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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Le plus souvent, la meilleure explication de ce genre de comportement c'est la bêtise. Il y a des gens très instruits, des gens capables d'exercices intellectuels très complexes qui sont stupides. Parce que stupidité dans leur cas est avant tout un manque de bon sens, qui découle d'une incapacité à considérer le point de vue de gens trop différents de soi ou que l'on méprise sans (se ?) l'avouer - le populaire. Ou encore cela peut être le résultat d'un effet de pensée de groupe où une certaine doctrine - par exemple économique - est pensée aussi évidemment vraie que la rotation de la Terre autour du Soleil, alors qu'en réalité ce n'est rien d'autre qu'une doctrine justement, et parfois même une simple idéologie. ... En revanche, que personne ne touche à mes cours de sciences, sinon ça va saigner ! Sur la forme, je crois que les forumeurs qui m'ont déjà lu assez souvent ne s'y trompent pas : je n'attaque pas les personnes, et je peux être d'autant plus ironique envers les idées ou les doctrines quand je l'estime justifié. Mais pour le savoir, il faut sans doute m'avoir lu davantage. Eh oui YeKKen, on ne s'est pas encore "frité" assez toi et moi, voilà le souci... mais on est en train d'arranger ça ! Sur le fond, je maintiens que les doctrines qui prétendent expliquer l'Histoire ou les sociétés en posant "des principes non prouvés" et en les utilisant ensuite avec toute la délicatesse d'une masse d'armes pour en tirer "des conclusions non testables" et qu'elles s'empressent d'ailleurs de ne surtout pas tester m'inspirent avant tout de la dérision. Plaquer un système rigide sur la réalité parce qu'on l'a pensé et qu'on le trouve joli, au mépris de tous les faits historiques ou de société qui pourraient aller contre lui, en oubliant qu'il ne s'agit que d'une idée, qu'elle ne devrait donc servir tout au plus que de lampe provisoire et imparfaite, de loupiote donnant un certain point de vue, qu'il est impératif non seulement de nuancer mais bien d'attaquer voire de renverser ou éventuellement d'abandonner totalement, c'est bien le genre de chose qu'a fait Marx, et je maintiens que ça n'a strictement rien de scientifique ni même de simplement raisonnable - c'est du fumisme pur et simple. Plus précisément, c'est une personne qui est tombée amoureuse d'elle-même de son idée au point non seulement de s'imaginer avoir une clé qui ouvrira toutes les portes, mais de ne pas essayer même d'en ouvrir une seule - de la tester, bonté divine ! - il lui suffit de proclamer qu'elle marche toujours et partout et voilà elle est satisfaite. Poser des principes et en tirer une explication de la réalité, ça ne marche qu'en physique... et encore ! Et bien sûr la physique étant une science et les physiciens exerçant comme tous les vrais scientifiques un doute systématique, ce sont les expériences et le test de la réalité, bref le test de conclusions testables qui sont le carburant ordinaire de leur discipline. Tout le contraire du "socialisme scientifique" de Karl Marx, ses disciples et ses épigones... dans leur cas, l'adjectif scientifique forme oxymoron.
  2. Et voilà ! Encore deux qui n'ont Le pauvre ! Heureusement qu'il a le cuir solide et pas du tout la sensibilité d'une midinette. A mon sens, et en tout cas pour moi, c'est plus que les sujets concernant les Etats-Unis ont tendance à devenir sérieusement inquiétants ces temps-ci, je pense à la politique (?) nord-coréenne et encore plus à la politique (?) iranienne. Du coup, un fil de nouvelles distrayantes ça reste sympa de temps en temps, mais il y a malheureusement d'autres sujets ...
  3. C'est là le rugissement du tigre au fond de la jungle dialectico-marxisto-historico-situationnisto-trotsko-hitlérico-pomposo-histrionnique. J'approuve le tigre Et j'ajoute ceci que poser des principes non prouvés et en arriver à des conclusions non testables au moyen d'un amphigouri fumeux, c'est sans doute très marxien - c'est tout Marx à vrai dire - mais ça ne vaut pas le coup de cidre
  4. Y avait aussi des avantages à l'âge du bronze. Par exemple, un célèbre dirigeant de cette époque, Charles de Gaulle, n'était quand même pas trop mauvais. Voir sa version d'un programme d'austérité en 1958, comparée à la version des années 2010 bref de la période euro... c'était différent, et je dirais bien meilleur. Bien sûr, la France était dans une situation différente à l'époque... euro, libéralisation financière sont passés par là.
  5. Oui... ou bien, dans une autre interprétation, ce ne sont pas les mêmes qui se plaignaient des déficits ni de la masse salariale de la fonction publique, et qui critiquent maintenant la politique monétaire et budgétaire imposée par l'UE Note que quand tu remarques "je me souviens de posts" ou "je lis des propos", c'est remarquablement impersonnel.. Or, il y a un peu plus que deux ou trois contributeurs à ce forum
  6. Il croit le savoir, du moins. Et il en a parfaitement le droit d'ailleurs. En tant que citoyen italien, il a parfaitement le droit d'avoir ses opinions et de voter en fonction. Ce qu'il n'a pas le droit de faire, c'est définir la ligne politique du pays en tant que président italien. Ce rôle est dévolu au parlement dans la constitution du pays, la seule instance élue par les citoyens. Et il en a parfaitement le droit d'ailleurs. En tant que citoyen. Pas en tant que président. C'est ton opinion, elle a la valeur de l'opinion d'un citoyen français, exactement comme la mienne par exemple. On est d'accord que s'agissant du gouvernement de l'Italie... la tienne comme la mienne d'opinions, elle valent exactement zéro ? Le monde réel, c'est un endroit compliqué. C'est un endroit où les traités signés, l'influence directrice allemande, et le suivisme français confirmé font que la politique monétaire et budgétaire unique de l'Eurozone est décidée en fonction de ce qui est bon pour l'Allemagne et les autres pays nordiques proches d'elle. C'est ça la réalité. ... C'est aussi un endroit où ça renâcle de plus en plus dans les autres pays de l'Eurozone contre les inconvénients très réels et pour certains très massifs qu'ils subissent du fait de cette politique monétaire et budgétaire adaptée aux besoins allemands. C'est aussi ça la réalité. C'est un endroit où la Grèce où ça renâclait vraiment fort a pu être écrasée par intervention directe de la BCE en juin-juillet 2015, où la France suffisamment grande pour ne pas pouvoir être écrasée mais où ça renâclait moyennement a choisi d'élire un "Monsieur le Gentil" qui suggère très doucement à Berlin qu'il faudrait adapter légèrement la stratégie économique suivie, s'il vous plaît on vous aime d'amour suite à quoi il est très facile de lui répondre Nein nein et re-Nein on t'aime aussi Emmanuel. C'est ça la réalité. ... C'est encore un endroit où l'Italie se met à renâcler vraiment fort, comme en Grèce. Et où elle choisit d'élire des gens décidés - plutôt d'avantage qu'un Tsipras d'ailleurs, au niveau d'un Varoufakis au moins. Et elle est trop grande pour qu'on puisse l'écraser l'Italie. C'est encore ça la réalité. Le commentateur du Spiegel allemand - journal pro-européen s'il en est - a le réalisme de poser la question clairement : l'Allemagne est-elle prête au "pire des cas", c'est-à-dire à la dissociation du système Euro ? Parce que si non, il faudrait en préparer un. Il a raison le commentateur du Spiegel. D'ailleurs : Und Frankreich ? Parce que nous aussi, nous "brauchen einen Plan für den Worst Case"... nous avons besoin d'un plan pour le cas où le bouzin partirait en sucette non pas d'ici quelques années, mais d'ici quelques mois voire semaines. Il faut espérer qu'à Bercy, ils ne soient pas totalement aux fraises.
  7. D'accord sur le fond bien sûr, mais enfin avoir à revoter si la première décision ne convient pas à la Ligne Directrice n'est pas non plus une nouveauté absolue. Surtout en Union européenne. Nous sommes simplement face à une application particulièrement dure et nue de cette stratégie. En grandes lettres fluo comme tu dis. Quant à Cottarelli à qui Mattarella devrait demander aujourd'hui de former un gouvernement, c'est un ancien responsable du FMI surnommé "Monsieur Ciseaux", bref un gardien du Temple de la stratégie d'austérité. Là ce ne sont plus les lettres fluo, c'est carrément le pain dans la gueule, le sel dans le plaie et le double doigt. Beppe Grillo, le fondateur du M5S, est l'initiateur du V-Day, le "Vaffanculo-Day" où il invitait les Italiens à adresser à leurs élites ce message. Là, c'est le Vaffanculo-Day des européistes et de l'oligarchie, adressé à la branche sur laquelle ils sont assis au peuple italien. Humpty-Dumpty had a great fall... Et sont tout autant capables que d'autres de se planter lamentablement par incapacité à envisager d'autres solutions que le raidissement sur une position indéfendable, d'autant moins défendable qu'ils utilisent pour la défendre des moyens qui la déconsidèrent. Ça s'appelle être aux abois, je dirais. Toutes questions valides sans doute, mais il me semble que les réponses sont assez claires : - Si le résultat électoral pouvait être faussé dans des proportions suffisantes, il l'aurait déjà été - Si travailler l'opinion sans autre argument que "nous avons utilisé une astuce de droit constitutionnel pour annuler votre vote, maintenant faites-nous confiance" donnait de bons résultats, ça se saurait - Si les votes pour Lega et le M5S étaient un feu de paille, il serait déjà éteint - Si les troupes de la Lega, ou celles du M5S, étaient très réticentes à une alliance avec l'autre parti, leurs militants ne l'auraient pas approuvée à 90 ou 95% Surtout, surtout, Mattarella et les autres négligent la dynamique. Notamment à laquelle on peut s'attendre dans les opinions d'un peuple qui vient de se voir adresser le plus brutal et le plus évident des Vaffanculo. Article 90 de la Constitution de l'Italie A la Chambre des Députés, c'est 222 M5S + 125 Lega = 347 parmi 630 députés Au Sénat, c'est 110 M5S + 58 Lega = 168 parmi 315 sénateurs Au Parlement qui est la réunion des deux, M5S et Lega ensemble ont la majorité absolue. Ils peuvent le faire. A respect formel de la Constitution (Mattarella)... respect formel de la Constitution et demi ? On pourrait être dans ce cas. Salvini a dit qu'il répondrait "plus tard" à la proposition de Di Maio. Certes, il est de bon ton de consulter d'abord avant de prendre une décision aussi lourde que la mise en accusation du président, mais enfin il n'a pas l'air chaud-bouillant. S'ils vont dans cette direction, l' "attentat à la constitution" me semble indéfendable. Reste à accuser Mattarella de "haute trahison"... ce qui peut se plaider, il faut le reconnaître. Si Paolo Savona a été récusé comme ministre des finances, c'est d'une part parce que c'est un poste-clé pour tenter de forcer une inflexion - brutale - de la stratégie économique d'ensemble de la zone euro, la fameuse stratégie austéritaire, celle qui convient si bien à l'économie allemande et si mal aux économies italienne, espagnole ou portugaise (*) Mais c'est aussi parce que ce Monsieur appelle l'euro dans son dernier ouvrage une «prison allemande». Bref, il introduit un élément de complot d'un pays étranger dans une critique par ailleurs tout à fait justifiée de l'existence même de la monnaie unique. A mon avis, il a tort sur ce point. Pas que les Allemands n'en profitent pas de la gestion de l'euro modelée sur les besoins de leur économie, et comment ! Pas que d'autres pays n'en souffrent pas, avant tout Italie et Espagne, secondairement la France, ils en souffrent. C'est juste que les Allemands n'ont pas fait l'euro tous seuls... c'est une décision qu'ont prise et qu'ont maintenue tous les peuples des pays concernés, lesquels ont bien élu et réélu les politiciens qui leur proposaient cela. Mais quand on en est à se taper dessus à coups d'interprétations limite voire franchement instrumentalisées de la Constitution... s'arrêtera-t-on à ce genre de détail ? Si Mattarella est mis en accusation de haute trahison au profit de l'Allemagne par le Parlement italien... ça va tanguer. (*) Eh oui ces économies sont différentes et ce sont des stratégies monétaires et budgétaires différentes qui leur conviendraient le mieux. On n'y avait pas forcément assez prêté attention avant de "faire l'Euro". C'est ballot, hein ? Je me demande si on ne l'inscrira pas un jour sur la tombe non de l'euro, mais de l'Union européenne même. "C'est ballot, hein ?"
  8. D'accord là dessus. Sachant que Ligue et M5S ont totalisé 49% aux dernières élections, je me permets de risquer une prédiction. 60% minimum.
  9. Ce n'est pas anticonstitutionnel, c'est vrai. Il faut quand même remarquer que le président de la République en Italie a incomparablement moins de légitimité populaire que chez nous, parce qu'il est élu indirectement. Ce sont les députés qui ont la légitimité la plus forte, parce que ce sont eux que les citoyens choisissent et pour qui ils votent. Nous parlons donc d'une situation où un vote plus récent et plus légitime est au moins partiellement émoussé voire bloqué par une instance qui n'est pas directement issue du vote, elle a été élue indirectement et plus anciennement. La légitimité de tout ça... euh Là d'accord. Même avec les doutes que je viens d'exprimer, il reste que tout ce que Mattarella peut faire est d'imposer un gouvernement "technique" - entendre, bien dans la ligne - pendant quelques mois, le temps d'organiser de nouvelles élections. En fin de compte, le dernier mot devrait donc rester au peuple. Sauf si, ayant constaté la victoire plus étendue encore de Lega et M5S qu'annoncent les sondages, Mattarella décide... de continuer à bloquer ? Ce n'est pas exclu. Après tout, "ce ne serait pas anticonstitutionnel"... et à partir du moment où une règle quelconque peut être détournée au bénéfice de la Ligne directrice de l'UE, un dirigeant européiste va t il se retenir d'en profiter ?
  10. Giuseppe Conte renonce à devenir premier ministre, du fait du désaccord avec le président italien sur la nomination de Paolo Savona, économiste très critique de l’euro, au poste de ministre des finances. Dénouement, pas nécessairement. Mais un rebondissement à coup sûr. Sergio Mattarella a refusé de céder sur le poste de ministre des finances, poste-clé s’il en est au vu du programme commun M5S-Lega. Les partis vainqueurs de l’élection ont de leur côté refusé de céder d’avance sur leur programme en acceptant de laisser Mattarella et l’UE verrouiller les finances italiennes. Mattarella a t il maintenant une autre option que d’appeler de nouvelles élections, puisque il refuse le gouvernement que lui proposait le premier ministre choisi par les partis que les Italiens ont porté en tête de l’élection ? Ces élections peuvent-elles avoir d’autres conséquences que de renforcer la victoire de Lega et M5S, comme les sondages l’annoncent déjà ? Mattarella semble avoir choisi l'option d'offrir à l'UE un court répit, le temps que les Italiens revotent. Mais c'est reculer pour mieux sauter.
  11. Les demandes adressées par le dirigeant iranien aux Européens sont assez raisonnables. Il s'agirait en somme pour les pays européens de continuer à commercer avec l'Iran, conservant ainsi à Téhéran l'avantage à avoir signé le JCPOA et lui ouvrant la possibilité de le maintenir même en l'absence de l'Amérique. Les Etats-Unis échoueraient donc à mettre en place un embargo presque mondial contre l'Iran, et il y aurait une chance qu'ils échouent à trouver le prétexte leur permettant d'entrer en guerre contre lui, ce qui est assez clairement le véritable objectif de la Bande des Quatre qui ont pris le contrôle de la politique étrangère de Trump (Bolton, Pompeo, Netanyahu et Ben Salman). L'avantage pour les Européens ne serait pas tant l'activité économique préservée avec l'Iran, relativement petite, que la chance d'échapper aux graves conséquences économiques et peut-être migratoires d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient qui risquerait fort de semer le désordre dans le commerce mondial du pétrole - une riposte sur la jugulaire de l'économie mondiale le détroit d'Ormuz est le moyen de dissuasion asymétrique de Téhéran contre la campagne de bombardements dont rêvent ouvertement les Quatre. Les Européens le pourraient pour peu qu'ils aient la volonté de prendre des mesures suffisamment fortes, ce qui suppose au préalable qu'ils aient reconnu que l'enjeu n'est pas seulement quelques milliards d'échanges annuels. A titre d'exemple de solutions envisageables : acheter le pétrole iranien d'Etat à Etat non par l'intermédiaire d'une entreprise privée, investir en Iran au moyen de banques publiques éventuellement créées pour l'occasion, protéger les entreprises européennes des pertes sur le marché américain en les compensant au moyen d'une taxe sur l'activité des entreprises américaines en Europe, vendre des armes à l'Iran en échange de son pétrole sachant que les Etats-Unis n'achètent de toute façon pas d'armes européennes, etc. etc. Cela n'arrivera probablement pas. C'est le message clair des autorités allemandes "nous voudrions bien mais nous ne pouvons pas", à traduire comme : nous ne pouvons pas sans effort déterminé, et nous ne voyons pas l'utilité d'un tel effort. Je suis persuadé que le calcul est mauvais : - parce que la crise économique mondiale que causera la guerre américaine contre l'Iran coûtera beaucoup plus cher que des mesures permettant de protéger le commerce contre l'Iran - et parce que les demandes exorbitantes américaines ne cesseront pas avec leurs ordres concernant le commerce européen. Il est assez évident que Washington ne respecte plus qu'une seule chose la force - ils prennent d'autres précautions dans leurs relations avec la Chine, ce qui montre bien que leur comportement reste tout à fait rationnel, qu'ils tiennent compte des rapports de force, et qu'un pays dont ils savent bien qu'il n'hésitera pas à riposter peut toujours défendre ses intérêts face à eux. Mais face à un ensemble de pays qui collectivement cèdent à toutes les exigences même totalement impudentes, ils n'ont aucune raison d'aller de plus en plus loin Mais il n'empêche que c'est ce qui se prépare. Pour que Berlin et les autres commencent à se réveiller un peu, il faudra sans doute qu'ils soient frappés beaucoup plus fort au portefeuille - même alors d'ailleurs, seront-ils vraiment prêts à agir ? Et sans l'Allemagne bien sûr rien ne sera possible. D'ailleurs même avec elle il n'est pas certain que les Européens sauraient mettre en place des mesures énergiques - ne pas oublier les autres obligés des Etats-Unis qui se trouvent en Europe centrale par exemple. Reste pour les Européens la stratégie consistant à se protéger des conséquences de la probable future guerre américaine contre l'Iran. Je pense notamment à augmenter les stocks stratégiques de pétrole pour faire face à des pénuries peut-être assez longues, à préparer des secours aux futurs réfugiés ailleurs que sur le territoire européen - plus près des pays d'origine, à revoir les plans d'évacuation en urgence des citoyens européens vivant au Moyen-Orient, à étudier l'adaptation des systèmes financiers à une crise économique peut-être brusquée notamment contre le risque de faillites d'Etats et d'entreprises... à la vérité il y a du boulot. Ce que les Européens pourraient de toute façon faire pour donner une toute petite chance à la paix, c'est de publier bruyamment leurs préparatifs, ce qui reviendrait à alerter les citoyens des pays concernés - enfin ceux qui sont démocratiques, Etats-Unis et Israël - aux risques que prennent leurs gouvernements. Un message comme quoi les Israéliens qui possèdent la double nationalité d'un pays européen seront les bienvenus pour s'y réfugier à l'abri des contrecoups de la guerre sur Israël serait le bienvenu par exemple. Netanyahou est visé par des accusation de corruption - ce qui n'est d'ailleurs pas forcément étranger au maximalisme vers lequel il pousse les Etats-Unis - et s'il était rattrapé rapidement par quelque juge israélien cela pourrait peut-être aider. On peut aussi compter sur un peu de chance, à défaut d'autre chose.
  12. C'est vrai, mais voici un autre point de vue : Kim va bientôt faire une autre petite blague, ce qui donnera lieu à nouvelle belle photo. Un joli champignon de 250 kt au dessus du Pacifique sud, qui niera que ce soit beau ?
  13. Tu oublies le troisième terme. Le plus important Sinon sur le fond, je constate la popularité de ces deux hypothèses : 1. La fin de l'UE sera une mauvaise nouvelle 2. C'est la faute du voisin J'approuve sans réserve la seconde, bien sûr Pour la première en revanche, je me permets d'exprimer quelques doutes.
  14. J'en déduis que Trump pratique des tarifs trois fois plus élevés que Stormy Daniels. Mon seul commentaire : tous les goûts sont dans la nature
  15. Du point de vue américain, c'est bien joué certes. Juste quelques heures après que Pyongyang ait démantelé son site d'essais nucléaires en faisant sauter les tunnels prêts à recevoir de nouveaux tests. L'éventualité qu'on se soit payé sa tête tout le long pourrait traverser l'esprit du dictateur nord-coréen. Cela dit, du point de vue nord-coréen, il n'y a que demi-mal. S'il veut réaliser de nouveaux essais, d'une part il peut toujours reconstituer des tunnels - ça coûte et ça prend du temps certes - d'autre part il a toujours la ressource de faire un petit test complet à l'air libre, comme les autres pays nucléaires l'ont fait dans les années 1960-70 Moi je le vois bien cette année, ce nouveau test nord-coréen. Quelqu'un veut prendre les paris ?
  16. Ce brave John ! On peut toujours compter sur lui. Et il a bien le cerveau du Donald under control... John Bolton, DJT Influencer, War Proponent Heureusement qu'elle existe déjà, celle-là. Eh, c'est à récupérer d'urgence un truc comme ça... un véritable collector
  17. Oui. D'ailleurs, en cas de tentative de faire s'effondrer le régime iranien - ce qui signifie la guerre - il n'y a pas que l'Iran qui sera en capilotade. Il faudra voir aussi l'état de certains autres pays de la région. Sans oublier l'économie mondiale. Ormuz, missiles... C'est qu'une très grosse partie du trafic mondial d’Épice transite par ce détroit. Oui enfin faut pas exagérer non plus ce genre de raisonnement. Ce n'est pas comme si les Etats-Unis avaient des armes nucléaires. Attention, fèque niouze !
  18. Même si ces 154 ne seront pas nécessairement suivis jusque dans leurs moindres recommandations - il y aura un filtrage politique tout de même, l'un ou l'autre os sera laissé à Emmanuel Macron afin qu'il puisse le ronger - ils représentent bien le fond de l'attitude et de l'argumentaire allemand au sujet de la moindre réforme de la gestion de l'euro qui aurait pour effet d'établir une quelconque solidarité financière, même indirecte, entre pays membres. C'est bien eux qui l'emporteront. A vrai dire ils l'ont déjà emporté. Au demeurant, leur attitude est juste et saine. Pour les pays qui ne participent pas à une union monétaire.
  19. Grmmmmmbl ... Bon, je peux garder les Romains, quand même, non ?
  20. Froufrous et chiffons. Voilà une discussion bien digne d'un forum défense. Mes félicitations, Messieurs Vieux souvenir de latin : l'un des grands ennemis de Rome, je crois que c'était Hannibal, passait un jour en revue les troupes d'un de ses alliés. Troupes fort bien habillées ma foi, voire de façon luxueuse avec force colifichets, rutilance et métaux précieux. L'allié se tournant alors vers le grand général et lui demandant en se rengorgeant si à son avis, tout cela serait "suffisant pour Rome", Hannibal lui aurait répondu "Oui. Malgré l'avarice des Romains, ce sera assez pour eux". Les questions de défense, et l'uniforme en fait partie, ce ne sont pas des questions pour midinettes et pour la mode. Les mariages princiers, les couleurs, les rubans et les plumes dans le c.l n'y ont rien à voir. On demande à un uniforme militaire d'être robuste, pratique et d'afficher clairement nation, unité et grade. Ni Dior ni Gautier ni Yves Saint-Laurent ne sont pertinents. L'efficacité d'abord, pas les froufrous. Les Américains ont raison sur ce point, comme les Romains avant eux.
  21. Un résumé assez juste de la situation en Italie, et de la situation qui en découle à l'échelle de l'Europe - qu'on apprécie ou pas le commentateur. Éric Zemmour : "L'Italie, plutôt barbare qu'asservie" De fait, les motivations du nouveau gouvernement peuvent être décrites comme une combinaison de Grèce - à la Tsipras - et de Hongrie - à la Orban... Sauf que l'Italie ne peut être traitée comme une Grèce. Et oui, dans ce sens "l'Allemagne est cernée"... après l'Est (Pologne et Hongrie) voici le Sud qui se rebelle avec l'Italie.
  22. Et celles de la Moscovie. Je ne pense pas que Pompeo essaye de négocier un nouvel accord avec Téhéran, même beaucoup plus dur. Il sait parfaitement que les conditions posées sont totalement inacceptables. L'ultimatum est fait pour être refusé, comme celui que l'Autriche-Hongrie adressa à la Serbie en 1914. Cet ultimatum est sous peine de guerre économique au sens fort du terme. Et plus si affinités.
  23. Comment dit-on «Nous saffons les moyens te fous faire ententre raisson» en américain ? Mince, c'est embêtant de ne pas arriver à traduire. Rien de tel que la traduction, pour la bonne entente entre les peuples.
  24. D'accord pour Tesla, dont la chute est reportée mais semble difficile à éviter. SpaceX c'est autre chose, il y a de véritables innovations, et le coût marginal des lancements a bien été diminué. Pas dans les mêmes proportions que dans les prospectus publicitaires bien sûr, et Musk a pu profiter d'énormes subventions publiques indirectes. Mais il y a bien quelque chose de nouveau et d'intéressant qui en est ressorti, contrairement à Tesla qui est surtout du vent.
  25. Oh les changements à 360°, ça ne me fait pas peur Note qu'à 180°, je ne dirais pas ça L'objectif n'est pas la négociation. C'est la guerre. La bande des quatre qui ont le contrôle du cerveau de Trump est aux commandes (Bolton, Pompeo, Netanyahou, Ben Salman) Si Européens, Chinois et Russes ne parviennent pas à convaincre Téhéran de rester dans l'accord, en lui proposant une alternative aux relations économiques avec l'Amérique, le plan B pour la France et les autres Européens devrait avoir deux composantes au moins : - Augmentation des stocks d'hydrocarbures pour faire face à des pénuries temporaires - Organisation pour le secours aux réfugiés près de leurs pays d'origine, afin qu'ils ne tentent pas tous d'arriver en Europe
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