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Tout ce qui a été posté par Alexis
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Israël et voisinage.
Alexis a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Fatima Barnawi a bien été honorée par le président palestinien Abbas il y a quelques jours en tant que pionnière de la lutte armée. Une simple recherche permet de le confirmer, comme tu suggères. Cela dit, il convient de fortement relativiser l'impression de scandale. Que les Palestiniens honorent des gens qui ont utilisé des méthodes terroristes n'a rien d'exceptionnel. Le seul exemple de l'Algérie suffira. La guerre d'indépendance entre autres crimes commis de part et d'autre a entraîné des campagnes terroristes en France qui ont tué environ 3 000 personnes si je me rappelle bien. Les combattants qui ont effectué ces actions sont toujours honorés à ce jour par les Algériens. Ceci alors que France et Algérie sont en paix depuis un demi-siècle maintenant. En ce qui concerne Israël et la Palestine, la paix n'est même pas encore établie, pas étonnant que les Palestiniens honorent y compris leurs combattants terroristes. Ce qui est beaucoup plus intéressant, et crucial, que les honneurs décernés à tel ou tel, c'est la question est-ce que les Palestiniens, est-ce que les Israéliens sont prêts à faire la paix, et donc à faire pour cela les concessions douloureuses à l'évidence nécessaires - et il y en aurait nécessairement des deux côtés. Pour éviter toute ambiguïté : je pense la même chose du terrorisme indépendantiste frappant la France dans les années 50 et du terrorisme palestinien frappant Israël depuis quarante ans, c'est-à-dire la même chose que toi je le soupçonne fort. Le meurtre de civils en temps de guerre est un crime, et c'est vrai tout autant dans les guerres insurrectionnelles. Cela dit, je crois qu'on aura du mal à trouver beaucoup d'exemples de pays qui récusent et déshonorent une partie de leurs combattants dans une guerre passée si elle a été victorieuse sous prétexte que leurs actions étaient criminelles, encore plus de mal si la guerre est toujours actuelle et n'est pas arrivée à une conclusion, et qu'il sera en revanche facile de trouver des exemples de combattants objectivement criminels, ayant tué nettement plus que tout terroriste algérien ou palestinien, et qui ont pourtant été honorés sans barguigner par leurs pays. Il ne me semble pas raisonnable d'exiger davantage des Palestiniens que des autres peuples, ou d'imaginer que parce que les Palestiniens honorent leurs combattants y compris criminels ils ne peuvent pas être prêts à envisager un traité de paix pourvu qu'il incluse des concessions des deux côtés. -
terrorisme Daesh
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Une nouvelle application originale de la fameuse maxime libérale : "Laissez faire, laissez pisser" ? ^_^ -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a la distance, mais plus simplement la proximité culturelle et nationale. Du point de vue ouest-européen comme américain, l'Ukraine est un pays tout à fait étranger, il n'était pas intégré dans aucun pays du bloc atlantique il y a un quart de siècle, ne parle ni l'anglais ni l'allemand, n'inclut pas plusieurs millions de Français ni d'Américains. Du point de vue russe, l'Ukraine est très proche culturellement, la langue est la même - la plupart des Ukrainiens utilisent le russe dans la vie courante, plusieurs millions de citoyens ukrainiens sont d'ethnie (natsionalnost') russe, beaucoup de familles sont dispersées entre Ukraine et Russie. Les hommes d'Etat et autres stratèges du bloc atlantique peuvent bien faire des plans sur l'augmentation de la puissance de leurs nations par l'intervention en Ukraine, ils auront du mal à y intéresser véritablement les populations ouest-européennes comme américaine, donc seront fort limités quant aux risques et aux coûts envisageables. Leurs équivalents russes n'ont pas les mêmes limites étroites, pour eux les possibilités sont bien plus larges, car la population russe est bien davantage prête à suivre s'agissant d'un pays si proche. On parle de la propagande d'Etat russe, et elle est bien réelle, mais pas d'illusion : si les mêmes recettes étaient appliquées dans le bloc, les résultats seraient bien moindres et la propagande beaucoup moins efficace, pas parce que les habitants du bloc auraient nécessairement plus de sens critique que les Russes, mais parce qu'ils sont beaucoup moins intéressés par l'Ukraine en tant que pays. Si une révolution violente à Bruxelles, contestée à Namur et Liège, débouchait sur quarante opposants brûlés vifs à Charleroi et le nouveau gouvernement tirant au canon sur Mons ou sur Namur, tout en rendant gloire aux collaborationnistes belges de la seconde guerre mondiale, je ne pense pas que la France s'en désintéresserait tout à fait. Je pense même qu'il ne serait pas absolument impossible que l'armée française ne reste pas parfaitement inactive, quand bien même tel ou tel pays pourrait monter sur ses grands chevaux en dénonçant l'impérialisme français, l'agression contre la Belgique et François Hollande le cynique homme fort de Paris à la recherche de gloriole extérieure pour consolider son pouvoir. En revanche, ça laisserait probablement nettement plus indifférent à Los Angeles ou à Saint-Pétersbourg. Après, je ne nie pas que la distance joue, "une alliance hostile s'établit à notre frontière et l'OTAN est le nouveau Troisième Reich" ça inquiète davantage que "un pays situé à mille ou deux mille kilomètres annexe une province proche et Poutine est le nouvel Hitler". Je pense simplement que ce n'est pas le seul facteur, et peut-être pas le plus important. -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
T'as entendu, Akhilleus ? Au piquet ! Et tu copieras cinquante fois la correction :lol: ;) "Les unités russes qui la dépècent" ? Euh, je comprends que tu as un point de vue différent du mien sur l'affaire, mais même en en tenant compte... il y a une petite hyperbole, non ? :) -
Cette vidéo aurait tout aussi bien pu aller dans la section "Russie". Voire dans la partie humour et détente. ... mais au final, est-ce si drôle ? Nul ne sait quel a été le pourcentage de succès de Mark Rice pour obtenir les signatures de la pétition pour atomiser la Russie. Ce qui est clair, même s'il a sélectionné les répondants, c'est qu'il a pu en trouver pas mal... "Moutonnier" est un mot faible pour qualifier ces gens.
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Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Identifié, Tancrède... tu as été identifié. :P -
terrorisme Daesh
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Faut dire que les pigeons, parfois, ça arrive à porter sur le système... Ceux de l'EI en particulier ch.... sur pas mal de piétons ! -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce n'est pas ce que t'a demandé Akhilleus. -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne crois pas non plus que ce soit la motivation primordiale. Reste que sauf erreur certains oligarques russes financent des volontaires - je n'ai pas le lien sous la main - de même que des oligarques ukrainiens pro-Kiev peuvent financer des bataillons de garde nationale. Ce n'est peut-être pas le salaire régulier et la prime de risque qui attirent des Russes qui de toute façon voudraient combattre pour la Rodina, mais ce doit être un à-côté appréciable et qui doit aider certains à se décider. Sur le "sécher ses larmes"... je dois avouer que tu m'as perdu :D Que voulais-tu dire ? -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon les questions de nombre et de type des chars et autres blindés, ça va cinq minutes. Mais si on parlait plutôt des choses importantes ? Par exemple, comment doit-on décorer un blindé ? Une solution intéressante mise en place par les Ukrainiens : -
Le discours complet d'Alexis Tsipras à l'Assemblée nationale grecque vendredi 5 juin. Les négociations autour de la crise grecque semblent s'approcher d'un point de décision. Les mouvements, les attitudes et les messages des deux parties en deviennent plus démonstratifs. Voir le ton paternaliste méprisant d'un Juncker, et les expressions vigoureuses d'un Tsipras qui donne l'impression de brûler ses vaisseaux. Difficile d'évaluer si nous sommes face à des postures de dramatisation, ou face à un véritable risque de rupture. L'erreur de calcul est une possibilité, ne pas négliger non plus le facteur humain qui peut pousser à cette rupture même s'agissant de politiciens professionnels - qui restent des humains avec leurs limites. D'un autre côté, les conséquences d'une rupture seraient si lourdes qu'on peut douter que nul ne cède au dernier moment. D'autant que les Etats-Unis en arrière-plan pressent sans doute pour un accord, n'importe lequel, de crainte des conséquences géopolitiques d'une rupture franche - qui en sens inverse ne dérangerait sans doute pas outre mesure Vladimir Vladimirovitch. Si je devais parier, je dirais 30% l'Eurogroupe cède d'ici fin juin, 50% une formule bancale quelconque est trouvée pour faire encore durer un peu les négociations, 20% rupture franche, 0% le gouvernement grec cède (suicide politique à ce stade et après ce discours)
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Conflits territoriaux dans la Mer de Chine méridionale
Alexis a répondu à un(e) sujet de Henri K. dans Politique etrangère / Relations internationales
La dernière fois que Vietnam et Chine étaient en guerre en 1979, c'était Pékin qui avait voulu "donner une leçon" à Hanoi, mais qui s'est retiré au bout de quelques semaines après avoir subi des pertes très lourdes. Le Vietnam avait lui aussi subi de lourdes pertes, mais avait réussi à "convaincre" la Chine de retirer sa force d'invasion. Le résultat serait peut-être différent aujourd'hui que la Chine est nettement plus industrialisée et armée que le Vietnam. Reste que les Vietnamiens ont gagné de haute lutte une réputation de "durs à cuire", que ne nieront ni les Français d'il y a deux générations, ni les Américains et les Chinois d'il y a une génération. Il est sans doute prudent de ne pas "tenter le diable", et il faut souhaiter que Pékin n'en vienne pas là. -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est la version de Kiev, qui sans surprise est alignée sur celle fournie par l'OTAN. Voir par exemple ce texte de l'Atlantic Council. Du côté insurgé, on a pu affirmer - un total de 20 000 miliciens dans les armées de la RPD et de la RPL en juillet 2014, qui pouvaient regrouper plus de 200 blindés pour une contre-offensive au mois d'août, donc en possédaient sans doute nettement davantage - de 3 à 4000 volontaires de nationalité russe combattant à leur côté en août dernier. Du côté français enfin, le directeur de la DRM a confirmé lors d'une audition devant l'Assemblée en mars que son service avait toujours réfuté la thèse d'une invasion russe dans le Donbass, mettant en garde contre les informations à ce sujet transmises à l'OTAN par les Etats-Unis. Il y aurait eu des "incursions" d'éléments armés russes, au total "un petit millier" dans le Donbass, estimation de février 2015. En résumé Des chiffres définitifs, il n'y en a donc guère. Mais tout de même on peut se faire une petite idée : - En ce qui concerne les troupes russes constituées, vu la crédibilité relative de l'OTAN (source américaine) et de la DRM (source française), on peut affirmer environ 1000 soldats - Volontaires de nationalité russe, à motivation idéologique / financière, entraînés à l'avance par l'armée russe, 3000 à 4000 hommes - Miliciens / Soldats insurgés, 20 000 à 35 000 suivant les sources, avec plusieurs centaines de blindés et pièces d'artillerie, et un soutien matériel déterminé par la Russie Soit une fourchette finalement pas si large entre 25 et 40 000 hommes -
terrorisme Daesh
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Et je n'ai certainement pas dit que les sunnites seraient obligés de ne rien faire contre l'EI. Rien qu'apprendre à ses enfants à ne pas prendre au premier degré l'enseignement de la secte djihadiste est déjà un premier acte de résistance. Empêcher la persécution de telle personne, si on en a l'occasion, est un autre acte possible, même si difficile et risqué comme tu le rappelles. Reste que la question initiale portait sur une alternative à l'EI. Lutter pour cette alternative serait la plus haute forme de résistance. Mais ne pas oublier que la résistance à l'occupation allemande pendant la guerre n'a eu d'efficacité que dans la mesure où des pays puissants étaient engagés dans une guerre pour mettre fin à cette occupation. Renseignements, sabotages, maquis n'avaient de sens que dans ce contexte. Sans ce contexte, ils n'auraient pas eu de sens. Or, personne ne met actuellement les moyens pour mettre fin à l'EI, c'est un fait. Ce ne sont pas des bombardements qui peuvent y arriver à eux seuls, et aucune force terrestre n'existe ni n'est prévue par quiconque pour faire ce travail. Si j'étais un irakien sunnite en pleine zone EI, je n'envisagerais certainement pas la résistance armée, du moins pas à ce stade. -
terrorisme Daesh
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a deux questions dans ce que tu dis, il me semble. - Ce que pourrait faire un Sunnite d'Irak ? Très franchement, pour un Irakien sunnite en zone EI, le meilleur choix est de faire le gros dos, de se replier sur la sphère privée et de seulement prendre garde à modérer à la maison l'enseignement jihadiste que les enfants recevront à l'école. Que faire d'autre ? L'émigration dans un pays arabe "normal" est théoriquement possible, en pratique doit être très difficile donc sauf si la situation devenait intenable et qu'il faille tenter "le tout pour le tout"... Quant à un chef de tribu sunnite, eh bien la majorité des autres chefs de tribu doivent soutenir l'EI, donc pour lui aussi le meilleur choix est de se taire et d'attendre une autre situation pour éventuellement tenter de faire basculer suffisamment de chefs de tribu et emporter une autre décision. Agir trop tôt est certainement... déconseillé pour la santé. - Ce qui pourrait remplacer l'EI au cas où il disparaîtrait ? Nous sommes très loin d'y être... Mais enfin il semble difficile d'imaginer que le pouvoir syrien reprenne le contrôle des zones sunnites révoltées. Quant au pouvoir irakien, c'est peut-être marginalement plus vraisemblable, mais peut-être pas de beaucoup. Donc un pouvoir sunnite local "non-djihadiste" est sans doute la meilleure solution qui demeure réaliste. Que ce pouvoir soit ensuite habillé d'une superstructure fédérale prétendument "unitaire", voir l'exemple bosniaque, ou soit carrément un Etat de fait même non reconnu, comme le Kurdistan irakien. Pour imaginer un Etat "plus unitaire que ça", que ce soit en Syrie ou en Irak, il faudrait imaginer un Assad à nouveau au sommet de son pouvoir, ou un Saddam de même (ou un équivalent chiite). Il y a fort à parier que ça ne puisse plus marcher : les différences se sont accrues et radicalisées du fait des guerres civiles, les groupes autrefois dominés résisteront bien davantage avant d'accepter de le redevenir, les idéologies nationalistes unificatrices du type baasisme arabe sont en lambeaux et ce sont des idéologies d'exclusion à base religieuse qui les ont remplacées... Pour que la France sorte de son cycle de huit guerres civiles religieuses, il a fallu pas moins d'une génération (1562-1598). Pour que l'Europe centrale notamment les Etats allemands sortent de leurs guerres religieuses, encore une génération (1618-1648). Il n'est pas encore certain que le Moyen-Orient prenne la même direction, mais si c'est bien ce qui se passe, le Moyen-Orient n'est pas encore sorti de l'auberge... :( -
terrorisme Daesh
Alexis a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Ça, ça m'en Bush un coin. -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
A la sauce russe, pas bolchevique. Ces derniers ne sont plus de ce monde depuis fort longtemps, et n'ont rien à y voir. :) Ce qui est frappant c'est le nombre et l'intensité des peurs et des rêves semi-paranoïaques entretenus par des peuples d'Europe de l'Est de chaque côté de la division pro-OTAN / pro-Russie, et naturellement entretenus et favorisés chez eux par plus d'un qui y trouve son intérêt, et ceci d'un côté comme de l'autre. Les Russes vont prendre Narva ! Les Ukrainiens pro-OTAN vont relancer la guerre au Donbass ! Moscou va attaquer la Pologne ! L'OTAN va envoyer des forces en Ukraine ! Les Russes vont attaquer la Lituanie ! L'OTAN suscite la guerre aussi en Transnistrie ! Moscou va rejoindre la Crimée à la Russie par voie de terre ! L'OTAN prépare la troisième guerre mondiale ! "La somme de toutes les peurs", aurait dit un créateur de techno-frileurs nommé Tom Clancy... Un "climat de guerre dans le monde", a dit récemment le chef de file d'un groupe religieux connu, pensant probablement non seulement à l'EI et aux djihadistes, mais encore à l'Ukraine, et peut-être aux Spratleys et autres lieux. -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
"Acceptable" ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Mais le reportage est intéressant, effectivement. Notamment pour les notes humaines : Et puis aussi pour ce passage, disons, révélateur : "Bonne ambiance", à Marioupol, on dirait... Je confirme, pacifiste d'une part, chef de milice armée traquant les opposants politiques d'autre part, ça n'est pas la même chose. La bonne Madame Viktoria a fait du chemin. Enfin, au moins, "l'ordre règne"... Et il est vrai qu'entre faire la guerre à des gens en arme, et faire la guerre à des opposants politiques, ça n'est pas le même niveau de risque. Aux soldats les opérations de guerre, aux miliciens d' "auto-défense" la répression de ceux qui ne pensent pas bien ou qui ont un mauvais regard. -
Y a deux points de vue : et : Bon et puis y a aussi : ... qui a un certain succès :) Et puis enfin y a le point de vue de ceux qui se disent qu'en France, malgré tout, on vit quand même pas si mal... :lol:
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Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, c'est à celui-là que je pensais. A le relire, je constate une ambiguïté potentielle. La mention "sous supervision de l'OSCE" peut être comprise comme s'appliquant à "territoire de l'Ukraine" plutôt qu'à "retrait". Ce qui pourrait permettre à la partie ukrainienne et à l'OTAN de prétendre que c'est seulement là où l'OSCE est présent que le retrait des forces étrangères doit être effectif. Donc que Donetsk a l'obligation de refuser le soutien militaire de la Russie, puisque l'OSCE est présent dans le Donbass, alors même que Kiev peut utiliser tout le soutien militaire qu'il parvient à obtenir du bloc atlantique. Il est possible aussi de comprendre que "sous supervision de l'OSCE" s'applique à "retrait", de même que dans d'autres paragraphes le retrait des armes lourdes de part et d'autre de la ligne de front est effectué sous cette même supervision. Dans ce cas le paragraphe interdit bien les forces et mercenaires étrangers dans toute l'Ukraine. Ce qui conviendra davantage aux insurgés et à la Russie, naturellement. Pour ce que je peux en comprendre - je peux faire des erreurs de grammaire - la même ambiguïté existe dans la version russe. Voilà le genre d'ambiguïté qui risque bien d'être tout sauf constructive... :( -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui. Il y a d'ailleurs des schémas et images assez explicites sur le "terme technique" qu'évoquait Hilario Vespasio. Mais j'hésite un peu à en poster, j'ai un peu peur que la modération tique un tantinet. Après tout, ce forum doit pouvoir être visionné par des enfants :) -
Chine-Japon : dégradation spectaculaire des relations.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Perry dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a peut-être le facteur "Grand Frère" qui joue. Je veux dire : le grand frère outre-Pacifique. Les Japonais seraient-ils prêts à prendre une telle initiative sans d'abord vérifier si les Américains maintiendraient leur soutien dans ce cas ? Si ça se trouve d'ailleurs, ils en ont discuté, mais Washington a répondu "No". Pour ce qu'on peut en savoir... Il est possible aussi que bien que leur politique actuelle de rapprochement des nations du Sud-Est asiatique reste actuellement modérée, ils aient communiqué en privé aux dirigeants chinois que si la Chine changeait le statu quo dans les Senkaku / Diaoyu et humiliait le Japon, ils riposteraient en passant à la vitesse supérieure en ce qui concerne la coopération de défense avec tous ceux en Asie du Sud-Est qui craignent la Chine. Ce serait sans doute une menace plus crédible vu de Pékin qui pourrait douter que le Japon tire en cas de coup de force chinois dans cet archipel. Bien sûr, toute cette affaire pourrait assez facilement être résolue. Il suffirait à Pékin et à Tokyo de s'entendre pour repousser à plus tard la question de qui a la souveraineté sur cet archipel, et en attendant d'y mener des missions scientifiques conjointes d'étude de la flore qui paraît-il est particulièrement riche. Moins pour faire avancer les connaissances en botanique que pour être bien sûr d'enterrer le sujet de conflit suffisamment profond pour qu'il ne gêne personne en Asie. Par exemple une telle mission pourrait faire l'objet d'une double invitation, les Chinois invitant les Japonais aux îles Dioyu, pendant que les Japonais inviteraient les Chinois dans les Senkaku... :lol: Mais c'est peu probable. La vérité est que contrairement au préjugé courant, les Asiatiques ne sont pas plus sages que les autres peuples. Ils sont tout aussi sages... et tout aussi bêtes, parfois, que n'importe qui d'autre. Voir la crise de l'îlot Persil en 2002 entre Espagne et Maroc... qui vit tout de même les deux armées s'affronter brièvement, débarquement de commandos espagnols pour repousser des cadets marocains, même si heureusement seul un blessé léger fut à déplorer. -
énergie La production d'hydrocarbures
Alexis a répondu à un(e) sujet de nemo dans Economie et défense
C'est n'importe quoi, cet article. Y a des journalistes qui feraient mieux de s'informer avant d'écrire. Le journaliste prétend que "Téhéran exporte actuellement environ 1,3 million de barils par jour, contre 2,5 mbj en 2011. Au sein de l'Opep, il a perdu son deuxième rang d'exportateur derrière l'Arabie saoudite, puissance rivale politique et économique." En réalité, l'Iran n'a jamais été le premier producteur de pétrole. Dans les années 2000 il produisait de l'ordre de 4 millions de barils par jour, et l'Arabie saoudite, 10 ! Et avec un tel facteur x 2,5 sur la production, il est évident que les exportations de l'A.S doivent être très supérieures à celles de l'Iran. C'est LA question. Malgré les schistes américains, malgré l'augmentation de l'utilisation de NGL et d'agrocarburants, la production de pétrole n'augmente que lentement, étant donné que les sources de pétrole "classiques" plafonnent, leur pic ayant probablement été en 2006, tandis que des problèmes géopolitiques tels Lybie désorganisée ( moins 1 million de barils par jour sur le marché mondial ) et Irak toujours en guerre ( investissements pour augmenter la production peu assurés alors que c'est le seul pays qui pourrait augmenter sérieusement sa production qui a été réduite pendant 25 ans d'embargo et de guerre ) réduisent encore les sources de pétrole classique. Et pourtant, malgré cette augmentation très ralentie, obtenue au prix du passage à des sources de carburant liquide intrinsèquement plus chères ( et moins durables ) qui plus est... le prix du pétrole s'est effondré de la moitié en 2014 et reste depuis dans les profondeurs. C'est que les forces qui dépriment la demande doivent être colossales. Certains analystes évoquent l'hypothèse que le coût de l'extraction du pétrole pourrait avoir à y faire. Car celui-là ne baisse pas, il augmente continûment, d'abord parce qu'on exploite toujours les sources les plus faciles c'est-à-dire les moins coûteuses en premier (c'est humain), mais bien davantage parce que depuis la fin des années 2000 le plafonnement du pétrole classique a forcé à se reporter sur des alternatives incomparablement plus chère pour continuer à augmenter la production. Agrocarburants, schistes, NGL sont plus chères ce qui peut s'exprimer en dollars, ou encore en terme de TRE taux de retour énergétique soit l'énergie fournie par un baril de pétrole divisée par celle qu'il faut dépenser pour extraire ce baril. L'idée est que le fait même de devoir dépenser bien davantage pour l'extraction a un effet dépressif à l'échelle mondiale, même s'il passe par des voies qui ne sont pas toutes clarifiées. Effet dépressif qui s'ajoute bien sûr aux autres problèmes économiques mondiaux tels le surendettement. Si cette analyse est vraie, il faut admettre que l'économie mondiale n'a pas besoin de pétrole pour fonctionner. Elle aurait besoin de pétrole bon marché, apprécié moins à partir du prix de vente (qui n'est que l'endroit où le curseur est placé entre vendeurs et acheteurs quant au partage de la valeur que représente la manne pétrolière) qu'à partir du prix de l'extraction. Ce pétrole-là existe de moins en moins. Une version forte de cette analyse peut mener à la conclusion que la partie droite de la courbe de Hubbert du pétrole, c'est-à-dire la partie décroissante suivant le pic du pétrole mondial, ne sera pas lisse et régulière comme la partie croissante l'avait été, mais que la décroissance sera brusque, l'économie mondiale étant désorganisée par le manque de pétrole bon marché et devenant rapidement incapable d'exploiter la plus grande partie des sources restantes de pétrole, du fait d'une perte de complexité. Une analyste comme Gail Tverberg peut aller jusqu'à estimer que le problème du réchauffement climatique est largement surestimé, l'essentiel des réserves restantes d'hydrocarbures étant destinées à demeurer dans le sol inexploitées donc sans contribuer au réchauffement. Je ne suis pas sûr d'être entièrement convaincu par cette thèse, mais elle est argumentée et intéressante à lire. Voir par exemple Stumbling Blocks to Figuring Out the Real Oil Limits Story ou Eight Pieces of Our Oil Price Predicament, ou encore Oil Limits and Climate Change – How They Fit Together pour les conséquences positives sur le climat. -
Russie et dépendances.
Alexis a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Sauf erreur de ma part, une loi de ce genre existe aussi en Allemagne. -
Ukraine 3
Alexis a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Trouvé pratiquement la même nouvelle sur un site ukrainien. Il ne s'agit donc pas d'une psyop ou autre élément de propagande russe, ce qu'il était nécessaire de vérifier d'abord tout de même. Naturellement, c'est provocateur à l'extrême, et d'ailleurs en contravention avec les accords Minsk-2 qui interdisent l'entrée de troupes étrangères dans toute l'Ukraine, pas seulement sa partie orientale. Cela dit, je ne pense pas que ça débouche sur grand'chose, sinon énerver un peu plus des Russes qui n'en ont guère besoin. On peut faire toutes les danses de la pluie qu'on veut, toutes les prières et toutes les vaticinations, quand on est en plein milieu du désert, ben en général la pluie ne vient pas. La Rada ukrainienne qui fait la danse pour obtenir une intervention de l'OTAN dans le Donbass, suite à quoi tout ira dans le sens qu'ils souhaitent, ou même "simplement" une mission de police comme Poroshenko rappelle que l'UE peut en organiser, n'a guère plus de chance d'obtenir l'intervention armée dont elle rêve.