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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Je comprends l'idée derrière cette phrase, et je n'oublie pas que nous avons affaire à des politiciens. Jacques Chirac est connu notamment pour cette phrase "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent" Mais il y a un certain degré de réponse vague et de déflexion des questions auquel beaucoup de politiciens se permettent d'aller, et que historiquement la plupart des peuples acceptent de leur part. Harris explose ce plafond, il y a de nombreux exemples où en réponse à une question pourtant claire voire bienveillante elle produit une salade de mots complètement à côté de la plaque. Non seulement elle ne répond pas aux questions, mais elle le fait de manière presque ostentatoire - pour la joie des humoristes, mais à mon sens pas pour le bien de ses chances de candidate
  2. Bon, je ne devrais pas parler de la sorte, surtout d'une façon qui pourrait laisser déceler une préférence partisane, mais... bon l'élection est pratiquement jouée, franchement Cette femme ne fera plus illusion longtemps. Des humoristes la ciblent depuis un certain temps pour sa manière de ne pas répondre aux questions, voici une séquence qui est extrême au point d'être à la fois comique et ahurissante
  3. Ce n'est pas le lieu pour un développement sur le sujet, mais la remarque de cette ministre n'est pas de la religion, il s'agit de superstition pure C'est cela qui est choquant
  4. Question pas si simple. Ce que je refuserais personnellement c'est le mot "se réjouir" qui est fort, il me semble trop fort Je me réjouis si le projet d'un agresseur échoue (si des vies sont sauvées), je me réjouis si l'agresseur est capturé (empêché de continuer à tuer) Ce sont là des biens sans mélange, sans aucun aspect négatif Un agresseur tué donc empêché de continuer son agression, je dirais que c'est satisfaisant, comme on se satisfait d'une option qui est largement meilleure que l'alternative où il continuerait à tuer, mais qui reste un moindre mal plutôt qu'un bien sans mélange Nasrallah tué il y a quelques jours, Haniyeh auparavant, c'est satisfaisant je trouve. Si un Russe anti-guerre (je ne vois qui d'autre aurait la moindre chance) tuait Poutine, ce serait satisfaisant (enfin si le remplaçant n'était pas pire, ce qui il est vrai n'est pas certain)
  5. J'ai d'abord cru à un faux, mais en allant voir ça se trouve bien sur les grands médias russes La chef du ministère de l'Agriculture a appelé à allumer des bougies pour la pluie et les récoltes Lut a expliqué qu'en raison du manque de pluie, il est difficile de semer les cultures d'hiver et a appelé à allumer des bougies en l'honneur du saint patron de la pluie et des récoltes, le prophète Élie. Selon elle, cette année, la Russie "est tombée dans tous les phénomènes naturels possibles" En raison du fait que dans un certain nombre de régions où les cultures d'hiver sont semées, il n'y a pas eu de pluie depuis longtemps, les semis sont difficiles et la récolte dépendra de l'humidité, a déclaré la ministre de l'Agriculture Oksana Lut en marge du Bioprom. forum international, rapporte Interfax . Il est prévu de semer environ 20 millions d'hectares de cultures d'hiver, comme l'année dernière, a indiqué Lut. « On se contente de semer dans le sable en espérant qu'il pleuve. Il faut vraiment aller à l'église et allumer une bougie pour Ilya pour qu'il pleuve. J'encourage tout le monde", a-t-elle déclaré Nan mais y a du nouveau chaque jour... C'est difficile à suivre... Ralentissez, mince !
  6. Ah non, ce n'est pas une bonne traduction Vu la place de la religion dans tout cela, et la proximité de l'église du Saint-Sépulcre, ça n'est pas une bonne traduction ! ==> [ ]
  7. Beaucoup de choses sont des redites et réitérations du discours officiel russe depuis le début de la guerre. Il est vrai que Lavrov ne va pas s'écarter du script... Je note tout de même ce passage, où est confirmé le nouveau durcissement des "conditions de paix" (comprendre conditions de victoire) de Moscou annoncé déjà en juin par Vladimir Poutine Le 14 juin, le président Vladimir Poutine a énuméré les conditions préalables à ce règlement : retrait complet des forces armées de la RPD [République populaire de Donetsk], de la RPL [République populaire de Louhansk], des régions de Zaporozhye et de Kherson ; reconnaissance des réalités territoriales telles qu'elles sont inscrites dans la Constitution russe ; statut neutre, sans bloc et non nucléaire pour l'Ukraine ; démilitarisation et dénazification ; garantie des droits, des libertés et des intérêts des citoyens russophones ; et levée de toutes les sanctions à l'encontre de la Russie Oui, en plus des conditions déjà définies en mars-avril 2022 et assurant la satellisation de l'Ukraine par combinaison de neutralisation et de démilitarisation (donc vulnérabilité permanente, donc alignement forcé sur les desiderata de Moscou), en plus des conditions territoriales (début 2022 le Donbass et la Crimée, depuis septembre 2022 deux oblasts de plus)... Poutine a rajouté en juin dernier la levée (par les pays occidentaux donc) de toutes les sanctions à l'encontre de la Russie Contrairement à toutes les autres conditions, qui peuvent être assurées par la destruction de l'armée ukrainienne à laquelle la Russie travaille depuis deux ans, celle-ci ne peut pas résulter d'une victoire sur le terrain ==> En tout état de cause, les pays occidentaux conserveront la possibilité de la refuser Si par exemple dans un an la Russie a terminé la guerre et imposé ses conditions sur le terrain, je vois assez mal Européens et Américains dire "Zut on a perdu, bon allez on retire les sanctions" - la réaction pourrait être inverse, être d'autant moins enclin à retirer les sanctions que nous aurions échoué C'est sans doute pour cela que Poutine le 14 juin avait rajouté une "petite note de fin" Si Kiev et l’Occident refusent, ils seront tenus responsables de la poursuite de l’effusion de sang. Et les termes du règlement vont changer Le message est clair : si l'Occident refuse d'appliquer les conditions de paix que Moscou veut lui imposer, la Russie changera les termes... au détriment de l'Ukraine, qui sera en son pouvoir Je suis assez peiné qu'il ne se trouve personne dans nos médias pour analyser ce genre de texte, ce qui n'est pourtant pas d'une difficulté extrême ... Nos commentateurs / analystes / spécialistes / responsables politiques / etc. restent partagés en deux groupes, tous deux refusant de voir une partie de la réalité 1. Les optimistes "Suffit qu'on le décide et l'Ukraine va gagner (waouh qu'est-ce qu'on est puissant)" qui voient souvent correctement la radicalité de l'entreprise de Moscou consistant à supprimer l'indépendance d'un pays entier... et s'illusionnent sur la facilité pour Etats-Unis et pays européens de l'empêcher 2. Les optimistes "On va faire un accord et voilà tout (oh allez la Russie n'est pas si méchante)" qui voient souvent les efforts énormes qu'il faudrait consentir pour éviter la défaite de l'Ukraine et le fait qu'Etats-Unis et pays européens n'y sont pas prêts... et s'illusionnent sur les objectifs de Moscou qu'ils analysent comme de simples ajustements de frontière et limitation de l'extension de l'OTAN Suivant les médias, c'est le groupe 1 (majoritaire) ou le 2 (minoritaire) qui s'exprime le plus. En très schématique, en France, les médias publics et les médias des oligarques alignés Etat mettent en avant le groupe 1, les médias de l'oligarque Vincent Bolloré mettent en avant le groupe 2 ... J'aimerais bien voir aussi un 3ème groupe, s'efforçant de prendre en compte toute la réalité
  8. Tiens, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas poursuivi ce sujet ? On a peut-être oublié ... Allez tiens je l'remets en haut d'la pile !
  9. Lui : Tu es naïf, tu crois vraiment que des hommes ont marché sur la Lune ? Moi : Parce que tu crois que la Lune existe ?
  10. Eux n'ont pas oublié cette date ! Ce 7 octobre, une flotte de drones chinois dessine dans le ciel de Canton la silhouette de Vladimir Poutine "Bon anniversaire, M. le président"
  11. Cette dernière phrase montre bien à quel point la notion de génocide peut être étendue sur le plan juridique, à partir de son acception originelle Le mot "génocide" date de 1943, il est apparu en référence aux crimes des Nazis, il a été évoqué pour la première fois au tribunal de Nuremberg. La réalité historique qu'il désigne c'est au départ l'extermination de groupes nationaux - au premier chef naturellement la Shoah C'est le genre de crime qui a pu être reconnu également dans l'extermination des Arméniens de Turquie en 1915, celle des Tutsis du Rwanda en 1994. Bref il s'agit - au départ - de reconnaître la spécificité d'un genre de crime exceptionnel, par son objet l'extermination d'un groupe national comme par son ampleur. On trouvera dans l'Histoire d'autres exemples que les cas que je viens de citer, mais il s'agit d'un crime historiquement rare Lorsqu'on étend la définition de génocide, lorsqu'on l'éloigne de ce qu'il désignait au départ, on en perd la spécificité, on risque au final de faire échouer l'intention première de la création de ce mot, qui était d'identifier et de désigner ce crime spécifique L'idée qu'on pourrait "commettre un génocide sans tuer" est en quelque sorte le dernier et ultime stade de cette extension, jusqu'à l'absurde Il y a des raisons pour lesquelles au tribunal de Nuremberg on n'a pas parlé de "génocide" pour désigner le bombardement de Londres en 1940, ni le massacre de Tamines en 1914, ni le bombardement de Dresde en 1944. De même celui de Mossoul en 2016, celui de Marioupol en 2022, etc. etc. etc. - Les bombardements à Gaza en 2023-24 ne sont pas davantage un "génocide", et l'idée aurait beaucoup surpris à Nuremberg en 1946. On peut les comparer à la conquête de Mossoul en 2016, ou à celle de Berlin en 1945, c'est-à-dire guerre urbaine contre un ennemi retranché dans une ville au milieu de civils - ce qui entraîne nécessairement de nombreux morts civils, pire encore si l'assaillant ne prend pas de précaution pour en limiter le nombre, mais même s'il prend de grandes précautions de nombreux civils seront tués A quel point Israël a t il ou n'a t il pas mis tous ses efforts à limiter le nombre des civils on n'en sait rien à l'heure actuelle. Les comptes transmis par l'organisation terroriste Hamas n'ont aucune crédibilité, les témoignages vont dans plusieurs sens, le bilan réel et surtout sa répartition entre membres du Hamas et civils n'est pas connu - Le massacre du 7 octobre 2023 a sans doute été commis avec l'intention de "tuer tous les juifs", et peut-être si le Hamas avait eu la puissance militaire relative de la Wehrmacht aurait-il été jusqu'à la dimension d'un génocide. mais en l'état de ce qui s'est réellement passé je ne vois pas comment on peut appeler génocide un massacre qui tue 1200 personnes
  12. S'agissant de la perspective d'une solution négociée au conflit israélo-palestinien, ce témoignage d'un Français d'origine syrienne parlant à des Israéliens de gauche peu avant le massacre du 7 octobre, et ce que les mêmes lui disent maintenant, met en lumière un obstacle qui sera difficile à surmonter (...) Je suis d’origine syrienne. Toute ma jeunesse, on m’a désigné Israël comme l’ennemi à abattre. Pourtant, bien avant ce 7 octobre, j’avais déjà compris que cette nation vivait sous une menace permanente, une menace existentielle. J’avais ressenti cette haine omniprésente qui l’entoure, ce désir implacable de la détruire. Et pourtant, à la veille de cette tragédie, j’étais en Israël. J’avais discuté, plutôt disputé, avec des amis israéliens, principalement de gauche. Je voyais en eux une espérance presque naïve, une foi inébranlable en la paix. Ils ne voulaient pas me croire : « Ne soyez pas naïfs, » leur disais-je. « Beaucoup veulent votre mort. » Mais ils secouaient la tête, sûrs d’eux, convaincus que le dialogue et les concessions suffiraient : « C’est notre faute, » me répondaient certains d'entre eux. « Si nous faisons des efforts, la paix viendra. » (Après le 7 octobre) Et les mêmes qui secouaient la tête m’envoyaient des messages dévastés : « Alexandre, tu avais raison. » Une bonne partie des Israéliens massacrés par le Hamas le 7 octobre étaient précisément des activistes pour la paix Beaucoup des Israéliens les plus favorables à un accord, les plus "à gauche" notamment, ont pris une douche froide format XXL Je ne vois pas d'autre direction positive, une fois que les organisations djihadistes auront été neutralisées, que de tenter à nouveau de trouver un accord. Mais il faudra pour cela d'abord que les Israéliens surmontent ce qui a été révélé le 7 octobre 2023. Et qu'une fois le Hamas éliminé les Palestiniens sachent les aider à cela... en prenant une position claire L'une et l'autre condition me semblent assez loin d'être réalisées
  13. Ce fil est sujet à déchaînement de passions, c'est entendu. Mais franchement il suffit de lire un peu calmement et dans le contexte pour se rendre compte que ce n'est pas du tout ce qui était dit D'autre part, je soutiens quant à moi l'idée que cette théorie non seulement doit être connue, mais qu'on peut aller jusqu'à la croire Ce n'est pas @Manuel77 qui a lancé l'image des "rats", c'était au détour d'une phrase de @g4lly, une accusation ironique à @Joab lui imputant un raisonnement de type nazi ... c'est dire si les esprits chauffent Tout à fait d'accord là-dessus
  14. Il y a en effet eu deux épurations ethniques parallèles en 1948-49 : - Épuration de 700 à 800k des populations arabes de la Palestine mandataire (Nakba) - Épuration de la quasi-totalité des populations juives des pays arabes, également 700 à 800k personnes
  15. C'est pas pour dire, mais faudrait que la Modération se modernise... les Scuds, c'est vieillot, on en est plutôt aujourd'hui aux Fattah-1 et autres ROCKS
  16. Ça s'appelle le territoire israélien internationalement reconnu Pour le reste, relis-moi : c'est bien Hamas et Hezbollah que je qualifie de perdants (comme Etat islamique, Boko Haram...) Non l'Autorité palestinienne Sauf si j'ai loupé un truc, le problème avec la Russie en Ukraine était plutôt de ne pas respecter les territoires internationalement reconnus ...
  17. Je ne vais pas réouvrir la discussion, les éléments historiques ont déjà été partagés sur le fil Guerre de Soukhot et d'autres. Disons que l'abandon du processus par Israël est pour le moins fortement sujet à caution Historiquement, le plan de partage de l'ONU en 1948 a été refusé par la partie arabe, non par la partie israélienne Non, il consiste à constater que cette voie pourrait potentiellement à terme arriver à des résultats Ce qui n'est pas le cas de la voie choisie par les organisations djihadistes Hamas Hezbollah et leur parrain. Ces organisations, pour utiliser un terme américain, sont des perdants Nul génocide n'a eu lieu en Terre sainte depuis 1948 ni n'a lieu Israël a fait plusieurs propositions de plan de partage de la terre aux Palestiniens, refusées par ces derniers Quelles que soient les fautes ou erreurs des gouvernements israéliens successifs, le refus d'un partage de la terre n'en fait pas partie
  18. Les Saoudiens en sont à se contenter de dire à Israël qu'ils ne normaliseront leurs relations avec eux que lorsqu'un Etat palestinien sera créé. En attendant ce jour, les actes d'hostilité de Riyad envers Jérusalem sont... inexistants Si Téhéran sous un potentiel autre régime politique avait une position similaire, je crois qu'Israël s'en satisferait fort bien Le conflit israélo-palestinien n'en serait pas résolu pour autant bien sûr, mais une démarche de négociation pourrait être menée suivant une temporalité propre aux Israéliens et Palestiniens (il faudrait sans doute un autre premier ministre que Netanyahou, et il faudrait que la majorité des Palestiniens s'éloignent de positions type Hamas, ni l'un ni l'autre ne serait immédiat, mais l'un comme l'autre sont possibles)... sans plus être parasitée & utilisée par des idéologues de type islamiste / djihadiste qui excluent par principe tout arrangement et font de la destruction d'Israël / des Juifs une question de principe Pour ma part, je me garderais bien de l'annoncer. J'imagine bien que l'Iran changera un jour, mais cela pourrait être dans (bien) longtemps
  19. A ce sujet, les Israéliens qui votent à l'élection présidentielle française, c'est-à-dire les Français établis en Israël avec double nationalité israélienne, ont effectivement une orientation politique légèrement différente de celle de la majorité des Français... ... A la dernière élection, c'est Zemmour qu'ils ont mis en tête. Je ne sais plus s'ils l'auraient élu dès le premier tour, mais le pourcentage en tout cas n'était pas petit C'est vrai, cela dit dans le cas de Trump le souci d'Israël semble sincère - comme pour la majorité des Américains pro-Israël, motivés par la religion mais non le judaïsme, plutôt le sionisme chrétien. L'entente ou non avec un dirigeant en l'occurrence Netanyahou est moins importante que la position fondamentale vis-à-vis de son pays. Dans ces dernières déclarations sur le sujet, Trump a d'ailleurs reproché à Biden de ne pas avoir dit à Israël "Attaque les sites nucléaires tout de suite, tu t'occuperas du reste après"... ce n'est pas seulement pro-Israël, c'est la tendance de droite israélienne voire droite dure Si Trump est à nouveau élu, je soupçonne qu'un certain nombre d'Israéliens de gauche pourraient penser "Et m...., y a un pro-Israélien à la Maison Blanche !"... S'en réjouir ou s'en inquiéter, c'est au choix. Ce qui est recommandé de toutes façons c'est de ne plus s'appuyer exagérément sur l'idée que l'Amérique résoudrait les problèmes stratégiques de ses alliés à leur place Un Iran nationaliste aurait peut-être encore des conflits d'intérêt importants avec les Etats-Unis, reste qu'il n'aurait aucune raison d'avoir une hostilité de principe aux juifs ni à Israël, encore moins jusqu'à dénier à ce pays le droit à l'existence, comme le fait le régime actuel Je poste à nouveau cette vidéo déjà partagée en mai, pour donner exemple de ce que peut penser un Iranien emprunt de fierté nationale Voici donc un Iranien qui défend avec éloquence les valeurs de tolérance et de bienveillance réciproque, tout en exposant un scepticisme de bon aloi envers l'idéologie de l'islam politique, ainsi qu'une certaine fierté culturelle. C'est philosophique, modéré et pondéré ... Nan, sérieusement, non seulement les sous-titres anglais mais surtout la gestuelle... C'est pas pour les enfants (...) CYRUS ! Cyrus le Grand a construit notre pays libre il y a 2500 ans (...) Bande d'enc.... de c..nards, vous sucez la b... des Arabes depuis 1400 ans, ET POURQUOI ? (...) Nous sommes des Iraniens, bande de c.. ! Nous sommes un groupe de gens civilisés, éduqués et cultivés (...) La référence absolue pour les Iraniens nationalistes c'est Cyrus le Grand. Dont toute lecture même rapide de la Bible confirmera qu'il n'était pas exactement parmi les plus opposés aux Hébreux...
  20. Mais est-ce cela qui se joue dans la guerre démarrée par le Hamas il y a un an, continuée par le Hezbollah et maintenant l'Iran ? Quand on parle de rechercher la paix, on parle du conflit israélo-palestinien. Conflit entre deux nations, deux peuples, et nous sommes bien placés en Europe pour confirmer que si ce type de conflit peut être très cruel, il peut aussi être dénoué et résolu et une paix réelle est possible Le Hamas est bien une organisation palestinienne, mais qui s'inscrit dans le djihad mondial notamment (en priorité au moins pour eux) contre les juifs. Leur objectif ne consiste pas simplement à établir un Etat palestinien, mais à établir un Etat palestinien sur toute la Terre sainte, dans le cadre de l'établissement d'Etats islamistes sur toute la planète - détruire Israël, et quant à la population juive elle-même eh bien voyons qu'en est-il du 7 octobre ? Hezbollah et République islamique ne font même pas vraiment semblant de s'intéresser aux Palestiniens. L'objectif est de détruire Israël, Mag bar Amrika Mag bar Israel (Mort à l'Amérique Mort à Israël) comme ils disent, et comme le rappelait Joab "mort aux juifs" s'entend de leur côté aussi pour les juifs hors d'Israël, ceci avec des références avec une eschatologie ultra-violente ("à la fin des temps, faudra qu'on tue tous les juifs") Ce type de forces, Israël peut envisager de s'en protéger, il peut envisager de les détruire (réaliste ou pas c'est une autre question)... Mais comment pourrait-il envisager de faire la paix avec ces organisations ? Idée tout aussi stupide qu'il y a vingt ans bien sûr Cela dit, je ne pense pas qu'Israël s'imagine pouvoir envahir et occuper l'Iran pour le transformer à sa guise. Qu'il soit réaliste ou trop ambitieux, l'objectif de leur plan est plus modeste : détruire tout ou partie des moyens d'organisations qui ont juré la perte de l'Etat hébreu Washington frustré de son manque d'influence, oui. Je ne vois pas ni Téhéran ni Jérusalem dans une impasse, l'un comme l'autre ont des options Israël a une certaine marge de liberté dans sa riposte, avec plusieurs choix possibles. Et quel que soit la décision israélienne, l'Iran après coup aura plusieurs options politiques possibles - pas forcément agréables non car leur situation n'est pas brillante C'est une allusion à un film connu ?
  21. C'est un point très important oui. Il y a un vrai doute sur la capacité d'Israël à handicaper gravement le programme nucléaire iranien, s'il le décidait Cela dit, la réponse à la question de cette capacité n'est pas connue. Trop d'infos sont confidentielles Et ce que pense le gouvernement israélien de cette capacité, on ne le sait pas non plus
  22. Allons, échanger quelques vannes n'a jamais fait de mal D'autre part, étant les meilleurs au monde et considérant avec raison que nos seuls intérêts comptent, il va de soi que nous autres Français ne sont ni arrogants ni égoïstes
  23. Israël est un Etat bien moins puissant que les Etats-Unis certes, mais ce n'est pas un supplétif Biden aurait peut-être plus de marge de manœuvre si les élections étaient plus lointaines, ou si Harris avait 15 points d'avance sur Trump. Mais en l'état, s'il décidait par exemple d'arrêter ou même de réduire les livraisons d'armes ou le support militaire à Israël, il serait dénoncé dans les termes les plus vifs, l'impact dans la population américaine serait majeur (parmi les Américains, les sionistes chrétiens sont beaucoup plus nombreux que les juifs), et les chances de Harris pourraient être gravement compromises. D'où d'ailleurs l'hypothèse "Samson" où, en cas d'élection de Harris, Biden utiliserait les 2 mois qui lui resteraient pour couper les armes à Israël, n'ayant plus rien à craindre en termes électoraux - je ne sais pas si l'hypothèse est réaliste, mais elle fait bien ressortir le fait que ce genre de décision serait fatal en politique américaine (Samson n'a pas survécu...) C'est d'ailleurs un état de fait qui pourrait pousser davantage Netanyahou et son cabinet à des décisions audacieuses voire à des paris. La fenêtre d'opportunité pour ce type de décision pourrait se refermer dès le 5 novembre, si Harris est élue Pour un Israélien partisan d'une action militaire contre le programme nucléaire iranien - bien évidemment, tous les Israéliens ne sont pas sur cette position - le moment actuel ressemble à "Maintenant ou jamais !" Tenir compte aussi du fait, détaillé dans l'article, que le gouvernement israélien depuis le 7 octobre n'écoute plus ses alliés, même le plus important les Etats-Unis. Tout se passe comme si les Israéliens étaient en mode Ein breira (אין ברירה) "pas le choix", sur la base de l'idée "on fait tout ce qu'on estime nécessaire, quoi qu'il en soit, car l'essentiel est en jeu pour nous" Ce qui n'est pas une garantie de prendre de bonnes décisions naturellement... ni une garantie d'en prendre de mauvaises d'ailleurs Je ne sais pas ce que va décider Jérusalem. Et franchement je ne sais pas ce qui serait le mieux pour eux. Ce que je soupçonne en revanche, c'est que si Israël ne décide pas de s'en prendre au programme nucléaire maintenant, alors il ne le fera pas à l'avenir non plus
  24. La langue allemande peut à l'occasion générer des mots très longs. Voici un nouveau mot Mittelfristenergieversorgungssicherungsmaßnahmenverordnung Ça veut dire Règlement sur les mesures de sécurité de l'approvisionnement énergétique à moyen terme On peut dire aussi Verordnung zur Sicherung der Energieversorgung über mittelfristig wirksame Maßnahmen ... Mais, avouons-le, c'est moins drôle
  25. Long article très riche de Bloomberg hier soir sur les perspectives de riposte israélienne, les incertitudes, risques et opportunités. Parmi les faits saillants, la frustration américaine de ne pas avoir davantage d'influence sur les décisions d'Israël Je ne copie que quelques extraits, mais je conseille l'ensemble - totalité de l'article ouverte sur le lien L'aggravation du conflit au Proche-Orient met en évidence les limites de l'influence américaine sur Israël (...) Qu'il s'agisse de rester dans l'ignorance à Beyrouth ou de ne pas réussir à négocier un cessez-le-feu au Liban ou à Gaza, l'administration Biden a, à maintes reprises, ressenti les limites de ses relations avec Israël. Aujourd'hui, Washington se trouve au bord d'une guerre plus vaste qu'elle pourrait ne pas pouvoir - ou ne pas vouloir - arrêter, et se voit offrir ce qu'Israël appelle une occasion de remodeler le Moyen-Orient d'une manière inédite depuis des décennies. (...) Pour la vice-présidente Kamala Harris et les démocrates, être trop doux ou trop dur avec Israël comporte des risques politiques, ce qui leur laisse les mains largement liées alors même que les craintes d'une aggravation du conflit font grimper les prix du pétrole. Il y a aussi la question de la sécurité des plus de 40 000 soldats américains dans la région, et celle de savoir s'ils pourraient être la cible de représailles. (...) En effet, Israël sait qu'il dispose d'une fenêtre avant les élections, selon deux personnes familières de la politique américaine. Washington est frustré par le manque d'influence, ont-ils déclaré. (...) Alors que certains dirigeants sont furieux contre Benjamin Netanyahu, c'est le premier ministre israélien qui a l'initiative. Les États-Unis disposent bien sûr de nombreux leviers, tels que la réduction de l'aide militaire, mais ils ne veulent pas risquer les retombées géopolitiques ou nationales. Mais ils ne veulent pas risquer les retombées géopolitiques ou nationales. Deux responsables français ont déclaré que les États-Unis n'exerçaient aucune pression réelle, en particulier en ce qui concerne le Liban, et qu'ils n'étaient pas incités à faire marche arrière (...) Les démarches démonstratives du dirigeant israélien pour ignorer les appels de son plus proche allié sont devenues si courantes au cours de l'année qui s'est écoulée depuis l'attaque terroriste du Hamas qui a tué 1 200 Israéliens que même les alliés admettent que la crédibilité des États-Unis est en train d'en prendre un coup. Selon un diplomate occidental de haut rang, le soutien de M. Netanyahou a été renforcé par les succès militaires et M. Biden a été affaibli après avoir été écarté de la course électorale (...) M. Netanyahou considère qu'il s'agit d'une occasion unique de modifier les perspectives de sécurité de son pays, mais pas par le biais des négociations entreprises par ses prédécesseurs. Au contraire, lui et son gouvernement nationaliste voient une occasion unique de démolir les armées mandataires de l'Iran afin d'affaiblir davantage la République islamique, alors que son nouveau président est plus enclin à un rapprochement (...) De son côté, l'Iran calcule qu'il peut pousser Israël à être plus téméraire, à saper sa légitimité et à enflammer la région, selon un diplomate occidental (...) S'ils s'inquiétaient du risque de déclencher une guerre plus large avec le Hezbollah dans les premiers mois qui ont suivi le 7 octobre, les responsables israéliens disent maintenant à leurs homologues américains qu'ils peuvent changer le calcul de la sécurité dans la région pour les années à venir, selon un diplomate israélien. L'assassinat de Nasrallah, qui a fait du Hezbollah l'épine dorsale de l'axe mandataire de l'Iran pendant trois décennies, ne fait que renforcer ces perspectives, a déclaré le diplomate. Mais à Washington, certains responsables craignent qu'Israël ne surestime l'ampleur des dégâts causés au Hezbollah et ne sous-estime la sévérité de la réponse de l'Iran (...) « Les États-Unis semblent reconnaître que leur plan de match standard - faire pression sur nos alliés, même lorsqu'ils sont attaqués, pour qu'ils évitent les représailles, la désescalade et acceptent les cessez-le-feu - ne fonctionne pas avec Israël, qui se considère à juste titre dans une guerre existentielle contre l'Iran et ses mandataires », a déclaré James Jeffrey, un ancien diplomate américain de haut rang dans la région. Faute de meilleures options, a-t-il ajouté, « les États-Unis soutiennent à contrecœur Israël contre le Hezbollah et maintenant contre l'Iran, tout en espérant encore pouvoir calmer la région, en particulier à l'approche des élections ». (...) « Est-ce que je pense que nous sommes déçus de ne pas avoir l'effet de levier que nous aurions souhaité avoir ? Oui », a déclaré Mark Montgomery, un contre-amiral de la marine américaine à la retraite qui travaille actuellement pour Paladin Capital Group à Washington. « Mais vous savez, c'est le problème quand ce sont eux qui prennent les coups, ce sont eux qui vont prendre ces décisions ». (...) Cependant, certains responsables occidentaux considèrent que les motivations de M. Netanyahou sont moins stratégiques et plus basées sur la volonté de gagner du temps en raison de la précarité de sa coalition, qui s'appuie sur les partis d'extrême-droite pour rester au pouvoir Les risques ne font que croître à mesure que M. Netanyahou poursuit sa campagne contre l'Iran. Le plus grand serait une frappe sur les installations nucléaires iraniennes - une mission qui, selon certains analystes, serait trop difficile, même pour la puissante armée israélienne. Selon les analystes du renseignement, la République islamique est à quelques jours de pouvoir produire l'uranium nécessaire à la fabrication d'armes. Il faudrait cependant des mois pour le mettre sous une forme qui permette de le tirer sur un missile. (...) Un diplomate occidental de haut rang a laissé entendre que certains alliés réfléchissaient à la possibilité d'une « stratégie Samson » - un scénario dans lequel une victoire de Harris permettrait à un Biden boiteux d'endosser la responsabilité politique d'interrompre les livraisons d'armes pour contraindre Israël à un cessez-le-feu, un sacrifice semblable à celui du personnage biblique. Toutefois, les sondages montrant une course serrée, cette perspective semble pour l'instant peu probable. La Maison Blanche doit donc poursuivre sa quête apparemment donquichottesque pour modérer les campagnes militaires de plus en plus vastes d'Israël En somme, Netanyahou est aux commandes avec son cabinet, et Washington que cela lui plaise ou non sera bien forcé de suivre... Je ne sais pas ce qu'il décidera en définitive, mais l'état d'esprit est à l'évidence tout à fait différent entre le cabinet israélien d'un côté, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et les autres pays occidentaux de l'autre Quant au nouveau slogan du président Biden ? Le voici Je sais pas où on va... mais on y va
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