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Wallaby

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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://responsiblestatecraft.org/mali/ (22 septembre 2024) Depuis son arrivée au pouvoir, la junte actuelle a combiné la répression et la distorsion de la réalité. Certains rebelles et communautés font l'objet de frappes de drones et/ou de massacres, tandis que d'autres zones de conflit sont laissées à l'abandon - tout cela alors que les autorités utilisent un environnement médiatique étroitement contrôlé pour recouvrir Bamako, en particulier, d'une sorte de réalité alternative. L'issue la plus prometteuse et la plus réaliste ne semble pas résider dans la bravade des juntes qui, d'une manière ou d'une autre, renverseraient la situation par magie, ni dans l'espoir que des manifestations populaires chassent les juntes et amènent des civils bienveillants, ni encore dans la vague idée qu'il existe une formule toute faite pour la « contre-insurrection » et la « bonne gouvernance » qui pourrait être concoctée dans une salle de conférence de la Banque mondiale ou dans une mission de l'USAID. Au contraire, quelqu'un à Bamako, Ouagadougou et Niamey devra, comme l'ont fait beaucoup de ceux qui ont siégé dans les palais présidentiels avant eux, passer des accords [de paix] avec les hommes armés. Sinon, la région restera coincée entre les insurgés qui ne veulent pas abandonner et les soldats qui ne peuvent pas gagner.
  2. Ce point parait trop restrictif, excluant l'empire Achéménide, décrit ainsi par Edmond Lévy (La Grèce au Ve siècle, p. 10) : Les Achéménides, qui dans leur titulature, sont qualifiés de rois de l'univers, et de rois des quatre directions (de l'espace), entendent exercer un empire universel. Comme ils représentent la rectitude (arta), quiconque s'oppose à eux est dans le mensonge, et tout ennemi est, par définition, un rebelle. Demander à de nouveaux peuples « la terre et l'eau », symboles de la soumission, n'est donc pas faire preuve d'impérialisme, mais réclamer son dû. Pour le reste, à condition qu'on ne se révolte pas, leur domination, sauf peut-être pour l'Égypte sous Cambyse, est assez douce : pourvu qu'on verse le tribut, et, quand c'est nécessaire, qu'on fournisse des contingents nécessaires, on est libre de garder ses coutumes et de se gouverner comme on l'entend. Cela correspond assez bien à l'empire américain actuel.
  3. https://www.theguardian.com/world/2024/sep/26/iwao-hakamada-acquitted-murder-japan-death-row Un Japonais qui a passé 46 ans dans le couloir de la mort innocenté de ses meurtres Iwao Hakamada a été déclaré non coupable du meurtre de son patron et de sa famille en 1966, à l'issue d'un nouveau procès ordonné il y a dix ans. « Les enquêteurs ont altéré les vêtements en les maculant de sang », indique l'arrêt, qui critique le recours à des “interrogatoires inhumains destinés à forcer une déclaration ... en imposant des douleurs mentales et physiques”.
  4. En fait l'espoir de Zelensky aujourd'hui, c'est d'obtenir des armes à longue portée américaines (ou françaises ou anglaises ou allemandes), de faire avec ces armes à longue portée suffisamment de mal à la Russie pour que la Russie riposte en attaquant non pas l'Ukraine mais l'Amérique (ou la France ou l'Angleterre ou l'Allemagne) de façon à créer un conflit généralisé entre la Russie et l'OTAN. À partir de là il peut dire que sa mission est accomplie : il ne s'agit plus d'un conflit où l'Ukraine est seule, mais d'une guerre quasi-mondiale. Il est dans la position de Churchill avant le 8 décembre 1941, espérant le plus fort possible que les Japonais attaquent l'Amérique.
  5. https://www.npr.org/2022/03/26/1089014039/biden-says-of-putin-for-gods-sake-this-man-cannot-remain-in-power S'exprimant samedi (26 mars 2022) à Varsovie, en Pologne, le président Biden a déclaré à propos du président russe Vladimir Poutine : « Pour l'amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir ». On prend les paris que lorsque Joe Biden fera ses adieux à la Maison Blanche, en janvier 2025, Vladimir Poutine sera toujours le maître du Kremlin ? M. Biden a évoqué les sanctions américaines à l'encontre de la Russie et a déclaré qu'elles avaient endommagé l'économie russe. « Le rouble a été réduit à un tas de décombres » ("The ruble was reduced to rubble,") [Très drôle, la rime !], a-t-il déclaré.
  6. https://www.ft.com/content/d328f5c3-8ac2-4355-853a-308890573afd (New York ‘indefinitely’ pauses Manhattan congestion pricing scheme , 5 juin 2024) La ville de New York va « suspendre indéfiniment » un plan de tarification des embouteillages qui a été élaboré pendant des années, a déclaré mercredi la gouverneure de l'État, Kathy Hochul, jetant l'incertitude sur des milliards de dollars de financement prévu pour un système de transport public en difficulté. Mme Hochul, une démocrate, a invoqué la lenteur du redressement de la ville de New York après la pandémie de Covid et les coûts élevés qui pèsent sur les New-Yorkais ordinaires pour mettre de côté ce qui avait été l'une des initiatives les plus importantes de la ville depuis des années. Inspiré de systèmes similaires mis en place à Londres et à Stockholm, le plan new-yorkais de tarification de la congestion a été approuvé par le gouverneur de l'époque, Andrew Cuomo, et le corps législatif de l'État en 2019, plus de dix ans après avoir été proposé pour la première fois par l'administration du maire de New York, Michael Bloomberg. Il prévoyait l'installation de péages électroniques pour faire payer aux automobilistes environ 15 dollars pour entrer dans certaines zones de Manhattan en dessous de la 60e rue. Le plan avait immédiatement suscité de vives protestations et des contestations juridiques de la part du New Jersey voisin, où le gouverneur Phil Murphy, également démocrate, s'est plaint qu'il s'agissait d'une taxe injuste pour les résidents qui se rendent à New York en voiture. Les automobilistes paient déjà environ 15 dollars pour entrer dans Manhattan par un pont ou un tunnel.
  7. source : https://instituteforglobalaffairs.org/2024/09/vox-populi-battlegrounds/ (23 septembre 2024)
  8. https://lvsl.fr/mirages-de-la-souverainete-numerique-europeenne/ (28 mai 2024) Les ambitions affichées par l’UE en matière de souveraineté numérique restent fragilisées par au moins trois caractéristiques inhérentes au projet européen : son caractère supranational, néolibéral et atlantiste. La faiblesse et l’incohérence de la stratégie industrielle (numérique) européenne, par exemple, ne sont donc pas uniquement dues aux forces centrifuges des États membres. Elles sont également l’expression de l’aversion historique de l’UE elle-même pour ces notions. On a ainsi beaucoup glosé sur le choix (effectivement douteux) de la commissaire Vestager de nommer l’américaine Fiona Scott Morton au poste d’économiste en chef de la concurrence, l’année dernière16. Beaucoup y ont vu un revirement incompréhensible de la part de celle qui s’était pourtant taillée une réputation de « bête noire des GAFAM ». Mais c’est se méprendre sur le sens de son « combat » contre ces entreprises, dont elle critique d’abord et avant tout les pratiques anti-concurrentielles au nom d’une vision idéalisée du « marché » typiquement néolibérale. Son précédent économiste en chef depuis 2019, le Belge Pierre Régibeau, expliquait d’ailleurs dans une interview récente qu’il continuait de croire que « l’Europe est mieux servie par une concurrence mondiale maximale », allant jusqu’à affirmer que « si l’industrie lourde européenne disparaît, qu’il en soit ainsi, parce qu’il le faut ». Enfin, « l’éléphant dans la pièce » du débat sur la souveraineté numérique européenne a pour nom les États-Unis. Il est en effet évident que c’est vis-à-vis de ces derniers et de leurs entreprises technologiques que l’UE est la plus dépendante et la plus vulnérable. Un exemple parmi tant d’autres : en mars dernier, le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) accusait la Commission d’avoir violé ses propres règles de protection des données dans son utilisation de Microsoft 365… Plus largement, que ce soit dans les domaines du cloud, des réseaux sociaux, de la recherche en ligne ou encore des systèmes d’exploitation et la bureautique, le marché numérique européen demeure quasi intégralement dominé par des acteurs américains – tandis que les révélations d’Edward Snowden, en 2013, ont montré la porosité qui existait entre ces acteurs et les services de renseignements des États-Unis. Toute velléité de souveraineté numérique européenne devrait donc commencer d’abord et avant tout par s’émanciper de cette domination de fait. Un objectif qui se heurte à la persistance d’un alignement – voire d’une subordination – historique de l’UE aux intérêts géopolitiques américains, encore une fois y compris au mépris de ses propres intérêts, une situation que la guerre en Ukraine n’a, à nouveau, fait que renforcer. En avril dernier, on apprenait par exemple que l’agence européenne pour la cybersécurité (ENISA) proposait d’abandonner les exigences de souveraineté dans son nouveau projet de certification de cybersécurité pour le cloud, facilitant ainsi d’autant plus l’accès des mastodontes américains du secteur aux juteux marchés gouvernementaux notamment. En 2021 déjà, moins d’un an après que la France et l’Allemagne aient annoncé le lancement en grandes pompes du projet Gaia-X, censé réaffirmer la souveraineté de l’Europe dans le cloud face à la domination américaine, l’initiative était finalement ouverte… aux GAFAM et à leurs homologues chinois.
  9. https://lvsl.fr/technopolitique-dasma-mhalla-la-democratie-du-nous-contre-eux/ (16 mai 2024) Asma Mhalla Technopolitique – Comment la technologie fait de nous des soldats Les technologies de « l’hypervitesse » menacent les démocraties libérales, infiltrent les moindres interstices de nos vies, jusqu’à véroler de l’intérieur la construction d’un régime de vérité partagé. En cause, un projet de « Technologie Totale (…) par sa volonté de puissance et de contrôle hors limite » (p. 13), indifférent aux opinions politiques, compatible avec « tous les clivages et antagonismes traditionnels » (p. 36), et surtout, en voie de militarisation. Une « guerre cognitive » gronderait, avec pour champ de bataille nos cerveaux, nouvelles cibles bientôt altérées par les implants Neuralink (Elon Musk) dans le but de « lire vos pensées et de modeler votre esprit » (p. 126) : une forme de guerre de l’opium 2.0. En plus des risques liés à la convergence déjà consommée de l’intelligence artificielle et des armées, sont pointés les enchevêtrements entre intérêts publics et privés, faisant émerger un dilemme insoluble entre « Big Tech » et « Big State », la relation entre les deux étant « liquide, variable, lunatique, ambivalent[e] » (p. 150). Si certaines conditions sont posées à cette capitulation (et notamment « l’inter-nationalisation » des « Big Tech » dans le but d’en faire des « bien communs immatériels propres aux pays de l’Alliance » p. 239), reste un paradoxe, celui d’avoir longuement déplié la liste des controverses suscitées par ces mêmes « Big Tech » au cours de la décennie passée (Facebook, Clearview, Palantir et tant d’autres), pour finir dans leurs bras, pour ne dire sous leur joug – en postulant que ceux-là se laisseront faire quand il s’agira de les mettre au service du bien commun. Cette idée se double d’une proposition plus générale encore : assumer juridiquement la fusion Europe / États-Unis et sa composante civilisationnelle, à travers une « “souveraineté élargie”, une co-gouvernance transatlantique solidaire, une Alliance Technologique de nouvelle génération à laquelle le citoyen, le Big Citizen, prendrait part en se présentant directement face aux deux autres pôles, Big Tech et Big State » (p. 231). Comment ?
  10. (suite) L’Inde, dont les exportations de riz représentent 40% des exportations mondiales de cette céréale – une performance avec laquelle aucun pays ne peut rivaliser –, avait, en 2022, exporté près de 18 millions de tonnes de riz non basmati (sur les 22 millions de tonnes de riz que l’Inde exporte, le riz basmati n’en représente que quatre). En 2023, le gouvernement a suspendu ces exportations pour réinjecter 17,5 millions de tonnes de riz sur son marché intérieur (4 millions de riz basmati restant destinés à l’exportation) et contenir ainsi les hausses de prix alors que la production décline. D’après les estimations les plus sérieuses, l’Inde devra en effet produire 311 millions de tonnes de céréales et de légumineuses d’ici 2030 et 350 millions d’ici 2050 pour subvenir aux besoins de sa population. Pour cela, le pays doit soit augmenter la productivité, soit augmenter les surfaces cultivées – ou, mieux encore, faire les deux à la fois. Si le scénario noir ne se réalise pas, la sécurité alimentaire de l’Inde paraît garantie à moyen terme. La variable décisive, de ce point de vue, n’est autre que le changement climatique : si la sécheresse, les inondations et les autres intempéries récentes ne sont pas structurelles mais attribuables à El Niño, l’Inde pourra sans doute retrouver la trajectoire antérieure aux années 2020. Sinon, les risques de perte d’autosuffisance, déjà notables pour quelques denrées, constitueront des défis majeurs pour le plus grand pays du monde en population. La croissance démographique appelée à se poursuivre jusqu’au milieu du siècle ne sera dès lors pas un atout, mais une contrainte. Même si l’Inde retrouve de bons taux de croissance agricoles, les scénarios mis en avant dans cette note et celui du NITI Aayog montrent que la malnutrition est appelée à demeurer un mal chronique dans l'Inde du XXIe siècle, simplement parce qu’il faudrait que le pays multiplie les taux moyens annuels de réduction évoqués plus haut par deux ou trois pour remédier à ce phénomène de manière significative.
  11. https://www.institutmontaigne.org/ressources/pdfs/publications/note-scenarios-inde-2050-le-defi-de-la-securite-alimentaire.pdf (juin 2024) Le défi de la sécurité alimentaire En 2023, l’Inde se classe au 111e rang sur les 125 pays pris en considération par le Global Hunger Index, un indice dont le calcul repose sur quatre critères : la sous-nutrition générale de la population, le poids des enfants de moins de cinq ans, leur taille et leur taux de mortalité. L’Inde décroche de plus en plus au classement réalisé tous les ans sur la base de cet indice : elle figurait au 107e rang sur 121 en 2022, au 103e rang sur 119 en 2018, au 100e en 2017 et au 97e en 2016. À noter qu’en 2023, le seul pays d'Asie du Sud qui se classe derrière l'Inde, et seulement de peu, est l'Afghanistan, qui figure au 114 e rang, tandis que le Sri Lanka est 60e , le Népal, 69e , le Bangladesh 81e et le Pakistan 102e . Seuls Haïti et douze pays d’Afrique sub-saharienne occupent un rang inférieur à celui de l’Inde. Le rapport de la FAO sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde en 2022 indique que le nombre de personnes sous-alimentées en Inde s'élève à 224,3 millions en 2019-2021, soit 16% de sa population. Ces données sont corroborées par les chiffres rendus disponibles par l’Inde elle-même. En 2016 déjà, le National Nutrition Monitoring Bureau indiquait que 35 % des hommes et des femmes habitant en zone rurale souffraient de malnutrition, et que c’était le cas de 42 % des enfants, des chiffres qui n’avaient jamais été aussi mauvais depuis les années 1970. La dernière enquête nationale sur la santé familiale 2019-2021 (NFHS- 5) révèle, dans la même veine, qu'environ un tiers des enfants indiens de moins de cinq ans sont en insuffisance pondérale et présentent un retard de croissance : 36% des enfants de moins de cinq ans sont trop petits pour leur âge, ce qui est un signe de sous-nutrition chronique, 19% sont trop minces par rapport à leur taille, ce qui est aussi un signe de sous-nutrition aiguë, tandis que 32% sont en insuffisance pondérale. Si l’Inde continue à ce rythme, la proportion d'enfants indiens souffrant d’un retard de croissance dû à la sous-alimentation ne tombera sous les 10% qu'en 2076. En 2007, la National Food Security Mission a fait des légumineuses une priorité et est parvenue à porter la production de 14,2 millions de tonnes en 2006-07 à plus de 17 millions de tonnes en 2011-12. La production est néanmoins retombée à son niveau de 2007 entre 2013 et 2016 à la suite de sécheresse à répétition. Si la production est ensuite repartie à la hausse, l’Inde ne parvient pas à subvenir aux besoins de sa population, de sorte qu’en 2021-22, le pays a importé 2,7 millions de tonnes de légumineuses. Or les légumineuses sont parmi les premières sources de protéines pour les Indiens, surtout lorsqu’ils sont végétariens. C’est principalement faute d’une alimentation suffisamment protéinée que l’Inde dévisse dans les classements internationaux. Les ruraux de l’Inde consomment 194 grammes de protéines par jour, et les urbains, 242 grammes, soit bien moins que les 459 grammes recommandés. Ce déficit s’explique aussi par une consommation insuffisante de fruits et légumes et de légumineuses. Le National Programme of Nutritional Support to Primary Education consiste à offrir un repas gratuit aux enfants des écoles publiques des classes maternelles et primaires. Cette politique, d’une ampleur unique au monde, permet à la fois d’attirer les enfants pauvres à l’école et de les nourrir. Mais les repas n’accordent souvent qu’une place très limitée à ce qui n’est pas riz et blé. Les familles vivant sous le seuil de pauvreté disposent d’une carte de rationnement leur permettant d’acheter leur nourriture à un prix inférieur à celui du marché. Là encore, les denrées qui leur sont ainsi accessibles – souvent de très médiocre qualité – n’accordent qu’une place marginale aux légumineuses, aux fruits et aux légumes. La FAO évalue à 40 % les produits agricoles perdus en Inde en raison de mauvaises conditions de stockage, de conservation et de transport 24 . 1,3 milliard de tonnes de production de denrées sensibles (fruits, lait, etc.) sont ainsi perdues faute d’une chaîne du froid efficiente. [Voir à ce sujet aussi les solutions biomimétiques, sans chaîne du froid, qui renforcent les défenses des fruits et légumes en leur permettant de se conserver plus longtemps, proposées par Deepak Rajmohan : https://www.growthmentor.com/startup-accelerators/rockstart/greenpod-labs/ & https://medium.com/india-biotech-leaders-of-tomorrow/green-pod-labs-transforming-food-technology-with-sustainable-solutions-948597b59f00 ] Mesurer l’évolution de la pauvreté en Inde est devenu difficile. L’organisme statistique chargé de cette mesure, le National Sample Survey Office, a vu son rapport sur le sujet rejeté par le gouvernement en 2019. Ce rapport montrait que le pourcentage de ruraux vivant sous le seuil de pauvreté avait augmenté pour la première fois depuis que cette mesure avait été introduite dans les années 1970, passant de 31 à 35 % de la population – soit de 380 à 456 millions de personnes. Le fait que les rendements agricoles ne progressent plus aussi vite qu’avant, notamment ceux des cultures incontournables que sont le riz et le blé, est l’un des principaux facteurs expliquant la persistance de la pauvreté en milieu rural. Cette stagnation est en partie attribuée à l’appauvrissement des terres que l’addition d’engrais ne suffit pas à compenser. Le « fertiliser response ratio » (indicateur de la réactivité de la fertilité du sol suite à l'application d'engrais), calculé par le Department of fertilisers du ministère indien de l’Agriculture, est ainsi passé de 13,4 en 1970 à 4,1 en 2000 et a sans doute continué à baisser depuis. La Révolution Verte, bien qu'elle ait permis une augmentation de la production agricole, explique également en partie la stagnation des rendements du fait de l’essor des monocultures et de l'utilisation excessive de pesticides. Le fait que les paysans subissent une baisse tendancielle de leurs revenus tient aussi au fait que les exploitations sont de plus en plus petites. Par ailleurs, les surfaces agricoles ne progressent plus – une tendance liée à la compétition pour la terre que l’industrie (voire les fermes solaires) livre aux fermiers, mais aussi à la dégradation des sols. Or 147 millions d’hectares subissent d’ores et déjà une dégradation significative du fait de différentes formes d’érosion (éolienne ou aquatique) et du fait de la salinisation. Des facteurs conjoncturels remontent pour certains aux années 1990, décennie au cours de laquelle, dans le cadre de la libéralisation économique, la priorité a été accordée à l’industrie et aux services – une tendance qui s’est amplifiée sous Narendra Modi. Premièrement, l’État a encore réduit ses investissements dans le secteur agricole. Un expert en la matière indiquait ainsi que ces investis- sements avaient diminué de 1% par an, en termes réels, au cours des quatre premières années du mandat de Narendra Modi, commencé en 2014. Deuxièmement, les prix agricoles, fixés par l’État, n’ont pas crû autant que ceux des intrants et des denrées alimentaires. Troisièmement, le gouvernement Modi a procédé à des coupes sévères dans un important programme de lutte contre le pauvreté (introduit par son prédécesseur Manmohan Singh), le Mahatma Gandhi National Rural Employment Guarantee Scheme (MGNREGA), qui prévoyait l’octroi de cent jours de salaire minimum à toutes les familles des campagnes indiennes victimes de sous-emploi. Quatrièmement, la crise du Covid-19 a marqué un tournant majeur en accélérant une tendance au déclin de la main-d’œuvre industrielle qui avait commencé quelques années plus tôt. Or cette re-ruralisation de l’Inde s’est poursuivie au-delà de la crise sanitaire en raison du déclin du secteur manufacturier, qui ne représente plus en Inde que 15 % du PNB. La main-d’œuvre employée par l’agriculture est passée de 41,4% du total en 2018-19 à 44,8% en 2020-21, tandis que celle contribuant au secteur manufacturier, qui avait commencé à se contracter avant la crise du Covid-19, est passée de 12,5% du total en 2011-2012 à 12,1% en 2018- 19 et à 11 en 2020-21.
  12. https://www.nytimes.com/2024/09/23/world/europe/ukraine-war-goals-russia-czech-president.html Le président [tchèque] Petr Pavel, un ancien général de l'OTAN qui a exprimé son soutien à l'Ukraine, a déclaré que Kiev devait accepter qu'une partie du territoire reste sous le contrôle de la Russie, au moins « temporairement ». « Parler d'une défaite de l'Ukraine ou d'une défaite de la Russie n'arrivera tout simplement pas », a déclaré M. Pavel dans son bureau du Château de Prague la semaine dernière. La République tchèque, tout comme la Pologne et les États baltes, a été un soutien particulièrement fidèle de l'Ukraine, mais elle a dû faire face à une pression croissante de l'opinion publique pour réduire son aide et pousser l'Ukraine à conclure un accord avec la Russie. Selon un sondage d'opinion réalisé cet été, près de deux tiers des Tchèques seraient favorables à une fin rapide de la guerre en Ukraine, même si certains territoires restaient sous le contrôle de la Russie. Un sondage antérieur avait révélé que 54 % des Tchèques étaient opposés à l'envoi d'armes dans le cadre de la politique phare de leur pays à l'égard de l'Ukraine, un programme de plusieurs milliards de dollars connu sous le nom d'Initiative tchèque en matière de munitions.
  13. Et il faudrait examiner de plus près si ces quelques mesures symboliques pour se donner bonne conscience ont un impact tangible sur la croissance ou la décroissance du tourisme. On est peut-être plus dans l'ordre du vœu pieux ou de l'idéologie que celui de mesures ayant un réel impact.
  14. Pour rendre compte de l'organisation du vivant dans un cadre thermodynamique, le "principe de puissance maximum" a été proposé : https://en.wikipedia.org/wiki/Maximum_power_principle
  15. https://www.theguardian.com/education/article/2024/aug/17/it-enriches-your-mind-in-every-way-the-fight-to-keep-the-uk-learning-german Le nombre d'élèves ayant choisi d'étudier l'allemand au A-Level en 2024 s'élève à seulement 2 261 [pour tout le Royaume-Uni !]
  16. https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/curfew-lifted-change-arrives-firsthand-view-sri-lanka-s-historic-election (23 septembre 2024) Le président nouvellement élu, Anura Kumara Dissanayake, a touché la corde sensible d'une nation frustrée et en quête d'un avenir meilleur. Il s'agit des premières élections depuis les manifestations de masse de 2022 qui ont chassé le dirigeant du pays, Gotabaya Rajapaksa, et qui ont vu la pire crise économique frapper le pays sous sa direction. La colère à l'égard de la décennie de règne de la famille Rajapaksa est profonde. Il est considéré comme la cause de la crise, accusé de mauvaise gestion et de corruption. Immédiatement après sa fuite, Ranil Wickremesinghe a été nommé et a supervisé les réformes difficiles pour éviter la faillite. Il a obtenu des prêts du Fonds monétaire international et de pays tels que la Chine, l'Inde et les nations arabes. Tout cela a aggravé les difficultés économiques du Sri Lanka, qui croule désormais sous une dette colossale. Bien que M. Wickremesinghe ait affirmé qu'il était le seul candidat de cette élection à pouvoir mener le Sri Lanka à la reprise économique, il n'a pu obtenir que 17 % des voix, ce qui le place en troisième position dans la course. Il y a eu 38 candidats à cette élection présidentielle, dont aucune femme. Mais il s'agit en réalité d'une course à trois chevaux entre le politicien de gauche Anura Kumara Dissanayake, le leader de l'opposition Sajith Premadasa et le président sortant Ranil Wickremesinghe. Le Sri Lanka a continué à souffrir de deux années de croissance négative. Pourtant, l'inflation a baissé depuis le pic de 2022. Mais les salaires restent bas, les impôts élevés et le taux de pauvreté a doublé selon la Banque mondiale. C'est une nation frustrée qui réclame un avenir plus radieux. La volonté de changement s'explique également par le fait que les gens voulaient faire passer le message que les dommages causés au pays par Rajapaksa doivent être corrigés et qu'il doit en rendre compte. Ce n'est qu'une des plates-formes que le nouveau président sri-lankais Anura Kumara Dissanayake (ou AKD) a défendues : la bonne gouvernance et la fin de la fraude, de la corruption et du gaspillage. Sa campagne populaire comprenait également la réforme du parlement élargi et le renforcement du développement économique. Il a obtenu 42,31 % des voix [au 1er tour], ce qui lui a permis de remporter la majorité [55,89% https://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_présidentielle_srilankaise_de_2024 ] à l'issue d'un second tour [décompte : l'ensemble des bulletins sur lesquels des candidats éliminés figurent en première ou deuxième position sont répartis sur les deux candidats restants si ceux-ci y figurent en deuxième ou troisième position], une première dans l'histoire du Sri Lanka. La plateforme de l'AKD a fait des vagues dans tout le pays, transformant la désillusion des électeurs en un signe d'espoir pour l'avenir de la nation. Elle a particulièrement touché la corde sensible des jeunes électeurs qui étaient enthousiastes à l'idée de voter pour leur nouveau président après avoir participé au mouvement visant à forcer l'impopulaire Rajapaksa à quitter le pouvoir en 2022 et à fuir le pays. Mais un changement de présidence n'apportera pas de solution rapide aux problèmes d'endettement du Sri Lanka. Le prêt du FMI est assorti de conditions strictes qui ont créé de dures réalités pour les Sri Lankais. https://www.lemonde.fr/international/article/2024/09/22/au-sri-lanka-anura-kumara-dissanayaka-marxiste-repenti-remporte-l-election-presidentielle_6328577_3210.html Anura Kumara Dissanayaka, marxiste repenti https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/au-sri-lanka-anura-kumara-dissanayake-promet-une-politique-propre-pour-relever-le-pays-20240923_4LEHJR5DI5F5HFUQEQIFPATWZE/ à la tête d’une coalition de gauche https://fr.euronews.com/2024/09/23/anura-kumara-dissanayake-nouveau-president-de-sri-lanka de tendance gauche marxiste. (néo-marxiste comme le décrivent des analystes)
  17. https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/out-way-usa (23 septembre 2024) Le sondage 2024 de l'Institut Lowy indique une certaine méfiance des Australiens à l'égard des États-Unis. 56 % des personnes interrogées font confiance aux États-Unis pour agir de manière responsable, loin derrière la France [81 %] et le Japon [87 %].
  18. https://www.theguardian.com/commentisfree/2024/sep/24/norway-tourism-natural-environment-weekend-economic La récente décision de supprimer une campagne visant à attirer davantage de touristes étrangers dans les paysages ruraux du pays l'a rappelé brutalement : plutôt que d'encourager les touristes et les revenus qu'ils procurent, de nombreux Norvégiens préféreraient protéger leur environnement naturel. Dans la ville de Bergen, sur la côte ouest, un maximum de 8 000 touristes de croisière sont autorisés à débarquer chaque jour.
  19. https://www.theguardian.com/commentisfree/article/2024/jul/15/prime-minister-cheerleading-war-ukraine-starmer-iraq-nato (15 juillet 2024) C'est déjà la guerre de l'OTAN. Lorsque, il y a deux ans, l'avancée initiale des Russes sur Kiev a été stoppée, elle aurait dû se terminer par un compromis désordonné, comme celui de Donbas en 2014. Elle ne s'est poursuivie que parce que l'OTAN, dont l'Ukraine n'est pas membre, a proposé de financer une victoire de Zelenskiy. Tant qu'il était prêt à voir mourir des dizaines de milliers de ses conscrits, l'Occident était prêt à payer. Rien ne prouve que Poutine ait jamais cherché à déclencher une guerre chaude avec l'Occident. Il a commis une terrible erreur en marchant sur Kiev, une erreur dont il doit s'extirper d'une manière ou d'une autre. Mais alors que le rétablissement de la paix est un art si négligé - alors qu'il est maintenant tourné en dérision comme étant de l'apaisement - il est déprimant qu'un premier ministre britannique soit un meneur de guerre. L'Ukraine doit-elle vraiment être l'Irak de Starmer ? https://www.theguardian.com/commentisfree/2024/sep/16/keir-starmer-nato-ukraine-british-long-range-missiles-russia (16 septembre 2024) L'OTAN est actuellement prise au piège. La guerre économique contre la Russie a été un désastre. Elle a gravement nui au commerce occidental, faisant grimper en flèche les prix de l'énergie et des produits agricoles. Les sanctions n'ont fait que valider l'affirmation de Poutine selon laquelle la guerre est celle de l'Ouest contre l'Est. Elles lui ont permis de renforcer les alliances autocratiques de la Russie dans le monde entier et ont considérablement accru ses échanges avec l'Asie. En isolant Poutine de tout contact avec l'Occident, les sanctions l'ont également tenu à l'écart des canaux de négociation et des contacts officieux qui peuvent s'avérer cruciaux dans de telles crises. C'est précisément le moment où les guerres mineures dégénèrent en catastrophes. Les muscles se tendent. La fanfaronnade l'emporte sur la prudence. La victoire a les meilleurs airs. Les médiateurs sont considérés comme des apaiseurs. L'OTAN a eu raison de soutenir Zelenskiy dans la défense de l'indépendance de son pays, mais elle a également eu raison de résister à son agression défensive. Un traité de paix doit être conclu en Ukraine, probablement sur le modèle des pourparlers d'Istanbul qui ont échoué en 2022. Le fait que Poutine ait accepté ces négociations montre qu'il savait que son invasion était une erreur. Une ligne d'armistice doit maintenant être tracée et contrôlée. Les politiciens occidentaux désireux de se poser en durs à cuire ne rendent pas service à la paix en promettant de soutenir Zelenskiy jusqu'à la victoire totale. Ils savent parfaitement qu'une telle victoire est impossible. La seule question est de savoir combien de morts et de destructions doivent se poursuivre entre-temps. Le machisme affiché par Londres n'est d'aucune aide.
  20. https://www.theguardian.com/commentisfree/2024/sep/13/bankrupt-student-mental-illness-britain-universities-young-people Les universités britanniques sont une autre institution qui a besoin d'être réparée de toute urgence. Un certain nombre d'entre elles sont au bord de la faillite ou de la fermeture. Les revenus sont en chute libre. Les riches étudiants étrangers disparaissent. Les emplois pour les diplômés sont en baisse et les maladies mentales chez les étudiants auraient été multipliées par sept au cours de la dernière décennie. Résultat : en 2023, 63 000 jeunes sont passés directement du statut d'étudiant à celui de bénéficiaire d'une allocation de maladie, un chiffre deux fois plus élevé qu'avant la pandémie. Plus grave encore est le résultat de la revalorisation de 33 écoles polytechniques par le gouvernement Major en 1992, qui a permis à de nombreuses villes d'avoir non pas une, mais deux universités. Elle a conduit à une dévalorisation de la formation technique et professionnelle au profit de l'apprentissage académique et a été suivie par l'ambition de Tony Blair de faire entrer 50 % des jeunes à l'université. Il ne fait aucun doute que cela a fait des merveilles pour de nombreuses villes de province, mais il s'agissait d'une promesse extravagante. Je me demande qui conseille les gouvernements sur ces décisions sismiques. La Grande-Bretagne souffre aujourd'hui d'une pénurie nationale chronique de main-d'œuvre qualifiée - dans le NHS, les services publics, l'hôtellerie et la construction -, autant d'emplois qui auraient autrefois été occupés par des personnes aujourd'hui inscrites à l'université. Je me souviens très bien d'un économiste venu de Chine qui s'est exprimé à l'Institut de l'Éducation de Londres. Il affirmait que l'université était un bien de consommation et non un investissement, et il s'étonnait que la Grande-Bretagne soit « si riche qu'elle peut maintenir la moitié de ses jeunes sans travail pendant trois ans et les passer à se saouler ».
  21. Comment ils ont établi ça ? C'est peut-être écrit dans le rapport. En tout cas ça me parait assez cohérent avec ce que dit Jack Watling sur une armée russe qui ne cesse de monter en puissance et qui atteindra peut-être une apogée en 2025 (et éventuellement un déclin en 2026) : https://forum.air-defense.net/topic/26223-guerre-russie-ukraine-2022-opérations-militaires/page/2436/#comment-1742728 « lorsqu'ils [les Russes] épuiseront leurs stocks, ils pourront toujours construire l'équivalent de deux armées britanniques en chars par an »
  22. https://www.science.org/content/article/famed-polynesian-island-did-not-succumb-ecological-suicide-new-evidence-reveals (11 septembre 2024) Une étude basée sur les échantillons génétiques du Musée de l'Homme parisien enterre définitivement la théorie de l'effondrement civilisationnel de l'île de Pâques, ce qui implique que l'île n'aurait jamais connu qu'une population relativement modeste de 1500 à 3000 habitants, et n'aurait jamais connu la population de 15000 habitants présupposée par la théorie invalidée. Une étude par imagerie satellitaire conduite par des archéologues pour évaluer l'ampleur de l'agriculture était parvenue indépendamment à une conclusion similaire.
  23. https://www.thefp.com/p/spence-teacher-sues-after-firing-france-hihab-ban (19 septembre 2024) Une prof de français d'un lycée privé pour jeunes filles de l'Upper East Side de Manhattan virée pour avoir expliqué la laïcité à la française à ses élèves.
  24. https://www.ifw-kiel.de/fileadmin/Dateiverwaltung/IfW-Publications/fis-import/1f9c7f5f-15d2-45c4-8b85-9bb550cd449d-Kiel_Report_no1.pdf (septembre 2024) p.50 Nous montrons non seulement que la production russe a augmenté au cours des deux dernières années, mais aussi que la Russie a désormais accès à une nouvelle réserve d'équipements suffisante pour constituer trois nouvelles armées (avec une capacité conjointe possible allant jusqu'à 20 000 soldats et couvrant jusqu'à 150 km de ligne de front) qu'elle peut employer sur le théâtre ukrainien dès cet automne. Les taux de production mensuels russes sont aujourd'hui si élevés qu'ils permettraient de remplir l'ensemble du stock allemand d'équipements militaires en l'espace d'environ six mois. Plus important encore, et au-delà de la politique, l'Europe doit être consciente que les États-Unis ne sont pas un entrepôt illimité pour les armes et les munitions. Une étude du Center for Strategic and International Studies (Cancian, 2023) montre que les délais de remplacement des stocks aux États-Unis sont assez élevés, ce qui signifie que les livraisons dépassent la production. La situation est encore plus grave pour certains systèmes critiques tels que l'artillerie à longue portée (HIMARS), les missiles hypersoniques et la défense aérienne. Ces systèmes seront cruciaux dans la région indo-pacifique et, en particulier, dans tout scénario impliquant Taïwan. Entre-temps, la Russie a été en mesure de réaliser des progrès substantiels dans ce type de systèmes. Néanmoins, il est possible de dissuader la Russie et de prévenir un futur conflit sur le flanc oriental de l'OTAN grâce à un réarmement crédible de l'Europe. Nous identifions six priorités qui nécessitent une attention et un changement rapides : 1 - Accroître la rapidité : l'Allemagne a un problème de rapidité en matière de passation de marchés. 2 - Augmenter le budget : Des commandes toujours petites reflètent un budget limité. 3 - Réduire les coûts : De nombreux produits commandés ont des prix unitaires élevés. 4 - Réformer les marchés publics : Les procédures d'achat allemandes restent lentes et bureaucratiques. 5 - Développer la technologie : Les activités de passation de marchés de l'Allemagne semblent également souffrir d'un problème technologique. 6 - Encourager l'investissement : L'Europe doit réévaluer ses directives écrites et non écrites à l'intention des marchés de capitaux afin de garantir un financement adéquat pour toutes les entreprises de défense dans le contexte de l'investissement ESG.critères environnementaux, sociaux et de gouvernance
  25. https://www.ifw-kiel.de/fileadmin/Dateiverwaltung/IfW-Publications/fis-import/1f9c7f5f-15d2-45c4-8b85-9bb550cd449d-Kiel_Report_no1.pdf (septembre 2024) p.8 Par exemple, jusqu'en juillet 2024, l'Allemagne n'a commandé que 18 chars de combat principaux et il ne s'agissait que de remplacements des chars livrés à l'Ukraine. Avec une nouvelle commande de 105 chars en juillet 2024, l'écart par rapport au nombre de chars de combat de 2004 s'élève encore à près de 2000. En ce qui concerne les obusiers d'artillerie, seuls 22 Panzerhaubitze 2000 (PzH 2000) ont été commandés, et tous en remplacement de ceux envoyés en Ukraine. Il n'y a pas encore eu de commande de MLRS, malgré la grande efficacité démontrée en Ukraine du HIMARS et de son équivalent russe, le Tornado-S. Le renforcement le plus important concerne peut-être les avions de combat, l'Allemagne ayant commandé 35 chasseurs F35 peu après le début de la guerre. Le tableau ci-dessous (tableau 1.1) résume le temps qu'il faudrait à l'Allemagne pour atteindre le niveau d'armement de 2004 ainsi que le temps nécessaire à la Russie pour produire les stocks de 2021 de systèmes d'armes principaux de l'Allemagne aux taux de production actuels de la Russie. Si l'on tient compte du rythme des commandes des deux dernières années et demie, il faudrait plus de 10 ans à l'Allemagne pour atteindre le nombre d'avions de combat qu'elle possédait en 2004 et plus de 40 ans pour les chars de combat principaux. Plus étonnant encore, les niveaux d'obusiers de 2004 ne seraient atteints qu'au bout de 100 ans.
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