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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Voici l'article de Opex360 qui en parle (@Patrick s'y intéressera probablement) (...) Ce 23 octobre, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont convenus de renforcer significativement leur coopération militaire en officialisant la signature d’un accord de défense inédit, appelé « Trinity House Agreement » (...) Le point qui pourrait faire couler le plus d’encre est l’engagement pris par les deux pays à développer et à mettre en réseau des « systèmes aériens sans pilotes ». Le ministère allemand de la Défense a pris le soin de préciser que ce travail serait mené en « étroite coopération » avec ses « alliés et partenaires », notamment la France. « Il est particulièrement important que nos avions actuels et futurs ainsi que les drones qui seront développés puissent communiquer entre eux », a-t-il expliqué. Outre-Manche, le ton est plus direct. « Nous travaillerons à la mise au point de drones qui pourraient opérer aux côtés de nos avions de combat, ainsi que de drones susceptibles d’être utilisés par d’autres forces armés », a indiqué le MoD. Pour rappel, au sein du SCAF, l’Allemagne dirige le pilier n°3, dédié aux drones et aux effecteurs connectés Au fond, ça n'est pas très surprenant. La France a lancé l'année dernière le développement national d'un drone de combat ailier pour le Rafale F5 à horizon 2035, un projet complet y compris furtivité et IA, dérivé du démonstrateur nEUROn de drone de combat sous l'égide de Dassault, avec une longueur d'avance sur les autres Européens. Berlin et Londres rassemblent leurs efforts pour travailler sur le même sujet Mais la conséquence est bien un début de détricotage du SCAF. Ira-t-il plus loin ? La décision de développer un drone ailier pour le Rafale F5 qui soit uniquement national était "forcée" par l'état du programme SCAF. Il ne pouvait être question d'attendre indéfiniment que le SCAF produise quelque chose, et Paris n'avait pas l'option d'accélérer le "pilier" drones étant donné qu'il n'était pas sous sa responsabilité. Le choix était seulement entre 1) ne rien faire, et laisser l'AAE sans drone de combat pour encore 20 ou 25 ans (et plus si affinités) et les conséquences sur la composante aéroportée de la dissuasion ben on verra bien après tout c'est pas comme si c'était important 2) faire quelque chose, en mettant à profit l'avance acquise par Dassault (et soigneusement mise de côté dans le cadre de la négociation des "piliers" du SCAF) Le Rafale F5, développé en mode "la forme extérieure ne change pas, à l'intérieur tout change", est d'ailleurs aussi un début de tricotage "obligé" du SCAF. Cet avion sera en effet une étape intermédiaire sur le chemin du SCAF... mais construite uniquement avec des "briques" nationales, par des équipementiers, radaristes, motoristes etc. qui du coup maintiennent et continuent de développer leurs compétences. Ceci alors que les "piliers" équivalents dans le programme SCAF sont sous la responsabilité d'entreprises allemandes ou espagnoles qui n'ont pas toujours les mêmes compétences car pas eu l'occasion encore de les développer, et n'auront pas forcément les budgets pour rattraper étant donné que SCAF a démarré à petite vitesse avec des budgets limitées Dans 5-10 ans, quand il s'agira de commencer réellement le développement du successeur du Rafale F5 pour l'AAE, la plupart des piliers du SCAF seront donc sous la responsabilité d'entreprises encore plus en retard sur le meilleur du Rafale F5 qu'elles ne le sont aujourd'hui sur le meilleur du Rafale F4. Il y aura sans doute eu un démonstrateur du SCAF vers 2030, c'est-à-dire que la formule générale et les équilibres généraux seront déjà explorés, sous l'égide de Dassault et avec la coopération des partenaires allemand et espagnol ==>A ce moment, la France sera-t-elle vraiment prête à se satisfaire d'un chasseur SCAF qui serait de "deuxième qualité", puisque ses systèmes et radar ne bénéficieraient pas du niveau alors atteint pour le Rafale F5 ? Qu'il s'agirait pour les équipementiers concernés de rattraper (et on l'espère dépasser, sinon à quoi bon ?) de leur côté, avec les longs retards et grands surcoûts afférents ? J'ai de gros doutes. Je vois assez bien l'affaire se terminer avec un avion français qui sera le successeur du Rafale de même que ce dernier succédait au Mirage 2000. Et un avion "européen" issu du programme GCAP, qui sera le successeur de l'Eurofighter avec plus ou moins les mêmes partenaires mais le Japon en plus Le fond des choses il me semble c'est que le SCAF ne pouvait que être sous l'égide d'entreprises françaises, non du fait d'un supposé égocentrisme français mais à cause de l'avance qu'elles ont acquises dans un certain nombre de domaines... où la France a investi depuis très longtemps parce qu'ils sont indispensables à la dissuasion nucléaire A partir du moment où ce n'était pas le cas, et où les "piliers" étaient répartis en négligeant largement la répartition réelle des compétences à date en Europe, le programme ne pouvait qu'être beaucoup plus lent, et la France allait se retrouver tôt ou tard devant la nécessité de faire autre chose en parallèle... afin justement de maintenir l'excellence opérationnelle de sa dissuasion nucléaire Bref, c'est au fond l'existence de la dissuasion qui rend difficile le SCAF, et peut-être le condamnera (Bon ce n'est pas grave sur le fond )
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci pour ce contexte. J'ai regardé ce que veut dire ce sigle "BSW", je ne m'étais pas posé la question jusqu'ici (j'imagine que c'est évident pour toi). Eh bien ça annonce clairement la couleur , Bündnis Sahra Wagenknecht (Für Vernunft und Gerechtigkeit) - Alliance Sahra Wagenknecht (Pour la raison et la justice) En France, seul Emmanuel Macron a l'ego suffisamment développé pour donner ses initiales à son parti (En Marche) Nous n'avons ni Rassemblement Marine Le Pen, ni Alliance Jean-Luc Mélenchon. Je vois que Mme Wagenknecht, comme le président français, ne souffre pas d'un tel excès de modestie Pour le reste, c'est de la tactique électorale il me semble, en prévision d'échanges de boutiquiers entre telle mesure et telle autre, ce qui est assez ordinaire Le positionnement du BSW est différent de celui de l'AfD, cet article précise en quoi Le BSW a un an - et Wagenknecht dit ce qu'elle veut vraiment «Le BSW est particulièrement populaire parmi les salariés et les demandeurs d'emploi qui ont voté pour la gauche et l'AfD lors des élections fédérales de 2021», indique le journal du WSI. Les données de l'enquête d'Infratest dimap pour le Brandebourg montrent que les principales questions similaires comptent pour les électeurs de BSW et de l'AfD - bien qu'avec des pondérations différentes. Alors que l'immigration était en première position pour l'AfD et la politique de paix en quatrième position, cette dernière était la chose la plus importante pour les électeurs de BSW Les électorats se recoupent largement, mais BSW (gauche populiste) priorise la politique étrangère tandis que AfD (droite populiste) priorise l'immigration Je n'ai pas trouvé de trace d'une opposition de Wagenknecht au projet de missile longue portée en coopération européenne prévu pour succéder aux Tomahawks américains qui ne sont qu'une mesure temporaire. Bref elle ne semble pas s'opposer à l'armement européen. Ai-je manqué quelque chose ? Je ne sais pas si on peut parler de "subversion". Il faudrait que la Russie paye des Allemands pour servir ses intérêts au détriment de leur pays, je ne vois rien de tel ici En revanche, il y a bien tactique de pression. Utilisant un point du traité 4+2 qui n'a pas forcément grand chose à voir. Et mettant en oeuvre tous les leviers possibles, attaquant toutes les vulnérabilités potentielles de la cible choisie "Vous voulez prendre le chemin de vos arrière-grands-parents ?", "On est à cran là, et on a des armes nucléaires... soyez prudents", avec en filigrane même si ce n'est pas répété "Il en dit quoi Trump au sujet de continuer à vous défendre ? Tiens d'ailleurs c'est quoi les derniers sondages ?" Merci. On n'affiche pas de photo d'identité sur le forum, mais grâce à cette remarque j'ai pu trouver une image de toi Ah c'est bien Me voilà rassuré, j'avais craint un instant que tu ne sois plus le même Vrai en général, avec certaines limites tout de même sur certaines matières premières. Notamment le pétrole, dont 60% des réserves restantes se trouvent dans la région du Golfe. Ce n'est pas pour rien que la région est l'un des trois points focaux des armées de la superpuissance, avec Extrême-Orient et Europe les deux principales régions industrielles en dehors de l'Amérique du Nord Nous aurions beaucoup de mal à nous fâcher avec tous les pays du Golfe à la fois, ou encore avec la puissance qui tient les mers du globe. Mais bien sûr nous ne faisons ni l'un ni l'autre, ce n'est pas ce dont il s'agit ici -
L'avenir de la péninsule coréenne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Exactement, Der Postillon est l'équivalent du Gorafi en France, ou de The Onion (gauche) et Babylon Bee (droite) en France -
L'avenir de la péninsule coréenne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
La Russie condamne énergiquement la décision de Séoul -
Et voilà, quelqu'un pose la question, dans The Hill Et si Joe Biden était le meilleur candidat depuis le début ? Bon c'est une opinion, pas un éditorial. Mais il semble bien que Harris ne déclenche pas l'enthousiasme des foules...
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BRICS - Coordination, Solidarité et Influence
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le sommet des BRICS 2024 s'est ouvert aujourd'hui à Kazan. La Russie reçoit de nombreux pays, membres ou observateurs pour 3 jours de sommet. Moscou va tenter de convaincre les autres participants de progresser vers l'objectif de dédollarisation et généralement d'indépendance vis-à-vis des monnaies de pays occidentaux (l'euro également donc) Le site consacré à l'événement donne bien évidemment aussi les détails pratiques pour les participants. Notamment les questions de change (...) En Russie, dans la plupart des banques, seules les espèces en dollars américains ou en euros peuvent être librement échangées contre des espèces en roubles (...) Préparez votre voyage au Sommet : Échangez des devises dans votre pays de résidence et emportez avec vous des espèces en dollars américains, en euros ou en roubles russes pour votre première fois en Russie Vladimir ! Y a encore du boulot ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Le désastre est gigantesque en effet. D'autant que les réfugiés sont surtout des femmes et des enfants. D'une part cela contribue encore davantage à l'effondrement de la natalité déjà traditionnel lors des guerres "de haute intensité", à partir d'une base déjà très basse dans le cas de l'Ukraine, d'autre part ceux des réfugiés qui resteront à l'Ouest seront rejoints par leurs mari / père, creusant encore le déficit démographique pour l'Ukraine Je n'ai aucune idée de qui a raison dans cette guerre de chiffres. Mais je noterais que la population a baissé dans la partie de l'Ukraine contrôlée par Kiev pour trois raisons : 1) Emigration vers l'ouest 2) Emigration vers la Russie 3) Prise de contrôle par la Russie (Donbass, sud de l'Ukraine). Ca fait beaucoup Cela me rappelle l'analyse qu'avait proposée le chroniqueur américain David Goldman (pseudonyme Spengler) en avril 2022, racontant son entrevue avec le fantôme de Richelieu qui lui a "expliqué Vladimir Poutine", en l'occurrence expliqué comment on détruit un Etat et écrase un peuple (sa vision de Richelieu comme une sorte de génie du mal laisse évidemment à désirer du point de vue de l'analyse historique, mais enfin comme artifice rhétorique elle fonctionne assez bien) Ce genre de réflexion est sombre et cruel. Mais il peut être éclairant Et la politique internationale, ça peut être extrêmement cruel, il suffit de regarder les exemples historiques « Cette comptine vient de la guerre de Trente Ans en Allemagne », dit le fantôme du cardinal : « Maikäfer flieg ! Der Vater ist im Krieg. Die Mutter ist in Pommerland, und Pommerland ist abgebrannt » Ou, dans votre langage barbare : « Coccinelle, vole ! Le Père est parti à la guerre. La Mère est en Poméranie, et la Poméranie est incendiée. » « Éminence », ai-je balbutié, « je connais la comptine, mais qu’est-ce que cela a à voir avec l’Ukraine ? » « Cela, Spengler, devrait être évident pour un écrivain qui écrit avec tant d’assurance sur l’extinction des civilisations. Les dilettantes comme les Américains pensent à éliminer un régime. Les vrais connaisseurs du pouvoir s’arrangent pour éliminer des provinces entières. Je comprends Poutine ; d’une certaine manière, je l’envie (...) « Mais, Éminence, protestai-je, la Russie a fait piètre figure dans sa guerre contre l’Ukraine. Elle est embourbée dans un lourd bilan de pertes humaines et a laissé passer sa chance de remporter une victoire rapide. Elle n’a réussi qu’à unir l’ensemble de l’Occident contre elle. » « J’attendais mieux de vous, Spengler, que de répéter les bêtises qu’on lit dans les journaux (...) Une victoire rapide, vraiment ? Et qu’est-ce qui vous fait croire que Poutine a jamais voulu une victoire rapide ? » Cela me laissa perplexe. « Pardonnez mon effronterie, Éminence, mais si Poutine ne voulait pas une victoire rapide, que voulait-il ? » « Le temps est l’arme ultime », dit Richelieu, « Je l’ai compris, et Poutine a bien appris sa leçon. Clausewitz avait en général raison lorsqu’il disait que la guerre était la continuation de la politique par d’autres moyens, mais il y a des occasions où la guerre elle-même est la politique (...) Finalement, je murmurai : « Qu’arrivera-t-il à l’Ukraine ? » « Poutine laissera l’Ukraine dans le même état que la Tchétchénie – même si Boris Eltsine mérite une bonne part du mérite : il a dirigé la première guerre de Tchétchénie en 1994, au cours de laquelle un demi-million des 1,3 million d’habitants de la Tchétchénie ont été déplacés, peut-être 100 000 civils ont été tués et la moitié du pays a été ruinée. Peut-être 100 000 autres civils ont péri – tant de personnes ont fui qu’il est difficile de le dire. Les troupes russes ont rasé la capitale Grozny en 1999, au prix de lourdes pertes. (...) Il n’y a qu’une seule façon de gouverner la Russie, et elle ne nécessite pas de napperons en dentelle. » Le cardinal s'esclaffa. « Aujourd'hui, mon naïf ami, Poutine commande des troupes de choc tchétchènes en Ukraine. Poutine comprend que « l'exploitation systématique du temps est la plus mortelle des armes ». L'Ukraine était vide avant le début de la guerre. Elle avait l'un des taux de natalité les plus bas du monde, et son taux de natalité va encore baisser. Douze millions d'Ukrainiens, soit la moitié de la population active en âge de travailler, sont partis avant le début de la guerre. Cinq autres millions ont fui. Alors que l'artillerie russe pilonne les villes ukrainiennes, d'autres fuiront. Combien reviendra-t-il ? De grandes parties de l’Ukraine tomberont en ruine. Des siècles de ressentiment des Ruthènes à l'égard des seigneurs russes, incrustés au fil des siècles, seront consommés en quelques semaines de guerre, et à leur place, il n'y aura rien d'autre qu'un morne sentiment d'horreur ». (...) « Vous êtes un monstre », ai-je lâché. « Vous m'avez demandé conseil, Spengler, parce que vous ne supportez pas la moralisation satisfaite des personnes bien intentionnées qui ont déclenché cette tragédie, et que vous êtes consterné par les hommes d'action qui nettoient les dégâts laissés par les adeptes de la politique de la vertu. Ayez l'estomac plus solide si vous voulez voir ce qui se passe sous la surface de l'histoire - y compris l'histoire qui se déroule sous vos yeux dégoûtés » Cette interprétation de l'objectif de Poutine - l'objectif sur lequel il s'est rabattu lorsque la victoire rapide a échappé à ses troupes - est-elle correcte ? L'idée d'épuiser une armée et un peuple semble en tout cas bien être là Et à qui se donne l'objectif d'écraser la volonté d'indépendance d'un peuple, de la "consommer", une stratégie est possible : puisqu'ils se défendent avec grand courage, continuer la guerre jusqu'à que ceux d'entre eux qui sont prêts à mourir plutôt que de se soumettre et de s'assimiler de force aux vainqueurs... soient morts ou trop blessés pour continuer. Donc mener une guerre d'attrition, de destruction systématique des forces et de la volonté de combattre pour l'indépendance, jusqu'à parvenir à ce résultat. C'est ainsi que le Nord a vaincu le Sud, l'Union a vaincu et détruit la Confédération lors de la guerre civile américaine : 20% des hommes d'âge militaire du Sud étaient morts en 1865, sans compter les blessés hors de combat Le 21 février 2024, trois jours avant le lancement de l'invasion à grande échelle, Poutine commentait la destruction par l'Ukraine des statues de Lénine, que le gouvernement ukrainien nommait "décommunisation", affirmant que c'est pourtant Lénine qui a donné structure d'Etat à l'Ukraine et donc "créé l'Ukraine" En fait, comme je l’ai déjà dit, c’est à la suite de la politique bolchevique qu’est née l’Ukraine soviétique, que l’on peut encore aujourd’hui à juste titre appeler « l’Ukraine du nom de Vladimir Ilitch Lénine ». Il en est l'auteur et l'architecte. Ceci est entièrement confirmé par des documents d’archives, notamment les directives strictes de Lénine sur le Donbass, qui s’est littéralement enfoncé dans l’Ukraine. Et maintenant, des « descendants reconnaissants » ont démoli des monuments à Lénine en Ukraine. Ils appellent cela la décommunisation. Voulez-vous la décommunisation ? Eh bien, cela nous convient plutôt bien. Mais il ne faut pas, comme on dit, s’arrêter à mi-chemin. Nous sommes prêts à vous montrer ce que signifie pour l’Ukraine la véritable décommunisation. Ce dont Poutine menaçait ouvertement l'Ukraine c'est bien de la destruction de leur Etat, de la disparition de la structure d'Etat apparue à la faveur de la révolution bolchevique il y a plus de cent ans. Et écraser un peuple, en effet, "ne nécessite pas de napperons en dentelle", suivant l'expression utilisée par l'essayiste ci-dessus Quant à la manière dont Poutine a prononcé les dernières phrases plus haut, pas besoin de comprendre le russe je pense pour percevoir la colère froide et la jouissance par avance de l'écrasement de l'adversaire dans ces 18 secondes de Poutine ce 21 février 2022 Ils appellent cela la décommunisation. Voulez-vous la décommunisation ? Eh bien, cela nous convient plutôt bien. Mais il ne faut pas, comme on dit, s’arrêter à mi-chemin. Nous sommes prêts à vous montrer ce que signifie pour l'Ukraine la véritable décommunisation -
Moldavie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Je vois que les coutumes ont un peu changé depuis cette époque, mais pas tant que ça au fond Moi j'aurais dit "P'têt bien qu'elles ont changé, et p'têt ben qu'non, j'peux pas dire". Mais bon, à chacun ses particularités -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Dans une interview avec le Wall Street Journal, Donald Trump a expliqué ce qu'il aurait dit à Vladimir Poutine du temps qu'il était président « Utiliseriez-vous la force militaire contre un blocus de Taïwan ? » Trump : « Je n'aurais pas à le faire, parce que (Xi) me respecte et il sait que je suis fou » Vladimir Poutine le sait aussi, selon les dires de M. Trump Trump : « J'ai dit à Poutine : « Vladimir, nous avons une excellente relation ». Je me suis très bien entendu avec lui. C'est un personnage différent, je vous le dis, bien différent de tous ceux qui étaient sous - je le connais très bien. Je lui ai dit : « Vladimir, si tu t'en prends à l'Ukraine, je vais te frapper si fort que tu n'y croiras même pas. Je vais te frapper en plein milieu de ce putain de Moscou ». J'ai répondu : « Nous sommes amis. Je ne veux pas le faire, mais je n'ai pas le choix. Il m'a dit : « Pas question ». J'ai dit : « Question ». J'ai dit : « Tu vas être frappé très fort, et je vais t'enlever ces putains de dômes de la tête ». Parce que, vous savez, il vit sous les dômes » Franchement, je ne sais pas quoi penser de cet extrait. Est-ce Trump est vraiment (à demi) fou, ou est-ce qu'il fait semblant ? BIen sûr il fait semblant il ne l'est pas vraiment, mais... est-ce que c'est si sûr que ça ? La partie rationnelle de mon esprit n'a aucun doute, c'est un simple jeu d'acteur. La partie a-rationnelle n'est pas tout à fait satisfaite... Plus important, s'il revient à la présidence, qu'en penseront Xi et (surtout) Poutine ? En d'autres termes, quelle sera leur évaluation de cette question "Fait-il vraiment semblant ?" Qui est couplée à cette autre question "Est-ce que j'ai vraiment envie de le savoir ?". Dans les termes de Trump : est-ce que Poutine le "respecte", c'est-à-dire est-ce qu'il pense que Trump est fou ? J'en viendrais presque à ne plus tout à fait exclure que Trump parvienne à limiter les dégâts pour l'Ukraine ? (Bon cela dit, c'est peut-être parce que je n'ai pas l'entraînement du KGB... peut-être que Poutine, qui lui l'a eu, rit à gorge déployée de ce qu'il voit comme une tentative transparente de se faire passer pour un "dur") -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici un commentaire intéressant de Joe Biden sur la politique internationale de la Russie. C'est tout à fait construit, c'est dit sans aucun à-coup, l'homme n'a visiblement aucun problème cognitif Il faut dire que ça date de 1997 Où iraient-ils ? J'ai eu une conversation intéressante avec Zyuganov, répétée avec Lebed. Ils disent qu'ils ne veulent pas de cette expansion de l'OTAN "Ce n'est pas dans leurs intérêts de sécurité" et ils continuent et continuent encore et ils disent "Si vous faites cela nous pourrions être obligé de nous tourner vers la Chine" et je n'ai pas pu m'empêcher (de répondre) à Zyuganov "Bonne chance ! Et si ça ne marche pas, essayez l'Iran !" (Rires) (...) Et tout le monde sait que ce n'est pas une option, (et ils) n'aiment pas ça, mais ils ont BESOIN de regarder vers l'Ouest L'auditoire a ri. Et Biden lui-même prenait visiblement du plaisir à faire étalage d'arrogance ... Cela dit, je ne suis pas sûr qu'à Kiev on goûte la plaisanterie -
Israël et voisinage.
Alexis a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Autre possibilité, il était prévu d'aller plus vite mais la "fuite" organisée subie par les Etats-Unis a forcé une réorganisation donc un délai Ou encore la "fuite" est en fait une feinte, d'accord avec les Etats-Unis Ou encore Israël attend que Washington soit dans la phase de transition entre ancien et nouveau président Peut-être en effet faut-il attendre la batterie THAAD pour renforcer la protection de Dimona, que Téhéran a menacé de cibler ... La lenteur peut aussi faire partie de la vengeance "Vous ne savez ni le jour ni l'heure" -
Israël et voisinage.
Alexis a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Le Figaro propose ses conseils pour permettre à Macron et Netanyahou de se réconcilier (...) Plutôt que de se chamailler, les deux hommes échangeront les bonnes pratiques comme des adultes. Emmanuel Macron suggérera à Israël de démanteler les barrières de sécurité (le repli sur soi n’étant jamais la solution) et de demander aux Palestiniens de signer des auto-attestations s’engageant à ne pas commettre d’attentats. Benyamin Netanyahou conseillera à la France d’envahir Molenbeek, par précaution (...) Pas mal comme idées Cela dit, à mon avis, ce sont plutôt les Belges qui devraient envahir Molenbeek -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Propagande efficace en effet Avec l'aide d'un traducteur automatique, le message final est "Réveillez vous !" Les trois lignes de texte juste avant enjoignent de protéger ses proches de l'envoi à leur sépulture -
L'élection n'est pas jouée. Il est pensable que Harris parvienne à remonter la pente dans les 17 jours qui restent jusqu'à l'élection. Mais il faut reconnaître que Trump a maintenant un avantage net, et la dynamique semble pour lui (les sondages les plus récents vont généralement davantage dans son sens que ceux d'il y a 2 à 4 semaines) ==>Le plus probable à ce stade c'est que le 45ème président des Etats-Unis sera aussi le 47ème (Que cela plaise ou non aux Français et autres Européens) Issu de l'aggrégateur de sondages RealClearPolitics - Le 19 octobre 2016, la moyenne des sondages donnait à Clinton 6,5 points d'avance sur Trump - elle a perdu de justesse. Le 19 octobre 2020, le même indicateur donnait à Biden 8,9 points d'avance - il a gagné, mais pas de beaucoup. Ce 19 octobre 2024, il donne à Harris 1,3 point d'avance sur Trump - L'élection sera décidée essentiellement dans 7 Etats pivots, c'est-à-dire ceux où il paraît possible aux deux concurrents de l'emporter, où aucun des deux ne dispose d'un avantage qui semble irrattrapable. A ce jour, selon les aggrégateurs de sondages dans ces Etats, Trump est favori dans tous. En se basant sur ces aggrégateurs de sondages, la prévision est de 312 grands électeurs pour Trump et 226 pour Harris - Si Harris remontait la pente et récupérait les 3 Etats parmi ces 7 où elle est le moins distancée (Wisconsin, Pennsylvanie et Nevada), cela ne suffirait pas à atteindre le seuil de décision à 270 grands électeurs. Il lui en faudrait 4 Encore une fois, tout reste possible, évolution de dernier moment, voire une surprise - les sondages en 2016 et 2020 avaient sous-estimé Trump, on peut toujours imaginer que cette fois-ci ils le surestiment Cependant, Trump est maintenant le favori
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
OK, ce n'était peut-être pas mon post le plus consistant de l'année Disons qu'il n'est pas courant de surprendre ce genre de regard dans le cadre d'une réunion internationale D'accord sur le fait qu'on ne sait rien de ce que ça peut vouloir dire, ou rien du tout -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici une photo prise pendant la rencontre aujourd'hui à Berlin entre les dirigeants américains, britannique, allemand et français Que dit le chancelier Scholz aux trois autres ? Une chose semble claire, ça n'a pas l'air de les réjouir. Tout particulièrement le président français : les visages de Biden et de Starmer sont simplement fermés, celui de Macron semble animé d'une colère froide, et quel regard ! -
Elon Musk a fait hier dans un lycée en Pennsylvanie un discours très remarqué, et en tout cas combatif et pas politiquement correct. Par certains côtés, je dirais presque que Trump est un peu falot à côté ! Au strict minimum, Elon s'est mis au niveau de Donald Au menu : les risques de fin de la démocratie américaine, la nocivité de Georges Soros, la marge de victoire nécessaire pour "compenser la triche", qui dirige vraiment les Etats-Unis derrière les marionnettes Biden et Harris, les clients de Jeffrey Epstein et plus encore ! Le fil X avec des extraits vidéo est là Et voici la traduction de ce qui me semble le plus remarquable D'emblée, l'homme le plus riche du monde a fait applaudir la foule en déclarant : « Au diable » tous ceux qui s'opposent à la liberté d'expression, à la Constitution, à des frontières sûres et à des dépenses raisonnables. « On m'a parfois dit qu'il s'agissait de valeurs de droite. Je réponds : « Vous êtes fou ? Ce sont littéralement les valeurs fondamentales qui ont fait de l'Amérique ce qu'elle est aujourd'hui. Et quiconque s'oppose à ces valeurs est fondamentalement anti-américain. Qu'ils aillent au diable ! » (...) Il n'a pas fallu longtemps pour qu'un partisan de Trump crie à Musk que George Soros est « maléfique », ce à quoi Musk a répondu par un « Oui » catégorique. Il a déclaré que Soros est « tout simplement misanthrope » et que « pour quelqu'un qui prétend faire le bien, ce n'est pas le cas. Il détruit le tissu social » (...) Il a déclaré que le deuxième amendement est là pour protéger le premier et a averti qu'une fois que l'on désarme une population, le pays est condamné à devenir le Venezuela. M. Musk a ensuite critiqué M. Maduro, affirmant qu'il avait perdu haut la main, mais qu'il avait truqué l'élection. Et si Maduro a pu se maintenir au pouvoir, c'est uniquement parce que les citoyens désarmés ne peuvent pas se défendre. « Vous vous retrouvez face à des soldats armés de fusils d'assaut. Allez-vous leur lancer des bâtons ou autre chose ? Utiliser des pistolets à doigt ? Cela ne marche pas. Maduro, bien qu'il ait perdu les élections, est toujours au pouvoir. Et c'est le genre de risque auquel nous sommes confrontés », a déclaré M. Musk. (...) « Je n'ai jamais été politiquement actif auparavant. Je le suis maintenant parce que je pense que l'avenir de l'Amérique et de la civilisation est en jeu » La foule a répondu par un tonnerre d'applaudissements. (...) Une résidente locale a fait part de ses inquiétudes concernant la fraude électorale, et Musk a déclaré qu'il sentait lui aussi quelque chose de louche avec les machines à voter de Dominion. En fait, Musk a trouvé que c'était une « sacrée coïncidence » que Philadelphie et le comté de Maricopa utilisent des machines à voter Dominion mais « pas dans beaucoup d'autres endroits », disant que la dernière chose qu'il voudrait faire est de faire confiance à un programme informatique « parce qu'il est trop facile à pirater ». "Je connais bien les ordinateurs et je me dis que la dernière chose que je ferais serait de faire confiance à un programme informatique parce qu'il est trop facile à pirater. Il est trop facile d'ajouter une seule ligne, et il est vraiment difficile de pirater les bulletins de vote en papier. (...) Je pense que nous avons besoin d'une très grande marge de victoire. Si la marge de victoire est suffisamment grande, alors, comme je l'ai dit, elle battra la triche" , a déclaré M. Musk (...) La bombe de la soirée est tombée lorsqu'un électeur a demandé à Elon Musk : « Pensez-vous qu'il y a un gouvernement de l'ombre derrière l'administration Biden-Harris ? » Musk a répondu de manière impressionnante. Tout d'abord, il a déclaré : « Ce n'est pas Biden. Nous le savons pertinemment. Ce type a à peine deux neurones fonctionnels. » Et Kamala ? Elon a répondu que ce n'était pas elle non plus. « Ils ont juste remplacé la marionnette Biden par la marionnette Kamala, c'est évident. Si le téléprompteur ne fonctionne plus, la marionnette se casse, et c'est comme si la marionnette se mettait à tourner en boucle parce que le téléprompteur s'est cassé ». Alors, qui est-ce ? Musk a déclaré qu'il pensait « qu'il n'y a pas un seul type de marionnettiste, mais peut-être un millier ou “beaucoup” (...) Lors de son interview avec Tucker Carlson, Musk a déclaré qu'il y a une très forte probabilité que les principaux marionnettistes de Kamala se trouvent également sur la liste des clients d'Epstein. (...) Il a expliqué que c'est la raison pour laquelle ils sont si terrifiés par une victoire de Trump parce que si Trump gagne les élections, la liste des clients d'Epstein sortira. (...) « Il sera intéressant de voir le croisement entre la liste des clients d'Epstein et les marionnettistes de Kamala. Je parie qu'il y a beaucoup de noms qui apparaissent dans les deux listes. » EDIT - Je rajoute cette vidéo de la campagne Trump que je trouve intéressante parce qu'on y voit bien que cette campagne électorale est tout sauf ordinaire. De même que 2016 et 2020 certes, mais je dirais encore plus "Trump contre la Machine" - le message fondamental est vous n'avez pas le choix entre deux personnes, mais entre une personne et une machine. Pas un message entièrement nouveau non, mais au moins aussi puissant qu'auparavant Et bien sûr les échos sont nombreux, par exemple avec Matrix... Trump comme un Néo à moumoute orange
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est vrai. Mais tu reconnaîtras sans peine que l'Occident collectif néonazi, démoniaque et transhumaniste est une menace autrement plus grave que le simple Attila -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
J'aime à penser que vers l'an 4000, il y aura encore des passionnés et autres érudits pour se disputer sur les détails et l'impact de l'opération militaire spéciale de 2022 Même s'ils vivront peut être dans une sphère de Dyson centrée autour du Soleil, avec quelques trillions d'autres ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pourquoi pas les deux ? Au départ j'imagine que c'est plutôt le premier, mais des gens qui vivent une épreuve extrêmement dure peuvent trouver réconfortant de lui attribuer un sens plus large Euh, c'est ce que nous sommes déjà engagés "dans la durée" à réaliser Maintenant, comment comprendre l'expression "long terme", cela dépendra de la durée et de l'issue de cette guerre. Si ça se finit en "accord" à la Rethondes 1918, voire Rethondes 1940, le soutien des membres européens de l'Alliance atlantique va se terminer dans peut-être pas si longtemps On n'en est pas du tout là. l'Ukraine a les effectifs - pas étonnant, vu l'enjeu de la guerre - mais elle n'a que très peu le matériel moderne ou les capacités de le produire Et une demi-douzaine de vieux chasseurs reconditionnés en provenance des Pays-Bas, du Danemark ou de France, c'est comme si c'était le Pérou ! Variation sur le thème général de la décadence, du c'est plus ce que c'était ma bonne dame, comme si tout était question de volonté, et comme si la volonté était un muscle que l'on entraîne Les gens qui pensent cela négligent l'explication évidente : ce sont les peuples menacés et agressés qui trouvent "l'énergie de se défendre" et la "volonté". Nécessité fait loi... Et il n'y a que la nécessité qui fasse loi ! Pourquoi Ukraine et Israël, au-delà de toutes les différences, ont ils ce gros point commun ? Parce qu'ils sont agressés bien sûr ! Pourquoi France, Allemagne ou Italie sont ils beaucoup moins volontaires et "allants" que ceux-là ? Parce qu'ils ne sont pas agressés Cet "affaiblissement" de l'Europe occidentale est la conséquence d'une politique réussie de paix et de défense L'enjeu à mes yeux est de parvenir à assurer la pérennité de cette réussite sans Washington, car la seule faiblesse - mais elle est majeure - de cette réussite, c'est de dépendre à un degré énorme de l'aide d'un allié qui a bien le droit de se trouver d'autres choses à faire ailleurs, et qui y songe justement. Ce n'est pas un enjeu moral, au sens "refusons la décadence !" C'est très peu convaincant. Les Ukrainiens ont l'une des pires natalités en Europe, ce qui n'est pas peu dire, qui plus est aggravée d'émigration plutôt qu'augmentée d'immigration comme beaucoup d'autres. Et pourtant, leur courage pour défendre leur pays, et leur disposition au sacrifice, sont remarquables C'est parce que l'enjeu est existentiel pour leur pays. Pas au sens d'un politicien européen qui voit de l'existentiel partout... Au sens exact Oui... Je connais cette théorie, oui... (J'espère que tu ne vas pas me demander de partir ) -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est vrai, les Baltes sont ressentis comme "étrangers", Ukrainiens et Biélorusses sont de la famille. Il y a cependant un "mais" L'invasion et la soumission par la force de l'Ukraine était il y a quinze ans parfaitement impensable. Même après le renversement violent de Yanukovitch en 2014, Poutine a limité la guerre et refusé la possibilité d'expansion à toute la "Novorussie", seuls des extrémistes le proposaient à l'époque et Poutine n'en était pas - alors que l'affaire aurait été beaucoup plus simple pour Moscou à ce moment-là Bref, la Russie a bougé et changé. Jusqu'à faire quelque chose qui était inenvisageable il y a 10 ans Et demain ? Du côté de l'optimisme, il y a tous les arguments que tu donnes. Et ils ont du poids Du côté de la circonspection, il y a le fait que c'est une véritable idéologie qui s'est installée en Russie, qu'elle pénètre de plus en plus dans la société (médias, chansons, programmes scolaires, entraînement paramilitaire dans les écoles avec la "Jeune Armée"...) Et cette idéologie a sa propre logique. Qui se développera au fil du temps et des évènements, et pourrait s'amplifier. D'autant qu'elle est bien adaptée à la situation géopolitique nouvelle que cette guerre a créée pour la Russie - c'était initialement un choix bien sûr, celui de Poutine, mais maintenant les conséquences s'imposent aussi à la Russie, et le retour en arrière (statut quo ante ou similaire) est pratiquement impensable. La Russie a changé son environnement, et maintenant les conséquences s'imposent à elle aussi. Ne dit-on pas "Le vin est tiré, il faut le boire" ? Il est bien évident qu'il y aura des facteurs modérateurs. Que l'idéologie ne se développera pas indéfiniment. Elle rencontrera des limites ... Mais lesquelles et où ? Si quelqu'un prétend le savoir, il s'illusionne. Je ne vois pas comment il serait possible de s'en faire une idée un peu assurée. On peut lister des arguments dans un sens et dans l'autre, comme toi et moi sommes en train de le faire, mais comment les peser et savoir lesquels sont les plus forts ? ==>Le risque existe donc Pas pour tout le monde, certes - Pour Ukraine ce n'est pas un risque c'est un fait - Pour la Moldavie, ça n'en est pas bien loin... - Pour Estonie et Lettonie, avec une population russe importante, le risque est tout sauf négligeable, mais à une condition : que les États-Unis laissent la défense de l'Europe aux Européens (un scénario réel pour les années qui viennent) ET que les Européens se vautrent ensuite dans panique / illusion / n'importe quoi (pas sûr du tout, mais clairement possible) - Pour la Lituanie, le risque est moindre : distance, et surtout population russe plus petite - Pour la Finlande... Honnêtement je ne vois guère - Pour la Pologne, le risque est encore plus petit -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais la référence est très bonne, pas besoin d'être désolé Sauf erreur, c'est Clemenceau parlant de Lyautey. Rien que du beau monde -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Zelensky lève un coin du voile sur ce qu'il a dit à Trump lors de leur conversation aux Etats-Unis il y a peu. Attention, ça décoiffe ! Zelensky à Trump : l’Ukraine rejoindra l’OTAN ou possédera l’arme nucléaire En particulier, Trump a souscrit aux arguments de Zelenskyi sur les raisons pour lesquelles l’Ukraine choisit l’Alliance plutôt que les armes nucléaires. Pour le bien de sa propre sécurité, l’Ukraine devrait soit devenir membre de l’OTAN, soit se doter de l’arme nucléaire . Le président Volodymyr Zelensky en a parlé avec le candidat à la présidentielle américaine Donald Trump lors de leur entretien en septembre. Ainsi, lors d'une conférence de presse aujourd'hui à Bruxelles, Zelensky a raconté comment il avait parlé avec Donald Trump de l'OTAN sur l'exemple du mémorandum de Budapest, lorsque l'Ukraine a renoncé aux armes nucléaires. "Il me semble que c'est un exemple clair. L'Ukraine avait le Mémorandum de Budapest. Il y avait des puissances nucléaires. Les plus grandes puissances influentes du monde possèdent des armes nucléaires. Parmi elles, bien sûr, il y avait les États-Unis d'Amérique, la Chine. La Russie et la France sont les grands acteurs qui ont un potentiel nucléaire", a déclaré Zelensky. Le Président a rappelé que la condition pour l'Ukraine était de rendre une très grande quantité d'armes nucléaires et de recevoir des pays ayant adhéré au Mémorandum de Budapest des garanties concernant l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine indépendante dans les frontières internationalement reconnues pour 1991. "Voilà ce qu'il y avait dans le document. Et si la Russie a violé ce document, alors qu'elle était garante de ce mémorandum, alors comment pouvez-vous faire confiance à ce document et comment pouvez-vous faire confiance à tous les partenaires qui ont garanti la préservation de notre intégrité territoriale et de notre souveraineté ? Et la réponse est très simple : est-ce que cela fonctionne ? Non, ce document ne fonctionne pas ! Non, il n’y a pas que les accords entre l’Ukraine et la Russie, tous ces accords n’ont pas fonctionné », a déclaré Zelensky Dans le même temps, le président a souligné que seule l’Ukraine était touchée et que les autres pays nucléaires n’étaient pas touchés. Seule l’Ukraine a renoncé à l’arme nucléaire, tandis que d’autres ne l’ont pas fait. Et l’Ukraine se bat aujourd’hui. "Et lors d'une conversation avec Donald Trump, je lui ai dit : voilà comment cela fonctionne pour nous, quelle est la solution ? Soit l'Ukraine aura des armes nucléaires, et alors c'est notre protection. Soit nous devrions avoir une sorte d'alliance. A part "A part de l'OTAN, nous ne connaissons pas aujourd'hui d'alliances efficaces. Les pays de l'OTAN ne sont pas en guerre. Dans les pays de l'OTAN, nous choisissons l'OTAN. Et je pense qu'il m'a entendu : vous avez des arguments valables", a souligné Zelensky. Zelensky a également déclaré que Trump était d’accord avec ses arguments. Comme l'a rapporté UNIAN, une rencontre entre Zelensky et Trump a eu lieu à New York le 27 septembre . Puis, lorsque le journaliste lui a demandé s'il avait changé d'avis après la conversation avec le dirigeant ukrainien, Trump a répondu qu'il avait "beaucoup appris", mais il n'a pas changé d'avis : Il a noté que tout le monde souhaite que la guerre se termine le plus rapidement possible, mais Zelensky, selon lui, souhaite une fin équitable de la guerre. Le républicain a souligné que même Poutine souhaite la fin de la guerre, et que c'est une "bonne combinaison". Le plus important cependant : Trump a bien précisé après leur rencontre qu'il n'avait pas "changé d'avis" -
2023 Guerre de Soukhot
Alexis a répondu à un(e) sujet de Titus K dans Politique etrangère / Relations internationales
Tsahal vient d'indiquer qu'ils sont en train de tenter de confirmer qu'un terroriste abattu aujourd'hui soit Yahya Sinwar le chef du Hamas La possibilité que Yahya Sinwar soit éliminé est à l'étude L'armée israélienne et le Shin Bet ont informé qu'il est possible que le leader du Hamas ait été tué "lors de l'activité des combattants dans la bande de Gaza". Selon l'annonce initiale, 3 terroristes ont été éliminés et il a été vérifié si Sinwar était l'un d'entre eux : "A ce stade, leur identité ne peut pas être confirmée". Ils ont également précisé que "dans le bâtiment où ils ont été tués, aucun signe de la présence de personnes enlevées dans la zone n'a été trouvé". Hauts fonctionnaires en Israël : très probablement éliminés -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Puisqu'on parle de Vlad' Lénine, je recommande ce chant soviétique dont le refrain est... comment dire... Lénine est toujours vivant, Lénine est toujours avec toi Dans tristesse, espoir ou joie Lénine dans ton printemps Dans chaque jour heureux Lénine en toi et en moi (Après, les cocos viendront nous dire qu'ils sont athées ... Aucune réminiscence du christianisme là-dedans c'est sûr !) Moi je dis qu'avec Vlad'Poutine ça marcherait aussi De même que pour Lénine, de même un jour que pour Poutine, si Clancy est mort, son esprit lui survit ! J'ajouterais qu'à la fin de Debt of Honor (1994), il avait placé un attentat contre le Capitole à Washington au moyen d'un avion de ligne avec un pilote-suicide aux commandes, ce qui ressemblait mais furieusement à ce qui se vit quelques années plus tard. Preuve que ce n'est pas parce qu'un scénario est clancyien qu'il ne se réalisera pas ...