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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. "Rien qui permet d'affirmer"... non au contraire les arguments sont décisifs. Voir les liens dans mon mail au-dessus. L'exemple du vol Iran Air abattu par le croiseur USS Vincennes en 1988 était justement dans des circonstances particulières qui rendaient la confusion possible - l'appareil volait bas. Aucune circonstance de ce genre dans le cas du MH17. Merci pour l'argument de fond. :) Si tu changes d'attitude et que tu envisages d'en discuter sérieusement, il suffit de se reporter aux liens que je donnais dans le post ci-dessus.
  2. Tout est possible. Ce qui est tout de même un peu étrange, c'est que ces trois témoignages émergent maintenant, pas loin de deux mois après les faits. Qu'est-ce qui empêchait ces trois personnes de parler le lendemain du crash ? Quoi qu'il en soit, comme je l'expliquai à l'époque ici et encore là, comme ce spécialiste le disait déjà, la seule chose certaine à propos de la destruction du vol MH17 est qu'elle était délibérée, que les tireurs savaient qu'ils visaient un appareil civil et qu'ils voulaient l'abattre en plein connaissance de cause. Savoir si ces tireurs étaient du côté séparatiste, sans ou plutôt avec soutien russe, ou bien du côté loyaliste, sans ou plutôt avec approbation et organisation américaine est la question. De toutes façons, nous parlons soit d'une maskirovka à la russe, soit d'un false flag à l'américaine. Ces témoignages recueillis par la BBC soit sont des craquements dans le vernis recouvrant la maskirovka, soit sont des diversions contribuant à dissimuler le false flag.
  3. Le Monde fait dans le sensationnalisme. Le Drian a simplement répondu à la question des militaires au sol : « Je n'ai pas à vous décliner la manière d'agir. On verra au moment où ça se fera » Tandis que l'entourage précisait : « rien n'est exclu, dans le sens où on ne définit pas une éventuelle opération politique et militaire en fermant la porte à ce qu'il faut faire (…) Il faut d'abord qu'on se mette d'accord avec nos partenaires sur ce qu'il faut faire » Cela revient à dire que les Etats-Unis décideront. Et ils ont déjà décidé : pas de troupes au sol.
  4. Vrai, mais cela dit la seule limite pratiquement importante est l'interdiction de posséder des armes nucléaires. Le reste, notamment l'interdiction de mener des guerres d'agression (qui en mène aujourd'hui ? tout est question de présentation : l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en 2003 n'était certes pas présentée comme une agression...) et la limitation des effectifs totaux des armées à 370 000 (limite que vérifient à la fois France et Grande-Bretagne...) n'est pas une véritable gêne. L'Allemagne du point de vue légal pourrait tout à fait avoir une politique militaire plus active, et envoyer des contingents aux quatre coins de monde défendre ses intérêts les résolutions de l'ONU ainsi que la veuve et l'orphelin. Elle ne le souhaite pas. Ce qui est tout à la fois une manifestation de prudence et de méfiance envers la chose militaire. En tout cas, c'est le choix du peuple allemand et au nom de quoi France, Etats-Unis ou Royaume-Uni pourraient-ils se permettre de le critiquer ? La Suisse a fait le choix de la neutralité armée. La Suède, idem. Qui les critique ? Qui aurait le droit de les critiquer ? L'Allemagne à la fois n'est pas neutre puisque membre de l'OTAN, à la fois a de fortes tendances à la neutralité. Et pourquoi pas ?
  5. D'accord sur le fond : ce ne sont pas des étrangers qui peuvent couper l'herbe sous le pied de l'EIIL et retourner les locaux contre elle. Que les Kurdes bloquent sa progression, que El Assad protège contre elle le coeur de la Syrie, c'est éminemment souhaitable, et y aider peut être une bonne idée. Quant aux Irakiens sunnites, c'est seulement eux qui peuvent refuser l'EIIL. En pratique, lutter contre elle par les armes, ce qui ne peut guère venir que des tribus sunnites et des baathistes actuellement alliés à EIIL. Si les services secrets américain ou européens ont le moyen d'y aider en semant la discorde entre eux, si surtout les Irakiens chiites (c'est-à-dire le gouvernement de Bagdad) peuvent négocier avec les sunnites les plus éloignés d'EIIL, alors tant mieux. Naturellement cette hypothétique action des services secrets n'aurait de chance d'être efficace... qu'à condition de toujours demeurer un secret ! Pour faire une petite comparaison, l'Algérie dans les années 1990 a connu une guerre civile très dure, 100 à 150 000 morts y compris beaucoup de civils massacrés par les djihadistes. Eh bien ce sont les Algériens eux-mêmes qui ont combattu, vaincu et dans certains cas recyclés leurs extrémistes. Ils étaient évidemment les seuls en position de le faire. Un peu de politique-fiction (totalement irréaliste, mais pour l'exemple) : si l'armée française était intervenue en Algérie à ce moment-là, même sans troupes au sol et seulement par des bombardements, mais en laissant bien voir l'influence disons importante voire directrice qu'elle aurait exercée sur le gouvernement algérien... qui cela aurait-il aidé ? Les islamistes, bien sûr, eux qui accusaient leurs opposants d'être le "Hizb França", le parti de la France ! De même, voire à un degré encore plus élevé étant donné que la guerre américano-irakienne est beaucoup plus récente que la guerre d'Algérie, l'Amérique possède en Irak le "toucher de Midas inversé" : tout ce qu'elle touche se transforme en déchet, tout Irakien qu'elle touche devient ipso facto un traître au pays, à la tribu, à la religion, à tout ce qui est beau et bon...
  6. Tsk, tsk, tu négliges les principaux suspects... Le Diable, qui s'en est mêlé Loki, toujours aussi farceur Hermès, le roi des fripons and last but not least, God, who is an American
  7. L'organisation d'un référendum d'autodétermination fait partie des accords de Nouméa signés en 1998, qui ont permis de ramener la paix sur l'île. Ces accords reconnaissent la légitimité à la fois du peuple autochtone kanak et des nouveaux venus, organisent une collectivité intégrée à la France mais avec son identité particulière et son autonomie à l'intérieur de la République. Ils prévoient un référendum d'autodétermination qui "doit avoir lieu pendant la mandature commençant aux élections provinciales de mai 2014, et au plus tard six mois avant la fin de cette mandature, soit une « période référendaire » s'étalant de mai 2014 à décembre 2018." Ce référendum peut éventuellement être répété un maximum de trois fois. Je souhaite comme toi que la Nouvelle-Calédonie continue à faire partie de la France. Ceci dit le référendum est clairement légitime parce qu'une partie importante des habitants le souhaite. D'après les sondages actuels, le maintien dans la République devrait recueillir de l'ordre de 60% des suffrages. Relativement rassurant, mais clairement pas totalement, voir la manière dont beaucoup d'Ecossais semblent en train de changer d'avis en peu de temps. Voir l'article suivant, qui est beaucoup plus optimiste quant au nombre d'indépendantistes, estimé beaucoup plus bas, mais qui porte sur la région du grand Nouméa. C'est à la campagne si je comprends bien que se trouvent davantage d'indépendantistes.
  8. Je laisse les autres forum-maniaques être juges : Faut-il enlever à cette demoiselle son Union Jack ? Je suis sûr que tout le monde sera d'accord pour le lui laisser ! Ce serait inhumain de l'amener à le retirer... il faut tenir compte de sa déception... donc tout faire pour qu'elle puisse le garder ! Non ? C'est bon, là, comme propagande unioniste, coco ?
  9. En dehors du fait que ni les Tazu ni les Anglois n'ont renié leur signature du mémorandum de Budapest - voir plus haut - je veux exprimer un désaccord autrement plus fondamental, je dirais philosophique voire spirituel avec ta remarque. Je soutiens en effet que 50 mégatonnes suffisent. C'est en effet la puissance de l'arsenal nucléaire français, et il est une garantie suffisante ;)
  10. La Grande-Bretagne sous la tempête alors que les investisseurs mondiaux se réveillent devant le danger d'éclatement (en anglais) Alarmisme ? Propagande anti-indépendance ? Peut-être en partie, mais le facteur psychologique joue à plein en finance, et une éventuelle indépendance de l'Ecosse aurait des répercussions sur l'image du Royaume-Uni, donc sur ses finances. En tout cas, d'après les investisseurs consultés par l'auteur, le "pire cas" s'il y a indépendance n'est pas piqué des vers : - La livre pourrait chuter de 15% - Le Royaume-Uni sans l'Ecosse perdre un cran dans la notation des agences et voir le taux sur sa dette augmenter de 0,25% - L'Ecosse indépendante perdre jusqu'à cinq crans, avec un taux sur la dette augmenté de 1,5% Ce pire des cas serait réalisé notamment s'il n'y a pas accord sur une union monétaire (souhaitée par les indépendantistes) et si l'Ecosse répudie en conséquence sa part de la dette britannique (les indépendantistes ont annoncé qu'ils le feraient si le RU refuse l'union monétaire) ... soit dit en passant, moi non plus je n'y comprends rien... à quoi cela leur servirait-il ? Bon Dieu, les lascars ne causent même pas leur langue (le gaélique), qui est comprise par 1% de la population. L'ont votée langue officielle à égalité avec l'anglais, mais se gardent bien de l'apprendre ! Mais ne le répétez pas aux Écossais, sinon j'vais encore passer pour un impérialiste. De l'espèce grand-britannique, après être passé pour l'espèce grand-russe dans le fil sur l'Ukraine ! :lol:
  11. Voilà qui est intéressant... et ô combien pratique et précis ! 1. Quels partenaires ? Quel type de soutien ? Quelles demandes aux partenaires en échange de ce soutien ? Et que faire si ce soutien s'avère insuffisant ? 2. Bonne idée. On fait comment, compte tenu de la poreuse frontière entre Turquie et Syrie ? On bâtit un mur sur la frontière entre Turquie et Grèce, et on fusille qui voudrait passer ? 3. Contrer, oui. Comment ? On le demande gentiment aux soutiens internationaux du djihadisme takfiri ? 4. Bien. On fait comment pour apporter du secours à des populations sous la botte djihadiste ? Et ceux qui en sont sortis, qui du moins peuvent être aidés, comment ? 5. Non ? Il faut la délégitimer ? Ah là y a plein de méthodes ! On remplace les containers à sous-munitions par des containers à Bibles. On diffuse sur toutes les fréquences la Déclaration des Droits de l'Homme en direct. Ne pas oublier de diffuser les commentaires des imams anti-takfir. Sinon, toujours rien sur l'une des mesures pourtant les plus évidentes : - Soutien au régime syrien. Levée des sanctions pour commencer, livraisons d'armes si utile, et plus si affinités
  12. J'exprime mes interrogations et mes doutes concernant le pronom personnel indéfini que tu utilises... :) "On", c'est qui au juste de ton point de vue ? J'ai déjà expliqué : - pourquoi "on" ne sera pas le gouvernement américain, - pourquoi si "on" est le gouvernement français alors ce "on"-là n'a pas de possibilité d'agir à grande échelle - et ce qu'il est quand même possible au gouvernement français de faire pour convaincre les Golfiens d'arrêter de financer ceux des djihadistes et autres takfiris qui nous attaquent nous, ainsi que nos alliés africains. Soit dit en passant, l'option de politique anti-financement djihadiste que j'ai évoquée pour la France n'est pas exactement de l'inaction, si tu relis bien entre les lignes... :lol: Attaque tant que tu voudras ce que j'ai écrit sur le plan pratique si tu n'es pas d'accord... mais l'argument comme quoi "il faudrait", quel est son intérêt ? La politique est l'art du possible. Et surtout, un verbe d'action suppose un sujet bien identifié ;)
  13. Dans ses mémoires de guerre, Charles de Gaulle exécute Albert Lebrun -président de la République de 1932 à 1940- d'un trait : "En tant que chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué : qu'il fut un chef, qu'il y eut un Etat" Souhaiter qu'un chef d'Etat le soit vraiment, notamment qu'il ait des qualités de chef, n'a rien à voir avec du royalisme, encore moins avec une quelconque aspiration à la dictature. Les démocraties aussi ont besoin de chefs d'Etat ! Une démocratie doit avoir à sa tête un chef d'Etat, régulièrement élu, pour un mandat de durée déterminée, dans le cadre d'institutions respectant la séparation des pouvoirs et la liberté effective d'expression. Constater que la Russie a un véritable chef d'Etat à sa tête ne signifie d'ailleurs pas qu'elle remplit les autres conditions de cette définition - je pense avant tout à la séparation des pouvoirs. Sur le "je me retire puis je craque"... je compatis. C'est dur, hein ? :lol:
  14. Je vois mal l'EIIL s'effondrer du fait de la pression militaire américaine. Il y faudrait en effet soit des forces au sol en nombre, ce que Obama refuse à raison, soit des acteurs au sol capables de conquérir le territoire du Califat et il n'y en a pas à court terme. L'EIIL pourra consolider sa légitimité dans les zones qu'il a conquises, en y établissant son gouvernement, la loi et l'ordre, ce qui peut être attractif pour les populations concernées à condition d'être sunnite bien entendu. Ce qui sans doute faisable et d'ailleurs déjà en cours est de stopper la progression d'EIIL. Terrain dégagé, alliés au sol (les Kurdes), puissance aérienne persistante (drones)... les facteurs semblent favorables. Que va faire la France dans cette galère, c'est une autre question. La réussite des Kurdes et des Américains dans l'objectif de stopper la progression d'EIIL est certes souhaitable, mais la France n'a pas exactement une armée pléthorique et suréquipée ni des finances en si bon état que l'on pourrait se permettre de négliger les principes de concentration des forces et d'économie des moyens ! L'achèvement de la mission au Mali, sans oublier la réussite de celle en Centrafrique, me semblent plus qu'assez. Sans oublier le risque d'imprévu stratégique : il serait sage de conserver des forces disponibles pour le cas où la France ou bien les alliés qui dépendent d'elle -en Afrique- seraient directement attaqués. A 4% du PIB pour la Défense je ne dis pas, mais nous sommes assez nettement en-dessous de 2% ! A saupoudrer partout, quelle serait l'efficacité, quelle serait l'influence qu'en retirerait le pays ? Il doit l'être, oui, mais d'un autre côté... depuis combien d'années au juste ? :) La réalité brutale est que les pétromonarchies sont protégées militairement par les Etats-Unis, et que Washington a été jusqu'à protéger l'Arabie saoudite contre le peuple américain lui-même au lendemain du 11 septembre, en dissimulant ou passant sous silence les liens très importants entre le système saoudien et Al Qaida et en fournissant des cibles alternatives comme exutoire à la colère justifiée des Américains. Cible secondaire avec l'Afghanistan, cible n'ayant carrément rien à voir avec l'Irak. Si Washington protège les pétromonarchies dans de telles circonstances, ce n'est pas l'EIIL qui va le faire changer d'avis. Le financement des djihadistes par Saoudiens et consorts a de beaux jours devant lui. Ce que la France pourrait faire - ou qui sait qu'elle fait déjà ? - est de "convaincre" les financiers des djihadistes qu'ils doivent s'abstenir d'apporter de l'aide aux ennemis des alliés les plus proches de la France. Concrètement : la règle "pas d'argent pour les djihadistes français ni africains" devrait être l'objectif. Quant aux moyens, les seuls envisageables sont du domaine des services secrets, les cibles n'étant bien sûr pas les djihadistes, qui sont prêts à mourir, mais les financiers eux-mêmes, qui ne le sont pas. Peut-être en se rappelant le conseil de Nixon comme quoi se faire passer pour fou peut être avantageux. Et en soignant l'aspect opérationnel : si tel dirigeant, prince ou grand prince de (très ?) haut niveau est assassiné par un groupe djihadiste peu connu - voire dont personne n'avait entendu parler jusque là - il ne saurait être question que l'on découvre qui est derrière. Même si bien sûr le message serait passé par des canaux discrets comme quoi le financement de djihadistes en Afrique et/ou en France n'est décidément pas bon pour la santé. Plus que cela, c'est-à-dire une pression ou une condamnation ouverte plutôt que des actions discrètes, ou encore un objectif plus large d'arrêter de financer le djihadisme en général plutôt que seulement dans le périmètre géographique intéressant la France... ce n'est pas à notre portée, et il ne sert à rien d'en parler. Il y a le minuscule problème comme quoi l'Irak reste un terrain de jeu américain, le gouvernement Maliki restant soutenu par Washington et tout prêt à approuver les guerres américaines dans le pays, tandis que dans la région les pays arabes du Golfe sont sous influence politico-militaire américaine. Difficile d'imaginer les Etats-Unis autoriser Russie, Chine ou Inde à intervenir militairement indépendamment en Irak. Les éventuelles interventions européennes ne sont d'ailleurs pensables qu'à condition d'être sous strict commandement Tazu.
  15. La Russie annonce le doublement en cinq ans du format de ses troupes aéroportées (article en anglais) Décision assez impressionnante de mon point de vue, même tenant compte de la probable réduction de format et/ou élongation de délai classique suite à ce genre d'annonce, y compris voire surtout en Russie. Moscou semble accorder une priorité aux forces capables de réaction et d'intervention rapides. Sinon, ce genre de nouvelles confirme le contraste de plus en plus criant voire abyssal entre des puissances émergentes militarisant à marche forcée (Chine, Russie, Inde...) et la France ou plus généralement l'Europe en processus de désarmement depuis une vingtaine d'années, processus qui a tendance à s'accélérer quoi qu'on en dise et qui menace de devenir proprement structurel une fois que les seuils minimaux de capacité industrielle et/ou opérationnelle seront franchis, et nous en approchons à grands pas pour ne pas dire que nous y sommes déjà.
  16. Pendant que continuent les tribulations de quelques clampins partisans de la lutte armée contre l'agression grand-russe / l'impérialisme américano-otanien - rayer la mention inutile -, il y a aussi des gens un peu plus sérieux qui s'intéressent à la situation. En Asie par exemple, le conflit ukrainien oppose une nouvelle fois Chine et Japon. Tokyo consultera l'UE avant de définir sa politique à l'égard de Moscou ... tandis que La neutralité de la Chine profite à Moscou
  17. Je n'ai pas la même lecture des dispositions de ce mémorandum... et je ne pense pas que EU ni RU aient failli à quoi que ce soit lorsque la Crimée a été intégrée à la Russie. Il y a obligation de respecter indépendance et souveraineté de l'Ukraine. Mais pas obligation de les défendre par les armes, ni même par tout autre moyen ! Les obligations du mémorandum ne sont que négatives : s'abstenir d'agir contre la souveraineté ukrainienne. La seule obligation positive est de porter l'affaire devant le Conseil de Sécurité de l'ONU si l'Ukraine est soumise à un chantage ou un bombardement nucléaire. Ce qui n'est - fort heureusement ! - pas arrivé, et d'ailleurs chacune des cinq puissances nucléaires officielles disposant d'un droit de veto au CS, porter l'affaire dans cette arène n'est guère une protection rassurante... A l'extrême limite on pourrait peut-être soutenir que les signataires se sont engagés à soutenir militairement l'Ukraine dans le cas où elle serait attaquée à l'arme atomique par Israël, Inde ou Pakistan, mais c'est bien tout.
  18. [HS ON] Le sort des pilotes impliqué dans le bombardement de Bouaké, Barys Smahine et Youri Souchkine, n'a d'après ce que j'ai compris jamais été clarifié. La rumeur a couru à un certain moment que s'ils n'ont jamais été poursuivi en justice, c'est qu'il n'y avait pas besoin de le faire, et que le gouvernement avait ses raisons d'être absolument sûr qu'on ne les reverrait plus... Les mécaniciens des Sukhoi ont quant à eux été expulsés de Côte d'Ivoire sans être inquiétés - non pas qu'il y aurait eu matière à le faire. Les pilotes, eh bien soit la rumeur est véridique, soit il doit y avoir un accord bien solide avec les autorités françaises pour qu'ils se fassent définitivement oublier... car le fait est qu'on n'a jamais eu de nouvelles d'eux après Bouaké... [HS OFF]
  19. Je ne comprends pas cette remarque... expérience en quelle matière ? Les "sanctions" ?
  20. Ouaip... c'est à voir. De ce que j'ai compris, les sanctions ne peuvent être approuvées qu'à l'unanimité par les 28 membres de l'UE. Or, à la fois République Tchèque et Slovaquie se sont publiquement prononcées contre de nouvelles sanctions envers la Russie... On verra si les autres pays membres sauront les convaincre de changer leur position. Voire même les "convaincre", qui sait ?... :lol: Ainsi, éventuellement, que d'autres mécréants récalcitrants. En attendant, le train des sanctions vertueuses contre la pécheresse Russie pourrait mettre quelque temps à partir ;) Il semble que certains gouvernements européens reviennent à la raison. Cette politique de "sanctions" n'a aucun sens et ne mène nulle part.
  21. Alexis

    Protection du secret

    A moins de le crypter au préalable, non ? C'est personnellement ce que je fais, en l'occurrence en utilisant AXCrypt. Je ne me fais pas trop d'illusion sur la confidentialité, si un service d'Etat devait s'intéresser à ma petite personne, mais comme c'est plutôt contre des malfaisants ordinaires (sans les moyens d'un Etat) que je souhaite me protéger, il me semble que le cryptage à l'aide d'un outil grand public suffit, non ? Machine à écrire... ou ordinateur totalement coupé du réseau. C'est tout de même plus pratique qu'une Remington ;) Je ne sais pas si c'est vraiment la méthode qui a été utilisée pour le Flappening (ou si c'est la communication d'Apple qui se raccroche aux branches :lol: ) mais quoi qu'il en soit les mots de passe trop simples sont une véritable plaie pour la sécurité. Il y aurait certainement un effort d'éducation à faire... mais comme tu le dis il va à l'encontre des objectifs commerciaux. Enfin, à quelque chose malheur est bon, le Flappening et autres affaires similaires finiront bien par "sensibiliser" le public au fait que la sécurité informatique c'est important, et que se reposer sur les assurances des services commerciaux est insuffisant.
  22. Ce qui reviendrait à utiliser suffisamment de violence pour donner à la Russie et aux séparatistes la motivation ou le prétexte pour continuer la guerre voire l'étendre. Mais pas assez pour atteindre à la place de Kiev les objectifs qu'il a d'abord choisis puis s'est découvert incapable d'atteindre, c'est-à-dire résoudre militairement le problème politique dans la Donbass. Sachant que pour réaliser cela, il faudrait des unités OTAN intervenant en nombre et en force contre les séparatistes, d'où risque élevé de guerre terrestre directe avec la Russie, à la fois inacceptable pour les populations européennes et américaines et dangereux par risque de montée aux extrêmes. En somme, relancer la guerre sans aucun bénéfice pour l'Ukraine, y empirer la catastrophe, c'est-à-dire faire la guerre à la Russie jusqu'au dernier Ukrainien. Cette stratégie pourrait être dans l'intérêt bien compris des néoconservateurs américains voulant perpétuer la domination Tazu. Elle n'est en aucun cas dans notre intérêt à nous autres Européens. Ni d'ailleurs dans l'intérêt des Américains en général, par différence avec le parti des hégémonistes et des bellicistes parmi eux.
  23. Ce n'est pas une force de ce genre qui arrêterait un corps blindé, c'est clair. Elle aurait cependant deux utilités : - Capacité à arrêter des coups de force, du type de celui très habilement exécuté en Crimée en mars dernier. Empêcher un aggresseur de créer et solidifier un fait accompli par une action rapide et "sous le seuil" d'une invasion militaire en bonne et due forme - Capacité à bloquer la progression d'une invasion en servant de gage d'une implication plus grande. En pratique, si cette force apparaît tout-à-coup sur le chemin d'une force blindée d'invasion, celle-ci devra choisir entre arrêter son action et combattre pour culbuter la force de réaction rapide. Ce qui d'une part serait probablement couronné de succès... d'autre part signerait à coup sûr le début d'une guerre impliquant tous les pays de l'OTAN, donc l'arrivée même plus tard de forces lourdes au final irrésistibles pour la force d'invasion en question Pour être clair : ce n'est pas de défense de la Pologne qu'il est question. Varsovie a des forces armées non négligeables et un corps blindé solide, elle peut se charger de tout cela toute seule, en pratique ralentir une hypothétique invasion russe en attendant que "les gros" arrivent. Il s'agit des pays baltes. C'est eux que la création de cette force de réaction rapide vise à rassurer, notamment contre le risque que le voisin russe s'essaie à la stratégie du salami. Par rapport à une force de réaction rapide américaine, française, britannique ou autre, la force de réaction rapide OTAN aurait l'avantage d'impliquer politiquement tous les pays OTAN, donc de constituer une dissuasion plus crédible si elle se met sur le chemin d'une force d'invasion. Tout le monde serait mouillé par l'action d'une telle force. C'est d'ailleurs aussi son inconvénient. Nécessitant un feu vert politique des gouvernements de 28 nations, sans la moindre exception, un aggresseur potentiel pourrait douter qu'elle soit mise en action. L'un dans l'autre, il me semble que ce n'est pas une mauvaise idée : - Elle est un signal politique fort envoyé aux pays baltes, dont l'inquiétude est compréhensible, sans diminuer les capacités de réaction rapide possédées en propre par les pays membres - Elle permet d'envoyer ce signal sans franchir le pas de l'installation de bases OTAN dans les territoires anciennement Pacte de Varsovie, ce qui nécessiterait de sortir de l'accord de 1997 avec la Russie qui l'interdit, provoquerait une réaction de Moscou même si elle est imprévisible (Poutine prend bien garde soit dit en passant de paraître imprévisible), bref ne serait pas sage Il y a deux problèmes. Le premier étant le "A" dans OTAN qui signifie Atlantique. Le deuxième le "N" qui signifie Nord. :lol: (je me doute bien que tu le sais... mais je crois utile d'insister, tant on a fait n'importe quoi dans les dernières années avec cette OTAN) L'extension indéfinie du domaine de l'OTAN est une dérive. Nous en sortons enfin en ce qui concerne l'Afghanistan, non sans y avoir laissé des plumes... et des vies perdues pour le résultat que nous connaissons. Ce serait vraiment dommage de s'y précipiter à nouveau, que ce soit en Irak, dans le Pacifique ou au Zimbabwe ! Concernant le cas extrêmement hypothétique où la Chine concentrerait ses moyens navals contre la Nouvelle-Calédonie ou la Polynésie, ce serait dommage pour la flotte chinoise vu son retard criant dans le domaine de la discrétion sous-marine (demander à M. Suffren ce qu'il en pense) pour ne rien dire des carences de sa protection contre les missiles furtifs, à Mach élevé et puissance explosive non négligeable (demander à M. ASMP-A son avis) Ne dit-on pas que "Aimer, c'est regarder dans la même direction" ? :)
  24. Sachant que Poroshenko, au vu des déclarations des derniers jours, semble avoir acquiescé aux conditions définies par Poutine les insurgés du Donbass, je pense qu'il y a une très bonne chance que la rencontre de Minsk soit fructueuse. Le principal risque de reprise de la guerre que je vois à ce stade serait une révolte à Kiev de la part des nationalistes extrémistes (Svoboda, Pravy Sektor, Yarosh...), peut-être coordonnée avec Yatseniouk qui semble s'opposer à Poroshenko (au moins en paroles). Révolte menant à la déposition de Poroshenko, à une phase de désordre avec extension de la guerre, regroupement des loyalistes sous une nouvelle direction, nouvelles mobilisations et nouvelles offensives loyalistes soutenues par... disons, the usual suspects (davantage Washington voire Londres que Paris ni Berlin). Le tout aboutissant à de nouvelles souffrances et au final à un résultat encore plus désastreux pour l'Ukraine. Scénario catastrophe, peut-être capillotracté. Je l'espère en tout cas ! Edit : Au nombre des usual suspects, ou faut-il parler de Véritables Amis de l'Ukraine ? Il a dit cela aujourd'hui 5 septembre. Il s'est retenu d'ajouter "Vazy, mords-y l'oeil !". Ainsi que le fond de sa pensée : "Nous devons faire la guerre à la Russie jusqu'au dernier Ukrainien !"
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