-
Compteur de contenus
16 007 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
263
Tout ce qui a été posté par Alexis
-
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
:) au sujet de l'ironie. Mais les situations sont différentes : d'une part il n'est pas clair si l'implication de soldats russes était un facteur parmi d'autres, ou un facteur prépondérant, des succès militaires séparatistes des derniers temps, d'autre part même si ce n'est qu'un facteur parmi d'autres - ce que j'ai tendance à penser, mais je reconnais n'avoir guère d'indice ni dans un sens ni dans l'autre - ... la différence majeure est que l'adversaire est l'armée de Kiev, dont les carences sont clairement importantes. Contre l'armée russe - car si l'OTAN livre des armes à Kiev, difficile de douter que l'implication de soldats russes devienne le facteur prépondérant - de simples livraisons d'armes ne suffiront pas, car Moscou pourrait au besoin adapter son niveau de force jusqu'à ce qu'il emporte la décision. Mais ils y sont déjà, en face sur le divan... il y a même plus d'un million d'Israéliens qui sont des Russes d'origine ! :lol: Que les pertes soient importantes c'est probable vu que les forces ukrainiennes semblent avoir connu une défaite lourde. Mais ces chiffres sont aberrants. J'ai lu une estimation de 50 000 hommes à la louche dans les forces de l'"opération anti-terroriste" / "opération punitive"... et il y aurait plus de 40 000 pertes entre tués, blessés et disparus ? Du grand n'importe quoi. Ce serait une destruction physique presque totale qui est parfaitement invraisemblable. Les troupes sont défaites bien avant de subir de telles pertes, même lors des batailles les plus meurtrières. -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Possible que ce soit un écart de language dû à l'énervement. Autre scénario : il s'agit d'un moyen élaboré pour faire passer un message. C'est-à-dire que Poutine aurait compté sur Barroso pour faire "fuiter" sa sortie "Si je le veux, en deux semaines je prends Kiev", comptant ensuite apporter le démenti qui va bien de "propos hors-contexte" (ce qui est peut-être vrai). Le résultat étant tout de même d'avoir fait passer cette idée en filigrane. Car le phrasé du démenti "Que ces mots aient été prononcés ou non, je pense que ces citations ont été retirées de leur contexte et avaient une signification totalement différente" est tout de même intéressant... Ce qui est dit est que Poutine n'a pas expressément menacé de prendre Kiev, mais l'information comme quoi il suffirait de deux semaines n'est pas démentie. Et passer cette information peut très bien avoir été l'objectif. Mince, j'ai l'impression de devenir un peu parano moi... bientôt je pourrai demander la nationalité russe ! :lol: Lapsus révélateur... puisqu'il s'agit en fait du front est-ukrainien. :) -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui et non. D'accord, la reconquête du Donbass par Kiev n'aura pas lieu. Militairement des livraisons d'armes à Kiev n'y suffiraient pas -il leur manquerait les forces entraînées pour les utiliser- il faudrait l'implication directe d'unités militaires américaines ou européennes, et pas qu'un peu. Personne ne s'y risquera, d'une part parce que politiquement ni la population européenne ni l'américaine ne suivraient, d'autre part parce qu'une guerre de haute intensité en plein sur un flanc vulnérable de la Russie aurait un fort risque de dériver vers l'emploi d'armes nucléaires tactiques. "Rien à faire"... pas d'accord ! La seule chose certaine est que le Donbass restera hors du contrôle militaire de Kiev, mais beaucoup de choses restent fluides : - indépendance sèche pour la Novorussie ou maintien sous souveraineté ukrainienne au moins de jure - la Novorussie limitée au Donbass ou intégrant Kharkov, Dniepropetrovsk, Nikolaev, Kherson, Odessa - stabilité du régime Porochenko ou luttes à Kiev entre modérés et extrémistes à la Yarosh tentant un nouveau renversement - poursuite de la guerre avec mise en oeuvre des ressources militaires importantes restant à Kiev ou accord de cessez-le-feu rapide - poursuite de l'effondrement en cours de l'économie ukrainienne (approvisionnement en gaz coupé, activité industrielle dans l'est au point mort, programme terre brûlée du FMI, désordres et dépenses de guerre) ou stabilisation avec aide de l'Europe et de la Russie -les deux étant indispensables Et j'en oublie certainement Eviter ces risques et ces nouvelles catastrophes qui menacent ne dépend pas que du gouvernement de Kiev, mais en dépend tout de même en grande partie. D'où la question que je posais : quelle politique pour Kiev et pour ses soutiens européens et américains afin d'éviter ces nouveaux malheurs ? Je n'en suis pas sûr. D'abord il ne s'agit pas de l'image de la Russie au plan mondial, mais seulement en Europe et aux Etats-Unis. Dans les autres pays (qui sont nombreux) et notamment parmi les grands émergents, je ne vois pas que l'image de la Russie soit dégradée par cette affaire. Je rappelle que les BRICS ont par exemple fait des déclarations conjointes contre les sanctions économiques EU/UE envers la Russie. Ensuite même en Europe les choses ne sont pas si tranchées. Non seulement une partie de la population européenne ne considère pas la politique russe en Ukraine comme incompréhensible ni inexcusable, mais cela se manifeste déjà chez certains gouvernements qui s'opposent aux sanctions contre la Russie, voir République tchèque, Slovaquie et Finlande notamment. Enfin il n'y a aucune raison que les investisseurs fuient la Russie et ses ressources énormes en pétrole et en gaz. Un investissement n'est pas basé sur du sentiment, et le Monde ne peut pas se passer des 12% du pétrole mondial produits par la Russie pas davantage que l'Europe ne peut se passer du tiers de son gaz qu'elle achète en Russie, sans solution de rechange crédible. Il y a clairement un prix à payer, mais il ne sera pas si grand pour la Russie, et celui que paieront les Etats-Unis et l'Europe ne sera pas moins grand : - Guerre des sanctions économiques, mauvaise pour les affaires à la fois de la Russie et de l'Europe -dont les économies sont complémentaires, et plus généralement moins de bonne volonté pour des projets d'intérêt commun - Encore davantage de mauvaise volonté envers la Russie chez certains pays européens déjà antirusses, notamment Pologne, pays baltes et Royaume-Uni - Destructions subies par le Donbass, que la Russie s'attachera sans doute à aider ce qui lui coûtera cher - Rapprochement russo-chinois aux dépens à la fois de l'Europe (pour l'économie) et des Etats-Unis (pour la stratégie). La Russie a donné son accord à la vente aux Chinois de ses meilleurs missiles sol-air, c'est déjà beaucoup et cela pourrait n'être que le début - Beaucoup moins de coopération russe aux objectifs stratégiques des Etats-Unis et de leur mouvance européenne. Voir l'Iran par exemple et la Russie parlant ouvertement d'y construire de nouvelles centrales nucléaires - Opposition russe décidée à la poursuite du système mondial de tribut versé aux Etats-Unis par l'intermédiaire du rôle monétaire central du dollar, alors que le sujet n'était pas au premier plan des préoccupations de Moscou avant la crise ukrainienne. La Russie n'étant pas en mesure de faire cesser ce système à elle toute seule, mais apportant son poids tout de même non négligeable au mouvement visant à passer à un autre système -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir (Jean de La Fontaine, Les Animaux malades de la peste) -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Le chaud et le froid ? Après la sortie de Vladimir Poutine hier envisageant un statut d'Etat séparé pour les Républiques autoproclamées de Donetsk et Lugansk (la "Novorussie"), des représentants de ces deux entités ont demandé à Kiev de reconnaître leur autonomie mais en se déclarant prêtes à rester à l'intérieur de l'Ukraine. (article en anglais) Ces pourparlers ont lieu à Minsk et incluent des représentants de la Russie et de l'OSCE en plus de Kiev et des républiques séparatistes. Après la menace (sécession et naissance d'un nouvel Etat aux frontières dangereusement indéfinies, la Novorussie), faire miroiter la carotte (les entités du Donbass restant incluses dans l'Ukraine)... la pression exercée par les insurgés et par Moscou est claire. Elle laisse aussi ouverte la possibilité concrète que la souveraineté ukrainienne soit maintenue sur le Donbass, bref que Kiev s'en sorte "à frais réduits" -
et si la France devient première puissance européenne ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de tenson dans Economie et défense
Résumons : - Une bonne dose de ce qu'il faut bien appeler de la flatterie envers les Français : "Il devient progressivement évident - et accepté en Europe et outre-Atlantique - que la France est désormais chef de file pour la défense du territoire et des intérêts européens" Ah bon ? Dans l'esprit de M. Pertusot peut-être... dans celui des dirigeants européens de l'Allemagne à l'Angleterre en passant par Pologne ou Italie, c'est moins sûr ! :lol: - Plus une suggestion, être "à l'écoute des inquiétudes (polonaises)" et "s'engager durablement à l'Est" pour rassurer les pays baltes. Ceci étant présenté comme la condition pour que ces pays "(acceptent) un leadership français dans le domaine (de la défense)". Rien que ça ! - L'article peut se lire au niveau minimum des exemples qu'il fournit. En clair : que la France continue à participer à la police du ciel au-dessus de la Baltique, et les pays baltes pourraient continuer à l'aider en Afrique, comme l'Estonie l'a fait de manière remarquée en Centrafrique. A ce niveau minimum, il fait sens. Il est aussi remarquablement évident et n'apporte rien. Personne ne propose de remettre en cause cette police du ciel. - L'article peut se lire aussi au niveau de ses phrases ronflantes sur le prétendu leadership français sur la défense européenne (il n'a pas dit celle du Monde, mais c'est pour ne pas nous effrayer avec nos si écrasantes responsabilités). Il s'analyse alors comme une tentative assez évidente de flatterie pour obtenir la bienveillance française aux décisions que tenteront de pousser les maximalistes de la politique anti-russe au sommet de l'OTAN des 3 et 4 septembre. A défaut d'être habile - car trop forcé - il est du moins drôle... :) - La dite bienveillance française étant d'autant plus souhaitable si l'on se rappelle les informations fournies par JD Merchet Le fait de disposer de satellites de reconnaissance en mesure de vérifier constituer une deuxième source par rapport aux images satellite fournies par les Etats-Unis et montrant les laboratoires d'armes biologiques mobiles de Saddam Hussein brigades blindées de l'armée russe opérant en Ukraine crée bien sûr un risque que - sans aller jusqu'à parler malpoliment à l'Oncle Sam, nous ne sommes plus en 2003 - le gouvernement français ne soit pas chaud-bouillant pour "s'engager durablement à l'Est", comme M. Vivien Pertusot le dit si bien... -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Intéressants billets de JD Merchet sur le blog Secret Défense. - Sur les différences d'appréciation entre la France - qui rappelons-le dispose de ses propres moyens satellite...- et l'OTAN lequel dépend des moyens de renseignement américains : Ukraine : les Français ont une vision "plus mitigée" que l'Otan - Sur la situation et les perspectives de l'Ukraine dans le Donbass : «En Ukraine, Kiev est en train de perdre militairement» un résumé des opérations des dernières semaines en date du 26 août, estimation des pertes et perspectives à l'approche de l'automne puis de l'hiver. Arnaud Dubien estime comme moi que Poutine joue le pourrissement -
Crise financière mondiale [info only]
Alexis a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Il ne faut pas comparer coût du minage d'un bitcoin avec le coût de création d'une ou de 1000 unités supplémentaires d'une monnaie fiduciaire telle dollar ou euro, lequel est bien sûr négligeable. Il faut comparer le coût de l'infrastructure bitcoin (mineurs + clients bitcoin + serveurs noeuds lorsqu'ils deviendront nécessaires) avec le coût de l'infrastructure permettant les échanges en monnaie fiduciaire. Infrastructure qui est tout sauf légère... La différence de coût est pour l'instant clairement à l'avantage du bitcoin, elle diminuera lorsque les serveur noeuds deviendront nécessaires - c'est-à-dire si le bitcoin se popularise vraiment - mais n'a aucune raison de basculer à l'avantage de la monnaie fiduciaire. Surtout que le système bitcoin inclut le moyen de réaliser des paiements rapides à n'importe qui sur toute la planète... si on compare son infrastructure à celle des Western Union, Paypal, Visa et autres, il est clairement plus léger. C'est évidemment une question importante : - La limite de 7 transactions par seconde n'est pas encore atteinte, mais elle devra clairement être dépassée pour le bitcoin devienne vraiment grand public. - La blockchain actuellement à 20 Go ne pourra être stockée sur chaque client, il sera nécessaire de passer à une logique client léger et noeuds stockant la totalité de la blockchain, ou encore d'élaguer la blockchain, ce que Satoshi décrit déjà dans le papier à l'origine du système bitcoin. Cette page (en anglais) fournit quelques détails. Oui. Bitcoin étant un système (très) innovant, cela correspond à la situation classique de personnes qui ont parié les premiers sur une start-up devenue depuis une multinationale. Ces personnes possèdent une part importante du capital de l'entreprise, dont la valeur a démesurément augmenté. (ce n'est bien sûr qu'une comparaison, bitcoin est une innovation mais pas une entreprise) Cela dit, nous ne parlons pas d'une part suffisante du système pour en assurer le contrôle. Ce n'est clairement pas un placement de père de famille. Bitcoin est très innovant, présente beaucoup de promesses, et a déjà commencé à réussir (de l'ordre d'un million de personnes possèdent un certain nombre de bitcoins)... mais l'échec est bien sûr possible. Acheter des bitcoins en espérant les dépenser plus tard lorsque leur valeur en biens réels aura fortement augmenté revient à placer de l'argent dans une start-up innovante proposant un produit unique. C'est un bon calcul si l'on est prêt à accepter un risque élevé en échange d'un gain potentiel très élevé. Il est généralement recommandé de ne faire ce pari qu'avec "de l'argent que l'on peut se permettre de perdre"... Enfin, à moins d'être (très) joueur :) Mais resteront (très) inférieurs aux frais de Western Union, Paypal, Visa et les autres. Rappelons que les frais de Visa sont élevés, de l'ordre de 2 à 3% sauf erreur. Ces frais ne sont pas visibles pour l'acheteur, mais il contribue bien à les payer puisque le vendeur a demandé un prix plus élevé sachant qu'une partie servirait à payer le service Visa. Oui, amusant. Je veux dire : pas grave. La nécessité (à venir si bitcoin continue à se développer) de noeuds d'archivage stockant la blockchain complète sur des serveurs n'empêche pas que le système demeure décentralisé : c'est qu'il sera facile à tout un chacun ou presque de proposer un tel service contre rémunération. Le matériel nécessaire, quoique au-delà du PC de M. et Mme Tout-le-monde, ne sera tout de même pas bien cher. Autant dire que nous verrons de nombreux fournisseurs de ce service, sans possibilité pour aucun d'imposer quoi que ce soit qui ressemble à un monopole. La facilité à entrer sur ce marché de services devrait à la fois limiter son coût pour l'utilisateur et assurer sa segmentation en une multitude de petits acteurs qui ne seront une menace pour personne. Pourquoi cela arriverait-il ? Il y a toujours des gens pour perdre des billets de banque... mais cela arrive-t-il souvent ? De même, si bitcoin se popularise, ceux qui en possèdent en prendront soin. C'est théoriquement possible, mais il faudrait rien de moins qu'une criminalisation du bitcoin. Il faudrait envisager que le simple fait d'utiliser des bitcoins pour une transaction soit défini comme un délit. Les Etats actuellement les plus "anti-bitcoin" sont la Chine et la Russie, et même eux ne sont pas allés aussi loin. Les Etats européens, les EU et le Japon ont pris des positions publiques variables, allant du "Ohlàlà attention c'est dangereux" à "Mouais, bof bof bof". Ils souhaitent décourager l'utilisation du bitcoin, mais aucun n'a pris de mesure pour l'interdire. Difficile d'imaginer qu'ils l'interdisent tout à coup, alors que des milliers de boutiques l'acceptent déjà, alors que leurs premières réactions étaient juste mitigées. Si les Etats s'étaient entendu pour étouffer bitcoin dans l'oeuf, ils y auraient probablement réussi. Mais à l'époque il était vraiment "sous le radar". Il me semble que c'est déjà trop tard. La possiblité que cela arrive tout de même fait partie des risques de placement en bitcoin... le risque est à mon sens assez faible, mais enfin personne ne conteste que bitcoin n'a pas encore réussi à devenir grand public, donc par définition court un risque d'échouer :lol: 21 millions BTC * 100 millions de satoshi par BTC = 2,1 millions de milliards de satoshis. Si le système bitcoin avait la même valeur que le total des actifs financiers mondiaux soit de l'ordre de 200 000 milliards de dollars sauf erreur de ma part, un satoshi vaudrait 10 cents de dollar. Je doute que cela arrive un jour... mais cet exemple extrême montre bien que la divisibilité de bitcoin n'est pas un souci. Et qui a absolument besoin d'avoir des prix en centimes de dollar ou d'euro (ça m'a toujours paru assez ridicule, perso... ;) ) Il y a déjà eu des gens pour oublier un portefeuille dans un train avec des billets de banque qui en dépassent... Utiliser des clés faibles pour protéger des bitcoins est du même acabit. Personne n'empêchera totalement que cela arrive, mais celui qui sait que la sécurité d'une somme d'argent qu'il possède dépend de la force du mot de passe qu'il choisit aura tendance à éviter les "azerty" et autres "987654321"... Je ne sais pas si ce serait possible, mais je doute que ce soit jamais nécessaire. Qui a besoin de prix en centimes quand la dizaine de centimes fait aussi bien l'affaire ? Lorsque la France utilisait le franc or, dont la valeur rapportée à aujourd'hui est de l'ordre de la dizaine d'euros, le centime valait environ 10 centimes d'euro actuels... personne ne s'en plaignait :) De plus, que le bitcoin remplace la totalité des actifs financiers mondiaux me semble un peu capillotracté tout de même... L'autre jour, j'ai laissé ceci sur une table de café : ... Ben figure-toi que quand je suis revenu, les billets n'y étaient plus ! -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Tomber d'accord sur la légitimité ou l'absence de légitimité des actions des différents acteurs est clairement hors de portée, et j'ai surtout l'impression que nous tournons de plus en plus en rond sans plus approfondir le débat. Mais il y a plus important que la qualification presque morale que l'un ou l'autre donne à la politique de tel ou tel acteur : la question "Que faire", notamment. Je voudrais proposer une question Que devraient faire Kiev ainsi que ses soutiens européens et américains ? Je pose la question sur les plans exclusivement pratique et réaliste. C'est-à-dire au vu de la situation actuelle telle qu'elle est, avec les différents acteurs tels qu'ils sont, quelle serait la meilleure politique. Indépendamment donc de savoir si la situation est "acceptable" ou non, le comportement de tel acteur justifié ou non, la politique réalistiquement la meilleure "juste" ou non. Les six faits fondamentaux 1. La Russie a posé son veto militaire à la reconquête du Donbass par Kiev 2. Kiev n'a pas les moyens militaires de passer outre à ce veto 3. Les Américains et Européens n'interviendront pas avec leurs moyens militaires dans le Donbass 4. Le gouvernement russe ne sera pas forcé par des sanctions économiques d'accepter la reconquête du Donbass par Kiev 5. Le gouvernement russe ne sera pas forcé par son opinion publique d'accepter la reconquête du Donbass par Kiev 6. Il existe au minimum un risque sérieux que le gouvernement russe accepte de soutenir ses alliés du Donbass dans leur objectif d'indépendance totale de l'Ukraine, voire les pousse à étendre leur emprise loin au-delà, par exemple jusqu'à Odessa Remarque : si vous n'êtes pas d'accord avec l'un de ces 6 faits à mon sens clairs, pourriez-vous développer pourquoi et comment vous voyez les choses ? L'objectif à atteindre Il s'agit de protéger l'Ukraine aussi bien que possible, dans une optique patriotique ukrainienne. C'est-à-dire limiter ou faire cesser autant que faire se peut les atteintes à la souveraineté, à l'unité ou à la population ukrainienne : territoires devenant étrangers, dissociation interne, pertes humaines. Remarque : je ne prétends pas que le gouvernement de Kiev, ni les Européens, ni les Américains ont réellement cet objectif. Et je ne prétends pas non plus qu'ils ne l'ont pas. La question que je propose est : à supposer que c'est l'objectif, que faire ? J'ai déjà précisé ma réponse par exemple ici, et j'ai aussi cité là avec approbation celle de William S. Lind... ... Quelle est la vôtre ? Remarque finale : attaquez ma réponse tant que vous voulez naturellement, mais s'il vous plaît seulement avec des arguments pratiques et réalistes, non des arguments du type "ce n'est pas juste". Et si vous refusez ma réponse, alors proposez la vôtre ! -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
La maxime anglaise est que "Even paranoids have enemies" : même les paranoïaques ont des ennemis. Soit : le fait qu'un tel soit un paranoïaque n'empêche pas que certains des ennemis qu'il croit voir... soient bien réels. -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Très éclairant, merci ! ... Un cap très important c'est l'évidence. Les choses évoluent rapidement, et dans le mauvais sens. Moscou semble s'aligner sur les thèses des plus extrêmes des insurgés du Donbass. Voir cet éventail des différentes versions existantes de ces thèses. Si cet alignement de Moscou est confirmé, la possibilité pour le gouvernement de Kiev de "limiter les dégâts" par une négociation avec insurgés sur un statut d'autonomie très étendu à l'intérieur de l'Ukraine se fermera définitivement. La fenêtre restante, si elle existe encore, est en train de rapidement se refermer. Puisque tu fais référence à un film du regretté Kubrick :) permets que je partage ici la photo de toi dont je dispose... ;) ... ainsi que la citation complète -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
[TROLL ON, oui je sais... mais mince, j'trouve ça drôle !] [TROLL OFF, rassurez-vous...] -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
[petite parenthèse HS] Ce n'est pas ce que dit Lind. Il affirme que le Kaiser (non pas : Berlin) a tenté de sauver la paix, mais s'y est pris trop tard. Cela correspond à des analyses des évènements exposées par exemple dans Le Dernier Eté de l'Europe (David Fromkin) : le haut-commandement allemand a une responsabilité écrasante dans la marche à la guerre, mais le Kaiser lui-même ne le voulait pas, il a tenté au dernier moment d'empêcher la guerre, mais trop tard et sans faire preuve d'assez d'autorité. Une réhabilitation (partielle) de la mémoire de Guillaume II, moins va-t-en-guerre comme l'était le haut-commandement que dépassé par les événements et au final, faible. Lind quant à lui défend l'opinion que les responsabilités sont partagées entre les différents protagonistes, que je ne partage pas. [/petite parenthèse HS] Edit : Je vois (dans votre post suivant) que nous sommes en fait d'accord là-dessus -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci, G4lly, pour être resté "soft", poli et tout. Je n'ose imaginer ce qu'il faudrait écrire si on combinait la notion de "baisser (le) pantalon" voire "censure"... avec la notion de "Oeil pour oeil" ! :lol: M'est avis que ça serait un vrai b..... -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Le stratège américain William S. Lind, notable pour sa promotion du concept de "guerre de quatrième génération" comme pour ses positions très conservatrices et fortement opposées aux néoconservateurs, a écrit ce très intéressant billet le 30 juillet. L'été 14 (original en anglais) Ma traduction : -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
A signaler cette formule de Poutine qui peut tout aussi bien être entendue comme justification a posteriori de l'organisation du référendum sur l'indépendance de la Crimée en mars dernier, que comme la suggestion en filigrane d'une alternative pour la protection du Donbass à l'avenir. S'agissant d'un discours dans un cadre officiel donc forcément très préparé, je trouve invraisemblable que le double sens soit involontaire. La Crimée a évité le sort du Donbass en adhérant à la Russie -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Tel que je comprends la position officielle russe, c'est : Kiev doit suspendre son opération militaire et discuter avec les représentants des oblasts de Donetsk et Lougansk afin de trouver une solution politique entre Ukrainiens. C'est la version la plus modérée, parce que la souveraineté de l'Ukraine sur les deux oblats insurgés n'est pas remise en cause. Il y a différents niveaux de modération / de dureté à cette injonction, et Moscou prend garde de préciser qu'il reconnait "le résultat des votes à Donetsk et Lougansk" (qui décidaient l' "autonomie") et non les entités politiques qui se sont formées par la suite (républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, Novorussie), laissant ainsi la porte ouverte à la version la plus douce. Une version plus dure, c'est le discours du premier ministre de la RPD, Zakharchenko, disant que la solution fédérale n'est plus possible, la Novorussie sera indépendante - mais en sous-entendant qu'il s'agit des deux oblasts en état insurrectionnel. La plus dure est celle de Borodai, le prédécesseur de Zakharchenko, expliquant que l'Ukraine ne peut que se dissocier, sous-entendant ainsi fortement que la Novorussie devrait s'étendre, on peut le deviner jusqu'à Odessa. A mon sens, la seule option raisonnable pour Kiev est de négocier effectivement avec les séparatistes et Moscou, en demandant l'appui des Occidentaux pour cette négociation, avec l'objectif de s'en tenir à une large autonomie des deux oblasts dans le cadre ukrainien (en somme, la solution proposée par le gouvernement serbe pour le Kosovo avant son indépendance en 2008). La reconquête militaire des oblasts insurgés est irréaliste quand la Russie met son veto à cette solution. En revanche, écarter le spectre d'une partition définitive de l'Ukraine devrait être jouable, surtout si les Européens se mettent de la partie en négociant une normalisation des relations euro-russes en échange de la pression de Moscou sur les séparatistes pour qu'ils s'en tiennent au résultat "large autonomie". Reste que la faisabilité d'un tel scénario repose sur deux facteurs : - La capacité des modérés de Kiev à le choisir, sans subir la pression de leurs extrémistes criant à la trahison et montant un second coup d'Etat, comme en février dernier - La capacité des modérés parmi les Occidentaux à échanger normalisation euro-russe contre maintien de la souveraineté ukrainienne sur le Donbass, sans être arrêté par la pression de ceux des Occidentaux qui ont intérêt à ruiner totalement les relations Europe-Russie, notamment les Etats-Unis Je suis assez pessimiste, mais j'espère être démenti. La fin de l'article me paraît à moi aussi remarquable : “The 5th battalion’s moral, political and patriotic spirit is really high, they are ready to fight, but to fight within reason,” said Romanyuk. “To die stupidly with no justification – someone should take responsibility for that. A government who in three months is unable to buy helmets and bullet-proof vests has no moral right to be in power during wartime.” D'une part la question de la compétence du commandement est posée, d'autre part et surtout ce genre de défaillances peut être tout aussi bien utilisé pour justifier la négociation avec les séparatistes "Nous ne sommes pas capables de reconquérir le Donbass par la force", ou (beaucoup plus probable je le crains) pour exiger un gouvernement plus "dur", un passage en économie de guerre, et la préparation de nouvelles offensives. Tout-à-fait d'accord. Même si nous avons nos défauts, nos emportements et notre part de trollage, quand on fait la somme de toutes les informations glanées par des contributeurs et repostées ici, plus toutes les analyses y compris (surtout !) quand elles divergent... on arrive à un niveau d'information et de réflexion élevé par rapport à ce qui peut se trouver dans les gazettes et autres médias grand public. Paul Craig Roberts a cette limite de surestimer le degré de contrôle exercé par le gouvernement américain sur les événements. C'est particulièrement évident concernant le 11 septembre, et d'autres exemples existent. J'ai posté il y a quelques pages son analyse où il voit un risque réel d'escalade nucléaire à partir de la guerre civile ukrainienne -je ne suis pas du tout d'accord- là aussi je le trouve alarmiste. Cela dit, il est souvent intéressant à lire, qu'on soit d'accord ou pas. Et puis je n'oublie pas qu'il a été membre d'un gouvernement américain, contrairement à... euh, pratiquement tout le monde. :) Ce genre d'expérience en fait une voix à écouter, même si on pense comme moi qu'il "surréagit" par rapport à l'impérialisme américain qui est certes structurant mais qui n'est pas omnipotent. -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Nouvelle estimation par l'ONU des pertes humaines du conflit ukrainien : --- Cette information concerne les relations entre Russie et Iran : ... mais je la crois pertinente dans le fil Ukraine : ce n'est sans doute pas par hasard que Moscou envisage tout à coup que, oui ma foi, construire de nouveaux réacteurs nucléaires en Iran pourrait être une bonne idée finalement. Il y a là un signal sans ambiguité. -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Les Etats-Unis agissent fortement contre la Russie en matière de sanctions financières (pas pour ce qui est de l'exploitation du pétrole... Exxon confirmera, il ne faut pas non plus prendre des sanctions qui défavoriseraient les Etats-Unis ;) ) Donc je ne crois pas que le cas soit comparable à celui de la guerre russo-géorgienne de 2008, lorsque effectivement Washington s'était borné à protester "énergiquement". Une action militaire américaine directe me semble exclue pour cause d'opinion publique. Cela dit, des livraisons d'armes officielles et visibles, je n'y crois pas trop perso mais en fait... qui sait ? C'est une action politico-militaire, mais avec tout de même un gros POLITICO et un tout petit militaire... Nous parlons de 600 soldats d'une unité de chars remplaçant une unité de parachutistes... Sauf erreur de ma part, tout juste un bataillon, c'est-à-dire 28 chars Abrams M1. C'est un peu plus qu'une force symbolique, mais enfin il s'agit d'un signe politique avant tout. Oui, enfin il serait intéressant que la Russie fournisse des preuves de ces affirmations. Personnellement je ne suis pas surpris que la Russie fournisse des armes, des conseillers et jusqu'à des volontaires aux insurgés du Donbass, parce que c'est logique, et pour les mêmes raisons je pense que les Etats-Unis fournissent des conseillers, certains armements et peut-être des mercenaires aux forces de Kiev (pas des volontaires), mais enfin les soupçons sont une chose, les preuves en sont une autre. -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Intéressant, merci. Je me permets de rappeler ce que je disais le 27 mai dernier : Du 27 mai au 23 août... ça fait presque exactement trois mois. Et oui, ce que suggérait cette formule était que le gouvernement russe avait peut-être une stratégie consciente d'attendre le pourrissement de la situation (probable au vu de qui était au pouvoir à Kiev) permettant de mieux faire accepter, au Donbass mais peut-être surtout en interne, une intervention même limitée dans la guerre civile ukrainienne ? Ca l'aurait peut-être réglé en théorie, mais il faut noter que les Galiciens n'en veulent pas... :) -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne vois comment cela pourrait arriver. S'impliquer dans une guerre civile n'est pas la même chose que partir à la conquête d'autres pays, qui plus est protégés par une alliance militaire, donc une action militaire russe en Pologne, Hongrie ou Roumanie est totalement invraisemblable. Quant à une implication de ces pays dans la guerre civile ukrainienne, de la fourniture d'armes peut-être, mais envoyer des troupes il est difficile de l'imaginer sans avoir d'abord la caution de l'OTAN, en pratique des Etats-Unis. Ce qui pose la question de l'action militaire des Etats-Unis en Ukraine, qui est elle aussi difficile à imaginer, pour raison d'opinion publique outre-Atlantique. -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
. Ce qui empêche le gouvernement américain d'organiser le même genre de VEV (volontaires en vacances) que le gouvernement russe ? L'opinion publique américaine :) Plus de détails : La crise en Ukraine : six raisons pour lesquelles l'utilisation de forces armées américaine est impensable (en anglais) Sondage : 8% des Américains pour une intervention armée en Ukraine, au total 29% pour une action "ferme", 56% pour "ne pas trop s'en mêler" (en anglais, date de mars dernier) -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne crois pas trop à ce scénario pour cause de parrains extérieurs qui feraient les (très) gros yeux dans ce cas-là. Mais je retiens l'expression de charcutage électoral... qui s'applique hélas trop bien aux événements d'Ukraine depuis février dernier. :( -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Après les VDV, voici les VEV ! - Volontaires en vacances : c'est ainsi que le premier ministre de la RPD décrit les soldats russes combattant aux côtés des insurgés du Donbass. Voir cette vidéo pour un équivalent canadien qui permet de se faire une petite idée - Les VDV, ce sont bien sûr les Vozdouchno-dessantnye voïska, les troupes aéroportées russes. ... A ne surtout pas confondre, donc ! -
Ukraine II
Alexis a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, plaisanteries mises à part maintenant, dans le scénario "maximal" que j'évoquais plus haut : - Si une déroute des forces loyalistes au Donbass est confirmée et - Si les séparatistes décident que la Novorussie doit s'étendre jusqu'à Odessa et - Si Moscou les suit sur cet objectif, c'est-à-dire leur apporte le soutien dont ils auront besoin en matériel et en formateurs voire troupes de volontaires "spontanés" Alors, le sud-est de l'Ukraine étant sous contrôle de la Novorussie avec toute la façade maritime, il serait effectivement possible que la Novorussie (d'accord avec la Russie...) "prête main-forte" à la Transnistrie qui choisirait de la rejoindre. Du point de vue géographique, ça ne devrait pas poser de souci. Pas plus que du point de vue militaire : probablement pas un seul coup de feu ne serait tiré. La Transnistrie a exprimé officiellement le souhait de rejoindre la Fédération de Russie. Mais si la Novorussie leur proposait de les rejoindre eux, il est facile d'imaginer qu'ils donnent leur accord. Après tout, la Novorussie si elle voit bien le jour serait un peu comme la Biélorussie... un Etat structurellement amical envers Moscou, autant que le Canada envers Washington et pour des raisons similaires. Je ne pense pas que ce serait très raisonnable (litote...), la Moldavie, en droit international détentrice de la souveraineté -si pas du contrôle effectif- sur la Transnistrie, n'ayant rien à se reprocher en terme de renversement violent d'un gouvernement démocratique ni de déclenchement de guerre civile à l'artillerie lourde -oui, gouvernement Maïdan, c'est vous que je regarde. Il ne pourrait donc s'agir que d'un acte de force contre un petit pays voisin, sans la moindre raison ni la moindre provocation préalable, donc dans ce cas il serait tout à fait justifié de décrire la Russie comme un Etat puissant maltraitant un voisin faible. Cela dit, il est déjà arrivé dans l'Histoire qu'un vainqueur se laisse porter par son sabre... donc le scénario est possible, oui. En revanche, pour la Finlande je ne vois pas. Pas davantage que pour les pays baltes. Il faudrait que Poutine se mette à sérieusement abuser de la vodka, ou bien qu'il prenne un Georges W Bush ou un Dick Cheney comme conseillers. Je crois que ce n'est pas son genre.