'ils ne sont pas partie prenante de la folie grandissante ? Un exemple, voici Monsieur Sheldon Adelson, propriétaire immobilier, promoteur de casinos et faiseur de rois - de par la taille de ses contributions électorales, toujours dans le sens pro-Républicain très net, et dans le sens pro-Likoud de manière assez extrémiste. Adelson a notamment pesé fortement dans la décision américaine de déplacer leur ambassade à Jérusalem. Et ça c'est parce que Donald Trump est un modéré : le bon Sheldon lui a publiquement proposé d'envoyer "quelques missiles nucléaires au milieu de Téhéran" pour leur apprendre à s'opposer à Israël aux Etats-Unis. Je vois assez mal la modération venir du monde des corrupteurs donateurs. Au contraire, une partie importante des folies vient d'eux directement.
  6. L'ONU n'est pas un gouvernement mondial. Le Conseil de Sécurité inclut 5 pays à droit de veto. Ce qui est le bon sens même : comme ces pays disposent chacun d'une dissuasion mondiale, dans l'éventualité où le droit de veto n'existerait pas et où il serait mis en minorité, l'un quelconque de ces pays pourrait choisir de s'en fiche éperdument. Une possibilité d'ailleurs en pratique étendue à d'autres pays, tel le 6ème pays à mettre au point des missiles intercontinentaux à ogive thermonucléaire j'ai nommé la Corée du Nord, ou encore l'Inde pour d'autres raisons. Les relations internationales sont réellement modérées par tout un ensemble de règles, dont celles de l'ONU. Mais il ne s'agit que de modération rien de plus, et encore pas dans tous les cas et pas sur tous les sujets. Le fond des choses, c'est que la force prime le droit. Aujourd'hui comme depuis les débuts de l'humanité. Et comme demain et après-demain je n'en doute guère. Hop hop hop une minute ! J'ai bien noté moi aussi la propagande américaine sur le sujet. Mais dans le monde réel, celui des échanges commerciaux qui ont vraiment lieu, les Etats-Unis ont importé en 2016 pour 108 milliards de dollars de pétrole brut, soit 4,9% du total de leurs importations. Même si l'on tient compte du fait que leur balance commerciale est positive de 20 milliards pour ce qui concerne le pétrole raffiné - ils en ont donc exporté davantage - ce fait ne rend compte que d'une assez petite partie de leurs importations de pétrole brut. Les Etats-Unis ne sont pas du tout indépendants pour ce qui est du pétrole. Encore moins exportateurs.
  7. En fait tu parlais bien en termes de marché d'échanges. Le post auquel tu réponds date du 15 septembre, et j'y répondais à ta remarque : " -7 % hier avec des rumeurs que la Chine va fermer ses bourses d'échange de Bitcoin d'ici fin septembre." Le minage de bitcoins est aujourd'hui principalement chinois oui. Cependant, il peut se faire n'importe où sur la planète. Si le minage était jusqu'ici concentré en Chine, c'est avant tout parce que l'électricité - la principale composante du coût du minage - y est vendue moins cher dans certaines régions, dont le gouvernement central subventionne le développement. Si Pékin "décourage" complètement, disons plutôt s'il interdit - pour utiliser le mot juste - le minage de bitcoins, les mineurs s'installeront ailleurs. Par exemple au Québec, dont les ressources hydroélectriques les intéressent. Le minage de bitcoins, comme son utilisation, ne serait vraiment menacé que si tous les gouvernements l'interdisaient totalement. Ou disons tous les gouvernements des pays du G20 au moins, après tout s'il ne restait que Trinité et Tobago ou Pitcairn pour ne pas le prohiber il n'intéresserait plus grand monde. Pour la Corée du Nord, c'est déjà fait voyons, le Parti veille. Pour la Chine, c'est tout à fait envisageable. Le Parti est plus intelligent que son homologue à Pyongyang, mais lui aussi veille au grain. L'ensemble des pays du G20, interdire totalement le minage ? Pas physiquement impossible, mais politiquement fort improbable à mon avis. De fait, ma prédiction du 15 septembre 2017 était juste, merci de revenir dessus Alors que le bitcoin valait 2 500 €, j'écrivais "Il semble donc raisonnable d'anticiper à 6 mois / 1 an une reprise du mouvement d'augmentation de la valeur". Quoique je surestimais le temps nécessaire pour que la valeur recommence à fortement augmenter, en fait il n'a pas fallu un mois pour que le mouvement d'augmentation recommence. Et il a été plus rapidement ensuite que je ne l'aurais imaginé en septembre dernier, pour être franc. C'est une question en effet. Les arguments en faveur d'un retournement durable sont beaucoup plus sérieux cette fois-ci que lorsque nous en parlions en septembre. Il n'est pas encore certain que nous soyons en face d'une tendance qui se confirme au cours des prochains mois voire une année ou plusieurs, mais c'est une possibilité. Cela dit, visualiser le cours sur les dernières années en forme logarithmique - faisant apparaître les mouvements du prix à leur vraie dimension de l'époque, même lorsque le prix se mesurait en dizaines de dollars ou d'euros, montre qu'il y a déjà eu trois phases d'euphorie irrationnelle sur le bitcoin, à chaque fois suivie d'un krach, puis d'une semi-stagnation... jusqu'à la prochaine marche en avant : En 2011, le prix avait culminé jusqu'au sommet stupéfiant de 30 dollars l'unité Début 2013, le pic avait atteint 250 dollars Et 1 200 à la fin de cette année Le pic à 19 000 dollars à mi-décembre 2017 est peut-être de même nature. Dans ce cas, nous sommes dans une phase longue de baisse ou de stagnation. Si elle est comparable aux précédentes, alors le prix pourrait très bien toucher les 5 000 voire même les 3 000 dollars. Quant à l'évolution de long terme du système Bitcoin... la version courte, c'est que sa popularisation continue, tandis que les solutions techniques permettant de résoudre les problèmes restants, notamment la possibilité d'effectuer un très grand nombre de transactions de petite taille, confirmées très rapidement, pour un coût financier et un coût environnemental négligeables, sont en cours d'expérimentation en version beta. Bref le progrès continue, et de mon point de vue ce sont les derniers obstacles techniques à une véritable généralisation qui sont en train d'être levés. Cela n'engage que moi, mais mon sentiment est que la prochaine phase de montée en flèche du prix sera la dernière. Je veux dire qu'elle amènera le prix aux alentours de ce qu'il sera vraiment, de manière stable. Ce prix sera bien plus élevé que le récent pic. Vrai ou non, c'est en tout cas ce genre d'idée que semble partager la plupart des détenteurs de long terme de bitcoins - à différencier des spéculateurs à la petite semaine, qui ont pour la plupart déjà lâché l'affaire et pris leurs pertes. De récents sondages en France et en Amérique - certes peu précis car effectués par Internet - montraient que la plupart des détenteurs de bitcoins 1) envisageaient de conserver leurs avoirs plusieurs années, quelles que soient les vicissitudes du prix 2) ne revendraient ni n'utiliseraient leurs avoirs avant que le prix du bitcoin n'ait atteint une valeur médiane de 100 000 € (France) à 200 000 $ (Etats-Unis) Voir ici pour un résumé comparatif de ces deux sondages.
  8. Ça aurait du sens, effectivement. Plus Jimmy Carter bien sûr, le deuxième président américain le plus âgé, le doyen étant le premier Bush. Sinon, certains Américains sont fortement opposés à l'idée d'une parade militaire... ne serait-ce que parce qu'elle vient de Trump. Ils citent une alternative, lui faire construire un Arc de TRUMPh
  9. C'est là exprimer la conviction que le territoire kurde continuera d'être réduit jusqu'à disparaître, parce qu'on va leur faire la guerre jusqu'à ce qu'ils soient tous sous la botte. Qui est ce "on" ? Un voisin situé au nord, peut-être ?
  10. Non seulement rien ne l'interdit, mais c'est ce que nous faisons. Les Français membres de l'E.I. et qui reviennent au pays sont interpellés et jugés. Le Kurdistan n'est officiellement pas un Etat reconnu. En pratique, c'est un Etat auquel nous avons livré des armes. Ce n'est pas une reconnaissance officielle dans les formes certes... mais cela montre bien comment nous le considérons. Dans les faits, nous ne reconnaissons pas la souveraineté syrienne / irakienne sur les régions en question, et nous agissons comme si le Kurdistan était un pays indépendant. A tort ou à raison, c'est un autre débat. Mais enfin ce serait vraiment bizarre de tout à coup retirer notre reconnaissance de facto, ce sur un sujet à tout prendre nettement moins important que la livraison d'armes. Sinon, il faut aussi tenir compte du fait que les Kurdes ont bien davantage souffert que nous des criminels de l'E.I. Qu'ils veuillent les juger eux-mêmes est tout à fait compréhensible. Si un Français va en Amérique et y assassine des Américains, la France ne demandera pas aux Etats-Unis de bien vouloir s'abstenir de le juger parce qu'on aimerait bien le récupérer s'il vous plait.
  11. Excellente question. Personnellement, le rapprochement sino-russe après la crise ukrainienne de 2014, provoqué par l'opposition ouverte entre Bloc atlantique et Russie, me semble aussi avoir des bases relativement fragiles : - D'une part les échanges et la proximité culturelle entre Russes et Chinois sont faibles. Ce n'est pas à Pékin que les riches Russes vont faire leurs achats ni n'achètent leurs résidences secondaires à l'étranger ni ne déposent leurs avoirs, ce n'est pas en Chine que s'est dirigée l'émigration russe post-effondrement de l'URSS. Ce n'est le chinois qu'apprennent les Russes en première langue étrangère - c'est l'anglais, puis d'autres langues européennes. Ce n'est pas "une meilleure Chine" que le pouvoir russe actuel prétend représenter, mais bien "un meilleur Occident" - plus chrétien, plus conservateur, plus pacifique - D'autre part et peut-être surtout la disproportion des puissances entre l'une et l'autre - de même ordre que celle entre France et Amérique - est si grande qu'il est très difficile d'imaginer qu'un partenariat moindrement équilibré entre elles puisse durer très longtemps. Les Chinois seront donc portés à en abuser, c'est humain, et les Russes finiront par en avoir assez. D'ailleurs, qu'il s'agisse de contrats gaziers ou de l'achat de Su-35, Pékin a déjà commencé En 2013, l'année juste avant que la brouille entre le Bloc et la Russie n'arrive à un point de rupture, Moscou organisait ce qui reste à ce jour les plus grandes manœuvres militaires de l'époque post-soviétique : un déploiement massif et rapide de forces notamment blindées en Extrême-Orient. Ce genre d'exercice a toujours pour objectif non seulement l'entraînement mais aussi la démonstration "au cas où" adressée à quelque adversaire potentiel. Celui de 2013 n'était pas adressé à l'Allemagne ni aux Etats-Unis ... Quant à la question "la Russie saura-t-elle se défendre seule ?", je ne pense pas qu'elle deviendra d'actualité. D'une part Pékin même s'il était agressif n'oublierait pas le facteur nucléaire. D'autre part la Chine exprime son ambition de manière économique et technologique plutôt que territoriale. Enfin, même si tout cela changeait et si un nouveau général Tojo arrivait au pouvoir à Pékin... y a quelque chose à propos des Mers Chaudes. Quelles que soient les ressources potentielles ou réelles de la Sibérie, personne sinon les Russes n'a envie de se les peler dans la neige . De même que le Japon en 1941 a préféré prendre le contrôle de la "zone de ressources Sud" plutôt que de viser la "zone Nord" même si cela aurait permis une coordination utile - et probablement victorieuse - avec son allié allemand, de même une hypothétique Chine agressive s'intéressera toujours davantage aux endroits où on risque les coups de soleil plutôt que les engelures. Sur le fond, il ne s'agit évidemment pas d' "empêcher la Chine de peser sur les affaires du monde". Reste tout de même qu'il faut bien reconnaître que c'est plus facile à dire quand on vit en Europe que quand on est natif de l'Extrême-Orient. Plusieurs pays asiatiques ont quelques inquiétudes quand aux futures embrassades d'un pays qui historiquement s'appelle l'Empire du milieu parce qu'il a régulièrement estimé être le centre de la civilisation autour duquel tout devait graviter, et qu'il a plus d'une fois refusé de concevoir les relations avec l'étranger autrement que comme des hommages rendus au Centre par les périphéries. Certes, tout de l'Histoire ne recommence pas toujours, du moins pas de la même façon, et la Chine malgré toutes les disputes autour des îlots de mer de Chine du Sud et d'ailleurs reste un pays dont les aventures militaires à l'étranger ont été rares dans le siècle écoulé. Il n'y a guère que l' "expédition punitive" de 1979 contre le Vietnam - au résultat d'ailleurs plutôt cuisant - et bien sûr l'engagement dans la guerre de Corée, ce dernier faisant cependant suite à l'arrivée d'une grande armée américaine trop près des frontières chinoises. Mais les voisins de la Chine ne sont pas tous pleinement tranquilles et rassurés. Loin de là. Oui, c'est le point numéro un de leur stratégie de puissance il me semble. Et celui qui nous concerne le plus. Et qui est une vraie menace, potentielle sur tous les plans, déjà réelle sur certains. Faire face à la menace chinoise sur l'indépendance française, ça ne signifie pas envoyer une frégate faire joujou en mer de Chine du Sud - action à la limite du ridicule de mon point de vue, tellement la zone est loin de nos centres d'intérêt traditionnels et si faible est une seule frégate même très performante dans le contexte de la région... que dirait-on si une frégate chinoise venait faire mumuse devant la rade de Brest ? - ça signifierait assurer des solutions nationales ou au strict minimum européennes - sur le modèle Airbus - pour toutes les technologies fondamentales, des puces aux super-ordinateurs, des panneaux solaires aux aciers... Bien sûr, ce serait en contradiction totale avec la politique d'ensemble du pays depuis une génération, aggravée encore récemment voir le scandale d'Alstom. Cela nécessiterait de remettre en cause la préférence pour le libre-échange version dogmatique fais-moi mal Xi, cela nécessiterait de totalement bouleverser le TUE traité de l'Union européenne ou sinon d'en sortir. Ce n'est pas l'orientation actuelle, pour dire le moins. Ça nécessiterait aussi de relever l'éducation, actuellement en chute libre, surtout sur les mathématiques et matières scientifiques. Ce qui n'est pas l'orientation actuelle - il faudrait toucher aux programmes, aux méthodes d'enseignement... Mais bon, il nous restera toujours le champagne. Et puis garçon de café pour les riches touristes chinois, ça c'est un métier d'avenir. Pas besoin de beaucoup de maths pour ça d'ailleurs, savoir compter suffira.
  12. Les arguments que tu cites ont un certain poids, mais je me demande s'il est suffisant. Persiflage - dont je suis certes friand - mis à part, il me semble que Donald Trump était dans le vrai en disant (voir l'article que je citais) au sujet du défilé du 14 juillet dernier "(c'est) je pense une excellente chose pour la France et pour l'esprit de la France" Au-delà du spectacle de la puissance militaire, au-delà de l'hommage rendu aux soldats du pays, un tel défilé a aussi pour caractéristique de mettre en scène l'unité du pays - et dans une certaine mesure si c'est bien fait, de la renforcer - au-delà de toutes les différences et disputes du moment, qu'elles soient totalement futiles ou pas tout à fait. Il me semble qu'une telle mise en scène ne serait pas tout à fait inutile aux Etats-Unis d'aujourd'hui. Sauf erreur, il me semble par exemple me rappeler que l'armée américaine est la partie du pays qui applique le mieux son idéal d'être "aveugle à la couleur" (color-blind). Celle où la méritocratie joue le mieux. Et bien sûr, j'ose imaginer que lorsque une section d'infanterie américaine est sous le feu, ses soldats se soucient fort peu de qui parmi eux est un salopard de rightist, qui est un méprisable leftist... L'unité d'un pays est l'un des rares fruits positifs au moins potentiels d'une guerre, qui sinon n'est évidemment dans l'ensemble qu'horreur gâchis et chagrin. Un défilé militaire comme celui que nous avons le 14 juillet me semble être un moyen intéressant de récupérer une petite partie de ce fruit positif - sans évidemment la moindre parcelle de mort ni de destruction ! Ceci une fois posé, y a t il un autre endroit où un défilé militaire pourrait être organisé, sinon dans la capitale du pays ? J'entends bien qu'à Washington la couleur noire de peau se porte souvent, et les convictions républicaines comme la tendresse pour Donald Trump beaucoup plus rarement. Mais d'une part les Américains noirs sont fortement représentés dans les forces américaines - méritocratie qui leur garantit l'égalité avec tous leurs concitoyens, îlot de socialisme du point de vue du système de santé... je peux comprendre leur point de vue ! - d'autre part et surtout le projet de Trump ne peut réussir que s'il est adopté par l'ensemble de la population et en vient à être vu comme un symbole ou du moins un point de ralliement pour tout le pays. Il ne s'agit pas qu'il soit "le défilé de Donald" ni "le défilé du GOP". Donc l'environnement humain de Washington, majoritairement Démocrate, n'est pas le sujet. Il suffit qu'il soit majoritairement Américain... et il n'y a guère de doute à ce sujet. Et surtout... y a t il seulement une alternative à la capitale fédérale pour un défilé honorant les forces armées du pays et célébrant leur unité ?
  13. Tous les points de vue valent d'être entendus, parfaitement d'accord avec ça. Cela dit, concernant leur rigueur, je remarque que leur présentation inclut dans la section "Axe du mal" la sous-section "Ecolo-totalitarisme" dans laquelle sont regroupés toute une série d'articles dénonçant en long, en large et en travers "l'imposture climatique". Ceci au moyen d'articles dont je dirai - afin de ne pas être trop dur tout de même - qu'ils appartiennent au registre du délire. J'ai déjà vu plus rigoureux que ça Cela dit, une information ne doit pas être rejetée d'emblée du seul fait de qui l'a transmise. Et même le canal de diffusion d'habitude le plus fiable - peu méritent un tel qualificatif - doit être vérifié et confirmé soit en allant à la source, soit en vérifiant avec un autre canal indépendant du premier, soit en mettant en relation avec d'autres faits dont on peu avoir connaissance par sa culture générale. Et de préférence par tout cela à la fois. C'est juste qu'une info transmise seulement par Dreuz... perso, je revérifierais et confirmerais encore plus strictement.
  14. C'est fait : Macron l'a emporté. La puissance d'influence française s'exerce à plein outre-Atlantique ! Trump a ordonné au Pentagone de préparer un défilé militaire à Washington "L'ordre de bataille était le suivant : je veux un défilé comme celui de la France" Bon, bien sûr, y a toujours des pisse-froids, comme ceux qui font remarquer qu'en dehors de la France, ce genre de parade est de coutume plutôt dans des nations comme la Corée du Nord, ou bien la Russie et la Chine. Mais qu'on se le dise, ce n'est pas de Xi Jinping ni de Vladimir Poutine que The Donald compte s'inspirer
  15. Une arme de disruption massive ? Je n'y crois pas du tout. Du fait même que l'existence et surtout la qualité des résultats et la facilité d'utilisation de tels logiciels deviendrait publique, c'est bien toute image qui perdrait son caractère de "vérité probante". Mais ce serait vrai de toute image... y compris les trafiquées donc. Si vraiment ces logiciels donnent de si bons résultats - à confirmer quand même, y a t il possibilité pour des logiciels pas trop compliqués de détecter les supercheries même si l’œil nu n'y parvient pas ? - alors le fait même de leur existence vaccinera le public contre les manipulations du type "Si, si, Emmanuel et Donald l'ont vraiment fait, regardez v'là les images" ! Au pire, courte période d'adaptation avant que tout le monde soit au courant mais bon... les nouvelles vont vite, de nos jours. On m'a même soutenu qu'il existait plus rapide que les chevaux pour partager les nouvelles.
  16. En tant que ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis, Rex Tillerson me semble un bon PDG d'Exxon. Nous attendons avec impatience l'éloge par Jean-Yves Le Drian de la mission civilisatrice de la France à la veille d'un déplacement en Afrique noire. Ou tiens encore mieux, juste avant d'aller dire bonjour aux Algériens. Comme le souligne Daniel Larison sur le site de l'American Conservative, Tillerson n'a pas su non plus dissiper après coup l’ambiguïté en rappelant que la doctrine Monroe originelle - avant d'être invoquée plus tard comme prétexte à l'impérialisme étatsunien en Amérique latine, notamment par un certain Théodore Roosevelt - respectait voire défendait l'indépendance des Latino-Américains. Il a encore moins su rappeler que la doctrine Monroe originelle, en plus de s'opposer à toute manifestation impérialiste d'un pays européen quelconque sur le continent américain... confirmait aussi le principe inverse, c'est-à-dire pour les Etats-Unis de "ne prendre aucune part aux guerres des puissances européennes sur les sujets les concernant". Que les Etats-Unis aient fait exception par deux fois à cette règle - parce que certaines personnes dotées de casques à pointes puis d'une drôle de petite moustache ne leur avaient laissé aucun autre choix - nous sommes évidemment les premiers à nous en réjouir. Que la chose se soit transformée non seulement en habitude mais en politique permanente... pas sûr que le président Monroe aurait approuvé !
  17. C'est vrai, et il est d'ailleurs un peu dommage qu'elle se soit sabordée en 2012 par manque de financement. Mais son rôle ne pouvait de toute façon qu'être au mieux secondaire. Comme le rôle de ce "conseil turcique". Sympathique, mais sans beaucoup de consistance.
  18. Même ce pouvoir d'influence ("soft power") turc est pour l'essentiel mousse et (auto-)illusion. Concernant le commerce, la Turquie est par exemple l'origine de 2,5% des importations du Kazakhstan. La Russie, 36%. Même l'Italie origine de 3,3% des importations kazakhes aurait plus de raison de se fantasmer puissance tutélaire du plus grand pays d'Asie centrale que n'en a la Turquie. Alors, le Kazakhstan, une partie de l'Empire romain ? L'Azerbaïdjan c'est un peu plus sérieux, mais même dans ce pays la Turquie ne fait jamais que jeu égal avec la Russie, 15% chacune. Et en Ouzbékistan, la Turquie n'atteint pas 5% du marché, à comparer avec Chine et Russie 22% chacune. L'organisation pour la culture c'est très bien, mais il ne s'agit en aucun cas d'une "Turcophonie". Il n'y a pas de compréhension réciproque entre un locuteur du turc et du kazakh par exemple. On pourrait aussi créer une organisation rassemblant Italie, France, Espagne, Roumanie, Brésil etc. et l'appeler Conseil Romain par exemple... ça n'aiderait aucunement par exemple les hispanophones et les francophones à se comprendre.
  19. Alexis

    Le F-35

    Les faire voler ensemble est prudent. La région Asie-Pacifique n'est pas parfaitement calme, et on ne sait jamais. En cas de problème, les F-15 japonais pourront protéger les F-35 américains.
  20. Une menace pour la liberté de la presse ? Le débat est ouvert. Les médias français désormais obligés de couvrir une fois par an la guerre au Yémen Heureusement que le Gorafi est là pour parler des sujets qui fâchent. Ce ne sont pas des médias satiriques comme le Figaro qui s'y colleraient !
  21. Comment ça ? Parmi les Coréens du Nord, il y aurait des jolies filles, ainsi que des types sympathiques ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Je rappelle qu'ils construisent une dissuasion de portée mondiale, et qu'il est très urgent de leur faire la guerre ! Le sénateur républicain Lindsey Graham, peut-être le responsable le plus ouvert et franc sur la nécessité de la guerre, l'a bien dit : "Détruire le programme de la Corée du Nord, et la Corée du Nord elle-même". C'est pourtant clair, mince ! Alors la propagande nord-coréenne qui veut faire croire qu'ils seraient des êtres humains, hein !
  22. Il y a là une hypothèse sous-jacente : que les Ukrainiens devenus citoyens russes suite au rassemblement de la Crimée avec la Russie seraient victimes d'une sorte de soupçon systématique, considérés comme des Russes "de seconde zone" à la loyauté suspecte, qu'ils auraient donc à cœur de prouver par un comportement particulièrement exemplaire voire en prenant des risques supplémentaires. Qu'est-ce qui motive une telle hypothèse ?
  23. Ce n'est pas de cette manière que je te perçois. Dans mon cas, c'est plutôt que je vois globalement l'ensemble des disputes politico-légalo-médiatico-portnawako-internationales autour de la culpabilité et de l'innocence de Trump comme essentiellement du bruit et de l'agitation désordonnée et pratiquement dénuée de sens - d'où le choix du mot "criailleries", qui est ensuite resté dans le titre de l'autre fil sur les USA. Pratiquement dénuée de sens oui, mais peut-être pas sans conséquence au final c'est vrai. Au final, peut-être un président américain sera t il poussé à la démission, ou mis dehors sans cérémonie. Peut-être se passera t il même des choses beaucoup plus folles - inattendues et imprévisibles de notre point de vue. Et la tentation peut exister de se plonger dans le tumulte de ces événements pour essayer de le discerner, je le comprends. Mais ce que j'éprouve personnellement c'est plutôt le dégoût et l'impératif de rester en dehors de tout le détail de tout cela, à cause du temps et de l'énergie qu'il faudrait dépenser pour avoir la moindre chance d'y comprendre quelque chose.... et de la vanité et de la folie de l'ensemble. Un peu comme essayer de comprendre quelque chose aux caquètements d'un poulailler. D'autant qu'il pourrait y avoir quelque chose d'addictif à toute cette agitation furieuse... si je m'y intéressais, je pourrais craindre d'en être contaminé. Si je devais dîner avec quelque politicien ou médiacrate américain j'y serais tout à fait prêt oui... mais seulement avec une longue cuillère. Tu as fait le choix inverse il me semble. Tu plonges dans tous les caquètements, espérant comprendre ce qui se passe. Il me semble que même ainsi tu conserves à ce jour ta santé mentale... ce dont je te félicite car c'est une performance Cependant, l'investissement en temps et en énergie - non, ce n'est pas pour moi. Oui. C'est la combientième fois ? Personnellement, si j'étais Américain, je crois que je serais assez tenté de me mettre sur la ligne "pendre le dernier Républicain avec les tripes du dernier Démocrate". Ce serait bien si ces Messieurs s'en chargeaient eux-mêmes, certes. Mais je ne crois pas qu'ils rendront ce service à leur pays.
  24. Je sais que c'est une mauvaise pensée mais... y a des obus de mortier, ou plutôt des salves de 155 qui se perdent.
  25. Il est en-dessous du ridicule. Mais personnellement je ne trouve pas ça drôle. Ce type est le président de la République française. Qu'on soit politiquement proche de lui ou non, c'est lui qui représente au premier chef la France à l'étranger. Quand il se comporte comme un guignol, cela rejaillit largement sur le pays. Il a dit texto : "Je note que la réaction du ministre des Affaires étrangères turc signifie sans doute qu'il ne s'agit rien d'autre que de la sécurisation des frontières et que la Turquie n'entend pas aller plus loin que les positions qu'elle occupe aujourd'hui, ni rester durablement dans la région (la réaction turque) signifie (que) la Turquie n'entend pas aller plus loin, je suis donc rassuré" Autrement dit, il répond à une insulte en estimant qu'elle est "rassurante" ! Il lui était tout à fait possible de répondre sans envenimer, en disant simplement que c'est la situation sur le terrain et les actes concrets qui montreront ce que veut vraiment le gouvernement turc. Ou encore il aurait pu s'abstenir de répondre, ce qui aurait été l'équivalent d'un message "ce n'est pas de mon niveau". Se comporter comme un petit garçon effrayé est la pire réaction pensable "vous criez fort donc vous devez avoir raison excusez-moi Monsieur". Rappelons tout de même que ce ministre des affaires étrangères n'est que le commis d'un autocrate qui réprime la parole libre avec une main de fer, qui réprime une insurrection sans chercher de solution politique, qui a soutenu l'Etat islamique alors qu'il planifiait des attentats en Europe. Et dont le pays continue d'occuper le nord de Chypre et criminalise la diffusion d'informations sur le génocide des Arméniens - l'inverse de ce que fait l'Allemagne au sujet de la Shoah.
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