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Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Pourquoi l'Allemagne de l'Est est différente : Alors que les Allemands de l'Est représentent 17 pour cent de la population totale, ils n'occupent que 4 à 5 pour cent des postes de cadres supérieurs dans l'administration. Même en Allemagne de l'Est, seulement 13,3 % des juges et 5,9 % des présidents de tribunaux sont des Allemands de l'Est. Chacune des 500 familles les plus riches du pays est originaire d'Allemagne de l'Ouest. Les 30 plus grandes sociétés cotées en bourse sont gérées par un total de 190 administrateurs, et tous sauf trois sont des Allemands de l'Ouest. Même dans les cent plus grandes entreprises est-allemandes (non pas qu'elles soient très grandes), les deux tiers des postes de direction sont occupés par des Allemands de l'Ouest. Et ainsi de suite : sur 200 généraux ou amiraux de l'armée allemande, deux sont des Allemands de l'Est. Sur 22 directeurs d'université en Allemagne de l'Est, trois sont des Allemands de l'Est. L'Allemagne de l'Est compte 13 journaux régionaux, mais les Allemands de l'Ouest les gèrent tous, sauf deux. Les citoyens de l’ancienne RDA continuent de faire l’objet d’une discrimination sémantique qui ne fait que varier et évoluer au gré des bouleversements de l’Histoire. Les habitants des nouveaux Länder ne sont toujours pas des citoyens de la République Fédérale comme les autres : on les appelle Ossis, Zonendödel ou encore Neubundi. Les termes employés sont largement péjoratifs dans leur élaboration : Ossi et Wessi pour Ostdeutscher et Westdeutscher ne sont qu’en apparence de tendres diminutifs. En réalité, ils sont souvent associés à d’autres élements venant préciser le caractère de l’une ou l’autre moitié de l’Allemagne. Ainsi, dès les premiers jours de la réunification, on entend parler des Besserwessis (jeu de mots fondé sur le terme Besserwisser : Monsieur je sais tout), ces Allemands de l’Ouest qui croient tout savoir et se comportent quasiment en colonisateurs victorieux sur le sol est-allemand. A cette dénomination peu flatteuse, le chansonnier Wolf Biermann, exilé de force à l’ouest en 1976, a répondu en mai 1998, lors de la remise du Prix national de Berlin, par un terme tout aussi peu flatteur pour les Allemands de l’Est : Schlechterossis : Monsieur je ne sais rien [21]... Mais lors du récent quinzième anniversaire de l’unification allemande, Richard Schröder, professeur de philosophie à l’université Humboldt de Berlin, constatait, dans un essai pour le grand magazine d’information allemand Der Spiegel, l’apparition d’une nouvelle catégorie de citoyens : les Jammerwessis, les Allemands de l’Ouest qui se lamentent tout le temps et regrettent désormais ouvertement le bon temps où le mur les séparait et les protégeait de la pauvreté à l’Est. [21] "Lorsque le Mur est tombé il y a neuf ans, je me suis réjoui et j'ai méprisé les Ostalgiques qui regrettent le bon vieux mauvais temps, je les considère comme des hypocrites et des têtes plates. J'ai peut-être été politiquement incorrect dans la querelle sur la réunification, mais pas lâche. Après tout, j'ai dit quelques vérités gênantes à mes Schlechterossis adorés pendant la chute du mur, tandis que toutes sortes de Besserwessis leur promettaient monts et merveilles. Pauvre Allemagne riche ! Quelle est cette époque où l'on doit déjà offrir des prix pour un peu de courage civique ? Mais je ne vais pas me plaindre. Un peu de vent sous les ailes aide toujours l'Icare prussien. "(" Prophète une fois dans sa vie. Wolf Biermann à l'occasion de la remise du prix national à Berlin ", Berliner Zeitung, 23-V-1998). Marco Wanderwitz [CDU, commissaire fédéral à l'Allemagne de l'Est] a également été critiqué récemment dans ses propres rangs après avoir déclaré dans le "FAZ Podcast pour l'Allemagne" qu'une partie de la population de l'Est avait "des opinions antidémocratiques bien ancrées". "Nous avons affaire à des gens qui sont en partie socialisés dans une forme de dictature si bien qu'ils ne sont pas arrivés en démocratie même après trente ans", a déclaré Wanderwitz à propos des succès électoraux parfois élevés de l'AfD là-bas. Un appel vidéo entre M. Wanderwitz, la chancelière Angela Merkel et les chefs de gouvernement des six États d'Allemagne orientale est prévu pour mercredi. Au cours de la période précédant l'événement, les premiers ministres des Länder se sont plaints de la persistance de la discrimination à l'égard de l'Allemagne orientale. Le Premier ministre de Saxe-Anhalt, Reiner Haseloff (CDU), a déclaré aux journaux du Funke Mediengruppe que le sujet de la péréquation Est-Ouest était "loin d'être clos". Le Premier ministre de Thuringe, Bodo Ramelow (Parti de gauche), a déclaré au Redaktionsnetzwerk Deutschland (RND) : "Il faut souligner clairement que nous avons toujours des situations problématiques particulières dans les nouveaux États, qui ont été intensifiées une fois de plus par Corona." La chef du gouvernement du Mecklembourg-Poméranie occidentale, Manuela Schwesig (SPD), a déclaré qu'un problème majeur pour beaucoup dans les États d'Allemagne orientale reste l'égalisation des salaires et des pensions. https://www.spiegel.de/politik/deutschland/ostdeutschland-marco-wanderwitz-in-der-kritik-nach-aussagen-ueber-ostdeutsche-a-4beb9be0-3953-4d8a-b0bf-78745f19aff0 (31 mai 2021) Le président de la CDU du Land de Saxe-Anhalt, Sven Schulze, a déclaré au journal "Bild" que la politique ne devrait pas "insulter en bloc" les habitants de l'Est de cette manière. "Ce serait une preuve d'incompétence du gouvernement fédéral si c'est la réponse de Berlin aux résultats électoraux en partie effrayants de l'AfD." Le principal candidat de la CDU en Thuringe, Mario Voigt, a également critiqué les déclarations de Wanderwitz, déclarant : "Un ton moralisateur et une attitude de je-sais-tout n'ont jamais aidé à l'Est." Depuis des années, le commissaire chargé de l'Europe de l'Est désigne régulièrement l'extrémisme de droite croissant en Allemagne comme un problème majeur. La CDU ne doit pas se laisser guider par l'AfD et doit se concentrer sur la concurrence politique avec les autres partis, a maintenant exigé Wanderwitz. Selon lui, une petite proportion des électeurs de l'AfD est "potentiellement récupérable". La seule chose qui reste à faire est de travailler sur l'éducation et d'espérer "pour la prochaine génération". -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Richard Werly se dévergonde, lui d'ordinaire si politiquement correct. -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lefigaro.fr/international/friedrich-merz-assure-a-netanyahou-qu-il-pouvait-venir-en-allemagne-malgre-le-mandat-d-arret-de-la-cpi-20250224 Friedrich Merz a assuré à Netanyahou qu’il pouvait venir en Allemagne malgré le mandat d’arrêt de la CPI En affichant son mépris pour "l'ordre international basé sur des règles", Merz se Trumpise. Peut-être dans le but de plaire à Trump. Il s'agit peut-être même d'une violation de la constitution allemande, puisqu'il s'ingère dans une décision judiciaire. Donc le début d'une "dictature Merz"... ? -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
L'Allemagne est déjà minée de l'intérieur : C'est un commentaire sur la Roumanie, mais ça s'applique, mutatis mutandis, à l'Allemagne : « Où que l'on regarde - soins de santé, éducation, transports, environnement, justice - on constate de gros problèmes dans tous les secteurs », déclare Nicoleta Fotiade, présidente de la société Mediawise, basée à Bucarest. « Si nous nous contentons de blâmer TikTok et les Russes pour les résultats des élections, cela signifie que nous n'avons rien compris ». -
République démocratique du Congo
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/afrique/visuel/2025/02/22/david-van-reybrouck-ecrivain-le-conflit-en-rdc-reflete-le-monde-d-aujourd-hui_6558434_3212.html Archéologue et philosophe de formation, l’écrivain voyageur belge David Van Reybrouck a publié Congo. Une histoire (Actes Sud, 2012), une fresque devenue un best-seller qui retrace l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC). L’auteur et journaliste belge remonte, dans un entretien au « Monde », au passé colonial de la République démocratique du Congo et du Rwanda pour expliquer les dynamiques à l’œuvre entre ces deux pays ainsi que leurs différends. Au Congo belge, le taux d’alphabétisation est l’un des plus élevés de l’Afrique subsaharienne. A partir de 1955, chaque année, quelques élèves peuvent faire des études universitaires, mais il leur est interdit d’étudier le droit, l’histoire, la sociologie ou les sciences politiques, des matières jugées trop subversives. La discipline la plus controversée à laquelle les rares étudiants aient accès est la psychologie. Ainsi, en 1960, au moment de son indépendance, le Congo ne compte que 16 diplômés de l’enseignement supérieur, dont une majorité de psychologues. L’idée qu’il ne faut pas d’élite vaut-elle également pour l’armée ? Parfaitement. La mutinerie du 5 juillet 1960, quelques jours après l’indépendance, est due au fait que tous les officiers sont européens, et tous les soldats africains. Les Belges ont gardé la mainmise sur trois secteurs essentiels : l’armée, l’industrie et la politique. Chaque ministre, après l’indépendance, est flanqué d’un conseiller européen, sorte de ministre de l’ombre, qui lui dicte ce qu’il faut faire. Pour mater la mutinerie du 5 juillet 1960, la Belgique décide d’envoyer son armée, ce qui est d’une stupidité monstrueuse. Le premier ministre congolais, Patrice Lumumba [1925-1961], s’emploie alors à repousser ces forces étrangères hors de son pays. Il demande d’abord de l’aide auprès des Nations unies et des Etats-Unis, mais, comme la réaction tarde, il s’adresse aux Russes. Les Américains sont pris de panique. Ils n’ont pas oublié que l’uranium des bombes atomiques tombées sur Hiroshima et Nagasaki, en août 1945, au Japon, venait du Congo. L’Amérique, elle-même une ancienne colonie, appuie le mouvement de décolonisation, mais sa peur du communisme la rattrape. Elle décide d’intervenir et le président Dwight Eisenhower [1890-1969] lui-même donne des ordres à la Central Intelligence Agency [CIA]. Patrice Lumumba, dont beaucoup souhaitaient la mort, est assassiné le 17 janvier 1961. La disparition du héros de l’indépendance, premier premier ministre du pays, personnage envoûtant, reste l’un des grands scandales du XXᵉ siècle. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais c'est tellement secret qu'il est interdit de dire explicitement en quoi ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a un rapport avec le fil sur la guerre d'Ukraine ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-esprit-public/trump-se-rapproche-de-poutine-une-menace-pour-l-ukraine-pour-l-europe-pour-l-allemagne-7771560 (23 février 2025) Jean-François Colosimo 23:47 Alors moi, ce que je pense, ce qui se passe, c'est quelque chose qui était un tant soit peu prévisible, ou je m'étais efforcé de le faire en tout cas, sans être fin au point de me citer, mais, ce qui est très surprenant c'est le caractère franc, direct, accéléré de tout cela, mais le retour de l'Amérique à sa vocation de République impériale, qui est une vocation originelle, n'est-ce pas, et la fin, un peu, de l'entretien dans lequel se sont mis les Européens qu'il y aurait une bonne Amérique et une mauvaise Amérique, bah, tout ça tombe sous nos yeux, et je crois que c'est là où en sont les Européens aujourd'hui. C'est à dire, mais, en même temps, l'unilatéralisme américain, on le subit au moins, pour ce qui est de notre génération, depuis George W. Bush, qui nous a menti à l'ONU. Je veux dire : Barack Obama était très policé : il faisait espionner nos dirigeants. Joe Biden, n'est-ce pas, a volé à la France un marché en Australie sans même prendre la peine d'alerter Macron. Donc il faut quand même arrêter de raconter des choses dans le monde des bisounours, en quelque sorte, et de confondre la politique de Washington avec Walt Disney. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.eurotopics.net/fr/334173/force-d-interposition-europeenne-quel-pourrait-tre-un-accord Il était malvenu d'improviser un sommet qui n'a fait que mettre en avant les divisions, critique La Stampa (Italie, 18 février 2025) : « Le vice-président américain J.D. Vance avait fait état d'une supposée débâcle européenne en matière de stratégie et de valeurs. Et c'est un président français en pleine crise de popularité qui lui a répondu, en convoquant un sommet dans la mauvaise capitale. ... Une rencontre à laquelle ont participé quelques pays très différents les uns des autres - l'un d'entre eux n'est même pas membre de l'UE -, avec un chancelier allemand diminué, dont les déclarations seront valables une semaine au maximum. ... La diversité d'opinion n'est pas un problème, pas plus que la nécessité de créer des forums d'urgence si la situation l'exige, mais le sommet qui vient de se conclure à Paris a semblé fort dissonant et hors-sujet ». En s'engageant à dépêcher des troupes en Ukraine, le Premier ministre va trop vite en besogne, juge The Independent (Royaume-Uni, 17 février 2025) : « Starmer espère placer la Grande-Bretagne au centre d'une mission de paix alliée. ... L'inconnue étant : nos forces armées sont-elles suffisantes et suffisamment bien équipées pour déployer le long de la ligne de cessez-le-feu un contingent de maintien de la paix qui s'avère dissuasif ? ... Fanfaronner sur le leadership britannique alors que nos forces armées ne peuvent rien envoyer de plus en Ukraine qu'un minuscule contingent, et que nous n'avons pas de renfort si jamais les choses se passaient mal, c'est le désastre garanti. Les opérations de maintien de la paix devraient être le prolongement d'une politique efficace, mais pas se substituer à elle ». Helsingin Sanomat (Finlande, 18 février 2025) conçoit que certains Etats européens puissent avoir des réserves s'agissant de l'envoi de troupes européennes en Ukraine : « Le débat sur le déploiement de troupes en Ukraine va bientôt commencer, en Finlande comme ailleurs. Les discussions vont déjà bon train, mais il est difficile de prendre dès maintenant des décisions. ... Si les Etats-Unis abandonnaient les forces armées européennes entièrement à leur sort, les Russes pourraient les prendre pour cible militaire, ou s'en servir pour des chantages politiques. La Finlande n'est pas la seule à devoir se demander s'il est possible de protéger l'Ukraine si cela se fait au détriment de ses propres capacités de défense ». -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/un-rapport-pointe-a-nouveau-le-manque-d-independance-de-la-cedh-20230420 (20 avril 2023) De façon plus générale, l'ECLJ estime que les compétences juridiques des juges de la CEDH sont de qualité variable : « certains pays du Conseil de l'Europe, comme l'Albanie ou l'Ukraine, n'ont pas de véritable institution judiciaire indépendante du pouvoir. Il est donc parfois difficile de trouver des personnalités dans ces pays, ayant les qualités morales et professionnelles requises pour faire des juges du niveau de ce que l'on peut attendre de la plus haute juridiction européenne », estime Grégor Puppinck, rappelant que la CEDH intervient en dernière instance pour juger des affaires sur lesquelles les plus hautes juridictions nationales, et donc les juges les plus éminents de chaque État, se sont déjà prononcées. -
Bulgarie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Paschi dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/un-rapport-pointe-a-nouveau-le-manque-d-independance-de-la-cedh-20230420 (20 avril 2023) Parmi les exemples cités par le rapport, celui du juge bulgare Yonko Grozev attire l'attention : membre éminent de l'Open Society de Georges Soros, le juge Grozev a fondé et dirigé pendant vingt ans le Comité Helsinki en Bulgarie, une instance issue de l'open Society et engagée pour la défense des droits de l'homme. Or le Comité Helsinki a été confronté au gouvernement bulgare dans plusieurs contentieux, dont certains ont été jugés par la CEDH. À quatre reprises, le gouvernement bulgare a demandé à la Cour le déport du juge Grozev, considéré comme étant juge et partie dans ces affaires : chaque fois ce déport a été refusé, et Yonko Grozev a siégé à la Cour lors des délibérations au sujet d'affaires impliquant l'ONG dont il était le fondateur. Chaque fois, du reste, le Comité Helsinki a obtenu gain de cause et le gouvernement bulgare a été condamné. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour moi c'est quelqu'un qui a réussi surtout à maintenir l'illusion qu'il était le patron d'une grande boîte, en camouflant toutes sortes de déboires. Je crois aussi assez significatif que sa principale innovation ait été de vendre la "marque Trump", les "Trump Hotel" quand l'hôtel lui-même était détenu et géré par quelqu'un d'autre. C'est un grand illusionniste. Par rapport à la fortune que lui a léguée son père, je ne sais pas s'il l'a beaucoup augmentée ou diminuée, mais il y a ce leitmotiv que quoi qu'il arrive, les apparences doivent être sauves : the show must go on. Donc c'est bien quelqu'un qui a vécu toute sa vie dans le monde des affaires, façonné par le darwinisme inhérent à ce milieu, mais ce n'est pas un créateur. C'est un héritier, dont le bilan n'est pas évident et sujet à controverse. C'est un personnage sorti tout droit de la série Succession. -
Je suis déçu par cette analyse. L'auteur conclut au "succès" de l'Ukraine après un examen de la situation territoriale. Je pense que d'autres paramètres devraient être pris en compte, les mêmes paramètres qui permettent d'expliquer la capitulation allemande de 1918 alors que le territoire allemand n'était pas occupé par l'ennemi. L'auteur attribue la politique de Trump à - je cite - "la manipulation extérieure, l’ignorance et la cupidité". Je viens de découvrir Elbridge Colby donc j'ai peut-être un peu tendance à le mettre à toutes les sauces, mais il a une stratégie. Elle est discutable mais elle reflète une rationalité stratégique. Ce n'est pas un ignare et pour les deux autres accusations, il faudrait des preuves. Il ne comprend pas le revirement de Marco Rubio. Elbridge Colby permet de comprendre que Marco Rubio reste un faucon, mais c'est un faucon anti-chinois, qui probablement s'est converti à l'idée d'apaiser les choses avec la Russie pour mettre le paquet sur la dissuasion de la Chine. "rappelons que l’Administration Clinton avait tenté une politique de « Russia first »" Ce n'est pas ce que dit Jonathan Haslam. Jonathan Haslam dit que durant son premier mandat, Clinton a été déboussolé sans politique étrangère claire, et avec des désaccords internes qui empêchaient toute prise de décision. "Abandon de Taïwan ? Guerre économique et commerciale contre le Japon et la Corée du Sud ? Trump ouvre la voie à la Chine, confortée dans l’idée spenglerienne de la « fin de l’Occident »." C'est les propos de quelqu'un qui fait l'impasse sur Elbridge Colby.
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Corée du Sud
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://bpr.studentorg.berkeley.edu/2024/01/29/not-my-child-parental-pressure-on-teachers-in-south-korea/ En Corée du Sud, le suicide est la première cause de décès chez les adolescents. C'est la première cause de décès chez les jeunes depuis 2017, et le nombre de décès continue d'augmenter. Les médias populaires et les enquêtes d'experts en attribuent la responsabilité au système éducatif rigoureux du pays. Les élèves sont non seulement accablés par de longues journées de cours et des heures d'étude fastidieuses, mais ils accumulent aussi les séances de bachotage et de tutorat pour s'assurer qu'ils sont bien préparés à l'examen compétitif Suneung : la porte d'entrée à l'université. Les étudiants ne sont pas les seuls à souffrir de ce système. Les adultes concernés par le processus éducatif, à savoir les enseignants et les parents, se débattent avec la gestion de la pression extrême exercée sur les élèves pour l'obtention de l'examen. Plus de 100 enseignants des écoles publiques ont mis fin à leurs jours entre 2018 et juin 2023. Les enseignants exigent un meilleur soutien et une meilleure protection contre les parents envahissants qui cherchent à obtenir un traitement de faveur ou d'autres avantages pour leur enfant. L'article 17 de la loi sur la protection de l'enfance, qui a fait l'objet d'un débat, interdit aux enseignants de « commettre des abus émotionnels à l'encontre d'un enfant qui pourraient nuire à sa santé mentale et à son développement ». Les enseignants affirment que cette formulation vague permet aux parents d'accuser facilement les enseignants de maltraitance : les parents peuvent utiliser cette disposition contre les enseignants qui essaient simplement de discipliner les élèves ou qui refusent de se plier aux exigences déraisonnables des parents. Une enseignante d'école primaire a déclaré au Korea Times que ses collègues avaient été accusés de maltraitance pour avoir saisi physiquement les bras d'un élève afin d'éviter une bagarre, ou pour avoir appelé un élève par son nom en raison de son mauvais comportement. Le Korea Times a rapporté au début du mois de septembre dernier [2023] que trois enseignants, deux professeurs d'école primaire et un professeur de lycée, s'étaient récemment suicidés. Cela a provoqué une recrudescence des manifestations et des rassemblements qui ont eu lieu dans le pays depuis l'incident précédent du suicide d'un enseignant en juillet [2023]. Le gouvernement a récemment étendu les tests de santé mentale et les programmes de conseil pour les enseignants, et un outil de test psychologique pour les enseignants est en cours de préparation. Ces réformes s'attaquent à l'effet plutôt qu'à la cause. Le système crée un stress chez les élèves qui doivent obtenir de bons résultats par rapport à leurs pairs, ce qui peut se refléter dans leur classement aux examens finaux ; un stress chez les parents qui doivent préparer leurs enfants non seulement de manière adéquate, mais aussi de manière exceptionnelle par rapport aux autres ; et un stress chez les enseignants qui doivent maintenir un environnement sûr et égalitaire pour que les élèves apprennent malgré la désobéissance de ces derniers et le harcèlement des parents. https://www.abc.net.au/news/2024-07-10/south-korea-seoul-teacher-suicide-school-pressure/104047386 En réponse aux débrayages des enseignants, le gouvernement sud-coréen a dévoilé des mesures visant à apaiser les inquiétudes. Une ligne d'assistance téléphonique a été ouverte pour permettre aux enseignants de signaler leurs problèmes et de recevoir des conseils et des avis juridiques. En outre, les enseignants ne seront plus immédiatement renvoyés en cas de signalement de maltraitance d'enfants. Les parents eux-mêmes pourraient se voir infliger une amende de plus de 3 000 dollars s'ils « interfèrent » avec les « activités éducatives », ce qui inclut le dépôt répété de plaintes injustifiées ou le fait d'exiger des enseignants qu'ils accomplissent des tâches qui ne font pas partie de leurs fonctions officielles. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Hier soir il était tard, et j'ai écrit mon message complètement de mémoire. Quand tu m'as dit que je m'étais planté, j'ai cru que je m'étais planté. C'est pour ça que j'ai corrigé plusieurs fois mon message. Je n'avais plus en mémoire en tout cas si c'était Trump qui avait débuté le programme ou si c'était un programme d'Obama qui avait été prolongé sous Trump. C'était un souvenir donc assez vague, et j'aurais très bien pu dire une bêtise. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Le New York Times écrit : M. Trump avait placé des faucons de la Russie à des postes clés, notamment Mike Pompeo au poste de directeur de la C.I.A. et John Bolton au poste de conseiller à la sécurité nationale. Ils se sont rendus à Kiev pour souligner leur soutien total au partenariat secret, qui s'est élargi pour inclure des programmes de formation plus spécialisés et la construction de bases secrètes supplémentaires. La base dans la forêt s'est agrandie pour inclure un nouveau centre de commandement et des casernes, et est passée de 80 à 800 officiers de renseignement ukrainiens. Donc Trump n'a ni annulé ni gelé ce programme de bases, créé non par lui mais par Obama. Il lui a donné les ressources continuer et pour croître. Il les a augmentées. Donc ce que disait @g4lly à savoir "Trump n'a pas fait grand chose pour que les choses se débloquent" est un véritable euphémisme. Trump n'a pas créé les premières bases de la CIA en Ukraine. Trump a créé les bases supplémentaires dont parle le New York Times. Tu es sûr de savoir lire ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas une "sortie lunaire". C'est parfaitement documenté dans le New York Times : -
Je rappelle ces éléments sur le wokisme dans l'armée et la Royal Air Force britanniques :
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour mémoire, Angela Merkel est allée à Moscou le 10 mai 2015, un jour après les célébrations du 9 mai et un an après l'annexion de la Crimée : https://www.dw.com/en/merkel-in-moscow-for-compromise-wwii-commemoration/a-18442032 Angela Merkel est arrivée à Moscou pour commémorer les soldats soviétiques tombés pendant la Seconde Guerre mondiale. La présence de la chancelière allemande est considérée comme un compromis après qu'elle se soit tenue à l'écart d'un défilé militaire russe la veille. La Russie a organisé samedi un grand défilé pour célébrer le 70e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie. La plupart des pays occidentaux ont boycotté les festivités en raison de l'annexion de la Crimée par la Russie et de son soutien continu aux séparatistes dans l'est de l'Ukraine. Dans le cadre d'un compromis apparent, Mme Merkel est arrivée dimanche dans la capitale russe pour déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu et s'entretenir avec le président Vladimir Poutine. Cela fait suite à un voyage de Merkel et Hollande à Moscou en février de la même année : https://www.lefigaro.fr/international/2015/02/05/01003-20150205ARTFIG00451-hollande-et-merkel-en-emissaires-de-paix.php Le président français et la chancelière allemande sont ainsi arrivés ce vendredi vers 16h à Moscou pour s'entretenir aussitôt avec Poutine. « Le plan de paix franco-allemand prévoirait la neutralité de l'Ukraine et une solution fédérale gelant le conflit dans l'est du pays. Mais il ne réglerait pas le fond du problème » -
https://fair.org/home/whats-in-a-gulfs-name-a-test-for-democracy/ (18 février 2025) Si vous avez moins de 30 ans, vous ne vous souvenez probablement pas qu'il fut un temps, aux États-Unis, où l'on nous ordonnait pratiquement de haïr la France. Après que le plus vieil allié européen du pays a exprimé son opposition à l'invasion de l'Irak par les États-Unis (Guardian, 1/22/03 ; Brookings, 24/02/03), des experts de droite ont qualifié les Français de « singes de la capitulation », exhortant les Américains à boycotter les produits français (New York Post, 15/03/03 ; Guardian, 31/03/03). Dans le même temps, les médias favorables à la guerre ont exhorté à supprimer le mot « français » de notre vocabulaire, en commençant par rebaptiser les frites « frites de la liberté » (New York Times, 8/4/06 ; LA Times, 2/11/19 ; Washington Post, 2/11/19). Nous avons même eu droit à un nouveau petit-déjeuner : le freedom toast (CNN, 3/12/03). Aucune police linguistique fédérale n'a été déployée dans les communautés locales, bien que le changement de nom ait atteint le menu de la cafétéria de la Chambre des représentants (Daily News, 2/12/19). Lorsque le président Donald Trump a rebaptisé le golfe du Mexique « golfe d'Amérique » par décret (USA Today, 2/10/25), l'époque des « frites de la liberté » est revenue à la mémoire de beaucoup d'entre nous. Une fois de plus, les malheurs du pays étaient imputés à un autre pays ; tout, de la drogue à l'anxiété économique, pouvait être imputé à notre voisin du sud, désormais dirigé par une femme, gauchiste, climatologue juive (FAIR.org, 6/4/24). Tout comme les néoconservateurs, dans l'après-11 septembre, ont fait jouer leurs muscles impérialistes contre la « vieille Europe » (RFE/RL, 1/24/03), rebaptiser le Golfe est une autre façon pour cette administration républicaine revancharde et expansionniste d'affirmer que la doctrine Monroe est de retour en force, et que le reste de l'hémisphère ferait mieux de s'y habituer. Tout comme les « freedom fries », l'ensemble du spectacle « Gulf of America » ressemble à la folie d'un dictateur qui a perdu la tête, un peu comme le président latino-américain fictif dans le film Bananas de Woody Allen qui déclare que la langue officielle de son pays sera désormais le suédois. Malheureusement, ce n'est pas drôle. Google Maps l'a rebaptisé « Golfe d'Amérique » pour ceux qui lisent depuis les États-Unis, et Google « semble avoir supprimé certaines critiques négatives laissées dans le sillage de son changement de nom » (BBC, 13/02/25). Apple a apporté la même modification à son service de cartographie, mais cette initiative n'a pas réussi à gagner la confiance de la Maison Blanche, qui continue à se méfier de l'entreprise (New York Post, 13/02/25). Par ailleurs, les compagnies pétrolières apprécient la démarche de Trump (Wall Street Journal, 2/15/25). La capitulation d'Apple et de Google confirme la crainte largement répandue que ce ne soit pas seulement Elon Musk qui fasse le sale boulot de Trump pour défaire la démocratie, mais que la communauté Big Tech en général se soit alignée pour rester dans les bonnes grâces du pouvoir exécutif. Tim Cook, PDG d'Apple, et Google ont chacun fait don d'un million de dollars pour l'inauguration présidentielle de cette année (Axios, 1/3/25 ; CNBC, 1/9/25). En général, dans le journalisme, les noms de lieux et d'institutions ont une connotation politique particulière, et il peut être difficile de faire un choix de style pour un média. Cette ville d'Irlande du Nord s'appelle-t-elle Derry, selon les républicains irlandais, ou Londonderry, selon les loyalistes pro-britanniques (Irish Post, 7/24/15) ? Le choix d'orthographier la capitale de l'Ukraine Kyiv ou Kiev peut indiquer au monde quel camp de la guerre vous êtes le plus favorable (USA Today, 4/13/22). Pendant l'occupation indonésienne du Timor oriental, il était courant pour les médias américains d'indiquer la date des reportages en provenance de la capitale du Timor oriental comme « Dili, Indonésie » (Extra !, 11-12/93). Cela reflétait l'acceptation par Washington de la conquête indonésienne ; vous n'auriez pas trouvé des reportages américains pendant l'occupation du Koweït par Saddam Hussein avec la mention « Koweït City, Iraq ». Ces choix peuvent être difficiles pour un média qui veut être à la fois précis et impartial, mais le choix d'éviter de se laisser aller à l'idiotie de Trump est simple. Il n'y a jamais eu de mouvement « Gulf of America », ni de croyance générale aux États-Unis que le golfe du Mexique était en quelque sorte mal nommé, jusqu'à ce que cet ordre sorte de nulle part. Ce que l'administration Trump a fait, c'est créer une fausse controverse afin d'intimider les médias et le public pour qu'ils acceptent ce qu'elle dit, même si c'est étrange, donnant ainsi à l'exécutif la possibilité de censurer ceux qui ne s'y conforment pas. La seule façon pour une société démocratique de ne pas tomber dans l'autoritarisme est que les gens refusent de se conformer, même pour les petites choses. Google et Apple ont déjà échoué à ce test. D'autres membres des médias d'entreprise ont également échoué en ne prenant pas la défense d'Associated Press. David Brooks, chroniqueur conservateur au New York Times, est apparu sur Fox News (16/02/25) pour sympathiser avec la Maison Blanche, rejetant l'affaire comme l'attitude antagoniste habituelle de la Maison Blanche avec la presse. The Atlantic (2/15/25), tout en admettant que « refuser l'accès à un média en raison de son choix de mots viole le premier amendement », a déclaré qu'il s'agissait d'un « combat que l'AP n'aurait probablement jamais dû engager en premier lieu », indiquant que les médias devraient simplement abandonner face aux demandes insensées d'un autocrate. En fait, le centriste Atlantic semble être en phase avec la tribune du conservatisme américain, la National Review (14/02/25), qui a admis que Trump était « stupide et digne de Big Brother “, mais que ” les journalistes de l'AP souffrent d'une odieuse mentalité d'ayant-droit ».
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
La première administration Trump a envenimé les choses de deux façons : - en fournissant à l'Ukraine les armes que l'administration Obama ne voulait pas fournir - en créant en Ukraine des bases secrètes de la CIA -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : considérations géopolitiques et économiques
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.compactmag.com/article/reality-is-winning-the-ukraine-narrative-war/ (20 février 2025) George Beebe Alors que les armées russe et ukrainienne s'affrontent violemment sur les champs de bataille sanglants de l'Europe de l'Est, une guerre parallèle se déroule depuis longtemps dans la sphère médiatique, où des armées de guerriers de l'information s'affrontent pour façonner la façon dont les opinions publiques occidentales perçoivent le conflit. L'armée dominante dans cette guerre de l'information est composée de la plupart des gouvernements occidentaux et des principaux organes de presse, soutenus par un formidable éventail de sociétés de relations publiques travaillant en partenariat avec le gouvernement ukrainien [1]. Elle a insisté sur le fait que la guerre en Ukraine doit être considérée comme une variante moderne de l'agression de l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, Poutine reprenant le rôle hitlérien de dictateur revanchard cherchant à s'emparer de terres et à dominer l'Europe. S'il n'est pas stoppé par une force militaire résolue, ses armées se déplaceront de l'Ukraine vers les États baltes, la Pologne et au-delà. Face à cette armée, un groupe d'experts réalistes et de sceptiques anti-establishment soutiennent que les origines de la guerre ressemblent davantage à celles de la Première Guerre mondiale. À des degrés divers, ils reconnaissent que les attitudes paternalistes de la Russie à l'égard de l'Ukraine ont joué un rôle important dans les motivations de Moscou, mais ils affirment que l'invasion est fondamentalement le produit de ce que les théoriciens des relations internationales appellent un « dilemme de sécurité ». Les mesures prises par l'OTAN pour renforcer la sécurité de ses membres et de ses aspirants ont été perçues comme une menace par Moscou. Les efforts agressifs de la Russie pour bloquer ces mesures ont menacé l'Occident, produisant une spirale d'action et de réaction qui a continué à s'intensifier en l'absence d'efforts diplomatiques pour l'arrêter. Ce débat a toutefois été largement mené en dehors des grands médias. À l'intérieur de ces derniers, la guerre de l'information a longtemps été une déroute. L'armée dominante a insisté pour que les articles décrivent l'invasion de la Russie comme « non provoquée », rejetant tout lien avec l'expansion de l'OTAN [2]. Ceux qui suggéraient que la guerre avait des origines plus complexes étaient frappés d'anathème, car ils étaient considérés comme des apologistes du Kremlin. Les informations sur les revers ukrainiens ont été minimisées, tandis que les faiblesses russes ont été soulignées dans le but de maintenir ou d'accroître les flux d'aide militaire et économique de l'Occident. Ce discours a exclu tout compromis entre la Russie et l'Occident comme moyen de mettre fin à la guerre, le qualifiant d'« apaisement », un signe de faiblesse qui ne ferait qu'inciter la Russie à lancer de nouvelles attaques. La guerre ne pouvait se terminer que par une victoire ukrainienne sur le champ de bataille ou par une capitulation russe à la table des négociations, privant ainsi la Russie de la possibilité de croire qu'elle avait profité d'une manière ou d'une autre de l'agression. [1] https://www.politico.com/news/2022/03/17/influencers-ukrainian-pr-machine-00018299 En coulisses, un réseau de professionnels des relations publiques, de lobbyistes et d'anciens fonctionnaires a également mis en place une puissante machine à messages qui permet de tirer les ficelles de la couverture médiatique et de l'élaboration des politiques. L'un des plus grands acteurs de pouvoir de Washington pour l'Ukraine est Andrew Mac, un conseiller de Zelenskyy qui dirige le bureau de Washington d'un cabinet d'avocats ukrainien et qui a servi de liaison avec les médias pour le compte de Zelenskyy. « Le gouvernement ukrainien, M. Zelenskyy lui-même et les personnes qui l'entourent sont assez sophistiqués », a déclaré l'ancien ambassadeur des États-Unis en Russie, Michael McFaul, aujourd'hui professeur à Stanford, qui a été en contact fréquent avec le gouvernement de M. Zelenskyy. « Les personnes qui entourent M. Zelenskyy sont en quelque sorte des intermédiaires et des interlocuteurs. Ils interagissent avec les élites et les médias américains depuis longtemps ». Par ailleurs, deux entreprises qui représentent l'association ukrainienne de l'industrie pétrolière et gazière sont devenues de facto des émissaires de la cause ukrainienne. Yorktown Solutions, un cabinet de lobbying dirigé par Daniel Vajdich, a mené de vastes campagnes de sensibilisation sur la colline du Capitole, tandis que KARV Communications, une société de relations publiques basée à New York, s'est concentrée sur le traitement des demandes de renseignements émanant de la presse, selon des entretiens avec des employés des deux sociétés. L'administration a sanctionné la société à l'origine du gazoduc Nord Stream 2 et a interdit les importations de pétrole et de gaz en provenance de Russie à la demande des lobbyistes de l'industrie pétrolière et gazière ukrainienne. Aujourd'hui, des entreprises se présentent pour représenter les intérêts ukrainiens. Mercury Public Affairs, qui a déjà eu des clients russes, s'est inscrit pour faire du lobbying pour GloBee International Agency for Regional Development, une agence de conseil à but non lucratif qui soutient l'Ukraine. L'agence de communication stratégique Portland, qui représente également le gouvernement du Qatar, a déclaré qu'elle aidait « les représentants de la société civile ukrainienne à entrer en contact avec les décideurs politiques et les médias ». Un avocat du Maryland, Lukas Jan Kaczmarek, s'est enregistré auprès du ministère de la justice pour fournir des équipements et du matériel au ministère ukrainien de la défense. Mac, qui s'est enregistré en tant que lobbyiste pour Zelenskyy auprès du ministère de la Justice fin 2019, a déclaré qu'il ne recevait aucune rémunération pour son rôle de conseiller. Pour l'avocat formé aux États-Unis, diplômé de l'Université Vanderbilt et de l'Université Lehigh, la question est personnelle. Enfant d'Ukrainiens, M. Mac a vécu huit ou neuf ans dans le pays. Deux journalistes ont confirmé que M. Mac est régulièrement en contact avec des journalistes à Washington et qu'il a parfois facilité des interviews très médiatisées du président ukrainien. L'année dernière, il a aidé à organiser l'apparition de Zelenskyy dans l'émission HBO d'Axios, selon les documents déposés auprès du ministère de la justice. [2] voir : https://forum.air-defense.net/topic/26674-guerre-russie-ukraine-2022-considérations-géopolitiques-et-économiques/page/712/#comment-1677240 -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Quelqu'un lui a dit que Musk ne soutenait pas les Conservateurs, mais Reform UK ? -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Si encore c'était au service des oligarchies nationales... Les ambitions affichées par l’UE en matière de souveraineté numérique restent fragilisées par au moins trois caractéristiques inhérentes au projet européen : son caractère supranational, néolibéral et atlantiste. La faiblesse et l’incohérence de la stratégie industrielle (numérique) européenne, par exemple, ne sont donc pas uniquement dues aux forces centrifuges des États membres. Elles sont également l’expression de l’aversion historique de l’UE elle-même pour ces notions. On a ainsi beaucoup glosé sur le choix (effectivement douteux) de la commissaire Vestager de nommer l’américaine Fiona Scott Morton au poste d’économiste en chef de la concurrence, l’année dernière16. Beaucoup y ont vu un revirement incompréhensible de la part de celle qui s’était pourtant taillée une réputation de « bête noire des GAFAM ». Mais c’est se méprendre sur le sens de son « combat » contre ces entreprises, dont elle critique d’abord et avant tout les pratiques anti-concurrentielles au nom d’une vision idéalisée du « marché » typiquement néolibérale. Son précédent économiste en chef depuis 2019, le Belge Pierre Régibeau, expliquait d’ailleurs dans une interview récente qu’il continuait de croire que « l’Europe est mieux servie par une concurrence mondiale maximale », allant jusqu’à affirmer que « si l’industrie lourde européenne disparaît, qu’il en soit ainsi, parce qu’il le faut ». Enfin, « l’éléphant dans la pièce » du débat sur la souveraineté numérique européenne a pour nom les États-Unis. Il est en effet évident que c’est vis-à-vis de ces derniers et de leurs entreprises technologiques que l’UE est la plus dépendante et la plus vulnérable. Un exemple parmi tant d’autres : en mars dernier, le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) accusait la Commission d’avoir violé ses propres règles de protection des données dans son utilisation de Microsoft 365… Plus largement, que ce soit dans les domaines du cloud, des réseaux sociaux, de la recherche en ligne ou encore des systèmes d’exploitation et la bureautique, le marché numérique européen demeure quasi intégralement dominé par des acteurs américains – tandis que les révélations d’Edward Snowden, en 2013, ont montré la porosité qui existait entre ces acteurs et les services de renseignements des États-Unis. Toute velléité de souveraineté numérique européenne devrait donc commencer d’abord et avant tout par s’émanciper de cette domination de fait. Un objectif qui se heurte à la persistance d’un alignement – voire d’une subordination – historique de l’UE aux intérêts géopolitiques américains, encore une fois y compris au mépris de ses propres intérêts, une situation que la guerre en Ukraine n’a, à nouveau, fait que renforcer. En avril dernier, on apprenait par exemple que l’agence européenne pour la cybersécurité (ENISA) proposait d’abandonner les exigences de souveraineté dans son nouveau projet de certification de cybersécurité pour le cloud, facilitant ainsi d’autant plus l’accès des mastodontes américains du secteur aux juteux marchés gouvernementaux notamment. En 2021 déjà, moins d’un an après que la France et l’Allemagne aient annoncé le lancement en grandes pompes du projet Gaia-X, censé réaffirmer la souveraineté de l’Europe dans le cloud face à la domination américaine, l’initiative était finalement ouverte… aux GAFAM et à leurs homologues chinois. -
Océanie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.rnz.co.nz/international/pacific-news/541685/new-zealand-urged-not-to-overreact-in-cook-islands-dispute (12 février 2025) Le premier ministre des îles Cook, Mark Brown, promet que rien dans l'accord [avec la Chine] n'inquiétera la Nouvelle-Zélande, mais le ministre néo-zélandais des affaires étrangères, Winston Peters, a fait part de sa colère de ne pas avoir été mis dans le coup. Iati Iati : C'est la raison pour laquelle les îles Cook cherchent à ouvrir cette nouvelle frontière avec les minéraux des grands fonds marins. Il est évident que nous [Néozélandais] n'avons pas l'expertise nécessaire pour le faire pour les Cook. Si c'était le cas, nous l'aurions déjà fait. La Chine dispose de l'expertise, de la technologie et de l'infrastructure nécessaires et, par conséquent, les îles Cook ne font que combiner deux choses : des aspirations de développement à long terme avec un partenaire qui a la capacité de les réaliser. Wellington doit vraiment mettre un peu de substance derrière cette rhétorique d'appartenance à la famille du Pacifique et faire confiance à ce que font ces pays. La plupart de ces pays ne veulent pas franchir de lignes rouges en matière de sécurité. Ils comprennent donc les intérêts de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie en matière de sécurité, et ce qu'ils recherchent, c'est de faire avancer leurs intérêts en matière de développement.- 234 réponses