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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est très très intéressant ! Moi c'est simple je suis em-bal-lé ! Bon, je vérifie encore deux-trois points, hein ? On vous écrira... Encore un qui a piscine Ou plutôt ce sont ses dirigeants (un secrétaire de l'OTAN c'est avant tout un porte-parole pour les décisions des dirigeants de pays de l'OTAN) Je sais bien que c'est une affaire sérieuse et dramatique, et je pense moi-même qu'il est probable que cet élément de propagande russe soit vérifié par les faits, mais cette communication répétée sur le thème "Tu ne peux rien faire ! Ah ah ah ah ah !" me fait quand même penser à un film avec Jean Marais Si nous étions en 1871, il faudrait reconnaître que la victoire est impossible, et qu'il ne reste qu'à négocier avec Bismarck. Lequel, il est vrai, ne voulait "que" trois départements français (et 5 milliards de franc-or) Et la France a effectivement cessé la guerre quand il est devenu clair que toute chance d'une issue positive avait disparu Seulement voilà, l'Ukraine n'est pas confrontée à ce genre d'ennemi. Les exigences de Poutine ne se limitent pas à 5 provinces (en comptant dedans la Crimée) et je laisse le reste vivre sa vie La Russie, il faut l'avoir constamment présent à l'esprit, exige à la fois neutralisation et démilitarisation de l'Ukraine. C'est-à-dire qu'elle veut que l'Ukraine reste de manière permanente et définitive vulnérable à une quelconque "opération militaire spéciale" qui serait alors facile. Donc que tout gouvernement ukrainien qui souhaite conserver ce qui reste à son pays n'ait d'autre choix que d'écouter très attentivement les desiderata et souhaits de Moscou. Et de s'exécuter. Ceci comme seule politique de sécurité envisageable dans la situation à laquelle serait réduite la partie de l'Ukraine restée (nominalement) indépendante Bref, Poutine exige la fin de toute indépendance véritable de l'Ukraine ==>Dans ce genre de situation, vaut-il mieux continuer un combat coûteux et dont on a des raisons sérieuses de douter du succès final - mais on ne sait jamais ? Ou vaut-il mieux perdre l'indépendance de son pays ? ... Je suis heureux de ne pas avoir à répondre à cette question -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne pense pas qu'il ait eu besoin d'en faire exprès Si on cherche des mesures qui auraient une chance réaliste, une chance significative, de faire échapper l'Ukraine au pire de ce que lui destine Moscou, au moins de préserver son indépendance, d'échanger la satellisation qui se dessine contre une "simple" défaite à la France 1871 (perte de provinces, mais le pays reste indépendant)... On tombe sur des mesures qui présupposent un engagement beaucoup plus grand des pays occidentaux dans la guerre. Et d'abord du plus puissant d'entre eux. On tombe sur la nécessité d'une prise de risques réelle de leur part, de notre part Qui mènerait à une catastrophe plus grande... Ou pas. Personne ne le sait en fait. La seule chose certaine est que les États Unis n'en veulent à aucun prix. Et les pays de l'ouest de l'Europe non plus Zelensky a très bien pu faire l'exercice de bonne foi "Bon, de quoi on aurait besoin pour s'en sortir ?" Pas de certitude que Kiev aille dans cette direction. Mais ça paraît possible. "La victoire a cent pères. La défaite est orpheline" De plus, si Kiev le dit, ils n'auront pas tout à fait tort... "Dieu vomit les tièdes", dans certaines affaires il n'y a pas de juste milieu, chaleur comme froideur valent mieux que la tiédeur Si la Russie emporte cette guerre de cette façon, alors la Hongrie apparaîtra avec le recul comme une meilleure amie de l'Ukraine que Amérique, France, Allemagne et les autres. Dire "Vous n'avez aucune chance, n'essayez pas" ce qui est le fond du discours d'Orban depuis le début, c'est totalement "froid", mais les conséquences finales auraient été les mêmes pour l'Ukraine... Moins beaucoup de morts Seule la "chaleur" vaudrait mieux pour Kiev. Mais une alliance atlantique qui établit une zone d'interdiction de vol au-dessus de l'Ukraine (demandé par Kiev depuis le début), qui déploie des troupes en Ukraine, lance l'intégration de l'Ukraine à l'OTAN et permet des tirs de missiles de croisière sur la Russie... C'est comme le Père Noël Ça n'existe pas -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Ça parait probable en effet Et d'un autre côté... que faire d'autre ? Le rapport de force entre Russie et Ukraine est tel qu'il faudrait bien l'ensemble des mesures de ce plan pour gagner la guerre, même si on entend par là imposer simplement que le conflit soit gelé avec le plus gros de l'Ukraine qui resterait un pays indépendant. L'ensemble... y compris l'engagement effectif des pays occidentaux dans la guerre, au moins dans les contours que dessinent les propositions du président ukrainien Il serait possible aussi d'argumenter, du point de vue ukrainien, que les discours publics des dirigeants occidentaux ont toujours et continûment insisté sur le fait que l'enjeu est "existentiel" et que la Russie "ne peut pas gagner". Ces discours, bien sûr, sont essentiellement un gros tas d'hypocrisie et de paroles verbales, enrobées dans plusieurs couches épaisses d'illusions... mais ils ont bien été prononcés On pourrait aller jusqu'à dire que si les Ukrainiens les ont cru, une partie au moins de la responsabilité serait à chercher du côté ouest... L'épisode suivant, cela pourrait être (aucune certitude bien sûr) "Nous avons été trahis", suivi d'un voyage à Canossa Ce journaliste (qui est clairement pro-russe) l'espère, et il est possible que les événements lui donnent raison Le plan de victoire de Zelensky est donc ce qu'il est : un plan totalement irréaliste, ou plutôt un ultimatum aux alliés occidentaux, qui est très probablement conçu pour préparer la société à l'inévitabilité des pourparlers de paix et à un compromis très douloureux. La prochaine phrase de cette chanson est : "L'Occident nous a trahis" La gigantesque bulle d'illusions surréalistes, de mensonges purs et simples et d'auto-illusion lâche qui entoure ce conflit est sur le point d'éclater Si il a raison (ça reste un "Si"), les conséquences seront bien évidemment terribles pour les Ukrainiens, mais elles vont éclabousser absolument partout en Europe, Amérique et dans la structure politico-militaire occidentale en général Le plus grave et de très loin sera pour les Ukrainiens naturellement. Mais la perte de prestige du monde occidental sera immense -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici une source sur le site du Kyiv Independent Il s'agit d'un plan en 5 points... mais incluant 3 addenda secrets Le plan comporte trois annexes secrètes qui ont été communiquées à des partenaires internationaux. David Arakhamia, chef parlementaire du parti au pouvoir, a déclaré que les parties classifiées seraient présentées aux chefs de faction Les 5 qui sont publics 1. L'invitation de l'Ukraine à rejoindre l'OTAN a été placée en tête de liste. (...) « Nous comprenons que l'adhésion à l'OTAN est une question d'avenir, pas de présent », a déclaré M. Zelensky, tout en ajoutant qu'une invitation immédiate montrerait au président russe Vladimir Poutine l'erreur de ses “calculs géopolitiques” (...) 2. Le deuxième article insiste sur la nécessité de porter la guerre sur le territoire russe, comme lors de l'incursion transfrontalière de Koursk lancée début août. (...) Ce point appelle également à la levée des restrictions sur les frappes à longue portée en Russie (...) Un soutien supplémentaire à la constitution des forces terrestres ukrainiennes, aux défenses aériennes, à l'investissement dans la défense, à l'aide au renseignement et à d'autres formes d'aide militaire contribuera à renforcer l'Ukraine (...) 3. Le troisième point concerne la dissuasion non nucléaire, dont une partie restera confidentielle. L'Ukraine propose un « ensemble complet de mesures de dissuasion stratégique non nucléaire sur son territoire » qui protégerait le pays contre toute agression future (...) 4. La quatrième partie traite de l'utilisation par l'Ukraine de ses ressources naturelles, telles que l'uranium, le titane et le lithium, qui présentent un potentiel de croissance économique pour Kiev et l'UE (...) La partie appelle également à l'intensification des sanctions internationales contre la Russie afin d'affaiblir sa capacité à poursuivre son agression (...) 5. La cinquième partie concerne l'architecture de sécurité de l'Ukraine après la guerre. M. Zelensky a déclaré que Kiev dispose d'une force militaire importante et expérimentée qui peut renforcer l'OTAN et la sécurité du continent européen. « Si les partenaires sont d'accord, après la guerre, nous envisageons de remplacer certains contingents militaires américains stationnés en Europe par des unités ukrainiennes », a déclaré le président (...) Je note aussi un point liminaire mis en avant par Zelensky Si le plan est soutenu, nous pourrons mettre fin à la guerre au plus tard l'année prochaine (...) Ce plan peut être mis en œuvre. Cela dépend de nos partenaires. Une partie des mesures sont destinées non pas à gagner la guerre, mais à motiver les pays occidentaux à intensifier leur soutien : faire miroiter l'accès à des ressources naturelles ainsi que le stationnement de troupes ukrainiennes dans l'ouest de l'Europe pour la sécuriser après guerre (points 4 et 5) Les mesures destinées à gagner la guerre sont donc (points 1 à 4) : a) Inviter l'Ukraine à rejoindre l'OTAN (le MAP, Membership Action Plan), semble-t-il dans l'espoir de convaincre Poutine que "le train est parti, il n'y a plus rien à faire" b) Frapper dans la profondeur de la Russie c) Davantage d'armes pour les FAU d) Une "dissuasion stratégique non-nucléaire" sur le territoire ukrainien, dans laquelle je suis tenté de reconnaître des déploiements de troupes de l'OTAN sur certaines parties du territoire e) Intensifier les sanctions internationales contre la Russie Je suis partagé, parce que d'une part je ne crois pas du tout au réalisme de certaines de ces mesures : a), b) et d) parce que les membres de l'OTAN n'en veulent pas, et quant à e) je pense que seul Pékin pourrait faire quelque chose et visiblement ils ne veulent pas ... De l'autre, qu'est-ce que Zelensky aurait pu faire de mieux ? Il est vrai qu'aucun élément n'est donné pour crédibiliser l'idée que ces mesures mèneraient vraiment à une fin victorieuse de la guerre pour Kiev en 2025 "au plus tard". Mais d'un autre côté, à part proposer la poursuite de la guerre à plus grande échelle (puisque l'échelle actuelle risque fort de mener à la défaite), la seule autre option pour Zelensky serait de "mettre les pouces" et de prendre le chemin de Moscou, sacrifiant l'indépendance de son pays au passage (puisque démilitarisation + neutralisation, exigées par Poutine, mènent à satellisation) Je peux comprendre qu'il reste sur l'option "proposer la guerre à plus grande échelle". Dans le meilleur des cas pour courir la chance, même réduite, même sans trop voir comment, que "ça marche quand même" (qui ne tente rien n'a rien)... si la chance est de 1% que les partenaires acceptent au moins une partie importante de tout cela et que la Russie se plante suffisamment à l'avenir pour que ça suffise, c'est toujours mieux que les 0% de chance de maintenir un pays indépendant qu'offre M. Poutine Dans le pire des cas, pour couler debout sur le pont du navire, parce qu'il estime que ce serait le cas échéant la seule option digne ? Ou peut-être, pour en cas de refus se préparer à tirer argument de ce refus pour faire l'impensable ? Je ne sais pas s'il faut y croire, mais insister sur le fait que c'est des partenaires que tout dépend pourrait être un moyen du moins de se réserver l'option ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Une variation sur le scénario proposé par @Delbareth... juste pour montrer que diverses options désagréables sont imaginables (ainsi que d'autres moins désagréables certes) 2025 - Le président Trump annonce une reconfiguration de l'OTAN dans les trois prochaines années. En 2028, l'OTAN sera "dormante" du point de vue américain, la défense face à la Russie ce sera l'affaire des Européens seulement - Caquètements dans la basse-cour européenne, trouble et confusion 2026 - Ayant détruit le gros de l'armée ukrainienne l'armée précédente, la Russie aide le nouveau gouvernement ukrainien à "nettoyer" les révoltés et desperados de l'ouest de l'Ukraine. L'intégration des nouveaux territoires d'Odessa, Dnipropetrovsk et Kharkov commence. Kiev signe un accord de défense avec Moscou, qui stationnera deux divisions à Lviv pour garantir l'Ukraine (désormais pays aussi enclavé que la Biélorussie) contre les empiétements de l'OTAN - La Moldavie signe un accord d'amitié éternelle avec Moscou, qui intégrera le nouvel oblast de Transnistrie et stationnera une brigade à Chisinau pour la garantir contre les tentatives de l'Occident collectif 2027 - Une délégation européenne se rend à Washington pour négocier un délai au départ des dernières troupes américaines et au transfert de l'ensemble des responsabilités terrestres de défense au pilier européen de l'OTAN, prévu l'année suivante. Le président Trump parle de "weakness". Le vice-président Vance, par ailleurs déjà candidat pour 2028, tout sourire, parle de la nécessité d'être "honnête" avec les partenaires européens - Moscou confirme que les prévisions financières ont été ajustées et que la baisse du budget de la défense de 8% à 5% du PIB, annoncée pour 2026 et déjà décalée, doit être reportée sine die afin que les 1,5 million d'hommes des forces de défense russes puissent être équipés et entraînés au meilleur niveau, pour garder contre toute manœuvre de l'Occident toujours aux aguets 2028 - Les dernières troupes américaines sont retirées d'Europe. Le vice-président Vance confirme que l'OTAN reste une alliance forte "à partir de maintenant parce que c'est le pilier européen de l'Alliance qui est fort" - Après un énième round de discussion, les membres européens de l'OTAN annoncent leur accord (cette fois-ci définitif) sur le plan de développement accéléré des capacités militaires européennes sur un "calendrier ambitieux" dans les dix prochaines années - Le président russe reçoit la délégation des Russes de Narva, qui partagent leur détresse devant la persécution que leur fait subir Tallinn. L'organisation de résistance clandestine de Lettonie a aussi envoyé une délégation 2029 - Moscou enjoint à Tallinn et Riga de cesser toute persécution contre leurs populations russes, et de donner accès dans les quinze jours à une force internationale de police (avec participation de Biélorussie, Ukraine, Géorgie et Corée du Nord, autour d'un noyau russe) à même de garantir le respect des droits de tous les citoyens. La diplomatie russe prévient que la gravité de la situation ne laissera en cas de refus à Moscou que l'option d'une action "spéciale" de nature "militaro-technique" - Devant les avertissements de beaucoup de pays européens, Moscou rappelle que toute action contre la Russie constituerait le franchissement d'une "ligne rouge" et appelle les "peuples européens raisonnables" à ne pas écouter les "fauteurs de guerre". A la télévision russe, Vladimir Soloviev pérore contre les "nains européens vicieux" qui veulent "continuer à opprimer les Russes" et mériteraient bien que le président Poutine sorte de son humanisme coutumier pour leur donner une "leçon définitive" - Depuis Washington, le président Vance nouvellement élu critique le comportement de Moscou. Il affirme que les Etats-Unis appliqueront le cas échéant l'article 5 du Traité Atlantique, qui fait obligation d'apporter une assistance à tout membre agressé, de nature définie par le pays portant assistance. Naturellement, étant donné que la partie militaire du Traité est pour cette zone assurée par les Européens, l'assistance américaine se limitera à une aide humanitaire Aucune des hypothèses sous-jacentes au scénario ci-dessus n'est assurée d'avance : élection de Trump + application effective de la vision pour l'OTAN que ses partisans ont publiée et détaillée + achèvement de l'épuisement de l'armée ukrainienne + poursuite d'investissements forts de Moscou dans la défense après la victoire en Ukraine + faiblesse des Européens + poursuite de la logique du Russki Mir englobant si besoin par la force tous les territoires de l'ancien empire russe Mais aucune n'est improbable, voire certaines sont carrément probables Leur conjonction n'est donc pas un scénario de probabilité négligeable, loin s'en faut. En tout cas pas si on est voisin de la Russie - ou de l'Ukraine -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
A toutes fins utiles, voici les deux articles signalés dans cette vidéo de la BBC. Un peu plus de contexte quant aux passages qui ont attiré l'attention des journalistes La révolution secrète de Poutine : comment VVP envisage de battre l'Occident (...) Mais la tentative de convaincre l’Occident en utilisant des arguments logiques a échoué. La politique en tant qu’instrument de persuasion a montré son utilité limitée. Et si tel est le cas, du point de vue de Vladimir Poutine, la Russie n’a plus qu’une seule option : un conflit, mais pas seulement un conflit, mais un conflit de la catégorie de ce qu’on appelle la « destruction créatrice » dans la théorie économique (...) Du point de vue de Vladimir Poutine, l’Occident d’aujourd’hui (s’accroche) à son ordre mondial dépassé, conçu pour préserver les pays qui ne font pas partie du monde occidental dans leur état « originel ». Le Président de la Fédération de Russie en est fermement convaincu : après avoir fait exploser cet ordre mondial dépassé, la Russie s’est engagée dans une « destruction créatrice », en en construisant un nouveau sur les ruines de l’ancien C'est ici la partie "mouche du coche" du positionnement international de la Russie. Le pouvoir des Occidentaux est-il relativisé ? Les Etats-Unis doivent-ils s'accommoder de ne plus être la superpuissance unique cœur d'un système mondial unipolaire ? Mais c'est grâce à la Russie voyons ! Et tout particulièrement grâce à la décision audacieuse de VVP de lancer une opération militaire spéciale en Ukraine ! L'ascension de la deuxième et déjà sur certains plans première superpuissance la Chine ? Le développement accéléré d'autres puissances telle l'Inde ? Allons, allons... certes ils ont apporté leur petite pierre mais... si peu si peu Roulette russe à côté des lignes rouges russes La discussion sur l’opportunité d’autoriser l’Ukraine à lancer des attaques avec des missiles occidentaux sur des cibles situées au plus profond du territoire russe dure depuis des mois. Les pays de l'OTAN fournissent aux forces armées ukrainiennes des missiles de croisière, en particulier, ils ont déjà fourni Storm Shadow et SCALP avec une portée de 560 km et ATACMS avec une portée maximale d'un peu moins de 400 km, et il était également prévu de fournir le JASSM missile de croisière vers l'Ukraine à l'automne, dont la dernière modification a une portée allant jusqu'à 800 km. Pour utiliser de telles armes, il faut des systèmes de guidage par satellite, ce que Kiev ne possède pas. Et même si un militaire des forces armées ukrainiennes appuie sur le bouton de lancement d’un missile, il sera impossible d’affirmer que les armes utilisées sont ukrainiennes (comme le prétendent les politiciens et diplomates occidentaux). Les programmes et satellites nécessaires à l’utilisation de tels missiles ne sont actuellement disponibles que pour les pays de l’OTAN (...) D’ailleurs, le président russe Vladimir Poutine l’a souligné le 12 septembre. Il a prévenu que des frappes à l'arme à longue portée contre la Fédération de Russie signifieraient la participation de l'OTAN au conflit. Poutine a rappelé les soi-disant lignes rouges à ne pas franchir (...) On sait que la roulette russe, ou un pari mortel, est un revolver avec un tambour dans lequel est insérée une cartouche. L'Occident espère probablement que dans le jeu actuel, pour une raison quelconque (responsabilité du sort du monde, humanitaire ou simplement par peur), cette cartouche se révélera vierge C'est là une "piqûre de rappel" concernant la question de frapper la profondeur du territoire russe au missile de croisière. Le président Biden l'a refusé, et vu les moyens de pression américains notamment sur l'Ukraine, sa décision vaut pour tous les pays OTAN. Le New-York Times rapportait que l'analyse des services secrets américains est que "cette fois-ci, la Russie pourrait être sérieuse", ce qui a motivé la décision américaine. Les journalistes russes en rajoutent une couche pour bien être sûrs... En américain, ça se dit "Do you feel lucky, punk?" -
Guerre Israël-Hezbollah 2024+
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est une plaisanterie ? La question elle est vite répondue... Ressortez vos 80386 des greniers, on va se faire une version du fofo façon Internet Nineties, en dégustant houmous et falafel ! -
Guerre Israël-Hezbollah 2024+
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, tout à fait Mais du coup, en toute honnêteté, j'ai du mal à voir quels avantages a eu leur déploiement, et quelle est leur utilité maintenant -
Guerre Israël-Hezbollah 2024+
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
... Une base aérienne turque en cours d'installation dans l'ouest de la Libye. Un système Hawk au tapis Personne ne peut dire qui a réalisé cette attaque, toutefois. La seule chose qu'on peut dire est que ce n'était pas la Russie mais que c'était un pays disposant de munitions air-sol de précision et d'imagerie satellite. Et que ça s'est passé trois semaines après l'illumination du Courbet par un radar de tir turc Bon, cela dit, Israël est une puissance plus sérieuse que la Turquie Et la question à se poser quand même c'est pourquoi la France continue à participer à hauteur de 700 militaires à une force d'interposition... qui ne s'interpose en rien, puisqu'elle n'empêche pas les Hezbollah d'utiliser le territoire au sud du Litani pour attaquer le pays voisin ? L'idée de la "FINUL renforcée" en 2006 c'était de séparer Israël et le Hezbollah, lequel devait notamment être interdit de tout déploiement au sud du Litani. L'échec est assez spectaculaire... Les militaires sur place n'ont probablement aucune responsabilité. On ne leur a pas donné les moyens, matériels et politiques, de traiter les combattants Hezbollah -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
2030 : Le président émérite V. Poutine prend sa retraite, il "recommande" à la population Andreï Belooussov (ou un autre hiérarque actuel, ou Ivan Inconnuvitch Aubatayonov) qui est élu président avec 88,9% des voix (car le régime est éminemment démocratique, il y avait quatre autres candidats, si si dans le coin là bas, arrêtez de trembler voyons élevez la voix vous avez été nommés candidats faites votre job) Le reste sans changement. Pourquoi y aurait il un changement ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
"Les Ukrops, faut leur apprendre, y a que comme ça qu'ils comprennent" ... Ah non, ça ce serait un peu trop franc -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le langage est fort et clair. Mais il y a une question Au sujet de l'idée « Nous » attaquons des cibles stratégiques dans la profondeur de la Russie, la question est la suivante : qui est ce « Nous » ? Si l'Amérique continue à garantir la défense de l'Europe, il est évident que c'est la présidente Kamala Harris qui ordonnera l'attaque Mais si l'Amérique s'est dégagée du plus gros de ses engagements actuels en Europe, quel pays européen attaquera... sans le soutien des États-Unis ? Seuls la France et/ou le Royaume-Uni pourraient négliger les menaces nucléaires de Moscou comme un bluff évident et frapper dans les profondeurs de la Russie. Tout autre pays devrait attribuer une priorité non négligeable (même si seulement 1% ou 1 pour 1000) à la possibilité que Moscou réplique à l'arme nucléaire tactique. Tout autre pays ne pourrait alors que donner la priorité à son autoprotection par rapport à la volonté de protéger la Lituanie (dans cet exemple, ce pourrait être un autre des alliés) en dissuadant Moscou à la volée de missiles de croisière. Même un pays disposant de 800 missiles de croisière longue portée comme la Pologne qui a commandé ce nombre de JASSM Problème évident : la France et le Royaume-Uni ne disposent que d'un petit stock de missiles de croisière (petit nombre de centaines chacune). Et aucun d'entre eux n'a commandé de grandes quantités de nouveaux missiles, comme nous aurions dû le faire. Ni ne prévoit de le faire Bon, cela dit, ce n'est pas si grave, puisque Harris va évidemment gagner l'élection présidentielle -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Gros plan sur l'une des questions du sondage Levada que je résumais un peu plus haut Parmi les 28% estimant que l'"opération militaire spéciale" a plus d'aspects positifs que négatifs (47% sont de l'avis contraire), Expliquez de quoi concrètement vous parlez quand vous dites que l'OMS a plus d'avantages 1. Retour de territoires, nouveaux territoires, population plus grande - 26% 2. Protection des gens du Donbass, RPD, RPL, Russes, russophones - 24% 3. Rééquilibrage mondial, vu qui est ami et ennemi - 16% 4. Protection contre fascisme, nazisme - 12% 5. Arrêt de l'expansion de l'OTAN - 11% 6. Renforcement de l'économie - 10% De fait, les motifs 1, 3 et 6 dans cette liste soit sont de nature impérialiste (le motif 1 !), soit cynique, tel "renforcer l'économie" comme raison de faire la guerre () Seuls les motifs 2, 4 et 5 sont de nature semblable aux motifs mis en avant par les propagandes occidentales par exemple pour la guerre du Kosovo, la guerre d'Irak ou l'occupation de l'Afghanistan ("on tue pour protéger les gens ou pour se protéger") Ces motifs sont mis en avant par les 28% des répondants qui ont dit voir plus d'avantages que d'inconvénients à l'OMS, mais ils ont certainement une influence aussi sur les autres, à qui le sondage n'a simplement pas posé la question. Beaucoup de ces derniers estiment probablement seulement que le nombre des pertes (1er inconvénient mis en avant et de loin) est trop élevé par rapport à l'intérêt de ces motifs, sans les remettre en question -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas mal, les capacités de rens des TG russes... Donc un Su-34 tombe du ciel, et ils savent tout de suite pour quelle raison ? Forts, les mecs -
Il le dit de manière tout à fait explicite en effet. Dans la conversation que je citais "Notre nation est en déclin, nous ne pouvons pas le permettre" Je ne peux lui refuser le mérite d'au moins en parler et de se centrer sur le sujet. Que ses solutions soient judicieuses et adaptées, c'est une (toute) autre question bien sûr, mais il fait du moins le premier pas consistant à en parler ouvertement et à rechercher des solutions. Je ne suis pas sûr qu'on puisse en dire autant de Harris Je ne peux me défaire d'une certaine empathie, aussi, d'autant qu'un autre pays en déclin (encore nettement plus) prononcé est à l'évidence la France... Oui, c'est le statut de monnaie mondiale du dollar qui permet tout cela. Et oui il est menacé, même si ce n'est pas forcément à très court terme - mais le moyen terme peut arriver plus vite qu'on ne l'imagine. Et s'ajuster à la perte de cet avantage serait pour l'Amérique très douloureux D'ailleurs, il y a au moins un autre pays qui profite d'un avantage différent mais jouant le même rôle, l'inclusion dans la zone euro et le soutien de la BCE qui lui permet pour l'instant d'emprunter et refinancer à taux beaucoup plus bas que sa situation ne le justifierait. Ce qui lui a permis de s'enfoncer toujours plus loin dans les déficits et l'endettement public - tiens, comme les Etats-Unis ? - mais qui est sérieusement menacé, comme l'avantage dont bénéficie les Etats-Unis. Pas forcément à très court terme - mais le court terme peut arriver plus vite qu'on ne l'imagine. Et s'ajuster à l'envolée des taux de refinancement serait pour la France très douloureux Un Trump français, c'est quelqu'un qui dirait "La BCE doit acheter nos obligations à dix ans au taux de 0% ! Sinon, j'envoie la Légion sur Bruxelles !" Une solution déjantée, et visant de plus à faire perdurer un avantage indu poussant à la faiblesse plutôt qu'à se résoudre à faire face à la dureté et à en sortir renforcé... mais du moins, le problème serait identifié
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci , d'autant que l'article du Kyiv Post donne le lien vers les résultats complets du sondage On n'en sait pas beaucoup plus ? Oh que si ! Les résultats sont très complets, même si je comprends que Kyiv Post n'ait pas tout rapporté... car il n'y a pas grand chose de réjouissant pour eux La traduction automatique fonctionne sur le texte, mais pas sur les graphiques du sondage parce qu'il s'agit d'images. Je tente un résumé complet Etes-vous attentif à la situation en Ukraine ? Depuis le début de la guerre, la réponse a la plupart du temps oscillé entre 50 et 60% pour le total "assez" et "très attentif". Actuellement 55% Soutenez-vous l'action des forces russes en Ukraine ? Depuis le début de la guerre, oscillation entre 68 et 80% pour le total "tout à fait" et "plutôt". Actuellement 75%, avec 16% d'opposés et 9% d'indécis Faut-il maintenant continuer la guerre ou passer aux négociations ? Depuis automne 22, les partisans des négociations ont oscillé entre 45 et 57%, les partisans de poursuivre la guerre entre 33 et 48% Et si Poutine décide cette semaine de suspendre la guerre, vous approuvez ? L'échantillon a été séparé en deux groupes. Aux uns, on posait cette question exactement, aux autres on disait que Poutine avait décidé aussi de rendre à l'Ukraine les territoires "unifiés" (c'est-à-dire annexés) Le premier groupe approuve à 72% la décision de Poutine. Le second groupe désapprouve Poutine à 60% L'opération militaire spéciale, davantage de points positifs ou de points négatifs ? Mai 23 = 41% plus de négatif 38% plus de positif. Septembre 24 = 47% plus de négatif 28% plus de positif Lesquels ? Ceux qui mettent le négatif en premier parlent avant tout des souffrances et des pertes, très peu de la détérioration des relations avec des pays étrangers Ceux qui mettent le positif en premier parlent du retour de territoires à la Russie, de la protection des russophones et du renforcement de la position de la Russie dans le monde L'opération militaire spéciale progresse-t-elle avec succès ? Depuis avril 22, oscillation entre 53 et 74% du total "très" et "plutôt". Actuellement 60% Pour mettre fin à la guerre, la Russie doit-elle être prête à faire des concessions à l'Ukraine ? Depuis février 23, le total "oui" et "plutôt oui" oscille entre 19 et 20% Et ces concessions spécifiquement, d'accord / possible / ou exclu ? (variable suivant la date du sondage dans les deux dernières années) - Echange de prisonniers, 81 à 88% d'accord - Cessez-le-feu immédiat, 45 à 78% d'accord, actuellement 60% - Retour à l'Ukraine de Kherson et Zaporijjia, 66 à 73% exclu - Retour à l'Ukraine de Donetsk et Louhansk, 66 à 75% exclu - Entrée de l'Ukraine dans l'OTAN, 72 à 83% exclu Le tableau de l'opinion russe qui se dégage de ces chiffres n'a rien d'inquiétant pour Poutine... enfin, tant qu'il ne décide pas de rendre les territoires annexés à l'Ukraine ni de la laisser entrer dans l'OTAN. Ça tombe bien pour lui, puisqu'il n'en a aucune intention Quant à la velléité de "plan de paix" dont discutent paraît-il certains gouvernements, chancelleries, etc. sous la forme "On vous laisse les territoires que vous avez conquis, et en échange l'Ukraine peut rentrer dans l'OTAN", elle est très fantaisiste si on se rapporte à l'état de l'opinion russe L'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN est parmi toutes les concessions envisageables pour la paix précisément celle que l'opinion russe rejette le plus massivement ! -
Guerre Israël-Hezbollah 2024+
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
J'avais déjà rapporté - ok, pas sur le bon fil - la manière dont le média francophone le plus proche d'Israël rapportait le report de la visite de Gallant aux États-Unis L'essentiel : "Le cabinet de sécurité d'Israël, qui s'est réuni pendant 4 heures jeudi soir, n'a pas voté pour approuver une frappe israélienne contre l'Iran en représailles à l'attaque de missiles balistiques (...) Par conséquent, le voyage prévu du ministre de la Défense Yoav Gallant aux États-Unis est à nouveau reporté" Je suppose qu'il y a des avis différents sur le niveau de riposte, entre le plus symbolique et le plus écrasant, et/ou sur le type de cibles qui seront visées (Bien sûr, tout est envisageable aussi en termes de feinte pour faire croire au report de la riposte si par hasard elle était prévue au moment de la fête juive de Yom Kippour, c'est-à-dire ce shabbat) -
Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici un Russe qui n'a pas l'air très très optimiste sur l'avenir politique de son pays... Voici Poutine en compagnie du président camerounais Paul Biya. Il est âgé de 91 ans et a dirigé le pays pendant 42 ans. Biya est sénile depuis longtemps. Depuis le 10 octobre, le Cameroun interdit toute discussion sur la santé de Biya. Refuser de croire que Biya est un jeune dirigeant énergique peut mener en prison. La même chose attend la Russie On pourrait encore citer Bouteflika en Algérie, resté président jusqu'à 82 ans alors qu'il n'était visiblement plus en très très bonne santé Poutine encore président en... 2043 donc ? Selon la Constitution actuelle, il ne peut se représenter qu'une fois encore en 2030, ce qui l'amènerait donc à 2036. Cela dit, une Constitution, ça se change Je n'y crois pas mais... y a déjà des choses auxquelles je ne croyais pas qui se sont réalisées -
Israël et voisinage.
Alexis a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Les archives du ministère de la défense israélien viennent de publier un enregistrement inédit de discussions du cabinet israélien peu après la guerre du Kippour en 1973. Une idée ressort tout particulièrement, résumée par le premier ministre de l'époque Golda Meir "On nous pardonnera beaucoup de choses, mais pas la faiblesse" (...) Ces paroles, prononcées dans le secret d'une salle de réunion, révèlent la profonde conscience de Meir quant à la position précaire d'Israël sur la scène internationale. "Dès l'instant où nous serons perçus comme faibles, tout sera fini", poursuit-elle, soulignant l'importance cruciale de projeter une image de force, même dans l'adversité (...) Le ministre de la Défense, Moshe Dayan, exprime quant à lui ses inquiétudes sur un possible renversement de la dynamique de dissuasion entre Israël et ses voisins arabes. "Je crains que nous ne devenions l'entité dissuadée, que nous ne commencions à redouter la confrontation avec les Arabes" ... Naturellement, ce n'est pas par hasard que le Mindef israélien publie ce document historique précisément maintenant ! Qu'on l'approuve ou pas, cet état d'esprit, résultant de la vulnérabilité foncière d'un pays de taille limitée à la fois géographiquement et surtout humainement et dont de nombreux voisins sont des ennemis, semble toujours vivace Il a probablement joué dans la décision d'Israël suite au 7 octobre de choisir la difficile éradication du Hamas de Gaza plutôt que le plus aisé renforcement du mur et assassinat des seuls dirigeants du Hamas - il ne faut surtout pas être perçu comme faible. Oderint, dum metuant : qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent L'attaque du 1er octobre, même avec ses dégâts limités, a été spectaculaire, troublante pour les Israéliens, encourageante pour leurs ennemis. Les dirigeants israéliens pensent probablement qu'elle pose le même genre de défi que le 7 octobre, dans le sens où elle menace la réputation de force d'Israël, dont ils estimeront sans doute à la suite de Golda Meir qu'il est de l'intérêt vital de leur pays de la rétablir Je suis pessimiste sur les chances de Washington de convaincre Jérusalem de se contenter d'une réponse limitée ou proportionnelle -
2023 Guerre de Soukhot
Alexis a répondu à un(e) sujet de Titus K dans Politique etrangère / Relations internationales
(Pas sûr que ce soit le bon fil, mais le fil Hezbollah n'est pas le bon a priori et de plus il semble fermé ?) Hésitations au gouvernement israélien Le Cabinet de sécurité ne parvient pas à se mettre d'accord sur la riposte à l'attaque iranienne Le cabinet de sécurité d'Israël, qui s'est réuni pendant 4 heures jeudi soir, n'a pas voté pour approuver une frappe israélienne contre l'Iran en représailles à l'attaque de missiles balistiques Le cabinet de sécurité d'Israël, qui s'est réuni pendant 4 heures jeudi soir, n'a pas voté pour approuver une frappe israélienne contre l'Iran en représailles à l'attaque de missiles balistiques survenue plus tôt ce mois-ci. Par conséquent, le voyage prévu du ministre de la Défense Yoav Gallant aux États-Unis est à nouveau reporté. -
Trump veut forcer les pays à commercer avec les Etats-Unis seulement en dollars Trump a l'intention de faire tourner le monde vers le dollar - ou pas de commerce « Nous aimons notre pays et, oui, il a connu des moments de gloire, mais il est aujourd'hui en déclin. Notre nation est en déclin, nous ne pouvons pas le permettre. Laissez-moi vous donner un exemple : nous allons perdre notre base monétaire très bientôt, parce que, comme vous le savez, d'autres pays abandonnent le dollar. Je vais changer cela. Je dirai : « Vous devez revenir à l'utilisation du dollar, sinon il n'y aura pas de commerce ». C'est ce que nous devons faire. Nous avons un énorme potentiel, oui, et je dis : rendons à l'Amérique sa grandeur ! » Je ne crois pas aux monnaies à cours forcé. Je ne vois pas beaucoup d'efficacité à ce genre d'idée
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2023 Guerre de Soukhot
Alexis a répondu à un(e) sujet de Titus K dans Politique etrangère / Relations internationales
La question dont je parle c'est la responsabilité de l'ONU, des Etats-Unis et des pays européens (principaux contributeurs au financement de l'UNRWA) dans l'expulsion des Palestiniens en 1948 (Nakba), et ce que je dis est que je n'en vois pas Pour la répartition des responsabilités entre Israël et les pays arabes, ce que j'ai écrit me semble factuel ? De toute façon il est assez évident que mettre à profit une guerre pour réaliser une épuration ethnique est criminel Comme il est assez évident que l'épuration ethnique d'un nombre équivalent de juifs réalisée par beaucoup de pays arabes est criminelle -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai bien peur que la réponse soit simple, pour chacun des deux belligérants - Pour les Ukrainiens, on ne bombarde pas, parce qu'on n'en a pas les moyens (très peu de drones de longue portée) - Pour les Russes... ben oui, on bombarde, faut c'qu'il faut, pas vrai ? -
2023 Guerre de Soukhot
Alexis a répondu à un(e) sujet de Titus K dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne comprends pas, quelle serait la responsabilité de l'ONU dans l'exode des Palestiniens en 1948 ? Les principaux pays donateurs sont occidentaux, les pays arabes ne donnant que très peu. En quoi États-Unis ou pays européens auraient ils "mis un bordel" en 1948 ? A ce moment : - Des États arabes refusent l'indépendance du Foyer juif et décident de l'attaquer - Les juifs se défendent, contre-attaquent, et une grande partie de la population arabe fuit / est chassée, avec un débat historique encore à ce jour entre les parts des conséquences inévitables des combats et de la volonté israélienne d'expulser les Arabes (épuration ethnique) Ni l'ONU, ni les États-Unis, ni les pays européens ne sont responsables ni n'ont causé ces expulsions Pas davantage l'expulsion systématique des Juifs des pays arabes à ce moment et dans les années qui suivirent (épuration ethnique) La responsabilité est partagée entre : - Les États arabes qui ont déclenché la guerre - Israël qui l'a mise à profit pour faire une épuration ethnique - Les États arabes qui ont refusé d'intégrer les réfugiés, comme cela s'est systématiquement fait dans les autres cas d'épuration ethnique : Indiens et Pakistanais en 1947, Grecs en 1920, Juifs en 1948, Francais d'Algérie, Serbes et Croates en 1992-95, etc. etc. Raison pour laquelle les conséquences perdurent encore trois générations plus tard -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Petit détail, initiative locale, mais qui dénote disons une ambiance Un lycée d'Arkhangelsk a commencé à produire des composants de grenades Les enseignants et les élèves du lycée n° 24 de la ville d'Arkhangelsk, dans le nord de la Russie, utilisent les machines 3D de l'école pour produire des milliers d'ailettes de grenades. Le tout est envoyé sur le front en Ukraine. (...) Le responsable du centre de jeunesse militariste s'est associé au lycée local n° 24 et à son professeur Denis Koposov. Ce dernier enseigne l'informatique et gère plusieurs imprimantes 3D. Au cours des derniers mois, ses élèves et lui ont utilisé ces machines pour produire des milliers d'ailettes de grenades. Dans les zones de guerre, les composants sont reliés à des explosifs et largués par des drones Aleksandr Fomin (à droite) est directeur du centre de développement pour enfants Arkhangel (Il a une drôle de gueule, ce centre de développement pour enfants ...) A tout hasard, voici l'article correspondant sur le site de ce lycée. Si vous habitez dans le coin, ça peut vous donner des idées pour la scolarisation de vos enfants... une initiative si sympathique... La victoire dans l'unité ! Travailler ensemble pour une bonne cause ! Le Gymnase MBOU n°24 participe activement au projet d'assistance militaire à la Région militaire Nord. Grâce à la participation de Denis Gennadievich Koposov, professeur d'informatique, de technologie et de robotique, 200 jeux de pièces sont imprimés et distribués mensuellement. Un merci spécial au directeur du gymnase, Ivan Alexandrovitch Belov, pour l'opportunité et la plate-forme permettant la mise en œuvre de cette noble et importante initiative. Ensemble, nous pouvons faire plus